Vendredi 16 septembre 2004 : Un jeune homme, répandant au nom de Yoka Doril et détenu au poste de police de Poto-Poto depuis 9 jours, a trouvé la mort aujourd’hui dans les geôles de ce poste de police.

Les circonstances de la mort de ce jeune garçon, âgé de 17 ans, demeurent encore floues. Toutefois, Mme Félie Osséré, la tante de la victime, dénonce le comportement violent des agents du poste de police de Poto-Poto, qui seraient à l’origine de la mort de son neveu : « Quand je me suis déportée au poste de police, j’ai demandé les causes de la mort de mon neveu au policier qui était présent. Il m’a dit qu’on lui reprochait le fait d’avoir volé les cahiers d’une Zaïroise ; ce qui n’est pas vrai. D’ailleurs, quand on l’a amené au PSP, il a demandé à ce qu’on l’accompagne pour qu’il aille montrer ceux qui lui ont remis des cahiers. Mais les policiers n’ont pas voulu. Pendant tous les 9 jours qu’il était en prison, il a été sévèrement torturé et c’est à cause de ces tortures qu’il est mort… »

Un homme donne la mort à son épouse à Kisoundi :

Toujours dans ce chapitre, à Kisoundi c’est Mme Florence Mbanza, âgée de 26 ans, qui a été froidement assassinée par son époux à l’aide d’une arme blanche. Monsieur René Mampouya alias Ya le Blanc, aurait soupçonné sa femme d’entretenir des rapports intimes avec un de ses clients. La victime vendait la boisson locale fabriquée du maïs. Selon le commissaire de police de Kisoundi, il s’agit d’un acte prémédité.

Annonce de la grève des boulangers :

Les boulangers et pâtissiers congolais menacent d’aller en grève dans les tout prochains jours, si le Gouvernement ne diligente pas le traitement des textes réglementant le fonctionnement des boulangeries et pâtisseries. L’annonce a été faite aujourd’hui par le président du syndicat patronal des boulangers et pâtissiers du Congo, Emmanuel Zola, au cours d’un point de presse. Ce point de presse a porté essentiellement sur la lenteur du Gouvernement dans la publication des textes réglementant le fonctionnement des boulangeries et pâtisseries, c’est-à-dire des textes relatifs aux heures de travail, au poids, au prix et au transport du pain. « Depuis 1998, nous avons proposé au ministère du Commerce un mémorandum concernant les problèmes de notre corporation. Nous n’avons pas encore eu de réponse. Aujourd’hui, nous parlons du prix du pain avec le ministère du Commerce et d’implantation d’une boulangerie ou d’une pâtisserie avec le ministère de l’Industrie ; mais ils nous demandent toujours d’attendre. Ce qui est paradoxale c’est qu’on nous autorise à fabriquer le pain de 110 grammes et à le vendre à 75 francs CFA, mais quand nous demandons qu’on nous rédige des textes le Gouvernement nous demande d’attendre. C’est cette lenteur qui va nous pousser à aller en grève », a déclaré M. Zola.