L’élection présidentielle tchadienne s’est tenue, comme prévu par Idriss Deby, mercredi. Le pouvoir s’est félicité de la participation massive de la population. Alors que du côté de l’opposition on a déclaré le manque d’intérêt populaire pour cette élection.

Elle a eu lieu, la fameuse élection présidentielle à la Idriss Deby Itno. Ils étaient quatre candidats, mais aucun de l’opposition. C’est une sorte de simulacre d’élection pour faire bonne figure et jouer à la démocratie. En fait, il fallait une élection présidentielle à tout prix !

Le président Idriss Deby a lui-même déclaré : « « l’essentiel, c’est que nous avons tenu notre pari en tenant ces élections aujourd’hui 3 mai comme prévu par la constitution ». « Il n’y a pas eu de boycott, il n’y aura aucune force de mercenaires pour venir perturber l’élection » ».

On a certes pas noté d’incident majeur, comme l’a aussi souligné Ahmat Mahamat Bachir, le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) « le scrutin s’est déroulé sans aucun incident ». Le Secrétaire général du mouvement patriotique du salut (MPS) parti au pouvoir a confirmé ce fait : « Je me félicite de la sortie des électeurs dans le calme et la discipline et en nombre plus important que lors du dernier référendum ». Mahamat Hissène a ajouté : « la participation constitue un démenti aux commentateurs qui estimaient que cette élection était inopportune ». Cependant, on peut remarquer que les tchadiens ne se sont pas bousculés devant les portes des bureaux de vote. Selon l’AFP, à l’heure de la fermeture des bureaux de vote à N’Djamena, la participation des électeurs oscillait entre 20 et 50%. C’est d’ailleurs ce qu’à tenté d’exprimer Mahamat Saleh Ibni Oumar quand il a déclaré : « A N’Djamena il n’y a pas eu d’engouement pour le vote, il n’y avait aucune file devant les bureaux ». « C’était une élection illégitime » . « Avec ce vote, Deby cherchait peut-être la légalité, mais il a perdu la légitimité depuis longtemps ».

Les premiers résultats de cette élection sont attendus le 14 mai. Mais d’ici là tout le monde sait que tout est déjà joué, c’est Idriss Deby qui va être réélu pour cinq et ce sera son 3e mandat présidentiel obtenu de la même manière, avec quelques variantes qui disent la même chose. Il va désormais entrer dans le cercle des présidents africains à vie.

Blanchard Alice