Congo : Tribalisme, cause de l’insuccès de l’opposition ?

Ci-après la contribution de Diogène Senny au débat sur le tribalisme ce samedi 27 février 2010 à Paris. La rencontre se tiendra au Restaurant " MOUSSA L’AFRICAIN " situé au 25-27, avenue Corentin Cariou, 75019, Paris, Métro porte de la villette (Ligne 7).

L’initiative de cette rencontre est partie de l’interrogation suivante : pourquoi l’opposition congolaise officielle, informelle, tolérée ou non, ne parvient-elle pas à mobiliser l’écrasante majorité des congolais, pourtant victime du régime politique en place ?

En posant une telle interrogation, nous voyons déjà venir les esprits pressés, incapables d’une introspection sincère et salutaire, crier à la manipulation du pouvoir pour diviser et affaiblir l’opposition. Ces derniers peuvent se rassurer, nous connaissons parfaitement la chanson. La situation actuelle, d’une opposition morcelée en petites chapelles ethnique et partisane, par son statu quo, renforce de fait le pouvoir en place. C’est bien la loi des forces contraires, c’est-à-dire la faiblesse des uns, fait la force des autres. Plus l’opposition est solide, moins le pouvoir a des marges de manœuvre ; et le contraire est aussi vrai.

Revenons donc à notre interrogation. Une réponse rapide à cette question consiste à rendre le pouvoir en place responsable de la léthargie des congolais par des méthodes d’intimidation et autres représailles. Cette réponse vraie en partie, n’explique pourtant pas tout. Si l’opposition congolaise veut mettre fin au régime inique qui règne à Brazzaville, elle doit avoir le courage de pointer ses propres lacunes, de diagnostiquer avec rigueur et honnêteté les causes de son insuccès.

En réalité, l’une des causes principales de l’insuccès de cette opposition est le tribalisme qui la ronge de l’intérieur. Ce fléau traverse actuellement l’ensemble des congolais. Le tribalisme au Congo est devenu un véritable cancer social, il annihile tout début d’élan collectif dont une nation a besoin pour se hisser au niveau des défis contemporains et à venir qui se posent à elle.

Il n’est pas question ici de fustiger la conscience tribale qui n’est qu’une réalité vivante, immédiate et spontanée au même titre que la conscience rurale ou urbaine. Le tribalisme dont il est question ici est une idéologie politique, donc un acte réfléchi, pensé et conscient, qui s’appuie sur une déformation négative de la conscience tribale en vue de la conquête ou de la conservation du pouvoir politique.

L’idéologie tribaliste, ce que d’aucuns ont appelé : « maladie infantile des régimes post-coloniaux », est un avatar issu des ruines, hélas encore brûlantes, du Colonialisme en Afrique noire. « La dernière bataille du colonisé contre le colon, ce sera souvent celle des colonisés, entre eux », prédisait Franz Fanon. Ainsi, depuis 50 ans déjà, l’Afrique noire cherche désespérément les voies d’édification des sociétés modernes capables de faire face aux défis contemporains : emploi, éducation, système de santé… mais les obstacles sérieux se dressent à elle, parmi les quels : le repliement sur soi, l’ethnocentrisme cette sorte de prison mentale.

Il est vrai que dans le cas du Congo-Brazzaville, 50 ans après les « Indépendances », les congolais peuvent tout partager : mariage, deuil, activités sportives, religion, commerce… mais dès lors qu’une activité commune touche à la politique, le tribalisme reprend ses droits, il en devient le déterminant absolu. Concrètement, c’est par le patronyme que beaucoup de nos concitoyens cherchent à se déterminer à l’écoute d’un compatriote. Si cet indicateur ne permet pas de se situer, la méfiance est de rigueur jusqu’à ce que l’on soit définitivement fixé.

Que faire ? Quand on sait que le destin d’un Peuple est d’abord, et avant tout, POLITIQUE et non autrement ? Impossible donc d’éviter la Politique à moins de mettre une croix sur le développement du Congo.

Je ne saurai dénoncer cette hypocrisie collective tout en la cultivant moi-même. Il y a des tabous positifs qui méritent d’être entretenus quand ils assurent une certaine harmonie sociale. Mais lorsqu’un tabou devient négatif tout en tirant la société vers le bas, la seule option qui reste est la transgression. C’est pourquoi, ayant placé cette intervention sous le signe de la dénonciation de l’hypocrisie collective, je vais commencer par vous faciliter la tâche. Donc, mon patronyme complet est : NZINGBE SENNY NZUZI Henda Diogène, et mon nom usuel est SENNY Henda Diogène. Si cela n’est pas assez pertinent comme indicateur pour vous fixer sur mes origines ethniques, alors je vais plus loin encore. Je suis ressortissant de la Likouala, même si je n’y ai jamais habité, donc « Nordiste », un vrai de vrai car c’est le septentrion le plus extrême de notre pays.

Ces précisions faites, voici mon sentiment sur le Tribalisme qui sévit actuellement dans notre pays.

En effet, règne actuellement au Congo, un tribalisme arrogant, destructeur, dominateur et même violent des « Nordistes ». Il se manifeste par le contrôle quasi-exclusif des domaines stratégiques du pouvoir d’Etat (l’armée et la police, les directions centrales de l’administration publique, les ressources stratégiques de l’Etat en particulier le pétrole et le bois pour ne citer que ceux là), malgré la présence de quelques personnalités issues d’autres régions, aux pouvoirs d’ailleurs limités, mais juste pour assurer en apparence un équilibre géopolitique local.

Ce tribalisme qui se maintient par la terreur de la guerre, marginalise et violente sans ménagement tous les compatriotes contestataires.

J’ai pris le parti de combattre l’injustice venant des miens, au risque d’être rejeté car la logique tribale s’appuie sur des comportements grégaires, elle te pousse, même inconsciemment, à justifier les crimes les plus crapuleux au nom de l’ethnie. C’est l’aliénation suprême pour un être humain. Je refuse d’être tribaliste par réaction. Je refuse d’être tribaliste par amalgame. Je refuse d’être tribaliste par vengeance.

Quels sont les ressorts de ce cancer social ?

Par son record de longévité au pouvoir, mais aussi, par son incompétence, son absence de patriotisme à toute épreuve, le PCT détient le bilan le plus lourd dans la destruction du Congo. Loin de moi l’idée de le dédouaner en quelque manière que ce soit, mais si cette rencontre se veut le lieu de la vérité, alors il faut avoir le courage d’aller contre la doxa, cette propension des congolais qui consiste à ne voir le tribalisme que chez l’autre.

Sinon, nous commettrons les mêmes erreurs que les « héros » de la Conférence Nationale Souveraine de 1991. Pendant qu’ils fustigeaient, à juste titre, sur les ondes de la radio et de la télévision, le tribalisme du parti unique incarné au sommet de l’Etat à travers la tribalisation de ses structures, les mêmes érigeaient des partis politiques tribalistes.

Si en dépit du contexte historique de sa création de Parti-Etat, on admet tous que le PCT est un parti contrôlé majoritairement par les tribalistes du « Nord », ayons alors le même courage de le reconnaître pour les autres partis. Le MCDDI est présenté comme le parti du Pool ; l’UPADS, des trois régions (Bouenza, Niari et Lekoumou). Le RDPS est le parti du Kouilou, pour ne prendre que ces trois cas les plus représentatifs car cela est aussi vrai pour les petits Partis politiques qui représentent très souvent la tribu du leader ou sa propre famille.

Nous sommes en plein dans le paradoxe congolais. Nul n’est choqué par une tribalisation à ciel ouvert des instruments qui animent la vie politique d’une Nation, mais une fois au pouvoir, on feint de découvrir les méfaits des actes posés par ceux-ci.

Si nous admettons tous que l’objectif principal sinon ultime d’un Parti politique est la conquête et l’exercice du pouvoir d’Etat, alors il est clair que la source du tribalisme se trouve dans les racines mêmes des structures qui aspirent à gouverner le Congo. Par conséquent, comment reprocher à l’UPADS d’être tribaliste dans la gestion des affaires publiques alors que c’est ce qu’il a toujours été fondamentalement avant l’exercice du pouvoir et que personne ne l’avait jamais trouvé anormal ? La même interrogation est valable pour l’ensemble des partis qui constituent l’échiquier politique national.

Les exemples sont légion à ce titre. Après la mort de Bernard Kolelas, la plupart des articles de presse et les commentateurs politiques congolais, déclaraient que le Pool se retrouvait orphelin. Bernard Kolelas qui aspirait à gouverner le Congo tout entier n’est pas une perte pour les autres régions, mais seulement pour le Pool ? Dans ce cas, pourquoi l’action du MCDDI n’est pas la conquête du pouvoir dans le Pool au lieu de viser l’ensemble du Congo, ce qui sera considéré naturellement par les autres régions comme étant le pouvoir du Pool ?

Un autre exemple de la banalisation du tribalisme au Congo. Dans un article publié sur le site congopage.com le jeudi 7 mai 2009, intitulé "Le RDPS bâtit sa maison", il s’agit de l’aile Mabio Mavoungou Zinga qui se bat contre l’aile de Bernard MBatchi pour la succession du feu Jean-Pierre Thystère Tchikaya, on pouvait lire ceci :

Je cite :
"Si l’indépendance dont a fait preuve Mabio Mavoungou Zinga dans sa prise de direction du RDPS peut paraître réjouissante, le choix d’un siège ponténégrin ancre résolument le parti à la communauté vili. Tous les partis politiques congolais ont une implantation ethnique. Aucun de ces partis n’est à même d’emporter, seul, une majorité absolue. La quête du pouvoir les contraint à des jeux d’alliances parfois contre nature donc fragiles."
Fin de citation.

Nous avons là la confusion flagrante de la conscience tribale vili avec l’idéologie tribaliste. Comme si la conscience tribale et non tribaliste vili était systématiquement compatible avec l’idéologie politique du RDPS. Ce n’est pas le programme politique du RDPS qui le distingue du PCT ou de l’UPADS, mais son essence fondamentalement vili d’abord et avant tout. Le plus étrange, c’est que cette belle déclaration tribaliste n’a suscité aucune réaction, ni de la part des dirigeants de ce parti, ni au sein de l’élite congolaise. Personne n’a rien vu, personne n’a rien entendu, alors qu’elle est aux antipodes flagrants de la profession de foi de ces partis politiques. L’hypocrisie congolaise voudrait que le tribalisme soit seulement dans les partis au pouvoir. Mais pourquoi en vouloir au RDPS le jour où il appliquera le tribalisme vili au cœur de l’Etat alors même qu’il ne s’en est jamais caché dans l’opposition ?

Chers Compatriotes,

Nous voilà donc au cœur des ressorts qui expliquent l’insuccès des structures d’opposition au régime en place. Elles sont rongées et gangrenées toutes ou presque par le tribalisme. Et pourtant ces structures passent leur temps à indexer, à juste titre, le tribalisme des « Nordistes » au pouvoir actuellement. Fais ce que je dis, mais ne fais pas ce que je fais, tel est le paradoxe congolais.

Les populations n’étant pas dupes, elles doutent de la sincérité des structures de l’opposition. Leur démobilisation s’explique en grande partie par l’absence de confiance dans cette opposition. Ces populations ont payé et continuent de payer le lourd tribut des conséquences des politiques tribalistes des régimes successifs. Elles se disent à quoi bon se sacrifier contre le régime actuel, si les prétendants éventuels ne rassurent pas ? Ainsi, les congolais, à tort ou à raison, ont donné des étiquettes ethniques aux structures ou actions menées contre le régime politique actuel. Il s’agit de perception et non des affirmations, par exemple :

Le site mwinda.org est considéré non seulement comme un organe de presse du même parti, mais aussi un instrument de la propagande Kongo-lari ;

Le site congo-internet.com est perçu comme le sanctuaire de propagande de l’UPADS et donc des trois régions qui en constituent la base ethnique ;

La FCD (fédération des congolais de la diaspora) est considérée comme un instrument politique des Kongo-laris et l’affaire des disparus du beach, nos malheureux compatriotes à tous, comme un accaparement pour des raisons ethniques par celle-ci ;

L’excellente idée du gouvernement en exil des congolais si elle était conduite comme une volonté de l’ensemble de l’opposition, est regardée de très loin comme une initiative du Pool ;

Le RFD de Joseph Miokono comme une structure d’abord Téké ;

Quant à l’Association Marien NGouabi & Ethique, elle est regardée avec suspicion comme une excroissance des Nordistes au pouvoir, non seulement à cause de sa filiation idéologique revendiquée avec Marien Ngouabi, mais aussi sur l’origine ethnique pas très sûre de son président Marion Michel Madzimba Ehouango…

La liste est longue. Nous pouvons multiplier ainsi des exemples qui mettent à nu l’incapacité des structures se réclamant de l’opposition à mobiliser au-delà des considérations ethniques et à sortir des écuries partisanes.

Peut-on faire comme si cela n’existe pas ? Au nom de quoi sommes-nous plus aptes à dénoncer le tribalisme du pouvoir quand nous sommes incapables déjà dans l’opposition de combattre la bête en nous ?

Chers Compatriotes,

C’est ce même esprit grégaire qui poussa le Président YOULOU, englué dans le poids de la tribu illustré par le slogan « Beto na Beto » et sur le point d’être déposé par un mouvement social, le 13 Août 1963 l’avant-veille au soir, alors qu’il était président de la république et de surcroît à la tête d’un gouvernement d’union nationale, à faire recours à sa tribu par la radio nationale en Lari en disant entre autres : « (…) Sachez que le pouvoir est en train de nous glisser entre les mains. (…) »

C’est encore cet esprit grégaire, derrière le slogan : « le pouvoir est au bout du fusil » qui poussa quelques officiers du Nord en 1968 à ériger un pouvoir tribal dénoncé en son temps dans « l’Autocritique du M22 » par le concept d’OBUMITRI entendu (Oligarchie Bureaucratique Militaire et Tribale). Et qui se poursuivra jusqu’à la Conférence Nationale Souveraine de 1991 sous le slogan de la « mboshisation du pouvoir d’Etat ».

C’est aussi et toujours cet esprit grégaire, alors que Pascal LISSOUBA fut brillamment élu en Août 1992, qui dériva vers ce que l’on a nommé honteusement par le slogan : « Maba Ma ta-tu » ou « A chacun son tour ».

C’est enfin, cet esprit grégaire qui a fait revenir par la guerre sanglante de 1997, l’OBUMITRI déjà dénoncé en 1972, qui règne actuellement au Congo.

Ce cycle de violence alimenté par le fléau du tribalisme aura encore de beaux jours devant lui si nous ne prenons des mesures urgentes tant dans nos manières de faire que dans les valeurs éthiques à vulgariser au sein de la communauté nationale. Nous aurions beau inventé des nouvelles constitutions, mis en place des nouvelles entités politiques dans le but de créer des collectivités ethniquement homogènes, nous n’auront fait que déplacer les théâtres d’affrontement.

Car, quand les esprits lourdement équipés de haine, capables de justifier au nom de la solidarité régionale des massacres des Etres humains coupables de leurs origines, alors il faut s’attendre à ce que les mêmes puissent justifier au nom de la solidarité du quartier ou de la famille même dans les entités ethniquement homogènes, les massacres des Etres humains coupables d’être de famille et du quartier différents.

Quelques pistes pour s’en sortir ?

Première piste

Lorsqu’une société humaine se désagrège à cause du poids des anti-valeurs ayant pour corollaire la discrimination ethnique, la violence politique, la mauvaise gestion, la médiocrité au point de menacer sérieusement son métabolisme de base… comme l’est le Congo aujourd’hui, la responsabilité incombe à son élite de briser les chaînes de ce cercle vicieux.

L’élite africaine et celle du Congo en particulier, au stade de son évolution actuelle, a besoin de ses GALILEE, de ses COPERNIC, de ses DECARTES ou encore de ses VIZIRS et SAGES de l’ancienne Egypte, des NGANGA de l’Afrique impériale communément appelée Afrique précoloniale, capables d’aller contre les tabous et les scrupules pour dénoncer sans ambiguïté, quitte à être rejetés par les siens, les maux qui assaillent le Peuple.

Concrètement, pour que les Congolais aient de nouveau confiance dans leur élite, cette dernière doit se montrer à la hauteur des attentes placées en elle. Pour que cesse le climat de méfiance voire de défiance entre congolais, l’élite congolaise doit se démarquer par des attitudes exemplaires au-dessus de tout soupçon. Nous attendons de l’élite issue des régions du Nord du Congo, qu’elle soit capable de dénoncer ouvertement le tribalisme des siens actuellement au pouvoir. Nous attendons de l’élite nationale d’être sans complaisance avec le tribalisme venant des leurs.

Deuxième piste

Les guerres qui ont endeuillé le Congo, sur fond de tribalisme, ont fait des victimes dans l’ensemble du pays. Dans le Nord du Congo, sans la moindre médiatisation, les localités suivantes : OWANDO - OBEA - OTENDE - OSAKE - IRANGA symbolisent cette dérive meurtrière où se mêlent incendies, destruction d’habitations, crimes crapuleux ; dans le Sud du Congo, BRAZZAVILLE et les localités du POOL sont régulièrement le théâtre des actes de barbarie sur des populations sans que la Justice ne soit rendue aux victimes. Toujours au Sud, dans la BOUENZA, la LEKOUMOU et le NIARI, sans la moindre médiatisation, là aussi, les actes de barbarie sont souvent perpétrés sur des populations sans que les auteurs ne soient inquiétés.

Or, les populations congolaises, ont souvent l’impression qu’il y a des victimes oubliées dont on ne parle jamais. Ce sentiment renforce encore une fois la méfiance entre congolais. L’élite congolaise, courageuse et consciente, doit veiller à ce que toutes les victimes congolaises aient réellement le sentiment que leurs malheurs sont sa préoccupation sans quelque préférence que ce soit. Cela passe par exemple par la Commémoration commune de la mémoire de toutes les victimes des violences congolaises et des demandes de réparation et de justice collectives sans distinction. Un soin particulier doit être pris afin que personne ne se sente oublié.

Le renouveau politique au Congo passe par la Sacralisation de la Vie des Congolais. C’est l’élément moteur du nouveau discours politique de l’élite nationale au lieu des formules convenues et creuses auxquelles personne ne croit.

Pour conclure, deux exigences sont à rappeler à l’élite nationale : d’une part, la responsabilité qui lui incombe de rompre radicalement avec l’esprit de partisanerie qui la caractérise, en ayant le courage de nommer des discriminations ethniques ou sociales pour ce qu’elles représentent fondamentalement d’injustes vis-à-vis des droits humains au-delà de l’origine ethnique des victimes ou des bourreaux ; d’autre part, la démonstration par la pratique que les souffrances des congolais sont toutes prises en compte.

Toutes les majorités ont d’abord été des minorités. Par conséquent, c’est par notre investissement collectif sans faille à la cause sacrée de libérer notre Peuple que la révolution copernicienne dont le Congo a tant besoin va balayer telle une bourrasque les digues d’intolérance et les terreaux de haine qui gangrènent les cœurs et les esprits.

Panafricainement,
Vive le Congo,
Vive l’Afrique !

Toulouse, 7 février 2010.
Henda Diogène SENNY