La démission du patron canadien du centre hospitalier de Brazzaville (CHU) a fait monter la pression d’un cran entre deux blouses blanches bien connues des patients impécunieux de cette structure sanitaire. Les nouveaux riches du Congo-Brazzaville ont déserté ce lieu insalubre et mal équipé optant pour le tourisme sanitaire. Les échanges d’amabilités entre les differentes parties associées à la gestion du CHU de Brazzaville témoignent de la montée d’adrenaline entre le camp de Lydia Mikolo, Richard Biléckot, Sylvain Villiard d’une part et celui de Bernard Nkoua-Mon, du syndicaliste et chef de service d’orthopédie Ngatsé Oko d’autre part. Ils jettent aussi une lumière crue sur l’animosité entre l’inspecteur général de la santé Richard Biléko et Bernard Nkoua Mbon, chef de service de cancérologie.


Outrance

Les deux « bana Poto-Poto » qui arpentent au quotidien les couloirs du centre hospitalier de Brazzaville parviennent au même diagnostic : le CHU est malade et est dans un état comateux. Cependant, les deux toubibs, qui ne brillent pas par leur modestie, divergent sur la thérapie de choc à appliquer. L’un soutient la politique du Ministère de la Santé et l’autre prône la gestion du CHU par des cadres congolais. Face à l’agressivité décomplexée du verbe employée par Richard Biléckot sur plusieurs fronts, Bernard Nkoua-Mbon s’est hissé en première ligne pour voler au secours du Docteur Ngatsé Oko.

Tout à l’ego

Dans l’échange de noms d’oiseaux sur les réseaux sociaux, Richard Biléckot et Bernard Nkoua-Mbon sont à égalité. Ils ont un ego surdimensionné. richard Biléckot et Bernard Nkoua-Mbon ont une forte estime d’eux-mêmes. Personne n’a l’avantage de l’humilité. Ce sont des adeptes de l’outrance n’hésitant pas à se balancer les titres académiques à la figure tels les écoliers sur la cour de récréation. «  J’étais major de ma promotion  » a plastronné Richard Biléko, qui par ailleurs était incapable d’indiquer le taux de mortalité quotidien du CHU dont il défendait le bon fonctionnement depuis l’arrivée du canadien Sylvain Villard.

Le CHU est sans électricité, sans groupe électrogène digne ; on y pratique des opérations chirurgicales avec des lampes de fortune.

« Biléckot avant de parler de Nkoua-Mbon, devrait avoir le courage de dire, que c’est grâce à moi qu’il a pu passer l’agrégation  » a cinglé Bernard Nkoua-Mbon. Ambiance, ça ne vole pas haut. Le non moins orgueilleux Bernard Nkoua-Mbon a pris fait et cause pour le docteur syndicaliste Ngatsé Oko envoyé dans les cordes à plusieurs reprises par le non moins vaniteux Richard Biléckot. Triste spectacle de la part des « sommités » médicales en charge de la santé des populations du Congo-Brazzaville.

Plutôt que de s’écharper sur les réseaux sociaux, en sus des publications de leurs travaux dans les revues scientifiques internationales telles « The lanset  », Richard Biléckot et Bernard Nkoua-Mbon devraient unir leurs efforts pour améliorer la qualité des soins en vue de réduire le taux de mortalité du CHU de Brazzaville et de grappiller quelques places dans le classement de la faculté de médecine de l’Université Marien Ngouabi.

L’attente des populations du Congo-Brazzaville se situe à ce niveau.

Benjamin BILOMBOT BITADYS