Antoine Ndinga-Oba, professeur de linguistique, ancien ministre sassouiste et ambassadeur du Congo à l’Unesco, est mort à Paris ce mardi 17 mai 2005.

Représentant congolais à L’Unesco,
ancien Ministre des Affaires Etrangères et de
l’Education Nationale de Sassou, Antoine Ndinga Oba est mort ce mardi 17 mai 2005 à Paris, a-t-on appris de source sûre.

Le diplomate et linguiste, Antoine Ndinga Oba avait écrit de nombreux ouvrages sur les langues bantou.
C’est un proche (un parent) que Sassou vient de perdre.
Se sentant malade, Antoine-Ndinga Oba avait pu négocier le poste de représentant du Congo auprès de l’Unesco à Paris afin d’accéder à un traitement mieux approprié.
Tout en respectant la mémoire d’un mort, et sans vouloir entamer une palabre stérile, c’est encore ici une occasion de rappeler le devoir de ceux qui dirigent le Congo d’investir dans des infrastructures médicales locales. L’exil thérapeutique est devenu monnaie courante chez les membres de la classe politique congolaise. Mais d’autres compatriotes, faute de moyens financiers, n’iront jamais se faire soigner à l’étranger ? Combien n’ont même pas accès, sur place au Congo, aux produits de première nécessité (nivaquine, aspirine, pénicilline etc.) Inconcevable pour un pays dont l’argent de la rente pétrolière coule à flot !

Antoine Ndinga-Oba fut un vieux loup de la politique. Sa visibilité dans ce domaine a été déjà remarquée sous l’ère Marien Ngouabi. Il a, tour à tour, occupé les porte-feuilles de l’Enseignement Supérieur, de l’Education Nationale et des Affaires Etrangères. Disons-le, le chercheur fut plus intéressant que le politique. Il n’a laissé aucune réforme qui ait pu marquer les esprits et doter le Congo de structures ad hoc fiables et durables.

Le cercle des compagnons de Sassou n’a de cesse de retrécir comme peau de chagrin. "C’est un signe du Destin" diraient les uns ; "c’est la vie" penseraient les autres.

Paix à l’âme de celui qui vient de nous quitter.