CONFERENCE A L’OCCASION DU 10ème ANNIVERSAIRE
DU FRONT UNI DES REPUBLICAINS CONGOLAIS ( Le FURC )
fêté le samedi 24 avril 2004 à Pont de L’Arche dans L’Eure en FRANCE.

COMMUNICATION de Raymond Timothée MACKITHA Président du Parti

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,
Chers compagnons, Membres et Sympathisants du Front Uni des
Républicains Congolais et vos familles,
Distingués invités,
Chers compatriotes et amis.

Nous sommes heureux aujourd’hui, samedi 24 avril 2004, de vous accueillir à Pont de
L’Arche pour fêter le 10ème anniversaire de notre parti, le Front Uni des Républicains Congolais, le FURC en abrégé, fondé le 30 avril 1994 sur le campus de l’Université de Rouen à Mont Saint -
Aignan .
Au nom des Membres et Sympathisants du FURC, je vous remercie d’avoir répondu à
notre invitation.

LE FRONT UNI DES REPUBLICAINS CONGOLAIS est né dans le tumulte des armes qui a ensanglanté Brazzaville en 1992 - 1993 et qui a servi de prélude à la tragédie du 5 juin 1997 et ses avatars de 1998 et 1999. Devant la configuration éthno - régionale des partis nés dans la foulée de la Conférence Nationale Souveraine, le FURC s’est voulu un Parti national avec l’ambition affichée de n’être le Parti d’aucune tribu et d’aucune région avec une implantation territoriale calquée sur toute l’étendue du Congo. Les écueils à l’épanouissement de ce mouvement furent d’abord les six mille kilomètres qui séparent la France du Congo et le second, plus insidieux, la mentalité propre à notre peuple et dont les manifestations observables se résument en un repli identitaire.

Les partis politiques devaient représenter des familles d’idées rassemblant les citoyens
autour de propositions pour le gouvernement de la cité. Dans notre pays les principaux chefs
de parti se sont dotés d’une milice, les Aubevillois et les Cocoyes pour le Président Pascal
Lissouba, les Cobras pour Denis Sassou Nguesso, les Ninjas pour Bernard Kolélas,
Requins de Thysthère Tchikaya et les Faucons de Jacques Joachim Yhombi Opango. Ces
milices étaient recrutées en priorité dans la jeunesse de la région d’origine de l’homme
politique concerné. A la place de la confrontation des idées, ils dressèrent les jeunes
Congolais les uns contre les autres sur les bases ethniques ; l’enjeu visé était l’acquisition ou
la conservation du pouvoir.

Les conclusions de la Conférence Nationale Souveraine tenue de février à juin 1991 furent reléguées au musée des antiquités, les vieux démons revinrent sur le devant de la scène dès novembre 1992.

Les alliances sans programme bâties sur des préjugés tribaux révélèrent leur fragilité en ayant raison de la précaire période de paix que firent espérer les débats de la Conférence
Nationale.

Tout le monde sait les circonstances qui conduisirent aux guerres civiles successives dans la deuxième moitié des années quatre- vingt-dix.

Après l’intervention des troupes angolaises et les bombardements qui mirent fin aux
affrontements entre les partisans de Pascal Lissouba et ceux de Sassou Nguesso, ce dernier,
après avoir déclaré à qui voulait l’entendre, qu’il avait été dérangé dans son sommeil et
n’avait aucune intention de prendre le pouvoir par les armes et de n’aspirer qu’ au scrutin de
juillet 1997, s’installa au pouvoir consacrant le coup d’Etat du 15 octobre 1997.

Les Patriotes et Démocrates Congolais avaient cru qu’après une telle barbarie, toutes les composantes de la société Congolaise allaient se réunir pour repenser la vie commune en
exorcisant les haines par la mise en place d’institutions républicaines adaptées. Le nouveau
pouvoir organisa son Forum dit de la réconciliation en janvier 1998 qui ne fut en réalité
qu’une célébration de la victoire des FDU excluant toutes les personnes et organisations
indésirables.

La provocation organisée par le pouvoir consista à envoyer dans le Pool , à Owando, dans la Bouenza, dans la Lékoumou et au Niari les Rwandais, Angolais et Cobras pour humilier et persécuter les anciens miliciens des rivaux partis en exil. La guerre et les massacres enclenchés le 18 décembre 1998 s’expliquent par la révolte générée chez les jeunes exaspérés de ces contrées exaspérés.

La préparation d’un dialogue national sans exclusive s’articula autour de la médiation
d’EL Hadj Omar Bongo Ondimba, Président de la République du Gabon. Avec le recul, cette
grande retrouvaille espérée ne fut qu’une mascarade qui permit au gendre de Denis Sassou
Nguesso d’endormir les jeunes Cocoyes et Ninjas combattant au sein des Forces Armées de la
Résistance. Les demandes de l’opposition, notamment la création d’un comité technique
paritaire, furent ignorées par le Médiateur et le gouvernement de Brazzaville. Le Président
Bongo se déroba plaçant les FDU dans le rôle de juge et partie. Un monologue se tint auquel
une minorité de renégats de l’ancien régime participa en comparses. Ce que la rédaction d’un
journal brazzavillois appela le « dia » national reproduisait le scénario bien connu des
Congrès du PCT.

L’accord du 29 décembre 1999 avait été applaudi mais ces dispositions n’ont jamais été appliquées. Le pouvoir ne poursuit qu’un but : désarmer ses adversaires tout en conservant sa milice au sein de d’une armée prétorienne.

Les pogroms de Bacongo, de Makélékélé, de Nkayi, de Dolisie, les bombardements
d’hélicoptère dans les régions du pays furent ponctués par l’enlèvement au beach de
Brazzaville et la disparition de plus de trois cent cinquante-trois Congolais revenant d’exil
de la République Démocratique du Congo où ils avaient fui la guerre.

Pendant ces dix ans, le FRONT UNI DES REPUBLICAINS CONGOLAIS a participé aux activités diverses de protestation contre les guerres civiles qui ont déchiré le Congo. Il a
apporté sa contribution au débat d’idées sur les moyens de sortir le Congo de ses malheurs
récurrents. Dans les colloques, les meetings en salle, notre parti a été toujours présent , animé
de son esprit d’indépendance, de son sentiment national mais aussi de son esprit critique de sa fermeté sur les valeurs et les principes.

Les Membres et Sympathisants du FURC se sont distingués par leur ouverture d’esprit et leur tolérance qui expliquent qu’ils sont invités par tous les groupes actifs au sein de
l’Opposition Congolaise de l’Hexagone. Sans à priori ils ont soutenu et encouragé toutes les
initiatives qui concourent à ramener une paix véritable dans notre pays.

La paix officielle, celle de la propagande du pouvoir est celle qui consacre l’hégémonie des FDU vainqueurs de la guerre du 5 juin 1997 sur le reste du pays. Cette paix injuste se résume à l’absence de tirs d’arme. La résignation du plus grand nombre est interprétée comme une adhésion. En réalité le Congo est un pays divisé entre une minorité au pouvoir, riche, bâtissant des villas à tour de bras, achetant des appartements et maisons individuelles en France, ne reculant devant aucune débauche de luxe notamment des parcs autos acquis avec de l’argent public.

La privatisation de l’économie, preuve de l’incapacité de nos Etats à gérer de façon
méthodique nos entreprises, se fait sans véritables appels d’offres.

Appauvris les Congolais ne peuvent prendre des parts dans le capital des entreprises
privatisées. Le pays est livré aux étrangers. Du petit commerce aux multinationales, les
activités créatrices de richesses échappent aux nationaux. Ce sont les Mauritaniens, les
Libanais, les Ouest africains et les compagnies françaises qui s’arrogent la part du lion.

L’Etat est en décomposition avancée. Un internaute qui signe Benda Bika parle du pays qui « suffoque » et stigmatise cette « impression de laisser aller généralisé ». L’incurie et
l’inexistence l’autorité de l’Etat se remarquent partout et nous allons en relever quelques
illustrations.

Nous savons tous que les forêts tropicales du bassin du Congo constituent le deuxième
massif forestier après l’Amazonie et couvrent six pays : le Cameroun, le Congo, la
République Centrafricaine, la République Démocratique du Congo, la Guineé Equatoriale et
le Gabon. Le bassin du Congo constitue un réservoir unique d’espèces animales et végétales :
85% des plantes l’ont pour unique habitat. Une grande partie de la population d’Afrique
centrale dépend de la forêt pour sa subsistance(gibier, fruits, bois...).

Au Congo le bois est la deuxième ressource d’exportation après le pétrole. En 2002 la
production du bois a été de plus de 800 000 m3. Les essences les plus exploitées sont
l’okoumé, le limba, le siroko, l’afomosia et l’acajou. Or les élus locaux du département du
Niari( Sud-ouest du Congo) ont accusé en juin 2003 deux sociétés forestières malaysiennes de
surexploiter le bois en violation des lois et règlements du Congo. Il s’agit des sociétés
TAMAN Industries et Man Fa Tai mettant le doigt sur l’exploitation forestière effrénée qui, si
l’on n’y prend garde, pourrait exposer le Congo à la désertification.

Le Code forestier congolais fait obligation à toutes les sociétés forestières de réaliser de nouveaux aménagements forestiers en même temps que l’exploitation des grumes pour
régénérer la forêt (par le reboisement).

Le Gouvernement se limite à élever des démentis. La déforestation et la dégradation des forêts sont alarmantes avec 1,1millions d’hectares de forêt disparaissant chaque année.

Un autre exemple de démission de l’Etat dans ses fonctions régaliennes porte sur la
pollution. Dans un reportage le journaliste Shungu de RFI tout comme Esther Pabou Mbaki
du journal « Le Congolais » décrivent la pollution de la mer territoriale à Pointe-Noire. Dans
son enquête intitulée « Le Congo désarmé face à la pollution portuaire » Esther Pabou Mbaki
écrit : « A Pointe-Noire à la fois ville du pétrole et capitale économique du Congo
Brazzaville, la pollution pétrolière est un vrai problème qui menace dangereusement aussi
bien l’environnement que la santé des populations ». On s’intéresse après cela à la version des
sociétés pétrolières et surtout à la réaction des autorités publiques garantes de la santé des
citoyens. L’auteur de l’article nous édifie en quelques lignes :« Fort curieusement les sociétés pétrolières n’aiment jamais entendre parler de ce problème prétextant qu’elles dépensent autant d’argent pour les actions sociales en faveur des populations de cette ville. Les autorités congolaises quant, à elles, ferment les yeux » .

Et que dire du fléau qui décime les Congolais dans l’indifférence des pouvoirs publics, la maladie du siècle, le sida ?

Paul Payan envoyé spécial du journal France Soir écrit dans son article intitulé « Sida au Congo, les voleurs d’espoir » : « plus prompt à lever des milices et à dérouler des tapis rouges qu’à mobiliser ses revenus pétroliers pour lutter contre le sida, ce pays sous permanente perfusion humanitaire compte ses morts, mais ne soigne pas ses malades ».

A l’hôpital de Pointe-Noire le portrait des malades qu’il dresse est tout simplement
insoutenable : « les patients, une longue succession de corps décharnés désespérément étirés sur des matelas de mousse, et qui attendent la mort. L’hôpital avec ses murs sales , avec
d’improbables lits métalliques, dont la plupart bancals, sont calés par des pierres ».

Au centre du traitement ambulatoire (CTA), spécialisé dans le VIH, financé par la Croix Rouge et Elf Congo « seuls neuf patients sur 569 ont pu payer les 500 000 Frs CFA(5000FF soit 776,24€ ) mensuels nécessaires à une trithérapie ».

On compte mille deuils par jour selon Marc Gentilini, président de la Croix Rouge
Française et fondateur de l’OPALS( Organisation Panafricaine de Lutte contre le Sida).
A l’hôpital de Brazzaville les seringues entreposées dans les poubelles de l’hôpital sont
revendues par des enfants aux malades trop pauvres. Devant l’hôpital des hommes vendent
des médicaments sans garantie de provenance ni de validité.

Les viols de femmes et d’enfants sont régulièrement évoqués par les organisations non
gouvernementales. L’Association Médecins sans Frontières dans son rapport dossier 1999
comme récemment donne des chiffres terribles de ce crime. Dans le journal 20 minutes cette
organisation parle de 359 viols qui ont été enregistrés en 2003 dans deux hôpitaux de
Brazzaville la capitale. La plupart des victimes sont mineures, la plus jeune ayant 8 mois .

Le pétrole dans notre pays a réveillé des instincts bestiaux de domination. Il est la cause véritable des violences politiques qui ensanglantent le pays. Cette source d’énergie génère des recettes colossales qui ne profitent pas au peuple congolais qui végète dans une grande misère
matérielle.

Caritas France dans un document intitulé « Le pétrole du Congo Brazzaville . Pour qui
coule l’or noir ? » comme l’association britannique Global Witness rappellent un article
publié en 1983 par INPRECOR International Press. En la matière Elf devenue Total Fina Elf
pressure les pays producteurs. La compagnie française a institutionnalisé l’opacité, favorisant
des gouvernements qui ne répondent pas de leur gestion, un endettement massif et une
instabilité chronique.

Selon le FMI, entre 1999 et 2002, 248 millions de dollars provenant de l’extraction du brut n’ont pas laissé de traces dans la comptabilité occulte. Mieux dans le dernier budget, sur au moins 800 millions de dollars de retombées pétrolières, seuls 650 millions de dollars ont été inscrits. Enfin la Société Nationale des Pétroles du Congo( SNPC), véritable caisse noire du régime, est présenté comme une entreprise privée quand il s’agit de ses profits substantiels, et comme une société publique lorsqu’il s’agit de soustraire au regard de la Banque Mondiale sa comptabilité occulte. Selon le FMI, en 2001, la SNPC n’aurait rien versé de ses bénéfices
après taxe - 42 millions de dollars - au budget de l’Etat. Ceux qui ont organisé le procès
OXY ne sont pas très regardant sur leurs propres méfaits.

La gestion de l’argent du pétrole est accaparée, monopolisée par un cercle familial à
travers des circuits financiers parallèles. Les hôpitaux, on l’a vu, manquent de médicaments,
les retraités sont des maltraités, les salariés sans pouvoir d’achat et les étudiants dépourvus de
bourses. Les infrastructures sont inexistantes. Il suffit d’aller de Brazzaville à Kinkala pour
s’en rendre compte. On passe 7 heures pour parcourir 60 kms.

L’école publique est à l’abandon. L’école privée devient à la mode. Mais elle n’est pas
plus performante. Sans agrément de l’Etat, elle fonctionne hors de toute norme. Le pouvoir
officialise par ce biais un système éducatif à deux vitesses comme le système de santé. Celui
des enfants de parents nouvellement enrichis et l’école des enfants de parents pauvres. Autant
dire que c’est le plus grand nombre de jeunes Congolais qui n’accéderont plus à ce droit
fondamental, le droit à l’instruction. L’Université est dans un état de délabrement que Céline
Moutombo résume dans ces lignes : « L’Université congolaise marche sur la tête : des professeurs favorisent les étudiants de leur région, couchent avec les filles ou se font payer pour délivrer des diplômes qui finalement ne valent plus rien. Ni au Congo ni
à l’étranger » .

La pyramide des oppresseurs se trouve aussi à l’extérieur des bureaux. Les barrages érigés sur tout le territoire et dénommés bouchons sont des lieux de racket et de spoliation.
Le journal L’Observateur écrit « pour parcourir 75 kilomètres de Brazzaville à Kinkala par
exemple, il faut verser sa dîme aux coupeurs de route de différentes obédiences : armée,
miliciens... »

On le voit bien, lorsqu’il s’agit de saigner les gens du peuple, pouvoir et miliciens vivent en bonne intelligence. Nous dénonçons aussi l’acharnement judiciaire contre la presse
indépendante qui ne fait que son travail d’information objective et citoyenne.

Pour envisager des changements dans notre pays, le FURC a compris que la dispersion des forces de l’opposition n’augurait en rien l’efficacité de ses actions. A cet effet nous avons été les principaux initiateurs des Etats Généraux de la Résistance et de l’Opposition Congolaises de l’Extérieur dont les premières assises se sont tenues à Rouen le jeudi 29 mai 2003 et les assises finales le samedi 3 avril 2004 à la Bourse du Travail de St-Denis à Paris. Malgré les tensions et les incompréhensions inhérentes à tout processus de rassemblement, l’union a été finalisée par la mise en place d’un Conseil de la Résistance et de cinq commissions dont une chargée de l’Unité de la Résistance. Il existe désormais une coordination de toutes les forces politiques se revendiquant de l’opposition.

La persistance de régimes brutaux en Afrique Centrale est aussi liée aux amitiés et aux
mariages entre les familles des différents chefs d’Etat donnant l’occasion à un soutien
mafieux réciproque.

Les Angolais qui avaient bénéficié du soutien de tout le peuple congolais pendant leur lutte de libération dans les années 60 et 70 sont intervenus dans la guerre du 5juin 1997 en
soutenant le camp de Sassou Nguesso contre celui de Lissouba. Ils sont intervenus en RDC en
faveur de Laurent Désiré Kabila contre les rébellions de ce pays.

Aujourd’hui les Forces Nouvelles s’opposent à leur participation au corps des casques
bleus de l’ONU en Côte d’Ivoire en évoquant leur partialité. L’armée angolaise constitue une
nuisance dans la région. Elle continue à semer la désolation au sein du peuple Cabindais. Nous en profitons pour affirmer notre soutien à nos amis du FLEC rénové dans la lutte qu’ils mènent sur la base du droit des peuples à disposer d’eux - mêmes. Il nous trouvera toujours à ses côtés. Nous formulons le voeu que l’intégration de l’UNITA sur l’échiquier politique angolais permette l’inflexion de la politique étrangère de l’Angola contre l’interventionnisme du MPLA.

Au moment où l’on commémore le génocide de 800 000 Tutsis au Rwanda à l’occasion duquel le Président de ce pays Paul Kagamé accuse la France d’avoir armé les militaires et les miliciens du régime Hutu d’Habyarimana, nous rappelons que le Président Jacques Chirac a félicité le 30 juin 1998 les autorités angolaises d’avoir aidé Sassou Nguesso à prendre le pouvoir au Congo-Brazzaville. Le 3 Avril dernier le gouvernement français a intercédé auprès des magistrats pour extraire à la justice M. Jean François Ndénguet directeur de la police nationale du Congo arrêté, mis en examen et écroué dans la prison de la Santé pour « Crime contre l’humanité » dans l’affaire des disparus du beach. L es Congolais membres des associations, des partis politiques et les parents des victimes ainsi que la société civile, ont levé une protestation contre le soutien que la France apporte aux dictateurs africains. Nous attendons d’un pays ami le soutien de type Marcoussis pour permettre à toutes les parties de se parler afin d’aboutir à une paix juste.

Pour les Membres et Sympathisants du FRONT UNI DES REPUBLICAINS
CONGOLAIS la réconciliation entre les Congolais est inachevée tant que de nombreux cadres
demeurent en exil. A l’intérieur du pays les partis de l’opposition ont du mal à exercer leurs
activités politiques. Nous avons apporté notre appui à la démarche entreprise par le pasteur
Jean-Arnold de Clermont en vue de créer les conditions favorables à une rencontre entre les
quatre principaux antagonistes de la crise congolaise. Nous considérons que les souffrances
du peuple congolais peuvent trouver des solutions. Contrairement aux conclusions de M. 
Gouélondélé dans sa lettre adressée à Sassou Nguesso, nous ne croyons pas que le pouvoir
Puisse tout seul redresser la situation catastrophique qu’il décrit avec justesse. Ce pays de trois (3) millions d’âmes ne peut supporter sans dommage la fuite des cerveaux. C’est par le retour des compétences, des bras et de la matière grise et par l’installation d’un véritable Etat de Droit, que le développement pourra devenir effectif.

Le règlement de la crise congolaise ne peut être décrété par un homme ou par un groupe. C’est par la concertation que des ententes seront trouvées sur la base du respect mutuel. Les Congolais dans leur majorité n’aspire qu’à vivre en paix et ensemble. Certains, possédés par la soif du pouvoir et des intérêts mesquins, sèment la haine, la division et la violence. Ils agitent le présumé esprit de vengeance de leurs victimes pour bloquer les initiatives de conciliation. Les Congolais sont plus sages que cela. Le cycle de violence n’apportera jamais l’apaisement.

Le FURC va s’employer ces prochaines années à organiser le Parti en s’efforçant de bien faire connaître sa déclaration de principes, son projet de société et ses statuts dans tout le pays.

Notre lutte contre le tribalisme, l’obscurantisme, l’ignorance et la dictature ne faiblira
jamais. Nous serons ensemble avec le peuple congolais tout entier dans sa lutte contre la
misère, la maladie et la mort. Nous allons ensemble enraciner la démocratie au centre de la
vie sociale des Congolais. Nos objectifs demeurent les mêmes depuis le 30 avril 1994 . Porter
au pouvoir nos idées de justice, de fraternité et de démocratie. Pour cela nous présenterons des
candidats à toutes les élections, en veillant à ce que celles-ci soient transparentes, libres et
justes. En 1992, l’alternance démocratique s’est produite dans les urnes. Demain encore, placé
devant un choix de société, le peuple congolais aura le sursaut de choisir la vie et la liberté.
Nous serons là pour répondre à ses attentes.

Pour terminer ce propos nous tenons à exprimer l’espoir réel des Membres et
Sympathisants du Front Uni des Républicains Congolais de voir le Congo dissiper les conflits
stériles et bannir la guerre à l’intérieur de ses frontières. Le pouvoir serait bien inspiré de
regarder chez nos voisins. Au lieu de nous brouiller avec la RDC en gardant sur notre
territoire des chiens de guerre, débarrassons notre terre des séquelles de la violence,
renvoyons chez eux les mercenaires et autres résidus de troupes étrangères, fauteurs de
guerre dans la sous - région.

Créons les conditions d’une paix perpétuelle, solide et juste.

A vous tous nous souhaitons de passer une bonne soirée !

Vive le peuple Congolais !

Vive la République du Congo, une et indivisible !

Vive le Front Uni des Républicains Congolais !

Je vous remercie.


Par : MACK