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La messe en hommage à Christopher Maboulou a été célébrée à Montfermeil samedi 17 juillet 2021

Le deuil est un travail irrationnel que l’espoir de la Résurrection des morts nous donne la force de supporter. Décédé le 10 janvier 2021, Christopher Maboulou, ancien joueur de foot à Châteauroux, à Bastia puis à Athènes a laissé un vide immense dans le cœur de ses amis, sa famille (notamment sa mère Bernadette Tsota). La messe commémorative a été célébrée samedi 17 juillet 2021.

« Pourquoi chercher parmi les morts celui qui est vivant ?  » demeure le verset sur lequel reposent notre dogmatique et notre foi en la Parole selon laquelle « l’aiguillon de la mort a été vaincu par Jésus  ». C’est, en effet, la mesure dont on dispose pour supporter l’indicible, l’ineffable.

Après plusieurs reports en raison des contraintes sanitaires, la messe d’action de grâce a eu finalement lieu dans la Salle Jean-Paul II, samedi 17 juillet 2021. Ladite salle est une dépendance de l’Eglise Saint-Paul et St-Pierre où était prévu l’hommage posthume. Mais cette église historique (XIII et XJV ème siècle) est actuellement en travaux.

Située dans la ville de Montfermeil où est né Christopher Maboulou, la salle paroissiale a été mise à la disposition de la famille grâce à l’appui du Maire. Ce dernier, dès le début du drame, n’a ménagé aucun effort pour montrer combien sa commune avait été touchée par la disparition de l’illustre sportif.

De nombreux parents et amis (une centaine au total) ont honoré de leur présence la cérémonie liturgique. L’harmonie des chants de messe a été exécutée par la célèbre chorale de Ya Moïse Baniakina accompagnée d’un synthétiseur et d’un djembé, structure essentielle au rythme.

Exégèse

Le Livre d’Isaïe a introduit la 1ère lecture tandis que le texte de l’Evangile a porté sur la parole de St-Jean : « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son fils Unique afin que quiconque croit en lui ne se perde pas... » ( Jean 3:16, )

Le Père Grégoire Meunier a fait l’homélie pendant laquelle il a rappelé la détermination du prénom de Christopher (Chris a offert). Aussi le contentieux religieux qui a divisé la famille Maboulou quant au rite prédominant est une hérésie du fait de sa seule évocation dans notre article. De là-haut, le défunt doit avoir de la peine car la famille ne semble pas unie. En cette période de l’Aïd, la mansuétude attendue des frères et sœurs attachés à l’Islam a été vaine. « Allah n’est pas obligé » (dit l’écrivain Hamadou Kourouma). Mais quelle sourate interdit la loi de l’amour le jour du Sacrifice et du Partage (fête de la Tabaski) ?

La cérémonie a été clôturée par un repas d’une convivialité remarquable.

Par G. Bimbou



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