Brazzaville, Congo - La Société nationale d’électricité (SNE) va connaître un déficit de 150 MW dû à la révision, pour compter du 14 octobre jusqu’au 7 décembre prochain, de l’une des deux turbines de la Centrale électrique à gaz du Congo (CEC), basée à Pointe-Noire, principal centre économique du pays, a annoncé, lundi à Brazzaville, son directeur général-adjoint, chargé de la production et du transport, Léon Ibovi.

‘’Cette centrale a été mise en service en mai 2010. Selon les instructions du constructeur, en principe, 33.000 heures de fonctionnement après, nous devons procéder à ce qu’on appelle l’inspection des parties chaudes de la turbine. Nous avons fait des révisions partielles, maintenant nous allons faire une révision générale. Nous avons commencé en mai de cette année et terminé en juillet pour l’inspection des parties chaudes de la première turbine’’, a-t-il déclaré.

D’une puissance de 300 MW, cette centrale électrique fournit à elle seule, 60% d’électricité produite dans le pays. Selon M. Ibovi, le Congo dispose actuellement d’une puissance installée de 600 MW issus, entre autres, des barrages de Moukoukoulou (74 MW), d’Imboulou (120 MW) et du Djoué (15 MW), de la centrale thermique de Brazzaville (32 MW), de la CEC (300 MW), de la centrale à gaz de Djeno (50 MW).

Le choix de cette période de révision s’explique par la présence de la montée des eaux et le souci d’éviter que les populations passent les fêtes de fin d’année avec des perturbations dans la fourniture de l’électricité.

‘’Lorsque nous avons fait la révision de la première turbine, c’était pendant la période des eaux. Donc, il y avait de l’eau dans les turbines de nos centrales hydroélectriques. Nous avons passé ce cap, des tests de performance ont été faits sur ces machines qui ont bien fonctionné’’, a dit Léon Ibovi.

Actuellement, selon lui, la demande nationale en électricité est estimée à 337 MW dont 159 MW à Brazzaville autour de 18 heures jusqu’à 22 heures, 140 MW à Pointe-Noire, 22 MW pour les départements du Niari et de la Bouenza et 11 MW pour la partie Nord du pays, notamment à partir de la Léfini, Ngo, Djambala et Gamboma (Plateaux), Oyo, Boundji, Owando et Makoua (Cuvette).

‘’La différence, c’est que nous allons avoir une perte entre 42 à 60 MW qu’il faut chercher quelque part. C’est pour cela que nous serons obligés de délester un peu à Brazzaville et Pointe-Noire compte tenu des demandes surtout pendant la soirée. La journée, nous avons les pointes industrielles entre 11 heures et midi, là aussi nous pourrons réguler’’, a expliqué M. Ibovi.

En vue de combler ce déficit, la SNE prévoit de mettre en service la centrale thermique de Brazzaville, avec l’appui du gouvernement. Ainsi, il faudra débourser 800 millions de FCFA pour que la centrale produise quotidiennement 15 MW pendant cinquante jours.

Léon Ibovi a rassuré la population quant à la poursuite de la fourniture de l’électricité par la SNE, avant de demander à cette dernière d’utiliser l’énergie à bon escient dans les ménages afin d’éviter les pertes inutiles.

Pana 15/10/2014