D’après Luis Moreno Ocampo, procureur de la Cour pénale internationale (CPI), son équipe avait des informations sur « un nombre important de massacres à grande échelle » et des cas de viol au Darfour.

Ces informations figurent dans un rapport adressé au Conseil de sécurité de l’Onu qui font état de « d’accusations de meurtres de civils » et d’importants massacres, « avec chaque fois des centaines de victimes ».

Par ailleurs, le bureau de M. Ocampo enquête sur des accusations portées sur certains groupes qui auraient agit « avec une intention génocidaire ». Il a aussi indiqué que l’identification des responsables de ces crimes est un défi pour son équipe. Cependant, il se refuse de tirer des conclusions avant la fin de son enquête.

D’après certains témoignages, ceux qui appartiennent aux ethnies Four, Massalit et Zaghawa sont « visés délibérément ». D’autres témoignages font état des propos tendant à renforcer le sentiment que les attaques seraient ciblées. Le même rapport informe sur de milliers de morts à cause du manque d’abri et des moyens de survie, suite à la destruction de leurs maisons et biens. Mais également sur « des centaines d’accusations de viol ».

D’après Ocampo, cela indique « une tendance généralisée au déplacement des civils ».

Pour rappel, ce conflit du Darfour a déjà fait entre 180 000 et 300 000 morts et 2,4 millions de déplacés depuis février 2003. C’est depuis mars 2005 que le Conseil de sécurité de l’Onu a saisi le CPI de ce dossier du Darfour.

Blanchard Alice