Nous sommes convaincus, que le manque de politique de développement du sport dans notre pays, est à l’origine de la mort en général et de la disparition nationale de certaines disciplines olympiques, comme le cyclisme, le volley-ball, le basket-ball, la natation pour ne citer que celles-là.

Si le Congo notre pays avait à sa tête, des gouvernants soucieux du développement du sport, ils auraient pu élaborer d’abord un programme de construction d’infrastructures sportives dans tout le pays, et en particulier en milieu scolaire afin de susciter dans la jeunesse des vocations pour cette saine distraction qu’est la pratique sportive. Comme ce fut le cas jadis dans les années 60-70 à l’image du lycée Chaminade, du lycée technique 1er mai, du centre sportif de Makélékélé à Brazzaville ou du lycée Victor Augagneur à Pointe-noire et j’en passe.

Force est de constater actuellement dans le département du Kouilou (Pointe-Noire), certaines disciplines sportives ont presque disparu. Le volley-ball ne possède qu’un stade de fortune dans l’enceinte de l’école primaire 31 Décembre 1969 à côté d’un dépot d’immondices. Voilà pourtant une discipline sportive peu exigeante, elle peut se pratiquer en plein air pour peu que l’on soit à l’abri du vent et elle ne demande pas de surfaces importantes.

La situation du basket-ball féminin n’est pas plus enviable. A Pointe-Noire depuis la retraite sportive des sœurs Moukengue (Rachel, Zita, Clémence et Christiane), la ville ne compte plus aucune équipe féminine. Ce sport est devenu occupation de maintient pour les anciennes basketteuse de Pointe-Noire à l’image de cette équipe de loisirs de Total. Ce sport n’est plus pratiqué en milieu scolaire par manque d’installations sportives de proximité.

Nous en profitons pour lancer un S.O.S auprès de son excellence Raymond Ibata en ses qualités d’ancien volleyeur et président du comité national olympique et sportif congolais (CNOSC), pour qu’il vienne à la rescousse des jeunes volleyeurs et basketeurs en quête d’espaces pour la pratique de leur discipline.

46 ans après l’accession du pays à l’indépendance, nous avons jamais vu jouer d’équipes de volley-ball ou de basket-ball venant de la partie septentrionale du pays (Sangha, Likouala, et autres...), nous serions très étonnés que la pratique du sport se cantonne aux seules villes de Brazzaville, Pointe-Noire et Dolisie.

Aujourd’hui, le Ministère des Sports est aussi celui du Redéploiement de la Jeunesse. Les aspirations de cette jeunesse ont de tout temps été canalisées par le sport, mais ces appellations pompeuses et flatteuses ne sont rien sans actions et les actions au niveau du sport ne peuvent passer que par le développement des infrastructures sportives dans l’ensemble du pays.

L’appel est lancé à l’endroit des autorités politico administratives, municipales et opérateurs économiques, d’insuffler une dynamique de construction d’un Congo sportif dans le cadre de la politique de la « Nouvelle Espérance » chère à son Excellence Mr le Président de la république.

D’ici dix mois, le Congo hébergera la Coupe d’Afrique des Nations Junior de football. Pointe-Noire a vu deux de ses stades retenus pour abriter des compétitions, le stade Franco Anselmi et le stade Municipal, les ponténégrins s’étonnent de n’y voir aucun chantier en cours. Il est vrai qu’ici on s’y prend toujours à la dernière minute. Attention toutefois à ne pas dépasser les bornes, tout désistement y compris pour raison technique feraient encourir à la FECOFOOT et par voie de conséquence à l’Etat de graves sanctions financières et disciplinaires.