Denis Sassou Nguesso, le président auto-proclamé et illégal du Congo, a dans son adresse aux Congolais, fait devant le parlement réuni en congrès, le mercredi 23 décembre dernier, mis le Congo sur la voie du vaccin contre Covid 19.

Nous revenons sur cet engagement parce que nous y trouvons le piège dans lequel Denis Sassou Nguesso pourrait tomber et s’enfermer jusqu’à ne plus s’en sortir.
A condition que tous les Congolais soient unis et exigeants, défendent leur droit à la vie, et adhèrent à notre stratégie qui n’est pas violente.

Elle n’est et sera pas violente puisqu’elle va se reposer sur la désobéissance civile qui est un acte public, et décidé en toute conscience par un peuple qui veut en découdre avec la dictature dont il subit la politique. C’est bien le cas des Congolais qui, depuis près de quatre décennies, subissent toutes les humiliations possibles.

Commençons par le vaccin

Le débat sur l’origine, la formation ou la composition du coronavirus, la confusion que crée la pandémie de la Covid 19 avec les prophéties bibliques sur l’avènement de la bête et que le président français, Emmanuel Macron, rend inévitable au cours de cette année 2021, le chiffre mystique de 666 qui est aussi biblique ; mais sur lequel aucun chef religieux, même pas le Pape François, à qui, d’ailleurs, nous demandons de démissionner pour manquement grave n’a pas pu avoir bien informé et rassuré tous les chrétiens catholiques du monde, sur ce qui paraît être une extermination de l’espèce humaine ; les déclarations que l’on attribue à Jean-Yves le Drian et qui font état de la nécessité de développer en France des armes biologiques, alors qu’il était ministre de la Défense dans le premier gouvernement de Jean-Marc Ayrault. C’était en 2012, dans le quinquennat de François Hollande ; ainsi que les vaccins et leurs premiers résultats font encore couler beaucoup d’encre et de salive.

D’autant plus que les dernières révélations faites par la presse américaine affirment que le vaccin Pfizer mis au point par les sociétés pharmaceutiques Pfizer et BioTEch, dénombre déjà 2,8 % d’ effets secondaires graves aux Etats-Unis d’Amérique.
Or, les effets des vaccins peuvent prendre dix ans avant de se révéler, disent unanimement les spécialistes en la matière.

Aussi les personnes vaccinées qui en subissent déjà les effets mettent des vidéos sur les réseaux sociaux pour convaincre.
C’est donc un grand risque que Denis Sassou Nguesso prend et fait prendre aux Congolais, en mettant le Congo sur la voie des vaccins.
Le Comité ad’hoc qu’il va créer est, à notre avis, insignifiant pour analyser toutes les informations sur la pandémie de la Covid 19, étudier tous les vaccins qui ont été fabriqués.
Il faut donc mettre sur pied un Conseil National de la Santé et de l’Hygiène publiques.
Or, la constitution de Denis Sassou Nguesso ne prévoit pas la création d’une telle institution. Il faudra donc changer ou faire évoluer la constitution par voie référendaire.
Comme le temps est court, d’ici mars 2021, date de la prochaine élection présidentielle, pour que ce Conseil soit créé et qu’il obtienne auprès des deux chambres du parlement à savoir l’Assemblée nationale et le Sénat, toutes les lois pouvant garantir la sécurité sanitaire des Congolais.

Vaccin contre aides et crédits

Le Congo connaît une grave crise financière sans précédent. L’argent ne rentre plus au Trésor public comme avant. Pour preuve, le gouvernement n’a pas pu payer les salaires des fonctionnaires pour leur permettre de bien passer les fêtes de fin d’année.
Le paiement des pensionnés de la Caisse des retraites des fonctionnaires l’a été grâce un financement de 300 milliards du Club de Brazzaville qui regroupe la BGFI-Bank, La Congolaise de Banque (LCB) ECOBANK et la Banque Sino-congolaise pour l’Afrique (BSCA). Or, cet argent est destiné à épurer la dette intérieure.

En mars prochain, Denis Sassou Nguesso doit, selon sa propre constitution, organiser les élections présidentielles.
Il a donc besoin de beaucoup d’argent pour organiser les élections et corrompre la classe politique et les institutions constitutionnelles, afin de valider sa réélection et légitimer son hold up électoral.
Or, les traditionnels partenaires financiers du Congo ont, aujourd’hui, conditionné leurs aides ou crédits à la vaccination des populations.
Ils veulent troquer leur argent contre la vaccination des populations par les gouvernements.
C’est ici que les Congolais doivent prouver qu’ils sont un peuple souverain, et conditionner, eux aussi, les vaccinations.

Ils doivent par exemple exiger la création d’un Conseil National de la Santé et de l’Hygiène publiques à la place d’un petit Comité ad hoc corrompu.
Ils doivent exiger un débat radiotélévisé à l’Assemblée nationale et au Sénat, et des lois sur les vaccinations.
Ils doivent exiger des garanties de la part des sociétés pharmaceutiques ou de l’Etat en cas d’effets secondaires graves.
Or, aucun député ne prendra ce risque devant le peuple congolais. La peur d’être pris pour un complice de Sassou Nguesso dans son Opération Mouebara qui vise à dépeupler la partie australe du Congo, ou des groupes pharmaceutiques ainsi que ceux qui veulent tuer les Africains, bloquera tout le processus.
Aucune loi sur les vaccinations risquera de ne pas être votée. Sassou Nguesso n’obtiendra donc pas le financement dont il a besoin pour organiser les élections présidentielles en mars prochains. Le temps passera vite et on sera déjà au mois de mars.
Or passer cette date et ne pas organiser les élections, fera de Sassou Nguesso un président illégal et illégitime. Même s’il l’est déjà.
Sassou Nguesso tombera dans son propre piège et remettra le pays dans la situation de 1997, avec le président Pascal Lissouba, lorsque ce dernier voulait reporter les élections présidentielles. Un report permis par la constitution mais que Denis Sassou Nguesso ne voulait pas. Alors qu’il était à l’opposition.

Conscientiser les militaires

Devant cette difficulté majeure, Denis Sassou Nguesso n’aura qu’une seule solution alternative : vacciner en masse les militaires.
Avec la complicité de certains médias nationaux et occidentaux, il mentira à la communauté internationale pour contourner la difficulté et éviter le piège que lui tendront les Congolais.
Et, comme au Congo, les militaires ont une mauvaise culture de leur métier : ils pensent qu’ils ne font pas partie du peuple congolais.
Cela est d’ailleurs renforcé par le comportement politique et tribaliste de Denis Sassou Nguesso qui a créé une armée tribale qui a dépossédé et remplacé les Forces armées congolaises.
Il paye régulièrement les salaires des militaires ; mais pas ceux des fonctionnaires, les pensions des retraités et les bourses d’étudiants.
Les militaires voteront avant tous les autres citoyens, puisqu’ils sont des voix sûres pour son électorat. Permettra-t-il à tous les candidats d’aller battre campagne dans les casernes ?
En plus, les militaires congolais ne savent pas faire la différence entre leurs droits en tant que citoyens, et leurs devoirs en tant que militaires d’une armée républicaine. Il faudra donc les conscientiser.
Nous trouvons ici l’occasion de saluer le message du CRC pour la libération du Congo qui a été lu par le colonel Simon Pierre Moussounda, dans lequel il amorce ce travail de conscientisation. Tous les officiers généraux et subalternes doivent lui emboîter le pas.

Désobéissance civile

C’est l’activité déterminante qui devra aboutir à la chute de Sassou Nguesso. En effet, devant les exigences des Congolais de créer un Conseil National de la Santé et de l’Hygiène publiques qui devra présenter le dossier vaccin devant l’Assemblée nationale et le Sénat, et obtenir des lois sur les vaccins contre la Covid 19, et le refus de se faire vacciner sans ce cadre juridique, ainsi que la non organisation des élections présidentielles à la date fixée par la constitution de Denis Sassou Nguesso, ainsi que l’illégitimité et l’illégalité de son pouvoir après cette date, les Congolais auront le plein droit d’entreprendre une désobéissance civile.
Ils ne devront pas attendre un appel des leaders politiques ; mais tout simplement être informés de la date de la fin du pouvoir de Sassou Nguesso.
Les Congolais resteront chez eux. Ils se passeront des leaders politiques et seront maîtres du destin de leur pays. Peu importe le temps que cela prendra. Ce qui est vrai, au bout de quelques mois, le fruit tombera de lui-même. Sassou Nguesso comprendra que le peuple, notamment les Forces armées congolaises ne sont plus avec lui. Même s’il permettra à son neveu, le colonel Edgard Nguesso, de faire un coup d’état de palais, dernier rempart de Sassou Nguesso pour tromper les Congolais. Comme on l’entend déjà dans les milieux proches de la famille Sassou Nguesso. D’ailleurs, l’affaire du coup d’etat du fils Ngouabi ne s’inscrirait que dans cette logique. Elle a tout simplement fuité et a été court-circuitée par ceux qui sont contre la remise du pouvoir aux Kouyous, l’ethnie de l’ancien président Marien Ngouabi. Car, Sassou Nguesso veut faire la paix avec les Kouyous pour protéger son clan et éviter la vengeance sur la mort de Marien Ngouabi.
La désobéissance civile, la révolution ou la révolte populaire n’auront pas lieu tant que les Congolais ne se verront pas ôter ce qui reste de leurs droits humains : le droit à la vie et la protection de leur santé.

Serge Armand Zanzala, journaliste et écrivain