Le samedi 7 mars, veille du 8 mars, journée internationale de la femme, s’est tenue la remise du prix GAFA dans le 13ème arrondissement parisien. Ce prix était décerné à six categories de femmes de « distinction » d’Afrique subsaharienne et du Maghreb, chacune dans son domaine particulier, lors d’un gala haut en couleurs.

Dans chaque catégorie concouraient 5 nominées : (1) Les femmes chefs d’entreprise (2) ; Les chanteuses (3) ; Les militantes associatives (4 ) ; Les femmes politiques (5) ; Les femmes journalistes (6) ; Les écrivaines.

Ces femmes sont venues principalement de France, de Belgique et d’Angleterre pour représenter leur pays d’origine. Il y avait, entre autres pays, le Maroc, l’Algerie, la Tunisie, le Cameroun, le Gabon, la Casamance, la Guinée...

On pouvait noter dans la salle la présence de notre confrère Brazza News. Le Congo était représenté par Eveline Mankou dans la categorie « écrivaines ». Auteure de plusieurs publications dont Dialogue imaginaire avec un fœtus, Eveline Mankou a concouru pour son dernier roman Elikia sur la composition duquel la critique a trouvé une évolution stylistique systémique opérant une rupture avec le genre narratif autobiographique dans lequel excellent nombre de jeunes auteurs africains. Elikia se distingue méthodologiquement de ses premières œuvres parce que l’auteur structure, cette fois, son intrigue dans la fiction pure et dure même si le profil de quelque personnage pourrait avoir des ressemblances avec des personnages congolo-parisiens existants. La critique, unanime, s’est écrié au sujet d’Elikia (Espoir en lingala) : une romancière est née, une travailleuse de l’imaginaire.

Quand bien-même Eveline Mankou n’a pas été distinguée au cours du prix GAFA (c’est une écrivaine algérienne, Nadia Hathroubi Safsaf,
qui a été primée) il y a lieu de souligner la puissance de la totalité naissante de l’œuvre de cette Congolaise née en Afrique et qui passe son existence entre Nice, Londres, Paris et Bruxelles.

L’œuvre d’Eveline Mankou élargit les voies de l’émancipation de la femme et de l’homme en général. Nous sommes loin de la pratique générale frisant la thématique « mi-putes, mi-soumises » que le département Femmes du PCT nous a montrés à l’occasion du 8 mars à Brazzaville.

Simon Mavoula