Tout comme il y a une semaine à Nkayi, les catholiques du Congo ont eu l’occasion de rendre grâce pour l’installation d’un nouvel évêque.

La fête, cette fois, s’est déplacée à Kinkala, où Mgr Louis Portella Mbuyu a été installé comme nouvel évêque. L’événement a drainé vers le siège épiscopal une foule immense dimanche dernier. La conférence des évêques congolais au grand complet est venue, elle aussi, accompagner l’installation dans la joie de celui qui, depuis le 6 janvier dernier, est devenu un des leurs. Il y avait donc là l’archevêque de Brazzaville et évêque sortant de Kinkala Mgr Anatole Milandou. Il y avait aussi tous les autres évêques : Hervé Itoua (Ouesso) ; Ernest Kombo (Owando) ; Jean Claude Makaya (Pointe-Noire) ; Père Jean Gardin (préfet apos. de la Likouala). Les trois autres évêques Congolais, Mgr Barthélémy Batantou, archevêque retraité de Brazzaville, Mgr Bernard Nsayi, ancien évêque de Nkayi et, naturellement, son successeur Mgr Daniel Mizonzo ont bravé eux aussi les quatre heures de route jusqu’à Kinkala pour installer le nouveau ministre de l’Eglise dans son fauteuil.

Le Nonce apostolique (ambassadeur du Vatican), le Sarde Mario Cassari et les deux évêques gabonais déjà présents à Nkayi il y a une semaine : Mgr Timothée Modibo et Mgr Jean Vincent Ondo étaient également là en voisins fraternisants.

Les discours ont souligné le sens de cet événement de joie et insisté, tous, sur le besoin d’un Congo réconcilié avec lui-même. Car « le peuple a besoin de cœur et de mains pour reconnaître le chemin de Jésus qui mène à la pratique de la vraie justice, du vrai pardon et du vrai amour du prochain », a dit Mgr Portella. Il est clair qu’il « faut repartir à zéro dans ce territoire comme dans plusieurs régions du Congo », a dit pour sa part le Nonce apostolique qui a souhaité que la paix qui se vérifie au Congo depuis trois ans se consolide et demeure.

Dans le style particulier qui le caractérise, Mgr Anatole Milandou a souhaité la bienvenue au nouvel évêque, l’encourageant à poursuivre l’œuvre entamée, et à axer sa pastorale vers les deux fléaux du diocèse de Kinkala : la prolifération des sectes et la perte des valeurs chez les jeunes.

A signaler que les autorités politiques étaient représentées au plus haut niveau à cette cérémonie haute en couleurs. Ainsi, Mme Antoinette Sassou-Nguesso et M. Pierre Oba, ministre de l’Intérieur, sont venus porter la caution de l’Etat à la reconstruction, pan par pan, du Congo dévasté.

Signalons pour terminer qu’avec l’installation de Mgr Portella, le Congo compte en tout neuf évêques pour sept diocèses. Une richesse numérique jamais atteinte auparavant.

Benda Bika (avec la collaboration de Jeanne B.à Brazzaville