LUSAKA (AFP) - Le chef de l’Etat zambien, Levy Mwanawasa, arrive largement en tête du scrutin présidentiel, selon des résultats partiels portant sur 90% des districts du pays, a annoncé lundi la Commission électorale de Zambie (ECZ).

Selon les chiffres de la Commission, portant sur 135 des 150 districts, le président sortant obtient 43% des suffrages (1.065.732 voix), contre 27% (686.654 voix) à Michael Sata leader du Front patriotique (PF) et 26% (668.396 voix) à l’homme d’affaires Hakainde Hichilema.

« Il y a eu des retards dans le décompte car les routes sont impraticables dans l’ouest de la Zambie », a expliqué Irene Mambilima, présidente de l’ECZ, au cours d’un point de presse. Quelque 3,9 millions de Zambiens étaient appelés aux urnes. A ce stade, 2,52 millions de bulletins de vote ont été décomptés.

Dimanche, des centaines de partisans du PF ont violemment protesté dans plusieurs townships de Lusaka, incendiant des voitures, des commerces et un poste de police, à l’annonce de résultats partiels donnant leur candidat perdant. Aucun incident violent n’avait été signalé lundi en milieu de journée.

Un autre point de presse de la Commission électorale était prévu à 18H00 (16H00 GMT).

L’opposant zambien Michael Sata a lancé lundi un appel au calme après les protestations violentes de ses partisans à l’annonce de résultats partiels du scrutin présidentiel plaçant le chef de l’Etat sortant, Levy Mwanawasa, largement en tête. « Restons calme, le processus se poursuit », a déclaré le leader du Front patriotique (PF) au cours d’un point de presse. « Ils (les partisans de l’opposition, NDLR) ne devraient pas utiliser des pierres, ils ne devraient pas utiliser des pangas (machettes), ils devraient protester de façon révolutionnaire », a-t-il ajouté.

Dimanche, des centaines de partisans du PF ont violemment protesté dans plusieurs townships de Lusaka. Ils ont incendié des voitures, des commerces et un poste de police. Le calme a été rétabli après l’envoi de soldats en renfort dans le quartier populaire de Mandevu.

M. Sata a vivement critiqué la décision d’envoyer des soldats en renfort, estimant qu’il s’agissait d’une tentative « d’intimider les gens ».