Libreville, Gabon, 01/09 - Les chefs d’Etat des pays membres du Bassin du Congo se réuniront en novembre à Brazzaville pour adopter un plan de convergence pour la conservation des forêts du Bassin du Congo.

Cette initiative intervient dans le cadre d’un partenariat mis en place par la communauté internationale.

Le plan de convergence a été élaboré par les ministres en charge des forêts des six pays du Bassin du Congo : Gabon, Congo, République démocratique du Congo (RDC), Cameroun, Centrafrique, Guinée-équatoriale.

Considéré comme le deuxième poumon forestier du monde après l’Amazonie, le Bassin du Congo fait l’objet d’une attention particulière de la communauté internationale et des Organisations non-gouvernementales (ONG) locales.

Dans le domaine des écosystèmes forestiers, l’ONG Croissance Saine Environnement (CSE) a sollicité récemment la Banque mondiale pour un projet de conférence-débat sur le processus de gouvernance de ces écosystèmes.

Pour le président de CSE, Nicaise Moulombi : "la gouvernance est un thème de portée mondiale dans les pays en développement. Une bonne gouvernance suppose l’existence d’une approche commune et la présence d’une représentation citoyenne de prise de décision ayant un impact sur les générations actuelles et futures (...)".

A ce jour, les bailleurs de fonds n`ont pas encore pris d’engagement sur les modalités de financement d`un plan international pour une gestion durable des forêts d’Afrique centrale avec les pays du Bassin du Congo.

Cette réunion devait examiner les modalités de financement, dans le cadre d’un partenariat international, d`un plan de convergence régional pour la gestion durable de ces forêts africaines du Bassin du Congo.

Quelques bailleurs de fonds craignent que les mécanismes traditionnels de financement des projets pour la gestion durable des forêts d’Afrique centrale, qui impliquent des Organisations non-gouvernementales internationales, soient remis en cause par le partenariat.

D’autres conditionnent leurs concours financiers à la signature du plan de convergence par les Chefs d’Etat d’Afrique centrale.

Le lancement du partenariat avait eu lieu en Afrique du Sud en septembre 2002. Il devait déterminer les mécanismes de financement du plan de convergence élaboré par la Conférence des ministres en charge des forêts d’Afrique centrale (COMIFAC).

La première réunion avait eu lieu en janvier 2003 à Paris. Les bailleurs de fonds - Etats-Unis, Canada, France, Union Européenne, Allemagne et Royaume Uni - avaient annoncé en cette occasion des contributions financières de 300 millions USD en faveur du Bassin du Congo, le deuxième massif forestier du monde après l’Amazonie.

Seuls les Etats-Unis ont mobilisé 20 des 53 millions USD promis au moment du lancement du partenariat et confirmés au cours de la réunion de Paris.

Le président en exercice de la COMIFAC, le ministre congolais de l’Economie forestière, Henri Djombo, avait souhaité que soient exploitées toutes les possibilités pour le bouclage rapide du plan de convergence.

Il a précisé que la COMIFAC avait demandé aux pays du G8 de convertir la dette des pays du Bassin du Congo en projets de conservation de la nature. La COFIMAC a demandé à la Banque africaine de développement (BAD) et à la Banque mondiale, d’accorder des crédits à long terme.

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