TEKE - Structure Grammaticale Téké

Lari, Téké, Vili, Mbochi, Bembe… le Congo se décline en de nombreuses langues ! N'oubliez pas de préciser dans votre titre à laquelle vous vous référez !

TEKE - Structure Grammaticale Téké

Message par ramsesII » Dim 15 Mai, 05 1:44

Singulier et pluriel
En téké, le singulier est marqué par le préfixe o tandisque le pluriel est marqué du préfixe a
exemples de singulier:
Okari = Une Fille
Otèè = Un téké

exemples de pluriel :
Akari = Des filles
Atèè =Des tékés

Genre du mot
On observe dans les exemples précédents que l'article n'est pas utilisé pour donner le genre du mot.
Exemples :
Un enfant se dit Mwana. Cependant, pour distinguer un garçon d'une fille, on dira :
mwana-okari = fille
mwana-bolo = garçon

Le téké ignore donc les articles. C'est une caractéristiques des langues africaines où les articles sont sous-entendus, contrairement au français par exemple où l'article et l'orthographe donnent une indication sur le genre du nom.
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Message par Joey the Kong » Mer 18 Mai, 05 11:32

Bonjour Ramsès,

Un petit mot d'encouragement pour ce forum. Je connais quelques bribes de langue alors j'espère m'améliorer sous ta houlette.

Bien à toi
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Re: Structure Grammaticale Téké

Message par Joey the Kong » Jeu 19 Mai, 05 12:03

ramsesII a écrit : Singulier et pluriel
En téké, le singulier est marqué par le préfixe o tandisque le pluriel est marqué du préfixe a
exemples de singulier:
Okari = Une Fille
Otèè = Un téké

exemples de pluriel :
Akari = Des filles
Atèè =Des tékés


Un petit commentaire sur la prononciation.
Autour de moi, le mot femme est plutôt prononcé de la manière suivante
okayi ou okali (singulier)
akayi ou akali (pluriel)
Il y a toutefois des variantes sur le pluriel :
bakayi ou bakali, "ba" étant un préfixe plus précis, plus restrictif que "a" utiliser pour des généralités sur les femmes... Qu'en penses-tu?
Ainsi dans un contexte polygamique, "bakali a ndé" pour désigner les épouses du polygame serait plus cohérent que "akali a ndé".

Pour étendre l'exemple aux maris, on dirait :
olumi (singulier)
alumi ou balumi (pluriel)


ramsesII a écrit :Genre du mot
On observe dans les exemples précédents que l'article n'est pas utilisé pour donner le genre du mot.
Exemples :
Un enfant se dit Mwana. Cependant, pour distinguer un garçon d'une fille, on dira :
mwana-okari = fille
mwana-bolo = garçon

Le téké ignore donc les articles. C'est une caractéristiques des langues africaines où les articles sont sous-entendus, contrairement au français par exemple où l'article et l'orthographe donnent une indication sur le genre du nom.


Cette formule donne des expressions très intéressantes :
La tante paternelle se traduirait par : tara onkari (pour revenir sur ta prononciation) en forme contractée tukayi
L'oncle maternel se traduirait par : nguku obaliga
en forme contractée ngubaliga

Mais j'aimerai toutefois ajouter un commentaire : la traduction directe, littérale de ngubaliga en français, c'est à dire la "maman-homme" n'est-elle pas plus proche de notre compréhension des choses décrite sous l'influence de matrilinéarité ou la patrilinéarité suivant les aires culturelles congolaises?
Idem pour le "papa-femme"

Sira obwè ;)
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Message par ramsesII » Ven 20 Mai, 05 12:04

Salut Joey

Très intéressant ce que tu écris :
Un petit commentaire sur la prononciation.
Autour de moi, le mot femme est plutôt prononcé de la manière suivante
okayi ou okali (singulier)
akayi ou akali (pluriel)


Il est tout à fait normal que nous rencontrions des différences dans la prononciation. Ceci s’explique, comme tu le sais, par les différentes variantes de la langue Téké comme le Téké-Alima (que je connais mieux), le koukouya, le boma ou le gangoulou pour ne citer que celles là.

Toutefois, il y a une constante qui n’échappe à personne c’est au niveau des suffixes que l’on retrouve également dans d’autres langues bantu autres que le téké.
En effet, suivant les différentes variantes, nous pouvons avoir Okari, Okali ,Okayi (tu me l’apprends), etc. Remarque que, le passage du laadi au lari se fait dans le même mécanisme. Si tu peux m’indiquer la variante téké que tu emploi, cela m’aidera à comprendre ce yi que tu emploi.
Il y a toutefois des variantes sur le pluriel :
bakayi ou bakali, "ba" étant un préfixe plus précis, plus restrictif que "a" utiliser pour des généralités sur les femmes... Qu'en penses-tu?
Ainsi dans un contexte polygamique, "bakali a ndé" pour désigner les épouses du polygame serait plus cohérent que "akali a ndé".

Ce ba est nouveau pour moi. Ce qui est sûr c’est qu’en kukuya, en boma ou chez les batékés Alima, le a joue le rôle de marqueur du pluriel comme dans ota qui donne, au pluriel, ata (fusils) ou encore, olumi qui donne alumi (le mari). Si le ba est plus précis comme tu le dis, et je te crois volontiers, il me semble cependant que dans ce dernier cas, on dira ata et non baata pour dire fusils.
Pour étendre l'exemple aux maris, on dirait :
olumi (singulier)
alumi ou balumi (pluriel)

Le cas de alumi m’est un peu plus familier mais, il est tout à fait probable qu’il existe la variante balumi.
Cette formule donne des expressions très intéressantes :
La tante paternelle se traduirait par : tara onkari (pour revenir sur ta prononciation) en forme contractée tukayi
L'oncle maternel se traduirait par : nguku obaliga
en forme contractée ngubaliga

Là encore, c’est une question variante. Tu introduis un nouveau concept à savoir, le n de onkari. Suivant ce que j’avais écrit : okari, variante téké-Alima, tu trouveras onkari ou onkali chez les boma ou les gangoulou par exemple.
Mais j'aimerai toutefois ajouter un commentaire : la traduction directe, littérale de ngubaliga en français, c'est à dire la "maman-homme" n'est-elle pas plus proche de notre compréhension des choses décrite sous l'influence de matrilinéaire ou la patrilinéaire suivant les aires culturelles congolaises?
Idem pour le "papa-femme"

Sur l’expression nguku obaliga, c’est une autre variante que le ngubolo ou ngubala des tékés-Alima. Je ne connaissais pas cette forme. Ceci ne fait qu’appuyer l’idée que nous avons bien là affaire à des variantes de la même langue, ne non des langues différentes biensûr.

Comme tu l’a souligné, le matriarcat chez nous s’exprime même jusque dans la langue. En effet, la maman-homme traduit bien l’idée que la société fonctionne autour de la maman qui joue le rôle de l’homme de la famille.

En parlant de matriarcat, ceci est un bon sujet d’échange que de chercher à comprendre pourquoi les sociétés africaines sont plutôt matrilinéaires a contrario des sociétés occidentales plutôt patrilinéaires. Un sous thème de ce sujet est d’analyser l’évolution de cette conception matrilinéaire vers le patriarcat comme on le voit aujourd’hui par exemple chez les mbochi.

Qu’est ce que tu en penses ?
ramsesII
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Message par Blaise » Lun 23 Mai, 05 9:11

Salut Joey the Kong,
Salut Ramses II,

Cette histoire de "Papa-femme" et de "maman-homme", serait en effet interessante à approfondir.

J'ai découvert cette terminologie par le lingala et le munukutuba (kituba) où l'on dit "tata ya mwasi"(en lingala) pour désigner la tante en tant que soeur du père. Cette expression est très courante et j'ai connu aussi le fameux "mama ya bakala" (en munukutuba) qui sert à désigner l'Oncle en tant que frère de la mère.

Curieusement, pour désigner l'Oncle en bembé, on n'emploie pas la même formule. L'Oncle en tant que frère de la mère (le seul vrai Oncle chez les bembés) se fait plutôt appelé m'fumu et parfois aussi ngua kasi (je crois).

Dans la pure tradition bembé, le m'fumu est celui qui compte le plus sur terre pour toute personne bembé. Un enfant devait plus de respect et d'obeissance à son "m'fumu" qu'à son propre père. Et inversement le "m'fumu" veillait plus sur ses neveux et nièces que sur ses propres enfants.

Revenons à nos "papa-femme", "maman-homme". Je suis tout à fait d'accord avec Joey The Kong, j'aime bien cette façon de dire les choses et qui rend mieux la pensée africaine. Le malien Amadou Hampaté BA a été sûrement l'un des plus grands défenseurs du maintien dans la langue française de cette forme d'expression africaine.

Je signalerai néanmoins que l'expression munukutuba "mama ya bakala" (maman-homme) qui désigne l'Oncle en tant que frère de la mère est peu répandue en munukutuba. On dit plutôt "noko".

Je note aussi que si en bembé l'Oncle en tant que frère de la mère se dit "m'fumu" ou "ngua kasi", la tante en tant que soeur du père se dit bien "ntayi dia mukietou" (papa-femme).

Qu'est ce que ça cache tout cela ? ça serait interessant en effet d'approfondir cette question de papa-femme et maman-homme.

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Message par Joey the Kong » Mar 24 Mai, 05 1:12

ramsesII a écrit :
Comme tu l’a souligné, le matriarcat chez nous s’exprime même jusque dans la langue. En effet, la maman-homme traduit bien l’idée que la société fonctionne autour de la maman qui joue le rôle de l’homme de la famille.

En parlant de matriarcat, ceci est un bon sujet d’échange que de chercher à comprendre pourquoi les sociétés africaines sont plutôt matrilinéaires a contrario des sociétés occidentales plutôt patrilinéaires. Un sous thème de ce sujet est d’analyser l’évolution de cette conception matrilinéaire vers le patriarcat comme on le voit aujourd’hui par exemple chez les mbochi.

Qu’est ce que tu en penses ?


Mbora bè,
J'aimerai cher RamsesII apporter une petite précision.
Je parle de matrilinéarité et non de matriarcat. Le matriarcat étant une organisation sociale dans laquelle l'autorité appartient à la femme, en particulier la mère de famille.
Dans notre cas, la matrilinéarité traduit plus la filiation qui rattache toute personne pour les principaux éléments de son statut social, à sa mère ou au groupe de parenté de sa mère.
Une observation de notre société congolaise révèle très peu de groupe où s'exerce un véritable pouvoir matriarcal. Quelques familles répondent à ce schéma du fait de la personnalité de certaines femmes ou de l'absence d'homme, mais ce sont des cas marginaux.
En fait ce que révèle la notion de "maman-homme" qui se traduit dans nos quartiers populaires par l'expression commune de "noko", c'est la toute puissance du pouvoir patriarcal dans les clans matrilinéaires. La femme donne la vie mais c'est le frère de la mère qui a une véritable autorité sur le nourrisson. Ce qui est amusant c'est qu'il existe également des sociétés patrilinéaires comme c'est le cas pour nombre de clans dans le groupe m'bochi. Ces communautés sont également patriarcales.
On peut imaginer les conflits d'intérêt dans le cas d'un couple où le mari serait m'bochi (patriarche absolu par définition) et l'épouse kongo (avec l'oncle maternel incontournable).

La description du M'fumu par Blaise dans la communauté bembé est très pertinente. Elle affirme le concept de patriarcat dans cette société matrilinéaire.
Il est intéressant de constater que les rapports de proximité ne sont pas les mêmes suivant les aires culturelles en tenant compte du fait que l'on s'adresse à une maman-homme ou au papa-femme.

Les influences entre cousins germains sont d'autant plus grandes (en dehors du fait d'éventuels liens affectifs particuliers inhérents à toute relation humaine) suivant qu'ils associent les enfants de deux soeurs, d'un frère et d'une soeur ou encore de 2 frères.

@ faire à suivre
Joey
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Message par Invité » Mar 24 Mai, 05 11:31

Joey the Kong a écrit :
On peut imaginer les conflits d'intérêt dans le cas d'un couple où le mari serait m'bochi (patriarche absolu par définition) et l'épouse kongo (avec l'oncle maternel incontournable).



Joey, c'est regrettable que chez les Congolais, ce genre de phrases soulève plus de polémique que d'approfondissement. Et pourtant ça je l'ai vécu et le vis dans la situation catastrophique du Congo. L'avenir des enfants vu entre 2 conception différente de la lignée.

Mon jeune frère HGK qui visiblement s'intie à la provocation a eu un titre dévastateur dans un de ces threads ouverts au forum public. Pourtant ce sujet peut être abordé sereinement de la façon que tu le poses ici.

Il y a encore en nous quelques résidus de tradition qui font qu'ils y a une petite (je dis bien petite incompréhension) dans la prise en charge de l'éducation des enfants issus de mère bembé par exemple et de père mbochi.

Pendant les guerres par exemple c'était très chaud, le bembé que je suis était parfois culpabilisé de ne pas prendre ces décisions d'Oncle, alors qu'en réalité c'est le père mbochi qui disait "c'est moi qui décide". Et la loi française lui donnait raison. Va donc après, expliquer cela à ta soeur, qui elle se remet à toi pour décider de l'avenir des enfants.

Mais je crois qu'avec le modernisme, nous sommes fatelement antrain d'aller tous désormais vers le "Patriarcat".

Blaise
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Message par Blaise » Mar 24 Mai, 05 11:32

Le message ci-dessus est bien de moi.

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F

Message par Mayombe82 » Mer 25 Mai, 05 10:24

Salut à tous, bon débat que celui des enfants issus de ce genre de couples.

De mon point de vue, tradition ou pas tradition (pourtant il y a bien des points où je suis un VRAI CONSERVATEUR ET PARFOIS MEME REAC AUX YEUX DE MES JEUNES SOEURS), j'ai toujours pensé que les 2 1ères personnes responsables dans l'accompagnement d'un enfant de la naissance à la mort ( ou simplement à l'âge adulte ) sont ses géniteurs. Bien sur, en disant cela, je ne tiens pas compte des foyers polygames où je trouve normal que les co-épouses s'investissent de façon plus ou moins équitable. Le reste du monde ( pour moi tous ceux qui n'habitent pas "la maison" ou l'appartement dans le cas de la France, par exemple), doivent essayer de mettre leur grain de sel le moins de fois possible, quiel que soit le lien affectif, sanguin ou autre qui puisse exister vis-à-vis des parents ou de l'enfant.

Chez les Mbochis par exemple, pour la dot d'une fille, il est recommandé (parfois même exigé) d'aller voir le chef de famille du père (qui peut être son grand-frère par exemple) pour la marche à suivre. Je regrette mais si celui-ci est un irresponsable notoire, je ne le juge pas compétent pour diriger ce genre de cérémonies. C'est un point de vue, mais bon...

Comme le dit Blaise, avec le modernisme...

@+,M82
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Message par Blaise » Mer 25 Mai, 05 10:53

Mayombe82,
On va mettre "modernisme" entre guillemet.
pour le reste je partage ton avis et telle a toujours été et est ma position. Bien que bembé, j'ai toujours dit à mes soeurs les yeux dans les yeux que ce sont elles et les pères de leurs enfants qui sont responsables directes de leurs enfants tant qu'ils sont en vie. Moi je suis responsables des miens et des miens seulement. Cela n'exclut pas la solidarité familiale.

De ce point de vue, avec mes beaux frères mbochis. Il n'y a jamais eu de problèmes on se comprend parfaitement puisque chez eux c'est le patriarcat qui prime et ils l'assument plutôt bien.

Il serait vraiment interessant d'approfondir ce débat en ouvrant un thread spécial pourquoi pas au forum pubic.

Le patriarcat pourrait nous aider à s'en sortir en allégeant les charges à des gens qui n'en rien demandé !!!

Chacun est libre de faire 14 enfants mais faut qu'ils les assume directement et tout seul, comme a su le faire mon défunt père (pourtant bembé) par exemple, avec un pourcentage infime de solidarité familiale venant essentiellement de la partie matriacale (cousins, cousines plus agées notamment. Les enfants de la grande soeur de ma mère, et là je me retrouve parfaitement dans ce qu'a dit Joey The Kong à ce sujet).

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Message par Marv » Mer 25 Mai, 05 11:48

Singulier et pluriel
En téké, le singulier est marqué par le préfixe o tandisque le pluriel est marqué du préfixe a
exemples de singulier:
Okari = Une Fille
Otèè = Un téké

exemples de pluriel :
Akari = Des filles
Atèè =Des tékés

Genre du mot
On observe dans les exemples précédents que l'article n'est pas utilisé pour donner le genre du mot.
Exemples :
Un enfant se dit Mwana. Cependant, pour distinguer un garçon d'une fille, on dira :
mwana-okari = fille
mwana-bolo = garçon

Le téké ignore donc les articles. C'est une caractéristiques des langues africaines où les articles sont sous-entendus, contrairement au français par exemple où l'article et l'orthographe donnent une indication sur le genre du nom.


Exactement comme en mbochi
jeune Fille= Oyuru
jeunes Filles= Ayuru
fille(enfant)=mwana oyuru
Teke= Otee
Tekes=Atee
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Message par Joey the Kong » Lun 20 Juin, 05 11:29

Marv a écrit :
Singulier et pluriel
En téké, le singulier est marqué par le préfixe o tandisque le pluriel est marqué du préfixe a
exemples de singulier:
Okari = Une Fille
Otèè = Un téké

exemples de pluriel :
Akari = Des filles
Atèè =Des tékés

Genre du mot
On observe dans les exemples précédents que l'article n'est pas utilisé pour donner le genre du mot.
Exemples :
Un enfant se dit Mwana. Cependant, pour distinguer un garçon d'une fille, on dira :
mwana-okari = fille
mwana-bolo = garçon

Le téké ignore donc les articles. C'est une caractéristiques des langues africaines où les articles sont sous-entendus, contrairement au français par exemple où l'article et l'orthographe donnent une indication sur le genre du nom.


Exactement comme en mbochi
jeune Fille= Oyuru
jeunes Filles= Ayuru
fille(enfant)=mwana oyuru
Teke= Otee
Tekes=Atee


Salut Marv,
Comment traduis tu Oncle maternel et tante paternelle en m'bochi?

@ plus
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