LE GOLEM

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Message par sycie l'impérative » Mar 27 Déc, 16 3:14

Le Golem est, dans la mystique puis la mythologie juive, un être artificiel, généralement humanoïde, fait d’argile, incapable de parole et dépourvu de libre-arbitre façonné afin d’assister ou défendre son créateur.

https://youtu.be/ArHM_UArtPI
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Message par sycie l'impérative » Mar 27 Déc, 16 3:28

"Être, le plus souvent de forme humaine, créé par un acte de magie grâce à la connaissance des dénominations sacrées. Il s'agit, tantôt d'un être inachevé ou dépourvu de forme définie, tantôt de l'état de la matière brute.

Ainsi le Talmud appelle-t-il parfois Adam « golem » quand il veut faire allusion aux douze premières heures de sa vie : il s'agit là d'évoquer son corps encore dénué d'âme. Mais c'est surtout le Sefer Yesirah (le Livre de la Création) et l'exégèse ésotérique qui en fut faite qui développèrent l'idée du golem en relation avec les croyances concernant le pouvoir créatif du discours et des lettres de l'alphabet hébreu.
Selon Gershom Scholem, il convient de distinguer deux traditions très différentes du golem. L'une, proprement spéculative et mystique, s'appuie sur la foi en la puissance du Verbe divin, en celle des lettres du nom de Dieu (le tétragramme sacré) et, plus généralement, dans le pouvoir des lettres de la Tōrah et de leur disposition. Les diverses combinaisons et transformations de ces lettres constituent un mystérieux savoir qui permet de créer. Aux xiie et xiiie siècles, dans les cercles hassidiques de l'Europe centrale, les légendes issues du Talmud étaient interprétées dans un sens symbolique et la fabrication d'un golem ne désignait qu'un certain degré d'élévation intellectuelle et religieuse. Cette tradition ne fait allusion à aucun intérêt matériel que le sage pourrait tirer de la fabrication d'un golem. Ceux qui, au cours d'une réunion mystique, participaient à « l'acte de création » prenaient un peu de terre vierge et en faisaient une idole ; puis ils tournaient autour d'elle en une sorte de danse en prononçant les lettres sacrées et le nom secret de Dieu, selon un ordre et des protocoles détaillés. Le golem prenait alors vie ; quand les initiés inversaient le sens de leur danse ainsi que l'ordre des lettres sacrées, le golem s'écroulait et perdait la vie. "

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Message par sycie l'impérative » Mar 27 Déc, 16 5:38

Recette

Pour faire un bon golem, il faut :
-de l'argile ou, à défaut, une terre de bonne qualité
-maîtriser la prononciation du nom ineffable
-effectuer une marche circulaire en récitant 221 (certaines sources disent 231) formes d'alphabet secret
Afin d'animer la créature ainsi produite, ne pas oublier d'inscrire le mot Emeth "Vérité" (Aleph, Mem, Tav) sur son front.

Si le golem devient furieux, il est conseillé d'effacer rapidement le Aleph de son crâne, ce qui donne ("il est mort"), mot qui le fera retourner à l'état de poussière.
  
Un golem, pourquoi faire ?

On peut s'interroger sur l'utilité d'une telle création. Pour certains, il s'agit de construire une sorte de messie vengeur et destructeur. Pour d'autres, le procédé vise à exalter la puissance du verbe, le rituel devient alors hommage. Elaborer un golem c'est aussi démontrer sa puissance, singer Dieu en tentant de maîtriser les énergies et les pouvoirs complexes qui donnèrent le jour à Adam dans la Genèse. En ce sens, il est intéressant de rapprocher la création du golem de l'obtention de la pierre philosophale dans le Grand Oeuvre des alchimistes. La naissance du golem n'est plus alors un but en soit mais le témoin silencieux de l'accès à un niveau de conscience exceptionnel.

http://www.kabbale.org/concepts_golem.htm

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Message par sycie l'impérative » Mar 27 Déc, 16 5:40

ANTHROPOMORPHISME

Au sens usuel et étroit, le terme « anthropomorphisme » définit le procédé erroné et illégitime par lequel une pensée insuffisamment critique attribue à des objets situés hors du domaine humain – objets naturels ou objets divins – des prédicats empruntés à la détermination du domaine humain, à des fins explicatives ou simplement représentatives.
Concept essentiellement critique, sa fonction est de dénoncer une erreur d'un type particulier, sorte de vice inhérent à la nature humaine, propension de l'homme à se représenter sous forme humaine tout ce qui n'est pas lui, soit comme effet d'une simple projection, soit sous une forme conceptuellement élaborée et presque doctrinale.
Dans un sens large et moins usité, pris à la lettre de son étymologie, ce terme peut désigner l'acte de doter quelque chose de la forme humaine : créer de toutes pièces un objet ayant forme humaine au sens plastique du terme, ou revêtir un objet déjà existant de forme ou d'attributs humains.
Ce concept nous renvoie alors, dans un sens positif, à une activité créatrice et significative par elle-même. Son domaine d'application ne se restreint plus seulement à la critique de la connaissance. Il est permis de supposer que ce second sens rend compte du premier.


http://www.universalis.fr/encyclopedie/ ... me/#i_6302
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Message par sycie l'impérative » Mar 27 Déc, 16 5:43

Extension de la forme humaine à des domaines non humains
En son sens usuel, l'anthropomorphisme signifie l'utilisation d'attributs humains pour représenter ou expliquer ce qui est autre que l'homme. Il est clair que le procédé n'aura pas même signification ni même valeur suivant les diverses natures possibles de cet « autre chose que l'homme ».
Mais point n'est besoin de quitter l'humanité pour voir se déployer le jeu de la pensée anthropomorphique ; il semble, en effet, que certaines représentations que l'homme se donne de lui-même, par exemple de sa genèse et de son développement, ou encore certaines doctrines sociales ou politiques s'articulent selon un schéma anthropomorphique particulier. Il arrive que la projection anthropomorphique relaye le schème préformatif de la genèse de l'homme. C'est un homoncule qui est figuré au cœur de la goutte séminale, dans un grossissement fictif. On ne saurait nier que le même phénomène entre dans les représentations de l'enfance, picturales avant Raphaël, pédagogiques avant Rousseau ; ni que la précellence de la forme humaine ne s'étende aussi à toutes les représentations d'êtres supérieurs : « Nous ne pouvons concevoir, dit Kant, de caractère plus noble et supérieur aux humains que selon la forme humaine » (Sur Swendenborg). Non seulement toute autre forme nous paraît caricaturale, mais il est remarquable que, si la figuration adéquate du spirituel emprunte la physionomie humaine, c'est en effet la forme humaine qui réconcilie et manifeste dans leur unité le sens et le sensible. « Entre les animaux et l'homme, il y a cette différence essentielle, note Hegel, que la forme humaine paraît être non seulement le siège, mais la seule manifestation naturelle de l'esprit. »


http://www.universalis.fr/encyclopedie/ ... n-humains/
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Message par sycie l'impérative » Mar 27 Déc, 16 5:44

ORGANICISME

De l'Antiquité à nos jours, on peut recenser de très nombreuses théories et philosophies sociales qui adoptent résolument une perspective organiciste grâce à laquelle elles mènent un parallèle entre l'organisation physiologique du corps humain et celle qui permet le fonctionnement du corps social. Que l'on considère les écrits d'Aristote, et en particulier la Politique, ceux de penseurs du Moyen Âge ou encore du xviiie siècle comme Hobbes ou Rousseau, sans cesse cette comparaison est établie. Elle se trouve, de plus, considérablement renforcée, à la fin du xviiie siècle et au début du xixe, par le progrès des sciences physiques, qui, à partir du modèle de la machine, conçoivent la nature du corps humain non plus selon le vieux principe du vitalisme, mais au contraire comme un tout dont chacune des parties répond à une fonction nécessaire à l'ensemble. Pour Lavoisier, comme pour Lamarck ou Cuvier, l'organisation du monde vivant révèle en effet l'intégration des fonctions et donc des organes en un tout cohérent. Pour eux, l'organisme possède aussi des capacités d'adaptation et d'autorégulation qui lui permettent d'évoluer en fonction de son environnement et que feront resurgir à leur tour les théoriciens de l'organicisme social. Au xixe siècle, Claude Bernard poussera encore plus loin cette analogie entre l'organisme vivant et l'organisme social : la biologie en arrive ainsi à fournir un modèle général du fonctionnement des systèmes qui n'a pas manqué d'exercer une forte influence sur les partisans d'une théorie plus systématique de l'organicisme social.



http://www.universalis.fr/encyclopedie/organicisme/
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Message par sycie l'impérative » Mar 27 Déc, 16 5:48

Les applications contemporaines
Les recherches contemporaines se caractérisent par une application plus structurelle de l'organicisme. Reprenant l'image de l'interdépendance des parties, les fonctionnalistes l'appliquent à présent aux divers genres d'institutions sociales qui constituent, elles aussi, les parties d'un tout social. On abandonne l'analogie psychosociologique pour chercher dans l'organisme biologique un modèle du système social, retrouvant ainsi certaines tendances du siècle passé. Par là même, on est conduit à examiner l'agencement des parties formant ensemble une structure et exerçant chacune une fonction. À l'instar de Spencer, pour lequel les fonctions de reproduction ou de distribution étaient remplies par certaines parties dans l'organisme biologique comme par certaines institutions dans l'organisme social, les fonctionnalistes, tel B. Malinowski, soutiennent que « l'analyse fonctionnelle de la culture part du principe que, dans tous les types de civilisation, chaque coutume, chaque objet matériel [...] remplit une fonction vitale, a une tâche à accomplir, représente une partie indispensable d'une totalité organique ». Pour Malinowski, la fonction d'une institution se rapporte aux besoins biologiques de l'organisme humain. Mettant l'accent sur « le déterminisme biologique du système social », ce fonctionnalisme absolu se rapproche de l'organicisme extrême qui décelait une identité de nature entre l'organisme humain et l'organisme social. Malgré ces excès, Malinowski a remarquablement mis en lumière l'interdépendance des parties d'un système social qui est semblable, de ce point de vue spécifiquement fonctionnaliste, à l'organisme biologique.
Cette même interdépendance réapparaît dans les écrits des fonctionnalistes relativistes, qui emploient à leur tour l'analogie organiciste sans supposer pour autant une identité de nature.



http://www.universalis.fr/encyclopedie/ ... mporaines/
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Message par sycie l'impérative » Mar 27 Déc, 16 5:50

Le Golem appliqué à l'expressionnisme



En France, l'expressionnisme a longtemps été rejeté, comme une calamité germanique et brumeuse. Soulignant l'attraction qu'exerçait le Paris brillant des années folles sur l'internationale cosmopolite des arts et des lettres, Paul Morand lui oppose le repoussoir allemand : « Londres, New York [...] avaient les yeux fixés sur nous [...]. Je ne parle pas de Berlin qui se tordait alors dans les affres de la dévaluation, de la faim et de l'expressionnisme. »
L'expressionnisme aurait donc été l'enfer des autres : tout au moins l'effondrement esthétique résultant d'une débâcle guerrière, politique et cosmopolite. Ses œuvres, convulsives et avortées, traduiraient la faillite historique du peuple allemand et de ses élites. Et l'ignorance de l'expressionnisme, en France, n'a jamais empêché de le condamner. Or un tel jugement se fonde sur un contresens historique. L'explosion expressionniste advient avec le mouvement de rénovation artistique et littéraire qui se manifeste en Allemagne à partir de 1905. Après 1918, l'expressionnisme ne fait plus guère que se survivre quelques années à lui-même. On a donc pris les derniers soubresauts d'un phénomène esthétique pour son zénith. Bien loin d'avoir poussé sur les décombres de la République de Weimar, l'expressionnisme en a été comme le rêve prémonitoire et la prophétie d'apocalypse. 


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Message par sycie l'impérative » Mar 27 Déc, 16 5:51

suite :
Bref, l'expressionnisme n'est pas l'effet esthétique d'un écheveau déterministe de catastrophes, mais une révolte. En ce sens, il manifeste la pesée extrême du tourment intérieur sur la recherche formelle. Comme Malaparte a défini la technique du coup d'État, les poètes et les peintres expressionnistes ont inventé le style de l'angoisse et la technique du « malaise dans la civilisation ».



http://www.universalis.fr/encyclopedie/ ... me/#i_6302
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Message par sycie l'impérative » Mar 27 Déc, 16 5:56

Le Golem comme avatar de la réalité politique ???

Le mot ἀλληγορία a remplacé tardivement chez les Grecs, à l'époque de Plutarque, le mot ὑπόνοια pour désigner la « signification cachée » sous la donnée sensible du langage, par exemple dans la narration ou la description. Mais ce changement de terme s'accompagne d'une restriction de sens : on désigne par le mot ἀλληγορία une forme de l'exposé littéraire plutôt qu'une méthode d'interprétation. Les grammairiens latins ont confirmé ce point de vue en présentant l'allégorie comme une figure de rhétorique, la métaphore continuée (Quintilien).
Trop soucieux d'étymologie, les théoriciens du Moyen Âge se contentent souvent de définir l'allégorie par un certain décalage entre ce qui est dit et ce qui est signifié : Allegoria est cum aliud dicitur et aliud significatur. D'où une certaine difficulté à distinguer, dans les Arts poétiques de Mathieu de Vendôme ou Geoffroi de Vinsauf, ce qu'ils appellent permutatio (allégorie) de ce qu'ils nomment translatio (simple métaphore).


http://www.universalis.fr/encyclopedie/allegorie/
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Message par sycie l'impérative » Mar 27 Déc, 16 5:58

le Mal
Pour les kabbalistes, le mal fait partie intégrante de la création. Son origine est exprimée différemment suivant la sensibilité des auteurs. Pour les uns, Dieu, afin de créer, c'est-à-dire offrir un espace de liberté en lui-même, doit se nier.  Au niveau des hommes, cette négation se manifeste par des antagonismes violents et permanents. Pour d'autres, le mal résulte d'un déséquilibre entre Chesed et Geburah. Enfin, certains considèrent que, Kether contenant l'ensemble des potentialités, c'est aux hommes agissant dans Malkuth d'exprimer tel ou tel aspect. Le mal est alors le résultat (comme l'harmonie) du libre-arbitre de l'homme. Maîtrisant peu à peu les nuances de l'ultime palette, l'homme atténuant les déséquilibres esquisse son destin.

  la Restauration
Quelque soit l'origine du mal, l'homme apparaît comme un médiateur des énergies qui s'écoulent. Dieu non-manifesté est parfait en tant que Tout sans dualités. Dieu manifesté est imparfait : soumis au temps, les énergies ne peuvent se compenser exactement, il y a déséquilibre : Dieu serait "momentanément" imparfait. Il faut donc restaurer l'équilibre premier : accéder à Kether en pleine conscience. Recevoir (origine du mot kabbale...) est une des clés du processus de restauration : dans l'ensemble des potentialités contenues en Kether, il existe l'exacte compensation de tel ou tel déséquilibre. Si l'homme devient capable de recevoir cette énergie correctrice (c'est-à-dire la percevoir et la maîtriser - il devient "Juste") alors le déséquilibre qui se manifeste en Malkuth cessera.


http://www.kabbale.org/intro_concepts.htm#mal
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Message par sycie l'impérative » Mar 27 Déc, 16 6:03

Un être né des persécutions ;

Code : Tout sélectionner
Les fausses accusations
Enfants, nous n'étions pas en âge de comprendre grand-chose aux livres saints que le grand Maharal a écrits, et qui sont une source inépuisable d'inspiration. En revanche, nous étions fascinés par les récits sur le Golem, que le vieux Zékhariah, le Chammache de notre Beth Hamidrache, avait l'habitude de nous faire de temps en temps, et surtout pendant la fête de Pessa'h. Car le Maharal est né la première nuit du Sédère, et bon nombre des histoires sur le Golem se rapportaient à Pessa'h et aux terribles « Libellés du Sang » d'alors. Il était rare qu'une fête de Pessa'h passât sans une attaque, ou la menace d’une attaque, de la part d'une populace déchaînée et débordant de ressentiment contre les Juifs sans défense.
C'est dans le but de protéger la communauté juive de Prague contre les fausses accusations et les attaques que le Maharal fit le Golem, un personnage d'argile, et lui insuffla la vie par l'invocation du Nom de D.ieu que seuls de saints Kabbalistes d'une valeur exceptionnelle connaissent.
On affirme que la naissance même du Maharal mit en échec une telle accusation, comme l'atteste le récit suivant :
Un provocateur
Rabbi Betsalel, père du Maharal et chef de la communauté juive de Worms, était assis à la table du Sédère en compagnie de quelques invités de marque et d'un certain nombre d'indigents sans foyer. Quand, conformément à la coutume, le moment vint d'ouvrir la porte au prophète Élie, la femme de Rabbi Betsalel, enceinte de neuf mois, fut prise des douleurs de l'enfantement. Quelques invités se hâtèrent d'aller chercher une sage-femme. À ce moment précis, un individu d'allure louche profitait de l'obscurité pour s'approcher à pas feutrés de la maison de Rabbi Betsalel. Il portait sur l'épaule un sac contenant le cadavre d'un enfant chrétien. Son intention était de déposer son sinistre ballot dans la cave du rabbin, afin que ce dernier fût accusé, avec preuves à l'appui, de « meurtre rituel ». Mais voyant la porte de la maison s'ouvrir avec fracas, et plusieurs hommes se précipiter au dehors, le traître prit peur et s'enfuit. Il tomba sur une patrouille de police. Un homme qui court en pleine nuit ne peut qu'éveiller les soupçons. On l'arrêta et le cadavre de l'enfant fut découvert. Pris de panique, le gredin reconnut sans peine que des comploteurs l'avaient chargé, moyennant rémunération, de déposer le sac avec son macabre contenu dans la cave de Rabbi Betsalel. Ainsi, avant même que de naître, le Maharal sauvait la communauté juive d'un terrible « Libellé du Sang ».
Quand il devint Der Hohe Rabbi Loëwe, le Grand-Rabbin de Prague, le péril était grand pour les Juifs. Un moine nommé Tadeusz, antisémite notoire, suscitait et entretenait l'agitation contre les Juifs, se livrant à toutes sortes de machinations destinées à leur nuire. Cela ne laissait pas d'inquiéter beaucoup le Maharal ; il priait constamment D.ieu de leur venir en aide. Puis, il eut un songe dans lequel lui fut indiquée la conduite à tenir en ces circonstances.
Le lendemain matin, il fit appeler son gendre et son disciple le plus proche, et leur fit part du secret que le Ciel lui avait révélé. « Nous trois, nous constituerons un Beth Din (Cour de Justice) régulier, et nous ferons un Golem d'argile qui nous aidera à nous défendre contre nos ennemis », conclut-il.


http://www.fr.chabad.org/library/articl ... -Golem.htm
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Message par sycie l'impérative » Mar 27 Déc, 16 6:20

Golem, être non fini :
L’effet Golem
L’effet Golem, c’est précisément l’inverse du Pygmalion, son négatif. C’est ce qui arrive lorsque l’autorité juge que vous ne pouvez pas, que votre potentiel est limité — comprenez « faible ». Sous l’influence du Golem, votre enfant estime qu’avoir son bac, c’est déjà un exploit — la mention, quant à elle, n’est même pas de l’ordre du possible. Le Golem, c’est cette petite voix insidieuse qui lui répète, jour après jour, que ses rêves sont hors de portée. « Sois raisonnable, dit-elle, ces choses-là ne sont pas pour toi : reste donc à ta place. » (Le baiser du Golem)


L'effet Golem est un phénomène psychologique dans lequel des attentes moins élevées placées sur un individu le conduisent à une moins bonne performance1. Cet effet est étudié dans les milieux éducatifs et organisationnels. C'est une forme de prophétie autoréalisatrice
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Message par sycie l'impérative » Mar 27 Déc, 16 6:21

Pendant la catastrophe :


Une prophétie autoréalisatrice est une prophétie qui modifie des comportements de telle sorte qu'ils font advenir ce que la prophétie annonce. Ce qui n'était qu'une possibilité parmi d'autres devient réalité, par l'autorité de l'oracle qui énonce la prophétie ou par la focalisation des esprits sur cette possibilité. L'inverse, la prophétie autodestructrice ou paradoxe du prophète ou encore paradoxe du prévisionniste, est une prédiction qui, au contraire, détruit les possibilités de réalisation de la prédiction.
Dans les deux cas, le fait d'énoncer la prédiction et de trouver des gens pour y croire modifie les anticipations et donc les comportements.
Plus généralement, ces prophéties font partie des systèmes à rétroaction, rétroaction positive (amplificatrice, instable) pour les autoréalisatrices, rétroaction négative (amortissante, stabilisatrice) pour les autodestructices.
À noter que l'adjectif, autoréalisatrice ou autodestructrice, se rapporte à la prophétie, et non aux événements annoncés ; une prophétie qui annonce une destruction peut être « autoréalisatrice », tandis qu'une prophétie « autodestructrice » peut se rapporter à un événement positif.

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Message par sycie l'impérative » Mar 27 Déc, 16 6:26

Déclaré vaincu avant même qu’il n’ait livré bataille ?
Eh bien détrompez-vous. Le Golem n’est pas nécessairement animé par de mauvaises intentions. C’est même tout à fait le contraire : le Golem est bien souvent un père protecteur, une mère inquiète ou un professeur attentionné.


http://www.contrepoints.org/2014/02/03/ ... -pygmalion
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Message par sycie l'impérative » Mar 27 Déc, 16 6:29

Pygmalion ou Golem ?
je crains, pour tout vous dire, que notre société toute entière soit sous l’emprise d’un immense Golem. À force de vouloir protéger les « faibles », à force de vouloir tout égaliser, réglementer et organiser nous avons convaincu les fils d’ouvriers qu’ils ne deviendront jamais les Bill Gates de demain, les jeunes filles noires qu’elles n’ont d’avenir qu’avec des contrats du même nom et tous nos gamins qu’avant dix ans les dés étaient déjà jetés.


http://www.contrepoints.org/2014/02/03/ ... -pygmalion
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Message par sycie l'impérative » Mar 27 Déc, 16 6:30


Le concept de menace du stéréotype relève de l'étude des stéréotypes dans le domaine de la psychologie sociale. Il représente l'effet psychologique qu'un stéréotype peut avoir sur une personne visée par celui-ci. Face à certaines situations, un individu peut avoir la sensation d'être jugé à travers un stéréotype négatif visant son groupe ou craindre de faire quelque chose qui pourrait confirmer ce stéréotype. Dès lors, cela peut provoquer une diminution des performances de cet individu, dans un domaine où il est impliqué personnellement.
De nombreux domaines et groupes sont touchés par la menace du stéréotype. Celle-ci étant très dépendante du contexte, certaines stratégies permettent d'aller à son encontre.
Ce phénomène a été mis en évidence par Claude Steele et Joshua Aronson en 1995. Ceux-ci s'intéressaient aux causes de l'échec scolaire des minorités ethniques telles que les Afro-Américains. En effet, il existe aux États-Unis un stéréotype selon lequel ils seraient moins intelligents que les Blancs. Steele et Aronson se sont dès lors intéressés à l'impact que cette croyance pouvait avoir sur la performance intellectuelle des cibles du stéréotype. À la suite de leurs expériences, ils ont effectivement montré que la performance à une tâche verbale difficile était moins bonne lorsque les étudiants noirs pensaient que la tâche mesurait leur intelligence

https://fr.wikipedia.org/wiki/Menace_du ... C3%A9otype
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Message par sycie l'impérative » Mar 27 Déc, 16 6:31

La Caravane Passe - ROM A BABYLONE (la VALLS des ROMS)


https://youtu.be/VIZDInl2To8

where do you come from ? ROME !
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Message par sycie l'impérative » Sam 25 Fév, 17 6:08

Les fausses accusations
Enfants, nous n'étions pas en âge de comprendre grand-chose aux livres saints que le grand Maharal a écrits, et qui sont une source inépuisable d'inspiration. En revanche, nous étions fascinés par les récits sur le Golem, que le vieux Zékhariah, le Chammache de notre Beth Hamidrache, avait l'habitude de nous faire de temps en temps, et surtout pendant la fête de Pessa'h. Car le Maharal est né la première nuit du Sédère, et bon nombre des histoires sur le Golem se rapportaient à Pessa'h et aux terribles « Libellés du Sang » d'alors. Il était rare qu'une fête de Pessa'h passât sans une attaque, ou la menace d’une attaque, de la part d'une populace déchaînée et débordant de ressentiment contre les Juifs sans défense.
C'est dans le but de protéger la communauté juive de Prague contre les fausses accusations et les attaques que le Maharal fit le Golem, un personnage d'argile, et lui insuffla la vie par l'invocation du Nom de D.ieu que seuls de saints Kabbalistes d'une valeur exceptionnelle connaissent.
On affirme que la naissance même du Maharal mit en échec une telle accusation, comme l'atteste le récit suivant :
Un provocateur
Rabbi Betsalel, père du Maharal et chef de la communauté juive de Worms, était assis à la table du Sédère en compagnie de quelques invités de marque et d'un certain nombre d'indigents sans foyer. Quand, conformément à la coutume, le moment vint d'ouvrir la porte au prophète Élie, la femme de Rabbi Betsalel, enceinte de neuf mois, fut prise des douleurs de l'enfantement. Quelques invités se hâtèrent d'aller chercher une sage-femme. À ce moment précis, un individu d'allure louche profitait de l'obscurité pour s'approcher à pas feutrés de la maison de Rabbi Betsalel. Il portait sur l'épaule un sac contenant le cadavre d'un enfant chrétien. Son intention était de déposer son sinistre ballot dans la cave du rabbin, afin que ce dernier fût accusé, avec preuves à l'appui, de « meurtre rituel ». Mais voyant la porte de la maison s'ouvrir avec fracas, et plusieurs hommes se précipiter au dehors, le traître prit peur et s'enfuit. Il tomba sur une patrouille de police. Un homme qui court en pleine nuit ne peut qu'éveiller les soupçons. On l'arrêta et le cadavre de l'enfant fut découvert. Pris de panique, le gredin reconnut sans peine que des comploteurs l'avaient chargé, moyennant rémunération, de déposer le sac avec son macabre contenu dans la cave de Rabbi Betsalel. Ainsi, avant même que de naître, le Maharal sauvait la communauté juive d'un terrible « Libellé du Sang ».
Quand il devint Der Hohe Rabbi Loëwe, le Grand-Rabbin de Prague, le péril était grand pour les Juifs. Un moine nommé Tadeusz, antisémite notoire, suscitait et entretenait l'agitation contre les Juifs, se livrant à toutes sortes de machinations destinées à leur nuire. Cela ne laissait pas d'inquiéter beaucoup le Maharal ; il priait constamment D.ieu de leur venir en aide. Puis, il eut un songe dans lequel lui fut indiquée la conduite à tenir en ces circonstances.
Le lendemain matin, il fit appeler son gendre et son disciple le plus proche, et leur fit part du secret que le Ciel lui avait révélé. « Nous trois, nous constituerons un Beth Din (Cour de Justice) régulier, et nous ferons un Golem d'argile qui nous aidera à nous défendre contre nos ennemis », conclut-il.



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Re: LE GOLEM

Message par sycie l'impérative » Ven 17 Mars, 17 5:34

http://www.gadlu.info/sade-franc-macon- ... n-win.html
Sade franc-maçon : jamais !

Sade se décrit lui-même comme « athée jusqu’au fanatisme » et ce sera l’idée centrale de toute son œuvre. Mais il ne s’agit pas d’un athéisme raisonné et argumenté, hérité de la Grèce antique notamment, et transmis sous le manteau au cours des siècles par toute une série de relais discrets, mais il s’agit d’un athéisme de combat, militant, obsessionnel, agressif, pornographique et déraisonnable au plus haut degré. C’est une position antagoniste exprimant une négation violente. L’univers de Sade n’est pas vide et indifférent, il est au contraire habité par Dieu, le Dieu qu’il fréquentait dans son Collège de Jésuites. Et à force de lacérer avec frénésie cette image qu’il exècre tant, il finit par lui donner une substance.

C’est sans doute la privation réitérée de sa liberté—Sade passe 30 ans, soit le tiers sa longue vie de lion en cage et en rut, dans les prisons du roi et de la république—c’est cette privation de liberté qui lui fait exprimer le besoin forcené de libérer l’homme de ses contraintes, de toutes les contraintes et de tous ordres.

Et c’est en philosophe athée qu’il s’attaque alors à la morale et à toutes les valeurs établies de la société bien-pensante, valeurs que ce dernier grand seigneur féodal estime tout à fait insupportables, et qu’il rejette d’un revers de main comme ne concernant nullement le haut aristocrate qu’il est, ce qu’il justifie en écrivant ceci : « ce n’est pas ma façon de penser qui a fait mon malheur, c’est celle des autres ! » Et il ajoute, dans son parfait mépris des moralistes : « si la nature était offensée de ces goûts, elle ne nous les inspirerait pas ».

Sade fait exister Dieu à force de le nier !



FAUT PAS DÉCONNER QUANT Même !!!!

C'est sans doute l'appartenance à la très haute aristocratie qui fait que certains veulent faire croire qu'un sadico-maniaque criminel commet des crimes pour exprimer de l'art !!!

"Les héros du type Don Juan s’en prennent toujours aux filles du peuple, faciles et naïves voire un peu bébêtes, et forcent filles de ferme et femmes de chambre à subir leurs fantasmes lubriques d’aristocrates ou d’hommes riches"
sycie l'impérative
Veterran
 
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Inscription : Jeu 20 Mai, 10 9:08

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