Suite à la lettre ouverte adressée à Modeste Boukadia par Me Maurice Massengo-Tiassé, Jean-Claude Mayima-Mbemba a répondu dans Mediapart*. Ci-après la réponse de Massengo-Tiassé à la réponse de Mayima-Mbemba.

D’entrée, je dis, je signe et persiste que la fameuse Conférence Internationale de Modeste Boukadia, c’est du bluff. Elle n’aura jamais lieu.

Ce que je cherche ? Rétablir la vérité.

Répondant à la place de Modeste Boukadia, Jean-Claude Mayima-Mbemba a insidieusement affirmé que je suis l’allié objectif de M. SASSOU et son clan pour avoir demandé à Modeste Boukadia de nous rassurer sur l’état d’avancement du projet de la conférence internationale. Facile cette argumentation qui consiste à salir l’adversaire en l’associant à Sassou. A ce jeu-là il faut se demander pourquoi Modeste Boukadia traîne les pas depuis l’annonce fracassante de sa conférence Internationale. Il se pourrait que Sassou, en le libérant, a également restitué le fameux coq que Boukadia lui réclamait. Dans ce cas qui de Boukadiade ou de moi roulerait pour le tyran congolais ?

Dans son article dans Médiapart, Jean Claude Mayima-Mbemba n’a rien justifié ni démontré de la véracité et de la faisabilité de ce projet de Conférence Internationale. Il a plutôt cherché à me salir, comme il en a l’habitude et la réputation à Paris gare de l’Est où il consacre d’ailleurs la plupart de son temps aux ragots.

Au lieu d’expliquer pourquoi Boukadia n’est pas en mesure de présenter un dossier sur la véracité de son projet, il se livre aux propos mensongers qui méritent qu’il soit entendu devant un tribunal pour diffamation et atteinte à mon honneur et dignité.

Avant de contrer ce tissu de mensonge je tiens à relever trois choses.

1 Le rapport de la guerre du 5 juin 1997 a été déposé et présenté en mars 1998 à la Commission des Droits de l’Homme des Nations et non au Conseil des droits de l’homme par deux ministres. Il s’agit de Pierre Nzé en charge de la justice et Rodolphe Adada des affaires étrangères qui ont été accompagnés par Me Jean Petro, bâtonnier National. A aucun moment je ne pouvais ni rédiger ni falsifier ni présenter un rapport d’état issu des recommandations du Forum National pour la Réconciliation, l’Unité, la Démocratie et la Reconstruction du Congo, tenu à Brazzaville du 5 au 14 janvier 1998.

Cependant je suis heureux de préciser que je suis l’un des rédacteurs du livre blanc, un document pour l’histoire sur les guerres civiles du Congo Brazzaville (Novembre 1993-Janvier 1994, 5 juin -15 octobre 1997). Ce document publié en novembre 1998 ne tient pas compte des autres guerres de décembre 1998 et celle du 6 avril 2016. Toi qui cherches à comprendre mon silence actuel, c’est justement pour m’atteler à faire un document sur les deux guerres du Pool que je me fais discret.
Tu n’as pas le droit de dire des choses que tu vois à travers le prisme de Strasbourg ou de Paris gare de l’Est. En novembre 1999 au Parlement de transition, j’ai courageusement dénoncé le gouvernement qui a favorisé la guerre du 18 décembre 1998 et la mauvaise gestion.
Le bossu ne voit pas sa bosse, pourquoi en tant que rapporteur vous n’avez pas rendu public à la Nation les conclusions de votre commission sur les assassinats au Congo. Pourquoi tu en as falsifié les faits si ce n’est pour te rapprocher de Sassou qui était reconnu responsable de la plupart des crimes politiques commis au Congo de 1965 à 1990.

2 Me Malet et le CIRAC ont été invités le 31 octobre 1997 par les nouvelles autorités issues de la guerre du 5 juin 1997, par l’intermédiaire de Rodolphe Adada qui a signé l’ordre de mission pour faire un constat et recueillir des témoignages des victimes. C’est dans ce sens que des associations et des familles de victimes ont demandé au CIRAC de porter plainte au TGI de Paris. Ainsi le Procureur de la République avait ouvert l’information du chef de tortures, actes, peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, actes qui entrent dans le cadre de la Convention de New York. Le CIRAC a comparu devant M Roger LE LOIRE, juge d’instruction au tribunal de grande instance de Paris. Contrairement aux garanties données par le Ministère de la justice qui devait soutenir les familles et personnes concernées dans cette procédure, le CIRAC n’a jamais reçu l’assistance financière promise. Il faut noter que cette procédure n’est pas allée jusqu’à son terme parce que certaines personnalités mises en cause se retrouveront dans le gouvernement d’union nationale issue du Forum pour la Réconciliation, l’Unité, la Démocratie et la Reconstruction du Congo. Je reconnais que Me Pierre Malet n’a reçu aucun franc des honoraires demandés. C’est le cas de tous les autres avocats y compris moi-même. D’ailleurs à ce sujet Monsieur Roger Mompelet Directeur de Cabinet du Ministre d’Etat, Garde des Sceaux, Ministre de la Justice de l’époque Monsieur Nzé, n’a pas reçu une somme de 45 milions de Francs Cfa dont le Ministre des Finances Mathias Dzon n’avait de toute manière jamais autorisé le décaissement. Me Jean Michel Scharr Secrétaire Général du CIRAC l’a toujours réclamé à ce jour, malgré les assurances données par Pierre Nzé et Rodolphe Adada. En revanche les avocats comme Me Jacques Vergès, Me Francis Szpiner, et Me Patrick Maisonneuve, invités uniquement au Congo pour la présentation du livre blanc, ont reçu d’importantes sommes d’argent. J’avais même protesté en ce moment-là. Est-ce cette confusion que vous faites, en voulant me faire passer pour un escroc qui aurait fait la rétention des honoraires d’un Confrère Avocat ? Ainsi, dis-tu, j’aurai omis de remettre une part du butin à un confrère, Me Malet, sans que celui ne me poursuive en justice ? C’est mal connaître le principe selon lequel le crime s’accompagne d’un châtiment Encore un grossier mensonge de votre part.
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3. Au sujet de la Représentation de Mokoko et de Ntumi en France.
Je n’ai jamais prétendu être le représentant du Général Mokoko en France. C’est Marc Mapingou,qui assure ce rôle et il le fait bien. J’étais Conseiller du Candidat Général Mokoko pendant les présidentielles. Je reste très attaché à ce dernier qui me transmet régulièrement ses nouvelles. Comme André Okombi Salissa, le général mérite la considération de tout le peuple pour avoir refusé de cautionner la tricherie et le holdup électoral.

Quant à l’autre invention de votre part à propos de la situation du Pool, je ne suis ni membre du CNR ni membre de la communauté Chrétienne du Pasteur. Cependant pendant le conflit, en ma qualité de résistant à la dictature et pour avoir été le dernier à l’avoir vu à Soumouna avant les bombardements, j’ai reçu les consignes du Révérend me conviant de faire le relai de toutes les informations des forces d’autodéfense. Il m’avait chargé de prendre ces contacts avec l’extérieur en vue d’une solution à la crise dans le Pool et, pour cela, nous avons discuté et exploré la voix d’une Conférence internationale. C’est ainsi que j’ai constitué une délégation composée de Me Jean-Martin Mbemba chef de la délégation, Paul Ounabakidi (représentant du Révérend), Me Amédée Nganga et Nicodème Nganga pour rencontrer à Lomé en janvier 2018, le Président Faure en tant que facilitateur (pour ne pas dire médiateur), car au final ce dossier devait être validé par l’Union Africaine.

En quoi j’aurais usurpé la place de Gaston Nitou Samba, que je ne connais pas et que je n’ai jamais rencontré ? Cependant j’avais appris qu’il serait membre du CNR et Conseiller de Ntumi et que malheureusement ils ne se sont plus jamais vus et parlés depuis fin 2014.

C’est en falsifiant la signature du Pasteur Ntumi qu’il se présentait partout comme son représentant alors que celui-ci n’était plus considéré par l’ensemble de la résistance comme Président du CNR, mais plutôt Chef de tous les résistants.
Je ne me suis pas permis de dénoncer en son temps Nitou Samba, parce que ce n’était pas ma préoccupation. D’autres l’ont fait à ma place, notamment ceux de leur parti, le CNR. Lorsque Monsieur Gaston Nitou Samba parlait au nom du Révérend ce dernier était surpris et m’avait demandé de me rapprocher de lui, d’harmoniser les interventions et de chercher à créer une coordination avec toutes les sensibilités de la résistance, membres ou pas du CNR. Pour le Révérend Pasteur Ntumi, il ne fallait pas réduire la résistance qu’il menait aux seuls membres du CNR.

Encore un montage grossier dénué de tout fondement. Peut-on créer une structure de ce genre sans en faire une publicité. Je crois que Mayima, comme signifie ton nom, tu continues d’errer à la recherche d’un asile psychiatrique. Je n’ai jamais créé à Paris le 22 février 2018 un mouvement dit Force pour l’Alternance au Congo (FAC) en remplacement du CNR du pasteur Ntumi. C’est la première fois que je l’apprends et je suis énormément surpris. Voilà ce que je sais de cette manipulation. J’ai été convié à une rencontre à Tolbiac dans le 13è arrondissement de Paris par un proche Conseiller du Pasteur Ntumi venu des USA, ce dernier, sur instruction du Révérend Pasteur Ntumi, a voulu que je me joigne à eux pour le suivi et l’amélioration des accords signés en décembre 2017 à Kinkala. A l’issu de cette rencontre que je n’ai pas présidée et qui aurait pu être sanctionnée par un procès-verbal que je n’ai jamais vu et donc pas signé, nous aurions pu continuer à nous revoir, parce que Roch Matingou, ancien représentant de Kolélas-père, fut désigné pour représenter les membres du CNR

En effet, que vous le voulez ou pas c‘est le Forum Radiotélévision qui a déclenché la résistance dès 2009 contre les violations des droits de l’homme.
Nous avons amplifié ce travail en dénonçant la gouvernance dynastique et le changement de la Constitution. La Radiotélévision des droits de l’homme fut plusieurs fois sanctionnée.

Paulin Makaya, Clément Mierrassa, Guy Kinfounsia, Mathias Ndzon, Joseph Yanguissa, Bonaventure Mbaya, feu Me Hervé Ambroise Malonga et bien d’autres s’exprimaient chaque fois et librement sur nos antennes. C’est ce qui vous rend fous de n’avoir pas été à l’origine de ce genre d’outil très visible de communication.

Le Forum a donné la parole à plusieurs opposants dont Modeste Boukadia qu’il a aidé à faire connaître du public Congolais. Sans discrimination, nous avons donné la parole aux « sans voix » pour revendiquer leurs droits et faire bouger les lignes.
C’était donc normal que je continue d’assurer le relai de notre résistance extérieure en amplifiant les messages du Révérend et de ses forces d’autodéfense en tant que superviseur de la résistance extérieure, ce qui suppose une coordination à l’intérieur par les plateformes associatives que vous ne maîtrisez pas.

Voilà la réalité qui vous échappe. Lorsqu’on ne sait pas, on se renseigne ; mais on n’invente ou n’improvise pas comme ton commanditaire Modeste Boukadia qui est habitué habilement à le faire.

Récemment il a menti pour t’avoir communiqué deux lettres alors qu’il en a reçu une le matin vers 8h et une adressée à sa femme vers 13h lui demandant que son mari me donne impérativement une suite avant 18 h. Au cas contraire cette lettre serait ouverte. Et oui c’est ce qui s’est fait. Pas de manipulation là aussi.

Je vous mets en garde contre votre manière de manipuler et d’infantiliser les Congolais en insinuant que je ne me suis jamais occupé de la situation du Pool. C’est là aussi une manière de pratiquer la désinformation. Si la tragédie du Pool ne date pas d’aujourd’hui, j’ai toujours fait entendre ma voix de l’intérieur en dénonçant publiquement à la radio et la télévision. Lire La Semaine du jeudi 2 décembre 1999 où je suis à la une.

Ai-je eu tort, en faisant remarquer que le projet prétendument soutenu par les Nations Unies n ’est enregistré nulle part au secrétariat général des Nations Unies tout comme dans les organes du système de l’Onu ? Au contraire si Boukadia a des oreilles, c’est le moment où jamais de pendre la route de Genève pour réparer cette erreur afin de ne pas être pris de court par le temps.

Mon cher Mayima-Mbemba

Dans ton âme et conscience tu sais ce que je suis réellement. Tu connais mon engagement quarantenaire sur la primauté du Droit et précisément ce que j’entreprends à l’heure qu’il est pour le noble combat des Droits de l’homme.

Oui c’est Sassou (et son système que nous souhaitons tous abattre) que je critique et non Boukadia. On a tous constaté que ce dernier est incapable de hausser la voix pour obtenir la libération de ses partisans qui ont épuisé leur peine de 2 à 5 ans après un emprisonnement arbitraire. Le dire est-t-il un crime ?

Sans chercher à me jeter des fleurs, je crois que je suis le plus déterminé dans la dénonciation de Sassou et son système.

A titre de rappel, je te signale que Modeste Boukadia a bénéficié jadis de la Tribune du Forum pour faire passer ses messages et se faire ainsi connaître. Il n’est pas le seul dans ce cas. C’est dire combien il n’est pas pour moi un adversaire. J’ai toujours œuvré pour le développement des libertés et des droits fondamentaux chaque fois que ces libertés, depuis Pascal Lissouba, ont été menacées. Pourquoi soutiendrais-je aujourd’hui ceux à cause desquels j’ai failli perdre la vie jadis et si, de surcroit, il s’agit de dictateurs ou de leaders politiques imbus d’eux-mêmes ou évoluant dans une nébuleuse.

N’insinuez rien et ne vous moquez pas. Ils ne sont pas nombreux les Congolais qui ont vécu sous les menaces permanentes d’un pouvoir dictatorial. A titre de rappel, sur ordre de Sassou, j’ai été victime de deux empoisonnements et j’ai fait l’objet de quatre tentatives d’enlèvement et d’assassinat. Curieux comme traitement réservé comme tu dis à un « allié objectif ».

Tu ne peux pas dire que je joue le jeu de Sassou alors que je suis celui qui a déposé le premier rapport sur la situation des droits de l’homme à l’Onu, dans toutes les chancelleries et au Congrès américain. Dans ce rapport figurent en bonne place la situation de Modeste Boukadia et ses partisans emprisonnés. Ce rapport a fait bouger les lignes dès sa publication en septembre 2016. Je suis persuadé qu’il a contribué à faire connaître la situation de Modeste prisonnier. Et je ne comprends pas aujourd’hui pourquoi il m’évite et n’est pas en mesure de reconnaitre les actions urgentes menées en sa faveur.

De quel rapport parles-tu quand tu dis que j’en ai falsifié un ? Et si oui, dans quel intérêt alors que le but poursuivi par moi est de défendre à tout prix les droits de l’homme ! Faire cela n’est-ce pas scier la branche sur laquelle je suis assis ?
Je n’ai jamais ni rédigé ni présenté un rapport sur les droits de l’homme au Conseil des droits de l’homme qui n’existait pas encore en 1997. En revanche c’est à la Commission des droits de l’homme que le gouvernement du Congo avait présenté en mars 1998 son rapport sur la situation des droits de l’homme suite à la guerre du 5 juin 1997

Pourquoi me prêter tant de cynisme comme si tu étais, toi, un saint. En tout cas ce n’est pas ce que pensent de toi les membres du Mouvement Patriotique Congolais de Me Moudileno Massengo auprès de qui tu as joué le rôle de Judas en quittant brutalement le parti et en te mettant au service de Sassou pour n’avoir pas rendu publiques les conclusions de la commission ad hoc sur les assassinats. Ensuite tu as rejoint Bernard Kolelas qui venait de faire alliance avec Sassou après l’échec des accords PCT et UPADS.

En m’accusant de vouloir salir Modeste Boukadia, tu n’ignores pas, mon cher Jean- Claude, que j’ai tenté de me rapprocher de Boukadia dès son arrivée à Paris en août 2017 pour exprimer ma solidarité. Tu es celui qui m’a donné le téléphone de son épouse. A défaut de parler avec Boukadia qui était en repos médical, trois jours après son arrivée en France, je n’ai pas manqué de faire des suggestions à sa femme, la seule interlocutrice qui devait transmettre mes appels à son époux convalescent. Curieusement, dans la foulée, le convalescent accordera sa première interview deux jours après.

J’étais donc rassuré sur son état de santé. J’ai tenté maintes fois de le joindre. En vain. Jusqu’au moment où Madame Evelyne Salesse m’invitera à la réunion du 10 décembre 2017 à Paris où je rencontre et m’entretiens pour la première fois avec Modeste Boukadia. A cette occasion, je lui ferai de nombreuses propositions. Je lui ai présenté Me Amédée Nganga. Tu connais la suite. Ce fut échec et mat.

Chaque fois que je venais aux nouvelles sur la Conférence par le truchement de Me Amédée Nganga, ce dernier n’en savait pas plus que moi, en dehors des shows médiatiques dans lesquels se complaisait M. Boukadia

Pour ce qui est de la palabre stérile au sujet de ma lettre ouverte à Modeste, je suis très surpris que tu ne dises pas que j’avais prévenu l’intéressé. Il était en ligne alors que j’attendais sa réponse sur ma préoccupation genevoise relative à l’avant dernière séance de la 38e session du Conseil des Droits de l’Homme. C’était pour moi une occasion de mieux sensibiliser certaines personnes sur les éléments en sa possession afin de faire la jonction. Connaissant l’influence de l’épouse de Modeste Boukadia j’ai donc adressé le projet de lettre ouverte à cette dernière trois heures après le mot reçu par son conjoint Modeste Boukadia. J’ai pris la précaution de prévenir que j’attendais la réponse de son mari avant 18h, faute de quoi ma lettre allait être publique. Car ce qui rendait urgente ma démarche, c’est que la dernière séance du CDH du lendemain était consacrée aux résolutions sur la RDC.

Pour obtenir des bons résultats, il faut des dossiers et un travail de lobbying. C’est pourquoi j’insiste. Préparons les dossiers pour la prochaine session de septembre 2018. Toute polémique est stérile, et ne couvre qu’une manœuvre fallacieuse alors que nous devrions conjuguer nos efforts pour faire entendre la voix de tous les Congolais quels qu’ils soient.

Voilà la réalité que vous voulez occulter.

Allons tous à Genève soutenir l’idée d’une véritable Conférence internationale au lieu de tenir chaque fois des meetings en salle.

Lorsqu’on est dans le vrai on ne s’embrouille pas et on ne fait pas de la désinformation.

Encore une fois détrompez-vous je ne suis contre personne, pas même ceux qui déversent des mensonges sur mon compte alors que, tout compte fait, ce ne sont pas des enfants de chœur comme en témoigne le rapport jamais publié sur la commission « assassinat » qu’attendait le peuple suite à la Conférence Nationale Souveraine.

Modeste Boukadia sait quels sont les services que le Forum lui a rendu pour la promotion de son parti et de ses idées au Congo, pourquoi me cacherai-je pour lui faire des remontrances publiques pendant qu’il n’écoute plus personne alors que le combat contre Sassou se durcit davantage avec l’étau du FMI.
La seule pression sous laquelle je ploie est celle du peuple.

Allons ne déplacez pas le sujet. Je n’ai jamais roulé pour Sassou, mais pour les droits de l’homme qui constituent un bien être de toutes personnes sans discrimination de tribu ni de région, d’appartenance sociale ou politique.

Tu n’ignores certainement pas, alors qu’il se trouvait à Rome trois jours après notre rencontre de Paris le 10 décembre 2017, Boukadia avait promis une rencontre à deux et même à trois avec toi, pour cette idée de Conférence, suite à mes réserves exprimées lors de la présentation du projet.
Ensuite durant le 1er trimestre de 2018, j’ai insisté pour qu’on se rencontre. Plusieurs fois il n’a pas donné signe de vie, alors qu’il continuait tout de même à me faire parvenir ses publications ou ses différents shows en vidéo. Cela m’a poussé à l’interpeller.

Et alors, où est le crime de lèse-majesté contre un intouchable fils du Pool qui semble ne pas se soucier du sort de ses partisans emprisonnés et même d’autres prisonniers censés participer à cette conférence internationale ?

En tant que défenseur des Droits de l’homme cela me révolte. Je ne me tairai plus. J’accuserai. Vous êtes de ceux qui, par haine ou infortune, ne cessent de dire des contrevérités sur moi. Vous avez assez calomnié sans la moindre preuve. Votre monopole du mensonge doit cesser avec la vérité et la démonstration que je vous sers, comme je l’ai fait sans crainte au Congo. Continuez vos dossiers mensongers, je ne m’arrêterai pas.

Me Maurice Massengo-Tiassé Docteur d’Etat en Droit, spécialiste en Droit International des Droits de L’Homme.

* https://blogs.mediapart.fr/jecmaus/blog/100718/que-cherche-me-massengo-tiasse-en-sattaquant-modeste-boukadia.