vendredi24 février 2006

40 ans, et je pense à ma mère, à mon père, à mon enfance...

24 février 1966 - 24 février 2006... Voilà, mes 40 ans sont là, je regarde derrière. Des regrets. Des joies. Des peines. Des surprises. Bref, la vie telle qu’elle est. Ne rien changer surtout. Le pourrait-on d’ailleurs ? Alors, je les porte, mes quarante balais. Je compte les brindilles avec l’acharnement d’un magasinier qui entreprend l’inventaire de ses biens afin d’estimer les bénéfices et les pertes à venir. Ce n’est pas l’inventaire avant liquidation, certes. N’exagérons pas. Mais j’ai l’opportunité au moins de ranger les meubles de ma maison. De retracer la ligne de ma vie. C’est vrai, comme dirait le romancier Louis-Philippe Dalembert, le crayon du Bon Dieu n’a pas de gomme... Oui, mais ce grand ami a aussi une admiration pour le songe d’une photo d’enfance ! Donc c’est ici l’occasion pour moi de brasser une image de deux personnages qui me sont chers... Juste rappeler que le petit enfant, en haut et en médaillon, je le reconnais puisque c’est moi...

Tenez, cette autre photo par exemple : il y a ce regard profond de ma mère, mon paternel qui se penche un peu vers moi. J’ai à peine l’âge de comprendre que cette table d’un bistrot pourri du Congo me suivra pendant longtemps. On dirait une table d’un bar que j’ai décrit avec exagération quelque part. Ah ! le vestiaire de l’enfance !

JPEG

Et puis, il n’y a plus mon père Roger Kimangou sur cette terre. Et puis, il n’y a plus ma mère Pauline Kengué sur cette terre. Mais il y a au moins cette photo que je garde. Je l’appelle ma relique. Parfois mon acte de renaissance. Le plus souvent ma pièce "d’entité". Cette photo qui me dit qu’il y a le vide. Et il y a le poème que j’ai griffonné dessous, bien des années plus tard. Je le relis pour vous :

terrassé par l’amoncellement des saisons blanches

je succomberai un jour

je le sais

mais il y aura quelque part un arbre

le même qui remue ses branches dans mes poèmes

un rônier aux feuilles roussies

dont la sève coulera à flots

je dormirai près de mes songes

l’enfance se dissoudra dans le brouillard matinal

l’âme suivra le piétinement d’un troupeau

une hirondelle s’envolera

rasant de près la concession familiale

la silhouette de ma mère surgira enfin des ténèbres

Commentaires

  1. Posté par Mayombe82, le 24 février 2006 à 08:50

    Joyeux anniversaire à toi frère bien aimé qui nous permet de faire bouillonner nos cerveaux matraqués au quotidien par un monde qui va trop vite pour nous. J’espère que tu as écouté et que tu te souviens de la chanson de Cosmos MOUTOUARI, dont je ne me souviens plus hélas ! du titre. Il est une partie où il dit, «  3ème étapé ya la vie*, de 40 à 60 ans, on récolte ce qu’on a semé...  »[je ne sais plus si les paroles sont exactes]. Certes, l’espérance de vie au pays n’est pas la même pour ceux qui n’y vivent pas, mais je tenais à te faire partager ces paroles que j’aime tant. Allez, encore un bon anniversaire, même si le plus grand mérite mon avis revient à ta maman, comme aurait dit Jules SHUNGU WEMBADIO en hommage à feue sa mère «  normalement anniversaire oyo ézali ya yo** [...] ». Merci pour ces 2 magnifiques photos qui sont un chef d’œuvre, mais j’enrage à l’idée de ne pouvoir reconnaître ces bouteilles posées sur la table... Juste une curiosité. Pourquoi écris-tu Roger Kimangou et plus loin Kéngué Pauline (inversion des noms et prénoms). @+, M82
    * : 3ème étape de la vie
    ** : normalement, cet anniversaire est le tien

  2. Posté par Richard, le 24 février 2006 à 09:27

    Joyeux anniversaire Alain, je te souhaite encore plein de succès et de joie pour les années à venir.

    Richard

  3. Posté par Titophe, le 24 février 2006 à 09:51

    Joyeux anniversaire !
    J’ai fêté mes 40 ans il y a 6 mois et finalement, je trouve que c’est un bel age.

    Titophe

  4. Posté par Emma Benji, le 24 février 2006 à 09:59

    Meilleurs voeux pour ton anniersaire Alain. Joli texte, je l’ai trouvé émouvant... Mais tu peux être fier de toi et je suis sure que tes parents sont trèèèès fiers de leur fils.
    Tu as réalisé bien des choses pour quelqu’un qui a 40 ans, moi si je pouvais faire le dixième de ce que tu as fait, j’éviterai ma crise de la trentaine (que je commence deja à faire).
    Ton bilan est positif, donc je pense que tu pourras facilement éviter les tracas de la crise de la quarantaine. et j’espère que tu pourras continuer a faire ton jooging et à blogguer à 100 ans !(et moi a t’ecrire des commentaire !)

  5. Posté par Kitmien, le 24 février 2006 à 10:01

    Bon anniversaire mon bien cher Alain, je me souviens des miens (40 ans) qui coïncidaient avec ce bon vent de la tenue de la Conférence Nationale Souveraine à Brazzaville... Je croyais y voir un signe extraordinaire du destin... Je pensai que je n’oublierai plus cette année de mes quarante ans dans ce qu’elle allait nous apporter ...
    Je te laisse en gardant au fond de moi ce si beau regard de ta défunte maman que tu as bien voulu nous partager. Merci.

    A Mayombe82, Kosmos a bien chanté "Etat Civil" la chanson que tu évoques si bien (si mes souvenirs sont exacts).

  6. Posté par Ndoi, le 24 février 2006 à 10:56

    Mbotama elamu, frère aîné.

    Ton poème charrie beaucoup d’émotions.

    J’aime bien cette âme vagabonde qui s’attarde ici-bas en suivant le piétinement d’un troupeau.

    Mes vœux t’accompagnent.

    Ndoi.

  7. Posté par salim, le 24 février 2006 à 11:21

    Bon anniversaire, mon ami. Et une longue longue et heureuse vie. 40 ans, c’est l’âge d’Ulysse, plein d’usage et raison, lorsqu’il revint à Ithaque avec sa mémoire pour compagne.

  8. Posté par major_cedo, le 24 février 2006 à 11:31

    Joyeux anniversaire Alain, bla bla bla... Oui, des regrets, des joies, des peines... pourquoi pas !
    Tient, ces photos me font penser à toutes celles qui ornaient les albums de famille à la maison, chez des parents ou encore chez des voisins. A partir de la photo d’un grand-père, grand oncle, cousin, qu’on n’avait pas connu, on pouvait vous narrer presque toute l’histoire de la famille, ou tout simplement des anecdotes.
    Aujourd’hui, à causse des pillages, rares sont les familles qui n’ont pas perdu tous ces clichés qui sont un témoignage inestimable - n’en déplaise à ceux qui bradent les photos de ce photographe malien - de l’histoire de toute une nation !
    Pour tous ceux qui disposent encore de toutes ces photos, qui remontent parfois à la période coloniale, à côté de l’inévitable effet du temps sur les organismes, ce qu’on peut remarquer, surtout, ce sont les changements sociologiques, politiques, culturels,...
    Au fil du temps, la physionomie des familles changent. On parle beaucoup du sens de la famille, mais je me rappelle que sur les photos des années 60-70, les portraits de famille rassemblaient le plus souvent le premier cercle (les parents, les gosses), même quand ces derniers étaient tiré dans une concession. Aujourd’hui : crise économique, exode rural, chômage des jeunes, il est de plus en plus fréquent d’apercevoir des membres ne faisant pas partis de ce premier cercle.
    On voit également, parfois d’une année à l’autre, brutalement, des objets apparaître - allant du jouet à l’ustensile de cuisine. D’autres, produits localement, disparaissent. Clientèle insuffisante, sociétés en faillite, concurrence étrangère, en sont parfois la cause.
    Il y a aussi les changements politiques. L’apparition/disparition d’un uniforme chez les écoliers/au travail.
    Je ne vais pas aller plus loin ! mais ce que je voulais dire c’est que ce genre de photos tant à disparaître ou tout simplement à subir les assauts du temps. Pour ceux - en attendant la création d’une agence nationale/africaine en charge de recolter ces photos et de les préserver pour les généations futures - qui en disposent, il existe des scanners, des logiciels : utilisez les pour préserver tous ces clichés !!!

  9. Posté par lpd, le 24 février 2006 à 12:17

    vieux,
    cela faisait un bail que je n’étais pas venu glaner et déguster quelque info sur ton blog : débat à la fois enfiévré et sérieux, ragot aussi futile que succulent, gesticulation du petit monde négro... c’est d’ailleurs ce mélange de sérieux et de dérisoire qui fait son charme. si je n’étais pas venu battre ma bouche (l’expression est créole) sous ton arbre à palabres, ce n’est pas, comme tu peux bien l’imaginer, par manque d’intérêt, mais pour cause de vagabondage aux quatre coins du globe entrecoupé de périodes d’écriture... activités que tu pratiques avec autant sinon plus d’assiduité.
    bref, cela faisait un bail. voilà que ce matin l’envie me prend d’y venir faire un tour. poussé par je ne sais quel lwa (loa) du vaudou qui aurait traversé l’atlantique jusqu’à moi, sans musarder en route comme il est de coutume pour nos esprits. sans « s’être attardé à quelque macumba » (césaire) où il se serait soûlé de rhum et, profitant du chaos de la possession, d’œillades sur des cuisses dodues entrebâillées sur la virginité des hounsi.
    étrange qu’il soit arrivé si vite de son voyage sous et ultramarin. à moins qu’il n’ait anticipé ses escales dans quelque auberge d’encanaillement. ou qu’il n’ait troqué la cale incommode - le moyen de transport préféré de ces dieux errants - d’un bateau contre le fauteuil d’un boeing 747. pour être là justement aujourd’hui. mais foin de mes conjectures sur la manière de voyager des dieux et d’être les messagers de l’étrange. l’essentiel est qu’il soit arrivé à temps, à cette date que j’ignorais, ou que je n’avais pas retenue, va savoir.
    et en prenant connaissance de ton premier texte, je comprends mieux mon envie et me réjouis que ce « dieu vagabond » (leconte de lisle) ait détourné ma négritude de son labeur. je me réjouis qu’il me donne ainsi l’occasion de saluer ton entrée au club des quarantenaires. je m’en réjouis d’autant plus que tu y mets les pieds flanqué de deux de mes titres. tes amis bloggers nous croiront-ils si on leur dit que rien de tout cela n’a été concocté ? autour d’un verre de rhum accompagné d’acras à la morue dans une guinguette de port-aux-crasses, ma ville natale, ou d’une bouteille de 75 cl de ngok escortée de poulets bicyclette, dans un « bistrot pourri » de brazza. où on aurait dégoisé de littérature et de filles. sans doute aussi de cette francophonie que personne ne sait définir, qui ne sert qu’aux esprits paresseux et moutonniers... étrange et heureuse coïncidence ! qui me fait en même temps envie. envie de (ta) photo d’enfance, que je n’ai jamais eue, pareil en cela à un « enfant qui n’a jamais eu de jouets » (jacques roumain). envie d’une photo, que je n’aurai jamais, au côté de ce père parti, à ma naissance, se rincer le gosier avec les lwa. mais de cela, nous n’en aurions pas parlé ni l’un ni l’autre. voilà qu’on le fait aujourd’hui, entraîné par quelque mélancolique mystère. rassure-toi : la pudeur du rire retrouvera sa place lorsque l’on se verra dans l’une de ces gargotes qui longent notre vagabondage commun.
    en attendant, je bois les cinq étoiles de mon rhum natal, cette sueur de l’esclave, en ton honneur. bòn fèt, gran nèg,
    lpd

  10. Posté par D.O.W., le 24 février 2006 à 12:30

    Un très heureux anniversaire à celui qui nous offre un si bel espace d’échanges. Le poème est très beau, saturnien comme je les préfère. Tu nous l’offre mais c’est toi qui devrais en recevoir aujourd’hui mon cher Alain !

  11. Posté par Venga, le 24 février 2006 à 12:55

    Joyeux anniversaire Alain, c’est beau 40 ans, la sagesse commence à s’installer mon frère. Très beau poême attendrissant, faisant ressortir tes sources intérieurs.
    Merci de partager avec nous les bien-aimés qui t’ont donné la vie.

  12. Posté par Sami, le 24 février 2006 à 13:18

    Alain, j’ai préféré t’envoyer un mail privé !

  13. Posté par Blaise KIBONZI, le 24 février 2006 à 13:47

    Joyeux Anniversaire Alain MABANCKOU et bienvenu au club. Je te souhaite de bien gérer ce virage, car la crise de la quarantaine n’est pas qu’une vue de l’esprit. Je sais de quoi je parle (parole d’aîné comme on aurait dit chez nous. Même si aîné de pas beaucoup. Mais aîné quand même). Hé oui, c’est triste. C’est triste quand on voit ces photos, d’où on est parti et à 40 ans on a déjà plus ni son père ni sa mère sur cette terre. Qu’est ce qu’on aurait voulu partager avec eux ces petites et grandes réussites qui bien souvent sont avant tout les leurs ? C’est d’une tristesse inconsolable. Surtout quand je vois mes enfants qui n’auront connu ni leur grand-père ni leur grand mère paternel. Elles n’ont qu’une seule photo en noir et blanc également comme les tiens. Et elles s’accrochent à cette photo. Des regrets, à 40 ans ? oui moi j’en ai eu moi aussi. Celui de n’avoir pas pu m’occuper de ma mère décédée en 97 en pleine guerre fratricide Congolais. En verrai-je un jour la tombe ? Bref ! Comme disent les congolais, "ne regardons pas derrière, regardons devant !". Donc faisons comme les congolais. Regardons devant. Peu importe d’où l’oin vient où l’on va. "Obosso kaka obosso" (Droit devant).

    Très Bonne fête cher Alain MABANCKOU. Et plein de succès. Encore et encore de litterature. Et aussi bonne carrière Universitaire. Quand j’ai eu mes 40 ans, j’ai regretté d’avoir quitté le milieu Universitaire et celui de la recherche. Et pourtant à 30 ans j’étais tout content de le quitter. C’est très beau la recherche universitaire. Universitaire c’est le meilleur métier au monde et écrivain le plus beau. Tu peux t’estimer HEUREUX, de ce coté là, cher Alain MABANCKOU.

    Blaise

  14. Posté par Joey the kong, le 24 février 2006 à 14:13

    Bon anniversaire Alain,
    Bonne continuation, que le souvenir de tes parents te portent vers des horizons meilleurs, que la paix et la joie inondent ton coeur dans cette amérique si lointaine...

    Joey

  15. Posté par Timba Bema, le 24 février 2006 à 14:32

    SPASMES ET MEMOIRES

    Comme volent les hirondelles

    dans les mains valseuses du vent

    silencieux

    Les souvenirs froids et les tourments

    exfiltrent des limbes de l’oubli

    silencieux

    Le temps creuse ses sillons profonds

    et sème encore et encore ce vide

    silencieux

    Sur ce corps sauvage qui se rebelle

    et se laisser innonder de spasmes

    silencieux

    SPASMES ET MEMOIRES Par TIMBA BEMA

    Bon anniversaire Alain

  16. Posté par Boris, le 24 février 2006 à 15:02

    Happy birthday to you !!!! voila, tel un bon poisson que tu es(tu preferes lequel,ngolo,makouala ou capitaine ?)tu as su te faufiler a travers les eaux troubles de la vie pour atteindre tes 40 patates.Et ban !au seuil (tiens on dirait ton editeur)de cette age d’or tu as loupe d’un cheveu le renaudot,mais que tu nous as fait rire avec ton verre casse. Voila ce qu’on continue a attendre de toi, des rires a profusion car c’est un remede puissant contre toutes les folies de ce monde ;grippe aviaire,ebola,crime antisemite,etc.Et puis dit toi que le hasard n’existe pas en litteratrure. Qui sait, peut-etre qu’un renaudot manque vaut un goncourt gagne(la prochaine fois ?). et la,oh toi tu meme tu sais(pour parler comme Claudy Siar).On fuira la fraicheur du Michigan pour aller faire la bamboula a Ponton ou si tu preferes juste a cote a Mexico city (sic).
    Comme dit la chanson:Ah si papa etait la tralala,ah si maman etait la tralala...Mais bon, pas de larmes pour la fete surtout,car tu sais bien que chez nous les morts ne sont pas sous la terre comme a su le dire le vieux sage Birago Diop ;ils sont dans l’arbre qui fremit,ils sont dans le bois qui gemit...
    one more time happy birthday a toi qui a su resister a la fuite utile des jours et au crepitement des mitrailletes. Allez on trinque ? tchin tchin Alain !!!!!!!!!

  17. Posté par moko pericle, le 24 février 2006 à 15:09

    Joyeux anniversaire Alain. Positif est déjà l’inventaire d’une partition de ta vie. Pour le reste, ta sagesse(littéraire) te conduira.
    De ton poème, je retiens ceci :
    "je succomberai,... je le sais, ...l’hirondelle s’envolera,... ", certes les oeuvres resteront et continueront à l’être.

  18. Posté par Alain serbin, le 24 février 2006 à 15:10

    Bon annivrsaire...
    Tous mes voeux de bonheur...
    40 ans de vie passée...
    100000000 années de vie future !
    Joooyeux aaaniversaire, Alain Mabanckou !

  19. Posté par Manu, le 24 février 2006 à 15:46

    Je te lis presque tous les jours, je lis les commentaires parfois...je n’en fais jamais sans doute dépassée par tant de culture et de beaux langages.
    Sauf aujourd’hui où je ne pouvais pas ne pas te souhaiter un très heureux anniversaire, cher Alain.
    Ces photos sont comme des trésors, rares et précieux. Tu as ce même regard toujours...
    Tes parents sont très beaux et tu as l’air supris d’être pris en photo comme si on te volait ce petit moment avec ton père et ta mère.
    Sois certain qu’ils sont fier de toi où qu’ils soient, où que tu les imagines...
    Et si le vent souffle fort certains jours, c’est sans doute pour que tes mots traversent les limbes immatérielles et viennent tinter à leurs oreilles !
    Allons, 40 ans c’est un bel âge. J’espère que l’on se recroisera avant ton 50ème anniversaire.
    Bises de Bordeaux !!!

  20. Posté par Bakima Baliele, le 24 février 2006 à 18:56

    A Alain pour tes 40 bougies ! Regrets ou pas regrets pour toi mon cher Alain, comme j’ai cru te lire entre tes lignes, mais si le Bon Dieu nous avait donne le pouvoir de ramener a la vie les mort(e)s, comme le fit Jesus Christ, son fils, crois-moi tu l’aurais fait pour tes parents. Et ils seraient fiers de toi en tant qu’homme, et certainement en tant qu’homme de lettres, memoire et miroire de la societe. Happy birthday and God’s blessings upon you.

  21. Posté par moko pericle, le 24 février 2006 à 18:59

    Alain, pinté avant de te reçevoir dans la cellule turgescente des quarantenaires . Voulez-vous dire dans votre poeme : Un rosier aux feuilles roussies ou un rônier aux feuilles roussies. Tout ça simplement parce que votre poème m’interesse na esprit ya bien. Suis pinté...Bon anniv

  22. Posté par Alain Mabanckou, le 24 février 2006 à 20:27

    Il s’agit bien de rônier cher ami, on l’appelle aussi "rondier" et c’est un palmier d’Afrique et d’Inde qui fournit et le vin de palme (de par sa seve), et de l’huile de palme (de par ses fruits qui sont d’ailleurs comestibles). On l’appelle aussi "Borassus" , et en lingala "Nzete ya mbila"... bazo kata ezo kola !... :)

  23. Posté par moko pericle, le 24 février 2006 à 21:06

    T’en remercie. Vous méritez bien vos 40 bougies.

  24. Posté par val, le 24 février 2006 à 21:22

    joyeux anniversaire et agréables pensées de Paris

  25. Posté par Chrystom, le 24 février 2006 à 21:52

    Joyeux Anniversaire trés cher...je n’ai de mots clairs que ceci :

    En Afrique

    Ne vivons nous Au jour le jour

    Lorsque point L’usure des lendemains

    Qui ne me le dira ? Qui parbleu !

    Me relatera La légende de l’errance

    Qui m’a tant versé les armes

    Qui m’a tant renversé l’âme

    Au prix d’un devoir de Mémoire

    Et j’en renverse encore tantôt

    Au prix d’un devoir de Mémoire

    Pas seul ! Pas seul ! La nature m’accompagne

    Car Les arbres aussi versent les larmes

    Au relent de la tombe sociale

    Des valeurs noyées

    Mais que savais-je

    Quand le coq annoncera l’aube d’un jour

    Le soleil léchera mes larmes

    Qui sourdrent des yeux aux rêves éblouissants

    Aux coloris Bleu-blanc-rouge

    Des Masala-Masala.

    Oh ! Que Dieu seul sait comment je dors !

    Chaque fois que refluent en cruelle flamme d’or

    Au midi de ma pensée

    Les petits fils nègres de Vercingétorix

    Ces brutes accoucheuses

    De L’African psycho

    Ici en Afrique

    Surtout au Crédit a voyagé

    Nous renvoyons aux Amériques

    Celui de Brett Easton

    Et rions aux éclats

    Avec Verre cassé

    Pour oublier les larmes

    Et aller sur le sentier de la victoire !!!

    Chrystom.

  26. Posté par swazz, le 24 février 2006 à 22:12

    Joyeux anniversaire Alain !

    Je trouve superbes ces deux photos, superbes tes parents, toi et ton poème...
    Connais tu la chanson de Brassens "l’orphelin" ?

    Juste entre nous, moi j’aime bien , depuis trois ans que j’ai fêté mes quarantes bougies, ma mémoire "vive" a oublié mon âge !!!Comme ci cela ne concernait plus que le regard des autres.Seul la pendule interne compte, n’est ce pas ?
    Swazz

  27. Posté par Bakima, le 24 février 2006 à 22:43

    Bonjour Chrystom ! J’ai aime ton long vers. Il est magnifique. Tu as vraiment su bien resume l’oeuvre d’Alain dans ce poeme. Tu es ou tu seras aussi grand(talent) que celui que tu as honore.
    Mathieu

  28. Posté par cikuru batumike, le 24 février 2006 à 23:25

    Merci pour ce fort témoignage sur vos parents qui ne sont plus là pour accompagner votre quotidien. Je comprends votre émotion. Difficile de la mettre en mots. Je ne cesse de penser aux miens qui ne sont plus là. Ma mère, partie une trentaine d’année auparavant et à qui je n’ai pas eu le temps de dire tellement de choses. Je ne peux m’empêcher d’imaginer la souffrance de mon père, mort très récemment à la suite d’un manque de soins et de médicaments appropriés dans un Zaïre (Congo) qui se dit riche. Vivant en exil depuis une vingtaine d’années, je n’ai pas eu la possibilité de l’assister à la suite de son dernier départ : impossibilité de me rendre dans ma région (Grands lacs) marquée par des conflits incessants. La culpabilité me ronge en regardant sa photo. Aujourd’hui, je ne peux qu’avaler mon écoeurement tout en me consacrant, une fois par année, au recueillement. J’ai appris non seulement à ne pas les oublier, mais également à surmonter leur perte dès que j’ai admis que leur mort était un passage et non un néant. Je ne sais pas ce que vous en pensez. Vous parlez peu de la vie de vos parents : en ont-ils au moins profité au maximum ? Y a-t-il des expériences que vous auriez
    souhaité partager avec eux aujourd’hui ?

  29. Posté par jmdevesa, le 24 février 2006 à 23:29

    Quelques mots amicaux pour te souhaiter un joyeux anniversaire !

  30. le 25 février 2006 à 00:02

    "Et si le vent souffle fort certains jours, c’est sans doute pour que tes mots traversent les limbes immatérielles et viennent tinter à leurs oreilles". Alain, elle a une bien belle plume cette Manu. Il faudrait la convaincre de revenir plus souvent laisser quelque trace écrite ici...

  31. Posté par D.O.W., le 25 février 2006 à 00:04

    D.O.W. aurait dû signer le message précédent. juste un oubli...

  32. Posté par kimia, le 25 février 2006 à 00:15

    happy birthday alain mabanckou en ce jour qui est aussi celui de mon anniversaire et un grand merci à vos parents de nous avoir donné un romancier aussi talentueux que vous ;je suis sure que de là où ils sont, ils sont très fiers de vous.

  33. Posté par laura venise, le 25 février 2006 à 00:21

    Bonne anniversaire, alain ! et que le tes années futures soient pleines de satisfction et de bonheur.

  34. le 25 février 2006 à 01:12

    Joyeux anniversaire,cher magicien des mots.
    Le carnaval de Rio vous fete ,et je vous remercie pour ces moments de plaisir à vous lire .

    et puis joyeux non-anniversaire à tous !

    La Perfide Albion vous salue

    Nou

  35. Posté par Pepita mi corazon, le 25 février 2006 à 06:48

    Alain, je veux te souhaiter avec tout mon être un très joyeux anniversaire, j’espère que tous tes projets et grands souhaits pour cette année se réalisent, et à mon avis, l’âge n’est qu’un chiffre ! (Age is nothing but a number !)

  36. Posté par Abel , le 25 février 2006 à 12:27

    Cher Bakima,
    vous n’avez pas tort de formuler cette remarque pertinente à l’endroit de Chrystom.Je crois qu’il a su dire ce qu’il fallait.J’ai lu d’Alain,à qui je rend hommage,le Et Dieu seul sait comment je dors ainsi que Bleu-blanc-rouge qui m’ont fort saisi.

    Bonne continuité Alain.

    Un lecteur assidu.

  37. Posté par Vali, le 25 février 2006 à 13:44

    Il me semble que rien, sous le soleil, n’était indifférent,
    Que tout était venu par désir en ce monde,
    Que l’herbe, les cailloux, les arbres, les nuages,l’espace infini même avaient une mémoire,
    une conscience, une attention
    parfois craintive, parfois aimante,
    une ÀME secrètement parente de la nôtre.

    Ce n’est pas de moi, mais je le trouve très beau, tout comme ton poème Alain.
    Très heureuse de découvrir deux photos de ta richesse intérieure. La sensibilité est un trésor de bienfaits pour celui qui en est doté et qui sait la partager.

    Très bon Anniversaire Alain !

    Vali

  38. Posté par Binetou Fall, le 25 février 2006 à 14:42

    Bon anniversaire, M. mabanckou, 40 ans, c’est l’âge d’or.

  39. Posté par Chrystom, le 25 février 2006 à 19:19

    Mon cher Bakima,je ne sais pas si je suis vraiment un talent(grand),mais l’être serait un souhait.
    Merci.
    Et notez :larmes (v 6) et d’un autre jour(v 15)

  40. le 25 février 2006 à 20:57

    Cher ami

    40 ans, l’âge de... (tout ce que je dirais sera retenu contre moi alors...)
    alors ? bon anniversaire et vogue la vie.
    nomadiquement
    abdourahman

    Ps : la relique est très emouvante. take care !

  41. Posté par Zheim, le 25 février 2006 à 23:28

    Très bon anniversaire et tous mes voeux de bonheur à vous Alain !

    Très belle photo et très beau poème, à l’image de ce blog magnifique que je viens de découvrir, et sur lequel j’ai pris plaisir à lire nombre de vos articles

    Très bonne continuation,
    Sincèrement
    Zheim

  42. Posté par Nephew, le 26 février 2006 à 10:53

    Bon Annivarsaire à vous Alain Mabanckou, et comme on dit dans le pays que vous habitez : Keep up the fine work.
    Cette photo de vous et de vos parents que vous avez mise, je dois avouer qu’elle m’a presque fait sortir les larmes des yeux car elle me rappelle l’époque révolue des années 60-70, l’enthousiasme des gens à cette époque au pays et plein d’autres choses que je préfère ne pas évoquer (soupirs) ahhhhh...Vive le Congo.

  43. le 26 février 2006 à 14:37

    Bon anniversaire, cher Alain.

    Les regards que tu nous offres, nous les recueillons.
    Ils donnent vie aux nôtres, nous les rendent plus intérieurs. Merci pour ton écriture et ta générosité.

    Yves

  44. Posté par Mabe Liwa, le 26 février 2006 à 19:02

    Joyeux anniversaire, Alain !
    40 ans bien sonnés, c’est ça aussi la vie comme elle va. Et le temps, inoxérablement continuant droit, bien droit, devant lui son bonhomme de chemin. J’ai noté avec adimiration votre attachement à votre mère, un peu à la manière de Papa Wemba, quelqu’un l’a rappelé si bien.
    En tout, Alain, je veux, en cette occasion si spéciale de votre vie, vous souhaiter encore beaucoup de bonnes choses. Quant au reste, repetez mon pseudonime : Mabe liwa.

  45. Posté par Mouélé Kibaya, le 26 février 2006 à 20:36

    pleins de mots amicaux et joyeux anniversaire.
    meilleurs voeux
    les photos sont très belles merci de partager ce trésor avec nous Alain matondo mingi

  46. Posté par afpress, le 27 février 2006 à 11:03

    Message très personnel.
    Na sengi ozalaka na boboto na ba mbula ya sima. Okokisi bambula tuku minei. Nzambé atombola yo pe ye apesa yo nguya na mayélé ya kobongisa Afrika na biso.
    Tel est mon voeu pour M.Mabanckou.

  47. Posté par Fabien, le 27 février 2006 à 15:53

    Émouvant comme texte, et j’en ai presque les larmes aux yeux. Oui, quel chemin parcourut Cher Grand Frère ! Qui pouvait en effet imaginer que ce petit au regard déjà vif, deviendra un jour, un écrivain illustre, déjà ? Tout comme Kolele, j’ai pu percevoir ce brin de nostalgie doublé d’un peu d’angoisse, au simple constat qu’on grandit, qu’on n’est plus un jeune homme, mais qu’on tend inextricablement vers la vieillesse. Ce sentiment, j’ai eu à l’expérimenter il y a quelques années lorsque j’eus mes 30 ans. Ce jour d’Avril, j’ai refait les calculs, contestant tours à tour mon âge, et la logique des décomptes, pour enfin me rendre à l’évidence (à regret !!) que je venais bien d’avoir 30 ans. Je ne me suis empêché cependant, de laisser une petite larme échapper de mes yeux, car je venais cruellement de me rendre compte que je suis maintenant un homme et qu’il fallait désormais se comporter comme tel. Oui, comme mon ami Blaise, j’ai pensé à ma mère décédée pendant la guerre de 97... Bref !

    Désolé que ce message t’arrive tardivement, mais saches que, nous tes souhaitons longue vie et encore plus de succès professionnels et surtout, familiales !

    Félicitation à Chrystom pour ce magnifique texte.

    Fabien.

  48. le 28 février 2006 à 08:18

    Bonjour à Alain

    Bonjour à tout le monde,

    J’ai envoyé un billet le 25 dernier pour contribuer aux discussions, à propos du sujet traité concernant les 40 ans d’Alain. J’attendais la réaction des autres, curieusement ma contribution n’apparaît nulle part. Est-ce normal ?

  49. Posté par Driss, le 28 février 2006 à 13:35

    aussi fort,aussi emotif.entre l’enfancce qu’on quitte et le monde adulte qu’on plonge.Pourtant au fond trepisse toujour les traces vivantes d’un passe,qui peut etre fait toujour de nous un enfant. Qui tout le temp reclame cette challeure familiale que le temp a derobe,mais qui revient souvent,comme un crue...
    oui,ces mots suffisent ;joyeux anniversaire alain

  50. Posté par Blaise KIBONZI, le 28 février 2006 à 14:08

    Heureusement, qu’il y a les 40 ans d’Alain MABANCKOU pour faire sortir certains de leur tanière. Fabien tu es toujours là ? je te croyais englouti dans les profondeurs du regard d’une élégante femme peule (ou bamabara d’ailleurs, vu que je ne suis pas ici pour influencer les goûts des gens). Mon gars tu m’avais promis et ma demande reste intacte. Je cherche du renfort pour l’association NOUVELLE ELITE au Congo. Des bosseurs, et non pas des buveurs de bieres et autres danseurs de Ndombolo. Tu avais promis m’en trouver. J’attends toujours. Ma belle Binetou FALL, prépare toi à aller au Congo bientôt. Toi ça sera les vacances. Je t’emmene quand même pas au Congo pour aller te faire bosser quand même. Tu auras la mer pour toi toute seule car les congolais ne se baignent pas dans la mer. Ils ont peur de Mami watta. Ceci dit Binetou, je ne connais pas trop bien POINTE-NOIRE. C’est la ville d’Alain MABANCKOU si j’ai pris compris. Moi je suis Brazzavillois pure souche. Et entre POINTE-NOIRE et BRAZZAVILLE c’est un peu comme entre MARSEILLE et PARIS en France. Je laisserai donc les ponténégrins te faire visiter POINTE-NOIRE, et quand tu seras à Brazza, je te montrerai moi-mêm comment je me baignais dans le fleuve Congo (pardon) le majestueux fleuve Congo quand j’étais mome. Tiens, quand j’étais à l’école primaire je chantais une chanson spécialement dédiée au fleuve Congo. Tu veux que je te la chante Binetou ? assieds toi et écoute : "Congo o, Congo o hô Congo Reine des fleuves, Congo o, Congo o, hô Congo fleuve chez nous, Congo o , Congo o, qui fertilise nos terres, Congo o, congo o et qui règne à jamais. Il y en a d’autres fleuves qui coulent dans le monde. Le Nil en Egypte, la Volga en Europe, mais de tous ces jolis fleuves, mon fleuve préféré c’est le CONGO ! ". J’avais 6 ans quand je chantais cette chanson à l’école au CP2. Je la dédie à Alain MABANCKOU au cas où lui 3 ans après moi, ou en tant que ponténégrin, il n’aurait pas eu le bonheur de la chanter. Mes amitiés à Diva, Chantal, Emma Benji.

    Blaise

  51. Posté par Mère Evé de Paris, le 28 février 2006 à 14:33

    "Cette photo qui me dit qu’il y a le vide" Ce vide est aussi un plein, Alain ! Dix jours après la mort de ma mère, j’ai trouvé dans ses affaires ces mots notés au dos d’une enveloppe : "Les vivants ferment les yeux des morts, et les morts ouvrent les yeux des vivants" ; je n’ai jamais trouvé l’auteur, elle relevait souvent des petites phrases attrapées en écoutant la radio. Tout ça pour dire que même dans l’absence, la relation n’est jamais terminée.

    Très bon anniversaire, Alain ! Je me réjouis pour toi de ces beaux textes vœux que tu as reçus !

  52. Posté par Fabien, le 28 février 2006 à 16:31

    Salut Blaise,

    Ces derniers temps, j’étais très occupé ! Il y a en effet quelques jours de cela, j’ai participé à un cours spécialisé, un DU (Diplôme Universitaire), de Rétrovirologie Biologique. Ce cours a eu le mérite de regrouper la quasi-totalité de chefs de Labo des pays d’Afrique francophone. Bref ! Comme promis donc, je pars pour Brazza ce vendredi, ville que j’atteindrai Samedi aux environs de 15heure. J’ai tes contacts électroniques et téléphoniques et te promet de te contacter aussitôt arrivé. Je resterai 3 mois au Congo car j’ai encore plusieurs études avec nos amis sénégalais. Donc, ma promesse tient toujours et suis encore plus déterminé à la concrétiser !

    Tout autre sujet ! Je communique ici mon adresse mail à Binta Fall. J’espère donc qu’elle m’écrira, car je suis moi-même irrité de constater sa reculade après des débuts et des promesses mutuelles faites entre vous et qui me paraissaient sérieux : fabien.niama@gmail.com .Le Broc d’Alain a déjà eu plusieurs mérites ! Le plus éclatant, c’est la concrétisation de l’opération « livre de Ouenzé » qui a connu la participation de beaucoup d’illustres membres de ce village. Je citerai au passage, Mere-Evé, Bakima, Francis, Kolele... Ton mariage avec Binta serait l’autre réussite. Alors Binta, la Colas, on l’achète quant ?

    Fabien

  53. Posté par Blaise KIBONZI, le 28 février 2006 à 19:18

    Cher Fabien. merci pour ta réponse.
    Pour Binetou il n’y a aps de problème, je maîtrise le dossier. Il n’y a que sur la question de la dot où j’attends toujours. J’espère simplement que c’est pas comme chez les bembés du Congo surtout quand il s’agit de marier une fille "intellectuelle". Je m’appelle pas DIABATE moi, ce frère "sénégalais" qui a fait fortune au Congo. Qu’est ce qu’il avait de belles filles, Waouh !!! (pardon). Oui cher Fabien, nous avons eu aujourd’hui sur le site de NOUVELLE ELITE notre première connexion depuis le Congo. Je peux te dire mon frère que je suis ému. Tout ce que nous faisons ici mon frère n’aura de sens pour moi que lorsque nous serons en contact direct et permanent avec Brazzaville. Le reste n’est que bla-bla mon frère. Il nous faut des gens là-bas qui tiennent la route. MALHEUREUSEMENT LE CONGOLAIS N’AIME PAS TRAVAILLER et ne SAIT PAS TRAVAILLER. C’est un beau parleur, un théoricien, un sapeur et un danseur de Ndombolo c’est tout. Un administratif. Sorti de là, le congolais ne sait rien faire d’autres. Cher Fabien quand tu seras au Congo, trouve moi des gens sérieux et qui ont envie de travailler. On va leur changer la vie. Moi je suis heureux ici avec mes 2 femmes. Mais quand je vois des gens qui pleurent au Congo alors qu’ils sont assis sur un trésor ça me rend fou. Tu sais ce que les gens me disent au Congo ? "Blaise il faut que tu viennes toi-même sur place si tu veux que les choses de TON association avancent". Ils ont rien compris. J’espère Fabien que les gens que tu vas me présenter eux, comprendront comme les deux qui travaillent à présnent avec moi au Congo. Cher fabien, je répète, ce que je veux c’est des bosseurs.

    Puisse Alain MABANCKOU nous excuser d’avoir utilisé cet espace pour un échange privé. Mais il nous a déjà pardonné. Ah tiens, j’en connais un autre bosseur au Congo c’est le jeune poète Hugues ETA. Ha ! s’il savait que tous les matins je viens prendre mon petit déjeuner chez MABANCKOU. Lui qui le premier me parla d’Alain MABANCKOU. "Alain quoi ?", lui dis-je. fabien, ça serait bien si tu pouvais rencontrer Hugues ETA. J’ai déposé son 1er recueil de poème ("MOURIR POUR NAITRE", parue aux éditions La Bruyère) en dépôt vente chez l’Harmattan à Paris. S’il vous plait allez acheter. Hugues ETA est un jeune poète d’avenir. Quand nous nous sommes rencontrés la première fois à Brazza en 2002, je n’ai pu m’empêcher de penser au Grand Sony LABOU TANSI. Non pas parce que le jeune Hugues m’avait l’air aussi frèle. Et un timbre de voix aussi faible. Mais c’est parce que Hugues croit en lui, comme Sony croyait en lui quand il était encore un illustre inconnu. Hugues a même déjà gagné un petit prix pour un poème qu’il avait envoyé depuis le Congo dans le cadre d’un concours de poèmes organisé par la ville de Lyon. Hugues Licencié en Anglais et sans emploi au Congo (comme 90% des jeunes licenciés congolais de ces 15 dernières années) a été travaillé comme maçon pour financer la parution de son premier recueil de poèmes. JE L’AI VU DE MES PROPRES YEUX. C’est pour ces gens là que je me bats encore pour le Congo sinon j’aurais tourné définitivement le dos à ce pays de fainéants, de théoriciens, de beaux parleurs, de bureaucrate ou bien comme dirait une dame congolaise, je cite "Un pays où même un bébé qui vient de naître commence déjà à parler de politique". c’est tout ce que l’on sait sait faire. Francis (LE HERISSE), ça serait bien que tu rencontres Hugues aussi. D’ailleurs tu as acheté son recueil de poèmes. C’est moi qui te l’ai vendu ici à Paris. Je l’ai fait bien sûr dans le cadre de l’association NOUVELLE ELITE dont je suis le Président (par défaut depuis 4 ans).

    Blaise

  54. Posté par Binetou Fall, le 28 février 2006 à 22:18

    Mère évé, j’aime bien ta phrase car moi-même j’ai perdu un ami très cher et j’ai l’impression que depuis qu’il est parti, ses visites sont plus précieuses dans le sens où je me sens mieux à chacune d’elles parce que je relativise plus certaines choses de la vie. merci pour cette phrase.

    blaise, je viens au congo quand tu veux. ce que j’aimerais, c’est voir le fin fond de ton pays car je présume que les grandes villes sont comme toutes celles d’afrique qui finalement ressemblent beaucoup à paris. j’ai envie de dépaysement et de vrai.

    bonne mardi gras à tous, puisque tout se fête en ces temps-ci.

  55. Posté par Blaise KIBONZI, le 1er mars 2006 à 09:05

    Alors là, ma tendre Binetou, dis-toi que Dieu t’a bénie en te donnant un mari comme moi. Quand je te dis qu’il n’y a pas de hasard dans ce qui se passe entre nous. c’était écrit chère Binetou FALL.

    Oui Binetou les congolais adorent la ville parce qu’il y a les bars. Ils méprisent les campagnes et ignorent le fin fond de leur propre pays. Sauf en général leur lieu de naissance pour ceux qui sont nés à la campagne. En effet Binétou, sur une population totale d’environ 3 millions d’habitants (sur 342 000 km2 de superficie) la moitié de la populaton congolaise est concentrée sur 2 villes : Brazzaville (la capitale politique) et Pointe-Noire (la Capitale économique). Entre les 2. Des densités de populations frisant les 0,1% dans certaines zones.

    Très chère Binetou FALL. Adorable Binetou, la chance que tu as c’est d’avoir un mari ex-géologue. Et en tant qu’ex-géologue, j’adore la nature. C’est en jouant les géologues de terrain, que j’ai fait la découverte de certaines zones reculées du Congo, pittoresques et luxuriantes. Mes années de géologie au Congo figurent parmi les plus belles années de ma vie. C’est avec mon passé de Yankees (bad boy) de TALAS (le bronx de Brazzaville) les seuls moment de ma vie où je me suis senti en harmonie avec le CONGO.

    Tiens, Binetou, il n’y a pas très longtemps encore j’étais au téléphone avec mon ami géologue également comme moi. On a fait nos études de géologie ensemble et lui est devenu actuellement un "haut responsable" (comme on dit chez nous) au Ministère du Tourisme. Il m’a dit qu’il revenait d’une mission dans la réserve naturelle d’ODZALA. Chère Binetou, ODZALA c’est super !!!! Il y a eu un superbe reportage sur la 5 sur les gorilles d’ODZALA. Des chercheurs américains, canadiens, suedois se ruent là-bas. Y passent plusieurs mois, jumelles collées au nez pour étudier le comportement de ces gorilles de clairière en plein coeur de la forêt primaire équatoriale congolaise. Ma tendre Binetou, il faudra prévoir un bon K-way, avec capuche, des bottes, et je te ferai découvrir les merveilles du Congo. Et ces merveilles, c’est pas ce que les congolais croient. Sauf qu’au Congo si tu vas passer ton temps à regarder des gorilles on te traitera d’idiot, de bête. On te dira qu’il n’a vraiment rien à foutre celui-là. Un bon congolais surtout celui qui revient de FRANCE. C’est celui qui est tiré à 4 épingles et parlent avec l’accent des blancs, coupe les bouts de bananes avec un couteau avant de la manger. Enfin bref ! Touristiquement parlant cher Binetou, il y a aussi la réserve de CONCOUATI dans le KOUILOU. Il y a une femme française qui s’est rendue célèbre car elle s’occupe de la protection de singes et chimpanzés là-bas et de leur reintroduction en milieu naturelle. Car Binetou, comme tu le sais bien, nous les singes, chimpanzés et gorilles, on les chasse pour les manger. MIAM ! D’ailleurs le singe boucané dans le mossaka (sauce huile de palme - sauce graine ou Troffai pour nos amis ivoiriens) ça fait partie de mes plats préférés. Je te ferai goûter Binetou, tu vas sucer les doigts. Dommage que ces écologistes de blancs commencent à se meler partout même de ce qui ne le regarde pas. Les connaissant, bientôt, ils vont même nous interdire la consommation du singe. Notre plat préféré. Au motif que c’est notre cousin. Qu’il est menacé de disparition, etc....Mais qui n’est donc pas menacé de disparition sur cette tere ? Bref !
    Chère Binetou, je prépare le voyage Binetou, mais tu dis simplement à mon futur beau père d’alléger un peu la dot sinon je ne pourrai pas faire face sur les 2 fronts. Le Congo c’est la destination "touristique" la plus chere au monde. Rien que le billet d’avion, c’est le plus cher au monde au kilomètre parcouru. Arrivé sur place c’est aussi cher. Il n’y a pas de route. Aucune valorisation des sites présumés touristiques. ça sera du tourisme sauvage Binetou. Il faudra louer un 4X4 sur place et ça coûte la peau des fesses là-bas. Le carburant aussi coûte cher. Pour le reste, on fera au plus simple. On dormira dans une canadienne. On prendra une assiette pour 2, une cueillère pour 2, une fourchette pour 2, un verre pour 2. Tiens pourquoi je parle de cuiellères, fourchettes ? Tu manges avec les doigts non ? moi aussi. ha ! j’ai failli oublier. Pour tout ce qui est de ta toilette intime prévois une malle, là bàs ça coûte TRES cher. Attention je te parle pas des fonds teint Nini Ricci et autres parfums COCO CHANEL (parfois achetés avec l’argent du RMI) et qui souvent remplissent les valises des congolaises quand elles partent en vacances au pays. Car arrivé au pays, c’est ça qui montrera que tu viens vraiment de FRANCE. ha ! les congolais. Moi, je ne suis jamais rentré dans ça ma chère Binétou. Laissons de coté ces conneries de congolais et revenons aux choses sérieuses. Il faudra aussi que nous nous assurions pour un rapatriment médical en Urgence sur la France au cas où. Car les hôpitaux congolais n’ont d’hôpital que le nom. la moindre petite diarrhée là-bas, vaudra mieux être rapatrié en FRANCE à la Pitié Salpétrière dans le service spécialisé pour les maladies tropicales. Avec un bon spécialiste blanc. Ne pas oublier EBOLA qui sévit de temps en temps au Nord du Congo. Avant de partir, il nous faudra aussi prendre des traitements préventifs contre le palu (paludisme bien sûr). Quand on aura préparer tout ça ma belle, on pourra lancer l’expédition. Il y a une autre région du Congo que j’aime bien aussi. C’est la région de la BOUENZA, encore appelé le "Grenier du Congo". C’est la région de mes défunts parents. Dans le secteur de MADINGOU, il y a un magnifique paysage de collines en demi-oranges (comme on dit dans le jargon des géomorphologues). C’est là que je voulais m’installer. Il y a des étendues de terrain à perte de vu. Et ces belles collines en demi-oranges. La terre est d’une fertileité incroyable et je voulais y construire un ranch, élevé des chevaux car comme tu le sais bien, ta co-épouse a toujours aimé les chevaux, et les animaux d’une façon générale. Elle voulait qu’on y monte un centre équestre et qu’on organise également des randonnées à cheval. ça me plaisait bien cette perspective. Et moi je voulais y faire parallèlement de l’agriculture et de l’élevage. Je me voyais en cow-boy américain, sur mon cheval emmenant mon troupeau de boeufs et de moutons paître en haut de la colline. Lasso dans la main bien sûr. Pour l’ex yankee de TALAS que je fus, je retombais sur mes pieds. Binetou FALL, ce que j’aime chez toi, c’est que tu es la seule à pouvoir encore me faire rêver à 43 ans.

    Blaise

  56. Posté par Blaise KIBONZI, le 1er mars 2006 à 10:06

    "perte de vue", "fertilité", bien sûr ....Vous l’aurez corrigé par vous mêmes (selon l’expression consacrée chez nos amis du JT).

    Blaise

  57. Posté par Blaise KIBONZI, le 1er mars 2006 à 13:43

    Chère Binetou FALL, juste une petite excuse pour mes frères et soeurs congolais. Le réseau de communication et de transport au Congo est CATASTROTPHIQUE. Faire 100 km au Congo relève de l’exploit et ça coute horriblement cher. Cela peut justifier en partie pourquoi le congolais ne bouge pas et préfère les 2 grandes villes que sont Brazzaville et Pointe Noire. Si on pouvait facilement dans la journée quitter GAMBOMA venir à Barzzaville et rentrer le soir même à un coût raisonnable et sans se risquer 3 mois de courbatures. peut-être que les congolais bougeraient. MAIS C’EST PAS SUR car pour aller de BRAZZAVILLE à KINSHASA (la capitale de la RDC), il y a juste le fleuve à traverser. Et pourtant les flux BRAZZA vers KINSHASA sont quasi inexistant. Tiens, tout dernièrement j’ai envoyé un de mes collaborateurs à KINSHASA. Il avait peur. j’ai menacé de le révoquer, finalement la mort dans l’âme il est parti. Il a fait sa mission à KINSHASA et est revenu saint et sauf à Brazza. je lui ai dit : "Alors t’as vu ? ils t’ont pas mangé les zaïrois". Il m’a répondu "Non, au contraire. Ils sont mêmes très gentils. Et c’est des bons bosseurs comme tu les aime chef". Enfin, il n’y avait pas besoin qu’il m’appelle "chef". Bref ! C’est triste Binétou, TRES TRISTE. Non seulement le congolais de Brazza a peur d’aller à KINSHASA (le syndrôme de la peur du zaïrois), de plus la traversée du fleuve coute horriblement CHER et de 3, on exige aux passagers UN LAISSER PASSER. C’est incroyable Binetou, et c’est ça qui m’énerve chez les africains. Et quand c’est SARKOZY qui leur demande un papier ici ce sont les mêmes qui vont crier au racisme, à la xénophobie et je ne sais plus quoi. BRAZZAVILLE/KINSHASA les 2 capitales les plus proches du monde. 2 peuples de noirs, à la morphologie quasi-identiques et personne ne va vers l’autre. Si si, certaines femmes congolaises de KINSHASA qui viennent se prostituer à Brazzaville et rentrent à Kinshasa le soir. De l’époque du Zaïre, on les appellaient des ATZ (Assistance Technique Zaïroise).

    Blaise

  58. Posté par Blaise KIBONZI, le 1er mars 2006 à 15:45

    Tiens Binetou, à propos des femmes zaîroises qui venaient (viennent)se prostituer au Congo-Brazza. J’ai une belle histoire que j’avais racontée dans mon livre (que j’avais fini par déchiré comme tu le sais). Malheureusement, je ne peux pas non plus l’écrire ici pour ne pas polluer ce thread consacré au 40 ans d’Alain MABANCKOU. Je te la raconterai sous la couette.

    Blaise

  59. Posté par Binetou Fall, le 1er mars 2006 à 22:17

    là blaise, tu me vends bien ton pays et j’achète. j’adore la nature et ses composantes. je serais heureuse de me retrouver dans le vrai congo même si je n’ai pas de coco chanel ou de l’oréal dans ma valise. je prendrai quand même une crème anti moustique. C’est quand tu veux, je suis prête à partir à l’aventure.

  60. Posté par D.O.W., le 1er mars 2006 à 23:33

    Eh ben voilà ! Blaise et Binetou c’est une histoire qui roule...vers le Congo des campagnes et de l’arrière-pays. Bon séjour ! Et ramenez donc la cola pour que tout le monde puisse la partager ;-)

  61. Posté par Blaise KIBONZI, le 2 mars 2006 à 05:46

    Binetou FALL, tu dis "crème anti-moustique", tu as parfaitement raison ma belle. On part quand me dis-tu ? surtout pas pendant la saison des pluies. A EVITER ABSOLUMENT ! C’est la gadoue complète. Le mieux pour y aller c’est bien sûr pendant la saison sèche entre juillet et septembre. D’ailleurs ça tombe bien puisque c’est la période de vacances ici. 1 séjour d’un mois ça devait être suffisant pour voir et faire des choses. Malheureusement s’ajoute également au Congo aujourd’hui les problèmes de L’INSECURITE. Le Congo était un pays où tu pouvais te balader où tu voulais sans aucune crainte et sans être embêter. Mais à présent le pays est placé sous le contrôle des "cobras", "ninjas", "cocoyes", "Nsiloulou" et autres milices politiques. Des bandits de grands chemins qui tuent, viols, dévalisent. Il se dit maintenant que lorsque tu veux te promener dans une zone, il faut prendre une garde du corps de service parmi les miliciens controlant la dite zone. Mais bon, d’après qu’il suffit de leur "acheter la bière" (expression que tu entendras souvent au Congo) pour qu’ils te laissent tranquille. Il faut aussi que tu prépares ton passeport ma chère Binetou. Si c’est un passeport français comme moi, alors il faudra qu’on aille faire faire les VISA à l’ambassade du Congo à PARIS. Et là ma bien-aimée tu auras déjà un bel aperçu du Congo. Ne dit on pas qu’une ambassade c’est la vitrine d’un pays ? En tout cas dans le cas du Congo et de son amabssade à paris, je peux te dire que s’est avéré. Chère Binetou, ton "aventure au Congo" commencera dès Paul Valery, la rue où se trouve l’amabassade du Congo dans le 16ème à Paris. Tu sauras apprécier le sens de l’accueil et de l’organisation chez les congolais. Toi qui crois parfois que j’exagère. Va déjà voir là, rien qu’ici dans Paris déjà, dans le 16ème et tu te feras facilement une idée de ce que tu trouveras au Congo. C’est le Congo transposé dans le 16ème. J’ai eu il y a quelques mois l’occasion d’aller faire faire pour un ami, un VISA à au Consulat du Cameroun. Je fus impressionné par ce que j’avais vu. Entre le consulat du Cameroun à Paris et celui du Congo. C’est déjà le jour et la nuit. Tout comme en 2002 en me rendant au Congo j’avais transité par DOUALA en prenant la CAMEROON AIRLINES afin d’éviter les prix prohibitifs du colon français et son AIR FRANCE (bien sûr qu’à ces prix d’avions là, on peut très bien mettre des taxes à la con à 1% pour se foutre encore une fois de la gueule des africains). Bref, ne nous énervons pas. J’avais donc pris la CAM’AIR pour me rendre à BRAZZA via DOUALA (le billet coutait 40% moins cher que celui d’AIR FRANCE). C’est ainsi que j’ai pu voir l’aeroport International de DOUALA. Un vrai aeroport digne de ce nom qui te fait comprendre que l’aeroport Internationale de Brazzaville n’a d’"International" que le nom. C’est plutôt un véritable aeroport de brousse. Bref, Binetou si tu aimes l’arrière pays. Brazzaville a déjà un visage d’arrière, n’eut-été ses nombreux bars, ses nombreux taxis qui sont à touche-touche dans les unique artères pratiquables de la capitale. Ce monde qui grouille désormais de partout animé par la lutte quotidienne pour la survie. Brazzaville avec ses bruits et aussi ...ses odeurs. Heureusement que quand les français qui sont là-bas subissent cela, "ils ne deviennent pas fous" comme l’avait imaginé Jacques CHIRAC pour les français de MONTREUIL. Bref !
    Je disais donc chère Binetou. Ma tendre Binetou, qu’il nous faudra aller main dans la main chercher les VISA à l’ambassade du Congo dans le 16ème arrondissements de PARIS. Et comme moi, je ne suis parent à aucun homme "haut placé" au Congo. Et comme je n’aime pas faire comme les congolais, c’est à dire critiquer le système et profiter de ce même système (le fameux "PARADOXE du congolais" que je dénonce si souvent), il nous faudra aller faire la queue et payé le VISA qui coute 110 euros. Autrement, on aurait pu faire comme les congolais. On va à minuit dans une banlieue parisiennes, voir un parent ou une maîtresse de quelqu’un qui travaille à l’ambassade, et lui va se charger de nous faire faire le passeport auprès de son collègue de l’ambassade en disant que "C’est pour mon frère et sa 2ème femme". Et là, on les aurait eu gratuitement nos 2 visas qu’on sera parti chercher au domicile de cette personne en banlieue parisienne. Et lui, nous les aurait remis non sans une fierté de nous montrer qu’il peut vous sortir un VISA gratuitement en 1 journée. Car "il connait du beau monde". C’est cela le congolais. Et nous pour le remercier en lui promettra de lui payer "bière" la prochaine fois qu’il passera à la maison. Et bien sûr qu’il réclamera aussi de voir la dernière cassettes de Koffi OLOMIDE montrant des "filles en position de tir". Il se marrera à gorge déployer en voyant cela. Et comme il sera minuit et que nous on aura envie de dormir, on sera obliger de lui demander de partir (même si c’est mal vu chez les congolais). On lui dira alors qu’il peut emporter la cassette pour continuer à visionner chez lui. Mais ma chère Binetou, comme je n’aime pas rentrer dans ces "congoliserie", on sera obligé d’aller au Consulat du Congo pour faire nos VISAS en plein jour. Même s’il faudra passer 3 heures à faire la queue. Le rythme chez les congolais est lent. Je parle dans le travail et non pas dans autre chose. Et les femmes c’est encore pire. Et quand viendra enfin ton tour d’être servi, quand tu diras bonjour à la guichetière qui te recoit, elle te répondra même pas. Puis elle tend la main vers toi, sans même te dire ce qu’elle attend. Un coup c’est les documents qu’il faut lui donner, un coup ce sont les 110 euros qu’elle vous réclame. "On peut payer avec la carte Madame ?", "Vous sortez là, il y a un distributeur devant là-bas". "Je demande si on peut payer avec la carte Madame ?". "Vous sortez là, il y a un distributeur devant là-bas". Voilà ma chère Binetou comment on communique chez les congolais.

    Voilà donc ce qui nous attend coté VISA. Et coté achat billet d’avion ça sera aussi un parcours du combattant. je me demande si à l’heure où nous parlons, les réservations AIR FRANCE pour Brazza dans la période de Juillet à Septembre n’est pas déjà clos. Avec tous ces Ministres congolais qui ont leurs enfants qui vont au CP à MANTES-LA-JOLIE, et ne rentre au Congo que pendant les vacances. Vu que d’après le papa Ministre le niveau de l’enseignement au Congo est "faible". Et qu’entretemps le Papa Ministre se trouve des missions à effectuer en FRANCE donc peut toujours venir voir régulièrement Madame et les enfants à MANTES-LE-JOLIE. Laissant une petite grossesse à chaque passage. Enfin bref ! Etranglés par AIR FRANCE qui affiche malgré complet tous ses vols, désormais quasi quotidien sur le CONGO, LES CONGOLAIS ONT ENFIN REFLECHI !!!! Il était temps. Les congolais prennent désormais ETHIOPIAN AIRLINES pour se rendre à Brazzaville. On fait d’abord Paris-Dusseldorf. Puis Dusseldort-Addis Abeba. Puis Addis Abeba - Brazzaville. Qui a dit que l’Ethiopie était pauvre ? Le Congo qui a même occupé le rand de 4ème pays producteur de Pétrole d’Afrique. Bienvenue au Congo Binetou. Tu vas aimer. Retiens ce que je t’avais déjà dit. Le Congo figurerait parmi les plus beau pays d’Afrique s’il n’y avait pas les congolais. J’étais même entrain de penser qu’on aurait pu ensuite traverser le fleuve (Congo bien sûr), aller dans l’Est du ZAÏRE, voir le volcan du Nyiragongo qui surplombe le lac KIVU. En tant que ex-Géologue congolais (même de l’autre rive), j’ai moi même honte de te dire que je n’ai jamais vu encore le Nyiragongo sauf dans les livres et les reportages. Beau Volcan pourtant actif situé dans l’Est de la RDC. Et touristiquement parlant, je crois que ça vaut également le coup. J’ai non plus jamais été au sommet du Mont NABEMBA le point culminant du Congo. Mais quel congolais y a déjà été ? Quand on voit comment nos frères et soeurs camerounais valorisent leur Mont CAMEROUN avec simplement la très connue internationalement montée du mont Cameroun filles et garçons. Si tu dis au Congolais de faire ça sur le Mont Nabemba (1625 m ?). Ils te prendront pour un fou. Le congolais, il n’y a que la sape, la musique, la bière, les bars et les filles qui l’intéressent. le reste il s’en fout.

    Blaise

  62. Posté par Blaise KIBONZI, le 2 mars 2006 à 06:03

    Donc pour résumer ma très chère et tendre Binetou ; pour notre Voyage au Congo, on peut partir 30 jours dans la période comprise entre le 1er juillet et le 30 septembre inclus.

    Blaise

  63. Posté par titale, le 3 mars 2006 à 10:43

    bon anniversaire alain
    L’expression du passage dans cette nouvelle décennie est représentative des mots qui se bousculent dans nos coeurs lorsque nous changons de dizaine d’année. Ce n’est pas une fatalité, mais la bonne marche du temps... merci de nous la présenter ainsi... ceci aussi nous convaincra de laisser encore plus des traces, photos, films, ouvrages à nos enfants afin qu’ils puissent eux aussi, dans leur futur 40 ans, se repaitre de nos souvenirs "visibles"
    Allons de l’avant avec toi et merci pour ces messages et ce poeme où je me retouve aussi
    . BON ANNIVERSAIRE ALAIN.

  64. Posté par Dali de France , le 3 mars 2006 à 13:34

    Bonjour Alain ...
    Je suis Dali de France .
    Je viens de lire ton poème et je le trouve saisissant.J’aime ta manière d’écrire .
    "mais il y aura quelque part un arbre
    le même qui remue ses branches dans mes poèmes."
    Un rônier ...cet arbre est symbolique je pense pour toi .
    J’écris aussi ...
    Ta poésie lorsque je la lis ..elle me touche au coeur .
    J’ai un ami à Brazzaville ,un jour il m’a fait lire un de ses texte qu’il avait écrit en mémoire de sa Maman et j’ai compris qu’il possédait le déclic qui lui permettrait d’écrire ,alors qu’il ne le savait pas .
    Depuis ,nous échangeons nos poésies ,il nous arrive d’écrire une poésie à deux ...et ça c’est merveilleux !
    J’aime beaucoup tes photos , Toi petit avec ton regard innocent et surpris ,interrogateur .
    Puis ,avec tes parents ..une scène de tendresse ..
    Maman la mine heureuse ..
    Papa ..un peu plus songeur , semblant vouloir protéger son fiston .
    Et Toi , toujours ce regard surpris , profond .
    C’est bien d’avoir conservé de tels trésors !
    Je te souhaite encore plein de succès Alain et merci .
    Que Dieu te bénisse !
    Dali.

  65. Posté par delaors9000, le 3 mars 2006 à 15:20

    salut alain et joyeux anniversaire
    ton poéme m’a emu et je suis veritablement touchéj’ai pendant longtemps hesité de prendre part aux differentes reflexions et thematique que tu aborde sur ton blog
    c’est vrai que la chronologie point de vue age ne signifie pas maturité de
    mème la chronologie d’un point de vue scolaire ne signifie pas non plus maturité.
    si l’on veut ètre ecrivain il faut écrire ,si l’on veut ètre savant il faut inventer.
    sonny labou tansi pensait qu’il n’y a que deux genre d’hommes ceux qui font parti des problèmes et ceux qui font parti font parti des solutions
    merci de continuer de nous apporter de la consolations et du reconfort a travers tes oeuvres
    voici est venu le moment de te dire toute la génerosité de coeur que j’ai nous avons pour toi je pense que tu le sait certainement beaucoup te soutienne en esprit ou en pensée continu ainsi de dire et nommer les choses afin qu’un jours naisse la revolution a très bientot
    delaors9000

  66. Posté par swamy, le 6 mars 2006 à 11:36

    Bonjour Alain et bon anniversaire

    40 ans est le plus bel age dans la vie d’un homme .En effet, les hésitations du passé , les fautes de jeunesse tout cela est dernière nous,car à cet age ,on ne peux plus tricher avec soi,on sait qui on est.
    Je pense que c’est la chose la plus importante ;connaitre ses défauts ,ses faiblesses etre plus indulgent avec la vie et soi meme ;bref etre réaliste .
    je pense q’avant 40 ans il est tres rare d’avoir la maturité suffisante pour faire ce bilan.
    Alors ,je te souhaite de croquer dans les belles années qui viennent et de continuer à nous enchanter avec ta plume qui est fort belle.
    swamy
    nb :Je me permet de dire à Blaise que je le trouve injuste et méchant avec les congolais.Je suis moi meme congolaise et je pense que si on ne fréquente que les bars on aura des connaissances que de cet accabit.
    "Dis moi qui tu hante, je te dirais qui tu est"
    Comme on dit si bien chez nous ,à bon entendeur salut !.

  67. Posté par Blaise KIBONZI, le 6 mars 2006 à 12:21

    Voilà Swamy, c’est typiquement cela tout ce que je DETESTE chez le congolais (et la congolaise). C’est toi qui est cachée sous un masque qui ose me demander qui je suis ? Mais moi je suis là, je m’appelle Blaise KIBONZI. C’est mon vrai nom et les endroits que fréquente Blaise KIBONZI tout le monde connait. Je fréquente tous les mileiux congolais (sauf les salons des Ministres et mariages des enfants de Ministres congolais où l’on me voit jamais). Partout ailleurs je suis présent. Vient me rencontrer là-bas sans masque et discutons les yeux dans les yeux. Laissons ce thread au 40 ans d’Alain MABANCKOU. Tiens à propos du tourisme au Congo. Sors moi un seul mot parmi ce que j’ai dit à Binetou qui soit faux. Le congolais ne connait même pas le b-a-ba du tourisme. As-tu déjà vu aller en voyage touristique au Congo ? Binetou FALL sera la première. Cherchez donc sur cette terre une agnece de voyage qui a pour destination le Congo-Brazzaville. Et je viendrai me flageller ici en public. Or il existe bien des agnces et des organismes qui proposent des séjours touristiques au MALI, le CAMEROUN, le SENEGAL, le Cote d’Ivoire, etc...Perdons pas une fois de plus notre temps à discuter Swamy. Mettons nous au travail. Aidez moi à préparer ce voyage avec ma belle Binetou. Vu le coût que cela représente pour aller au Congo, et que je ne suis pas conseiller ou parent d’un Ministre congolais, je me demande s’il ne faut pas organiser un téléthon. Si je veux pas revenir avec un découvert en banque comme tout congolais d’en bas qui va en séjour au Congo.

    Blaise

  68. Posté par Blaise KIBONZI, le 6 mars 2006 à 13:01

    Swamy, excuses moi. Je sais bien que la devise du congolais c’est "le linge sale se lave en famille". Mais crois-moi, mon but ici c’est pas de dénigrer les congolais. Mais c’est de montrer le vrai visage du congolais car autrement personne ne peut comprendre qu’avec un pays aussi riche (3 millions d’habitants et 4ème producteur de pétrole d’Afrique) ; une hydrographie, flore, faune a faire palir de jalousie un burkinabé, nous n’ayons même pas l’eau courante à Brazzaville, ville située sur les bords du fleuve Congo (2ème fleuve au monde) et qu’on importe du poisson salé de Norvège alors que Pointe-Noire a les 2 pieds dans la mer. Les hommes politiques ont parfois bon dos chez nous. Les gens crèvent de faim au Congo alors que "les poissons meurent de vieillesse" comme l’avait dit (à juste titre - et pour une fois) l’ex Président LISSOUBA. Tout cela parce que le congolais ne veut pas mettre les pieds dans l’eau pour aller pêcher. D’autre part, tout le monde sait pourtant qu’au Congo, il suffit de jeter un noyau ou un pépin par terre pour y voir surgir une plante avec des fruits 3 mois plus tard, sans jamais l’arroser expressement. Et pourtant les gens crient famine là-bas. Car ne veulent aller cueillir des fruits sur l’arbre. C’est cette vérité là que vous n’aimez pas qu’on dise. Le Congolais préfère le bureau et gribouiller sur du papier comme son maître Français lui avait appris pendant la période coloniale. On en faisant un commis de bureau dans l’Administration coloniale Française. Le Congo ne fut-il pas capitale de l’AEF (Afrique Equatoriale française) ? Tout s’explique Swamy. De plus, l’adoption de la doctrine Marxisme-Léniniste après le départ des français, n’a fait qu’empirer notre sort. C’est ça qu’il faut retenir chère Swamy, plutôt que de dire que Blaise est sévère. Blaise sait de quoi il parle. On a un pays riche. Il FAUT qu’on se mette au travail et non seulement en grattant sur du papier et en lançant des citations à tout va. Mais aussi en remuant la terre, en créant des emplois dans le domaine de l’artisanat, du tourisme, etc... Ce n’est que de cette façon là qu’on s’en sortire et que le congolais cessera enfin d’être ce tube digestif ambulant qu’il est devenu, drappé d’un tissu en lin errant aux 4 coins du monde à la recherche de quelqu’un qui pourrait lui mettre un petit grain à manger dans l’oesophage.

    J’en ai terminé avec ce sujet très chère Swamy.

    Blaise

  69. Posté par Une Lady, le 6 mars 2006 à 23:27

    Joyeux anniversaire à vous Mr Mabanckou ! C’est un peu tard c’est vrai mais je n’avais pas entendu les roulements de tambours annonçant les festivités (rires).Du gâteau d’anniversaire il ne reste plus que les miettes.Et plus aucune goutte de mon champagne favori.Tant pis pour moi. J’ai toujours trouvé que les photos en noir et blanc avaient beaucoup de charme.vous avez la chance d’en avoir encore des "reliques",ce n’est malheureusement
    pas le cas pour tout le monde. En tous cas c’est très touchant ce que avez vous écrit.
    Je pensais que cette page était destinée aux voeux à l’endroit de Mr Mabanckou,il a fallu, une fois de plus, que Mr B.Kibonzi ramène tout vers lui.Toutes les occasions sont bonnes pour se "re-re-re-re-titiller" son égo.Quel personnage !!!!

  70. Posté par Blaise KIBONZI, le 7 mars 2006 à 15:31

    Une Lady, Monsieur B. KIBONZI peut très bien quitter le blog MABANCKOU. Il a trouvé ce qu’il voulait. Nous avons envoyé des livres d’auteurs africains à la bibliothèque de OUENZE au Congo-Brazzaville. La cérémonie de remise aurait eu lieu le week-end dernier avec presse écrite, télévision. A mon grand bonheur, le nom de Blaise KIBONZI n’a pas été cité une seule fois (merci mon seigneur !). Le blog MABANCKOU si ! Oui c’est ça le VRAI Blaise KIBONZI, ma fausse Lady. OK j’ai ramnené tout à moi ici, mais désormais les MABANCKOU, les Sami TCHACK, WABERI, Gaston KELMAN, Edem, Dany LAFERRIERE, KOUROUMA, Sony LABOU, Serge BILE, etc... seront bientôt lu par quelques habitant de Brazzaville au Congo. Grâce à la gueule du minable Blaise KIBONZI et aux efforts de quelques grandes âmes ici présent. Merci Alain MABANCKOU, merci aux membres du village MABANCKOU. Sinon à quoi bon de venir déblaterré ici sur la DISCRIMINATION POSITIVE, attaqué Gaston KELMAN sur des vérités ABSOLUES quand on est INCAPABLE de faire parvenir une centaine de livres d’auteurs africains en Afrique ? Pardon au Congo ? La suite sur http://nouvelle-elite.congoplus.com

    Avec bientôt la liste complète des livres qui ont été envoyés, ainsi que la présentation du bilan financier de cette opération par l’association NOUVELLE ELITE. Mme Lady, vous pouvez continuer à causer.

    Blaise KIBONZI reviendra pour une autre Opréation choc. Mon voyage au Congo avec Binetou FALL.

    Re bon anniversaire Alain MABANCKOU. J’ai beaucoup parlé de toi hier dans un petit café parisien. Quelques petites bonnes choses en perspectives pour le Congo. Dans le domaine litteraire et culturel bien sûr. Merci de nous prêter ta notoriété pour des minables personnes comme moi, qui avons besoin de toi pour satisfaire notre égo.

    Quand vous en aurez marre, demandez au Webmaster de bloquer mes adresses IP.

    En tout cas, les livres sont arrivés à Brazzaville. La cérémonie de remise aurait eu lieu ce Week-end. nul doute que Francis LE HERISSE depuis là-bas. nous en dira plus. A nous autres congolais assis au pied de la tour Eiffel. Pendant que le blanc travaille là-bas.

    Blaise KIBONZI

  71. Posté par Blaise KIBONZI, le 7 mars 2006 à 18:11

    Juste Mme "Une Lady", vous rappeler aussi qu’il y a eu des débats d’"intellectuels" ici sur le livre, avec des phrases du type : "africains qui ne lisent pas parce que" gnagna-gnagna. Je l’avais dit et je le réitère, j’ai 36 000 solutions qu’on peut expérimenter pour faire arriver des livres à flot continue en Afrique. Plutôt que d’être là toujours à parler et à raconter souvent de n’importe quoi sur l’Afrique. PAUVRE AFRIQUE !!!Maintenant certains livres qui faisaient défaut à la Bibliothèque de OUENZE sont arrivés. Il faut poursuivre le travail. Est ce que la panoplie des MABANCKOU, et cette belle brochette d’auteurs africains qui a été envoyés seront lus ? Et c’est là qu’on commencera à cerner les vraies raisons DU POURQUOI LES AFRICAINS NE LISENT PAS. Et non pas depuis Paris balancer des phrases du genre : "Les africains ne lisent pas parceque la lecture isole". Qu’est ce qu’il ne faut pas entendre !!!! Et c’est ça les intellectuels africains qui analysent leur société dans laquelle ils ont grandi avant de se mettre au fromage en FRANCE ? Franchement ! ce sont des analyses à 2 balles ça, mais qui font tellement plaisir aux oreilles des blancs, car il y a comme une logique que le blanc adore entendre. Et des profito-opportunistes intellectuellement africains rentrent dans cette brêche. Et se mettent à raconter n’importe quoi. Allez donc aussi me dire que les africains ne baisent pas parce que la baise isole. Or tout le monde sait qu’un nègre ne fait que ça. Le champion du monde toute catégorie(pour une fois) avec la boxe).

    Chère Une "Lady", je ne ramene jamais tout à moi, il y a des sujets ici où je ne suis pas intervenu une seule fois. JE DIS BIEN PAS UNE SEULE FOIS. Parmi lesquels "la légende du sexe surdimensionné des noirs" (je me sens pas concerné. j’aurais préféré voir les noirs avec un gros cerveau plutôt qu’avec un gros sexe). Et aussi "Les sodomies, fellation, etc.." d’Achille BEMBE, j’interviens pas non plus. Et pourtant ce sont des sujets qui se vendent le mieux ("le sexe fait vendre"). En terme d’audimat j’aurais donc plus gagné à aller montrer mon égo dans ces sujets là. Et pourtant, tu m’y vois JAMAIS. Je vais plutôt sur des sujets qui font vendre le moins genre le livres en Afrique. J’ai fait vivre ce sujet, qui vient d’être enterré (pardon) archivé. Ouf heureusement que je me suis battu pendant qu’il était encore en ligne. Voilà pourquoi je vous disais chers amis, préparons nous à aller poursuivre ce débat sur le site de l’association NOUVELLE ELITE dont je suis le Président par défaut. Le jour où un congolais serait volontaire à ce poste, je m’effacerai. Car la célébrité, l’égo machin c’est pas mon truc. Je veux simplement que les congolais se bougent le cul. Pardon je voulais dire le reste du corps car le cul, c’est la seule chose qu’ils savent faire bouger pour l’heure.

    http://nouvelle-elite.congoplus.com

    Blaise

  72. Posté par jean-michel, le 7 mars 2006 à 20:56

    Désolé Alain et tous les amis du village,
    je suis passé à côté de l’anniversaire de notre ami Alain. J’ai autre chose à me faire pardonner par Alain, mais ce sera en privé.
    Très sincèrement j’ai été ému par ton texte Alain. Je me permets de dire "tu" parce que nous sommes à quelques jours près des conscrits, je suis moi-même du mois de février, le 13 plus précisément.
    Mais n’oublie pas que la clé est sur la porte comme disait le grand Tchicaya.
    La porte c’est le nom de ton père et ainsi que celui de ta mère. Kimangou et Kéngué dans les langues bantou ont un sens très fort et formulent le projet de vie et tout le bien que l’on pense de ceux qui les portent. Au fond Kimangou, c’est toi : l’émerveillement devant le miracle (Kimangou) que couvait ta mère.
    Je voudrais t’offrir en cadeau ce court extrait de Yourcenar qui est à mon sens le résumé du dialogue que tu as avec tes parents :
    "Vous ne saurez jamais que j’emporte votre âme
    Comme une lampe d’or qui m’éclaire en marchant ;
    Qu’un peu de votre voix a passé dans mon chant
    Doux flambeau, vos rayons, doux brasier, votre flamme
    M’instruisent des sentiers que vous avez suivis,
    Et vous vivez un peu parce que je vous survis.
    Marguerite Yourcenar

  73. Posté par marie francoise, le 7 mars 2006 à 23:06

    je sais que je m’y prends tard mais comme on dit mieux vaut tard que jamais je sais c’est demode comme formule et puis j’ai nouvellement decouvert le blog et puis... bref je ne veux pas me repondre en explication de peur de ressembler a adrien lokouta elenki mingi...j’ai encore mes parents en vie malheureusement c’est ma fille que j’ai perdue. c’est dur de vivre toutes ses choses merveilleuses dans la vie de tous les jours et de ne pas pouvoir les partager avec ceux que nous aimons tendrement et qui sont partis trop vite sans nous laisser le temps de leur dire,de leur prouver encore une derniere fois notre amour...
    notre consolation vient du fait que ses personnes precieuses de la haut nous regarde avec des yeux remplies de fiertes l’air de dire profitez de la vie et soyez heureux pour nous car nous le sommes pour vous d’ici.
    sois heureux mabanckou et encore joyeux anniversaire...

  74. Posté par swazz, le 8 mars 2006 à 14:00

    Une Lady,
    vous m’amusez, mais ne cassez pas l’ambiance !
    Personnellement vous me remémorez la douce ambiance qui régnait dans nos réunions familiales. Les conversations allaient toujours bon train et tous azimuts, mais il y avait toujours le tonton Etienne pour faire l’animation sur des sujets que personne sauf lui ne métrisait. Bon, il finissait toujours par accrocher quelqun , mais comme il peut encore le dire aujourd’hui, "Peut être que je suis un "vieux c.., mais je ne dis pas que des c..neries". Et le bougre nous en a quand même appris à vrai dire. Tout ce qu’on peut reprocher à Monsieur Blaise, c’est d’être un peu beaucoup trop "long" et donc difficile à lire, mais pour ma part j’en apprends beaucoup en le lisant.
    Et le propre d’un anniversaire réussi, n’est il pas que tous les convives y trouvent leur compte ? à moins qu’on ne vienne uniquement pour boire un coup et relucker les danseuses de Koffi ???
    Y a pas, j’adorais aussi fouiller dans les vieux albums photo, fouiner dans les affaires de la maison familiale qui avait vu naitre notre grand père et grandir nos parents, où chacun y avait laissé des bribes d’Histoire. Je vous assure on y trouvait des trésors !
    Un trésor ça se partage...

  75. Posté par Aurélia DIENG, le 9 mars 2006 à 02:37

    Joyeux Anniversaire ! C’est souhaité un peu tardivement mais, croyez moi, le coeur y est.

  76. Posté par KIB, le 9 mars 2006 à 17:50

    Vaut mieux tard que jamais.
    Joyeux anniversaire cher Alain pour tes 40 ans. Soit sage comme toujours.
    Ton texte est si magnifique

    Solange

  77. Posté par Opoètefaso, le 19 mars 2006 à 19:07

    la mère le berceau la vie le ruisseau qui abreuve tout existance.
    c’est un vieux miroir qui porte les plus tendres souvenirs qu’un homme peu s’en rejouir.

  78. Posté par A sambeligue, le 21 mars 2006 à 13:20

    Cher Monsieur MABANCKOU,

    je ne vous connais pas mais je suis honoré de pouvoir vous souhaiter même tardivement un joyeux anniversaire.

    ce message vous paraîtra curieux et pour cause ; je m’en vais cependant vous rassurer. je suis également venu au monde un certain 24 février 1971.

    je ne sais pour quel raison, j’ai l’impression de partager une certaine sensibilité, une certaine perception du monde avec vous. je me trompe peut être. mais je suis heureux de pouvoir au moins le penser.

    joyeux anniversaire cher aîné et plein succès pour la suite de votre carrière.

    Armand SAMBELIGUE

  79. Posté par elie, le 31 mai 2006 à 19:17

    je me suis perdue ici par hasard...je cherchais des "choses" sur la crise de la quarantaine...bientôt 40 aussi ;-)
    Et puis j’ai lu tes mots.
    qui raisonnent par endroit chez moi...
    j’aime la poésie aussi donc j’y suis très sensible.
    c’est beau...c’est vrai, profond...
    combien à cet instant je te comprends...
    bon anniversaire même si c’est avec grand retard !

  80. Posté par Marie-Ange, le 8 février 2007 à 21:55

    Ton texte est rempli d’émotions.
    J’ai eu l’impression de te connaître.
    Joyeux anniversaire avec beaucoup de retard.

  81. Posté par del, le 3 août 2008 à 23:34

    Bonjour toi que je respecte malgré ma peau blanche car je suis au même rang que toi aujourd’hui !!
    Je respecte ton passé car je comprends (peut être pas bien c’est vrai ; mais je respecte car je viens d’une religion comme toi que l’on DOIT ABSOLUMENT RESPECTER.........................
    J’ai 37 ans et une famille et la peau blanche mais je galère comme toi ! Je pense à ma mère et à mon père....

  82. Posté par amen, le 3 octobre 2008 à 14:25

    salut.je m’appelle amen.je vis ma famille dans la pauvreté.je vous demande:7000euros pour que nous construison notre vie.merci pour votre aide.

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