La police nationale, rempart de l’Etat, garant de la sécurité des personnes et des biens tente de s’extirper de sa dérive gangstériste d’après guerre. Les supplétifs des forces armées congolaises, issus des les différentes milices d’antan se sont distingués dans les braquages, hold-ups, associations de malfaiteurs.

Aujourd’hui, la direction générale de la police nationale est en guerre contre ses éléments véreux et non formés. En même temps qu’elle se lance dans des mesures de répression intra muros, elle passe à la vitesse supérieure en devenant « scientifique et technique ». Le vendredi 20 avril 2006, dans la salle de mariage de l’Hôtel de Ville de Pointe-Noire, la crème de la police départementale a congratulé soixante seize agents et officiers de police judiciaire au terme d’un stage de formation organisé par la coopération policière française.

Professionnalisme oblige. La procédure pénale policière doit être appliquée dans le respect de toutes les règles. Gageons que les lacunes seront comblées après les huit modules que comporte ce programme d’instruction. On ose espérer que les geôles, la garde à vue, les interrogatoires respecteront désormais la déontologie policière qui est sensée respecter les droits de l’homme et du citoyen. Nous avons encore en mémoire la mort de 13 prévenus dans les geôles du commissariat de Tié-Tié 1, bavure qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive. Monsieur Louis Etia attaché de sécurité près de l’ambassade de France au Congo, souligne que l’aveu ne doit plus résulter du barbarisme mais de méthodes scientifiques et techniques. Au regard des acquis du dit stage, la police congolaise est, a-t-on dit, dorénavant outillée pour lutter efficacement contre :

- Le vol de voitures ;
- Le faux monnayage ;
- Les fraudes des documents dans les frontières ;
- Le trafic de stupéfiants ;
- Et bien d’autres crimes.

Les récipiendaires ont reçu respectivement : un diplôme de fin de stage, un code de procédure pénale une paire de menottes et un brassard.

La politique de réorganisation et de formation de la police pour l’instant réalisée dans les départements de Brazzaville, la Sangha, la Likouala et Pointe-Noire va s’étendre à tout le territoire national.

Le représentant du ministre de l’ordre public et de la sécurité, à déclaré que les domaines de compétence de chaque structure policière vont être clairement définis. Ce sera à partir de la coordination des différents services que pourra efficacement se constituer une banque de données à même de fournir à la police nationale congolaise l’outil de travail qui lui permettra de lutter contre la criminalité.