vendredi13 avril 2007

Abdourahman WABERI : présidentielle en France, enseignement aux Etats-Unis

Abdourahman Waberi (photo), écrivain franco-djiboutien, pose un regard sur l’élection présidentielle à venir. L’humour, sa marque de fabrique, est au rendez-vous. Celui que nous appelons affectueusement le « Nomade » a résidé pendant longtemps en Basse-Normandie qu’il me fit découvrir, prenant tout d’un coup des airs d’un président de syndic qui fait le tour de la copropriété en gueulant sur les travaux non votés lors de l’Assemblée générale et surtout de l’ascenseur de l’immeuble toujours en panne. Voilà, Waberi vit actuellement en Allemagne (Berlin) où il a reçu une des bourses destinées aux écrivains de renom. Il m’a invité là-bas aussi, mais je n’aime plus l’hiver depuis un moment. Donc je n’y suis pas encore allé. Pour gagner du temps, je lui ai dit d’apprendre d’abord l’allemand pour relire Le Tambour de Grass dans le texte !

Bon, je me réjouis parce qu’en septembre prochain, il gagnera les Etats-Unis où il enseignera la littérature francophone a Wellesley College, un des colleges les plus prestigieux du pays, juste à vol d’oiseau de Boston. Qui a donc dit que l’éloignement des auteurs "venus d’ailleurs et écrivant en français" avait pris fin ?


A la croisée des chemins

Ecrivain en résidence à Berlin, je vis depuis sept mois loin du bruit et de la fureur de la campagne présidentielle qui se déroule en France, mon territoire d’élection après Djibouti qui m’a vu naître au mitan des années soixante. Cependant j’ai beau me triturer la cervelle, je n’arrive pas à m’intéresser à cette campagne, à prendre au sérieux sondeurs, commentateurs et autres experts cathodiques. Pis, je ne sais pas encore pour qui je vais voter. Pourtant, il y a un peu plus d’un an, j’ai cru un temps le vieux pays de France enfin ( ?) réveillé. Qu’en est-il du feu qui embrassait les banlieues ? Des mémoires blessées ? Des signes avant-coureurs d’un vote de couleur ?

Flash back.

De la banlieue aux départements d’outre-mer, la rage a parfois la même rancœur pour fuel. Pas étonnant que des nombreux habitants de ces espaces se considèrent comme des sujets (post)coloniaux, francisés culturellement mais opprimés par la culture française dominante quand ils ne sont pas racialement brimés. Comme la métropole, secouée par plusieurs affaires comme celle de Dieudonné, le comédien franco-camerounais poursuivi pour ses inepties antisémites ou encore celle concernant Alain Finkielkraut et ses charges xénophobes contre les habitants des banlieues d’une manière générale et des Noirs et des musulmans en particulier (1), se débattait dans la confusion, la gronde était venue de la périphérie, de la lointaine France ultramarine. Et c’est le vieux poète de 94 ans, Aimé Césaire, chantre de la Négritude et ancien maire de Fort-de-France, qui avait sonné le pas de charge en déclarant : « Je n’accepte pas de recevoir Nicolas Sarkozy. (...) Je reste fidèle à ma doctrine et anticolonialiste résolu. Et ne saurais paraître me rallier à l’esprit et à la lettre de la loi du 23 février 2005 ».

Et l’affaire de prendre une tournure nationale. Le ministre de l’intérieur et futur candidat à la Président, M. Nicolas Sarkozy, se vit contraint et forcé d’annuler le voyage en Martinique qu’il avait prévu le 07 décembre 2005. Les Martiniquais descendirent en nombre dans la rue pour dénoncer ce qu’ils appelaient « la loi de honte ». La fièvre mémorielle figeait le pays tout entier. Le risque d’une guerre de mémoires était plus que réel. Le morcellement du corps national semblait entamé : mémoire de rapatriés de l’Afrique, mémoire des Harkis, mémoire de l’Holocauste, mémoires des fils et filles des descendants d’esclaves. Litanies des crimes passés. Pour ou contre Napoléon. Concurrences des victimes, craignaient les uns. Solidarité des mémoires, préconisaient les autres comme les romanciers antillais Patrick Chamoiseau et Edouard Glissant, touchés en pleine chair par cette crispation fulgurante. A l’autre bout du spectre, les conservateurs décomplexés par le succès médiatique de Nicolas Sarkozy sur les questions de l’immigration et de la sécurité et les républicains les plus nationalistes (de Chevènement à Charasse en passant par l’omniprésent Gallo), s’estimaient les représentants de la majorité silencieuse et se comportaient comme les seuls garants des vertus de la République. Ils faisaient assaut d’alliance pour dénoncer ceux qu’ils désignaient du doigt en les qualifiant de « communautaristes ».

Après onze mois de soubresauts, reculades et de polémiques tous azimuts, le Président Chirac abrogea, de guerre lasse, le fameux décret du 23 février 2005. Le communiqué de l’Elysée fut sobre : « Le Président de la République considère que la loi du 23 février 2005 rend un juste et nécessaire hommage à tous les Français rapatriés et aux combattants de toutes origines de l’armée française. Mais le deuxième alinéa de l’article 4 suscite des interrogations et des incompréhensions chez beaucoup de nos compatriotes. Il convient de les lever pour retrouver les voies de la concorde. La Nation doit se rassembler sur son histoire ». L’affaire était close, du moins officiellement. Des personnalités appelés à la rescousse, des comités mis sur pied pour réfléchir sur la place du passé colonial et esclavagiste dans l’enseignement, la lutte contre les discriminations ou la construction d’un musée sur l’esclavage (confiée au Martiniquais Edouard Glissant). Le comité sur la mémoire de l’esclavage présidé par l’écrivaine guadeloupéenne Maryse Condé, et dont le rapporteur est l’historienne réunionnaiseFrançoise Verges remet son rapport à M. Jacques Chirac. Il a été décidé que la France allait commémorer l’abolition de l’esclavage le 10 mai, date anniversaire de l’adoption à l’unanimité par le Sénat de la loi reconnaissant la traite et l’esclavage comme un crime contre l’humanité, le 10 mai 2001, à l’instigation de Christiane Taubira, député de la Guyane. Les apparences étaient sauves et une page était tournée. Reste tout le reste. Reste la force du réel à jour.

Ellipse

Charte pour la diversité, politique des quotas, parité, discrimination positive etc., les mots viennent de faire leur entrée dans l’espace public. Plus ardue sera la traduction dans les faits dans un pays où la gent féminine est encore largement absente à l’Assemblée nationale (d’où le messie qui a nom Royal) ou à la tête des grandes entreprises. Pourtant, les outils intellectuels pour penser la mixité, l’égalité, la laïcité ou la justice sociale n’ont jamais fait défaut, je songe à la notion de « droits de cité » (Etienne Balibar), aux « lois de l’hospitalité » (Jacques Derrida) pour ne prendre que des exemples récents.

Clap de fin

A coup sûr, la prochaine décennie sera décisive, quel que ce soit le futur locataire de l’Elysée. Soit l’on inventera au présent et non sans difficultés une France multiculturelle, conviviale, laïque et plus égalitaire. Soit l’on s’acharnera à labourer une province gauloise mélancolique et statique. Recroquevillée sur elle-même. Soliloquant sur son destin rabougri.

Abdourahman A. WABERI

1. Alain Finkielkraut, « prophète de la haine et du sentiment » selon l’expression du politiste de l’université de Witwatersrand, Achille Mbembe, a provoqué une série de controverses pendant le mois de novembre (cf. Sylvain Cypel, « La voix très « déviante » d’Alain Finkielkraut au quotidien Ha’aretz », Le Monde, 24 novembre 2005).

Commentaires

  1. Posté par jean-michel, le 13 avril 2007 à 10:53

    Chapeau le "Nomade" pour ce bel article. Et je me réjouis pour tes étudiants américains qui vont pouvoir se régaler !

  2. Posté par Nietzsche_junior, le 13 avril 2007 à 12:44

    " Qui a donc dit que l’éloignement des auteurs "venus d’ailleurs et écrivant en français" avait pris fin ?"

    Et le long fouet sec claquait dans le vent sur les collines infinies de Scriven’s Ranch...

    et j entendais gémir les lents chariot mormons dans les ornieres ...Sous le regard Fantomes des indiens mort ......... Foghorn..FJ Temple .............................................

    pkoi enseigner aux etats unis ? mais keske vous allé foutre la bas sérieux ?? vous vous prenez pour des Pionners Nomade ou de pietre colon en exil perpétuel ...

  3. le 13 avril 2007 à 13:52

    presidentielle en France, enseignement aux Etats-Unis, Fiansailles aux états unis de l’Europe avc PM. Petite Momie, j t’assure mon coeur fais dou dou dou...pour toi.DOW, ne te conviens pas.

  4. le 13 avril 2007 à 13:54

    le poste precedent est de moi le grand MALWATA DE BASE, fiansé de PM.

  5. Posté par D.O.W., le 13 avril 2007 à 19:42

    Joli petit article. Les beaux mots, les sages mots d’un type sérieux. Au fait, je n’ai jamais dit que "Le Pays sans ombre" de Waberi était une de mes plus heureuses découvertes littéraires des dernières années.

    Malwata, laisse ma femme tranquille ! (rires). PM, tu vas finir par provoquer des émeutes ici ! ;-)

  6. Posté par Molière, le 14 avril 2007 à 03:32

    Salut Weber,

    Comme tu vois, je ne désespère pas de voir un blog d’écrivain servir à autre chose qu’à des glapissements de groupies. Et apparemment, la patience me donne raison. Puisque, j’ai pu ce soir, tomber sur ton article.

    On dit quoi ? Depuis octobre, ça fait un bail (à céder !). Sais pas pourquoi je ne t’ai pas encore écrit comme prévu mais je profite de l’occasion pour te dire que je n’ai pas oublié nos derniers échanges en chtimie.

    Ton papier me rafraîchit drôlement la tête ; tu as fait le bilan de ces dernières années et je m’aperçois en te lisant qu’elle ont été bien riches. Comme quoi la distance permet le recul.

    Si comme semble le dire Alain tu vas bientôt quitter les états-unis d’europe (sans avoir construit ceux d’afrique) pour les vrais du nom, je t’en félicite par avance. Au fait, un mot-valise de "normand" et "nomade" ça serait quoi ? "normade" ?, "normamande" ou "madman restless" ?

    A tchao !

    Molière.

  7. le 14 avril 2007 à 11:19

    Juste une précision : cet article a écrit pour un quotidien suisse(Le Courrier de Genève). Il est sorti jeudi dernier. Merci Alain pour cet éclairage

    Vogue la vie

    Abdourahman A. Waberi

  8. le 14 avril 2007 à 11:35

    MALWATA DE BASE

    A toi DOW, moi pas marivaudé PM pour les Etats Unis d’Afrique style Waberi. Toi pas bien, toi contraint elle pour te donner mail. Alors que ma fiansée n’est pas polyandre. Mouf ! Moi pour moi, fer play et non fer chaud vertion émeutes. j’aime PM, elle m’aime et ns ns aimons. Toi démissione pour toi. Merci davance pour ta démission. Pour rien au mde, j partagerais ma PM.

  9. le 14 avril 2007 à 12:48

    Felicitation pour votre nouveau poste.

  10. Posté par Ngnagna, le 14 avril 2007 à 15:35

    « Pas étonnant que des nombreux habitants de ces espaces se considèrent comme des sujets (post)coloniaux, francisés culturellement mais opprimés par la culture française dominante quand ils ne sont pas racialement brimés. »

    Qu’est ce que ça veut dire ? Si les habitants des cités sont français d’origine X comme on aime bien le dire et à tort, ils ne peuvent être opprimés par la culture française. On peut bien à la fois parler français comme Victor Hugo et bambara comme Biton Coulibaly.

    La persistance et le raffinement de la pensée raciste en France ne serait pas elle pas due au fait qu’elle ne trouve pas d’opposition ? Les Usa sont attrayants et personne ne veut être taxée de "communautarisme" .

  11. Posté par Nietzsche_junior, le 14 avril 2007 à 18:47

    on peut tout aussi condiserder que la majorité des habitant des bnalieue malgré les préjugé sont des Francais de souche ... pauvre , et qu au final mr Waberi a pris tellement de distance qu il nous offre non pas un portrait d une France mais son fantasme d une France qu apparement il est lui d avoir saisi les different courant qui l agit .... alors bon exil et du vent les pseudo sociologue toujours présent pour denoncer les dérive identitaire de certain mais curieusement ils en arrivent tous a la meme conclusion , la decheance francaise comme clap de fin .... mais bon avec un peu de recul dans qqe Années on comprendra que ce que certain reproche a la France c est tout simplement de resiste , la discrimination positive c est de facto une théorie Raciste ... vous pouvez la gardez au States ici le jour ou elle sera appliquer concretement les "prof" n iront plus enseigner les Stérilité au States mais en Alsace ...

  12. Posté par Nietzsche_junior, le 14 avril 2007 à 18:50

    le type wabéri a pas l air d voir compris pkoi les Francais ont dit non a la constit et refuser les Etat unis d europe version yankee , au final c est un partisant de giscard et de son bouillasson ! bon vent , allez y partez tous la bas , ca fera de la plus pour ceux qui croit que l Identité c est une fiction utile et que les Africain des France dans 100 ans seront Francais , alors que les noirs au usa depuis 400 on se demande si ils ont pas echangé leur chaine contre ds boulet trop lourd a porté ... dites donc quand vou serez usa j espere q un jour un type sera assez honnete pour vouis demandez .." Dite moi Mr Wabéri , ca fait quoi d etre un probleme ? "

    ciao ...

  13. Posté par Lalah, le 14 avril 2007 à 20:46

    Alors, pour que vive la littérature-monde en langue française, il est urgent de se barrer de l’hexagone ?

    C’était bien la peine de signer un manifeste !

    En réalité les signataires de ce texte ne croient pas en sa portée, en sa capacité de modifier quoi que ce soit.

    Pour être bien considéré quand on est noir et francophone, il faut se fabriquer une aura ricaine...

    Tout ça aurait tenu en deux phrases. Fallait pas nous pondre un ouvrage manifeste, dans lequel vous ne disiez pas que vous en aviez ras-le-bol de cette vieille France...

    Enfin, on vous aime. On attend vos livres.

  14. Posté par May, le 14 avril 2007 à 20:55

    comment faire décoller sa carrière quand on est : french speaking, gifted and black ?

    Il ne faut pas résider en France. Il faut partir enseigner, non plus l’anglais aux collégiens français, mais la "littérature francophone" aux américains.

    Il faut cesser d’avaler les couleuvres de l’universalisme français, et se rendre à la prépondérance américaine.

    Il faut refuser de lutter en France, de devenir une référence pour les noirs de France, et nous écrire des romans en français de loin.

    Les critiques français vous liront davantage, et vous aurez un prix national... enfin !

    Allez, bon vent !

  15. Posté par Mame Diarra ;; ; , le 15 avril 2007 à 12:52

    Je continue dans le sens de May, pour le vent...

    Et pourquoi ne pas aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte. La bonne vieille france sera toujours là, les changements prendront du temps et de l’énergie pour ceux qui veulent y croire. Pour les aventuriers, rien de mal à traverser l’ Atlantique et survoler les mots...

    Au passage, voici un lien de mon BLOG PERSO : http://missdiarra.over-blog.net

    Mame

  16. Posté par B-K, le 15 avril 2007 à 14:12

    Mame, quelle belle fille vous faites !

  17. Posté par Ngnagna, le 15 avril 2007 à 14:23

    Nietzche, Lalah ne croyez vous pas que le problème des afrofrançais serait d’ordre existentiel : une crise identitaire comme celle de l’adolescence ?

    On dirait que le fait pour certains d’entre eux de dire ce qu’ils qu’ils sont (français) serait une honte et une trahison pour la famille et les "frères" africains vu le passé esclavagiste et colonial de la France. D’autres semblent assumer ce double casquette au vu de l’interêt suscité par la campagne, et je le souhaite par la vie politique.

    Il serait donc plus facile pour ces derniers de filer aux USA, parce que ce vecu déchirant serait moins intense, et avoir la nationalité française peut ouvrir des portes dans le monde quand elle même en ferme d’autres en France. « la discrimination positive c est de facto une théorie Raciste. » Je pense qu’elle traduit la reconnaissance du racisme avec plus ou moins une résignation.Elle n’existerait pas si le raciste ne faisait pas concurrence avec le CO2 pour polluer l’existence dejà compliquée. Cette mesure pourrait être utile pendant 10 ans couplée je pense à un travail d’éducation. Changer de comportement prend des années. Il est difficile de se debarasser de ses bonnes vieilles habitudes l’adolescence.

    Je ne sais pas si c’est possible qu’un écrivain enseigne la littérature en France. Si tel est le cas, comme l’heure semble être au noircissement de la vie en France(lol)je pense que certains écrivains afrofrançais y pourraient enseigner la littérature française contemporaine. Qu’en dites vous Mabanckou ? Vous êtes aussi insaisissable que le vent, alors un petit mot.

  18. le 15 avril 2007 à 14:38

    Ngnagna, vous n’y allez pas de main morte ! Vous semblez douter de la capacité de nos écrivains à enseigner la littérature en France ? Vous voulez nous ressortir l’éloge de l’inégalité des races ou une petite tasse de Gobineau ? Au fait, la capacité à enseigner la littérature en France c’est dans les gènes ou c’est de l’acquis ? Il y a certainement une prédisposition à enseigner la littérature si j’en crois vos paroles ! Vous parlez comme un certain candidat à l’Elysée, à talon compensé que j’aime !

  19. Posté par Myriam, le 15 avril 2007 à 14:54

    May, cela fait des mois que je te lis, t’es vraiment une chouette nana, cœur, intelligence, classe, que la vie te chérisse… :))

  20. Posté par Ngnagna, le 15 avril 2007 à 15:20

    Je ne doute pas ! je ne sais pas si ce ne sont que les universitaires qui enseignent la littérature en France.

    Je veux comprendre pourquoi certains filent illico presto enseigner la littérature aux USA. La littérature française contemporaine ce n’est pas un truc pour caser les afrofrançais, mais tous les auteurs français de la nouvelle génération. Mr X le plus important ce n’est repondre, mais de comprendre la question.

    Ne cherche pas les poux sur le crane d’un chauve. Afrofrançais n’est pas une race à ma connaissance. Ramenez tout à Sarko c’est faire son jeu surtout quand on l’attaque sur sa taille.

    T’aimes pas Sarko n’en parles plus ! le contraire de l’amour c’est l’indifférence.

    La génétique n’explique pas tout, élever un enfant en lui faisant croire qu’il ne va pas reussir à cause de son degré de pigmentation produit des loosers. C’est le message contraire qui faudrait passer.

  21. Posté par D.O.W., le 15 avril 2007 à 18:49

    Oui j’avais dit pareil que May ici il y a quelques temps. C’est pour cela qu’à la démarche de faire un manifeste, je préférais des solutions pragmatiques. Et n’oublions pas qu’une autre solution est de construire des universités prestigieuses en Afrique, d’y créer quand même quelques maisons d’édition. Je sais, je radote ;-)) Mais ne faisons pas toujours comme si cette alternative était une fiction. C’est encore un doux rêve certes, mais sait-on jamais...

  22. Posté par D.O.W., le 15 avril 2007 à 18:53

    Ouh là, je voulais dire des maisons d’édition de poids international. Je vous vois venir ;-)

  23. Posté par Titus Pullo, le 15 avril 2007 à 19:52

    Quand des articles coupés-cloués servent de prétexte pour annoncer aux gens que son pôte ira enseigner aux USA (youpiii !), le sens de la mesure voudrait quand même qu’on y ajoute un peu de contexte. Les USA ont un système éducatif différent de la France et il faut parfois dire aux gens ce que ça veut vraiment dire d’enseigner aux USA.

    1-Aux USA, il y a les universités et les "liberal arts colleges" (LACs). Les LACs n’offrent en général que des programmes de premier cycle, tout au plus des Masters. L’accent est mis sur l’éducation de base et moins sur la recherche. Les programmes y sont souvent d’ordre généralistes. Les universités offrent une éducation plus spécialisée et plus axée sur la recherche (programmes de doctorats, présence de grand centres de recherches sur les campus). Les étudiants qui veulent une excellente formation de généraliste au 1er cycle, trouvent leur compte dans les LACs.

    2-Wellesley est une des plus prestigieuse LAC. Elle est classée 4ième parmis toutes les LACs des USA, derrière Williams College, Amherst College et Swarthmore College, sur un total de plusieurs centaines de LACs aux USA. Par contre les grosses écuries de l’enseignement supérieur au USA, restent les universités de recherche. Le haut du pavé au classement 2007 est tenu par, dans l’ordre : Princeton, Harvard, Yale, Cal Tech (l’écurie de Cheik Modibo Diarra), Stanford, MIT, University of Pennsylvania (l’écurie de Alassane Ouatarra) et Duke.

    3-Il ya plusieurs façons d’enseigner aux USA. On peut être Adjunct professor, Visiting professor, Assistant professor, Associate professor, Tenured professor (prof titulaire), professor Emeritus. D’après le site de UCLA (26ieme au classement des universités), Mr Mabanckou est "Visiting Professor". C’est quoi un "visiting professor" ? C’est un instructeur qui est engagé pour dispenser des cours pendant une période déterminé, généralement de 1 à 3 ans. Après cette période, l’engagement est reéxaminé. A l’autre bout de l’échelle, Mme Maryse Condé est "Professor Emeritus" au départment de Français à Columbia University (9ieme au classement des universités). C’est à dire qu’elle est prof émérite, ne dispensant plus que quelques heures ici et là, après une longue et prestigieuse carrière qui lui a value d’être chairwoman de ce department (doyenne en France ?) avant son prestigieux perchoir du moment. Elle est donc au dela du prof titulaire.

    Il faut donner aux gens l’information, toute l’information…

    Mame Diarra, vous êtes belle, belle…mais belle ! Le récit sur votre blog, fiction totale, ou bien…. ?

  24. Posté par Nietzsche_junior, le 15 avril 2007 à 20:26

    trop fort les soldat allemand lol ... je vous avais dit que les Nazis s etait inspirée aux States ... au bronx meme lol ...

    c est top votre liste de Fac au fait , mais je crois que Publie ou périt n est pas vraiment l idéal universitaire ...

  25. Posté par Nietzsche_junior, le 15 avril 2007 à 20:51

    "Nietzche, Lalah ne croyez vous pas que le problème des afrofrançais serait d’ordre existentiel : une crise identitaire comme celle de l’adolescence ?"

    non je pense que cette crise d "adolescence"que l on nomme stade dépressif c est simplement ouvrir les yeux et voir le monde tel qu il est et réaliser que l illusion démocratique , que l idéal républicain est un mythe .. autant les génération précédente on aboutit a tué dieu autant celle ici présentement là :p , on tué la Nation ,Marianne est morte , violé et brisé en mille morceau ! l universalisme tel que l Europe et ses colonie est mort , que l identité sexuel des homme en europe est bousculé depuis les années 70 ... en une meme période deux remise en cause radical et violente ont remis ebranlé l orgueil de l homme blanc lol

    mais merde vous avez deja vu une Nation integrer , assimiler , accepter des fils d’émigrer qui sont la depuis depuis a peine 50 ans ??? alors que le renouveau générationel prend 100ans minimum ....

    l humanité c est pas une meute soumis a un cycle de naissance ou les génération se segmente de facon radical au printemps , la nation est diffuse , c est l enigme du bateau de Thésée ..........

    arretez de cultivier ce pessimisme vis a vis de la France .. vous la comparez a quoi ? a l italie Facsiste , l espagne franquiste , l angleterre et ses colonie sous tutelle , les usa ou instauration de la paix démocratique veut dire triomphe de la violence , en allemagne , belgique , hollande ou finalement le Nazisme ne c est jamais eteints ! ... soutenez la France au lieu de lui cracher la gueule a longeur de temps .. l Afrique a passer le point de non retouir , elle se relevera plus toute seul , un peu comme ces esclave qui un jour on voulu etre independant et a qui on a coupé les tendons !... c etais mon monologue a moi , rien qu a moi , du balai !

  26. Posté par Queen Pokou, le 15 avril 2007 à 21:57

    Il n’y a pas d’afrofrançais.

    S’ils existaient, ils auraient produit une culture identifiable, et pas des resucées françaises de la culture afro-américaine.

    Quand on parle de ce que sont les USA, en dépit de tous leurs travers, il est impossible de ne pas voir l’apport noir américain.

    Il n’y a rien dans ce qu’ont créé les prétendus afrofrançais, qui soit de la même dimension que le Jazz, ou même le hip-hop...

    Pas un Spike Lee, à l’horizon en France.Parce qu’on est là à écrire des fables, et pas des textes qui parlent de nous dans ce pays, parce que tout ce qu’on veut, c’est que les autres nous fassent une place à côté d’eux.

    Pour se crédibiliser, le CRAN invite des membres de la NAACP (national association for the advancement of colored people), parce que la seule expérience valide de noirs vivant dans le monde occidental, reste celle des afro-américains.

    On a du boulot, si tout ce qu’on a comme figure de premier plan, c’est Yannick Noah, et si nos auteurs se barrent pour ne même pas être lus par les africains-américains, qui ne savent rien des noirs de France.

    Même si Obama ne passe pas, il existe. Nous, on dort. On attend que les autres nous dessinent un destin.

  27. Posté par Titus Pullo, le 15 avril 2007 à 22:18

    N-J, publish or perish n’est peut être pas l’idéal de l’université du rêve, mais dans ce monde bien réel et bien matériel, on doit pouvoir mésurer la performance. On n’aime où on n’aime pas, mais les sociétés Américaines, Japonaises ou Allemandes sont des sociétés qui font une grande place à la performance. Remarquez qu’un adolescent Japonais préfère se suicider que d’échouer au lycée. On peut trouver ça excessif, mais c’est cette pression qui donne Toyota, Sony, Honda, Hitachi, Mitsubishi, Nissan etc... dans un pays n’ayant aucune ressource naturelle. La compétitivité Américaine nous donne des Bill Gates ect... Où sont les inovations Françaises devant la force de frappe Américaine, Japonaise ou Germanique. La doctrine du publish or perish est un garde-fou anti-paresseux et anti-complaisance. Moi je dis bravo.

  28. le 16 avril 2007 à 08:00

    Cher N-J, les noirs ne vivent pas en France depuis 50 ans.

    Il y avait un quartier noir en plein Paris au 18ème siècle. Daniel Picouly l’évoque, dans la 13ème mort du chevalier.

    Le pays n’a pas fait son boulot, mais les noirs de France non plus, il faut bien le reconnaître.

    Le pays les a écartés, ils l’ont laissé faire.Ils croyaient que c’était une chance, de vivre dans des foyers où ils pouvaient reproduire le mode de vie de leur village.

    Le pays les a mis au fond de la classe, pour les orienter vers des voies de garage, et ils l’ont laissé faire.

    Le pays ne les a jamais intégrés dans ses cours d’histoire, et ils se sont laissés effacer.

    Bayrou, le rassembleur, a fait enlever Césaire des auteurs présentés au bac français, et les noirs de France se sont tus.

    L’édition française leur a dit : on vous publie, mais parlez-nous d’Afrique. Rêvez de ses Etats-Unis qui n’existeront alors qu’en rêve, et contez-nous les mémoires des animaux dont le monde se fiche. Là encore, ils ont obtempéré, les noirs français.

    Le pays a fait d’eux d’éternelles pièces rapportées, et ils ont endossé ce rôle.

    Alors, il est difficile de soutenir la France. Il est aussi extrêmement ardu, de croire dans les noirs de France.

    On peut comprendre la fuite de ces auteurs (que je regrette), car il ne leur reste que cette possibilité.L’oncle Sam leur offre de quoi se faire respecter en France, mais il ne leur donne pas plus de couilles...

    Je me demande si Mabanckou ou Waberi écriront sur la France, même de loin. S’ils le font, ils ne seront pas très critiques. They know what time it is !

    Ce ne sont pas des héros, mais des hommes ordinaires, qui veulent une place au soleil.

    Le problème, c’est que ce sont les autres qui allument le soleil, et qui les invitent sous le halo. Combien de lecteurs noirs, pour ces écrivains, même en France ?

    Combien ont lu le Suburban Blues de Yémy (Laffont 2005) ? Où sont les critiques capables de produire une lecture afrocentrée (et nécessaire) de ces auteurs ?

    Je réitère mes voeux à Wabéri : bon vent ! Rien ne changera sous le halo. Tant que ce seront les autres qui le feront briller, il vous faudra, si vous voulez venir danser, le faire à la cadence prescrite.

    Vous le faites déjà...

  29. Posté par May, le 16 avril 2007 à 08:01

    May a écrit le post 28

  30. Posté par Mame Diarra, le 16 avril 2007 à 10:34

    Titus, je serai contente de discuter avec vous du récit sur mon blog... On peut mettre des commentaires en bas du texte pour cela. On ne vas pas venir décentrer le débat ici présent et déjà bien parti...

    Merci à vous !

    Mame

  31. Posté par Mame Diarra, le 16 avril 2007 à 10:36

    Je rappelle l’url du blog :

    http://missdiarra.over-blog.net

  32. Posté par Ngnagna, le 16 avril 2007 à 15:10

    La France n’est pas aussi pure et ne l’a jamais été NJ. On ne va pas refaire l’histoire de l’esclavage, de la colonisation et de la franceafrique.

    Est-ce que les petits fils doivent payer les erreurs de leur aieux ? je n’en suis pas convaincu.

    Ce n’est pas très sain d’opposer la France "vertueuse" à l’Amérique "vicieuse", il y a du bon des deux cotés.

    « Il est aussi extrêmement ardu, de croire dans les noirs de France. » Je ne dirais pas ça. Ils n’ont rien à prouver, ils doivent trouver leur place ! On ne vit pas un monde de gentil.

    Pousse les aux portes de l’ENA, des facs de médecine, des écoles de commerce, aux portes des organismes privés et publics de crédit, devant les électeurs etc. A coup sûr les meilleurs passeront.

  33. Posté par Queen Pokou, le 16 avril 2007 à 16:40

    Ngangna, il y a des tas de noirs qui font l’ENA, la fac de médecine et tutti quanti...

    J’ai plus de trente ans, et je connais des énarques africains de la génération de mes grands parents.

    Franchement, ça n’a rien changé. Vous dites que les meilleurs passeront, mais ce n’est pas un signe d’égalité. Chez les autres, même les "pas bons" passent. Parce qu’on nait dans le sérail, et lorsqu’on vous y fait entrer, ce n’est que pour vous utiliser.

    Ce qu’il faut, c’est entreprendre par soi-même et pour soi, sans forcément chercher à se faire adouber par d’autres.

    C’est cela que les noirs de France sont encore incapables de faire. Au lieu de supplier les autres de leur faire une place, ils devraient leur montrer :

    - qu’ils peuvent s’en sortir seuls
    - qu’on gagne à les avoir avec soi

    On n’a pas à pousser les gens à vouloir le meilleur pour eux-mêmes. Ils doivent en éprouver le besoin. Viscéralement.

    On ne pousse pas les gens à se mettre debout. Ils se lèvent, parce que c’est comme cela qu’on est homme.

  34. Posté par Nietzsche_junior, le 16 avril 2007 à 19:58

    May ne te découvre pas d un fil ......

    "parce que la seule expérience valide de noirs vivant dans le monde occidental, reste celle des afro-américains."

    oula , .. petite devinette pédagogique ....

    dans la série " Trouvez l’intru"

    a)Afro-américain // b)Latino-américain // c)White-Américain .... ou si tu prefere lequel est le pléonasme lol ...

    "Il n’y a rien dans ce qu’ont créé les prétendus afrofrançais, qui soit de la même dimension que le Jazz, ou même le hip-hop..."

    t es un comik toi deja en hip hop les Francais on meme fait mieux , de plus t a oublier que pour la plupart des jazzmen jouer a PAris etait un reve a une épok ;) ... quant a la vrai merveille des dit afo américain c est surtout le blues , tous le reste c est qu une variation de tempo et une dextirité devenu l ultime mesure d un Art qui ne se parle qu a lui meme , reflex ghetto hélas et le sort des fondateur du bluse est des plus tragique quant celui d elvis fut des plus etincellant ... passons ce détail , par contre j avooue notre elvis national c est une cata lol ... la constitution Américaine est tres clair sur un point , le mot Afro américain c est un barabrissme pour désigner un etre considerer comme en dehors du concept de citoyen Américain du simple fait de sa couleur .. révise tes classik avant de t extasier beatement devant l oncle Sam , I need you my friend , here !

    les mec zon a peine fini d egorger les derniers Amerindiens , vous avez pleine de sang sur les mains , vous faites faites chiez tous le monde pour votre modenrité , aujoud hui le pays qui a plus de 200 base militaire a travers le monde c est les states , vous a preferez des Facho a Allende et apres ils nous donnent des lecons de humanisme et d égalité , non mais ca va vos tete lol , ca ouvre des gutanamo un peu partout , commencer par aller nettoyer vos merde présente et apres venez cozé a la France du principe d égalité !

    non mais ho !! ......................................................................................... ;; ;

    ""Je me demande si Mabanckou ou Waberi écriront sur la France, même de loin. S’ils le font, ils ne seront pas très critiques. They know what time it is !..........

    moi je m en tape les ovaires de l endroit ou un romancier va écrire son livre ce que je veux c est pouvoir avoir son livre sans devoir passer une journée pour le trouver chez un libraire ! .. peuvent aller en laponie si ca les Branche .. par contre un ensiegnant Brillant c est comme un bon medecin , je trouve ca dommage de la voir quitter la France .. ; surtout en ce moment ! .. je peux comprendre un palestinien , un algérien qui sature face a tant de violence ... mais bon faut bien transportez avec soi un peu de son enfance , soyons réaliste , soyons naive !

  35. Posté par Nietzsche_junior, le 16 avril 2007 à 20:11

    Suivante ...Ngnagna ..Armé !! .. en joue ...feu !!!

    " La France n’est pas aussi pure et ne l’a jamais été NJ. On ne va pas refaire l’histoire de l’esclavage, de la colonisation et de la franceafrique.

    Est-ce que les petits fils doivent payer les erreurs de leur aieux ? je n’en suis pas convaincu.

    "

    Le probleme n est pas toujours dans la réponse mais dans la facon dont on pose la question … demonstration

    Ex : tes parent te lègue une maison avec tout le confort , wifi , écran plat , psx 2 , téléphone portable etc etc …..et une somme d Argent conséquente , mais tu apprend peu de temps après que tous cela ils l on volés en partis a tes voisin … tu fé koi ? en France si tu accepte un héritage tu assume les dette qui font avec ….et ça c est la Loi ! … mais le plu pathétique , c est que l erreur c est les africain qui l assume et c est même eux qui rembourse une dettes , un gros on te vole et tes enfants doivent en plus payer une dette au enfants du voleur , c est le Principe Wilkinson lol , la double lame , mais t a raison soyons bonne chrétienne et tendons l autre joue l… Ex 2 … peut on reprocher au enfants allemand la dérive Nazis , pkoi pas certain revendique un héritage qui dates de 1789 d autres une paternité avec des Pharaon noir , certain une tea party ………. Et l actualité nous montre que les dérive du passé sont plutôt solidement ancré dans le présent et qu elle ne demande qu un peu de misère pour surgir , alors oui soyons pour le supermarché mondial et le modernisme …. Oublions le passé et vivons dans la Fiction …. Voila me suis convertie au libéralisme ... Morphéus t ou ? donne moi pilule steuplé !!! , d après toi pkoi ils ont choisit un noir et une ville nommé Sion lol , cham on you ....................................................................................

    « Ce n’est pas très sain d’opposer la France "vertueuse" à l’Amérique "vicieuse", il y a du bon des deux cotés »

    une fois de plus pour comparer deux pays faut poser un prémisse .. on peut partir de Lafayette si tu veux ou du D Day … un homme , une date , ou un lieu , Bagdad ou Kandaar ! .. on peut aussi remercier Villepin pour son discours qui lui a valus les applaudissement de toute l hémicycle a l ONU en pleine séance pleiniere , ceux qui reconnaissons le est Assez Rare dans un lieu peuplé d amabassadeur ou la Parole malgré tout a un Poids …. dommage que d autre pays d Europe n est pas soutenus la France , l angleterre par exemple , l italie , l espagne , car concretement c est pas toujours a la France qu il faut s en prendre en europe , elle contrairement a la majeurs des partis européens tente parfois d arretez la Machine binaire qui dessine un axe du bien et du mal pour définir "eux" et "nous" ....et le multiculturaluisme est une machine binaire elle aussi

  36. Posté par Nietzsche_junior, le 16 avril 2007 à 20:16

    y a une embrouille sur les pseudo , chacun retrouvera ses pti j ai trop la flem c est hard le lundi ... un douche !!!!

  37. Posté par Nietzsche_junior, le 16 avril 2007 à 20:37

    bon ca c pour titus j en suis sur !!

    "N-J, publish or perish n’est peut être pas l’idéal de l’université du rêve, mais dans ce monde bien réel et bien matériel, on doit pouvoir mésurer la performance. On n’aime où on n’aime pas, mais les sociétés Américaines, Japonaises ou Allemandes sont des sociétés qui font une grande place à la performance."

    oué pour les deux denriere on avait remarque , les performance l allemagne et le japon c est des pro lol ... merci gardez les vos performance , vadé retros satanas !! no passaran !

    on mesure pas des couleurs , c est pas une quantité mais une qualité , sauf si on a la naiveté d avoir l impression que l Atomisme et la physique quantitque sont de bonne reference pour comprendre la Grammaire humaine ...

    Vous Savez titus je me rapelle d une ecrivain Japonais qui c est suicidé dans les années 1970 et la veil il appellait le peuple a se rebeller contre ce nouveau japon qui a honte meme de sa peau ... je vous retrouveri le nom , j ai pas de mémoire ..

    il avait eu une idée dans les années 1950 , un Littérature Pur ! .. je vous laisse deviner le concept

    "Remarquez qu’un adolescent Japonais préfère se suicider que d’échouer au lycée. On peut trouver ça excessif, mais c’est cette pression qui donne Toyota, Sony, Honda, Hitachi, Mitsubishi, Nissan etc... dans un pays n’ayant aucune ressource naturelle. La compétitivité Américaine nous donne des Bill Gates ect... Où sont les inovations Françaises devant la force de frappe Américaine, Japonaise ou Germanique. La doctrine du publish or perish est un garde-fou anti-paresseux et anti-complaisance. Moi je dis bravo. "

    moi aussi je dit Bravo , j ai toujours rever d etre là le jour de l Apocalypse , j adore la trompette ! ... c est pas un garde fou c est une maison de fou lol ... vou savez en 1989 quand est Mort l empreur Shôwa a surgit un nouveau courant .. "une littérature pour une jeunesse politiquement non engagé et ravie de vivre une adolescence attardé ou une culture postadolescente " , et franchement les USA actuellement c est une cata sérieux soyer honnete , y a qu économiquement qu elle rayonne mais avec l armée la plus puissante du monde quoi de plus normal ... ..........................

    vous savez il est etrange que le premier noir ayant obtenus un Doctorat a harvard ( fin 19eme je crois ) soit exilé au Ghana .. anedocte ... son deuxieme cycle il a fait en allemagne avec comme PRof MAx Weber .. le Politique et le Savant .. c est quasi religieux mon ami ; agenouille toi et embrasse la ptite grenouille

  38. Posté par Nietzsche_junior, le 16 avril 2007 à 20:38

    yo bon aller la douche un ptit verre de vin et une bonne batavia pour digirer ces pavé Negre

  39. Posté par Nietzsche_junior, le 16 avril 2007 à 20:39

    bien evidemment en bonne apprentie de socrate , tous cela n est qu un long monologue entre Je et Moi il y a soi !

  40. Posté par May, le 16 avril 2007 à 20:51

    Cher NJ, tu montes sur tes grands chevaux, et tu t’égares un peu.

    Personne ne dis que l’Amérique soit parfaite. Au moins, la donne est claire. Elle n’a jamais prétendu être le pays des droits de l’homme, et elle prouve tous les jours qu’elle ne l’est pas.

    Tu me parles d’Elvis, et je te demande ce que les afrofrançais ont inventé, que les autres aient voulu s’approprier.Quand Clapton veut se donner une crédibilité de bluesman, il pond un album intitulé From the Craddle, où il joue Son House et Robert Johnson.

    A côté de ça, la production des noirs de France ?

    Que dalle, que dalle.

    Tu peux contester la valeur de la culture noire américaine, mais elle existe, et tout le monde en réclame sa dose.

    Le hip-hop français n’existe pas. Le hip-hop est (noir) américain. Il y a seulement du rap en français, une nuance de taille, qui semble t’échapper.

    Le slam français, ça n’existe pas. Slam, ce n’est pas du français... Enfin, je crois que tu me comprends.

    Le Jazz se parlerait à lui-même ? Faux. On l’enseigne et on le joue dans le monde entier, et c’est une preuve de sa capacité à dépasser l’environnement qui l’a créé.

    Il fait partie des grandes musiques, et ceux qui venaient le jouer en France, empochaient les cachets et rentraient dans leur pays frappé de ségrégation.Cette épouvantable Amérique, à laquelle ils appartenaient.

    Parmi les grandes pointures du Jazz (Coltrane, Miles, Count Basie, Charlie Parker, Duke Ellington, Billie Holiday, Sarah Vaughan, Ella Fitzgerald...), très peu ont vécu durablement en France. Ils y ont simplement diffusé et imprimé leur culture. Leur empreinte reste vivace.

    Les festivals de Jazz français continuent d’acceuillir des Joshua Redman, des Marcus Miller, des Cassandra Wilson et des Dianne Reeves qui ne restent pas dans ce merveilleux pays, mais qui retournent les poches pleines dans la terrible Amérique.Quand ils se produisent ici, les salles sont bondées de gens qui trouvent que le Jazz transcende les barrières.

    Tu sembles mépriser le Blues, qui est la base (avec le Gospel) des musiques noires américaines. BB King et John Lee Hooker n’ont pas vécu dans la misère, et tous les bluesmen blancs ne sont pas devenus des stars. Keb Mo et Eric Bib (qui sont noirs) font encore vivre le Blues, et un grand nombre de leurs adeptes sont français.Ils sont en France tous les ans.

    Tout ça n’a l’air de rien. Ce n’est que de la musique, et ça ne change pas le nombre de noirs emprisonnés aux USA, mais ça existe, et c’est vivant.c’est parce que ça existe, qu’un noir américain est mieux considéré en France, qu’un noir français.

    Les USA ont des bases militaires partout, parce que les autres se laissent faire.

    Ils imposent leur loi, parce que les autres les laissent le faire.

    Et si le monde s’agenouille devant eux, comment le reprocher à certains auteurs ? Ils suivent le sens du vent. c’est triste, mais c’est humain.

  41. Posté par catharsis, le 16 avril 2007 à 21:07

    je l’ai dit et le redit ; je ne suis pas fin politologue(y m’gonfle tous, et preferait cette insouciance heritee de l’enfance et cette rebelion quiescente de l’adolescence) mais sarko me fait mauvaise impression. Chaq fois que je le voie(rarement) je pense à un "power addict". Je pense que seule une apetance malsaine pour le pouvoir le meut. C’est du feeling, pas une fine analyse. Pour moi c’est ce qu’il degage. Alors, degage ! Ceci dit je me range au cote de je ne sais plus qui ici qui a dit en gros, que l’on ne peut juger les hom que les actes qu’ils font. Donc à posteriori. Reste a savoir si ls français prendront ce risq ou pas.

  42. Posté par D.O.W., le 16 avril 2007 à 21:17

    A force, Nietzsche_Junior, de vouloir avoir raison, même quand on voit bien qu’on a tort, on finit par dire de grosses sottises. Je n’ai jamais rien lu ici d’aussi ridicule que ce que tu écris dans la première moitié du post 34. Notamment ce que tu réponds à l’argument sur le jazz, c’est un peu pathétique. La réponse que te fais May est même insuffisante. L’importance du Jazz et du Blues dans la création artistique du 20ème siècle est immensurable. Elle l’est à ce point, que l’on commence un imperceptible mouvement visant à en dénier la paternité. J’ai lu, dans un bouquin de Culture générale, ceci : "A l’origine musique des Noirs, le Jazz aujourd’hui appartient à tous". Comme dit ma grand-mère, ça commence toujours comme ça !

    Toi et moi, on a déjà eu cette discussion. Je t’avais bien dit : il ne s’agit pas d’une comparaison fourre-tout entre la France et les Etats-Unis. La question est : la condition générale d’un citoyen Noir est-elle meilleure en France ou aux Etats-Unis ? Là-dessus, tu peux construire tous les arguments que tu veux, l’évidence est criante d’elle-même. Le fait que tu sortes de cette question, pour nous parler de la crise sociale aux USA, des horreurs du capitalisme ou du sort fait aux Indiens, est comme un aveu de l’incapacité à argumenter sur la question même.

    Queen Pokou : ce que vous dites dans le post 33, j’ai souvent cherché à le dire ici, sans jamais trouver les bons mots. C’est cela même !

    Titus Pullo : le post 23 est certes instructif, mais quelle en est la moralité ? Mabanckou nous informe que Waberi va enseigner aux Etats-Unis et de mon point de vue, que Waberi soit Assistant professor ou professor Emeritus, cela n’est vraiment qu’accessoire. Dans une position comme dans l’autre, tout ce que je vois, c’est qu’on donne un surcroît de lustre à l’Afrique. Moi personnellement, une des icônes absolues de ma vie, c’est Mongo Beti. Il n’était pas professeur émerite dans une prestigieuse université parisienne, mais modeste professeur dans un lycée de province. Il a pourtant, à mes yeux, fait plus pour la dignité de l’Afrique que 100 autres réunis. Bref, pour dire que nous sommes souvent injuste avec Mabanckou. Et avons tendance à lui reprocher tout et rien. Moi-même, sur le sujet sur Haïti, me relisant, j’ai réalisé que je lui reprochais de relayer le message de Sarkozy, là où il ne faisait que le soumettre à la discussion. Je me suis toujours refusé à être complaisant avec lui, et ma façon de dire les choses est telle que je l’accrocherai encore à telle ou telle occasion, mais quelquefois, il faut reconnaître que nous sommes bien injustes.

  43. Posté par catharsis, le 16 avril 2007 à 21:51

    vous parlez afroculture ? je ne suis pas de ceux qui la nient. L’apport est enorme et deux des "nouvelles" musiq du siecle dernier sont le jazz et le reggae, man. Bien qu’on ne peut exclure le rap le hip hop la soul le disco, elements recent de l’afroculture sur le plan musical et, petits fils du blues. En dehors de ces deux styles musicaux, eux même maintes fins declinés, l n’a ya pas reellement de renouveau musical depuis, mais des ponction dans le bagage musical universel de l’humanite, moulte variations autours des mêmes themes.

  44. Posté par Nietzsche_junior, le 16 avril 2007 à 22:39

    Toutes les influences africaines et européennes vont être à l’origine du blues, marqué principalement par la langue anglaise et le rythme qui lui est donné par les noirs.

    Charlie Parker

    ....... ;

    revenez sur terre , j adore le blues j en joue en plus , tous ce qui eux grattouiller 2 3 note kiffe le blues , vous confondez la rytme , la mélodie , les mode , gamme , dire que le blues est une création afro américaine c est participer a la créat(ion d un mythe a l usage des negres , genre les pharaon noir , enfin on ronge ce qu on peut , pour moi le simple fait de lier gospel et Blues c est deja une grosse connerie , pkoi pas lié les chant grégorien et beethoven tant k a faire ..

    vous faite partie de quel genre de société DOw et MAy ? des petite elites bourges qui kiffe le jazz a Montreux , y a personne qui ecoute le jazz depuis qu il ne se joue que les spécialiste a l oreielle si délicate qui il percoivent la variation d 1/10 eme de ton .... c est fini l époque ou la chaleur suffisait , on est a l époque des virtuose qui aligne 20 note a la seconde ...

    en france y a des boite de production de Black né en france qui font vibré les ghetto , c est a dire la majorité de ces jeunes que la France ne veut pas accepter , vous vivez sur une autre planete , vous savez meme ce qu ecoute ces jeunes des banlieu qui ont mis le feu a la france , si vous viviez au missipi en 1900 vous consideriez que le blues c est une music de barbare qui vivent comme des sauvge ...... vous croyez que Kassav ca a permis au antillais d etre accepter lol ...

    d ailleur votre gros probleme a vous deux c est que vous avez l impressiont que l occident c est le monde entier .. la chine , l inde l amérique du sud le monde Arabo perse s en fou du blues et de vot jazz pour intello .. vous parler du monde alors qu en réalité vous ne vous adresser qu aux blanc , on vous a lavé le cervo ....

    "La question est : la condition générale d’un citoyen Noir est-elle meilleure en France ou aux Etats-Unis ? "

    moi toi t a toujours pas compris que la notion de citoyen aux Etats Unis et en France ne s entend pas de la meme facon ... en France le staut de citoyen est au dessus des liens biologique , religieux ou affectif ... au etats unis le citoyen se concoit en fonction de sa couleur , qu importe la richesse .. si l autre là appris comme exemple des States l allemagne et le japon c est normal , l un reve toujours de lier filiation sanguine et Citoyenneté et l autre a mis en place depuis 1 siecle la plus grande entreprise de déculturation/abrutissement au monde ...

  45. Posté par Nietzsche_junior, le 16 avril 2007 à 22:50

    le Jazz est Mort ! .. il renaitra sous une autre Forme inch allah .. le blues est devenu une armoire dont on ne cesse de reprendre sans fin les standart , voir du rock en accelrant le tempo , actuellement le suel courant musical qui attire un public fidele et nombreux sur divers génération c est le rock version Saturé , le Rai doit beaucoup a la France , et dite vous que ce qui ont permis la diffusion international du Blues c etais des Blanc ...... y a plus de création ni en jazz ni en blues , c est comme le classique .. zete has been les gars lol ...

  46. Posté par Nietzsche_junior, le 16 avril 2007 à 23:02

    oui cathars d accord , un bagage universel et oui il est difficile de revendiquer une paternité , la music c est l image ideal de la nation . ; cherchez a tous prix les vérité historique au final ca ne renforce pas une nation , ca l effrite ... ils faut que l homme soit dupe un minimum pour pouvoir vivre les uns avec les autres ....

    cki m enerve c est genre de commentaire de DOW...

    "Là-dessus, tu peux construire tous les arguments que tu veux, l’évidence est criante d’elle-même. Le fait que tu sortes de cette question, pour nous parler de la crise sociale aux USA, des horreurs du capitalisme ou du sort fait aux Indiens, est comme un aveu de l’incapacité à argumenter sur la question même."

    au final qu importe qu un etat soit faciste du moment qu un noir peut vivre dedans .dans ce cas la vivr eiSrael ou les noir Falascha vivent mieux que les arabes .... hé ho dow ,,,reveil toi t é un humain pas a un noir j ai envie de lui crier a l oreille !

  47. Posté par Nietzsche_junior, le 16 avril 2007 à 23:51

    les etat unis sont en train de vivre ce que l Europe vivaient il y a deux siecle , c est une colonie abandonné par les anglais les francais et les espagnol .. c est le monstre de l humanité lol ;;.666 usa ... un viol collectif qui a fait naitre une civilisation de malade mentaux qui sont persuader que pour avoir une identité , une mémoire , une culture il suffit de preter Serment sur un livre lol , une nlle forme de religion et vous en etes les Apotres de l apocalypse !! .. c est au bucher que je vous enverrai pour cette c est hérésie de l humanisme .. ! bande d hérétik Yankee !

  48. Posté par Nietzsche_junior, le 16 avril 2007 à 23:57

    tiens c est vrai , ils font mémé des tirage au sort pour leur green Carte , c est vraiment un modele d égalité lol ... bientot la roulette russe ; version poutine bien sur ...

  49. Posté par Titus Pullo, le 17 avril 2007 à 00:00

    D.O.W.,

    J’espère que vous n’avez pas vu dans mon propos un missile anti-Mabanckou. Loin de là, mon cher, très loin de là. Si j’ai laissé planer cette impression, je m’excuse auprès des lecteurs et de Mabanckou en premier. Si j’ai écris mon mot, c’est parce que le texte de Mabanckou était trop incomplet, à mon humble avis. Un peu comme s’il nous disait que Drogba jouait pour Chelsea, sans nous dire de quel pays il vient, à quelle position il joue, où il se trouve Chelsea etc… A mon avis, si vous voulez dire aux gens que quelqu’un a un nouvel emploi, vous devez donner des details. Le seul details qu’a donné Mabanckou était que Waberi enseignerait à Wellesley, près de Boston. Bien maigre, quand on peut supposer que les ¾ des lecteurs de ce site ne connaissent pas très bien le système Américain. Pourquoi donner l’info à moitié ? J’ai tenu donc à apporter des éclaircissements. Le système Américain est très competitif. J’ai voulu démontrer qu’il y a une porte d’entrée qui est celle des visiting, adjunct et assistant professor. Mais pour avancer, la compétition est féroce. Pour passer d’assistant à associate professor, la barre est très haute. De même pour toutes les étapes subséquentes. Visiting professor à UCLA, est loin d’être une injure. C’est l’une des prestigieuses universités (26ieme sur plus de 500 grandes institutions). Je ne saurais rabaisser la carrière de Mabanckou, car il a des lauriés que je n’ai pas. Désolé pour l’incompréhension.

  50. Posté par catharsis, le 17 avril 2007 à 02:43

    mais je tiens a faire taire les langues vitupérantes de vipères assoiffées de discorde, que je me garderai bien de reduire l’afroculture à des rythme ternaires, au combien transcendants, du gospel, des coupes de cheveux, et à la sape. J’ai la chance d’en connaitre d’autres aspects, et la malchance d’en ignorer bcps d’autres.

  51. Posté par catharsis, le 17 avril 2007 à 02:49

    ...en en plus elle taquine la six cordes. Je l’aime cette femme ! Dans le petit monde du metal y a des groups com fishbone(tres bon çà) living color, dé fé...

  52. Posté par Alain Serbin , le 17 avril 2007 à 10:05

    N-J m’a fait rire avec sa flèche sur les states.(lire poste 47). Je me marre encore. Mais c’est vrai ce qu’il dit sur le pays des Yankees ! Une colonîe des Européens transplantés, formés un pays par la force du poignet, comme ils adorent le présenter...(pionniers, qu’ils disent),là où j’irai certainement, comme un futur étatsuninien (américain, si vous préférez), oui dis-je, là où moi ou mes descendants iront prêtés serment sur un livre pour se faire consacrés un "grand citoyen du monde et respecté partout).Ce monstre de l’humanité, né d’un viol collectif est à ne pas douter une des grandes démocraties. Là où un jeune étudiant peut rentrer chez lui chercher une arme et revenir faire un carnage dans un campus, tuant une trentaine de pauvres jeunes gens. Un pays obsedé paar la crainte des autres. Et qui espionne tout le monde avec des satelites-espions, internet, des fichiers sur des individus qu’ils jugent ’dangereux’ pour leur sécurité. A l’heure où j’écris, un type ou un service s’obstine de savoir ce que j’ai à dire, à avancer comme opinion, propagande dangereuse, etc...Mais un très beau et grand pays, les USA. On l’aimera toujours. On adore leur culture impérialiste. Le Jazz, le rn’b, le hip hop,et autres musiques, modes et cinémas débiles. Ce week-end, je suis allé m’éclater au son de ndombolo, et les Congolais m’ont exhiber leur nouvelle danse "lopélé", très drôle. A la fin..., on a fini par des musiques typiquement anglo-saxonnes. Pour être juste, de la musique américaine !

  53. Posté par D.O.W., le 17 avril 2007 à 19:29

    Très chère N_j (posts 44, 45, 46, 47, 48, ouf... ;-), sur le jazz et le blues, la question n’est pas de savoir si c’est cela que les jeunes écoutent aujourd’hui en France. Moi même, détrompe-toi, je n’ai que très moyennement l’oreille jazz. Je dis juste que c’est une création artistique majeure. Et quand à la paternité, 2 choses à préciser : d’abord, bien évidemment, aussi bien le jazz que le blues, ont emprunté tout autant à une vivace reminiscence de culture africaine, qu’au folklore blanc, aux chants religieux blancs. Il ne s’agit donc pas de nier cela. Mais cela ne change en rien que les pères de ces musiques étaient Noirs, un point, un trait. Ni peut-être, ni mais. Ce n’est pas pour m’en vanter, ce n’étaient ni mes pères, ni mes oncles. Je dirais pareil si j’étais Blanc. C’est juste question de respecter la vérité historique. Quand Picasso emprunte aux arts dits "nègres" et "primitifs", cela ne change en rien que l’auteur du tableau c’est Picasso. Cela m’amène au deuxième point. Chaque fois qu’il s’agit des peuples qui n’écrivent pas l’histoire, on dit comme N_j : "il est difficile de revendiquer une paternité". Mais on n’entend jamais cela quand il s’agit de création que l’on attribue aux "grandes" civilisations. Disons donc que toute l’humanité a inventé la valse, le thermomètre, l’électricité, etc. Non ?

    Deuxieme point : tu dis : "au final qu importe qu un etat soit faciste du moment qu un noir peut vivre dedans". Non N_j, ce n’est pas ça. C’est juste que c’est deux débats distincts. De toute façon, dans un pays fasciste, ça m’etonnerait qu’un Noir soit aux anges (rires). Non, sérieusement, je vois ce que tu veux dire. Ce qui s’est passé encore hier aux USA met bien en relief ce que tu éprouves. Et tu sais bien que là-dessus, je pense exactement comme toi, puisque je te l’avais déjà dit à l’occasion. Si j’avais demain la possibilité d’aller vivre aux Etats-Unis, je refuserais, parce que c’est un pays névrosé, humainement et socialement arriéré. J’ai un vrai désaccord philosophique avec beaucoup des "valeurs" de ce pays. Mais ce n’est pas le même débat que de savoir si dans ce pays, la couleur de sa peau est un problème. Quand les Etats-Uniens sont névrosés, ils le sont tous ensemble. La différence là-bas ne se fait pas entre blancs et noirs, elle se fait entre pauvres et riches. Tu écris (post 44) : "au etats unis le citoyen se concoit en fonction de sa couleur , qu importe la richesse". C’est exactement le contraire. Je ne dis donc pas : "On s’en fout que les Etats-Unis soit une nation névrotique, pourvu que les Noirs y vivent bien" ; c’est juste que, du point de vue de la sociologie par exemple, ce serait deux problématique bien distinctes. Je n’ai même pas dit que la situation des Noirs aux USA était exemplaire. Je dis juste qu’elle est autrement meilleure que celle en France. Et là-dessus, je veux bien examiner tes arguments, mais pour l’instant, tu nous parles de tout, sauf de cette question.

    Titus Pullo : j’ai peur que vous m’ayez à moitié mal compris également ;-) Ce n’était pas la question de ne pas faire un missile anti-Mabanckou, au contraire, l’attitude qui consiste, avant d’écrire quelque chose ici, à se demander si ça va plaire ou non à Mabanckou, est détestable. On écrit son avis, c’est tout. Mais une fois qu’on a fait cela, les arguments qu’on donne peuvent être justifiés ou non. Et ayant en effet compris 1) que vous sembliez reprocher à Mabanckou de ne pas nous avoir donné tous les détails, 2)de ne pas être, lui et Waberi, des Emeritus professor, le sens de mon post était de dire : 1) ces détails-là (point de vue personnel) ne sont pas fondamentaux ; mais vous m’avez répondu. Et 2) nous ne pouvons pas tous être capitaines ou commandants, pour prendre exemple sur l’armée. L’essentiel est que chacun soit compétent à son poste. Donc je n’ai pas formulé un post par rapport à Mabanckou, mais par rapport à vos arguments. J’ai juste profité pour dire au passage que c’était un peu injuste vis-à-vis de Mabanckou. Mais vous avez le droit de ne pas être d’accord ! ;-)

  54. Posté par May, le 17 avril 2007 à 19:53

    Supposons, cher N-J, que le Jazz soit mort.

    Admettons cette hypothèse un peu farfelue.

    Admettons aussi l’idée que formule ton ignorance en la matière, selon laquelle le Blues actuel ne serait que redites, reprises (Keb Mo et Bibb composent leurs titres).

    Pourquoi Christina Aguilera sort-elle un album intitulé Back to Basics, où elle s’inspire des vieux standards de Jazz, de Blues et de Soul ? Elle n’a que 25 ans.Le Raï ne lui dit rien, apparemment.

    Pourquoi Alicia Keys trempe-t-elle ses grooves dans la vieille Soul de Marvin Gaye ?

    Pourquoi Justin Timberlake chante-t-il comme le Michael Jackson de la belle époque, au lieu de chanter du Raï ?

    Pourquoi Patti Smith reprend-elle su Stevie Wonder sur son dernier disque et pas du RaÏ ?

    Pourquoi Bjork travaille-t-elle avec Timbaland au lieu de faire du Raï ?

    Pourquoi Joss Stone veut-elle être une chanteuse de Soul et pas de Raï ?

    Il reste quelque chose dans la musique noire américaine, et il n’y a pas de musique noire française. C’est un fait.

    La bourrée n’a rien inspiré aux noirs, et ils n’ont rien trouvé dans la culture française, qui les inspire au point de les pousser à produire quoi que ce soit que le monde veuille entendre.

    Le monde préfère n’importe quoi au Zouk...

    Je suis has been, dis-tu ? Pour l’être, il faut avoir existé.

    Les noirs de France ne risquent pas d’être has been, ils ne sont tout simplement pas.

    C’est pourquoi Angélique Kidjo vit maintenant à New-York et collabore avec Poogie Bell (batteur de Marcus Miller et Erykah Badu) et Alicia Keys.Elle a entendu le fameux Raï français, et ça l’a laissée à 37°, comme on dit chez moi.

    C’est pourquoi les noirs de France s’accrochent aux branches de la culture noire américaine.

    En passant, je vous annonce le site : www.leonoramiano.com Elle connait la musique, elle.

  55. Posté par Titus Pullo, le 17 avril 2007 à 21:31

    D.O.W., D’accord avec vous que s’autocensurer pour éviter de déplaire aux gens serait dommage. J’évite autant que faire se peut de manger à ce ratelier. Mais lancer des invectives gratuites envers Mabanckou ou quiconque, pose aussi un gros problème. C’est pourquoi j’ai voulu clarifier le sens que je voulais donner à mon intervention, pour éviter que le lecteur pense que c’était une attaque personnelle. Histoire d’être aussi honnête que possible. Le problème de l’autocensure (ou des informations incomplètes), c’est que cela vous prive des informations essentielles qui vous permettent de vous faire votre propre opinion.

  56. Posté par catharsis, le 18 avril 2007 à 01:57

    Dé Fé <----- groupe de métal composés de noirs, Corneil (on aime ou on aime pas), Tonton David, Tété(inspiré), Ayo, Yannick Noa(mouais...)Princesse Erica, Saly Nyolo, une série d’antillais(Kassav, Perle Lama...),Henry Salvador(bon sang !) Kassya à la réunion pour le séga, Bibi,(un seul tube il est vrai)... Ah oui...Joséphine Baker... Non May je pense qu’il existe des musiciens, auteur/compositeur/interprète, français noirs ou métis, ou africains francophones ou je ne sais plus comment les appeler, tant il m’apparait stupide(c’est un peu de vot faute)ces étiquettes d’afro-français, afro-américains... Qu’importe si les noirs français ne sont que peu ou prou inspirés par la musique française. Dans ce milieu là, musical, ce qui est chouette, c’est qu’il y en a pour tout le monde et pour tout les goûts. Vos ’tites guerres intestines sur la paternité des styles musicaux me donne la diarrhée.Votre débat sur la musique français et la couleur de peau me parait inutile. Il y a plusieurs genres. Chacun fait ou écoute ce vers koi il tend, non pas en fonction de sa couleur de peau, mais de ses goûts. Ne restons pas ds des archétypes, je suis noir alors forcement j’ecoute ou je fais de la musique jouée par des noirs. Je n’exclue pas un noir écoutant de la musiq classiq ou du Brel ou du H-F Thieffaine(waouw com il est trop puissant lui, surtout ses premiers temps) Tiens çà me rappelle un étudiant noir en maitrise de math qui adorait Magma.

    Et pis la java, quand le jazz est là... Juste pour vous rappeler qu’il est pfs bons de faire des mariages improbables.

  57. Posté par Ngnagna, le 18 avril 2007 à 16:58

    « Suivante ...Ngnagna ..Armé !! .. en joue ...feu !!! » NJ tu ne peux détester les USA et te comporter comme Bush. Soit on pense comme toi, soit on se tait sous peine d’être executer par ton peloton lol. Collecte tes notes sur la supériorité de la race blanche et publie les si ça te chante. Ce sera peut être un best seller lol.

    T’as raison Catharsis à force de voir la couleur partout, de chercher à prouver à l’autre qu’on existe on n’oublie parfois de vivre tout simplement.

  58. Posté par Nietzsche_junior, le 20 avril 2007 à 01:44

    " Et quand à la paternité, 2 choses à préciser : d’abord, bien évidemment, aussi bien le jazz que le blues, ont emprunté tout autant à une vivace reminiscence de culture africaine, qu’au folklore blanc, aux chants religieux blancs. Il ne s’agit donc pas de nier cela. Mais cela ne change en rien que les pères de ces musiques étaient Noirs, un point, un trait"

    DOW il n y a pas de pere du Blues , il y a toujours eu des joueur(euse) plus ou moins talen-tueuse .... ce mythe est né a une époque ou la Race noir , rire , levre charnu et dent blanche de rigueur , caricaturé des le 19eme siecle par des Blancs maquillé en blanc qui ont inventer une music ecrite par des blanc mais pensée pour des noirs , du ragtime , de la country , le blues le Flamence sont des music de ghetto et de pauvre en exode ...comme cette music juive qui a bercé le danube par exemple ... emprunt de nostalige et de tristesse ... c est pas les noirs qui on inventé la pentantonik mineurs tous comme la Guitar , folk ou electrik ... le blues pour le saisir il faut juste situer géographiquement le Delta et le sud profond des Etats unis , des esclaves noirs y en avait partout au states , le Blues est né au missippi pas a newyork , le blues n est pas dans la couleur d une peau , si tu veux je te conterai l histoire de ces troubadoure et trobaitze d occitan qui sous l influence d une andalousie arabo perse gagner en richesse mélodique et dans les croisade en Tragédie et interet !..... ............................................. ;;

    l actualité me donne raison , par l acte et surtout par la facon dont in identifie le killer ! ... que ca vous plaise ou non c est comme ca ! il a fallut attendre les années 2000 pour qu enfin la cours supreme réagissent et que les Fac américaine choissient un critere géographique au lieu de ce fondement qui accentue le racisme qu es la discrimination positive .......................... ;................................................................................................. ;;

    mr Serbin je doute pas que votre esprit soit tellement formaté que vous kiffiez les merdes importé des States et que pour vous Michael Jackson le blanchit soit préférable a Fela ou manu dibongo , apres tout les gouts c est aussi le fruit d un dressage .... whaouf ..grrrrrr !!!! ................................................................................................................... ;

    Ngnagna as tu songer que pour se contenter d une vie simple il fallait peut etre aussi avoir un esprit simple , habile a confondre vie et vivre .... ....................................

    vi c est dommage Catha , si peu de noirs dans le hard et autant dans la R’nB .. l amérique a tout gaché ! .. heureusement y avait le cherokee pour sauver la face ! un sang mélée

  59. Posté par Ngnagna, le 20 avril 2007 à 14:59

    NJ peux tu prouver que les noirs ne sont pas à l’origine du Blues ?

  60. Posté par Nietzsche_junior, le 20 avril 2007 à 15:57

    oui car le blues est originaire d un lieu géographique particulier , si les noirs avaient inventé le blues il seraient apparus partout ou il y avait des noirs au USA , ce qui est pas le cas , , c est l exode des années 20 qui a permis au blues de s etendre en se metamorphosant , il est apparu a un endroit bien précis , je suis pour une approche géographique et non racial de la music ....

  61. Posté par Edith Auriale Von Kongopage, le 20 avril 2007 à 16:56

    Ben moi je ne sais pas mais depuis toujours j’ai cru que le blues était noir et qu’il a fallu attendre les sixties pour que les blancs qu’y mettent. Tiens donc sista Nietzche Jr ce que Wikipédia en dit :

    Histoire du blues

    Article détaillé : Origines du blues.
    Les plus anciennes formes de blues provenaient du Sud des États-Unis, à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. Ces formes étaient le plus souvent orales, accompagnées parfois par un rythme donné par des instruments rudimentaires. C’est principalement dans les champs de coton de la région du delta du Mississippi (entre Senatobia et Clarksdale) que ces formes prennent des tours de plus en plus complexes. L’une des formes antérieures au blues est le Fife and Drums joué dans la région Hill Country du Mississippi (il s’agit d’un ensemble de percussions guidé par un fifre en bambou, instrument que jouait le maître en la matière, Othar Turner).

    Il y eut d’autres formes de blues avec des instruments rudimentaires (une corde fixée sur une planche). Puis le blues a évolué avec des instruments simples, tels que la guitare acoustique, le piano et l’harmonica. La légende raconte que l’un des guitaristes bluesmen, Robert Johnson, aurait signé un pacte avec le diable ce qui lui aurait permis de devenir un virtuose du blues (blue devils : c’est une musique liée aux forces maléfiques qui était fuie et rejetée par nombre de personnes aux États-Unis).

    W.C. Handy fut l’un des premiers musiciens à reprendre des airs de blues, à les arranger et les faire interpréter par des chanteurs avec orchestres. Il fut également l’auteur de morceaux parmi les plus célèbres, tel le fameux Saint Louis Blues.

    Du point de vue des textes, les premiers blues consistaient souvent à répéter un même vers deux ou trois fois, comme par exemple :Woke up this morning with the Blues down in my soul / Woke up this morning with the Blues down in my soul / My baby gone and left me, got a heart as black as coal

    Les années 1920 et 1930 virent l’apparition de l’industrie du disque, et donc l’accroissement de la popularité de chanteurs et guitaristes tels que Blind Lemon Jefferson et Blind Blake qui enregistrèrent chez Paramount Records, ou Lonnie Johnson chez Okeh Records. Ces enregistrements furent connus sous le terme de race records (musique raciale), car ils étaient destinés exclusivement au public afro-américain. Mais les années 1920 connurent également des chanteuses de blues extrêmement populaires, telles que Gertrude « Ma » Rainey, Bessie Smith et Victoria Spivey.

    Blues urbain d’après guerre
    Après la Seconde Guerre mondiale, l’urbanisation croissante et l’utilisation des amplificateurs pour la guitare et l’harmonica menèrent à un blues plus électrique (tel que le Chicago Blues), avec des artistes comme Howlin’ Wolf et Muddy Waters. C’est ce blues électrique qui donnera plus tard ses racines au rock and roll.

    Vers la fin des années 1940 et pendant les années 1950, les noirs américains ont déménagé vers les villes du nord comme Chicago et Détroit, pour y trouver du travail. Dans les villes comme Chicago, Detroit et Kansas City, un nouveau style de blues « électrique » fut crée, qui utilisait la voix, la guitare électrique, la basse électrique, la batterie et l’harmonica amplifié avec un micro et un ampli. J. T. Brown, qui jouait avec les groupes d’Elmore James et J.B. Lenoir a aussi utilisé des saxophones, mais plutôt comme des instruments d’accompagnement que des instruments solos.

    Le style de blues urbain de Chicago fut bien influencé par le blues du Mississippi, d’où sont venus des musiciens comme Howlin’ Wolf, Muddy Waters, Willie Dixon, et Jimmy Reed. Les harmonicistes comme Little Walter et Sonny Boy Williamson (Rice Miller) étaient bien connus dans les clubs de blues à Chicago. Les autres joueurs d’harmonica, comme Big Walter Horton et Sonny Boy Williamson, avaient aussi beaucoup d’influence. Muddy Waters et Elmore James jouaient de la guitare électrique avec un « slide » ou « bottle neck » ; l’exercice consiste à jouer les notes sur le manche en posant un bout de métal ou un goulot de bouteille sur les cordes. B. B. King et Freddy King n’ont pas utilisé le « slide ». Les chanteurs Howlin’ Wolf et Muddy Waters marquèrent le blues de leurs voix rauques et fortes.

    Le contrebassiste et compositeur Willie Dixon a eu un grand impact sur l’environnement musical de Chicago. Ses chansons comme Hoochie Coochie Man, I Just Want to Make Love to You (écrite pour Muddy Waters), Wang Dang Doodle (pour Koko Taylor), et Back Door Man (pour Howlin’ Wolf) sont devenus des « standards » de blues. Plusieurs artistes de Chicago Blues enregistrent leurs disques avec Chess Records.

    Le style de blues urbain des années 1950 a eu un grand impact sur la musique populaire des musiciens comme Bo Diddley et Chuck Berry. Aussi, le style de blues urbain des années 1950 a influencé le style de musique de Louisiane de zydeco, surtout Clifton Chenier. Les musiciens comme T-Bone Walker (de Dallas) étaient plus associés au style de blues de la Californie, qui est plus « smooth » que le style de blues de Chicago.

    Les blues de John Lee Hooker étaient plus individuels que le style de blues de Chicago. À la fin des années 1950, le swamp blues s’est développé près de Baton Rouge avec des artistes comme Slim Harpo, Sam Myers et Jerry McCain. Le swamp blues était plus lent, avec un style d’harmonica moins complexe que dans le Chicago Blues. Les chansons du style les plus connues sont Scratch my Back, She’s Tough et King Bee.

    Le jump blues était un autre développement du blues de cette période qui a influencé la musique populaire. Le jump blues était un hybride populaire du swing et du blues, mettant en vedette des chansons "up-tempo" orchestrées pour des big bands. Le musicien de ce genre qui a le plus influencé la musique populaire était Big Joe Turner, qui a enregistré la version originale de "Shake, Rattle, and Roll," Ruth Brown, et LaVern Baker ("Tweedle Dee").

    Années 1960 et 1970
    Lors des années 1960, les styles de musique influencés ou créés par les noirs américains, comme le rock and roll et la soul sont devenus des styles populaires. Les musiciens blancs ont popularisé beaucoup de styles des américains noirs aux États-Unis et au Royaume-Uni.

    Dans les années 1960, une nouvelle génération d’enthousiastes du blues apparaît en Europe et en particulier en Angleterre. Les principaux acteurs de ce que l’on appelle alors le British Blues Boom sont les Yardbirds, les Bluesbreakers menés par John Mayall ou encore les Animals et incluent de nombreuses stars de la pop et du rock à venir Jimmy Page, Eric Clapton ou Jeff Beck (tous trois membres successivement des Yardbirds) qui intègrent à leur musique des influences psychédéliques et pop.

    Ces groupes de blues d’Europe et d’Angleterre ont influencé plusieurs groupes aux États-Unis, qui mélangent également le blues et le rock, comme Canned Heat, Janis Joplin, Johnny Winter, The J. Geils Band, Ry Cooder et le virtuose de la guitare électrique et inventif Jimi Hendrix.

    À la fin des années 1960, le style West Side Blues fut créé à Chicago avec les artistes comme Magic Sam, Magic Slim et Otis Rush. Le West Side Blues de Albert King, Buddy Guy et Luther Allison était caractérisé par une guitare électrique forte.

    Aux États-Unis, les guitaristes et chanteurs B.B. King, John Lee Hooker, et Muddy Waters se présentaient encore sur scène, et leurs performances ont inspiré une nouvelle génération de musiciens, comme le New-Yorkais Taj Mahal. L’ère de « Civil Rights » a augmenté l’auditoire pour les blues traditionnels, et les festivals comme le Newport Folk Festival ont programmé des prestations de « grands » comme Son House, Mississippi John Hurt, Skip James, et le Reverend Gary Davis. J.B. Lenoir a enregistré des chansons qui touchaient aux thèmes du racisme ou de la guerre du Vietnam.

    Les artistes des États-Unis comme Janis Joplin et Jimi Hendrix, tous influencés à la fois par le blues traditionnel et le blues électrique, firent découvrir cette musique au jeune public de l’époque. L’interprétation que les artistes de cette génération donnèrent au blues aura plus tard une influence très forte sur le développement du rock and roll.

    Ceci dit Sista, tu sembles en savoir plus que quiconque là dessus alors je te laisse la parole.

  62. Posté par D.O.W., le 20 avril 2007 à 18:39

    Oh elle sait beaucoup de choses, très cultivée même. Mais quelquefois, elle fait simplement de l’esbrouffe, quelquefois elle en sait beaucoup moins qu’elle n’en donne l’impression, et alors là, elle dirait n’importe quoi pour avoir raison. J’espère que le texte fourni par Edith Auriale va te faire réfléchir. Et puis tu écris : "oui car le blues est originaire d un lieu géographique particulier , si les noirs avaient inventé le blues il seraient apparus partout ou il y avait des noirs au USA". Encore une belle sottise quoi. Car tout est originaire d’un lieu géographique particulier, et c’est un peu comme si on disait : "Si les Blancs avaient inventé la Polka, elle serait apparue partout où il y a des Blancs en Europe". ;-)

  63. Posté par Nietzsche_junior, le 20 avril 2007 à 19:51

    "Car tout est originaire d’un lieu géographique particulier"

    pas n importe quel lieu géographique , d un Fleuve en particulier DOW , tu me sous estime et j adore .. toujours un fleuve la ou la music prend sa source jeune padawan , quel est la symbolique si poétik d une fleuve qui charrie parfois des cadavres DOW ? .. un lieu ou la présence de l homme est la plus mobile , le lieux de tous les brassages ! ... prend une carte de France et vois les densité de population suivre le cours de l Eau ................................................................................................................................

    Edith Aurial , des le debut l article par en couille .. le Blues music du diable peut difficlement etre lié au chant qui aboutirons au Gospel religieux ... de plus les orchestre de Louisiane par exemple etait antérieure au Blues , le sud etait aussi marqué par l empruntre Francaise assez forte a l époque ... la guitare Hawaieenne est par exemple l ancetre du style au Bottelneck et slide ,... ... cé bon arretez de repetez les aveu d ignorance .. l orchestre dont tu parle les music qu ils jouait a l origine c est des blanc qui les ont composer ... le blues ne c est pas electrifier a chicago mais avec l invention de la guitare lol .. faut pas mettre la charrue avant les boeuf lol ... c est l invention technique et la modif d instrument qui parfois réoriente un Art semblable a un Fleuve qui travers et transcende toute culture racialisé dans des ghettos mentaux ... Wikipédia nan mais franchement vous avez vu comme il parle de l ISLAM ??? des emeute de banliieu , c est la pornographie erudite , d ailleur son créateur n est pas un Débutant de la quéquette lol .. pff bye et rendors toi

  64. Posté par Théo, le 25 avril 2007 à 23:14

    Je me suis hasardé à poster un article dans agoravox pour soutenir l’idée de Commission Vérité et Réconciliation sur le passé colonial et la Françafrique. Volée de bois verts et injures racistes. Lisez plutôt : http://www.agoravox.fr/article.php3...

  65. Posté par Ina adeero, le 29 août 2007 à 20:17

    Ina adeero Waberi,

    I am an old native of the small " Country Without Shadow " so dear in your early text, and residing now in Birmingham, England.

    Just a simple word : best congratulations on your new poste in the States. Keep up the good work, but also keep in mind those of us still illiterate in Quartier 6.

    Nin la suyagow maxaad sugi.

    Hussein M Kayreh

  66. le 29 octobre 2007 à 02:18

    Une question, au hasard, qui n ’a pas grand chose a voir avec les presidentielles, mais : dans quel pays étrangers (hors de France) étudier la littérature coloniale et post coloniale ? merci...

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