A Ouesso, des responsables, en plein dans le trafic des prod

Vous avez séjourné au Congo? merci de nous partager ici vos souvenirs.

A Ouesso, des responsables, en plein dans le trafic des prod

Message par niaou » Jeu 07 Août, 08 11:59

A Ouesso, des responsables, en plein dans le trafic des produits pétroliers?

Des policiers ont surpris, à des heures indues de la nuit, des Kadhafi (revendeurs des produits pétroliers) se ravitaillant dans une station d’essence, à Ouesso, chef-lieu du département de la Sangha, dans le Nord-Congo.

La scène s’est passée dans la première quinzaine du mois de juillet 2008. Le réseau a été démasqué. Mais, curieusement, personne n’a été gardé dans les locaux de la police, pour les besoins de l’enquête.

On affirme que c’est un réseau couvert par des responsables locaux. C’est pourquoi, dit-on, que la police qui voulait mettre en lumière cette affaire l’a laissé tomber… dans l’eau. Comme quoi, il y a toujours des citoyens qui sont au-dessus des lois, au Congo!
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Message par Muleb' Kongo » Jeu 07 Août, 08 9:30

niaou a écrit :... C’est pourquoi, dit-on, ...

Mais quand est-ce que La semaine africaine commencera à nous apporter de l'information et non pas des rumeurs rapportées ?

Niaou, vous qui semblez avoir des entrées là bas, vous pourrez peut-être leur poser la question ?
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Message par niaou » Ven 08 Août, 08 3:38

Muleb' Kongo a écrit : Mais quand est-ce que La semaine africaine commencera à nous apporter de l'information et non pas des rumeurs rapportées ?

Niaou, vous qui semblez avoir des entrées là bas, vous pourrez peut-être leur poser la question ?

Notre ami Christian Perrin, le directeur de l’information de Télé Pour Tous de Pointe-Noire, il en a vu des vertes et des pas mûres!
Alors, il vaut mieux pour nous et pour la Semaine Africaine, protéger ses arrières!
Pour savoir + sur C. Perrin, cliquez ici
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Message par Loumo » Ven 08 Août, 08 9:49

A Ouesso, des élus locaux impliqués dans le trafic des produits pétroliers

Tel aurait dû être correctement formulé le titre. La rédaction de La Semaine Africaine doit rompre avec la langue de bois du PCT. Sa crédilibilité passe par là. Je suis prêt à donner des cours d'écriture à Joachim Mbanza. A sa décharge, on peut dire que le terme d'"élu" sonne faux dans un pays où les hommes politiques sont généralement nommés et non votés.
Mais ce n'est pas une raison pour élire la médiocrité à la tête de la composition stylistique du canard !
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Re: A Ouesso, des responsables, en plein dans le trafic des prod

Message par niaou » Ven 08 Août, 08 11:20

Le pauvre canard est peut-être... enchaîné!
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Message par Arc. Kani-I.Jefferson » Ven 08 Août, 08 7:43

Sans blague Niaou. L'affaire d'etre enchaine' est aussi vrai comme tu penses peut-etre blaguer. Quand je suis arrive' ici a Washington, DC, j'ai ete libere' des chaines en pllein midi sur la 14ieme rue et W street, un homme de race blanche va passer a cote de moi avec beaucoup de clef dans ses mains. C'est lui qui m'avait libere' et pour vrai :crux: . Enchainer c'est dire que rien ne marchera dans ta vie. Cela date de 1999. Voila pourquoi j'aime Washington, DC. Et qui m'avait enchaine'?
Salut Niaou. Juste une information en temps reel.

Arcade Kani.
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Message par niaou » Mar 29 Sep, 09 11:44

Les Ouessois pensent que leur département a été laissé au bord du «chemin d’avenir»

Ce qui a alimenté et ne cesse d’alimenter les conversations dans les rues, les marchés et les services de la commune de Ouesso, depuis le mercredi 16 septembre 2009, a porté sur la publication de la nouvelle équipe gouvernementale. En faisant le compte, les Ouessois ont trouvé que leur département, la Sangha, n’y est pas représenté, alors que dans l’équipe sortante, il avait deux ministres: Ballay Megot, ministre de l’intégration sous-régionale et du Nepad, et le général Paul Mbot, ministre de la sécurité et de l’ordre public. Les deux ont été relevés, mais ils ne semblent pas avoir été remplacés.

Entre temps, il a régné une drôle de confusion à Ouesso. Certaines voix se sont réjouies pour dire que la Sangha a eu un ministre, en la personne d’Antoine Abena, le ministre de l’enseignement supérieur. Ce dernier a fait, certes, ses études à Ouesso, puis à Dolisie, mais il ne serait pas originaire de la Sangha.

Ce qui préoccupe les citoyens de Ouesso, ils en parlent encore, ce sont les leaders politiques qui ne semblent pas avoir bien fait leur travail. Ils parlent même à la place du chef de l’Etat, pour lui faire dire ce qu’il n’a pas dit: le directoire départemental de campagne du président Sassou, dans la Sangha, n’a pas atteint le pourcentage escompté. La série de noms qu’il aurait demandée comme propositions a été écartée d’un revers de main. La Sangha aurait payé les frais des contre-performances des membres du directoire de campagne du président. Au lieu d’opter pour le mutisme, les membres de cette équipe de campagne devraient se retrouver et s’interroger sur le score qu’ils ont réalisé.
De plus, même si le chef de l’Etat était embarrassé dans les propositions qui lui ont été faites, en tout état de cause, son choix devrait se pencher, au moins, sur un des membres du R.m.p, s’exclame-t-on dans certains milieux, à Ouesso.

Au fait, est-ce que pour voter le président Sassou, il était utile que les cabinets et les administrations de Brazzaville se vident pour gonfler le nombre de votants à Ouesso ou ailleurs? Les cadres soutenant le président de la République ne pouvaient-ils pas voter à Brazzaville où ils se sont fait recenser? Il ya eu, sans doute, anguille sous roche.

D’autres citoyens attendaient de voir le président du Club 2002-P.u.r, dans la nouvelle équipe gouvernementale, pour préparer la succession, comme cela s’est passé au Gabon. Ici encore, les pronostics sont tombés à côté. Une personne mature que nous avons abordée nous a lâché que «c’est le revers de la médaille que le président de la République vient de nous montrer, puisqu’il est conscient que nous ne le considérons pas dans la Sangha, à cause de plusieurs situations conflictuelles qu’il a créées ici. La Sangha ne sera, donc, pas prise en ligne de compte dans son programme de «Le chemin d’avenir». Simples supputations ou véritable ligne de l’action, politique du chef de l’Etat? En tout cas, à Ouesso, la déception est grande.

Les jeunes n’étaient pas en reste. Pendant qu’ils envisageaient une marche de protestation, les intellectuels, par contre, leur proposaient une lettre d’indignation qu’ils adresseraient au président de la République. L’un de ces cadres nous a dit que «les jeunes ignorent que la formation du gouvernement relève des prérogatives du chef de l’Etat. Ils devraient organiser la marche de protestation pendant les élections locales et législatives, quand le pouvoir leur avait imposé les conseillers et les députés qu’ils n’ont pas votés. Un département comme le nôtre, capitale à double titre: «capitale économique du Nord» et «capitale de l’or vert» et qui n’a pas encore connu de municipalisation pouvait être consolé avec la nomination des ministres originaires. Mais, qu’à cela ne tienne, qu’on ait des ministres ou non, ces ministres ne sont pas écoutés», pense-t-il. Quoiqu’il en soit, un ministre est nommé pour servir tout le pays.

Victor GUEMBELA
Correspondant permanent à Ouesso
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Message par Mi Palabres » Mar 29 Sep, 09 6:45

Ouesso capitale economique .....du nord
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Message par Aboualo » Mer 30 Sep, 09 3:52

Mi Palabres a écrit :Ouesso capitale economique .....du nord

MI Palabres ,

On peut savoir pourquoi ces points de suspension ?
Les revenus engendrés par<< l'or vert>> et tant d'autres ressources de la région ne le justifieraient-ils pas,selon toi ?
A moins que capitale dise autre chose pour toi, que ce qu'il dit dans ce texte .
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Re: A Ouesso, des responsables, en plein dans le trafic des prod

Message par Mi Palabres » Mer 30 Sep, 09 8:58

Les ouessoinsoins ne devraient pas se rejouir de ce titre de capitale
qu ils se contentent d'aller faire la fete avec doudou copa a plaisir d owa
et qu ils oublient vite ce titre dans leur interet
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Re: A Ouesso, des responsables, en plein dans le trafic des prod

Message par niaou » Dim 15 Août, 10 2:27

Un officier colonel viole sa propre nièce, une fillette de douze ans, à Ouesso

Le scandale se déroule le 3 août 2010, vers 20h, dans une villa située non loin du cimetière du centre-ville de Ouesso. Venu en mission dans la localité et accueilli par sa sœur, l’officier supérieur a recouru à l’appât de l’argent pour amener sa petite nièce dans son piège.

Il lui a, en effet, donné un billet de 5.000 francs Cfa, en l’invitant dans sa chambre, pour lui faire le toucher. L’enfant s’est laissé faire. L’acte a commencé en l’absence de la mère de l’enfant, donc la sœur de l’officier colonel.

A son retour, celle-ci est venue surprendre son frère en plein acte sexuel avec sa fillette. Folle de rage, la femme a porté main sur son frère et une bagarre a éclaté. Physiquement plus forte, elle a terrassé son frère officier.

Attirés par le tohu-bohu de la bagarre, les voisins sont venus les séparer et ont conduit l’enfant à l’hôpital. Aux dernières nouvelles, l’auteur du viol a pu quitter, librement, Ouesso. La police se défend qu’elle ne pouvait pas agir, dès lors qu’il n’y a pas eu de plainte.

Encore une histoire qui laisse supposer que les crimes de viol restent, souvent, impunis. Qu’en pensent les femmes?
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Message par Loumo » Lun 16 Août, 10 1:39

L’acte a commencé en l’absence de la mère de l’enfant, donc la sœur de l’officier colonel.

On ne voit pas ce que ce détail apporte à la compréhension de l'acte sordide commis par l'oncle maternel de la pauvre fillette. Il y a inceste. Et lorsque le journaliste (se) demande :
Qu’en pensent les femmes?

La question doit être posée à la justice. A Ouesso (comme partout ailleurs) l'impunité règne. Stupide est également la question. Si après consulté les ouvrages de la morale le journaliste de ce canard n'imagine pas ce que peuvent en penser les femmes c'est qu'il est vicieux et doit probablement avoir une sexualité débridée forgée sur une pédophilie expansive, à peine refoulée.
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Message par congolaboyz » Lun 16 Août, 10 7:42

POURQUOI LE JOURNALISTE NE DONNE PAS LE NOM DU COUPABLE ?

Vu que la justice ne punit plus dans ce pays, peut-être que la honte le fera ? A quoi ça sert de relater des faits avec force détails si on ne sait pas qui en est l'auteur ?
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Re: A Ouesso, des responsables, en plein dans le trafic des prod

Message par Aboualo » Mar 09 Nov, 10 11:34

Pokola vit à l'heure du hanneton ou coléoptère nocturne.
la petite bête fait le bonheur des gens de la localité qui s'attroupent tous les soirs
sous les lampadaires du coin ,pour le ramassage intensif de la bêbête.
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Re: A Ouesso, des responsables, en plein dans le trafic des prod

Message par sycie l'impérative » Mer 10 Nov, 10 11:52

Bah ! Le problème est que quand est répandue l'idée qu'un scandale doit rester dans la famille ce genre de crime reste impuni au nom de la préservation de la discrétion. Cela peut se comprendre quand une victime risque fort d'être à nouveau victimiser quand ça se saura. Mais là où le bas blesse, c'est quand on invente que c'est une coutume traditionnelle d'abuser de la sorte. Encore heureux qu'on ait pas obligé la pauvre à épouser son oncle maternel...
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Re: A Ouesso, des responsables, en plein dans le trafic des

Message par niaou » Mar 28 Mai, 13 12:51

Commune de Ouesso: Le maire, Siméon Mobondé, arrêté dans l’affaire Kata-Kata

Une enquête de police, dans l’affaire Kata-Kata (assassinats suivis de mutilations), à Ouesso (département de la Sangha), a permis d’interpeller au moins six personnes, dont des autochtones, à Ouesso et le maire, Siméon Mobondé, qui a été interpellé, mercredi 22 mai dernier, à Pointe-Noire, transféré, le lendemain, à Brazzaville, et placé en garde à vue. Une perquisition a eu lieu à ses domiciles de Ouesso et de Brazzaville, et à la mairie de Ouesso. L’affaire Kata-Kata, qui a terrorisé les populations du chef-lieu de la Sangha, a commencé, sans doute, à livrer ses secrets.

Les lecteurs se souviennent que, dans sa livraison du mardi 30 avril 2013, La Semaine Africaine, sous la plume de Victor Guembela, évoquait le phénomène Kata-Kata qui a créé un climat de terreur à Ouesso, à cause des assassinats en série perpétrés par un réseau de bandits appelés Kata-Kata, à partir de 2011. Les assassinats visaient, particulièrement, les femmes allant seules au champ. Les populations étaient en colère contre les autorités locales, accusées de laxisme devant ce phénomène de criminalité, à l’origine d’un climat d’insécurité dans le district. Conséquence: les femmes ne s’aventuraient plus seules, au champ ou même en dehors de la commune. La nuit, il fallait éviter d’être seul. On compte au moins une dizaine de victimes, dont trois grièvement blessés, ayant échappé à leurs agresseurs.
C’est dans un contexte social tendu, à Ouesso, que la direction générale de la police a pris l’affaire en main. Jusqu’à l’enquête de police qui a permis l’arrestation de cinq personnes, à Ouesso, dont un jeune autochtone considéré comme le principal présumé auteur des crimes, grièvement blessé au bras, par balle, lors de son interpellation. Les cinq prévenus ont été transférés à Brazzaville, et le blessé admis à l’hôpital militaire Pierre Mobengo. Les renseignements tirés des personnes interpellées ont permis aux enquêteurs de remonter le fil jusqu’au maire de la commune de Ouesso, Siméon Mobondé, membre du P.c.t (Parti congolais du travail). Ce dernier a été interpellé à Pointe-Noire, où il séjournait, et transféré dans la capitale, Brazzaville.
De source proche de l’enquête, les assassinats rentraient dans le cadre de crimes rituels. Ils étaient commandités par des Bantous et perpétrés par un réseau de bandits comptant des Bantous et des Autochtones. Il fallait livrer au féticheur autochtone, du vin rouge, de la chair et du sang humains, etc.

Si les crimes rituels attribués à des minorités font, souvent, parties des légendes, à Ouesso, c’est bien une triste réalité que les populations ont vécue avec le phénomène Kata-Kata. Comme ce phénomène de criminalité implique des Autochtones, le gouvernement devra, sans doute, veiller à ce que les populations ne nourrissent pas un instinct de vengeance ou des ressentiments contre les peuples autochtones. L’arrestation du maire de Ouesso semble indiquer que les acteurs politiques ne sont pas, totalement, étrangers à ces pratiques macabres de sacrifice humain pour assouvir leurs ambitions. A Ouesso, les populations soupçonnaient, depuis des mois, des décideurs publics d’être derrière ce phénomène, au regard de leur laxisme à l’éradiquer. En tout cas, l’enquête de police, menée depuis Brazzaville, ne leur a pas donné tort. D’autres personnalités sont même citées. Pour l’instant, l’enquête suit son cours.

Joël NSONI
http://www.starducongo.com/Commune-de-O ... a7724.html
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