Il se tient à Pointe-Noire du 19 au 22 Avril 2005 à Pointe-Noire, un atelier sur l’écosystème des zones humides côtières des pays du Golfe de Guinée, organisé conjointement par le Gouvernement congolais et Wetlands International, une organisation de conservation des ressources naturelles dans le monde. Avec la participation des experts de la Convention Ramsar (Traité intergouvernemental relatif à la protection de l’environnement).

Treize pays de la côte ouest de l’Afrique partant du Libéria jusqu’à l’Angola prennent part à cette rencontre. Ils vont dresser la typologie des problèmes liés à l’écosystème riverain de l’atlantique et dessiner une politique commune d’aménagement et de gestion de cette zone.

La réunion de Pointe-Noire intervient au moment où le Secrétariat Général de Ramsar vient de terminer avec succès les consultations africaines dans le cadre des préparatifs de la prochaine conférence des Etats parties qui va se dérouler en novembre prochain, pour la première fois en 35 ans d’existence de la Convention, en Afrique à Kampala en Ouganda.

Elle (la réunion de Pointe-Noire) devrait permettre aux pays du Golfe de Guinée, d’arriver en Ouganda avec une stratégie fiable, de façon à pouvoir tenir les objectifs fixés en ce qui concerne la gestion durable des zones humides d’Afrique.

Selon la classification usuelle des zones humides, on rencontre dans les pays concernés des zones humides immergées en eaux courantes, en eaux stagnantes, des zones immergées après submersion et enfin des zones humides engorgées par remontée de nappes aquifères.

Toutes ces zones sont riches en ressources halieutiques et en oiseaux migrateurs et sédentaires. Malheureusement ce sont des milieux très fragiles, menacés de disparition à terme par l’action de l’homme. C’est-à-dire par les lotissements anarchiques, les empiètements agricoles, le braconnage, les coupes abusives de mangroves, les pollutions, etc.

Au sortir de cet atelier de Pointe-Noire, les participants vont aussi certainement adopter des recommandations qui intègrent la gestion d’autres zones à inscrire sur la liste Ramsar. Et aussi tracer une ligne de suivi des oiseaux d’eau migrateurs
Le Congo, point focal du processus de Ramsar en Afrique centrale « accepte d’abriter le siège de la coordination sous-régional et se tient prêt à en faciliter la démarche » a dit la Ministre congolais de l’économie forestière et de l’environnement M. Henri Djombo qui a présidé l’ouverture de cet atelier.

Pour mémoire, on retiendra que le Congo a déjà largement bénéficié de la convention Ramsar Notamment à travers l’organisation à Epena en 1998 d’un atelier sur le dénombrement des oiseaux d’eau et le projet d’aménagement du lac Teélé.

Jean Malonga