
Le Club Millenium, chapeauté par le mensuel Africa International, organise régulièrement des rencontres qui drainent une foule très attentive. J’y ai mis les pieds pour la première fois hier soir. L’endroit, situé au 29 rue du Colisée, dans le 8ème arrondissement, est des plus attrayants. Certes ce n’est pas l’architecture de l’immeuble qui m’avait poussé à y aller mais la présence d’Achille Mbembe, invité pour une conférence afin de réagir aux propos de Nicolas Sarkozy à Dakar au sujet de « l’homme africain ». On pouvait apercevoir le chapeau d’Eugene Ebodé, les « habits traditionnels » de Mevegue ou encore la barbe grise de l’acteur et « doyen » Essomba. Dans cette salle comble et silencieuse, la voix presque cassée et chaleureuse de Mbembe semblait séduire, envoûter une de mes voisins qui se retenait à peine d’applaudir dès que l’orateur approfondissait son analyse, notamment lorsqu’il insistait sur le fait que l’Africain n’avait pas besoin de repentance ou de pardon et que sa préoccupation devrait être celle de savoir comment « guérir » ses blessures. La guérison fut donc le mot de la soirée, avec en toile de fond la pensée de Frantz Fanon qui, selon Mbembe, avait su illustrer la question du colonisé en mettant en exergue l’aspect « curatif » et non l’insipidité de la repentance. Ainsi, pour ne prendre que cet exemple, le racisme serait en quelque sorte le transfert de la maladie, de la folie du raciste vers l’Autre, cet Autre qui devient la victime... Sarkozy n’avait donc pas à chanter l’antienne de la repentance – l’histoire, la littérature, les arts africains sont là pour nous éclairer quant à la richesse et au parcours que le continent africain a suivi jusqu’à présent.
Mais que faire alors ? Hé bien, l’Africain devrait plutôt penser ce qui « sera » et non systématiquement et exclusivement ce qui a été, à l’instar de la démarche d’un Martin Luther King. Notre handicap serait aussi cette difficulté à envisager, voire à inventer le futur du continent. A cet effet, nos penseurs sont loin d’avoir élagué les sentiers même si nous remarquons quelques avancées sur les plans artistique ou littéraire.
Et Sarkozy dans tout ça ? Et la France ? Il ne s’agit pas de tourner le dos à la France ainsi que l’envisage l’historien sénégalais Mamadou Diouf, professeur aux Etats-Unis, souligne Mbembe. Une telle attitude serait suicidaire. En effet, tourner le dos à la France, signifierait faire un trait sur cette "Afrique en France", sur ces Africains devenus français...
Au milieu de l’argumentation de Mbembe, il arrivait que le son se dégrade ou se coupe complètement. Du coup, mon voisin, dont l’agitationn ne cessait de monter, lançait alors : « Le son est parti ??? C’est encore un coup fourré de ce Sarkozy ! Il est vraiment partout ! »
Alain MABANCKOU vous auriez pu intituler ça : Club Millénium, les Camerounais refont l’Afrique à Paris. J’espère qu’après avoir abreuver leur auditoire de "découvertes scientifiques pour guérir l’Afrique" ils ont payé l’apéro pour tout le monde. J’ai beaucoup de sympathie pour Achille MBEMBE mais je crois qu’il va devoir "muscler" son combat s’il veut continuer à gagner en crédibilité. On ne peut pas infiniment rester à l’abri du statut d’intello et vouloir mener des combats politiques de cette envergure. Il faut qu’il se mouille. Comme Martin Luther KING, comme Marcus GARVEY qui reste un modèle dans ce domaine là (malgré 1 ou 2points sombres). Enseigner en France, aux Etats-Unis, en Afrique du Sud et animer des dîners-débats aux 4 coins de la planète, ça ne suffit plus. Vous êtes son ami dites-lui d’aller au front comme le Mpodol Ruben et de mener des actions concrètes pour réaliser ses idéaux. MBEMBE a clairement invité THURAM à aller en politique en France. Lui MBEMBE a déserté son pays depuis plusieurs années. Un vrai leader sa preche par l’exemple. A moins qu’il n’en soit pas et dans ce cas il faut quand même faire moins d’agitation.
Qu’est ce que ça veut dire ?
Notre handicap serait aussi cette difficulté à envisager, voire à inventer le futur du continent.
Joseph Pouemi avait démontré la pertinence d’avoir une monnaie indépendante en 1979. La réflexion africaine a été noyée par les discours littéraires de Senghor.
Et Sarkozy dans tout ça ? Et la France ? Il ne s’agit pas de tourner le dos à la France ainsi que l’envisage l’historien sénégalais Mamadou Diouf, professeur aux Etats-Unis, souligne Mbembe. Une telle attitude serait suicidaire.
ils ’agit de faire quoi alors ? Mbembé le bilinguisme est indispensable pour sortir, l’abandon du Franc CfA, le remplacement de l’assistance technique par les cadres de la diaspora etc, le rejet du CAMES etc
Pierre............................... je ne suis pas à Paris, je ne suis pas Camerounais, mais par l’intermédiaire de ce blog je refais moi aussi l’Afrique et je participe à sa production. On peut avoir un positionnement politique en adoptant une posutre philosophique (pourquoi cela vous gène-t-il autant ?). Par ses dires et ses écrits A.Mbembe a une influence qu’aucun d’entre nous ne peut sur ou sous-estimer : écrire est un acte tout aussi politique q’une manifestation dans la rue ; souvent même c’est par les idéaux que l’on mobilise l’instituant. Décréter que : Enseigner en France, aux Etats-Unis, en Afrique du Sud et animer des dîners-débats aux 4 coins de la planète, ça ne suffit plus me paraît tout aussi insuffisant..........
Gnagna................................. ce qui serait suicidaire ce serait de nous mettre en contradiction (inutilement à mon sens) avec cette Afrique en France......................
Encore une voix de plus qui s’élève, pas des moindre. Sarko devrait apprendre à son dépend qu’il lui faudra désormais tourner sept fois sa langue avant de parler aux africains de l’Afrique... Cela dit, le discours que vient de tenir Mbembe, d’après ce que nous rapporte Mabanckou, pose le problème de la relation Afrique-France ; mais pas celle dite FrançAfrique qui représenterait cette association magico-fétichiste de la pharmaçonnerie...
Oui, nous ne devrons "pas tourner le dos" à la France parce qu’on le veuille ou non, nos destins sont, malheureusement ou heureusement, liés. Mbembe le souligne si bien en faisant parler le Pr Mamadou. Dans ce sens, j’aimerais entendre et comprendre que l’africain devra regarder les français et tous les autres européens ou américains, droit dans les yeux, en se tenant bien debout avec toute la longueur de son corps. L’Africain se doit d’arreter de se croire incapable, un bon à rien, parce qu’un blanc le lui avait dit...
Tous ces discours que l’élite africaine tient sont bons ; mais il faut les tenir aussi en terre africaine. Car le français peut ou ne pas preter son oreille à ces vérités venues des africains. Les choses ne bougeront pas dans ces conditions, si la prise de conscience ne s’enracine pas en Afrique. N’oublions pas que la France considère les peuples africains comme des grands enfants ; et, elle n’est pas prète à voir l’Afrique sortir de cette position abjecte. Commençons donc par réellement aimer l’Afrique ; alors l’aimer avec tous ses défauts et qualités. Cela nous permettra de changer ces défauts en qualités. C’est cela, à mon avis chercher à "guérir l’Afrique".
Vive l’Afrique.
Chapeau bas à Mr Baya, qui refuse de crier bravo avec les génuflecteurs et obséquieux complimenteurs des grands « intellectuels people » Africains. Au moins, Mr Baya prend la peine de présenter l’addition à ces messieux. La question fondamentale de Baya, qui restera certainement sans réponse car nos intellectuels préfèrent parler de rentrée littéraire ou des discours de Sarkozy, est la suivante : Nos intellectuels people craignent d’affronter les pouvoirs établis (Africains), refusent de payer de leur personne (tout en delivrant des ordonnances au petit peuple Africain, depuis leurs tanières étrangères), ne prennent aucune part active dans la vie politique, sociale et souvent même intellectuelle et culturelle de leur pays, ... Vu leur maigre participation à la vie Africaine sur le terrain (oui l’Afrique n’est pas morte, son poul bât encore) On a du mal, aujourd’hui, à imaginer quel impact ces gens peuvent avoir sur l’opinion ou les pouvoirs en place. Ce ne sont pas un ou deux colloques à Paris qui changeront les choses, en depis de ce que peuvent penser les pom-pom girls du blog. Car les temps ont changé. En Afrique ausi les choses evoluent. Il y a risque de voir nos gentils intellos se transformer tout doucement en caricatures pensantes totalement superflues à nos réalités de tous les jours.
discours de sarkozy à dakar....encore et toujours ! et finalement je trouve qu’on tourne autour du pot, on se laisse distraire et finalement on ne fait plus rien. je ne pense que nous africains, devons commencer à penser "afrique" en nous positionnant par rapport à un certain discours. c’est ce ki a été fait depuis toujours et le resultat a été tjrs désastreux : on réagit après la provacation ! les points qui me semblent essentiels et sur lesquels on devrait refléchir sont les suivants :
Pourquoi nous africains devrions nous attendre que l’ami Sarkozi nous parle de l’afrique ( en bien ou en mal) avant de sauter comme des cabris sur son discours et crier à tue tête " ah il nous a insulté le salaud". N’est ce pas là jouer aux grands enfants et donner parfois raison à sarko ?
Le fait que sarko tienne même un tel discours à notre égard prouve à suffisance que jamais nous n’avons pu nous faire respecter comme il se doit. un tel discours ne peut aucunement être tenu ni en chine ni en inde ni ailleurs sauf....en afrique !
je crois que nous devons savoir raison garder et nous mettre sérieusement à travailler, main dans la main, pour que l’afrique d’aujourd’hui puisse espérer sortir de l’engrenage....
par exemple Archille Membé au lieu de courir derrière le discours de sarko et en faire un cheval de bataille devrait penser à faire la même chose à l’égard des discours de nos vieux demons de dictateurs...il économisera du temps et de l’énergie mais surtout ce serait même très utile et pertinent...
A cet effet, nos penseurs sont loin d’avoir élagué les sentiers même si nous remarquons quelques avancées sur les plans artistique ou littéraire.
Ils sont nombreux à avoir élaboré une réflexion sur l’Afrique dans les domaines politiques et économiques. Tout simplement ils ne sont pas écoutés, pas lus, pas enseignés à l’école.
Tinibanani
ce qui serait suicidaire ce serait de nous mettre en contradiction (inutilement à mon sens) avec cette Afrique en France
qu’est ce que tu veux dire ? Je ne vois en quoi la réciprocité entre la France et l’Afrique serait fatale pour « cette Afrique en France ».
Mabe Liwa
la France parce qu’on le veuille ou non, nos destins sont, malheureusement ou heureusement, liés.
Le développement de l’Afrique noire francophone ne dépend pas de la France mais d’elle même. Il ne tient qu’aux africains d’abandonner le Franc CFA, et d’adopter l’anglais comme seconde langue et j’en passe.
Mabe Liwa
mais il faut les tenir aussi en terre africaine.
ils sont tenus en Afrique seulement les médias d’Etat et internationaux ont autre chose à montrer, les partis politiques autre chose défendre. Aminata traoré au Mali , Mathias Owona Nguini au Cameroun etc. Ils sont esseulés Mabe Liwa, ils ont besoin de relais
Silvos
je crois que nous devons savoir raison garder et nous mettre sérieusement à travailler, main dans la main, pour que l’afrique d’aujourd’hui puisse espérer sortir de l’engrenage
Il faut se défaire des structures dépassées héritées de la colonisation sinon le fruit du travail ne cessera d’être drainer vers la France via le CFA et les succursales de banques françaises... Les intellos ne doivent pas être abandonnés, ils doivent être relayés partout.
Vous êtes son ami dites-lui d’aller au front comme le Mpodol Ruben et de mener des actions concrètes pour réaliser ses idéaux.
C’est l’Afrique entière qui doit suivre le combat de Ruben Um Nyobé. A Mbembé est juste là pour éclairer le peuple pour qu’il se fasse sa propre opinion.
On sensibilise plus les africains sur le SIDA que le FMI, le Franc CFA etc qui sont pourtant plus nocifs
Comme disent les camerounais "je wonder sur vous hein !", pour dire que vous m’étonnez beaucoup.
Comment des gens qui veulent (re)construire l’Afrique posent déjà comme préalable :
"Il ne s’agit pas de tourner le dos à la France (...). Une telle attitude serait suicidaire.".
Ça c’est n’importe quoi. Il s’agit de développer l’Afrique, par les africains et pour les africains. Et si pour ce faire il faut "tourner le dos à la France", alors il n’y a pas à hésiter, il n’y a même pas à penser à hésiter. Même la langue française, rien ne nous oblige à la conserver.
Hey Hello !! C’est quoi ce conditionnement mental colonial là ?
Qu’est-ce que la France nous apporte tant, pour que lui tourner le dos soit suicidaire ? Il faut arrêter ce reflexe de colonisé : oui il existe une vie en dehors de la France.
En effet, tourner le dos à la France, signifierait faire un trait sur cette "Afrique en France", sur ces Africains devenus français...
Lol, mais c’est JUSTEMENT à cela que nous devons arriver si nous voulons nous prendre en charge. Que ces africains qui ont crû que leurs ancêtres étaient gaulois redeviennent AFRICAINS.
Bien dit,poste 11. Pourquoi Mbembe et les autres sont-ils si choqués par les propos de S...que les autres ? Parce que ces derniers sont moins naïfs à propos du mépris profond des élites françaises pour les africains ! "Suicidaire" dit-il ;mais cette réponse est fausse et inutile à poser car, ce que cherche tous les pays d’Afrique, c’est d’être libre de penser leur destin. Tout État se doit d’avoir des échanges, d’être en relation. Sortir du Cames oui ; mais que Mbembe propose... Par contre, j’ai trouvé son intervention sur RFI très bien, pleine de verve et talentueuse ; lui si souvent mesuré dans ses propos. Je l’ai réécouté plusieurs fois et tout y était juste. Bon courage.
djanbaar,
Ne versons pas dans l’extrémisme. Quand MBEMBE dit que tourner le dos à la France serait suicidaire parce que cela signifierait faire un trait sur ces Africains devenus Français, il faudrait d’abord essayer de voir si inconsciemment il n’objective pas simplement sa propre situation ou celle de sa progéniture etc et en défend les intérêts.
Plus sérieusement, lorsque vous dites aux Africains de rejeter la France et amener « ces africains qui ont cru que leurs ancêtres étaient gaulois redeviennent AFRICAINS » j’ai envie de vous demander comment vous comptez y arriver ? Par décret ? ou alors en claquant des doigts ? Contrairement à MBEMBE vous êtes dans des discours philosophiques que j’entends depuis le début du 19ème siècle : redevenir Africain, être un vrai Africain, etc. Je pense que les descendants de gaulois sont gaulois quelle que soit leur couleur de peau. Ils sont gaulois et même s’ils sont Noirs seule l’Histoire se chargera de le leur apprendre. Un Antillais n’est pas un Africain et ne le "redeviendra" donc pas. Il est descendant d’Africain c’est tout. Moi je suis bantou. J’appartiens à une descendance ethnique qu’on retrouve au Liberia, au Togo, au Bénin et au Cameroun. Je n’ai pas pour autant ces 4 nationalités. Condy Rice et OBAMA sont Américains. Seule l’Histoire les lient à l’Afrique. Ils ne sont pas Africains et ne "redeviendront" jamais Africains. Idem pour TOBIRA ET CESAIRE. MBEMBE ne semble d’ailleurs pas vouloir que ces Français noirs "redeviennent" Africains. Il suggère simplement aux Africains de ne pas faire comme si la France et l’Afrique ne se sont jamais croisées car cela laisserait la possibilité à d’autres de réinventer l’Histoire et de raconter des mensonges à nos cousins des Dom-Tom devenus Français malgré eux. Par ailleurs ce ne serait pas seulement suicidaire mais aussi stupide et maso de tourner le dos à l’une des plus grandes puissances du monde. Ce que nous devons demander et avec la plus forte insistance à la France et aux Français c’est une redéfinition de nos rapports, plus d’équité, plus de respect, plus d’humanité : fin du paternalisme et du soutien aux chefs d’Etat pas démocrates, révision des règles du commerce,etc. Je comprends que par reflexe réactionnaire vous disiez "il existe une vie en dehors de la France". Soit ! Avez vous seulement essayé d’évaluer les dégâts qu’une rupture soudaine des relations entre la France et les pays d’Afrique pourrait causer ? On peut disserter à l’infini sur la responsabilité de la France dans la misère de l’Afrique. Les arguments ne manquent pas sur ce sujet là. Mais que font les intellectuels africains plein d’idées pour le continent ? Ils s’expriment dans les restaurants et écrivent des lettres que Sarkozy ne lit même pas. Ils se planquent bien au chaud en Occident, fustigent sans arrêt les faiblesses des partis d’opposition africains, attendent que le saint-esprit chassent les dictateurs au pouvoir. Les intellectuels en Inde ou en Chine ou même en France n’ont pas attendu l’oeuvre salvatrice du saint-esprit pour débarquer au pouvoir comme des deus ex machina et distribuer le bonheur à tout le peuple. Des intellectuels gros diseux petits faiseux on en a que trop en Afrique. S’ils n’ont pas les couilles pour se mouiller alors qu’ils arrêtent d’emmerder les gens avec leurs gros diplômes, leurs gros ventres, leurs grosses gravates et leurs grosses femmes blanches. Ils ne disent absolument rien que leurs prédecesseurs "je-sais-tout" n’ont pas dit. Qu’ils se mouillent comme Nyerere, comme Mandela, comme Lumumba, comme Um Nyobe etc ou alors qu’ils la ferment. En politique quand on estime être un éclairé et qu’on veut défendre son peuple on va à la bataille. On ne dit pas "j’éclaire le peuple avec mes écrits", c’est trop facile. On ne se cache pas derrière un gros titre d’intellectuel de merde pour sermoner les gens sans arrêt. Tous ces diplômés poltrons que leurs copains appellent "intellectuels" devraient avoir honte. Prenons le cas du Cameroun. Ruben UM NYOBE qui n’a jamais eu son Bac n’a pourtant jamais eu peur d’affronter la France et la Grande-Bretagne réunies sur des questions politiques, économiques, et juridiques précises, s’est rendu plusieurs fois à l’ONU pour défendre les intérêts de son pays, et a payé de sa vie pour la liberté du Cameroun. Aujourd’hui on voit des charlatans, avec des Cv longs de 5 pages, qui ne vivent que pour leur ventre, dorment dans les hôtels 5 étoiles toute l’année, vont au Club Millénium aux frais de Africa International et donnent des leçons à tout le monde. Les gros diplômes ne sont plus un gage de légitimité qui vaille. Vous avez des solutions miracle pour l’Afrique ? Bravo. Maintenant allez à la lutte si vous en avez dans la culotte. La noblesse est dans les actes qu’on pose. Elle n’est pas dans les diplômes qu’on a eus. Vous êtes de très hauts diplômés c’est vrai. Mais vous êtes des intellectuels de quoi ? Auto-proclamés ou proclamés par vos amis qui attendent que vous leur retourniez cette appelation d’origine incontrôlée. Lumumba et Um Nyobe sont des intellectuels parce qu’ils ont acquis dans d’autres domaines une légitimité qu’ils ont investi en politique pour défendre des causes connues. Les 4 ou 5 mangeurs de bâtons de manioc qui se sont retrouvés au Club Millénium sont intellectuels parce qu’ils ont fait quoi ? Parce qu’ils ont des diplômes ? Ils citent Martin Luther KING à longueur de conférences comme pour se donner de la contenance alors qu’ils n’ont pas le courage d’aller affronter un petit dictateur en Afrique. Quelle connerie ! Bande de petits charlatans sans couilles !
Ngnagna : Le développement de l’Afrique noire francophone ne dépend pas de la France mais d’elle même. Il ne tient qu’aux africains d’abandonner le Franc CFA, et d’adopter l’anglais comme seconde langue
Lol... ceci dit, le changement doit se faire de l’intérieur et en profondeur, afin d’oter cette impression de sujétion à la France qui n’a pas lieu d’être... Ne plus parler français n’est pas véritablement utile (on voit bien que le Québec par exemple, ancienne colonie française, parle français au coeur des US, et ne se sent pas une seule seconde dépendante de la France à l’heure actuelle, d’autant plus que le français n’est pas l’apanage de la gaule, mais la 5e langue la plus parlée au monde !) mais peut être plutôt symbolique, comme un déclencheur à cette prise de conscience...
Mabe Liwa : Dans ce sens, j’aimerais entendre et comprendre que l’africain devra regarder les français et tous les autres européens ou américains, droit dans les yeux, en se tenant bien debout avec toute la longueur de son corps. L’Africain se doit d’arreter de se croire incapable, un bon à rien, parce qu’un blanc le lui avait dit...
C’est vraiment bien dit, je suis entièrement d’accord avec cette vision des choses... C’est voir plus loin, marcher vers la construction de l’avenir et la reconstruction d’une estime africaine si souvent piétinée précédemment et dont les stigmates brillent encore tous les jours ! Bravo Mabe Liwa ! Vive l’Afrique !
Je suis tout à fait d’accord avec Baya dans le post 13... Mais n’oubliez pas que sans intellectuels, rien ne bougerait jamais non plus. En général, dans les grandes révolutions du monde, ce sont ces mêmes intellectuels non mouilleurs de Q, qui sont parvenus uniquement par leurs mots et leur charisme, à faire bouger les foules jusqu’aux émeutes (exemple : c’est la petite aristocratie française qui a provoqué la Révolution de 1789)... En cela je rejoins la parole de Ngnagna qui disait que le véritable problème, c’est que les intellectuels africains, même très impliqués, ne sont pas écoutés... Qu’ils aillent ou non au front, s’ils ne sont pas suivis, ils n’iront quand bien même ils auraient toute la volonté du monde, pas très loin ! Il est clair que les intellos de haut vol si je puis dire, pourraient ou plutôt devraient utiliser leur notoriété pour AGIR plutôt que blablater à longueur de temps les mêmes trips...
poste9. Héia pour ceux qui n’ont jamais rien inventé, pour ceux qui n’ont jamais rien créé, pour ceux qui ne répondent pas aux insultes de toutes sortes. Souffrez que vos intellectuels courageux répondent aux insultes qui vous sont adressées et saluez leur courage car sous d’autres cieux ça s’écoute. Ceci n’aurait pas le même impact que si c’est un français qui le faisait à votre place. Maintenant que l’intellectuel joue son rôle, faites le votre, descendez dans la rue et réclamez vos droits. Invitez le à prendre la tête de vos mouvements et il ne vous abandonnera pas.
Qu’est-ce qu’un Intellectuel ?
Tout le monde parle d’"intellectuel" mais peu de personnes se sont attachées à définir ce qu’est un "intellectuel" ?
Je préfère pour ma part utiliser un terme beaucoup moins prétentieux de "personne instruite" (scolairement et universitairement parlant...).
S’il fallait à tout prix faire usage du terme "intellectuel", je dirais que mon grand-père analphabète mais détenteur d’une excellente culture traditionnelle, d’une bonne finesse de raisonnement, d’un bon niveau d’adaptation et de compréhension des situations sociale etc... est un "intellectuel". Il est simplement une personne intelligente (bien que non instruite scolairement parlant).
Chaque fois que je discute avec lui, j’apprends beaucoup sur la vie... la compréhension des êtres humains... de us et coutumes de notre pays....
Certes, il y a également beauoup de choses dans vie contemporaine qui échappent à son niveau de copréhension du fait du déficit de l’instruction scolaire. Mais on peut également, en appliquant le même raisonnement à l’endroit de certains de nos scripto-élucubrateurs professionnels auto-estampillés "intellectuels", penser qu’ils font preuve souvent, dans leur raisonnement, d’un déficit incroyable de connaissance et de compréhension de nos sociétés.
Comme je l’ai dit à un autre post dans ce blog, les "intellectuels africains", ceux qu’on appelle en des termes peu élogieux, les "Bac + 10" sont souvent victimes d’une forme d’"orthopédie mentale" néfaste, façonnée par les études qu’ils ont faites. Ils ont souvent tendance, même si ce n’est pas la règle générale, à fonctionner par "plaquage" ou "pseudo adaptation" des recettes toutes faites, à quelques virgules tropicales près....
Dans le cas du Congo, on a pu voir dans les années 70, une cargaison d’"intellectuels" s’évertuer à appliquer mécaniquement dans le cadre du fonctionnement des relations de travail en entreprise, le principe de la "trilogie déterminante" découlant tout droit des thèses marxistes léninistes très en vogue à l’époque.
Inutile de vous faire le point sur les conséquences néfastes de l’application de ces formes de "technologies sociales" importées et plaquées sur le fonctionnement des entreprises de nos pays.
On a pu voir également, ces mêmes "intellectuels africains" faire preuve de "perroquetisme" (selon une expression chère à Gramsci), en expliquant tous nos maux selon les théories du Centre et de la Périphérie économique, très à la mode à l’époque, développées par l’économiste égyptien Samir Amin etc...
Enfin, sans que ce soit une règle générale, l’"intellectuel africain", se caractérise souvent par sa versatilité et son opportunisme : chacun de nous n’aura aucune peine à trouver autour de lui, des "intellectuels" au jugement très critique et virulent envers les pouvoirs en place dans nos pays pendant qu’ils sont en Europe, se transformer, une fois rentrés au pays, en "conseillers" et "chantres" inconditionnels de nos clepto-nécrocrates en service. Les grosses liasses de CFA, ayant entre temps, réussi à exercer un effet désinhibiteur efficace sur les prises de positions antérieures.
A cet effet, nos gouvernements rengorgent d’anciens membres de la FEANF (Fédération des étudiants d’Afrique Noire), reconvertis en alliers inconditionnels des régimes politiques en place.
Il me paraît donc illusoir d’attendre tout changement important dans nos pays, découler forcément de l’action des "intellectuels".
Ce qui est dommage c’est cette manière de vouloir faire la bronca aux français et leur président. Nous sommes là tous les jours à parler et critiquer la politique française. Que sommes-nous face à la France ? Rien ! Il y en a beaucoup qui se prétende être congolais, camerounais, gabonais, africains en somme. Que font-ils pour l’Afrique ? Rien ! Tout ce qu’ils font c’est pour la France. Les impôts, les documents historiques, les livres et tout c’est pour la France. Ils sont d’ailleurs français mais la majeur partie des membres de leur famille sont congolais, camerounais… et ces membres de leur famille souffrent en Afrique. Certains se tuent en voulant traverser les océans pour devenir eux aussi écrivains, historiens, footballeurs français… et critiquer la France par la suite.
Au Congo-Brazza par exemple il n’y a pas de vraie démocratie. Il n’y a rien de bien qui marche fort en somme, par la faute d’un pouvoir étatique et clanique. Aucun de nos intellectuels réputés mondial n’y fait de conférence ou des critiques ciblées. Mais quand Sarkozy fait sa critique à lui sur l’Afrique, voilà tous les ratés de l’Afrique viennent pour défendre l’Afrique. Diable, mais que font-ils pour que l’Afrique soit mieux ? Rien, si ce n’est allé lécher les pieds de nos dictateurs pour qu’ils restent encore au pouvoir pour nous détruire. Sarkozy et les français sont pour des gens qui protègent leur intérêt. Tant qu’ils protégeront les intérêts français, la traite négrière ils s’en foutent, d’ailleurs ils l’ont fait pour les mêmes raisons d’intérêt.
Qu’attendez-vous que Sarkozy nous raconte ? Il s’en fout du reste. Nos intellectuels qui ont la possibilité de faire savoir à nos dictateurs par le biais de leurs blogs que ces dictateurs sont nuls pour l’Afrique par des critiques concrètes et justes. Mais ils ne font rien. Ils attendent que ce soit Sarkozy qui le fasse. Là encore nous attendrons le diable sans queue. Que faisons-nous ? Nous attendons que Sarkozy parle pour venir faire des grands discours qui n’emmènent à rien. Les plus frileux eux attendent qu’un de leur ami courageux parle pour venir critiquer par son intermédiaire. Où va-t-on ?
Contrairement à une représentation mentale encore de cours, le profil de nos chefs d’Etat est en train d’évoluer.
Les états africains ne sont plus dirigés uniquement par des présidents de la république peu instruits et qui auraient besoin de s’entourer d’une ribambelle de conseillers surdiplômés... Certains pays comme le Benin (Soglo, yayi), le Togo (Eyadéma fils), le Congo (Lissouba), Mali (Konaré) le Sénégal (Wade), la Côte d’Ivoire (Bagbo) etc... ont été ou sont déjà dirigés par des présidents au pedegree universitaire élogieux qu’on appelle communément des "intellectuels".
Ces chefs d’état "intellectuels africains" ont-ils été ou sont ils plus compétents que les "papa bock", Mobutu des année 70 ?
Permettez-moi d’en douter...
Le profil d’un chef d’état africain des années 2000 n’est plus forcément le même que celui des années 70 ou 80 avec les Amin Dada et autres Bockassa... Il a évolué comme je viens de le montrer.
Je n’ai pas le sentiment, dans le cas du Benin, que la gouvernance d’un Soglo (Enarque et haut fonctionnaire de la banque mondial), ait été particulièrement salutaire pour son pays.
Pour ce qui est du reste, le passage des "intellectuels" ne semble pas, à mon sens, avoir eu des effets marquants sur le développement de leur pays.
Tout au plus , se plaisent-ils à postériori, à externaliser les raisons de leurs échecs ou de leurs incompétences par des facteurs exogènes (on les a empêché de... c’est à cause de la chute des cours des matières premières... de la dévaluation du franc CFA... de la France... des Etat Unis, etc...).
Un "intellectuel africain" se trouve toujours de mauvaises raisons pour justifier son incompétence.
Mais que font les intellectuels africains plein d’idées pour le continent ? Ils s’expriment dans les restaurants et écrivent des lettres que Sarkozy ne lit même pas.
Que font les réligieux, les fonctionnaires, les commerçants, les députés, les journalistes africains ? C’est un combat collectif, les intellectuels ne doivent pas être utilisés comme bouc émissaire.C’est toujours sur une démission collective que les tyrans fondent leur puissance Maurice Druon.
Daioris
Ne plus parler français n’est pas véritablement utile
il ne s’agit pas d’abandonner totalement le français, mais de donner aux citoyens africains(étudiants, commerçants, scientifiques etc) une ouverture sur le monde anglo-saxon, et une abolition du clivage francophone/anglophone en Afrique et aux gouvernements des relations plus direct avec le monde anglo-saxon. La langue est encore un facteur de balkanisation de l’Afrique.
Molékinzela
Certains pays comme le Benin (Soglo, yayi), le Togo (Eyadéma fils), le Congo (Lissouba), Mali (Konaré) le Sénégal (Wade), la Côte d’Ivoire (Bagbo) etc... ont été ou sont déjà dirigés par des présidents au pedegree universitaire élogieux qu’on appelle communément des "intellectuels".
Amadou Toumani Touré, Sassou, Bongo, Bozizé ont quels diplômes universitaires ?
Je pense qu’une contestation médiatique des intellos africains en France pourrait avoir un impact Baya. Veulent-ils utiliser le pouvoir qu’ils ont là bas ? J’aimerais bien voir Mabanckou défendre l’adoption de la langue anglaise au Congo, la sortie du CAMES pour avoir un système de professorat plus conforme aux besoins de formation des congolais et etc. Malheureseument la liberté c’est aussi ça : choisir le silence
djanbaar,
Ne versons pas dans l’extrémisme.
Si pour vous être prêt à couper les ponts avec la France c’est de l’extremisme, mon cher, c’est qu’on n’est pas près d’être sorti de l’auberge. Et relisez-moi bien. Je dis ceci : on ne peut pas vouloir construire l’Afrique en posant comme préalable "en aucun cas ne couper les ponts avec la France, c’est une hérésie". Bien sûr s’il y’a des domaines où la France s’avère être le meilleur partenaire, on la prend, mais sinon, on la zappe tout de suite, sans état d’âme.
Plus sérieusement, lorsque vous dites aux Africains de rejeter la France et amener « ces africains qui ont cru que leurs ancêtres étaient gaulois redeviennent AFRICAINS » j’ai envie de vous demander comment vous comptez y arriver ? Par décret ? ou alors en claquant des doigts ?
En claquant des doigts.
Par ailleurs ce ne serait pas seulement suicidaire mais aussi stupide et maso de tourner le dos à l’une des plus grandes puissances du monde. Ce que nous devons demander et avec la plus forte insistance à la France et aux Français c’est une redéfinition de nos rapports, plus d’équité, plus de respect, plus d’humanité : fin du paternalisme et du soutien aux chefs d’Etat pas démocrates, révision des règles du commerce,etc
AMEN !
Vous fustigez les intellectuels, mais vous faites exactement leurs erreurs ! Les Etats se fichent pas mal des grands discours. Seuls leurs intérêts comptent. Vous pourrez demander à la France pendant 100 ans de vous traiter en égal, elle n’en fera rien, tant que ses intérêts sont ailleurs. Mais le jour où vous menacerez de mettre ses entreprises à la porte et de donner le contrat à une autre, là subitement, elle changera. Vous n’avez qu’à voir le cas Areva il y’a quelques semaines.
Si ce n’est pas de son intérêt de nous traiter avec équité, pourquoi le ferait-t-elle subitement parce que nous le lui aurions demandé ? Faut arrêter de rêver en plein jour. La France n’est pas la seule puissance sur cette terre. Il existe d’autres pays tous aussi puissants et à même d’entretenir des relations saines et équitables avec nous, sans paternalisme ni reflexe d’exploitation.
Je comprends que par reflexe réactionnaire vous disiez "il existe une vie en dehors de la France". Soit ! Avez vous seulement essayé d’évaluer les dégâts qu’une rupture soudaine des relations entre la France et les pays d’Afrique pourrait causer ?
Le reflexe n’est pas seulement réactionnaire, il est aussi existentiel. Des pays comme l’Allemagne ou les asiatiques (Japon, Hong Kong, etc...) peuvent nettement plus nous apporter que la France.
Avez vous seulement essayé d’évaluer les dégâts qu’une rupture soudaine des relations entre la France et les pays d’Afrique pourrait causer ?
Loool, vous êtes sérieux ? Quels dégats la rupture soudaine des relations en la France et l’Afrique pourrait causer ? J’en vois aucun pour l’Afrique en tout cas. Les autorités nigeriennes bombaient le torse dernièrement pour avoir "réussi" à arracher 30% sur l’exploitation du minerai par Areva. Quels dégats je vous prie y’aurait-il à trouver un partenaire autre qu’Areva, mettons une firme nippone par exemple, où ca serait "vraiment" gagnant-gagnant. Quels dégâts y’aurait-il à abandonner le Franc CFA ? Quand on sait que la France retient 65% de nos avoirs, soit-disant pour garantir la convertibilité ? Quels dégats y’aurait-ils à remplacer Elf Total par une entreprise qui, elle, paierait ses impôts locaux sans prétendre avoir fait un exercice déficitaire ? Nommez-moi, s’il vous plaît, ces fameux dégats auquels nous serions exposés en cas de rupture avec la France. Faut arrêter la psychose.
amener « ces africains qui ont cru que leurs ancêtres étaient gaulois redeviennent AFRICAINS »
Ici je fais allusion aux africains en Afrique. Les africains en France ne m’interessent pas. Vu qu’ils ont choisi leur camp.
Ne plus parler français n’est pas véritablement utile (on voit bien que le Québec par exemple, ancienne colonie française, parle français au coeur des US, et ne se sent pas une seule seconde dépendante de la France à l’heure actuelle, d’autant plus que le français n’est pas l’apanage de la gaule, mais la 5e langue la plus parlée au monde !)
Sauf que les quebecois sont des francais à la base, leki Daioris, qui sont allés s’installer sur le nouveau monde. C’est normal qu’ils parlent francais puisque c’est leur langue. Les africains ne sont pas des francais à la base. Et le francais n’est pas notre langue, c’est la langue du colon. Et la langue est un instrument extrêmement efficace d’alienation culturelle.
En tout cas, en ce qui me concerne, si on s’entend pour choisir une langue africaine, comme langue officielle en Afrique, c’est très volontiers que j’abandonnerais la langue francaise.
Mon cher Gnagna (post 21)
Prends la peine de bien me lire. S’agissant du Mali, j’ai parlé de Alpha Omar Konaré (Dr en histoire), du Congo (Lissouba, Dr en biologie).
Ce dernier, dans ses errements élucubratoires, promettait aux Congolais avant son élection, de faire de leur pays, "La petite Suisse" d’Afrique Centrale. On entend par là, le pays africain au niveau de vie le plus élevé. Il se voyait lui-même en prix Nobel de médecine dont la nomination aurait été contrariée par De Gaulle, sous les recommandations de Youlou (sans doute jaloux de lui), le premier chef d’état congolais. Tout ceci figure dans son livre autobiographique qui avait pour titre, "Les fruits de la passion partagés".
Le tout s’est conclu en définitive, par deux guerres civiles extrêmement meurtrières dont il n’a pu empêcher la survenance et un effondrement économique dont il attribue la faute à ses prédécesseurs...à la France... aux Etat Unis... à ses adversaires...aux mercenaires etc...
Mon cher Gnagna, la fonction de chef de l’état exige de son détenteur de manifester des aptitudes à obtenir une cohésion et une unité nationale... à éviter ou juguler des conflits potentiels. Si on n’a pas été capable de le faire, il est inutile de recourir à des jérémiades du genre "on m’a empêché de...’" ou de s’investir dans un vécu persécutif systématique en imputant les raisons de ses échecs ou de son incompétence à la thèse du complôt dont on aurait été victime et qui nous aurait empêché de... Les grands hommes d’Etat se reconnaissent dans leur capacité à affronter à bras le corps et juguler les situations de crise qui se présentent pendant leur gouvernance. C’est aussi pour çà qu’ils sont élus et c’est ce qu’on attend d’eux.
Je n’ai pas fait allusion à la Centrafrique et au Gabon dont le Chef d’état est actuellement le plus ancien.
Baya (post 13) a fait allusion au fait que le titre d’intellectuel constitue une "appellation d’origine non contrôlée". Pour toi, si j’en crois ta réaction, le titre d’intellectuel semble devoir présenter des corrélations étroites avec le niveau du diplôme.
Pour ce qui me concerne, je n’ai pas encore trouvé de définition satisfaisante.
Comme je l’ai expliqué plus haut, je considère mon grand-père analphabète comme un grand "intellectuel".
Ah oui djanbaar, évidemment c’est différent... je te comprends bien, surtout que ça ne fait pas tellement longtemps que cette langue s’est imposée chez vous... Il est encore temps d’en changer... Mais d’autre part, elle permet d’être entendu sur la scène internationale, ce qui ne sera pas forcément le cas d’un langage africain... ou alors, effectivement, il faut miser sur l’anglais en seconde langue... Ce ne serait pas une mauvaise idée en tout cas... bizzx
première possibilité : Révolutionne !
le peuple africain, renverse ses potentats. Pas facile ; du sang, des deuils, des viols, des exécutions sommaires, la famine, épidémies, des frères tuants leurs frères, l’armee tirant sur le peuple), Hmmm....çà arive déja...(Guiné Conakri debut 2007, CI 2004...) Bloccus eventuels, interventions armées des puissances etrangeres souterraines et sournoises, qui appuient ces pathetik pantins aux desseins ravageurs, tristes victimes com je pourrais l’être, de leurs instincts de l’ombres. je l’appellerai " L’aube des charniers" dont la suite serait je l’espère "Phénix africanus".
Mais il faut que des grands hommes ou femmes, je ne vous oublie pas mes dames, prennent la suite. Si c’est pour qu’un spectre remplace un fantôme... Or un plitocard altruiste, ou même seulement juste, çà n’existe pas sur terre. A peine sur le fauteuil de Président que déjà, et sans pleine lune, sous la tendre laine blanche pousse sa robe grise maculée du sang des innocents, qu’une queue saille de son arriere train, et que ses canines s’hypertrophient. Les grands africains dont vous parlez(Mandella...) étaient dans l’opposition. Qu’auraient ils fait sur un trône ?
Possibilité radicale(de la dernière chance ?), délétaire pour les enfants d’Afrik, couteuse en vies humaines, et pas forcement sure. Ce qui fut possib en 1789, l’est ce encore aujourd’hui ? Que l’on me donne la dernière révolution de ce type en date. Une révolution du peuple face à de injustes autorité. Si c’est com les manifs en France... Ou faut prevenir les RG(renseignements generaux), bien suivre l’itineraire donné.... Vous pouvez contester et gueuler, mais pas trop fort, et où on vous le dit. Surement pas devant l’Elyse par ex...Sinon, PAN, CRS, lacrymo, lance a incendie... Ces manifs planifiées, prévues, jugulées sont une tragique pantalonnade, une fumisterie.
Deuxième ; une révolution à bas bruit, plus longue, moins spectaculaire. Sous entend des H d’esprits éclairés, inventifs, et visionnaires, relayés dixit Ngnagna, par des maillons, au plus profond de la plèbe.
De quoi Afrik a t elle besoin ? Un chef de guerre, un Chavez, un Gandhi, Un Ché, un Mandella... ?
Molékinzela (post 17)
Pour moi, le définition d’un intellectuel est la suivante :
Un(e) intellectuel(le) use de son expertise et savoir, acquis dans le domaine des sciences, des arts ou de la culture, pour informer et mobiliser l’opinion publique en faveur d’idées qu’il(elle) considère justes. Depuis des siècles, sa fonction consiste à donner un sens aux mouvements de sociétés, à éclairer la voie menant à plus de liberté, à moins d’aliénation, en somme à plus de progrès. Quel « intellectuel » Franco-Africain en vogue de l’heure répond à ces critères ? En lieu et place de véritables prises de position de leur part, il nous abreuvent d’une profusion de bavardages dont la signification profonde reste souvent un mystère. Quand il s’agit de projeter ces « idées » en actions futures, on est en plein desert.
Mais d’autre part, elle permet d’être entendu sur la scène internationale, ce qui ne sera pas forcément le cas d’un langage africain...
Ah bon ? Les japonais ne se font pas entendre ? les chinois ? les russes ? Ce n’est pas sa langue qui fait qu’un Etat soit entendu, leki Daioris, mais bien son importance (économique, stratégique, etc). Les israelites parlent par exemple hébreu, mais je peux te certifier qu’ils sont très bien entendu sur la scène internationale. Et inquiete-toi pas pour l’Afrique, si d’aventure, elle réussit à sortir de son marasme actuel, tu n’en reviendras pas de voir comment on l’entendrait, et plutot deux fois qu’une, même si c’est dans un langage africain qu’elle s’exprime.
Et d’ailleurs les africains qui parlent francais présentement, ou anglais, ou espagnol ou portugais, se font-ils entendre ? Je ne crois pas.
:s moui... C’est vrai que t’as raison djanbaar...
. Ils ne sont pas Africains et ne "redeviendront" jamais Africains. Idem pour TOBIRA ET CESAIRE (Poste BAYA Pierre):il vaut mieux la fermer quand on parle de Césaire !On ne peut nier son africanité qu’il revendique lui-même, peste ! et encore, il dit :"Condy Rice et OBAMA sont Américains. Seule l’Histoire les lient à l’Afrique. Ils ne sont pas Africains et ne "redeviendront" jamais Africains." Condi peut-être, mais Obama est de père KENYAN !!!!Ah,le Bantou (ce concept est forgé par la colonisation,il n’existe pas) ignorant.
Les japonais ne se font pas entendre ? Juste une observation mineure au passage : le concepteur japonais de dessins animés Miyazaki que j’affectionne particulièrement (il faut voir le voyage de Chihiro une sorte d’alice au pays des merveilles avec un graphisme à couper le souffle) ses personnages ont des têtes d’occidentaux et se font le salut à la japonaise !
hey tout le monde, je viens réagir sur le point concernant les intellectuels africains, quelqu’un a posé la question de savoir ce qu’est un intellectuel.j’ai trouvé dans un livre écrit par un auteur dont j’apprécie le feu lorsqu’il décrit sa société. Etant lui même "intellectuel", il s’en prend, dans ses propos à cette caste. A vrai dire les intellos ont la vie dure, étant la conscience de leur temps, c’est vers eux qu’on se retourne le plus souvent lorsque des dérapages sont constatés, on dit souvent qu’ils n’ont pas fait leur travail.Quel intellectuel adepte des caméras et des magazines (c’est le cas de beaucoup d’entre eux, en france du moins) a réagi face aux rafles de familles entières par la police nationale en mal de chiffre afin d’atteindre son quotas d’expulsion annuel ?
Je reviens donc à mon auteur "(...) Je poursuis mon chemin et ma méditation. Je ma’arrête à l’élite africaine, appelée telle presque par abus de terme ; tant bardés de diplômes, mais incultes, ceux que, à partir de leur niveau d’instruction très logiquement on range dans cette catégorie sociale sont loin d’agir en hommes et en femmes de discernement et de compassion pour jouer leur rôle d’éveilleurs de consciences. Encore que la culture ne conduise pas nécessairement à l’héroïsme, ni à la sainteté si elle n’est pas la quête d’un idéal qui soulève. Mais enfin, ce serait déja si bien que l’universitaire et le diplômé africains ne dédaignent ni les lettres ni les arts par quoi l’homme s’ouvre aux problèmes de l’homme. (...° Ce qui s’est passé hier au rawanda et au Congo Brazzaville, et à peu d’ici (comment en douter puisqu’il s’agit d’un engrenage), dans d’autres régions de cette afrique qui n’est jamais sur ses gardes, me donne toute la mesure de l’inertie spirituelle et morale des clers et des lettrés de l’Afrique Noire dont on peut se demander, au douloureux constat de leur passivité et de leur silence face à la vitesse sans-cesse croissante de la dégradation de leurs pays (à laquelle beaucoup d’entre eux ne sont pas étrangers), s’il en existe un seul à qui on puisse rendre témoignage de la passion qu’il met, avocat sans frontières, à la défense des faibles et des petits, au témoignage aussi de son détachement des biens de ce monde, et, bien enetendu, à la coloration de sa pensée batalleuise en faveur de la justice et de la solidarité entre les hommes, s’il en existe un seul à qui on puisse accorder la prestigieuse appellation d’intellectuel dont tant de diplômés Nègres Africains se prévalent avec tant de superbe".
je continue sur les intellectuels, avec le même écrivain bien sur, puisque je ne fais qu’emprunter sa pensée sans toutefois l’articuler à la mienne, bien que mes reflexions y tendent parfois.
"(...)Pars sa formation autant que par son tempérament, passionné de justice et assoifé de vérité, au service de la science ou de la cité, l’intellectuel est en principe un professionnel de la remise en cause de l’ordre du réel existant. cela,non par manie, mais parce que sa conscience, en permanence reste éveillée au vif de la vie.Une vie toujours en mouvement où, malgré les grandes ressemblances, hier, aujourd’hui et demain sont loin d’être le retour du même au même. et si, écouté ou pas, loué ou blamé, inlassablement il critique, c’est par souci du mieux. au service d’une cause, de la cause (la justice, la vérité), il ne dort jamais. Il est, à sa façon, le croyant que le zèle de la maison de Dieu dévore et empêche de dormeir. Zelus domus tuae comedit me s’exlame le psalmiste. Quelqu’un a dit admirablement que l’intellectuel est "un réservoir d’amour". Or, où sont, depuis que la mort, la viellesse et la maladie avaient étouffé ou affaibli la voix de ceux-là, Gontran-Damas, Césaire, Senghor, qui, plus qu’ont ne l’a dit ont un temps réussi , par leur combat exemplaire, à redonner aux noirs d’afrique et des Antilles une âme, une espérance et de la vaillance pour oser proclamer leur existence niée par les Blancs ? Où sont donc et combien sont-ils aujourd’hui à qui on puisse attribuer l’inconfortable manteu de l’intellectuel, source de tant de joie amère ?"
de peur d’avoir des problèmes avec l’exception de citation, je suis dans l’obligation "légale" de mentionner le nom de l’auteur de l’oeuvtre citée. il s’agit en l’occurance de Dominique Ngoie Ngalla, Route de nuit, Publibook, 2006 pour mes citations des posts 33 et 34
mais enfin la vie de l’intellect n’a jamais été une garantie en soi de la conscience, de l’intelligence et de l’amour… j’ai l’impression que l’auteur (post 33 à 35 ) parle plutôt de la sagesse, qualité qu’on trouve chez des personnes simples, sans instruction, et pas intellectuelles justement
Si en plus cette qualité se cumule avec le courage, le charisme, le pouvoir du verbe ET de l’action, alors on a un leader charismatique ! ça court pas les rues quand même, sous tous les cieux
si elle se cumule avec de la virtuosité, alors on a un artiste charismatique
si elle se cumule avec la vigueur de l’esprit et du verbe, le courage et l’engagement, alors on a un phare !
" Quand il s’agit de projeter ces idées en actions futures, on est en plein désert" Oui Fosse sceptique ( post 28 )....Il ya bien souvent un trou noir entre les idées, les discours et... les passages à l’acte. Un agitateur de particules qui créerait une espèce d’anti-matière et un étrange immobilisme. Il y a bien un fossé, et je trouve les coups de gueule de plusieurs posts assez sains. Plutôt que de tenter de donner une définition à "l’intellectuel",c’est à dire sous sa forme nominale, je préfère me contenter de l’adjectit qualificatif...rien qu’ un petit mot qui viendrait compléter le reste.
Le risque en critiquant certains intellectuels, c’est qu’ils ne saisissent pas le sens de cette critique et qu’ils n’y voient que la manifestation d’une jalousie suscitée par leur réussite professionnelle et "sociale".
Je ne connais pas les motivations profondes d’un Achille Mbembé ou d’un autre, Achille produit des analyses interessantes comme d’autres également qui ne partagent pas les mêmes "théories" ...MAIS si cela se cantonne à des discussions théoriques de salon, inutile en effet de se faire beaucoup d’illusions.
L’anéantissement de l’apartheid n’est pas le fruit de simples réflexions intellectuelles mais de la mise en place de réseaux intelligents animés par des hommes et des femmes de tous les milieux, conscients que seules les actions concrètes peuvent être payantes et constructives.
MANDELA raconte, dans son auto-biographie, comment il a été inspiré par Gaur Radebe ( ce collègue qui le conduira à rejoindre l’ANC) :
"Gaur croyait qu’il valait mieux trouver des solutions que produire des théories (...)En aoùt 1943, j’ai défilé avec Gaur et 10 000 autres personnes pour soutenir le boycott des bus d’Alexandra, une manifestation de protestation contre l’augmentation des tarifs de 4 à 5 pence. Gaur était un des responsables et je l’observais en pleine action. De façon modeste, j’avais quitté mon röle d’observateur pour devenir participant. Je trouvais que défiler avec les siens était exalatant et encourageant. Mais j’ai aussi été impressionné par l’efficacité : après 9 jours, pendant lesquels les autobus ont circulé à vide, la compagnie a remis les tarifs à 4 pence.
Au cabinet, je ne m’interessais pas qu’aux idées de Gaur. je parlais avec Hans Muller (...) C’était l’homme d’affaires typique qui voyait le monde à travers le prisme de l’offre et de la demande. Un jour, Mr Muller a tendu le doigt vers la fenêtre : "Regardez, Nelson,, m’a-t-il dit. Vous voyez ces hommes et ces femmes qui descendent et remontent la rue en courant ? Pourquoi est-ce qu’ils travaillent aussi fiévreusement ? je vais vous dire : tous sans exception recherchent la richesse et l’argent. Parce que la richesse et l’argent, c’est le bonheur. C’est pour cela que vous devez vous battre : l’argent et rien que l’argent. Quand vous aurez assez d’argent, vous ne voudrez rien d’autre dans la vie".
Sans commentaires...
Mandela a renoncé à sa carrière, a vécu dans la pauvreté et a payé son combat pour la justice et la liberté par 27 années d’incarcération. Figure exceptionnellle, oui biensûr, cas unique ? Non, je vous invite à lire ses mémoires...Il y cite de nombreux hommes, frères de lutte, qui ont fait le même choix que lui. Lire ou relire Mandela, cela rend bigrement humble mais aussi optimiste sur la faculté d’avoir du bon sens humain et d’agir efficacement.
Il y aurait tant à dire encore sur Mandela et le combat du peuple sud-africain !
Nelson MANDELA, " Un long chemin vers la liberté" ( Poche)
Mila post 36, c’est vrai qu’il s’agit de sagesse, en effet. mais l’acception d’intellectuel dont il s’agit ici n’est pas celle fondée sur les capacités de l’esprit, c’est à dire du raisonnement. il s’agit de l’intellectuel au sens de celui qui se soulève, cette caste dont l’éclosion et non la naissance (car Montaigne, Plutarque, Sénèque,Victor Hugo le furent déja) date de l’affaire Dreyffus, où Zola et Anatole France s’insurgent contre le nationalisme aveugle et l’antisémitisme. Il ne s’agit pas de dire qu’il n’ay pas de vrais lettrés en Afrique, loin de là, méfions nous des exagérations incongrues ! C’est un coup de gueule envers des gens qui ont tant reçu du point de vue des choses de l’esprit, mais dont les réactions face aux choses des hommes auxquelles ils sont sensés être ouvert, car leur sensibilité a été polie, font preuve de la plus grave incurie. Bien à vous
Ah je vois que le secouage de cocotier a pris un peu. Bon on va pousser le bouchon un peu plus loin.
De quelques rappels historiques pour éviter le blablatage inutile des experts en "intellectuologie".
Dans le monde francophone et latin auquel nous appartenons tous au moins en partie, le mot "intellectuel" en tant que concept est né en 1894 avec l’Affaire Dreyfus et le J’accuse... ! de Zola adressé au président. Dans sa lettre ouverte, cet homme de lettres au brio reconnu s’attaquait à une diffamation ourdie contre le capitaine Dreyfus (juif et donc bon coupable). Plusieurs autres hommes de lettres, journalistes, médecins etc se joignent alors à son combat et signent une pétition en faveur de Dreyfus. A partir de cette affaire et du retentissement du J’accuse..., Emile Zola sera dit Intellectuel et ce sera la naissance de l’intellectuel en France (Cf. J. Julliard et M. Winock in Le dictionnaire des Intellectuels). Historiquement Intellectuel c’est donc cette personne qui acquiert une légitimité (Zola grand écrivain) et une renommée dans un domaine et le réinvestit pour défendre une cause sociale, politique etc. Même s’il est difficile d’imaginer un intellectuel sans la moindre formation dans un quelconque champ de savoirs, un intello n’a pas forcément un "pedegree universitaire élogieux" (Molékinzéla). A titre de comparaison Emile Zola a juste terminé son secondaire, il est pourtant un intellectuel ; à côté de ça il ne suffit pas d’avoir Bac+80 pour être intello. il ne suffit même pas de pondre 1 roman par semestre pour l’être. Henri Barbusse en France n’a écrit que Le Feu dans lequel il s’opposait à la guerre contre l’Allemagne et y dénonçait les affres de la guerre et ceci contre une large partie de l’opinion publique. Il est pour considéré comme un intellectuel. Beibeder publie tous les ans, gagne des prix, et il ne viendrait à personne l’idée de dire que ce dernier est un intellectuel.De même Lumumba est un intellectuel. Mabanckou ne l’est pas. Um Nyobé est un intellectuel (sans jamais avoir eu son Bac). Achille MBEMBE ne l’est pas, du moins pas dans cette perspective là. Un expert, un spécialiste, un haut diplômé n’est pas forcément un intellectuel. Aujourd’hui tout le monde veut être intellectuel parce que ça fait manger gratuit ici et là. Si on parle dans ce cas des gens aux gros diplômes qui parlent un langage grandiloquent et alambiqué,on doit distinguer les grands intellectuels (ceux qui créent des concepts et des théories, de nouvelles grilles de lecture) et les petits intellectuels (ceux qui vulgarisent ou alors récitent les théories des premiers). Machiavel est un grand intellectuel. Hobbes, Bodin et tous les autres copieurs ne sont que des vulgarisateurs de la pensée de Machiavel, de petits intello. ça c’est pour les intellectuels du papier, du stylo et du micro. Des comme ça on en a des millions, surtout en Afrique. Làbas on crée la confusion et on laisse croire que Docteur=intello. Du coup on voit tout le monde bénéficié de cette AON appellation d’origine non-controlée.
Avec une telle cacophonie Ngnagna voit en Mabanckou un intellectuel capable de "défendre l’adoption de la langue anglaise au Congo et la sortie du CAMES". On finit par prendre des fourmis pour des éléphants. Ngnagna "pense qu’une contestation médiatique des intellectuels africains en France pourrait avoir un impact [compte tenu] de leur pouvoir làbas". Quel pouvoir ? Làbas où ? Mabanckou ou Mbembe vous ont menti qu’ils ont un "pouvoir" en France ? Ils ont chacun une notoriété qui est due à leur brio dans leur domaine. Mais ils n’ont absolument aucun pouvoir en France. Ce sont des vulgarisateurs qui ne passent jamais sur les médias sans nous reciter du F.Fanon, du W.Dubois etc comme arguments. De petits intellos en somme. Ils pourraient tout au plus avoir une influence. Ils n’en ont aucune. trop peur de se mouiller, trop soucieux de leur petite image et leur tapioca, ils restent à l’ombre et font de l’agitation ici et là comme un écureuil qui tourne en rond dans sa cage pour se donner l’impression d’être en train d’avancer. Ou alors peut-être ont-ils vraiment des couilles mais sont simplement le degré zéro de la communication. Lequel parmi eux s’est exprimé sur le discours de Sarkozy à Dakar sur une chaîne écoutée ? On publie sur le blog de son copain, sur son propre site, dans les journaux en Afrique dont toute la France ignore l’existence et vous croyez qu’ils ont "un pouvoir". je rêve.
Ngnagna je commence à me demander si vous n’avez pas été recalé au CAMES. Je ne comprends pas cet acharnement. Vous êtes contre le CAMES, la France et la langue française. J’ai un ami qui vient de me souffler que c’est pas la langue qu’on parle qui chasse la pauvreté. C’est pas l’anglais qui est en train de sortir la Chine de la pauvreté depuis 1978. Ce sont les idées. Elles s’expriment dans toutes les langues. Enfin il me semble.
djanbaar,
Votre compréhension des relations internationales est restée au Moyen-âge. Vous parlez des relations entre Etats et vous n’y voyez que des "intérêts". Vous êtes resté sur Machiavel et ses copieurs alors que nous étions passés à l’école de l’interdépendance et de l’interrelation. Les Etats sont concurrencés sur la scène internationale par d’autres acteurs qui "contraignent" les Etats à prendre des mesures qui ne leur apportent pas forcément quoi que ce soit. Certes Machiavel ne mourra jamais mais on a compris qu’il fallait redéfinir ce qu’on comprenanit par "intérêts". Les intérêts sont devenus globaux. C’est pourquoi les USA vont lutter contre le terrorisme en Afrique ou que la France augmente son aide publique au développement, ou encore que Tony Blair demande un plan Marshall pour l’Afrique et la suppression de la PAC pour sauver les agriculteurs des pays pauvres. La pauvreté en Afrique cause l’immigration clandestine massive vers l’Occident, qui cause à son tour des risques pour ces pays riches. C’est pourquoi les USA financent la reconversion des producteurs de cocaïne en Colombie. Donc lorsque vous parlez des "intérêts des Etats" dites-nous exactement ce que vous entendez par-là. L’Occident est obligé d’oeuvrer pour sortir l’Afrique de la misère parce que cette misère est une bombe contre les pays riches. C’est pourquoi ça m’amuse que vous souhaitiez chasser la France de l’Afrique alors que les investissements en Cote-d’ivoire par exmple c’est plus de 60% de l’économie. Relisez les Objectifs du Millénaire et essayez de comprendre leurs buts ; demandez pourquoi les pays riches encouragent la micro-finance pour les pays pauvres. Dès qu’on parle de relations internationales tout le monde sort l’épouvantail des "intérêts". Chers amis il existe de nouvelles grilles de lecture. Elles ne constestent pas le réalisme aronien par exemple, mais s’adapte au monde actuel avec le transnationalisme de Badie ou de Smouts entre autres. L’Afrique attire moins de 2% de flux mondiaux des IDE investissements directs étrangers. Et vous proposez qu’on rompt nos relations avec l’un des premiers bailleurs de fonds du continent. Permettez-moi de douter de l’efficacité de votre théorie.
Teaser,
vous me traitez de "ignorant" et m’apprenez que "bantou est un concept forgé par la colonisation, ça n’existe pas".Quelle découverte !! Vous méritez un Nobel. Un jour vous nous direz que c’est la colonisation aussi qui a forgé Oussama ben laden. Relisez La Crise du Muntu : authenticité africaine et philosophie, F.EBOUSSI BOULAGA. On en reparle après. Et moi qui croyait qu’on avait tous fini nos Humanités ou alors qu’on avait pris le temps de refléchir par nous-mêmes. "bantou ça n’existe pas". Mon Dieu ! Purée de bon sang de bon Dieu de merde ! Bantou ça n’existe pas. Donc je n’existe pas. My God ! Cher ami, Césaire, Condé et les autres peuvent toujours revendiquer leur africanité toute leur vie, cela ne change rien à la réalité. L’africanité de leurs origines est incontestable. Mais ce ne sont pas des Africains. Aussi vrai qu’un descendant d’esclave n’est plus esclave aujourd’hui, un descendant de nègre africain même plus marron que moi n’est pas forcément Africain. Etre Africain, ou européen ou Américain c’est une affaire de culture, c’est pas inscrit dans les gènes, c’est une affaire socio-historique. C’est pourquoi un Zimbabwéen Blanc est Africain alors que Césaire même négro comme moi n’est pas Africain. Johnny Clegg est Africain. Les Kassav ne sont pas Africains. Même avec son père kenyan Barack OBAMA n’est pas Africain. Personne ne naît Africain. On le devient après la naissance et ça peut changer avec le temps. 2500 ans av.J.C "mon sang" était en Egypte. Les perses m’ont chassé de là. Aujourd’hui je ne suis plus un kémet égyptien mais un bantou d’Afrique centrale. Césaire n’est plus kémet égyptien, pas bantou du tout, mais Français ; et même plus Français que Sarkozy ou encore Santini si on s’en tient à la date d’arrivée et d’acquisition de la nationalité. Mais laissons le débat Français de souche versus Français de branchage à d’autres.
bravo le combat de Mandela ! cet homme m’a toujours inspiré, je crois et je pense qu’il faut une grande ascèse pour parvenir à ce qu’il a fait. grace à lui, dont les idéaux sont semblables à ceux de M Luther King Jr, la RSA est devenu ce pays arc-en-ciel qui fait rêver tant de personnes.Le combat de Mandela plus que celui de l’intellectuel est un combat de terrain. Mais à chacun ses armes.Senghor, Césaire,Voltaire étaient doté de leur plume, c’est là leur arme, ils l’ont utilisé de la plus belle façon. Leur faits d’armes sont encore là pour nous le prouver, c’est à dire leurs écrits(voir Voltaire sur l’affaire Calas, qui a donné le traité sur la tolérance). Mandela est vénérable, avoir réussi cette mission relève presque du mystique, alors que je ne lui connait pas, à ce que je sache de pratiques spirituelles extraordinaires. Sa mystique à lui c’est la foi en son combat !
Merci pour ce vol sur la "Route de nuit" BShady, cela me rapelle certains arguments d’un ouvrage intitulé " A quoi servent les intellos ?" ( j’ai oublié le nom de l’auteur...comme quoi ! ). Tu as peur / l’exeption de la citation ? T’inquiète je viens de citer un long extrait de l’auto-biographie de Mandela : 757 pages de mémoire vivace qui valent bien les 727 o.v.n.i. de cette rentrée littéraire. Rien ne vaut le témoignage de l’expérience vécue, éprouvée...hors des laboratoires de petite fabrique de prose théorique. Ecrire, discourir sur les injustices, les disfonctionnements de l’humanitude en ayant perdu tout ancrage avec la réalité du quotidien, sans aller jamais au front....c’est cela le talon d’achille de nombreux diseurs.
LE TALENT NE SUFFIT PAS, IL FAUT AUSSI AVOIR DU TALENT DANS SA VIE.
en effet, le progrès comme l’histoire ne se font pas dans les ateliers de faux monnayeurs ! big up à toi kidikoi !
sorry pour mes fautes de grammaire, real sorry ! c’est de l’indécence !
Bshady, je ne vois de mystique dans le combat de Mandela et de nombreux moins connus sud-africains, mais un sens aïgu de la conscience et du bon sens humain. J’y vois beaucoup d’abnégation personnelle ( ce qui est certes peu "donné" à tout le monde) et le sens du combat collectif, où la victoire n’est pas celle d’un homme mais celle d’un peuple et d’une parcelle d’humanité.
Dans ses mémoires Mandela ne se répand pas en commentaires, en analyses, il raconte...C’est cela sa force, rien à inventer, les faits, les actions menées sont là. Non Mandela n’est pas"un intellectuel", c’est un homme en mouvement.
Très cher(e) Fosse sceptique (post 5). J’ai bien aimé ton expression "Intellectuel people".
Dommage que ça soit sorti après la publication du Petit Larousse 2007. Elle y avait sa place.
Tu l’as trouvé tout seul ?
Il y avait eu auparavant des "intellectuels (africains) du ventre".
Oui chers amis, ils étaient où nos intellectuels, quand Laurent GBAGBO à lui tout seul livrait le seul vrai combat jamais mené par les africains depuis la chute de l’apartheid en Afrique du Sud ? N’est ce pas qu’Ils étaient tous (à quelques rares exceptions près) rangés derrière Jacques CHIRAC pour garder leurs visas en FRANCE ? Alors que c’était l’occasion jamais rêvé de dénoncer ouvertement preuve visibles à l’appui la part de responsabilité de la FRANCE dans la paupérisation de l’Afrique. Et qui justifie même en grande partie l’immigration africaine (en tout cas c’est mon cas).
N’est ce pas que j’étais ridicule ici comme seul soutien public de Laurent GBAGBO ? Aujourd’hui où en sommes nous. GBAGBO a remis les pieds à BOUAKE.
La FRANCE a soutenu des putschistes contre un Président élu démocratiquement. Et des prétendus intellectuels africains osaient donner raison à la FRANCE contre GBAGBO.
Les intellectuels africains auraient pu montrer aux français (par exemple) le lien entre la destabilisation d’un pays comme la Cote d’Ivoire, et l’immigration. Des gens qui ne peuvent plus vivre, travailler, étudier chez eux faute de guerre qu’est ce qu’ils font ? Et c’est ce qui s’est aussi passé au Congo-Brazzaville et dans les 2 cas, la FRANCE est coupable d’avoir soutenus militairement des putschistes contre des régimes démocratiquement élu (malgré tout ce que l’on peut penser de LISSOUBA et de GBAGBO).
CHIRAC a osé publiquement qualifié de "dérive fasciste", le régime de Laurent GBAGBO, quand bien même il embrassait SASSOU à la bouche.
Or dans le même temps, il y avait des étudiants congolais en 1er cycle qui étudiaient en COTE d’IVOIRE faute de pouvoir étudier au Congo (avis au passage à Alain MABANCKOU qui a trouvé "SASSOU ouvert à la culture et à l’éducation de la jeunesse"). Quand bien même SASSOU préfère organiser ses FESPAM (où fut invité Alain MABANCKOU) plutôt que de reconstruire la FAC des Sciences (par exemple), où enseignait jadis Emmanuel DONGALA et détruite pendant la guerre. SASSOU en aurait même refilé une partie (me dit-on) au rebelle NTUMI, pendant que les éminences grises comme les DONGALA s’exilent aux ETATS UNIS, Théophile OBENGA. C’est ça un Président attentif à l’éducation de sa jeunesse ? Pourquoi croyez-vous que nous congolais avons immigré aussi massivement malgré nos BAC+10 ?
Et c’est ce Président là que la FRANCE soutien à tour de bras, alors qu’elle tente de lyncher publiquement Laurent GBAGBO sous les acclamations des africains, après un travail de calmonie ultra-médiatisée.
Je crois qu’il faut tout simpleemnt rayer le mot "intellectuel" du dictionnaire africain. ça n’existe pas, ça n’existe plus.
Bien au contraire l’agonie actuelle de l’AFRIQUE (hors Afrique du Sud)arrange même beaucoup. Il constitue un bon fond de commerce pour de nombreux exilés. Au moins tout le monde peut aujourd’hui s’improviser "spécialiste de l’Afrique". Le mal est tellement profond que l’Afrique ne sait plus à quel saint se vouer.
Comme on dit chez moi : "Lorsqu’on atteint les limites de la médécine des blancs, on retourne voir le charlatan". Et aujourd’hui dans le lot des spécialistes de l’Afrique, il y a beaucoup de charlatans (au sens Africains du terme). C’est-à-dire avec des très bons capables de soigner (en ne demandant pratiquement rien), et ceux qui y trouvent un bon moyen pour manger. Ceux là, ce sont ceux qui demandent souvent beaucoup (en terme de rétribution).
Blaise KIBONZI
et sur ce blog qui veut être intellectuel ?je ne pense pas qu’il s’agisse d’une volonté. c’est un appel qu’on reçoit lorsqu’on est marqué par un idéal incorruptible, plus fort que tous nos désirs et nos envies. il y’a des choses qui nous paraissent être anormales car notre raison les perçoivent comme telles, c’est pourquoi on commence par prendre sa plume, et, lorsque l’activité intellectuelle étant devenue intense, on en fait un métier. En fait l’intello vit de la quête de son idéal ( pour ceux qui vendent bien).Il ne faut pas forcément être bardé de diplôme, mais quand même être dôté d’une immense culture, non pas pour ratiociner comme des sophistes mais pour réagir sur la base de choses de la vie qu’une vie ne suffirait jamais à nous enseigner, mais qu’on trouve volontiers dans les beaux livres, car " les livres ont encore cela d’utile et de rare : ils nous lient d’emblée avec les plus honnêtes gens ; ils sont la conversation des esprits les plus distingués, l’ambition des âmes candides, le rêve ingénu des philosophes dans toutes les parties du monde ; parfois même ils donnent la renommée, une renommée impérissable, à des hommes qui seraient parfaitement inconnus sans leurs livres" (Eric Poindron). C’est en cela que les livres nous font parvenir les choses, qui par la suite nous transmettent ce feu dévastateur et briseur d’icones des intellectuels.
oui kidikoi, j’essaie d’observer les hommes, j’utilise le terme mystique pour Mandela car il faut beaucoup de détachement pour parvenir à l’ordre injuste qu’il a su faire régner dans son pays, lorsqu’on sait ce que les descendants des boers y on fait. Meme les prêtres et pasteurs rwandais n’ont pas réussi à appliquer les évangiles pendant le génocide rwandais, à plus forte raison un avocat.Mandela n’est pas M.L.King Jr, ce nest pas un preacher, c’est un homme qui se saut de chair et de sang. la mystique ne réside pas dans l’attente et la lutte, mais dans sa capacité surnaturelle à pardonner. il suffisait d’un claquement de doigt pour que l’afrique du sud connût un lynchage populaire de blanc. mais Mande la s’est élevé et a vu plus loin que les exortations à la vengeance. l’homme même l’intellectuel, deleure un homme, un pêcheur !Mandela, sans blsphémer, car je ne juge point, je ne m’arroge pas les pouvoirs de la conscience suprême, s’est déja racheté
Je cite certains d’entre vous
"Mandela est vénérable, avoir réussi cette mission relève presque du mystique, alors que je ne lui connait pas, à ce que je sache de pratiques spirituelles extraordinaires"
"Dans ses mémoires Mandela ne se répand pas en commentaires, en analyses, il raconte...C’est cela sa force, rien à inventer, les faits, les actions menées sont là."
"la mystique ne réside pas dans l’attente et la lutte, mais dans sa capacité surnaturelle à pardonner. "
Moi aussi j’ai été frappée par cette force de Mandela, cette capacité d’être, d’observer et d’agir sans juger, son humilité, cette capacité à pardonner , si j’osais ce sont des qualités que je qualifierais de christiques (siouplait ne me demandez pas d’argumenter)
Quand je pense qu’il a fuit un mariage forcé !
en effet mila, moi aussi je trouve que ce sont des qualités christiques, voila pourkoi je dis que mandela est un mystique. On ne lui connait pas l’aura spirituelle de Ghandi pourtant !L’Afrique du sud n’est pas devenue la Rhodésie du sud, elle est restée unie, elle n’est pas devenue le pakistan, encore que ce sont des raisons religieuses qui ont emmené cette partie musulmane de l’Inde à devenir le Pakistan. En gros, du pardon de Mandela naîtra peut-être la nation sud africaine.
Bshady," capacité surnaturelle à pardonner", oui je te suis dans cette perception du mystique...Car le pardon a culturellement, intellectuellement une dimension religieuse. Histoire de mots, qu’il faudrait pourtant dépasser pour revenir à de l’humain.
Après sa libération de Robben island, Mandela retourne voir ses compagnons de geôle. L’un d’eux lui dit : " Madiba, j’ai combattu le gouvernement toute ma vie , et maintenant je devrais lui demander pardon ?" Je comprenais leurs arguments, mais ils manquaient de réalisme. Chaque soldat aimerait vaincre son ennemi sur le champ de bataille, mais dans ce cas précis , une telle victoire était inaccessible. La lutte avait lieu maintenant autour de la table des négociations."
L’idée de libérer l’opprimé et l’oppresseur c’est cela l’audace, l’intelligence d’un Mandela. Rappelez-vous l’unique débat TV Mandela- De Klerk. Du haut vol.
On apprend à nos enfants à assumer et à s’excuser pour leurs bêtises. Du moins c’est ce que je fais avec mon fils Une fois que l’on s’est dit " pardon", "non , je ne recommencerai pas, j’ai retenu la leçon", on peut alors continuer à avancer. C’est pas mystique, c’est pratique et pas si con, c’est plutôt l’orgueil souvent qui dit "non".
Ce jour là Mandela a su flatter intelligemment l’orgueil de De Klerk, en déclarant à la fin de la rencontre : " Je suis fier de vous tenir la main afin que nous puissions avancer ensemble" De klerk a eu l’air étonné et ravi.
Y a-t-il un volontaire dans ce village pour étonner et ravir Sarko ? Ah bon, y a pas de pilote non plus dans l’avion ?!
C’est dans des instants comme cela qu’on regrette la disparition de La Triplette de Belleville pour aller au casse pipe.
ah ouais ! elle est passé où la triplette de bellevile ou vélo-pédalé ? j’aimais monter dessus, moi !si vous savez où elle se cache, prière de l’inviter à revenir dans cet endroi magnifique. c’est vrai c’est plaisant de discuter dans ce blog depuis qu’il s’est assaini. si-si
quelle belle pièce qu’Othello !
Baya post 39 : Cette définition de 1894 n’est pas à considérer comme identique aujourd’hui, le concept d’intellectuel a quand même évolué. Je pense qu’aujourd’hui, un intellectuel, c’est quelqu’un qui remet en cause les bases de la société dans laquelle il vit, qu’il soit diplômé ou non, mais avec suffisamment de "sagesse" d’expérience, que pour pouvoir débattre avec pertinence des choses. Peu importe qu’il agisse de lui même, moi je pense que c’est de transmettre ses arguments et ses opinions avec charisme à ces autres qui l’écoutent et veulent se rebeller qui fera bouger les choses...
Autre point : je ne pense pas que les intellos "copieurs" soient moins bons que les précédents du simple fait qu’ils soient partis sur des bases déjà soulevées pour en construire d’autres. D’autant plus que les "grands intellos" comme Machiavel, se sont également forcément basé sur des théories soulevées par des intellos précédents pour construire leur oeuvre... C’est juste qu’ils ont davantage marqué l’histoire que leur prédécesseurs... Mais finalement, c’est un peu normal d’avoir au fond, un maître à penser quelque part, qui nous permette d’évoluer, de progresser... On ne peut pas toujours repartir à zéro, tout est question d’accumulation de connaissances, des siècles et des siècles de savoir qui de temps à autre, font éclore une étincelle de génie...
Je ne crois pas que le pardon de Mandela soit une posture de façade. Je me risque même à penser : il n’a pas besoin de pardonner puiqu’il observe sans juger, c’est en cela que sa force est "surnaturelle" . J’ai été bouleversée par le témoignage à la télé d’une résistante française au nazisme torturée par la Gestapo. Elle a dit qu’elle avait demandé à revoir son tortionnaire pour lui pardonner, "par don" Le don c’est pour elle-même, tant la haine est un poison (et un attachement... à son bourreau ça c’est moi qui rajoute). Son témoignage a forcé mon respect et m’a été une source de méditation.
malheureusement en Afrique on croise beaucoup d’intellos copieurs, il n’y’a qu’a regarder du côté des égyptologues, on dirait qu’ils ont bradé la reflexions scientifique pour un combat idéologique. Les autres historiens et penseurs qui ne cadrent pas leurs recherches sur l’Egypte comme seule source de la renaissance africaine ont tort selon leurs propos, dommage ! On devrait être plus ouvert d’un point de vue intellectuel et non se laisser guider par quelques gourous ou maîtres à penser, il me semble que nos chaînes physiques sont brisées, pourquoi donc maintenir une tutelle intellectuelle. IL FAUT LAISSER LES GENS S’EXPRIMER ? A CONDITION QUE LEUR ARGUMENTATION SOIT SERIEUSE ET LOGIQUE.LES MEILLEURS SORTENT TOUJOURS DU LOT DE TOUTE FACON 5REGARDEZ LZS COURSES CYCLISTES !)
Daioris, j’ai besoin de "phares" ça oui, mais de "maîtres à penser" NON, NON et encore NON !
moi je l’aimais bien cette triplette, surtout sa façon de tirer à la "sniper". c’est dommage, elle peut revenir sous un autre pseudo.c’est ça la liberté numérique !
elle avait un esprit funny qui était assez rare dans cet endroit. mon bizutage a été rude,je vous assure. Malgré les couacs, ce blog est , somme toute intéressant.C’est nous tous que nous devons applaudir pour la qualité de l’animation.Merci au modérateur, que sont donc les libertés sans contrôle ? la sanction est la bride de notre société démocrazique, elle s’avère nécessaire quelquefois.
La discours du sarkozy a été écrit par un autre. Sarkozi il connais rien à l’aFric. Mépris , rien que du mépris....
C’est pourquoi ça m’amuse que vous souhaitiez chasser la France de l’Afrique alors que les investissements en Cote-d’ivoire par exmple c’est plus de 60% de l’économie.
@BAYA Pierre,
honnêtement, c’est un peu lourd de débattre avec des gens qui ne prennent pas la peine de comprendre ce qu’on leur dit.
J’ai écris ceci, et je le réecris :
On ne peut pas reconstruire l’Afrique en posant déjà comme préalable qu’il ne faut pas couper les ponts avec la France. Parce que si on trouve dans un domaine meilleur partenaire que la France, eh bien, on n’hesite pas à changer.
Par exemple, il m’est arrivé de rouler sur les autoroutes allemandes et francaises. Eh bien, s’il faut choisir un partenaire pour des autoroutes en Afrique, ce ne sera certainement pas une entreprise francaise. Car les autoroutes allemandes sont nettement meilleures (mieux fait, plus belles, meilleure signalisation).
Votre discours sur les intérêts des Etats m’a bien fait rigoler. Si vous croyez que les Etats font de la philantropie, continuez de vous fourvoyer.
Les Etats ne connaissent qu’un seul leitmotiv : profit, profit, profit. S’ils faisaient de la philantropie, les casques bleus ne se seraient pas simplement retirés du Rwanda, alors qu’ils savaient très bien que des massacres avaient lieu.
Si les Etats faisaient de la philantropie, l’apartheid n’aurait pas duré une seule journée.
Si les Etats faisaient de la philantropie, on n’aurait pas assassiné Lumumba qui voulait se battre pour les intérêts du Congo.
Les Etats-Unis ne combattent le terrorisme que parce que les terroristes ont montré qu’ils pouvaient frapper le sol américain.
Vous me semblez bien naifs quand vous parlez "d’investissements francais". Restez dans votre admiration bé(a)te des francais. C’est votre problème.
En ce qui me concerne, la France, soit-disant amie de l’Afrique n’a cessé de nous entuber (sorry pour le terme Alain !) dès le premier jour où elle a posé le pied en Afrique. Sarkozy dans son discours à Dakar nous a fait savoir qu’elle n’est pas prête de changer de cap et veut continuer de nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Eh bien il est temps qu’on leur dise avec qui nous voulons être. Les affaires d’amie de l’Afrique, c’est terminé !
Si vous voulez rester colonisé, c’est bien pour vous, et c’est votre manioc.
Mila, post 55, je n’ai pas sous-entendu que le pardon chez Mandela était une posture de façade. Surtout pas, j’ai trop de respect pour l’homme sincère et honnête qu’il est pour lui prêter une posture. Je tentais juste de désacraliser le terme de"pardon". Ce que tu dis est juste, sur cette capacité à observer sans juger, mais de là à y voir une force surnaturelle...
L’exemple que tu cites donne une dimension humaine au pardon et donc à cette faculté citée ci-dessus. Le par-don permet d’évacuer la haine et cet attachement au bourreau comme tu le dis. Oui, cela force le respect mais n’est pas si surnaturel que cela. Ce qui est encore rare chez l’humain, n’est pas forcément incompatible avec sa nature...
entièrement d’accord avec toi Kikidoi, d’où les guillemets
Dis papa, c’est quoi en fait "un écrivain engagé" ? Engagé dans quoi ? On ne lui prête pas de gages sinon ? C’est quelqu’un qui essaye d’apporter des réponses à des questions auxquelles les intellectuels arrivent pas à répondre ? Dis, papa tu m’écoutes ou en fait tu t’en fiches ? Allez, dessine-moi plutôt un mouton.
Blaise Kibonzi (post 45) : J’aurais voulu être le père de cette formule "intellectuel people", mais la franchise veut que j’ai piqué cette belle appelation d’un article de magazine.
Kidikoi (post 50) : Rappelez-vous l’unique débat TV Mandela- De Klerk. Du haut vol.
Je te conseille aussi le discours de Lumumba, devant le roi Baudoin à Léopoldville (Kinshasa), lors de la proclamation de l’indépendance du Congo. Je replace le décors : Baudoin monte à la tribune et prononce un discours Sarkozien, plein de condescendance et d’idées recues. Sur son fauteuil, Lumumba est très agacé, il prend le discours qu’il avait préparé, et au dos du papier, réécrit une réplique cinglante à baudoin, séance tenante. Quand Baudoin termine son discours, Lumumba monte à la tribune et prononce le sien. C’est du béton armé, Lumumba ne concède rien aux Belges, absolument rien. Les Belges et Congolais sont pantois, un chef d’état nègre sans complexes qui répond du berger à la bergère, du jamais vu ! Ce discours devrait être enseigné dans toutes les écoles Africaines. Lumumba, voici un vrai "quelqu’un". Il n’avait pas fini le secondaire non plus !
Monsieur Mabanckou,
Je sais qu’on s’en fout de ce que je dis ici et que vous même me prenez pour un fou quand je parle de la franc-maçonnerie dont vous faites partie, et nous le savons tous. Je voudrais parler de livre : Lettre à Jimmy que je vois exposés dans les librairies des métro de paris. Je l’ai lu, eh oui, je ne regrette pas mes 17 euros même si cet argent va chez les francs-maçons parce qu’il faut donner votre cotisation annuelle en tant que franc-maçon ! Et c’est des gens normaux comme nous qui payons votre cotisation annuelle à la franc-maçonnerie française. Bon, je crois que dans votre livre aussi vous vous attaquez trop aux anciens de la négritude. Qu’est-ce qu’ils vous ont fait ? Votre livre est pourtant bon, bien écrit et argumenté mais pourquoi cette rage contre les anciens ? Estce que c’est parce qu’ils n’ont pas été des francs-maçons comme vous ? Vous ne pouvez quand même pas les défendre (les anciens, pas les francs-maçons) ? Et pourquoi vous avez publié aux éditions Fayard pas aux éditions du Seuil qui vous a fait connaître dans le monde entier ? C’est de l’ingratitude. Franchement je ne comprends plus les gens !
A propos de l’usage du terme générique "Bantu", on peut épiloguer longuement là dessus.
A mon avis, il convient de revenir à son sens étymologique : "Bantu" en langue ki-kongo d’Afrique Central veut simplement étymologiquement dire :Les gens... les personnes... les ëtre humains...
"Bantu" est le pluriel de "Muntu" qui veut dire : La personne... L’être humain.
On retrouve ces deux concepts en lingala à travers des homonymies phonologiques comme : "moto" (La personne humaine) et "Bato" (Les êtres humains).
Un ami sud africain me faisait constater que le concept de "bantu" avait exactement la même signification et se traduisait strictement de la même manière qu’au Congo, dans certaines langues sud Africaines. Il trouvait donc absurde que son usage fut dévoyé lorsqu’il sert à classifier un type physique de noir africain (Afrique central en général) par opposition au noir de type "soudanais" (ouest africain).
Molékinzela, le terme Bantu n’a jamais été le fait d’une distinction physique, mais un regroupement sur des bases linguistiques, il me semble.
"Rolihlahla" en xhosa signifie "tirer la branche d’un arbre", mais dans la langue courante il désigne "celui qui crée des problèmes".
"Rolihlahla", c’est le npm de naissance de Mandela.
Où est passé B’52 ? Balayé de l’écran en laissant tout seul B Shady et sa réplique sur Othello. Sans commentaire. Silence, ici on blogue.
Documentaire essentiel sur Lumumba contenant un extrait du Fameux discours devant Beaudoin.
Mila, je me suis mal exprimée... On ne peut pas évoluer sans tuteur(s) en quelque sorte, sans admirer certaines personnes... Cela n’oblige en rien à se faire l’esclave d’une théorie, mais cela peut guider, tout simplement vers une envie d’approfondir certains points, s’en servir comme d’un tremplin en quelque sorte, par ce qu’il(s) éveille(nt) en nous comme questionnements et comme intérêt... Qui peut dire qu’il s’est construit tout seul ? Je ne voulais pas dire qu’on ne doit pas réfléchir par nous même sous prétexte que l’on suit l’un ou l’autre intellectuel... Mais cela ne peut apporter que des points positifs de regarder à droite et à gauche pour se creuser son chemin personnel... Enfin à mon avis en tout cas... Gros Biz
Post 67
Fosse Sceptique,
Je ne suis pas si certain que la désignation de "noire bantu" repose sur des bases linguistiques.
La réalité est que le terme générique de "Bantu" est un concept aux contours flous.
j’ai souvent eu l’impression que lorsqu’on parlait des "noirs bantu", c’était pour les distinguer des noirs de type "soudanais".
D’ailleurs, ceux qui font usage de ce concept, rangent les nigérians et les togolais et béninois dans la catégorie des "noirs bantu". Ces derniers présenteraient (selon les auteurs) un morphotype physique plus ressemblant avec les noirs d’Afrique Centrale qu’avec les Sénégalais ou maliens et guinéens. Ceux-ci étant considérés comme faisant partie de la catégorie des noirs dits "soudanais".
En tout cas, l’ambiguité montre bien l’absurdité de l’usage de ce concept.
Peux-tu développer ton idée concernant la classification selon les critères linguistiques ?
J’ai toujours cru qu’etre Bantu, se définissait comme faisant parti d’un ensemble culturel dont les langues et les croyances étaitent étroitement apparentées entre elles, bien que non identiques. Les Bantu sont évidement une création académique. Mais les éléments ethno-linguistiques liant cet ensemble culturel sont bien réels. Par exemple, l’humain en lingala se dit moto. Tenez vous bien, l’humain en Ewondo Camerounais se dit aussi Moto. Mais aucun peuple du Sénégal ou du Mali n’a ce terme pour désigner l’humain. Je pense qu’on peut trouver le concept un peu maladroit, mais la réalité de la convergeance des cultures dites "Bantu", elle me semble valide. Il faut aussi signifier les perversions liées au racisme, comme en Afrique du Sud ou le terme Bantu devint synonyme d’Africain de souche. Vous vous souvenez certainement des tristement celebres Bantoustans. Le terme Bantu sera donc rejeté par ceux qui y voyait un instrument d’oppression et de dégradation.
Pour finir, les Bantu pour moi c’est un peu comme réunir les Francais, Italiens, Portugais, Espagnols, sous la désignation de "peuples Latins". Ca semble un peu farfelu mais la réalité veut que les similitudes de ces langues entre elles partent d’une influence latine commune.
Réponse à Blaise KIBONZI (poste 45) :"
"Achille MBEMBE ne l’est pas (un intello), du moins pas dans cette perspective là. Un expert, un spécialiste, un haut diplômé n’est pas forcément un intellectuel". Ah bon, en voilà un qui est contre les grands diplômés. Qu’est qu’un intellectuel ? Pas que celui qui est cultivé, mais surtout celui qui pense, réfléchi aux problèmes de l’Homme et de son monde ; celui qui expose, systématise sa reflexion sur un sujet donné.Mais la condition préalable à cela, c’est l’instruction.Or, souvent on y accède par les études, l’école, les études supérieures ; car ce sont elles qui nous aident à assouvir cette soif de connaissance. L’intellectuel n’est pas qu’un consommateur de connaissance,mais aussi et surtout un producteur ! en ce sens, Mabanckou,qu’on l’aime ou pas,en est un.(Et d’ailleurs, chose très rare, est ouvert à vos critiques, cad dire donc vos rélexions !). La preuve, il peut méditer sur le destin des africains (Lettre a JIMY). La preuve, il enseigne.Mais,il n’est de même nature que Mbembe (qui est le type même de l’intellectuel non assoupi):plus sociologue et politiste, plus engagé. Pourquoi dénigrer,à l’évidence, plus expert, plus instruits que vous ? Pourquoi, le CICIBA est en déconfiture ? (Savez-vous d’ailleurs où est son siège de recherche ?) Pourquoi OBENGA,qui a tant travaillé sur les Bantous, ne se définit jamais comme BANTOU ? Où mettez-vous les peuples "non classé comme bantous",comme les FANGS ?
Je commence serieusement a douter de la pertinence des idees de Mr MBEMBE. Surtout quand il dit (j’espere que Mabankou a ete fidel aux propos de MBEBE) qu’il serait suicidaire pour notre patrie l’Afrique de tourner le dos a la France, alors meme que c’est ce que un demi siecle de neocolonialisme nous impose.
MBEMBE me decoit quand il pense que l’Afrique a besoin de ce cordon obilical qui permet a la France de nous vampiriser depuis trop longtemps.
Question a Mr MBEMBE que nous a apporte cette relation avec la France pour qu’il soit suicidaire d’y renoncer ? reflechir ainsi n’est ce pas etre en contradication avec sa reponse remarquable au insultes de ce petit raciste de SARKOSY a DAKAR ?
L’Afrique n’a besoin de la tutelle de personne pour reconstruire sa prosperite. Elle n’a besoin que d’une chose que l’on lui foute la paix. Mais est-ce demain que les pillards rennonceront a convoiter ses resources ?
Mr MBEME rassurez nous, vous ne pensez pas que tourner le dos a la France serait suicidaire ?
Coucou Daioris, si j’étais une plante en effet je pourrais avoir besoin d’un « tuteur », mais la verticalité étant en principe une caractéristique humaine, je n’ai pas besoin de tuteur et encore moins de béquille ;-) . Par contre je ne saurais vivre sans lumière et en ce sens j’ai besoin de « phares » et d’être éclairée. Pour le reste je te parlerai selon mon expérience. Dans les moments critiques de ma vie j’ai pu en effet échanger avec l’un ou l’autre pour identifier des ressources et des alternatives mais en définitive la réponse ou l’acte à poser je l’ai trouvé à l’intérieur de moi….Dans les moments vraiment critiques notamment face un grave danger ou à la mort j’étais seule face à moi-même, et personne ne m’a donné la réponse, en tout cas personne d’extérieur. Je t’embrasse.
d’ailleurs les aveugles sont parfois des visionnaires
TEASER (post 74),
"Pourquoi OBENGA,qui a tant travaillé sur les Bantous, ne se définit jamais comme BANTOU ?" Ah ! bon ? Première nouvelle, j’avoue que je ne savais pas du tout ! @+, M82
Molekinzéla
Prends la peine de bien me lire.
Je t’ai bien lu. J’ai tout simplement démandé les diplômes de ces présidents.
Baya
J’ai un ami qui vient de me souffler que c’est pas la langue qu’on parle qui chasse la pauvreté.
Le développement est soutendu par les sciences et la technologie. Et dans ces domaines, l’anglais est indispensable. Les chinois, les indiens et etc vont se former majoritairement aux USA et Angleterre. Si ton ami observe bien l’Afrique, il verrait que les touristes parlant anglais visitent plus les pays africains anglophones. Les investissements suivent à peu près le même schéma. La langue peut bien contribuer à chasser la pauvreté.
Je
Je parle le français, héritage colonial et butin de guerre comme disent nos auteurs depuis ma prime enfance. Mais j’avoue que plus le temps passe, plus j’ai du mal avec cette langue. Au Congo, un intellectuel est un homme qui a étudié. Tout simplement. Si j’ai un DEUG (bac+2), je suis vis-à-vis d’un bachelier (bac+0) un intellectuel. Si j’ai atteint la classe de seconde, je suis vis-à-vis d’un frère qui a « cassé son bic » en classe de 5ème un intellectuel.
Tout est donc relatif.
Les français, à qui nous devons a priori la langue française n’arrivent pas à s’entendre sur la définition du mot « intellectuel ». Cette guerre n’est pas prête de se terminer. Achille Mbémbé un intellectuel ? Je ne sais pas. Je n’ai pas moi-même de définition rigoureuse d’un intellectuel car j’estime que c’est un Homme qui doit non seulement être libre, mais en plus vivre réellement du travail de sa réflexion, de sa pensée. Un Homme qui va à contre-courant de ce que dit et/ou pense le pouvoir en place (du pays où il vit ou de son pays d’origine), un homme qui… bref ! je risque de m’étaler sur la question, tant je n’ai pas LA définition de ce vocable. Ce terme est trop récent. A priori, il est apparu sur la scène lors de l’Affaire Dreyfus qui a vu les Zola Emile et Cie se mobiliser. Quand j’entends des expressions comme « intellectuel de gauche », « intellectuel de droite », je bondis dans mon fauteuil.
En Belgique, certains parlent français. Idem en Suisse. Itou au Canada. Dans ces pays, des dictionnaires ont été élaborés avec leurs mots qui n’ont pas forcément les mêmes significations qu’en France. Au lieu de nous étriper parfois (ou souvent) sur des définitions, nous ferions mieux, nous aussi de faire nos dicos, avec le français du Kamerun, celui du Niger, celui de la CI, celui de… Et on pourra dire sans encombre : « Je l’ai nioxée hier, c’était très bon ! » ; « Tu m’as enjaillée ! » ; « Le Vieux Songolo dans la rue Mpangala a de la chance, tous ses enfants sont des intellectuels ! » @+, M82
M82, vaste programme que celui que tu propose ! Walaï sur les fesses de ma soeurs, qui va te suivre sur cette voie ? Tous ceux qui sont à la recherche du caviar et du champagne perdus vont te dire d’enlever leur nom dans tes histoires de dico-là ! L’homme noir même quand c’est nous na nou, ya toujours palabre ! Walaï personne ne va te suivre !
Je suis d’accord avec toi M82 (post 80) les mots sont à géométrie variable et parfois in...ables ;-) la signification d’un mot a quelque chose de conventionnel et comme nous ne sommes pas toujours d’accord...
si on continue comme ça là, ça va chauffer dê ! qui est intellectuel oh, qui ne l’est pas oh, hum !quittez dans ça ! non mais, sérieusement ce débat est nécessaire. l’intellectuel c’est celui qui fait du projet "humain" le sien, à savoir rétablir l’homme dans sa dignité ;ce qui fait que celui qui porte catte casquette s’interroge et s’insurgent contre tout ce qui contraire à l’épanouissemnt de l’homme. c’est tout, beaucoup de gens ont raison quant à leurs définitions sur ce blog, donc avançons un jour !sinon affaire d’intellectuel va faire on va rester ici jusqu’ààààààààààààààààà ! Vous pouvez lire à ce sujet "lettre d’un Pygmée à un Bantu" où un Pygmée nommé Aka de pygmidie écrit une lettre très ironique, mais pleine de vérités sur les bantus(mais il faut plutot élargir au Noir africain),leurs turpitudes et leurs relations complexes avec leurs tuteurs d’hier, les blancs. much love to ya’ll !
" To be un intellectuel or not to be un intellectuel ", it’s not the real question, du moins pas la priorité selon moi. A décortiquer certains simulacres on risque de pondre d’autres simulacres pour continuer à tourner autour du pot..OK,on ne fait pas du hamlette, sans casser des oeufs, mais si la coquille est vide...à quoi bon ?
Bon,justement, si on en revient à cette conférence d’Achille Mbembé, la salle du millénium ,elle, n’était pas vide et si on veut s’en faire une idée plus précise ( comprendre techniquement, sans extrapolation, les problèmes de micro,la teneur du discour), on peut faire un tour sur l’espace perso du camerounais Joël Didier ( lien ci-joint en fin de post).Présent lui aussi dans la salle il nous y livre ses impressions et explique les raisons de sa déception sur le contenu de l’intervention d’Achille Mbembe.
Cela viendra compléter le témoignage de notre hôte et permettra à chacun d’entre nous d’éviter de voir midi à sa porte...Très envie, en revanche de voir pygmidie Aka développer son argumentaire dans cette" lettre à un Bantu". Une autre musique de chambre follemandingue... ? Merci pour l’info B Shady, poète tripleur...Jolie casquette, au passage.
Lien : ( attention ça va être long, il s’agit d’un espace perso sur un blog collectif )
engojoeldidier.spaces.live.com/blog/cns !DAA3E2F1FE176A7F !544.entry
Nicolas Sarkozy est allé accueillir Nelson Mandela en visite privée à Paris pour trois jours. Il aurait retardé ses rendez-vous à l’ Elysée pour accueillir sur le tarmac un homme pour qui il a de l’admiration... Voir www.grioo.com Il y a des photos !
merci kidikoi pour les épithètes, tu peux retrouver Aka de pygmidie (ce n’est que le nom que l’auteur donne à l’émetteur de la lettre) en cliquant sur ce lien : http://reflexions-actuelles-dnn.blo... tu y trouveras aussi matière à palabrer. je vais aller check le lien que tu as posté.
mais je te reconnais toi, si tu connais mes gouts musicaux à ce point (c’est notre secret, héhé)
C’est dans des moments comme ceux-là, que l’on aimerait être des souris et...écouter les hommes parler. Faute de son, je vais aller voir les images de cette rencontre sur le tarmac.
B Sha, oui c’est de Dominique Ngoïe Ngalla. Pygmidie, c’était pour la beauté du jeu de mots avec ce qui précédait...mais tu as compris biensûr. Je suis allée à l’instant sur son blog. Aka continuer comme si de rien n’était...
Merci Fatim K, les clichés valent en effet le détour et surtout la gestuelle...
L’index de Sarko c’est quelque chose tout de même. Le pro de la mise à l’index ? Je comprends pas, on m’avait toujours dit que c’était pas beau de montrer du doigt. Que montre-t-il donc à Nelson Mandela, il le prend pour un aveugle ou quoi ? A nous d’imaginer ce qui se passe hors champ ( mais non, pas de coton, sur l’autre bout du tarmac)...
Un vol de goélands déguisés en colombes pour l’occasion ( merci JP Gauthier)... ?
Une hôtesse de l’air qui vient de filer son bas, casser son talon et qui ramasse un papier de "shuingum" par terre... ?
Le jet privé d’un pote à Sarko garé le temps de faire quelques courses... ?
La pendule de l’aéroport pour indiquer à Nelson que faudrait pas traîner tout de même, qu’on l’attend ailleurs, qu’il a du boulot et patati et patata... ?
Une équipe de foot en plein entraînement sur la piste...avec 3 ou 4 pom-pom girls en tenue zouloue... ?
Une chorale d’enfants qui entamme "Vois sur ton chemin" en xhosa... ?
Que sais-je encore ? Si au moins on avait le son.. !
Encore un coup de Sarko ?
Nelson a la main grande ouverte, un magnifique sourire et une ravissante chemise chamoisée. Eh, le coup de la mise à l’index, on lui fait plus à lui !
Welcome Nelson, hier soir en t’attendant ici...on a beaucoup parlé de toi. C’était cela notre hommage.
Le 3è cliché me fait penser à une scène d’anthologie de Scorsese avec Sarko dans le rôle de De Niro...J’AdOoore... et je remets le son !
Mais où est passée Cécilia et son yaourt bulgare, pour la traduction simultanée de la scène en franglais dans le texte ? Ok, c’est qu’une visite privée, mais cela manque de tenue tout de même. Que dira Nelson à ses arrières petits-enfants en feuilletant l’album photo de ses vacances. " Papy, c’est qui le petit monsieur à côté de toi ? ...
sarko c’est comme les intellos du show bizz, on a l’impression qu’ils écrivent pour leur publicité perso et non pour répandre leur pensée.Chaque mouvement de Sarko donne l’impression que ce n’est pas un souci d’efficacité qui l’anime, mais plutot un besoin de marquer le terrain et de faire la une. Il joue aux apprentis sorciers avec l’histoire, mais l’histoire ne se manipule pas, elle est dénuée de subjectivité, puisqu’elle est chose vécue, elle doit être prise comme telle. un article dans "the economist", qui traite de la façon dont sarkozy envisage la place de la France dans les relations internationales, illustre bien ce fait. C’est fini la France des Lumières, époque où la France faisait rêver, où le Français était la première langue internationale.C’est comme pour certains africains, la france doit arrêter de se regarder le nombril et prendre acte de sa vraie place, donc travailler à ce que les choses bougent.
Eh au fait j’y pense...Sarko a prévu une nouvelle visite ( non pas privée celle-là...Pour le footing et le vélo-pédalé y a des climats plus cléments,il est pas fou tout de même ) en Afrique au cours de cet automne...Les pays "retenus" n’ont pas encore été indiqués.
Qui veut bien se charger de l’accueillir sur la piste ? "Suffit de" lui préparer un gentil discours d’accueil et de bien travailler le pointé de l’index. Pour l’animation musicale, que diriez-vous d’une chorale d’étudiants qui chanterait..." Laisse béton " accompagnée par la bande à Achille ? Avec une bonne sono et de bons techniciens ça devrait le faire, comme dirait l’autre.
L’Africain ???
Pourquoi des "intellectuels" continuent-ils a parler de "L’Africain"...
Que Nicolas S. le fasse passe encore ca lui apprendra a mieux choisir ses conseillers et a ecrire lui-meme ses discours...
Mais alors que des « intellectuels » du continent continuent a faire cette meme erreur sans tenir compte de nos diversites me desole un peu...
Pour preuve il a tenu ce discours a Dakar et pas a Libreville... conscient deja lui-meme du type d’africains devant lesquels il pouvait tenir ce genre de propos !
Bongo ce n’est pas Wade, malgre tous les reproches que je puisse lui faire, il a au moins un merite, jamais un tel discours n’aurait eu lieu chez lui ni meme au Nigeria ou en Afrique du sud !
J’entends souvent parler d’Europe (des 25 surtout) bien que de nombreuses voix s’elevent pour bien marquer les differences entre le sud, le nord et l’est...
Mais alors que des "intellectuels" se reunissent par parler de l’Homme Europeen comme certains le font pour l’Africain me parait inconcevable !
Unis dans la Difference !
En effet, blog 93,des traits de civilastion sont souvent considérés comme des généralités, c’est assez réducteur. La faute ne viendrait pas d’abord de quelques historiens africains qui "s’entêtent" à voir une unité culturelle en afrique ? Prennent ils en compte les différenciations apportées par la socialisation ? un abidjanais est très différent d’un brazzavillois, par exemple.une réflexion m’est venue un jour, je me demandais pourquoi il y’a une carence d’études en sciences humaines dont le sujet serait la modernité africaine. Peut-être ne suis-je pas informé, mais je suis preneur de toute info sur le sujet, ça m’intéresse. c’est de cette façon que "l’école de Chicago" s’est illustrée en sociologie.de telles études pourraient aider à la création de chaires innovantes et bénéfiques aux africains.
Un petit exercice que je soumets aux intellos, copieurs ou non, du blog. Aux instruits ou non, aux Bac +10 ou Bac -5, a ceux qui pensent que Sassou Nguesso se soucie de la culture au Congo, ou non, etc etc… A vous et a moi.
Allez sur le lien suivant http://www.flickr.com/photos/javouhey/
Ce lien presente les travaux que font des religieuses dans une bourgade Gabonaise pres de sa frontiere avec le Congo ; au Congo Brazza ; et finalement au nord du Cameroun. Le but de l’exercice est de vous faire voir qu’il y ait des gens qui font des choses en Afrique, pendant que nous parlons et parlons et parlons et parlons et parlons… Si chacun de nous s’investissait comme ces religieuses, le progress serait evident. Ce que font ces femmes est a la portee de nous tous. Mais nous ne faisons rien malgre nos hauts diplomes et capacites d’analyses. L’exercice demande de la patience car il y a beaucoup de photos a regarder. Bref je vous laisse faire l’exercice et attends patiemment vos impressions.
Je ne suis pas sûr de savoir ce que "grands diplômés" veut dire. Si ça désigne les personnes ayant bac + beaucoup, je sais pas en quoi Teaser a compris que j’étais contre ces grands diplômés. Mon cher j’ai mon CEPE et j’en suis très fier. Si mes parents avaient eu les moyens de me payer mes études j’aurais pu avoir moi aussi un doctorat et me faire appeler pompeusement "intellectuel. Puisque je constate que docteur et intellectuel sont devenus des synonymes.
Mbembe tire à boulets rouges sur Senghor. Tous les maux de l’Afrique ne viennent quand même pas de Senghor !!
Merci Prof du Cames pour le lien des photos sur les realisations de la communaute des soeurs de Saint Joseph de Cluny en Afrique cenrale. Les photos montrant l’etat de delabrement tres, tres avance des batiments du lycee Lumumba ou j’ai passe 3 annees de ma scolarite m’ont fait couler de chaude larmes, de tristesse bien sur. Au milieu des annees 90 a Brazza, au Congo, j’avais eu l’occasion de visiter, comme reporter, certains des realisations des soeurs du Cluny. A la fin d’une visite de l’exploitation agricole de Linzolo, non loin du centre hospitalier (detruit pendant la guerre), la petite delagation de la presse dans la quelle j’etais fit invitee a partager la table des re ;igieuses. Des entrees a la sortie en passant par le plat de resistence tout ete fait maison. Une chose est sure, pour ce qui est du quotidien des Africains du continent, ces bonnes soeurs font plus que les Bac+100 ou autres intello-people, comme les a nomme un intervernant... Ce que Sarko a dit, il l’a deja dit. Et je crois que c’est que pense un grand nombre de Francais. "... Notre handicap serait aussi cette difficulté à envisager, voire à inventer le futur du continent..." Ces propos sont-ils de M. Mbembe ou simplement ceux de l’auteur du papier sur la conference de Paris ? Pour moi, ces propos vont bien dans le sens ce qu’a dit Sarko a Dakar. Mettre en doute ou s’interroger sur la capacite a pense l’avenir rien a dire que notre mode vie, comme peuple africain n’a pas evolue depuis depuis au moins 6 siecles...Cele je ne partage pas. Le probleme avec les intello et autres people africains, c’est qu’ils pensent et voient l’Afrique avec des lunettes occidentales. Comme le font les gens qu’ils pretendent critiquer. La difference entre eux est de degre et non de nature.... Puissiez-vous eclaire ma lanterne ?
Bien vu Bakima...Dans le passage que tu relèves, on ne sait pas très bien en effet qui dit quoi, qui pense quoi...L’usage du conditionnel n’arrange rien à l’affaire, bref on reste dans le flou, à moins d’être équipé Aflelou. L’allusion aux "avancées sur les plans artistique ou littéraire", nous donne néanmoins une petite idée...
Dur pour les autres, les autres avancées moins spectaculaires, moins médiatisées, dans les autres domaines...l’album de ces travailleuses de l’ombre en est un bon exemple. Sans écoles dignes de ce nom, les nouvelles générations n’auront jamais la possibilité d’accéder à ces grandes pensées,à ces fameuses oeuvres artistiques et à ces nouveaux monuments littéraires.
J’ai l’impresion d’assister à un scénario type "Nouvelle Vague", où on veut foutre en l’air le vieux cinéma de papa, balayer les anciennes icônes avec parfois beaucoup d’arrogance et de naïveté. Comme si rien n’avait été pensé d’intelligent avant, comme si toutes les idées émises, avant, étaient le fruit de la corruption. Tout n’est pas à jeter chez Senghor tout de même. Il est si facile de faire le procès des anciens en oubliant le contexte et les modes de pensée de l’époque. La pensée est en mouvement perpétuel, la segmenter farouchement c’est un peu la tuer...Que dira la prochaine nouvelle vague, de ces "penseurs" d’aujourd’hui ? D’avoir produit beaucoup de textes, mais d’avoir oublié l’essentiel peut-être...
La Nouvelle Vague, qui défendait "la politique des auteurs" a produit de très beaux films, mais elle a finalement par tuer aussi le cinéma français...Qu’on ne vienne pas se plaindre ensuite de l’hégémonie du cinéma américain. Logique, il est beaucoup plus vif, moins pleurnichard et très efficace.
Mais quel est ce peuple si bavard et si peu actif ? un peuple opprimé se défend. C’est ce qui est normal comme en Palestine, comme en Iraq, comme en Amerique Latine. Mais vous ne semblez pas voir que le gouverneur blanc(blanc peau) de la colonisation a été remplacé par un gouverneur noir(colon blanc d’esprit)plus dangereux que son prédécesseurs parce qu’il sort de nos entrailles ? La passivité de nos peuples a contribué à dégrader notre situation depuis l’indépendance. je dois dire que pour que la situation se stabilise, il faut opposer à l’oppresseur une force qui inhibe son action. Et ce n’est pas en se lançant dans de grand débats d’intellectuels sur la nature de l’intellectuel que vous y arriverez. Ailleurs on a des sociétés sécrètes qui se battent dans l’ombre pour récupérer strategiquement ce qu’on leur arrache le Jour. Ce qui serait normal c’est que l’Afrique entière soit en ébullition comme l’Afrique du Sud à l’époque de Mandela. Et ne soyez pas surpris que l’occident lui déroule le tapis rouge, c’est parce qu’il leur a donné du répondant. Alors organisez vous pour donner du répondant aux pantins qui vous gouvernent et leurs acolytes, et cessez de pointer du doit celui qui va se prendre pour le Che.
taper sur les ainés surtout en matière de science et de culture donne l’impression que c’est un sport très apprécié de nous autres africains. senghor, bon sang !cet homme devrait avoir une place le panthéon que sont nos coeur pour avoir redonné une dignité au nègre à une époque ou on l’encageait encore sur les place parisiennes comme du vulgaire bétail ou comme des bêtes de cirque.Pour cela seulement son combat mérite un coup de chapeau. est ce son analyse au sujet de l’émotion nègre qui fait mal ? mais "le don créateur et la capacité pour les saisissements caractérisent les grandes civilisations" dit-il. c’est cette sensibilité, cette faculté d’émotion qui seule peut nous amener à l’intuition, c’est à dire à la vision en profondeur des réalités vraies. C’est fini la pensée unique. ne me citez surtout pas Wole Soyinka avec sa tigritude,please. Vive Senghor, Vive Mandela Amandla Ngawethu !
Bakima Post 98 "Le problème avec les intello et autres people africains,c’est qu’ils pensent et voient l’Afrique avec des lunettes occidentales"
Très bien dit mon cher Bakima. Tout le drame est là. Le fameux "intellectuel" donne souvent l’impression d’être dans un état de certitude terroriste.
Il est dans une logique de "guide" et même quelque fois de "guide éclairé" par rapport à son peuple supposé plus ou moins inculte qu’il doit "éduquer".
Comme diraient les spécialistes en sciences humaines : la communication semble se faire de manière unidirectionnelle avec feedback zéro.
L’intellectuel ignore qu’il a beaucoup à apprendre également de son peuple en essayant d’abord de bien le connaitre ; ce qui est souvent loins d’être le cas.
Il se trouve malheureusement souvent dans la problématique de l’architecte qui tente indéfiniment de construire des gratte-ciel sur un terrain dont il a sciemment négligé d’étudier la nature du sol.
il suffit pas de le dire faut aussi determinber dans quel champs de reflexion l africain aborde sa propre problématik a travers le spectre blanc ex colonisateur , les peuple d europe se sont projeter en continent depuis deja plusieur siecle , ils ont peu a peu a force de guerre de conflit d interet construit de facon verbal et purement intelectuel une notion qui est la clef de leur devellopement , les usa ne se sont jamais pensée en continent , au contraire l amérique du sud pour eux c est un autre monde , ils construisent meme un mur qui sépare le continent en deux , comme firent les russe pour separer les deux europe devenu antagniste celle de l est et celle de l ouest , un mur moderne qui inove car il ne sépare plus des idéologie mais des races , pauvres , au final les prolétaire exploité d hier sont les ex colonisé d aujoud hui et le destin des immigré dans la france qui se modernise dans les années 60 est tiujours le meme pour leur enfants rester en afrique .. l europe c est pensé comme contient avec des pivot comme le sang des bourbons ou les elucbration du Vatican , les usa se sont pensées comme des micros etat fédéré mais autonome et sans rapport avec les latinos du sud , c est comme si l europe du nord exculait du concept d union européenne les portugais les espagnol les italiens ( Cf franco , mussolini , salazar ) y pas de rapport mais bon etrange coincidence ou réalité social allez doncn savoir lol , faut dire que les allemand puisaient dans les mythe nordique , y a une etude tres interessant d un type completement fou sur ces coincidence ...
donc pour en revenir a nos moutons , les arabes et autres se pensent en nation musulmans , donc chacun en ce monde trouve une unité fédératrice , pour leur européens ce fut le continent les orientaux et affilié la religions , l amérique du sud peut et doit se consturire a travers ce concept de continent sud américain , mais l afrique ???
je vous propose l union des république socialiste d afrique ! ... CCCF ou l unions des noir du sud affamé UNSAF par exemple , mm , y a pas un copyright sur l unsaf deja ?
Membe est un intelectuel qui s engage ont peu ne pas etre d accord avec ses analyse mais on peut au moins lui reconnaitre de cibler directement un président de la république ,sans les univer-sistaire on serait incapable de dialoguer ici , vous etes comik qui crachez dans la soupe qui vous a nourrit ! cette langue dans laquel vous vous exprimez existe bien avant votre naissance et continuera apres votre mort , les universitaire passe et trépasse mais les université resiste .. critiquez ses arguement pas son engagement , car il s engage clairement sur le champs politique et contre un partis qui a le soutient de la plupart des média , lui demandez de faire de la politique est absurde , chacun son role dans un action qui ne peut etre que solidaire , fo des intello qui vivent comme des taupes dans des caves , des femmes et homme de terrain et d aciton , des poetes , des chanteur , la révolution francaise fut la concordance des differente particularité d un peuples , meme la metaphysique a son utilité , ce qui importe c est de communiquer et ce que je retient de cet article c est un lieu de rencontre ... comme de ce blog .. Signée L impératrice déchue qui sort par la petite porte avec ses gros sabot et ding et dong ...
je crois que j ai oubliée des mots vers le milieu .. tout ce qui tourne autour de la soupe , manque quelque sattélite comme des de et ou des la .. enfinje met le hola a cet heure là cé dodo , ciao et ding et dong
" la communication semble se faire de manière unidimensionnelle avec feedback zero"...Oui Molékinzéla, bien d’accord avec toi. La com, techniquement, c’est un émetteur et un récepteur, puis une onde qui circule...plus ou moins bien. Quand il y a des problèmes de sonorisation, ou que certains font la sourde oreille après avoir pourtant beaucoup écrit ou parlé, il n’y a effectivemnt pas de feedback.
La force du combat de l’ANC et d’autres organisations sud-africaines c’est d’avoir su "s’appuyer" sur les doléances et les aspirations populaires. Mandela raconte très bien cela, comment il fut surpris par le bon sens des réclamations qui émanait de ces forums et cahiers citoyens. On était pourtant pas à l’heure du numérique et du blog !
C’est dur à entendre, à admettre et à reconnaître, mais la misère, l’injustice, la dictature constituent un excellent fonds de commerce... Mandela et beaucoup d’autres sud-africains ne les ont pas dénoncées pour en tirer une gloriole personnelle, ils ont en fait un combat collectif. Mandela assistant à l’inauguration d’une statue à son effigie à Londres l’a rappelé encore il y a qqs jours, en insistant sur le fait que cette sculpture ne doit pas symboliser la victoire d’un homme mais celle d’un peuple. L’orgueil est hélas trop souvent le moteur de soi-disant penseurs...qu’on ne voit guère aller au charbon quand cela est nécessaire.
Ils pourront nous objecter, et cela peut être légitime, " et vous derrière vos petits claviers, vous ne faîtes pas mieux, vous râlez parce qu’au fond vous êtes jaloux de notre parcours et patati et patata..." S’il ils pouvaient comprendre au moins que ce n’est pas la jalousie, la convoîtise qui déclenchent ces critiques..alors la communication pourrait commencer à se rétablir et l’espoir d’un feedback peut-être jaillir.
On ne consomme pas de la pensée comme on consomme du riz ou du manioc par pure nécessité vitale. Le cours de la pensée n’est pas encore côté en bourse, une chance à saisir avant qu’il ne soit trop tard...Attention au monopole, vive les petits producteurs de cacao et de pensée !
non , c est pas ca je me gourre , c est une parole tournée vers soi ; un acte fondateur , c est l antinomie du Don, le vol , celui des corbeau sur nos plaines africaines !! c est quoi un intelectuel pierre ? et toi gilles ? et oi michel ? et toi ? sans remettre en question la qualité des critique d un intelectuel bobo qui parle plus qu il ne s engage . ; qu est ce que justement l engagement ? comment faut il s engager , avec la kalach ? un discours bien rodé et populiste a souhait comme sarko qui decidemment n a toujours pacs compris que la campagne présidentiel est finie depuis des mois lol !
comment ce concept nommé intello doit il s engager ? en manifstant avec le 9eme collectif ? en refusant de voyager dans un avions ou sont attaché des "expulsé" ces vilain petit mouton noir qui paralyse l economie libéral ?
pierre a raison eteignons tous nos oridnateur prenons nos fourche et tous a la concorde cessont les vaines diatribes verbales ? par car si la revolution francaise a réussi en acte , niveau reflexion on peut pas vraiment dire que se soit une réussite vu ce qui a suivi ,la terreur la guerre et le colonialisme barabres des^peuples d afrique , colonialisme devenue néocolonialisme grace a la guerre froide , apres cette brillante épopée une europe des lumiere qui a marqué l e 18eme le 19eme et le 20eme par ses guerres destructrice et ses généocide industriel emerge a l aube du 21eme et voila que les africain les chinois les hindoux trois veulent remettre ca lol ... au secours
l unité des africain on va la faire avec un néologisme en guise de concept , rigide dans le fond mais tendre a l extérieure ! ( tention cata y a aucune connotation erotique la dessous !) , ce nouveau conceptologisme se doit d etre innovant ! ..
ce néoconceptologisme qui va permettre a l africain d emerger de cette torpeur animal dans lesquel il est plongé depuis l esclavagisme ou il fut réduit en dechet de l humanité et tare de l évolution , donc ce new néoconceptologisme je vé le nommer pour le moment ..Human dream ! .. le reve de martin etait un cauchemard , moi j ai revée que l on considerait le noir comme un etre humain doué de capacité conitive sans rapport avec son environemment exotique ou un couleur de peau voir la longueur d un sexe ou la largeur d un bassins ! ..
l alculturation n a rien de négatif , la modification d un patrimoine traditionnel est benefique c est comme le renouvellement du patrimoine génétik , mais il faut pour que cela ne se traduit pas uniquement par un traumatisme que l identité de la personne qui recoit soit paradoxallement solidement fixé , les francais ont été aculturer par la culture américiaine mais leur identité francaise est solidement fixé , c est comme les japonais , a la fois une identité national tres tres marqué et une ouverture sur l occident tres ouverte et cela depuis longtemps .. l africain lui sont identité a été fragementé , détruite , humilité pendant des siecles , les blessure psychique se soignent elle ne se guerrissent pas .. c est comme intello , quelqu un qui doit connaitre avant de croire qu il sait .. surtout pas l inverse
Ce qui caractérise les grandes figures de notre continent comme Lumumba et Mandela, c’est le fait qu’elles ont d’abord été à l’écoute de leur peuple dont elles ont cerné les aspirations et tiré la principale substance et des forces pour leur lutte.
Elles ne se sont pas cantonnées dans des errements élucubratoires sans fin et sans suite.
bon faut aussi parler de ce que subissent les palestiniens parceque la franchement le devoir des intellog c est de faire front commun et cause commune pour tous sur cette terre et que le plus absurde c est de voir des africain penser l afrique non pas comme des européens car apres tout certaines grilles d analyse sont transposable dans les deux , les sociétés des humains ont toujours des point commun et des invariant ,( cf sexisme par exemple ) , mais de penser le monde a travers l afrique ! en egoiste repllié sur eux meme , comme les occidentaux qui ne voient le monde qu a travers leur regard si narcissique , autant vous pouvez reprochez a membé de penser en européens autant les critique a sont encontre sont faites de la meme matiere , moi ca me concerne pas chui une ex reine des nouilles déchue de ce titre par une survolté qui mirent son nombre a travers mon ombres et ses vers tue atesté le temps d une nuit le temps une frappe ce qu elle ne sera jamais , la reine des nouilles !
Mandela c est comme gandhi , des clown de l histoire , l exemple de mandela c est pas mandela mais toute la structure qui c est mis en place autoure de son pris comme symbole , l exemple c est la symbolique d un nom pas l action d un homme , il etait enfermé vous pouvez me dire c est quoi l exemple a suivre ? on critique membé pour son non engagement mais on vénére un taulard qui au niveau de l engagement fut un homme enchainé , ce qui a mis fin a l apartheid c est la communauté inernational , les concert , les boycots pas mandela , si Israel avait subi le meme sort les palestienien aurait une terre aujoud hui quelque soit leur leader ! ... on a créer un mythe mandela , c est le concept mandela qui a forcé la coalition , mais quel est le resultat pour l afrique du sud aujoud hui ? libre mais toujours dans la misere , les africains ont cru qu avec la décolonisation ils auraient eu les deux , l avenir de l afrique se fera avec douleur ! comme son passé et son présent .. signée Mme Irma qui en avait des choses a dire ce soir , c est fou non ?
bon je crois que c est tout , rien a rajouter pour le moment , RAS circuler et manoeurvre de contournement du rond point de la folle synphonie inachevée en cours ! a vous !
...les yeux dans les étoiles, les pieds bien enracinés dans la terre...
Oui, c’est fou le simplisme , la caricature, l’incapaciré à lire ce qui a été écrit dans les posts précédents...Il faudrait feindre la sourde oreille,dire qu’il y a un problème technique de feedback, mais non ; on ne peut pas laisser passer des choses comme celles lues ci-dessus. Arrogance de la jeunesse, de l’inexpérience, du goùt de la provoc, d’une science infuse...
Je lis " ce qui a mis fin à l’apartheid, c’est la communauté internationale, les concerts, les boycots, pas Mandela". L’apartheid n’a pas commencé en 1974, date d’incarcération de Mandela. Le combat a débuté bien avant avec l’ANC au début du 20è siècle, sans, puis avec Mandela et beaucoup d’autres. Mandela n’ a jamais monopolisé ce combat. Il n’a jamais cessé de répéter que cette lutte et cette vistoire furent collectives.
Il raconte dans son auto-biographie, combien il fut surpris en assistant au concert de Wembley, de voir des artistes, inconnus par lui, "mobilisés" pour cette cause. Il ne faut pas dire n’importe quoi tout de même, les concerts ça fait braquer les projecteurs ( après coup, surtout) mais cela ne règle pas les grands problèmes politiques. Un air de violoncelle après la chute du mur de Berlin, c’est très beau, manifestement symbolique, mais rien de plus. Je pratique la musique, joue en orchestre, restons humbles en de telles circonstances, on fait plutôt du décorum et on rassure sa bonne conscience.
Le nombrilisme n’a pas contaminé encore toute la planète. Il vaut mieux s’informer sur les faits, les actions menées, avant de faire du révisionisme.
Yo yo yo, trop peu de temps.., mais on a effleuré ici des sujets trop importants pour que je ne m’arrête pas quelques instants. Evidemment, je n’aurai pas le temps de développer, tout sera dit dans le plus bref condensé.
D’abord à propos des commentaires sur les mots durs qu’A. Mbembe a eu pour Senghor. Dans le second article qu’il a commis sur le discours de Sarkozy (on le trouvera sur Africultures je crois), à propos de Senghor, Mbembe disait déjà les choses avec plus de nuances. Et de toute façon, si on connait bien les écrits d’Achille Mbembe, on sait qu’il a parfois eu des mots très élogieux à l’endroit de Senghor. Moi je trouve qu’il est tout à fait juste quand il parle de l’ex académicien : il est sans concession là où il faut l’être, et il reconnaît le mérite là où il est. Cette nuance-là manque à beaucoup parmi nous, qui ne savent que adorer sans borne, ou maudire sans discernement.
A propos du post 93 (Golddigger), je ris de ce blâme que l’on fait souvent, quand ce n’est aux européens, du moins alors aux intellectuels : on leur reproche de dire "les Africains" dans une coupable généralisation. Or moi donc, je dis "les Africains". Et je suis fier de le dire. Et je ne le dis pas de façon anodine. S’il est vrai sans doute, que les européens par exemple, ne le disent qu’avec ce mépris et cette condescendance dont ils ne peuvent jamais se départir dès lors qu’ils évoquent les autres peuplades de cette terre, nous a contrario, avec plus d’intelligence, nous devrions comprendre que là se trouve pour nous, une force plutôt qu’un handicap, un vertueux liant, plutôt qu’une inexactitude. Moi je rêve d’une nation africaine. Et que l’on ne crie pas à l’utopie, j’entends par nation, non pas un informe espace où l’on aurait aboli les frontières, mais un ensemble de peuples qui se reconnaissent les uns dans les autres, qui se reconnaissent des affinités, qui se reconnaissent une unité de destin et des solidarités profondes. Dans cette optique-là, nous voir seulement, ou principalement comme "Africains", prépare déjà nos mentalités. Qui plus est, dans les faits même, l’on n’en est pas loin. Post 94 (B. Shady), je lis : "un abidjanais est très différent d’un brazzavillois". Objectivement, rien n’est plus faux. Et nul ne peut en témoigner mieux que nous qui vivons hors d’Afrique. Car alors, nous voyons des Africains d’origines diverses, se côtoyer dans des relations très affines, dans des rapports de profond compérage, et presques fraternels. Bien évidemment il n’y a rien d’angélique. Mais chacun aura constaté les affinités qui naissent tout de suite entre Africains de pays même très éloignés. On évoque des us sociaux, et on se rend vite compte que l’équivalent existe chez le voisin. Il ne s’agit pas de nier que tant culturellement que du point de vue des usages sociaux, des différences, parfois très grandes, existent entre Africains d’ici et de là-bas. Mais dire les choses d’une certaine façon, c’est travailler à ce que ces différences prennent le dessus sur des similitudes et des contiguïtés qui sont pourtant plus fortes et plus nombreuses. Ainsi, post 93, la différence que Golddigger tente (de bonne foi peut-être) d’établir entre Africains "de Dakar" et ceux "de Libreville", si l’on imagine ce que cela renferme comme potentiel de confusion et de mésentente ! Que devrons donc en penser nos amis Sénégalais qui le lisent ici ? En fait, je ne parle pas pour Golddigger, mais tout cela participe à faire le lit de toutes ces micro-sottises qui ont pour nom "ivoirité" et tutti quanti, et qui ne servent qu’à saper le liant culturel et social africain - bien réel, et que de toute façon l’on devra renforcer.
Un mot très rapide sur le post 95 (Prof du Cames) et le travail des religieuses de je ne sais plus quel ordre. Je vais aller à contre-courant, mais très honnêtement, ce n’est pas de cela que l’Afrique a besoin. Moi je vais vous dire : soit on développe nos pays, de façon à pouvoir nourrir et scolariser tous nos enfants, soit alors il vaut mieux que nous crevions tous. Et la seule façon de développer nos pays, c’est de veiller à ce qu’il y ait un pouvoir politique vertueux, discipliné, et qui échaffaude le développement de toute une nation. Je refuse que l’on nous dise de nous contenter de micro-modèles qui sauvent à qui mieux mieux, une demi-dizaines de vies ici ou là. En réalité, cautionner ces actions-là, et les donner pour modèles, c’est encourager à oublier que nous pouvons faire mieux, et que rien ne doit nous empêcher de faire mieux. En gros, c’est accepter que les tyrans continuent de ruiner nos pays, et entériner qu’il ne nous reste plus qu’à rafistoler avec ce que nous pouvons. Oh je ne renie en rien le travail de ces religieuses. Je leur sais gré pour ce qu’elles font. Mais notre ambition à nous, doit tout de même être autre chose ! En tout cas, mon ambition à moi n’est certainement pas d’aller me trouver un bout de coin quelque part là-bas, et de donner une couverture ou même un peu d’instruction à seulement quelques types des alentours. Tout cela ne vaut pas la peine. Tout cela se passe aujourd’hui, mais cela empêche-t-il les petits enfants rachitiqes de mourir un peu partout sur le continent ? Moi, mon rêve, c’est que plus aucun enfant ne meure honteusement de faim en Afrique. Et ce n’est pas en nous alignant sur les actions de quelques religieuses à l’âme bien généreuse, que nous y arriverons.
Quelques menues réflexions maintenant, autour de certains thèmes ici ou là, qui se rejoignent probablement. J’aime bien l’esprit du post 100 (Abingo), et de tous ceux qui réclamaient de l’action, plutôt que des discours. Mais il faut tout de même fortement les nuancer. Cela me donne l’occasion de faire au préalable un petit apparté sur l’introuvable définition de l’intellectuel, et sur les éventuels rôles à lui assigner. A mon avis, la façon dont on entend ce mot d’intellectuel a tellement fluctué au cours du temps, qu’il apparaîtra sans doute un peu ridicule de vouloir lui attacher une caractérisation trop rigide. Ainsi par exemple de ce que P. Baya en disait. Pardon mais c’est un peu risible, parce que en France par exemple, des gens comme Michel Serres, Marc Fumaroli, Alain Touraine ou Jacqueline de Romilly sont évidemment des intellectuels (en tout cas donnés comme tels, quel que soit ce que l’on pense d’eux). Ils ne devraient pourtant pas rentrer dans les critères de P. Baya qui écrit : "Historiquement Intellectuel c’est donc cette personne qui acquiert une légitimité (Zola grand écrivain) et une renommée dans un domaine et le réinvestit pour défendre une cause sociale, politique etc". Les personnalités citées précédemment - à ma connaissance, mais je peux me tromper - on les a rarement vues défendre une cause sociale ou politique particulière.
Outre tout cela, j’ai entendu faire des injonctions à l’adresse de nos intellectuels africains, où on leur demandait ici ou là, de descendre dans la rue ou de mener je ne sais quelles actions. Je voudrais préciser que de mon très humble point de vue, déjà, il n’existe même pas de consensus pour exiger que ce qui fasse l’intellectuel, soit un engagement moral (puisque en France, je ne vois pas très bien quel pourrait être l’engagement moral de J. de Romilly ou même de Régis Debray depuis qu’il est revenu de ses rêves de révolution auprès du Che). D’autre part, si même l’on se met d’accord pour qu’il soit question d’engagement moral pour que l’on qualifie tel ou tel d’intellectuel (je dis au passage que c’est plutôt mon avis), il ne faudrait encore peut-être pas confondre l’engagement politique avec l’engagement moral. Mandela, pour moi, n’est pas un intellectuel. Même s’il est à mes yeux, un modèle qui vaut tous les intellectuels du monde mis ensemble. Mais Madiba (son petit nom) pour moi, a choisi le militantisme politique. On pourra y voir un engagement moral, mais c’est autre chose que d’être un intellectuel. Bien évidemment, on peut être tout cela à la fois, il n’y a pas de cloisonnement étanche. Mais il s’agit de dire que chacun choisit ses armes pour le combat. Et je vais vous dire, l’arme qu’est la plume, a parfois été bien nécessaire à maintes révolutions. Et surtout, que l’on ne se laisse surtout pas aller à croire qu’il y a forcément plus de courage à ruer dans les barricades qu’à empoigner sa plume. Le courage de Soljenitsyne était exactement comparable à celui du combattant qui se lance à mains nues à l’assaut des baïonnettes.
Mais une fois que j’ai dit cela, il me faut ajouter que mes admirations les plus vives, vont aux intellectuels, engagés donc, qui estiment indispensable d’aller jusqu’au bout de leur engagement, à l’instar du Sartre de Billancourt, ou d’un Um Nyobe (car lui, pour moi, à la différence de Mandela, outre un activitse, un prompt et courageux militant, était de surcroît véritablement un intellectuel, quel qu’eut été son niveau académique). On peut émettre des souhaits donc, mais on ne peut faire injonction aux intellectuels, de se muer en meneurs des luttes politiques sur le terrain. Et d’ailleurs on aimerait demander à ceux qui formulent ces injonctions : "et vous donc ? Quand vous verra-t-on dans la rue ? Avant les intellectuels que vous y envoyez, ou après eux ?"
Un mot encore : rien ne m’exaspère comme ceux qui mettent dans un même panier des gens entre qui il y a une si grande différence. On parle d’intellectuels, on cite A. Mbembe ici, et puis on cite Mabanckou là-bas. Arrêtons le délire les enfants. Que Mabanckou soit tout ce que vous souhaitez, un "grand romancier", un "illustre poète" ou je ne sais quoi d’autre. Mais jamais, en aucun cas, on ne saurait parler de lui comme un intellectuel. Soyons un peu sérieux tout de même.
Et puis donc, à tous ceux qui voudraient "de l’action" et point de discours, je voudrais dire que je les comprends. Parce que en effet, ce ne sont pas les discours qui construiront nos pays. Il faudra bien qu’à un moment, nous commencions à faire des choses, à arraisonner nos tyrans autrement que par les mots qui les font tout juste rire. Mais d’une part, ma grand-mère disait souvent qu’il vaut mieux toujours avoir préparé ce que l’on va faire. Et tel est pour moi, le rôle de l’exposé problématique et du débat. Puis d’autre part, ce n’est pas parce que nous devons de toute urgence devenir un peuple qui combat, qu’il nous faut oublier d’être un peuple qui pense. Tout en menant très concrètement toutes nos luttes, il nous faut continuer à participer à toutes les effervescences théoriques de la civilisation. Car de mon point de vue, on peut faire les deux choses de concert. Par exemple, certains estimaient vain de vouloir se mêler au débat de la juste définition de ce qu’est un intellectuel. Ce n’est pas mon avis. Nous laissons toujours ces choses-là à d’autres, et puis quand viendra l’heure d’en débattre, nous le ferons en empruntant seulement les formules des autres. Non, l’Afrique doit aussi se mêler à ces débats intellectuels, de sorte que l’on ne se base pas seulement sur le travail de Julliard et Winock, mais possiblement sur des travaux intellectuels africains, pour ces débats-là.
Je termine (ouf !) d’un mot très sévère. Rien ne m’a horripilé ces derniers temps comme cette thèse selon laquelle il serait suicidaire pour l’Afrique de tourner le dos à la France. Je suis comme Djanbaar (à propos, je souscris au mot près, à tout ce que tu as dit ici), quelquefois en effet, je wonder sur nous !! ;-) Voilà maintenant que c’est Achille Mbembe qui rejoins le camp qui estime la France indispensable. Très amicalement, je convoque A. Mbembe ici ou ailleurs, pour qu’il nous dresse exactement l’état des lieux de tout ce sur quoi la France nous est indispensable. Mais quelle tristesse vraiment, que l’on en soit encore à se laisser aller à faire de telles affirmations. Quelle erreur de jugement de la part d’Achille Mbembe. C’est exactement cela que la France voudrait nous entendre dire. Représentez-vous un peu la chose : le président français vient chez nous tenir un discours que beaucoup ont qualifié d’injurieux, et qu’est-ce qu’on lui dit au détour d’une réplique que l’on voulait cinglante ? On lui dit qu’au fond, lui et la France nous sont indispensables. Mais indispensables en quoi !?! Je reviendrai sur cette affaire, parce que je n’ai pas le temps de développer, mais s’il est vrai certes, que dans les relations internationales, l’on ne rompt pas les liens avec un pays comme on le ferait d’avec son voisin que l’on n’a pas en sympathie, si même cela est vrai, moi je dis pourtant que c’est tout le contraire de ce qu’affirme A. Mbembe et d’autres : c’est une condition sine-qua non pour le véritablement développement de l’Afrique (tout au moins de l’Afrique francophone) : il faudra rompre radicalement avec la France partout où cela est nécessaire (je note que cela est possible partout ! Mais peut-être pas nécessaire ici ou là). Et tous ceux qui n’ont pas compris cela, n’ont rien compris en définitive. Et manquent terriblement de lucidité. La France politique est une vieille canaille qu’il faudra arraisonner. Pas pour le plaisir, mais parce que pour des raisons très précises, elle a embastillé tous nos élans. Par toutes sortes d’artifices et de ruses sournoises, elle s’échine à museler toutes nos ardeurs. Elle fait un travail si remarquable depuis des décennies, que l’illusion de son incontournabilité va se loger jusque dans le fond des consciences.
Il faut en finir avec la France. Ce qui est navrant, c’est que personne ne comprend cela de la bonne façon. Il y a ceux qui pensent que tourner le dos à la France est suicidaire. Puis ceux qui sont partisans d’adresser à la France d’éternelles supplications ("plus d’équité, plus de respect, plus d’humanité", Post 13, P. Baya). Il y a ceux encore, inguérissables de la blessure faite à l’Afrique, qui veulent surtout punir la France, et n’envisagent en réalité, que de substituer à la France, la Chine ou je ne sais quel autre empire auquel on vendrait presque notre continent. Il y a enfin ceux, qui disent vouloir en finir avec la France, mais qui donnent leur soutien, leur caution morale à quelques crétins, ennemis de la France un jour, mais à genoux à ses pieds le lendemain pour mendier quelques millions d’euros (j’ai cité le sieur Gbagbo qu’ont défendu ici notamment Blaise Kibonzi et T. Kouamouo qui nous fit l’amitié de sa présence il y a quelques temps). Puis il y a ceux qui se défaussent sur la France. Tout serait de sa faute. Mes amis, quel défaut de lucidité ! Il nous faut en finir avec la France point par point, sur tous les facteurs où elle apparaît comme un frein à notre essor - et seulement pour cela. La France pille, la France nuit. Mais n’est-ce donc pas parce qu’on la laisse faire ? N’est-ce donc pas d’autant qu’on la croit indispensable ? La France n’est responsable de rien, nous sommes responsables de tout. Il n’y a rien à demander à la France, il n’y a à l’avertir, ni à la ménager de rien. Il y a juste à diagnostiquer et décider nous-mêmes - nous seuls ! Enfin !
Je reviendrai peut-être sur ce que disait P. Baya sur ce que sont aujourd’hui les relations internationales, et l’interdépendance.
Je vous assure que ce truc m’empêche de dormir : prenons le cas bien connu du Cameroun. Que l’on nous dise aujourd’hui, que la France, qui a décapité le Mpodol Um Nyobe, la France qui a assassiné par la ruse Félix Moumié, celle qui a occis Ossende Afana, puis Ernset Ouandie, que sans cette France-là nous nous préparerions un suicide ?! Il y a un truc qui m’échappe, mais j’attends qu’on m’explique...
Salut à tous,
je sors de ma torpeur pour rejoindre le village car cette discussion ontologique interpelle ma conscience d’africain.
Je salue la démarche de Mbémbé ainsi que toutes les interventions sur ce blog qui sont pour certaines d’une richesse sans égale et pour d’autres d’une platitude déconcertante pour un sujet aussi important ; car il y va de la dignité d’un peuple et de toute sa culture.
l’Africain n’avait pas besoin de repentance ou de pardon et que sa préoccupation devrait être celle de savoir comment « guérir » ses blessures
Nous sommes blessés, vite appelez les pompiers non que dis-je le nganga ou le marabout du bout du village. Notre guérison est entre ses mains !
Qui est donc ce guerrisseur capable de guerrir nos bléssures ? Luther King était sans doute celui des afro américains avec d’autres encores, Mandéla celui d’un pays dont les meurtrissures figuraient en bonne place dans les pages les plus sombres de l’histoire de l’homme noir ;Ghandi celui de l’inde face au colonisateur, etc
Mais dans ce XXI ème siècle commençant, où devons nous rechercher ce guerrisseur, est-ce un Homme, une Femme, une ancienne puissance coloniale (France, belgique, etc.) ou est ce Mbémbé ou même peut être Mabanckou ?? ;-)Qui sais ????
Alors mes chèr(e)s frères et soeurs, je vous demande comment sauver l’Afrique sans risque de tomber dans débats stériles d’intellectuels aigris en mal de reconnaissance qui nous caractérisent depuis que nous parlons français ou anglais.
Arrêtons de rechercher le pourquoi du comment, pour aborder le "Que devons nous faire ici et maintenant ?" ; en sommes soyons pragmatiques et proposons des mesures en dix points ou plus sur le sauvetage de notre continent, nous pourrons ensuite nous étaler sur leur mise en oeuvre à long ou moyen terme, le choix des collaborateurs à la réalisation de ce gros oeuvre (Ancienne métropole ou pays emmergeants) ; cela éclairera cette discussion et toute la crème d’intellectuels africains qui y prend part.
La guérison que Mbémbé évoque si bien ne se trouve pas dans la comptabilisation des échecs ou des réussites de nos anciens, surtout qu’aucun d’entre nous ici n’arrive à leurs chevilles, dumoins jusqu’au moment ou j’écris ces lignes. ; mais plutôt dans le fait de repousser encore plus loin les limites atteintes par eux dans les arts, les sciences et la culture démocratique et les relations entre les peuples.
Sans plus m’étaler j’ai foi qu’il y a des futurs hommes illustres dans ce village virtuel, puissions nous leur accorder la parole et renforcer leurs idées en attendant leurs mise en application pour le salut de l’Afrique.
J’ai parlé
Il faudra bien qu’à un moment, nous commencions à faire des choses, à arraisonner nos tyrans autrement que par les mots qui les font tout juste rire. Mais d’une part, ma grand-mère disait souvent qu’il vaut mieux toujours avoir préparé ce que l’on va faire.
Merci DOW, je suis également de cet avis, un minimum de préparation s’impose et jusque là on s’y prend mal ; tes post 114 & 115 sont très édifiants sur les pistes pour sortir de ce bourbier, je suis désolé pour les religieuses mais ce que tu dis est vrai, ce sont nos enfants et c’est à nous de nous démerder.
Cependant, je regrette que le Post 116 viennent comme pour nous rappeler que le traumatisme de la colonisation demeure profond et que le désir de vengeance ou la quête du pourquoi nous submerge encore. Vite un exorciste s’il vous plait ! ;-))) Lol !!!!!
J’ai parlé !
On dit souvent à propos de romanciers ou de poètes " qu’ils revisitent le monde pour mieux le repenser" Formule tarte à la crème ou approche du "concept d’écrivain engagé" que revendiquent certains auteurs ?
Le terme intellectuel étant devenu si péjoratif, et parfois à juste titre, je pense que notre hôte appréciera d’échapper à cette casquette. Il n’empêche, manifestement, que les sujets fédérateurs ( ceux qui comptabilisent le plus grand nombre de commentaires) ici sont plus liés à l’engagement qu’ à la littérature.
Je ne crois pas au taylorisme, au cloisement des tâches dans les combats à mener ( comme le préconisait un post plus haut). Des têtes penseuses et de la chair à canon ? Il me semble que l’Histoire et l’Afrique ont suffisamment donné dans ce registre. Pensée, expression artistique et action n’ont rien d’incompatible. René Char, pour ne citer que lui ( centenaire oblige), en est un bon exemple.
L’artiste "africain" ( excusez ce raccourci) a-t-il nécessairement besoin d’un engagement pour être légitime ?
Réponse poste, à Baya Pierre
"Si mes parents avaient eu les moyens de me payer mes études j’aurais pu avoir moi aussi un doctorat et me faire appeler pompeusement "intellectuel. Puisque je constate que docteur et intellectuel sont devenus des synonymes."
Combien sommes-nous nés non coiffés ? Pensez-vous Mbembe issu de la bourgeoisie Camerounaise ? Idem, pour Mabanckou ? Je ne prends que ces exemples qui nous occupent ici. Je ne cherche point à les défendre.Mais reconnaissons que la fortune des parents ne suffit pas aux études longues, mais la persévérance, la volonté, l’envie,en dehors de tout obstacle insurmontable !en pratique, tout docteur n’est pas un intellectuel,mais en théorie, il devrait l’être,surtout dans les sciences humaines, spéculative ;mais, encore faut-il qu’il ait conscience de ce rôle, qu’il aille au-delà de son domaine de compétence. P.S:OBENGA était le directeur du CICIBA (Centre des civilisations Bantous de Libreville) ;son mandat pris fin en 1991.Après lui, le déluge, la déconfiture de l’institution. Bien à vous.
DOW, à aucun moment n’ai-je prétendu que les religieuses étaient la voie du dévéloppement. Mon but en suscitant cet exercice, était de dire aux nombreux intervenants qu’il y a des actes simples que l’on peu poser, qui fassent la différence sur le terrain. Vous pensez que ce que ces religieuses font en Afrique ne soit pas la voie à suivre. Soit ! Mais la défense de la vie explique que sur le terrain, les petits Congolais, Gabonais ou Camerounais ne peuvent attendre dans l’analphabétisme, que leur gouvernement devienne plus responsable (quoiqu’on nous annonce que Sassou s’occupe désormais de culture au Congo, enfin...on verra). Votre démarche me suggère peu de lucidité. Plutôt que de discourir sur la vie rêvée des enfants Africains, comme vous le faites, ces religieuses, se penchent sur la vie réelle des enfants Africains, et s’attèlent à apporter leur modeste contribution. Je vous assure que toutes vos prescriptions n’éduqueront pas les enfants d’Afrique, par contre, les båtiments et les structures mises en place par ces religieuses, le feront. C’est ça la différence entre le bavardage et les actes. Je ne fait pas l’apologie de la religion, mais au moins, ces soeurs s’impliquent localement, et comblent le vide crée par l’inertie et la stupidité de nos gouvernements. En plus, ces religieuses ne nous empêchent pas de leur emboiter le pas. Soyons un temps réalistes !
A Kidikoi et Molekinzela. J’ai aime, et donc partage vos analyses. Dans la jungle du web, avec le racourci que nous impose ce meduim (Net), vous avez reussi, avec peu de mots, a toucher l’esentiel. Moi qui desespere si souvent de nous, comme peuple, dorenavant, je dois cesser de me plaindre sans raison du Lettre Congolais, Africain en general. Des esprits comme vous l’Afrique en a besoin. Good mind ! God’s blessings upon you.
Bakima, en venant sur ce blog d’écrivain et professeur d’université, j’avoue avoir pensé, au début, que la motivation principale des auteurs des commentaires était de briller aux yeux de leur hôte. Soit par leur style, leurs bons mots, leur délire verbale, syntaxique ou leur goût de la provocation. Bref, tirer une gloire personnelle dans une intervention, devenir quelqu’un derrière un pseudo. je ne voudrais surtout pas tomber moi même dans le panneau...mais merci tout de même. C’est la qualité de ta remarque dans ton post 98 qui a permis d’écrire la suite et surtout d’échanger ensemble.
On sent que ce blog se cherche encore, qu’il déraille parfois de chaque côté de l’écran, mais cela est finalement plutôt bon signe.. ;signe d’une pensée en mouvement, une bonne arme contre certaines "certitudes" terroristes. Si un blog peut parvenir à réconcilier virtuel et réalité, idée et action, icône et humain...alors il ne sera pas vain. Il me semble, à travers ce que j’a lu ici ces derniers jours, qu’il y a une large aspiration à plus de cohérence, à un passage à des actes concrèts de la part des" têtes d’affiche de la pensée". Un club, millénium ou pas, n’est peut-être pas le lieu, le moyen le plus efficace pour le faire. Cette conception du club, de la loge où seuls des initiés sont habilités à penser certaines problématiques, est carrément dépassée ( surtout dans un pays démocratique où est garantie, en principe, la libre pensée et la libre expression) Et pire, elle est pernicieuse en sous-entendant l’idée d’une mission ...d’éducation( j’allais dire d’évangélisation, comme quoi..) de la nouvelle élite auprès de peuples incultes, soumis, incapables de penser par lui-même...
C’est précisement l’inverse de la démarche d’un Mandela . Je m’excuse de vous saouler avec mes propos élogieux sur cet homme...mais puisqu’il est momentanément et discrètement en France. Figure si impressionnante, mais je ne vois rien de christique, de surnaturel dans son parcours. Je veux y voir quelque chose de profondément humain et c’est cela, sans doute, qui nous déroute chez cet homme qui pourtant nous indique un chemin. Un homme qui rejette la rancune pour avancer et partager ensemble, qui nous invite à nous débarasser de notre orgueil puant et de nos vanités personnelles. Oui, c’est vachement dur,but we can do it , parce qu’on le vaut bien.
Bakima, en venant sur ce blog d’écrivain et professeur d’université, j’avoue avoir pensé, au début, que la motivation principale des auteurs des commentaires était de briller aux yeux de leur hôte. Soit par leur style, leurs bons mots, leur délire verbale, syntaxique ou leur goût de la provocation. Bref, tirer une gloire personnelle dans une intervention, devenir quelqu’un derrière un pseudo. je ne voudrais surtout pas tomber moi même dans le panneau...mais merci tout de même. C’est la qualité de ta remarque dans ton post 98 qui a permis d’écrire la suite et surtout d’échanger ensemble.
On sent que ce blog se cherche encore, qu’il déraille parfois de chaque côté de l’écran, mais cela est finalement plutôt bon signe...signe d’une pensée en mouvement, une bonne arme contre certaines "certitudes" terroristes. Si un blog peut parvenir à réconcilier virtuel et réalité, idée et action, icône et humain...alors il ne sera pas vain. Il me semble, à travers ce que j’a lu ici ces derniers jours, qu’il y a une large aspiration à plus de cohérence, à un passage à des actes concrèts de la part des" têtes d’affiche de la pensée". Un club, millénium ou pas, n’est peut-être pas le lieu, le moyen le plus efficace pour le faire. Cette conception du club, de la loge où seuls des initiés sont habilités à penser certaines problématiques, est carrément dépassée ( surtout dans un pays démocratique où est garantie, en principe, la libre pensée et la libre expression) Et pire, elle est pernicieuse en sous-entendant l’idée d’une mission ...d’éducation( j’allais dire d’évangélisation, comme quoi..) de la nouvelle élite auprès de peuples incultes, soumis, incapables de penser par lui-même...
C’est précisement l’inverse de la démarche d’un Mandela . Je m’excuse de vous saouler avec mes propos élogieux sur cet homme...mais puisqu’il est momentanément et discrètement en France. Figure si impressionnante, mais je ne vois rien de christique, de surnaturel dans son parcours. Je veux y voir quelque chose de profondément humain et c’est cela, sans doute, qui nous déroute chez cet homme qui pourtant nous indique un chemin. Un homme qui rejette la rancune pour avancer et partager ensemble, qui nous invite à nous débarasser de notre orgueil puant et de nos vanités personnelles. Oui, c’est vachement dur,but we can do it , parce qu’on le vaut bien.
merci DOW post 115, mais mon propos sur la différence, somme toute anecdotique, car je me servais d’exemple pour illustrer une généralité, entre brazzavillois et abidjanais ou dakarois est un fait. j’ai eu la chance de vivre dans ces deux villes où je me suis senti à mon aise, mais encore une fois de façon tout à fait différente. j’ai une âme encline à l’obserbation, je ne vis pas dans un endroit sans jouer l’anthropologue en herbe.Mon point de vue est donc scientifique, sociologie, vous ne m’objecterez pas si je vous disais que vivre à Brazza est vraiment différent de vivre à ABJ, le conditionnement n’étant pas le même, d’où une différence quant à la façon de vivre son espace.Culturellement c’est vrai qu’il y’a des traits qui rapprochent les africains,qui néanmoins laissent apparaître des différences non négligeables entre eux. Ma digression vers la sociologie ne voulait que corroborer les différences de culture, lesquelles n’empêchent pas du tout que nous puissions tous vivre en cohésion, même si cela s’avère difficile vu les faits. Envisager une nation africaine est difficile et il faut manier ce projet avec beaucoup de délicatesse. Commençons par réguler la question de l’ethnie, dont "Le retour des ethnies" de Dominique Ngoie-Ngalla traite avec beaucoup de perspicacité, d’objectivité et de concision.
je propose pour la question de l’ethnie ce petit texte.
L’ethnie cancer des Etats africains
Espace restreint des solidarités primaires et de fusion presque communielle de ses membres, l’ethnie qui se définit par l’existence d’un territoire, d’une langue et d’un patrimoine spirituel sacralisé par l’âge a, pour ses ressortissants, la douceur du nid maternel. Et cela explique le narcissisme dévotieux de ceux-ci, vis-à-vis d’eux même, vis-à-vis de tout ce qui appartient au groupe. Et cela justifie que l’ethnie se cadenasse, hostile à tout apport étranger, personne ou objet, qui, toujours, représente une menace dirigée contre l’intégrité du groupe. Fonctionnant sur la base d’affects, l’ethnie est par nature foncièrement xénophobe. L’étranger n’y est admis, intégré qu’à la condition de renoncer à son identité.La France elle même rejoint la position de l’ethnie qui exige des immigrés installés sur son sol de renoncer à leurs particularismes. L’ethnie a horreur de la différence. Or, suite dramatique de la colonisation, aucun Etat africain qui ne soit le regroupement forcé et arbitraire d’une multitude d’ethnies opposées, pour beaucoup d’entre elles, par des différences et des particularismes parfois fortement soulignés. Source de tensions permanentes que, probablement, une révision courageuse et intelligente des frontières léguées par la colonisation aurait pu dissiper. L’entêtement paresseux des politiques et leur manque d’imagination ont fini par sécréter une espèce de destin qui s’est refermé sur ces Etats mal pensés, et à cause de cela condamnés pour longtemps à végéter ; jusqu’à ce que soit trouvée une solution de bon sens pour juguler la misère et la violence identitaire, caractéristiques des Etats africains. La solution de bon sens et de courage par où sont passés tous ces pays d’occident qui nous fascinent (même si on ne veut pas l’avouer) consiste, au prix de cruels renoncements à soi, en l’obeïssance par tous aux principes d’organisation d’un Etat moderne, qui cesse par cela même d’être la propriété d’une ethnie. Parce que l’Etat est un autre espace où les liens de solidarité primaires de l’ethnie se sont élargis pour devenir des liens de solidarité primordiale. Ceux qui rattachent entre eux les citoyens, et souhaités aussi forts que les liens de solidarité primaires qui lient entre eux les membres d’une même ethnie. Une double allégeance donc, complémentaire plutôt qu’antagoniste. Une telle conversion de l’ethnie au décloisonnement et à sa redéfinition, n’est possible que par le recul, forcément progressif, de la mentalité ethniciste au sein de l’Etat, par un effort constant des hommes de pouvoir pour se civiliser et devenir des citoyens qui incarnent des valeurs républicaines. Il est probable que le petit peuple suivrait un effort qui viendrait d’en haut. Mais cela passe passe l’éducation. L’intériorisation des valeurs républicaines n’est pas possible en dehors des institutions d’éducation. Les Etats africains ne peuvent, sous peine de mort, faire l’économie de l’éducation à la cité. Chacun, à commencer par les hautes sphères de l’Etat, qui sont le lieu du double discours, où s’entretient la mentalité ethniciste, chacun doit faire l’effort de se renoncer, d’avancer vers l’autre différent qui doit cesser d’être pour lui une menace, et ensemble avec lui, se lancer dans l’aventure de la construction de cette plus grande ethnie qu’on appelle la nation aux liens entre ses membres plus lisibles et chargés de plus hautes promesses. Mais qu’on ne s’y trompe pas, ça sera dur et difficile, étant donné l’idéologie xénophobe de l’ethnie, étant donné la médiocrité des hommes de pouvoir africains qui vivent en total décalage avec leur temps.
Publié par Dominique NGOÏE NGALLA
post 126=B Shady
Je voudrais vous prier, grands intellos, de modérer votre vocabulaire pour que nous petites gens puissions vous comprendre. Des intellos merdeux qui se cachent derrière des pseudos à la con du genre "professeur du cames".
D.O.W,
Des intellos sans cesse accusés de plagiat c’est rigolo quand même. D.O.W je vous offre 1 litre de vin de palme quand vous voudrez. Vous savez pourquoi ? Pour ceci : « rien ne m’exaspère comme ceux qui mettent dans un même panier des gens entre qui il y a une si grande différence. On parle d’intellectuels, on cite A. Mbembe ici, et puis on cite Mabanckou là-bas. Arrêtons le délire les enfants. Que Mabanckou soit tout ce que vous souhaitez, un "grand romancier", un "illustre poète" ou je ne sais quoi d’autre. Mais jamais, en aucun cas, on ne saurait parler de lui comme un intellectuel. Soyons un peu sérieux tout de même. »lol. A force de voir des intellos partout on finit par nous mélanger tout et n’importe quoi. Quelle connerie ! Et dire que même Gaston Kelman s’est présenté sur TF1 comme "intellectuel africain" alors dans son essai il dit "je suis bourguignon". MBEMBE intellectuel ça se comprend aisément. Mais Mabanckou aussi ? Putain. Doublement putain !Sacrément putain !
Teaser,
C’est pas bien de moquer les pauvres gens. Je me suis débrouillé comme j’ai pu. Apprenez à respecter tout le monde, même ceux qui comme moi n’ont pas eu la chance d’avoir des gros diplômes. Je me débrouille très bien pour quelqu’un de mon niveau et je voudrais vous voir à ma place. Je n’ai que mon CEPE et je m’exprime à l’oral et à l’écrit autant que certains parmi les intellos du blog. Vous devriez avoir honte. Petit aigri d’intello va !
Je n’ai jamais dit que Achille MBEMBE ne fut pas un intello. Ce serait une connerie. J’ai simplement invité ce vaillant garçon à muscler son topo et aller au front comme Ruben Um NYOBE dont il maîtrise à la perfection le parcours et les idées. Sur ce blog tous les miniscules intellos attardés et aigris ont feint de ne pas le comprendre,ont pris position pour Mbembe en laissant croire que je détestais les gens aux gros diplômes.Faux. ça s’appelle "intellectualisme corporatiste". C’est mon ami qui m’a soufflé ça. Comme tous les intellos du blog font leur "agitationisme" ici ils se croient la mission de défendre leurs "aînés intellos". On nous explique que des intellos qui rabâchent toute l’année et mangent aux frais des organisateurs de débats sur l’Afrique etc c’est très bien. En fait on nous dit que le bavardage et le "chamaillage" valent mieux que les actes concrets. Et Nietzsche (celle du blog, à pas confondre avec le petit lol) de dire...à ses amis intellos : " oh non les gars ne crachons pas dans la soupe, on est tous des intellos maintenant, on a de gros cursus universitaires, on ne va quand même pas se manger entre nous comme des crabes dans une casserole,voyons." On objective sa propre situation et on nous fait croire qu’on est objectif. Mbembe fait sa révolution devant les micros, les intellos blogueurs font la leur ici. ça s’appelle distribution spatiale et qualitative du travail révolutionnaire. Il y a trois jours mon pote avait un livre de marque Max Weber. Là dedans j’ai vu une jolie expression : "neutralité axiologique". Mon pote m’a expliqué ça un peu mais c’est trop compliqué pour moi. Mais franchement j’ai envie de dire à nos intellos blogueurs d’avoir un peu de "neutralogique axiolité" dans leurs "analyses".
mais le christ,s’étant fait homme est venu ramener la grâce perdue de l’homme, en ce sens se rapprocher de son message est, permettez moi une expression de mon adolescence,like whoa (pas époustoufflant, mais "EBOUSTOUFFLANT", hihihihihi). Laissez moi rire, c’est ma thérapie contre l’absurde et l’injustice
Sorry pour le doublon involontaire 124-125. Pierre Baya, cela fait toujours du bien là où ça fait mal. Le parlé clair et franc, j’aime ça. Mais merci de ne pas "tribaliser" tous les intervenants de ce blog, il me semble avoir lu ici davantage de critiques que d’arguments défensifs à propos des intellos. Mais n’y a t-il pas un risque à les envisager et à les traiter comme une ethnie à part entière ? B Shady nous donne à lire les observations de Dominique Ngoï Ngalla, à méditer...
La xénophobie est un mal qui ronge, il dépasse aussi le cadre géographique...il est omni-présent entre les "couches" sociales, creuse des frontières de mépris entre des élites et des"populeux". J’ai toujours dit que les élites, même de nationalités différentes, s’entendent très bien entre elles...boivent la même marque de Whysky, vénèrent les mêmes oeuvres artistiques, mangent, dorment dans les mêmes grands hôtels ( souvent au frais de la princesse), font les mêmes placements financiers. Oui, cela est un fait...mais ne tombons pas dans le piège de la haine et d’une guerre inter-ethnique sociale, à laquelle on risquerait d’objecter qu’elle n’est que le fruit de la jalousie et de la frustration.
Alors, B Shady je ris avec toi. Cela fait du bien, et ça c’est tellement humain. Sinon pour le reste, faut pas croire tout ce qu’on raconte dans les bouquins, même les plus prestigieux. La notion de "rachat" c’est côté en bourse, mais au fond ça veut dire quoi ? Ben, il ne me reste plus qu’ à "racheter" la bible ! Bonne journée à toi.
Kidikoi, i like your sense of penetration and your mind openness. you sound real real smart !keep being that way, ’cause you know how to communicate this peace and happyness that you seem to inbody.freedom is always on the motorbike, yep !
Yes brother, you are always welcome on the motorbike...On the road to peace and happyness, yep !
Kidikoi, je vais te dire ce que j’entends par qualités « christiques" ce sont dans mon jargon : la capacité à observer sans juger, la capacité à voir au-delà de ce qui est donné à voir, la foi qu’il peut en être autrement, le détachement, l’humilité, le « ce que je fais vous pouvez faire de même » , toutes qualités que je reconnais à un homme nommé Jésus qualifié de « Christ » et à un autre homme nommé Nelson Mandela ou Madiba. Les notions de Bon Dieu dans son ciel, de péché, de rachat c’est,si je puis me permettre, l’emballage marketing lié au contexte de l’époque. Pour le reste j’adhère entièrement avec ce que tu as dit plus haut. « Ce qui est encore rare chez l’humain, n’est pas forcément incompatible avec sa nature... »
post 134 de mila
Ah oui, un petit mot aussi pour Denis SN, qui craind qu’on le prenne ici pour un fou. Qu’il ne s’inquiète pas, ce sont le plus souvent les paranos eux-même qui traitent les autres de paranos. J’avoue que savoir si notre hôte est franc-maçon ou non est le cadet de mes soucis. On sait que beaucoup d’artistes, d’intellectuels ont fréquenté cette institution, la Loge du Grand Orient notamment." Barrée à l’ouest" ou pas, une loge défend, à la base, des principes nobles (selon des coutumes un peu d’un autre temps certes, welcome to "Nostalgia land") autour desquels il ne peut y avoir que consensus : liberté, fraternité...Le blème c’est l’usage qu’on fait de sa cotisation et éventuellement du réseau.. A chacun ses phantasmes ! J’ignore si notre hôte a des talents aussi de maçon ( ce qui serait pas mal, y en a des chantiers et des choses à bâtir concrètement) mais si il est franc, comme nous essayons de le faire ici, "c’est déjà ça " comme disait l’autre qui méditait en marchant sur les trottoirs de Belleville.
OK Mila, sous l’emballage marketing, on est sur la même longueur d’onde .
Baya P
Ngnagna je commence à me demander si vous n’avez pas été recalé au CAMES. Je ne comprends pas cet acharnement. Vous êtes contre le CAMES, la France et la langue française.
Faut-il être récalé du CAMES pour parler de cette institution ? faut-il être économiste pour parler du Franc CFA ? Je ne suis pas contre la France, ni la langue française. Plus d’autonomie pour les africains ne signifie pas la vengeance des noirs comme vous le percevez.
Baya P
Avec une telle cacophonie Ngnagna voit en Mabanckou un intellectuel capable de "défendre l’adoption de la langue anglaise au Congo et la sortie du CAMES".
Mabanckou a ce que je n’ai pas la notoriété. A défaut de le provoquer ou de l’insulter, je prefere lui demander d’exploiter la tribune qu’il a pour attirer l’attention sur certains maux qui minent le continent africain : les mutilations sexuelles, l’accès public et de la presse aux documents officiels, l’enseignement et etc.
Senghor a dit oui à De Gaulle et des années plus tard en 1977, Aujourd’hui, on est colonisé et on ment au peuple en disant qu’on est libre. Il savait de quoi il parlait, lui qui n’avait pas voulu suivre Sekou Touré.
Je ne me pose pas la question de savoir qui est intellectuel et qui ne l’est pas. Toute réflexion susceptible de faire avancer l’Afrique, voire l’humanité toute entière m’interesse. Que ceux qui sont en mal d’action agissent ! Dans l’esprit de D.O.W. si je ne me trompe pas je dirais que la théorie précède l’action.
L’histoire retiendra aussi que , pour ainsi l’asservir l’instrument a varié dans le temps : le colon aventurier, le misionnaire, le militaire, l’administratuer, le merceniare, le coopérant technique, l’expert en développement. Elle devrait retenir qu’un seul instrument, plus puissant, n’a pas changé de nom : la monnaie. Joseph Tchundjang Pouémi Monnaie, servitude et liberté
Le Rwanda est un pays qui adopté il y a quelques années l’anglais. C’est un pays bilingue. Cela est possible et aujourd’hui plus que nécessaire. Je ne vois en quoi cela serait un obstacle à des relations avec la France.
Jacques Rueff disait je cite le destin de l’homme se joue sur la monnaie. Je ne vois pas non plus en quoi avoir une monnaie indépendante avec une banque centrale autonome serait un abandon des relations avec la France. La Banque centrale de l’UE, de Chine, la Banque Fédérale des USA et etc ne sont pas gérées par des non nationaux.
Je ne vois pas non plus comment la protection de l’économie africaine serait une entrave dialogue entre les dirigeants africains et français. La Banque centrale européenne a été auprès des banques européennes comme la Banque Fédérale américaine auprès des banques américaines pour éviter une autre crise financière. Avez vous attendu parler d’un plan alpha du FMI ou de la Banque Mondiale ? Non parce qu’il n’y en a pas eu. Favoriser les PME et les industries locales africaines ce n’est point se « venger » de la France. Ce n’est que réciprocité.
Baya P
L’Afrique attire moins de 2% de flux mondiaux des IDE investissements directs étrangers. Et vous proposez qu’on rompt nos relations avec l’un des premiers bailleurs de fonds du continent. Permettez-moi de douter de l’efficacité de votre théorie.
Attendre une hypothétique ruée des investisseurs sur le continent africain ne doit pas être le leitmotiv de l’économie africaine. La fiscalité héritée de la colonisation était essentiellement prédatrice et répressive vis à vis des citoyens africains, et favorable aux colons, grecs, libanais et etc. A-t-elle fondamentalement changée ?
Chaque pays africain devrait à mon avis créer un environnement permettant l’essor d’une bourgeoisie locale et favorisant l’investissement des nationaux quelque soit l’appartenance politique ou ethnique. Baya je ne crois pas à l’extraversion d’une économie. Depuis l’indépendance ce « modèle » perdure, aujourd’hui il est presque légitimé par le FMI, et approuvé par les gouvernements africains. Si cela ne te suffit pas suit ce lien tu verras mieux ce que font les multinationales (investisseurs étrangers)www.capitalismsachillesheel....
L’étranger n’y est admis, intégré qu’à la condition de renoncer à son identité.
où çà ? les mariages inter-ethniques en Afrique n’ont pas pour base le rénoncement ipso facto à une identité quelconque.
Mais cela passe passe l’éducation
Tout à fait. Je ne sais pas si des exemples d’écoles maternelles et primaires dans lesquelles on fait découvrir ou alors apprend au tou petit les mets, les danses, les rites, les modes vestimentaires et etc existent sur le continent.
Il n’y a pas que l’éducation. Le comportement des politiciens doit changer. La sélection sur le mode ethnique doit cesser dans certains coins d’Afrique. Je n’ai jamais vu les bambaras fêter la nomination d’un bambara comme ministre au Mali, ni reclamer un bamabara comme premier ministre. Le Mali peut donner des léçons au Cameroun, voire l’Afrique Centrale en matière d’identité nationale.
Ngnagna,
« Baya je ne crois pas à l’extraversion d’une économie. » Deng Xiaoping et moi oui. En 1978 c’est d’ailleurs moi qui lui avait suggéré d’ouvrir l’économie chinoise au monde. Les résultats parlent d’eux-mêmes. On a vu "la ruée des investisseurs sur le continent" chinois. A mon petit niveau je me contente des faits. Je m’abstiens de m’élever à l’abstraction des grosses théories sur l’économie et la finance mondiale.
Fosse Sceptique, merci pour tes précisions (post 64).
TEASER, merci pour ta définition. J’avais déjà animé il y a 2 ans un débat sur le forum de Congopage sur le thème "Qu’est ce qu’un intellectuel".
Tu dis "Alain MABANCKOU un intellectuel" ? N’exagérons tout de même pas.
D.O.W : J’appartiens à une génération des africains (les quadra d’aujourd’hui) qui a fait beaucoup d’autocritique sur l’Africain. Si nous avons su élever le niveau technique de l’Africain c’est grâce à cette autocritique. Mais il ne faudrait pas que l’autocritique tourne à l’autoflagélation permanente. La FRANCE est coupable du drame ivoirien. Aujourd’hui même des spécialistes français y compris dans l’armée font leur méa culpa. Et c’est ce que nous nous évertuons de montrer en pleine crise. Mais ce n’était pas évident, et nous étions peu nombreux. Certains m’avaient même dit que je prenais trop de risques. Il n’y avait aucun risque car le combat de GBAGBO était juste. Il n’y a pas de risque à se battre pour une cause juste.
C’est là que l’intellectuel Africain (s’il en existe) aurait eu sa place. Car la voix d’un intellectuel porte parfois plus haut que la voix de millions d’anonymes. Même aujourd’hui, un intellectuel africain digne de ce nom peut remettre SARKOZY à sa place.
Des africains vous diront qu’on ne leur donnait pas accès au média. Soit ! Et INTERNET ça sert à quoi ?
Pour ceux qui ne l’auraient pas encore saisi, INTERNET à jouer un rôle fondamental dans la résistance de Laurent GBAGBO. Outre leur détermination, les démocrates ivoiriens ont su user efficacement de cet outil moderne qu’est INTERNET.
J’ai complètement désapprouvé la démarche des 5 écrivains africains dont mon ami virtuel Alem KANGNI dans leur démarche de la lettre ouverte à SARKO. As-t’on besoin d’aller s’adresser à SARKO pour briser ses chaînes ? J’ai trouvé cette lettre pitoyable dans sa forme et dans le fond.
Blaise
La guérison fut donc le mot de la soirée... la repentance.
On peut faire le deuil de l’esclavage et de la colonisation sans pour autant exiger la répentance de la France. Je vais plus loin en citant Joseph Tchundjang Pouémi
Ici comme ailleurs dans l’action humaine et sociale, économique en particulier, ce qui compte, c’est l’avenir et non le passé : celui-ci influence celui-là, c’est vrai mais ne le détermine pas
.
C’est très bien les Bambaras !mais l’exemple ne s’est pas reproduit chez leurs voisins ivoiriens par exemple,où à part quelques personnes issues des ethnies du nord on constatait una "akanisation" du pouvoir. Cela se répète sous l’ére Gbagbo. On a pu entendre les membres de certaines ethnies au Congo-Brazzaville s’identifier au pouvoir politique parcequ’une personne issue de leur ethnie ou plus largement de leur groupe ethnique réel ou artificiel(les Niboleks par exemple).Les Bambaras sont donc à féliciter,je pense peut-être que l’empire Mandingue à eu cela de bien de rapprocher plusieurs ethnies différentes d’un point de vue politique d’abord et social ensuite, dynamique qui n’a pas fortement été mise en cause par l’intermède colonial. Il n’y a pas très longtemps j’ai cru voir dans la presse qu’il était reproché à ATT de faire la part belle à certains de ses proches, mais proches pas du point de vue affectif seulement... Pour le Congo, c’est clair qu’il faut décloisonner l’ethnie, j’insiste sur le fait que beaucoup de congolais sont d’abord de x ethnie avant d’être congolais.Quant aux mariages mixtes, j’en ai entendu des choses, la culture n’ayant pas ôté cet attachement primaire chez certains de nos lettrés, un d’entre eux que je connais bien m’a demandé si ma petite amie était de la même ethnie que moi, fuck that, what the hell do have I to do with it ? cette personne est pourtant bien au fait du danger de tels raisonnements puisqu’il â participé à une conférence sur la paix juste après la guerre de 93.Pour le rwanda, c’est encore plus grave, pays chrétien s’il en est, où les deux ethnies parlent les deux langues, et les mélanges ayant fait disparaître chez beaucoup les caractéristiques bantoues ou nilotiques, on est tout de même demeuré hutu et tsutsi.
Peace out to you my brother Ngagna, love !
En 1978 c’est d’ailleurs moi qui lui avait suggéré d’ouvrir l’économie chinoise au monde.
tu ne comprends pas la nuance. Les grandes entreprises en Chine ne sont pas detenues essentiellement par les éuropéens ou américains. En Afrique c’est l’inverse. Les bénéfices sont rapatriés à l’extérieur. C’est un constat facile à faire et non une théorie abstraite.
la monnaie surtout notre CFA, c’est une résurgence du colonialisme, Ngagna a raison si on ne sort pas de là, on nous tiendra toujours là où c’est plus dangeraux, à la bourse !
erratum pour le post 146, hutu et tsutsi parlent une seule langue.
Baya Pierre vous pouvez aisement constater que les patrons américains et européens traitent avec des patrons chinois dans l’industrie du vêtement, des chaussures, de jouets, de l’agro-alimentaire et etc parce qu’il existe évidemment un tissu industriel en Chine. En Afrique ce n’est pas le cas.
J’ose croire que tu n’es pas pour les industries et les banques aux européens en Afrique, et les bénéfices pour les européens. C’est en mon sens l’extraversion économique : une façon de resumer la situation dans bon nombre de pays africains avec toutes les limites d’une simplification.
Kibonzi j’atttend de voir ce que fera Gbagbo fera des accords de coopération( militaire, économique et etc) avec la France.
Si on s’en tient au discours du discours du président du parlement ivoirien les ivoiriens semblent avoir optés pour le statu quo ; la continuité avec la politique du « sage » Houphouèt.
Baya vous faites de votre CEPE une obsession qu’est ce qui vous empêche d’aller plus loin ? En Australie je crois bien une vieille a eu un master a plus de 60 ans. Vous reclamez de l’action où pourrais je voir les votres ?
Notre peur la plus profonde n’est pas que nous ne soyons pas à la hauteur, Notre peur la plus profonde est que nous sommes puissants au delà de toute limite, C’est notre propre lumière et non pas notre obscurité qui nous effraie le plus. Nous nous posons la question : “ Qui suis-je, moi, pour être brillant, talentueux et merveilleux ? ” En fait, qui êtes-vous pour ne pas l’être ? Vous êtes un enfant de Dieu. Vous restreindre et vivre petit ne rends pas service au monde, L’illumination n’est pas de vous rétrécir pour éviter d’insécuriser les autres, "Nous sommes nés pour rendre manifeste la gloire de Dieu qui est en nous, Elle ne se trouve pas seulement chez quelques élus : elle est en chacun de nous, et au fur et à mesure que nous laissons briller notre propre lumière, nous donnons inconsciemment aux autres la permission de faire de même. En nous libérant de notre propre peur, notre présence libère automatiquement les autres..." Nelson Mandela. c’est une petite invitation au concept " think large" pour appuyer la question de Ngagna "qu’est ce qui vous empêche d’allez plus loin ?"
Oui, c’est fou le simplisme , la caricature, l’incapaciré à lire ce qui a été écrit dans les posts précédents...Il faudrait feindre la sourde oreille,dire qu’il y a un problème technique de feedback, mais non ; on ne peut pas laisser passer des choses comme celles lues ci-dessus. Arrogance de la jeunesse, de l’inexpérience, du goùt de la provoc, d’une science infuse...
Je lis " ce qui a mis fin à l’apartheid, c’est la communauté internationale, les concerts, les boycots, pas Mandela". L’apartheid n’a pas commencé en 1974, date d’incarcération de Mandela. Le combat a débuté bien avant avec l’ANC au début du 20è siècle, sans, puis avec Mandela et beaucoup d’autres. Mandela n’ a jamais monopolisé ce combat. Il n’a jamais cessé de répéter que cette lutte et cette vistoire furent collectives.
elle ne furent pas collective .. mandela n a jamais ecrit de mémoire on les a ecrit pour lui .. l apartheid a pris fin quand l occident a decider que cela devait cesser point bar ! la fin de l apartheid officiel n est pas le fruit d une lutte collective , ca c est des connerie qu onb débite pour les adorateur des king gandhi et autres débile ascétique plus soucieux de laisser un nom de l histoire que de construire un avenir efficace c est a dire anonyme ... et puis honnetement l afrique du sud est toujours pour la majorité des noirs un pays en etat d apatheid , sauf que c est les blanc qui s enferme des des ghetto dorée ! c est l afriquer du sud qui est devenu un ghetto
mais conitnue je t en prie , ne te gene surtout pas de croire que mandela est un exemple , c est exactement ce en quoi il faut croire pour se croire libre tout en vivant enchainés !
l afrique ne peut pas tourner le dos a la France . vous sous estimez la puissance de ce pays ! l afrique n a pas le choix elle doit se tourner vers la france et l europe , la question est de savoir comment "negocier" sur un pied d egalité et pas de savoir si il faut ou pas lui tourner le dos , il y a en ce monde des pays qui détienne certain verrous essentiel et son incontournable ... suffit pas de vouloir faut pouvoir , si la france voulait la turquie rentre dans l europe et la palestine n est plus une metaphore .. tout se negocie , surtout la liberté !
pour en revenir a mandela faudrait lui rappeller qui fut l allier précieux de ses bourreau en angola et qu il est actuellement en train de soutenir et de serrer la main au memes personne qui ont soutenus le gouvernement raciste d afrique du sud , alors l ami va reviser ton histoire et repasse ton bac avant lol ... au fait gandhi n a pas lutter contre le colonialisme il a juste voulu en tirer profit .. l anc c est kifkif .. arretez de glorifier des futur traitre ou vous finirez comme le parti socialiste francais ! ..
c’est cela aussi la liberté Nietsche Jr ! glorifier qui on veut ; là au moins la subjectivité peut agir, à condition que nos choix soient justifiés.Mandela a été arrêté avant 1974.Avec la mort des plus grands leaders de l’ANC MAndela devint le seul leader, leader du parti majoritaire en RSA.Son geste, il faut même dire sa geste, car pour moi c’est épique si l’on considère tout ce qu’il y’a derrière, c’est à dire avoir évité la chasse aux sorcières, a permis d’apporter la paix qui manquait à ce pays. Aujourd’hui, même dirigé par des Noirs, que beaucoup de leurs supposés amis blancs continuent à prendre pour des "incapables et de grands enfants, est le plus prospère d’Afrique. Tout y a été mis en oeuvre pour salir la nouvelle élite financière, rien à faire ! les Motsepe et ses compères continuent de travailler. je ne connais pas beaucoup d’exemples de ce type, pour moi il reste Magnus.
"c’est cela aussi la liberté Nietsche Jr ! glorifier qui on veut "
non c est pas la liberté ca , c est le libre arbitre ce meme libre arbitre qui te fait dire que la paix a été apporter a l afrique du sud .. certain en voulant la paix a tout prix on du subir le deshonneur des années apres ! y a qu a voir l europe des 30 !!!!!! , la nlle orleans apres katerina nous a montrer a quel point l echec de luther king grace a des pseudo intello fut occulter par un discours a la gloire d un apotre de la paix ! la paix c est aussi vague a définir que le mot intello , et je pense pas que l afrique du sud soit en paix actuellement tant les la misere , les épidémie , la pauvreté ne cesse de s accentuer , rien n est acquis mais bien des facon de penser sont devenue inné pour certain (e) ...
tous les intervenant sur ce blog sont a classer dans la case intello , moi comprise ! ... on est comme la music , on sert a rien mais sans nous et nos pseudo analyse ou sans les sujet posté par l hote de ces lieux ben on se poserai meme pas la question , et si y a toujours de la lumiere allumé c est que quand meme on en tire quelque chose ! et c est l essentiel , la communication ! si vous voulez je peux vous dire que c est un avant gout de ce que vous aurez quand vous ferez le grand saut ! et j ai des preuves ! ... signée la succube du 9cube ...
le symbole christique de la Croix de Jesus , avec rose ou sans , n est pas comme l a cru ce fou de kierkegard ou d autre romantique naif , une cézure , c est un simple carrefour avec un rond point ! . la ou les chemin se croisent , la ou certain assis attendait que le diable accorde nos violon ! .. d ou l interet de renverser cette croix et de venerer satan pour que l appointement de nos maux trouve sa fin sur terre et non dans les cieux , on vous a menti , le bon c est le diable le mechant c est dieu ..
... B Shady, alors c’est vrai que ces mots ont été prononcés par Nelson Mandela dans son discours d’intronisation en 1994 ? parce que j’ai fait une recherche et je n’ai jamais vu ces mots dans son discours , et il paraît qu’ils seraient d’une poétesse (australienne, britannique je ne sais plus)
Bon de toute façon, je m’en fous, ces mots me parlent au plus haut point.
Quant à la notion de "paix" au risque de faire la trouble-fête , je suis d’accord avec N-J, même si je ne sais pas encore l’argumenter, voilà encore une notion duelle, et je dirais par expérience (sorry difficile de développer) : parfois à vouloir la paix, on obtient la guerre...
Bon de toute façon ce qu’a fait Mandela c’est déjà ENOOOOOOOOOORME !!! la perfection n’est pas de ce monde et à la rechercher, on ne fait plus rien, dixit la reine des savates scuse N-J pour le plagiat
tin 5 MN trop tot !!!!! bon pas de censure je revenidque en tant qu intellog de pacotille et par intermitence le droit d expression ! je revendique l inutile et l incertain , la sartre attitude ! apres l intello bourgeois voici venu le temps des intello smicarde
"pour que l appointement de nos maux trouve sa fin sur terre et non dans les cieux" ,j’avais zappé, encore d’accord avec toi , zut ça devient chelou !
l’intello bourgeois,sartre avait raison dans son combat contre l’oppression, lui c’était à gauche toute bien qu’il était demeuré bourgeois dans sa façon d’écrire, mais l’histoire lui a donné tort contre son "petit camarade" Raymond Aron, dont je salue la lucidité intellectuelle pour avoir présenti dans son analyse de la pensée de Marx les conneries que les communistes ( les régimes communistes, devenus totalitaires) en feraient. Ces deux là sont reconnus commes des intellectuels, non ? pas vrai ? moi je suis de gauche, mais je kiffe grave Raymon Aron qui se voulait "spectateur engagé"
...petite parenthèse, le mot "christ" n’a rien à voir avec la croix ! Donc quand je fais référence au Christ, dans mon esprit, il n’y pas la moindre notion de croix ni de souffrance ni de sacrifice ni de péché, ni de jugement, ni de rachat etc
le mandela d hier n est plus le mandela d aujoud hui , la prisons sa transforme un homme et personne peut lui jeter la pierre , on sait bien qu il n est qu un symbole et meme si par habitude on a donné le mauvais role a Winnie mandela je reste tres scpetique sur l anc , c est un comme l olp ! , l olp ce partis de traitre qui a prefere s accomoder des anciens maitre plutot que de liberer son peuple de l esclavage ! qu il aille a gaza au lieu de venir serrer la main a sarko et diné en "famille" , cécilia aurait elle aussi une angine blanche cette fois ci lol ? , l afrique ne doit pas tourner le dos a la france mais faire comprendre a la france qu l afrique doit etre un partenaire incontournable ! et la par contre les afrcain vivant hors d afrique mais se sentant toujours lié a elle ont leur role a jouer , les membe et autres sont les seul amabassadeur que l on est , faut les soutenir et faire front ensemble et pas commencer a se cracher dessus sur un blog avec des accusation d ado attardé en pleine crise de puberté et qui se croient encore au lycée , Que celui qui est sans péché jette la première pierre
pour Aron je sais pas , tu a du lire sont essai sur marx et tocqueville , par contre je doute que marx eu été un communiste sous staline ... par contre sartre ce qu il y a de plus interessant chez lui c est simone ...
B Shady (post 161) oui c’est vrai ce que tu dis, mes amis de l’ancien bloc de l’est m’ont toujours parlé avec horreur de Sartre de ce point de vue !
"partenaire incontournable" c’est plus que vrai, mai sdans quelles conditions ? Bon, il faut parler d’afrique sub-saharienne excepté l’Afrique du Sud. Les relations franco africaines ne sont pas équitables.d’un côté la France (ses chefs d’etats et ses réseaux), de l’autre leurs suppots africains fossoyeurs de leurs propores frères. La France devrait changer de partenaires dans ses relations avec l’Afrique, mais je suis sceptique, je crains qu’elle ne le fasse jamais.A cette allure ça risque vraiment de dégénérer un jour, pas en termes de conflit armé, mais social et économique. et les côtes européennes ne seront pas épargnées.
je trouve que l avenir a donner raison a sartre car les usa sans le contre poids de staline sont bien pire que les purge du communisme et l eclatement de l urss a deboucher sur des génocie en plein milieu de l europe , les deux on occulter Tito qui lui fut peut etre un symbole car contrairement a aron l intello tito l homme d action ,le politicien a su définir aussi bien les exces de l un comme de l autre , ce qu aron a oubier de faire ... faut pas oublier avec qui il a travailler professionnellement et surtout pour quel administration al, je prefere largement les amis de sartre que ceux d aron ... c etait pas un intello mais un politicien qui en pleine guerre froide a su choisir son camps , celui des vainqueur pas celui de la justice
A Nietzsche_Junior ecrit : le mandela d hier n est plus le mandela d aujoud hui , la prisons ca transforme un homme et personne peut lui jeter la pierre.... Sans etre a premiere vue foncierement oppose a ce que tu dis, je te fais remarquer si de la prison Mandela s’etait retirer dans son bled, en plaine nature, ton affirmation tiendrait la route, comme on dit. Mais la, c’est le cas. En effet, Mandela, apres la prison, a exercer les plus hautes fonctions de son pays. Et on sais les avantages et risques nombreux lies a l’exercice d’une telle fonction en Afrique ou ailleurs. La minorite blanche qui avait regne avec des methodes violentes connues de tous, craingnait pour sa survie. Et pourtant, apres un seul mandat, Madiba choisit de s’en aller. Il remit le pouvoir un dauphin, M. Tabu Mbeki. Je pense que c’est surtout cet aspect qui a ajouter une dimenssion presque divine au, terrien, mortel Mandela. C’est pas son passe de prisonnier qui fait de lui ce qu’il dans l’opinion publique mondiale. C’est surtout ce qu’il a fait apres sa sortie de prison. Enfin pour terminer, je peux vous citer l’example d’autres politiciens qui fait la prison, mais qui n’ont meme un petit aura d’estime dans leur propre pays : Yhombi et Kolelas au Congo. Le premier a passe 10 ans de sa vie en priosn sans etre juge. Le second a plusieur fois sejourne en prison. Et pourtant les deux n’ont pas ete transformes par la prison. Pire ils ont participe a la destruction de leur pays par la guerre civile.
" Sans etre a premiere vue foncierement oppose a ce que tu dis, je te fais remarquer si de la prison Mandela s’etait retirer dans son bled, en plaine nature, ton affirmation tiendrait la route, comme on dit. Mais la, c’est le cas. En effet, Mandela, apres la prison, a exercer les plus hautes fonctions de son pays"
c est bien la tout le probleme ... on peut etre un héroique resistant et un pietre président , et le destin des leader anticoloniaux qui une fois le combat se sont accapré tout le pouvoir c est bien ce qui caratérise aussi l afrique ! la premiere chose que la france est faite apres 45 c est d exclure les communiste du pouvoir , et pourtant ce fut eux les principaux resistant ! .. liberer un peuple c est une chose , gerer une nation une autre ! les intello ont leur place dans la seconde phase ! .. les poete et heros de guerre dans la premiere ! chacun son job , mandela n a rien a foutre haut plus haute fonction de l etat , pour faire tourner une nation faut des "technicien" , chui dsl mais c est pas avec ce qu il appris en prison qu il va gerer un pays comme l afrique du sud , d ailleur le constant actuel est sans appel ! une faillite , au contraire son role ne sert qu a masquer au peuple les difficulté réel auquel il faut faire face ! une violence qui est en train de prendre des proportion extreme ! mandela c est un pansement pour masquer une blessure qui necessite des soins et non un placebo aussi héroique soit il
ils aurait du quitter la scene mediatique et partir vivre en ermite au lieu de servir de placebo et retarder l invévitable , mais les leadeur sont trop orgueilleux , ils veulent les caméra et les flash braqué sur leur ptite personne egoiste jusqu au dernier souffle , ils veulent entendre leur nom résonner au 4 coin du monde comme ces intello de merde qui fabrique du pres a penser ... en decouvrant l ego descartes a tout compris sauf qu il a oublier de preciser que je suis seulement que l mon ego se pense pour soi tout seul ! .... le mec il va serrer la main a sarko qui dans le meme expédie les sans papier plus vite que UPS et avec moins de souci , et juste a coté d ou son avion atterit en plus, c est aussi ca aron hayek et compagnie , plus de souci pour l economie de marché que pour la vie humaine
Mietzche en te lisant je ne pense pas que nous soyons opposes sur beaucoup de points. Je voulais vous re-dire que la prison ne suffit pas pour que l’on soit Mandela. Ce patriache a ete President. Et a laisse le pouvoir de son propre gre. Quand bien d’Africains l’on fait ? Robert Mugabe aurait pu etre compare a Mandela. Son combat anticoloniaste ne souffre d’aucune entorse. Et pourtant il affame son peuple aujourd’hui. Lui Mugabe a aussi passe des sejours en priosn. Il fut heors au lendemain de l’indepnance. Mais sa pratique du pouvoir fait de lui aujourd’hui l’homme le plus detestable de son pays. C’est ce que me fait penser vos ecrits suivants : "on peut etre un héroique resistant et un pietre président , et le destin des leader anticoloniaux qui une fois le combat se sont accapré tout le pouvoir c est bien ce qui caratérise aussi l afrique". Enfin, si l’Afrique du Sud a echoue comme vous semblez le dire c’est par la faute Mandela. Son Mandat, il l’avait mis au service de la reconciliation nentre les differentes populations. La suite, c’est a ses heretiers de faire mieux sur le plan de l’economie, de l’habitat, l’eudacation. A plus de 80 ans Mandela n’a t-il pas droit a une retraite paisible ?
D.O.W.
Merci beaucoup pour ces paroles ô combien sensées. Grandement je m’étonne en effet, de ces gens qui nous disent que la France est une condition sine qua non au développement de l’Afrique.
Il faut dire à leur décharge que la colonisation mentale perdure quand meme depuis plusieurs siècles.
Elle ne partira pas comme cela du jour au lendemain.
Repensons à cet esclave qui une fois liberré revient de lui-même chez le maître, incapable qu’il est de s’imaginer sa vie en dehors de l’esclavage.
ps. Même si nous n’avons manifestement pas le même avis sur Gbagbo Laurent. Cela n’enleve cependant rien sur le reste de ton (long) post.
mugabe affame peut etre le peuple autant que saddam hussein a affamé le peuple irakien pendant l embargo decreter de facon unilatéral par l occident ! , en tous cas mugabe pays surtout son acte héroique d avoir dit au colon blanc grand propriétaire terrien de foutre le camps , ce que mandela aurait du faire , car l apartheid n est pas le fait d un appareil d etat mais de tous les blanc d afrique du sud qui comme dans toute dictature type blanche ne s etalbie pas sans le consentement du peuple , depuis le sarajevo et le massacre du marché je me mefie du mot dictateur et de cette facon maladive de stygmatiser a outrance ... ... j accepte d’ adoucir mes propos sur mandela et de lui rendre hommage , mais le mandela passé ! et certe il a mérité une retraite paisible mais l actualité nous donne l impression qu il n est pas a la retraite mais offre sont soutient meme au pire ennemie de l afrique , pour certain paisible veut dire diner en grand pompe a l elysée en levant un verre avec sarko , en disant au blanc d aller se faire pendre mugabe est réduit a assister a l appauvrissement du pays en etant tenue pour le seul responsable , la bonne blague ! au fait gbagbo si je me rappelle fut ausis l ennemie d israel et de l afrique du sud quand il fallut aidé l angola , avec cuba d ailleur , comme par hasard les dictateur les plus barabres ont pour point commun d etre les ennemis des usa lol , la bonne affaire , mandela doit prendre sa retraite mais pas devenir le pantin qu on aligne au premier rang pour se donner bonne figure en serrant la main gauche d un sybombole pendant que la droite nettoie au karcher les ghetto du 93 ... prendre sa retraite paisible c est pas de par sa presence etre complice des these sarkosite qui sont quand meme il faut le rappeller essentialiste ! pour un type qui a passé des années de prison a defendre le droit d une majorité de noir opprimé par une minorité de blanc ; n oubions qu en angola israel et l afrique du sud furent bons amis ... de par son silence sur la palestine mandela a clairement défini les priorité de son combat actuel et de par ses nouvelle alliance il est clair que la retraite s impose , de force meme
je revendique le statu d intel-load-error qui oublie les lettre et la synthaxe et se gourre de touche sur le clavier mais j ai la flemme de me relire en plus j ai lus word pour corriger , sinon j adore le piano si ca vous interesse ! je decouvre c est formidable comme instrument ,c est plus simple qu un clavier azerty , si l alaphabet avait 7 lette et 5 demi ton on se comprendrait tout beaucoup mieux et la par contre les intello l aurait dans le Q-I , dsl , par contre on a que dix doigt c est dommage
haine_git alias n_j ex reine des nouille dit cela ..
" prendre sa retraite paisible c est pas de par sa presence etre complice des these sarkosite qui sont quand meme il faut le rappeller essentialiste ! pour un type qui a passé des années de prison a defendre le droit d une majorité de noir opprimé par une minorité de blanc "
qui est un merveilleux paradoxe non ?:p ... un autre pour le fun ... les laique turque sont des gens d extreme droite ultra nationaliste ! et pourtant ceux avec qui l europe prefere discuter ! .. c est bo la vie quand meme non ?
Post 119 (ML King 59) : à propos de mon post, le 116 (et aussi le 117), tu n’as pas tort. Le "traumatisme", dans nos rapports avec la France, n’est pas tout à fait évacué. Mais je t’assure que même si j’y fais allusion, je suis convaincu de parvenir à en faire totalement abstraction, lorsqu’il s’agit d’évaluer quelle est pour nous la nécessité d’un partenariat avec la France. Je n’ai pas plus de temps ce soir, mais j’espère y revenir pour tenter de montrer que ce partenariat-là, loin d’être bénéfique, n’est pas seulement nuisible. Il a en outre, fait depuis longtemps la démonstration qu’il était absolument stérile et improductif, bien inessentiel.
Post 120 (Kidikoi) : je dis juste en passant, que j’ai bien souligné que de mon point de vue également, il n’y avait pas cloisonnement des rôles - si rôle il y a. On peut tout à fait "penser" et "agir" ;-) Notre destin, à mon sens, aura d’autant plus de consistance que chacun d’entre nous s’obligera à faire l’une et l’autre chose.
Post 122 (Prof du Cames) : Croyez bien que je partage l’idée qu’il serait stupide de ma part de faire le jugement que j’ai hasardé sur le travail de ces religieuses, si mon ambition n’est pas de faire mieux. Je vous le promets, je passerai du "bavardage" aux "actes". Et c’est vrai qu’en attendant, des vies sont sauvées chaque jour du fait de l’action résolue de ces religieuses. Des vies qui ne m’attendraient pas. Je l’ai dit, il ne s’agissait pas de mésestimer leur mérite, ni la noblesse de leur acte, mais de penser plus loin. Encore une fois, rassurez-vous, je ne compte pas m’arrêter à seulement penser ;-)
Post 126 (B. Shady) : je suis en phase avec le petit texte que vous nous proposez sur l’ethnie. Il me semble qu’il va donc dans mon sens : n’évoquons plus l’ethnie, ne qualifions plus de "très grandes" les différences d’habitus entre nous. Sans disqualifier les particularités localisées et colorées de nos différents terroirs, disons "Africains", et nous participerons à tuer l’ethnie, à tuer les ego nationaux et ce qu’ils ont de délétère.
Oui P. Baya (post 128), il semble bien que certains de ces intellos-là aient sur le dos quelque rumeur de plagiat, et en effet, voilà qui est plutôt drôle ;-) Du reste, je n’ai point prononcé de jugement de valeur sur le fait qu’on leur attribuât le qualificatif d’"intellectuels". Tiens, je me jette à l’eau : on pourrait peut-être plaider pour une caractérisation médiane, qui ferait de l’intellectuel :
- soit celui qui contribue aux transformations du monde, à des mutations d’abord théoriques, susceptibles ou non de déboucher sur des mutations pratiques. Ou si l’on veut, celui qui participe à renouveler les visions de l’histoire et des concepts de la civilisation, avec un souci plus ou moins affirmé, d’articuler ces visions dans le concret de la praxis sociale.
- Soit alors celui qui défend une juste cause politique, et qui construit parallèlement ou par la suite, une problématisation théorique de son combat.
Ainsi, Francis Fukuyama comme Ruben Um Nyobe, seraient des intellectuels. Mais moi, je l’ai déjà dit, je préfère les intellectuels que l’on dit engagés, ceux qui, outre leur discours, savent se préoccuper du sort fait par la communauté des hommes, à chaque vie humaine.
Et oui j’accepte volontiers le litre de vin de palme ! (post 128). Je suis un fin amateur de ce doux nectar de chez nous ;-)
Post 144 (mon cher Blaise K.) : je t’ai compris. Moi, je ne suis pas un intellectuel, mais je n’aurais pas eu besoin d’en être un, pour défendre Gbagbo s’il avait été un homme probe et courageux. Mais c’est un fumiste ! Comme tous les autres ;-)) (C’est juste pour te faire rager mon cher Blaise). On en reparlera sans doute Djanbaar, je sais que ma façon de fustiger Gbagbo est souvent incomprise. Mais c’est à tort que l’on croit qu’il veut en finir avec la France. Il ressemble à tous les autres. La France lui envoit encore souvent des liquidités, pour des choses aussi basiques que l’organisation d’élections dans son pays ! Quelle curieuse façon d’en finir avec la France, que de faire semblant de lui en vouloir à mort devant les caméras, pour courir ensuite discrètement y mendier. Pour le reste, je fais à Gbagbo exactement les mêmes reproches qu’à tous nos autres présidents de je ne sais quoi : que font-ils de nos pays ??
Bien à vous les gens. Je trouve enrichissant vos échanges. Et n’oubliez pas qu’ils ont raison parmi nous tous, ceux qui ont appelé à "agir". L’Afrique réclame nos mains, notre sueur, nos intelligences, notre présence. Elle les recevra demain. Ou après demain. Mais elle les recevra, ou alors elle périra.
Hasta la proxima.
DOW, on s’accorde. Un seul souci pour moi, non deux :
1- Que l’afrique avance.
2-Que Venus Williams gagne ce soir.
Professeur du Cames (Pst 176),
Ca fait deux soucis, et non un seul. @+, M82
Excellente idée de se mettre au piano,NJ, cela nous changera de musique...Trop de fausses notes sur ton azertyuiop.
Pour info et t’éviter encore de pratiquer le terrorisme verbal qui clot, comme toujours, la discussion par " point barre" ( en solfège, cela signifie qu’on retourne au début de la partoche) sache que Mandela effectue actuellement un séjour privé, il n’est donc pas en visite officielle...Pour le reste prends le temps de t’informer sérieusement. La réflexion, l’ouverture d’esprit, c’est comme les gammes et l’ Hanon, ça se travaille.
Mandela 89 ans ou l’automne du patriarche ? Laisse le vivre "sa retraite" à sa guise. Il n’a aucune leçon à recevoir de ta part. Ton titre auto-proclamé de reine des nouilles ne te donne pas tous les droits, surtout pas celui de nous servir perpétuellement la même soupe avec son petit vermicelle...Cette forme de "dictature" , celle des affirmations sans débat, n’affame pas le peuple, personnellement, elle me gâve. "point barre" pour cette polémique sans aucun intérêt.
"je fais à Gbagbo exactement les mêmes reproches qu’à tous nos autres présidents de je ne sais quoi : que font-ils de nos pays ??
Bien à vous les gens. Je trouve enrichissant vos échanges. Et n’oubliez pas qu’ils ont raison parmi nous tous, ceux qui ont appelé à "agir". "
lol .. ben gbagbo a agit lui au moins et n est pas rester au stade stérile de la discussion , alors l enrichissement c est chez lui qu il faut le trouver , car l agir ca le concerne pas nous a avec nos echange virtuel et redondant ! l essentiel n est pas d agir , c est meme ce qu il y a de plus facile , l essentiel est de bien agir , c est a dire apres reflexion et cogiation ! mais surtout evitez l aveuglement qui dure chez certain et qui persiste a croire que les chose sont immuable , la France change evolue et ses politique sont faction de different facteur qui ne dependent pas toujours d elle , la france n est pas synoyme d un etat colonial mais aussi d un peuple actuel qui a son mot a dire ! ils ne faut pas tourner le dos au francais meme si certain d entre eux se détourne du sort de l afrique ! dans tes méditation politik dow tu oublie le peuple qu on ne peut réduire a un concpet aussi reducteur que France ou Afrique ! ;; ; concretement se détourner de la france ca se traduit comment !, ? y a tellement de connexion aussi bien dans le secteur economique , culturel , politique , universitaire , local , associatif , et les immigré qui sont en france ils dont comment ? le but c est quand meme de faire vivre ensemble 6 milliard d humain et bientot le triple , alors arretez vos délire de macho qui se mettent a bouder pour dissimuler une envie d etre reconnue en tant qu egal !
"Excellente idée de se mettre au piano,NJ, cela nous changera de musique...Trop de fausses notes sur ton azertyuiop.Pour info et t’éviter encore de pratiquer le terrorisme verbal qui clot, comme toujours, la discussion par " point barre" ( en solfège, cela signifie qu’on retourne au début de la partoche) sache que Mandela effectue actuellement un séjour privé, il n’est donc pas en visite officielle... "
mais bien sur kidimieux et sarko lui est partit passer ses vacance a coté de bush aussi pour un sejour privé lol , pauvre naif , a ce niveau de la politique le privé et le publique c est kifkif , de la l enrichissement personnel de certain lol ! ;; ; toi fo ke tu revise tes gamme , tu va commencer par le flute enchantée lol , les airs pipo t a l air d aimé ca
j ai fé trois lol , tu aura noté le code dissimulé dans ma partoche , indice ... Wagner
les peuples d afrique et les peuple d europe doivent se rapprocher meme si les débiles au sommet de l etat ou de chair universitaire prone le détournement des uns avec les autres avec le choc des culture et le repli sur soi facon libéral , soumis au seul rapport de force généré par une economie de marché grande génératrice de bien etre et confort , les intello les plus pervers sont les economistes ! de pure spéculateur de souffrance qui se font passer pour des scientifique , meme les anthropologue n ont pas oser franchir cette frontiere entre science positive et sciences social !
Kidikoi (post 178),
"Mandela 89 ans ou l’automne du patriarche ?"
Petit apparté de foot, avant que vous ne retourniez sur les terres des intellectuels. Voilà encore un exemple de ce qui m’horripile chez nos dirigeants. On peut penser ce que l’on veut de la FIFA, de Blatter (moi le 1er), mais cette organisation et cet homme ont décidé d’honorer les 89 ans de Madiba comme tout le monde a du l’entendre. Hélas ! 3 fois hélas, Issa Hayatou (le patron du foot africain, un homme qui n’est pas ma tasse de thé), d même que le secrétaire général de la CAF ont répondu absent à l’invitation qui leur a été lancée, préférant assister à un match de foot aux Jeux africains d’alger, pour l’un et... bref ! @+, M82
faut pas oublier que le pote d Aron , le sieur hayek a pour fondement de l ordre social des equation mathématique, fausse en plus d ou le nom d equation libéral , ca part en couille koi , mais pour dissimuler cette pensée hygiéniste on a subtilement remplacé le mot egalité par le mot Equité , l equité c est la justification par nature qu un mec vivent avec 200 millions dollar pendant que d autres survivent avec a peine 1 dollar par jour et par famille lol , a un moment c etais les biologiste comme chauvin qui concevait l acquis comme le fruit de l inné , now c est les economiste libéraux qui pense que l individu est seul responsable de son destin , on peut faire un parallele avec l identité sexuel qui est une construction social et inconsciente faconné par les normes choisit arbitraire par une société et non les individus qui la compose, puisque par définition ces meme individus sont comparé a cette société au meme niveau que nous vis a vis de la langue , soumis a un paradoxe ou l inné et l acquis s echange mutuellement des don dans un elan dialectique digne d un hegelien comme fukuyama justement ; etrange type d extreme orient qui vient annoncer que l histoire est fini lol , un naif a dit que machiaviel etait plus pertinent que hobbes en ce lieu , c est stupide ils ne parlent pas de la meme "chose", l un parle des instrument l autres des musiciens ! montesquieu du chef d orchestre , et marx de la séparation entre le publique qui secoue ses bijoux et de leur valets debout au fond de la salle qui astique leur rond de cuir ! , la solution passera pas la communication , c est a dire la culture ou si les puriste prefere , l esprit religieux ! plus les individus d europe et d afrique se sentirons proche plus on aura de chance de voir en europe des politicien traduit de facon electoral le souci non plus de soi mais de l autre ... tin cé bo ce que je dit , chui raidos au lit
un pretre au gouvernement ? pkoi pas . y a deja des traitres ! et puis on a boutin la conseillere au vatican qui considere que les putes sont des hérétique pervers et les mere au foyer des saintes soumise a l odre divin , pour fadel amara racaille = incendiaire machiste , et femme voilé = pute soumise a des incendiaure potentiellement terroriste car musulman , ca va tellement loin que les philosophe arabe on les present comme penseur de l islam ,ou alors kant descartes nietzsche sont considerer comme penseur chretien , bon c est tout pour le moment j ai pas sommeil :dsl je sais que vous en redemandez soyer patient lol ca revient et ca repart c est comme un air que l on chante dans sa baignoire ,oublier soyez militant refuser de quitter EDF pour un autre opérateur ou gare ou court circuit lol !
enfin , merci ... !
... i’ll be back !
ça donne quoi alors pour Venus Williams ?? ;-)
N_j (post 79) : ce qu’il y a de bien avec toi, c’est que tu formules tes arguments, et tu te charges toi-même de les contredire. Ainsi tu écris : "l essentiel n est pas d agir , [mais] de bien agir". Tu concluras donc toi-même que si Gbagbo à tes yeux agit, j’attends moi, qu’il agisse positivement. Not just doing, but doing the right thing. Je te concède alors que j’aurais dû dire "bien agir" plutôt que "agir". Contente ? ;-)
Ensuite (post 179 toujours), bien évidemment quand je dis "la France", j’évoque l’exécutif, l’institution France si tu veux, non pas le peuple. Tu le sais bien, on en a déjà discuté. Quel grief voudrais-tu que j’aie à l’égard du peuple français voyons ? Mais quand tu évoques les immigrés qui vivent en France, sache que de façon similaire, des immigrés français vivent en Afrique. Comme disait quelqu’un, two can play that game. A bon entendeur...
Mais sur un aspect tu as entièrement raison : tu sais bien qu’on est obligé, sur un blog, de dire les choses dans des raccourcis un peu brusques. Il faudrait prendre le temps de nous mettre d’accord sur ce qu’est "tourner le dos à la France". Mais ce n’est pas tant qu’il y ait "tellement de connexion aussi bien dans le secteur economique , culturel , politique , universitaire" comme tu l’écris. Pour moi, tourner le dos à la France, c’est remettre en cause tous ces privilèges ubuesques, qui lui sont accordés chez nous on ne sait trop en vertu de quoi. Ngnagna parle souvent ici du franc CFA et de la souveraineté monétaire. C’est juste la chose la plus grotesque dans le monde moderne, que tout un ensemble de pays mettent ainsi proprement sous-tutelle leur monnaie. Il y a mille et une autres choses comme ça. Bien évidemment, on pourrait très bien faire valoir qu’avec les sots qui dirigent actuellement nos pays, reprendre cette souveraineté-là nous conduirait au devant de possibles déboires. C’est pour cela donc, que je ne dissocie jamais tous ces sujets : l’émancipation par rapport à la France, ne peut se faire que parallèlement à une prise de conscience, qui nous ferait réaliser combien nous vivons un "état honteux" comme dirait Sony L. Tansi. Tourner le dos à la France, c’est pouvoir se passer d’elle si on le décide, et dans les domaines où on le voudrait. Là encore, il est bien évident que ce serait un peu illusoire tant que l’Afrique demeure cette larve flasque et sans orgueil (à moins alors d’appeler à l’aide tel ou tel pays en lieu et place de la France). Mais une Afrique qui décide d’être orgueilleuse, ne pourra pas se passer du monde entier certes, mais pourra se passer de qui elle veut, ou si l’on préfère, pourra choisir avec qui elle s’associe dans des rapports collaboratifs.
je rappelle mon post 27 après 2 ou 3 corrections :
première possibilité : Révolutionne !
le peuple africain, renverse ses potentats. Pas facile... Du sang, des deuils, des viols, des exécutions sommaires, la famine, épidémies, des frères tuants leurs frères, l’armée tirant sur le peuple. Hmmm....çà arrive déja...(Guiné Conakri debut 2007, CI 2004...) Blocus éventuels, interventions armées des puissances etrangeres souterraines et sournoises, qui appuient ces pathetik pantins aux desseins ravageurs et délétaires, tristes victimes com je pourrais l’être, de leurs instincts de l’ombres. Je l’appellerai " L’aube des charniers" dont la suite serait, on l’espère "Phénix africanus".
Deuxième... une révolution à bas bruit, plus longue, moins spectaculaire. Mais peut être plus durable ? Sous entend des H d’esprits éclairés, inventifs, et visionnaires, relayés par des maillons, au plus profond de la plèbe. C’est dans la deuxieme je crois que l’Afrik s’engage. Mais les effets ne sOnt pas encore palpables, ou homogènes. A question of time maybe ?
Dans les deux cas, il faut que des grands hommes ou femmes, prennent la suite. Si c’est pour qu’un spectre remplace un fantôme... Or un politocard altruiste, ou même seulement juste, çà n’existe pas ici bas. A peine sur le fauteuil de Président que déjà, et sans pleine lune, sous la tendre laine blanche pousse sa robe grise maculée du sang des innocents, qu’une queue saille de son arrière train, et que ses canines s’hypertrophient...
L’avenir d’Afrik se fera à travers ses hommes. Il sera digne, prometteur et salutaire, si ses réprésentants, ses acteurs, le sont.
çà peut paraitre hors sujet, mais penser à l’avenir du continent africain peut se faire en réfléchissant sur chaque cas particulier, chaque pays le constituant. Exemple à suivre ou ne pas suivre. S’inspirer de tel ou tel ...
A propos de EL Gbabo : peut on m’expliquer un peu ce personnage paradoxal à mes yeux.
Voyages en CI en 2004, après que çà est refroidi. Moi ni aventurier, ni mercenaire.
Primo : A discuter avec quelques ivoiriens je note qu’ils ne s’accordent pas, certains le louent, d’autres l’honnissent. Bon çà ... Ds un peuple on peut avoir des gens pour et des contres un président. OK Je retient qu’il ne fait pas l’unanimité.
deuxio j’entend des rumeurs, donc à considérer comm telles, de charniers, de meurtres commendités par le couple presidentiel, avec une Simone dépeinte com féroce ?? Voudrais je d’un président qui assoit son autorité dans le sang ? Etait ce un mal pour un bien ? L’autonomisation de l’Afrik se fera t elle forcement dans le sang ? Les violences perpétuées sont elles une étape nécéssaire avant des horizons plus sereins et libres ?
tertio, à Abdijan, me promenant je n’ai pas pu ne pas ressentir cette fébrilité, ce banditisme grandissant, cette floraison des sociétés de gardiennage, ces barbelés tjours plus acérés, sur des murs tjours plus hauts. Ces routes dont le bitume se lézardait, aux nids de poules tjours plus foisonnants. Ce marché de quartier, multicolore, dont les ordures s’entassent en son centre, suintant d’humidités malsaines. C’est quel président çà ? Qui laisse se propager com une lèpre sur le visage d’Abidjan ? Qui laisse une situation sociale se détériorer ? Comprenez que je cherche à en savoir plus, je m’empêche de juger, d’aboutir à des conclusions hatives. Contrast frappant, je fus bien acceuilli, et les abidjannais gardent le sourire et la fête com exécutoire. Pardon, exutoire.
Mais c’était il y a trois ans, je ne connait pas la suite.
Et les CV, Catharsis, doivent être envoyés à quelle adresse ? Compétences requises pour les "postes de maillons de la plèbe" ? "La chaîne humaine, c’est l’arme de demain..."
Don’t worry for this shady mind, it’s just for fun ! Good night, see you later aligator...in a while, crocodile.
je ne crois pas que les dirigeants français valent mieux que leurs paires africains. Et com disait Coluche "un pour tous, et tous pourris" En France ils ont moins de problèmes à résoudre pisk il ya déjà en place un systeme social, un système de santé(qui se cassent lag c’est vrai...) ou judiciaire etc etc... l’Afrik est un jeune continent. Sa cinétik de développement que l’on peut trouver trop lente devant les urgences sanitaires que l’on y trouve pfs, peut s’expliquer par çà. Tant de chose reste à faire. D’aucuns font des paralelle plein d’envie avec la Chine. Mais les chinois ne sont pas les africains. Il faut composer avec les réalités locales humaines et sitationnellles africaines.
Tien une idée me chatouille le cortex : L’Afrik est l’avenir de l’hom ?
" Maillon fort de la plèbe, cherche maillonne pour connexion...révolutionnaire à bas bruit. Discrétion assurée." Contacter les esprits éclairés via Jeune Afrique, service des petites annonces.
La cheville est à l’ouvrière ce que le cortex est à l’intellectuel, le marteau à l’écume etc...
Bonne journée à toutes les chevilles ouvrières de l’ombre et de l’underground. Va falloir encore pédaler et mettre les mains dans le cambouis de la chaîne, si elle déraille !
hey kidikoi, wassup ? you back ? the underground is where I dwell at. c’est là que ça se passe, car le mainstream a déja abondonné la liberé d’opinion pour la confier aux gourous médiatiques, avatars de la société de consommation. the underground is out of reach, the masses don’t like it ; it’s too hard and you gotta to be smart to survive there. but uuuh, i need your bike there, I’ll be better with it, definitely ! keep biking
j’aime beaucoup les chevilles des ouvrières
Qui aime bien, shady bien !
Nietzsche-jr dit :
« un naif a dit que machiaviel etait plus pertinent que hobbes en ce lieu, c’est stupide. » au royaume des casse-noisettes bienviendue... non non le naïf et le stupide il n’a jamais dit ça. Il a simplement dit que Machiavel c’est le grand maître, le pionnier. Les petits maîtres (Hobbes, Bodin, etc) ont cru que pour devenir grands ils étaient obligés de tuer "papa". Comme les intellos de pacotille ici qui reprochent à MBEMBE des choses qu’il ne dit pourtant pas, juste pour avoir l’air grands.
Attention D Rap Age, Emenent...When are you getting to be serious fucking funny bike ? ...in a while crocodile !
The underground est par dessus les toits... ( et les Twas... pygmés oubliés au pays des Hutus et Tutsis). The bike need every body like you, definitely too, two, three, tree, four, flour, five, fire, six ...
Si nous phantasmons de voir un jour tous les peuples du monde vivre ensemble dans la paix évitons de "tuer" tous nos mythes. Idem si nous voulons que la négraille arrête de baisser la culotte. King, Mandela, Garvey etc sont peut-être des anges ou des démons selon qu’on bosse au labo de Nj, de D.O.W, de Ngnagna, ou de l’autre, ce n’est pas important. Si on apprécie le combat de MBEMBE comme j’ai cru le lire, il faut éviter de "tuer" UM NYOBE. Si on souhaite ou on espère que les peuples vivent un jour en paix il faut éviter de "tuer" Mandela que la conscience collective a construit comme symbole de pardon, de paix, de reconciliation. On peut ne pas être d’accord avec ce que pierpoljack dit de Mandela, c’est pas important. laissons simplement vivre les mythes qui peuvent être utiles à quelque chose d’utile. C’est vrai que vous les intellos vous détestez les mythes ; mais nous les petites gens en avons besoin.
Bon point BP ( ça donne combien litres de carburant ? )," le pourquoi du comment tuer son papa", il y a d’autres spécialistes éclairés qui expliquent très bien cela. Mais en fait, c’est toujours plus ou moins le même cinéma.
En revanche, c’est peut-être précisément ce que ne dit pas, ou ne fait pas un achille Mbembé et consorts, qui pose question. Certains silences résonnent l’incohérence.et la vacuité.
Im on on don’t worry, you’re the bike , i am the fuel.beware of high speed and accident, be careful on the highway ! j’aurai aimé avoir les cheveux au vent mais j’ai la boule à Z (im going bald, what a shame !).
on a oublié de parler d’un autre intello, Mongo Beti, dont la plume est vraiment regrettée non seulemnt pour son style mais pour son engagement au côté des exploités. un de ses ouvrages est subrepticement, sinon explicitement dédié à Ruben Um Nyobé, "Remember Ruben".Beau roman, d’ailleurs
MON DIEU, QUELLE HONTE !!!!!!!
Il n’y a que de noirs africains qui osent encore débattre sur le bilan du combat politique de Nelson MANDELA. Je ne comprendrais jamais rien à cette race. Même Gordon BROWN a dit récemment que c’est le plus grand homme politique de notre (leur) génération.
MANDELA est le plus grand. Merci MILA de le rappeler ici. Même SARKOZY donne plus d’égard à MANDELA que nous mêmes. C’est fou !
Je crois qu’il me reste plus qu’à retourner plancher sur mon futur livre "Je suis noir et je ne comprends pas les noirs".
Blaise
Merci BP pour ce plein de bon sens. Les intellos ou les apprentis intellos n’aiment pas les mythes comme tu dis... Nj dans son "labo" laborieux a décrété, hier soir, pour Mandela un départ en retraite sans discussion. Un nouveau Robben island, une 3è mise à l’index, pour un homme qui a passé un tiers de sa vie derrère les barreaux de la connerie humaine ?
C’est chez Freud et Arthur Schnitzler ( au fait, pourquoi sa bio, de 300 pages,qui vient de paraître sous la plume de Catherine Savat,chez Fayard est vendue à 22 euros alors que les 167 pages de Lettres à Jimmy de notre hôte coùtent 17 euros... Le cours du kg de pages, varie-t-il selon les producteurs ? A l’heure du commerce équitable, on aimerait bien comprendre comment ça marche. C’est le prix du timbre, peut-être ? ) c’est donc chez Sigmund et Arthur qu’on peut soigner, ou du moins comprendre les raisons de ces dérives pseudo-intellectuelles...Symptômes névrotiques de complexes profonds face à certains mythes humains, sensations inavouables qu’on ne leur arrivera jamais à la cheville ( eh oui, je file la métaphore jusqu’au bout, on n’est pas là pour gaspiller la loghorrée ! ) alors on préfère leur casser du sucre sur le dos à tous ces pepères révolutionnaires ( car c’est plus sûr et ça peut même donner l’air intelligent auprès de qqs naïfs). Quel sort auraient-ils réservé à un Lumumba ou un Che ? Un saka-saka sauce piquante mais aigrie avant l’âge ? En kirundi, les vieux on les appelle les "mutamas" et ils n’ont pas besoin de forcer le respect. Il vient tout seul à ceux et à celles qui veulent bien les écouter ...
Observer sans juger, merci Madiba et tous les autres.
Blaise je vous propose un texte comparant esprit cartésien et sagesse africaine, peut-être t’aideras, du moins en partie, à comprendre les négro-africains. bien à vous. le texte est d’un africain, alors...
" Esprit cartésien et sagesse africaine
Achever le discours confus du monde en une parole précise, et j’ajouterai efficace. Vœu du philosophe qui résume la quête inlassable de l’occident, des présocratiques à René Descartes dont le discours fameux annonce et crée, enfin sorti du rêve des poètes, le bel aujourd’hui, la modernité efficace à laquelle notre monde saturé de matériel et plus que jamais assoiffé de mystère, ne reproche qu’une chose : d’avoir oublié que l’Homme ne vit pas que de pain. L’invasion de l’occident par le matériel compromet en effet gravement la modernité de la société contemporaine qui vire à l’utilitarisme prosaïque que justement rejette la sagesse africaine qui refuse de désacraliser le monde, le risque étant de tourner le dos au progrès dans sa version matérielle. Ainsi, esprit cartésien et sagesse africaine s’opposent sur le plan de leurs intentions. Et cette opposition se traduit par le développement contrasté des sociétés occidentales et des sociétés négro-africaines. Dans ce cas aucune de ces deux sociétés ne peut se prétendre véritablement développée. De la réconciliation de leurs deux visions du monde dépend peut-être bien l’avènement d’une authentique modernité : l’émergence d’une société de part en part traversée de rationalité certes, mais une rationalité qui n’expulse pas l’homme de lui-même, condamné en quelques sortes à vivre à la périphérie de lui-même, faute de vie intérieure. Lorsqu’il affirme que par la science l’homme doit devenir maître et possesseur de la nature, Descartes croyant soucieux du mystère du monde ne réduit pas cette possession et cette maîtrise à la seule nature matérielle. Il pense bien évidemment aussi à la dimension spirituelle de l’homme qui fait partie, c’est vrai, de la nature. Ce que la sagesse africaine avait bien vu, elle qui est, (c’est à la fois sa force et sa faiblesse) essentiellement prudence dans la conduite de l’homme au jour le jour et modération dans les désirs, effort pour se conformer à l’ordre de la nature. De sorte que le projet cartésien et la sagesse africaine qui sont tous les deux inscrits dans le même mouvement de l’esprit humain, qui par vocation désire savoir, ne diffèrent en fait que par leur localisation, l’objet visé et les procédures d’approche de cet objet. On eut dit une question de choix fait en fonction des cultures et des idéologies qui les sous-tendent, et dont les profiles portent trace de l’histoire de chacune d’elles ; les uns optant pour la conquête sous toutes ses formes, les autres évitant les risques physiques et spirituels d’un tel choix et peu avides des biens de ce monde, se contentant de peu. De ce choix, résulteraient entre l’occident et l’Afrique cette différence de regard sur le réel, cette différence d’attitude et de comportement devant la vie.Mais revenons à Descartes. Descartes représente dans l’histoire de l’humanité le point de rupture du cheminement de la pensée occidentale, le moment où s’achève l’ancienne, la pensée sauvage, poétique, et où commence la modernité. Le temps du distinguo, de la séparation des savoirs et des spécialisations ; le temps de la clarté de l’esprit dans son cheminement. Dans l’ancienne l’Afrique se reconnait. Elle est sagesse au premier degré où élan spéculatif et esprit critique s’imbriquent pour déterminer un art de vivre sous la haute vigilance de la raison. En occident, l’effort pour séparer science, religion et littérature (poésie) commence aux présocratiques et se poursuit jusqu’à Descartes. Il revint à Descartes d’y mettre de l’ordre. S’il eut quelque injustice chez Boileau à saluer en l’œuvre dès la naissance essoufflée de Malherbe, le tournant décisif de la littérature française, en revanche l’avènement de Descartes en philosophie fut bien plus significative, une véritable révolution. Et si aujourd’hui nous sommes dans le domaine de la pensée peu sensibles à cette rupture de ton et au changement de regard lié aux prises de positions de Descartes, c’est parce qu’une telle démarche de l’esprit fait depuis partie de notre culture, une habitude. Prenons le Discours de la méthode et un instant arrêtons nous sur les phrases qui allaient bouleverser la vision du monde de l’occident et jeter les bases de la modernité : « au lieu de ce grand nombre de préceptes dont la logique est composée, je crus que j’aurais assez des quatre suivants, pourvu que je prisse une ferme et constante résolution de ne manquer pas une seule fois à les observer. Le premier était de ne recevoir jamais aucune chose pour vraie que je ne la connusse évidemment être telle, c’est-à-dire d’éviter soigneusement la précipitation et la prévention et de ne comprendre rien de plus en mes jugements que ceux qui se présenteraient si clairement et si distinctement à mon esprit que je n’eusse aucune occasion de les mettre en doute. Le second, de diviser chacune des difficultés que j’examinerais en autant de parcelles qu’il se pourrait et qu’il serait requis pour les bien résoudre. Le troisième, de conduire par ordre mes pensées, en commençant par les objets les plus simples et les plus aisés à connaître, pour monter peu à peu comme par degrés jusques à la connaissance des plus composés, et supposant même de l’ordre entre ceux qui ne se précèdent point les uns des autres. Et le dernier, de faire partout des dénombrements si entiers et des revues si générales que je fusse assuré de ne rien omettre ». C’est de cette terrible ascèse des facultés de l’esprit qu’allaient sortir la science moderne dont nous savons les pouvoirs étendus. Toute la modernité de la société occidentale en sa foi en l’Homme et en sa jeunesse joyeuse se trouve enfermée dans ces quatre préceptes de Descartes. Ajoutons-y le célèbre « je pense donc je suis » qui place le je, l’Homme conscient en posture de responsabilité devant l’univers, et nous tenons les fondements philosophiques qui ont rendu possible le formidable progrès de l’occident et son optimisme conquérant. Le vœu de Descartes qui rêvait d’une philosophie pratique grâce à laquelle l’homme se rendrait maître et possesseur de la nature était comblé. Et c’est là, plus haute sagesse puisque pensée spéculative et action s’accompagnent pour servir au mieux l’homme.C’est peut-être le moment de proposer une définition de la sagesse pour savoir à quel étage de la sagesse est logée la pensée africaine. Pour savoir aussi jusqu’où elle est parente de la sagesse occidentale qui a rang de philosophie, et savoir où elle s’en sépare. Lorsque nous parlons de sagesse nous devons tout de suite abandonner l’idée colportée par le langage quotidien pour qui la sagesse est une certaine prudence terre-à-terre. Il est clair que nous sommes loin de la sagesse dont la philosophie est en quête. Celle-là ne peut engendrer le progrès. Celle qui est ensemble de recettes jamais revisitées. Et c’est le drame de l’Afrique. Sa sagesse est si loin de la philosophie que peu lui chaut d’aller à la quête de la sagesse au sens où l’entendaient les Grecs, pour qui elle est la totalité du savoir à la quête duquel est partie la philosophie de Descartes. La philosophie c’est-à-dire la forme de culture qui s’assigne pour objectif de réfléchir de façon systématique sur l’ensemble des problèmes théoriques et pratiques qui se posent à une société à un moment donné de son histoire.Les cultures qui ont opté pour la sagesse à l’africaine, par sagesse ennemies des excès, ont peur de penser en dehors des recettes éculées, elles travaillent sans cesse au respect de l’ordre naturel des choses dont elles ont garde de s’éloigner. Prométhée paraît n’avoir jamais séjourné chez elles. Ici le savoir empirique et approximatif a établi son règne. Mais que vaut un patrimoine culturel dont l’esprit n’exige aucune justification et ne conteste tel ou tel détail ? C’est alors que, plutôt qu’humus nourricier, la coutume et la tradition deviennent des impedimenta, des charges et des obstacles à la croissance et au progrès. Pour n’avoir pas pu ou voulu séparer science, religion et littérature, pour avoir voulu rester une pensée syncrétique, la sagesse africaine n’a jamais pu s’élever au dessus d’une simple réglementation artisanale de l’action humaine, se contentant d’être au mieux un art de vivre inspiré de coutumes nées au hasard des circonstances et conservées par habitude. C’en est tout le contraire de l’esprit cartésien, qui accepte volontiers de se remettre en question et de réviser ses procédures de connaissances ; en même temps qu’il les propose à toute conscience libre et responsable. Générosité donc de l’esprit cartésien apparu en violent contraste avec la sagesse africaine qui limite son savoir à une petite élite tristement égoïste (les sorciers et autres initiés). Et je ne pense pas que ce soit par crainte que « distribuées sans discernement aux masses et exploitées aveuglément par elles, les plus belles découvertes se montrent plus nuisibles qu’utiles ». En fait c’est parce que savoir c’est pouvoir « et plus essentiel le savoir, plus grand et par conséquent plus redoutable le pouvoir ». Mais il faut le savoir, le salut sera collectif ou il ne sera pas"
Blaise, euh, rasure-toi...je pense que NJ bosse seule dans son petit labo. beaucoup d’idées noires, du nihilisme, mais rien à voir avec une sombre pigmentation ( même si elle en a noirci ici des km de pages blanches)...J’aimerais savoir si elle a mis au moins une fois dans sa vie s es pieds.. et fatiguer ses frêles chevilles en Afrique ? Elle "m’invite " ( avec l’index pointé) à repasser mon bac et à réviser mes cours d’Histoire. j’y ai consacré 5 années d’étude à la FAC et lisiblement je n’en ai rien retenu. Quels seront les contenus d’enseignement dans la principauté du Nouilland ( ou Newnihiland ) ? Mais c’est trop facile de casser du sucre sur les absents et de me mettre à faire ce que je dénonce à l’instant ( mais je l’avoue, ça fait un bien fou, au pasage). En tous cas les dérives révisionnistes, ce n’est pas ma tasse de thé.
" Montez-moi plutôt de la bière et des sandwichs( chacun voit midi à sa porte, même quand il est 12h30 passé), comme disait le vieil inspecteur Maigret, j’vais interroger Mr Le Passé puis on verra ce qu’on peut faire pour mzelle Lavenir." ( Si, mais non ! )
T’inquiète, je suis de l’espèce humaine et je ne comprends pas toujours l’espèce humaine. Don’t act, just do the right thing. Le plein, stp B Shamy, plus de gazoline mais toujours les cheveux au vent !
Shady, il me semble avoir déjà lu ce texte. L’auteur ne serait-il pas le scientifique et écrivain congolais Emmanuel DONGALA ?
Malgré tout le respect que j’aie pour lui, j’avaoue que je n’ai toujours rien compris de ce texte. Peut-être trop philosophique pour moi. Pour ma part, ce que j’aimerais aujourd’hui c’est répondre de façon simple à des questions simples. Par exemple : "Que veut l’Africain aujourd’hui ?".
Tout le reste n’est que nuage de fumée.
Blaise
cette pensée est de l’ordre de celles qu’on critique, elle semble avoir des relents européocentristes comme dirait l’autre, mais faux, l’auteur est un africain passionné par le sort de sa patrie d’où son analyse qui se veut dépourvue de passion et d’atavismes. Le ton peut choquer quelques fois,c’est une claque pour réveiller. Les observations scientifiques des choses de l’homme (histoire, socilologie, ethnologie, philo etc)sauf pour la philosophie qui part d’un postulat en émettant des concepts et systèmes afin d’atteindre le but proposé, ces sciences ne relèvent en général que par la conceptualisation d’une observation objective. Feu à la pensée idéologique !
non Blaise, c’est Dominique Ngoie-Ngalla, un autre écrivain congolais.
From The D. NN’ s underground ? Dis donc, B Sha, la connexion est difficile sur son blog, elle ne tient pas la route...je veux dire,je suis souvent coupée au bout de qqs secondes de connexion. Mauvais plateau on the highway ? What’s the problem with my bike ? Allô, maintenance service ?!...
Merci Shady, je m’excuse d’avoir voulu attribuer ce texte à Emmanuel DONGALA.
Dominique Ngoïe NGALLA, je connais de réputation. Quand j’étais élève au Congo, on en entendait beaucoup parler. Il faisait partie avec le sociologue Côme MANCKASSA, des Universitaires congolais de renom qu’on aurait pu qualifier d’intellectuel (avis à TEASER). En tout cas ils tendaient vers ....
Dommage que tout ce beau monde soit allé se jeter (comme le défunt Sony LABOU TANSI) dans ce panier de crabes des politiciens congolais. D’où le grand vide intellectuel que l’on peut observer aujourd’hui au Congo, malgré les quelques efforts de Théophile OBENGA. Mais il est bien seul (coté congolais j’entends).
Blaise
Blaise !la politique c’est quoi au juste ?Cicéron,Victor Hugo,Jacques Attali, Andre malraux,Th. Obenga, n’ont-lis pas fait de la politique ? TH. Obenga est un historien et philosophe très brillant, mais le combat qu’il mène aujourd’hui s’écarte des contributions que sa grande intelligence pourrait apporter.No comment, je connais la maison ! C’est vrai que Ngoie-Ngalla a été dans le conseil de l’UPADES, il en est sorti heureusement,la politique, comme il dit lui même,"telle qu’elle est faite chez nous", ne lui convient pas. C’est une question d’engagement qui fait qu’en s’active en politique. Il est vrai qu’elle n’est nôble,elle restera cependant d’actualité tant que d’autres moyens d’encadrement des forces en mouvement pour la conquête et la gestion du pouvoir n’auront pas été trouvées.
Ce blog est un antidépresseur incroyable. Hey M.Mabanckou, vous êtes sûr que la sécu vous reverse rien ?
Je pense que le proprio du blog devrait demander une redevance à la sécu pour les services rendus à tous ceux qui lisent et écrivent ici. Moi j’étais terriblement en colère depuis ce midi pour des soucis perso, le spleen, les boules etc ! Mais Blaise KIBONZI vient de me faire rire comme un dingue. Il dit : « ce que j’aimerais aujourd’hui c’est répondre de façon simple à des questions simples. Par exemple : "Que veut l’Africain aujourd’hui ?". » Satan tout-puissant lol !! (cf. N-j qui nous a appris que c’est satan qui est bon, pas Dieu). Mon cher KIBONZI je crains que nous n’ayons pas la même idée du "simple". Vous trouvez que répondre à cette question là est une chose simple ? Putain de bon satan de méchant dieu de merde ! Je crois que je vais vous inviter aussi à boire du vin de palme. Vous êtes adorable. Vous prenez la vie du bon côté.
je vous invite à découvrir les intellos underground, comme en musique, ils n’ont que faire de déplaire au people, ils pensent sans attendre une surmédiatisation.En Afrique il y’en a beaucoup. C’est le cas , cette fois en littérature d’un auteur qui de sont temps était célèbre pour ses positions humanistes et socialistes (époque Jaurès oblige) mais qui plus de 80 ans après sa mort n’est plus qu’un nom connu que par ceux qui aiment bien fouiner chez les bouquinistes.il faut faire très attention à la société de consommation, elle a déja rattrapé des gens qui par leur éducation et leur sensibilité à l’essentiel devraient se boucher les oreilles avec de la cire, de peur d’écouter le chant de la sirène...
c’est vrai que c’est bon le vin de palme !"Satan tout puissant" quelle antiphrase, j’adore !
kidikoi,
BP c’est pas l’essencerie (pour reprendre une expression dakaroise), donc pas de bidons de super98 à gagner. BP=BAYA P
Nous parlons de "blessures" et de guérisons, il ne faut pas perdre de vue les blessures que nous assénons à l’Afrique hic et nunc. Je mets dans "blessures" aussi bien le manque de vision prospective, le manque de projet sociétal, l’incompétence des africains, le manque de probité, le manque de respect de la parole donnée, le manque d’ambition, le vol, la violence, le viol physique et mental, la couardise et la démission des Africains devant leur vocation d’Homme. Je prendrais deux exemples pour illustrer mon propos : 1. Si vous faites le tour des ambassades africaines en France, pour ne citer que ce cas, vous verrez à quoi ressemble l’image de l’Afrique et son sérieux, telle qu’elle est véhiculée par les Africains eux-mêmes. L’ambassade du Congo par exemple excelle dans la vente du manioc, le ndombolo, le singe boukané, le saka-saka et l’exhibition des sapes. C’est le plus gros repère des fainéants que la terre n’ait jamais porté. Je vous mets au défi d’y trouver un annuaire des opérateurs économiques congolais. Ne compter pas sur l’amabsssade du Congo pour trouver un plombier au Congo. 2. La probité vous en voulez ? Ne comptez pas sur les diplômates Conglais. Encore un exemple pour la route. Des dignitaires congolais, munis de passeports diplômatiques viennent d’être arrêtés comme de vulgaires trafiquants de devises à l’aéoroport de Roissy en ce mois de septembre. Ils tentaient de faire passer 250 000 euros sans les déclarer aux douanes. Alors quand on me dit que les blessures de l’Afrique gna gna gna !!! Walaï, je dis stop-là monsieur ! Commencez par vous poser la question de votre vocation humaine ensuite nous verrons qu’elle traitement vous administrer pour vos blessures. Walaï, ces colons-là, ils ne vous ont pas bien bien colonisé ! Walaï faforo tonton Fedherbe, tonton Marchand revenez !!!!
Walaï faforo ! Tonton fedherbe, tonton Marchand revenez ces nègres-là commencent à trop faire les gnama gnama !
Shady, j’avais déjà animé il y a 2 ans sur le forum de Congopage une discussion sur le thème "Qu’est ce qu’un intellectuel ?". Car j’avais compris qu’au Congo, il n’y avait pas que mon défunt analphabète de père qui faisait l’amalgame sur le sujet. Me prenant même moi pour un intellectuel. J’avais toute les peines du monde à lui faire comprendre que je ne l’étais pas, malgré mon BAC+....
Ce que je dis aux autres congolais, c’est qu’il ne suffit pas non plus d’être un auteur reconnu pour être déclaré intellectuel.
Quant au lien entre l’intellectuel et la politique, nous avions également eu une discussion très poussée. De mon point de vue, j’approuve le fait qu’un intellectuel puisse prendre des positions politiques. Mais je pense qu’il cesse d’être un intellectuel lorsqu’il s’engage dans la politique. Car (et toujours de mon point de vue), les deux sont incompatibles. Je sais que jusqu’à présent, j’ai du mal à convaincre sur ce point, mais en tout cas, c’est la définition que je me fais moi de l’intellectuel. Autant dire que c’est pas demain qu’on verra naître des intellectuels en Afrique noire car tout négro-africain rêve de devenir Ministre.
Cher BAYA P, volontiers pour le Tsamba (vin de palme).
B.K, Je m’inscris en faux par rapport à ce que tu dis. C’est avec étonnement et émerveillement que j’avais découvert l’ambassade du Cameroun en France. J’étais parti faire le Visa d’un ami blâânc (comme disent nos frères camerounais) qui voulait se rendre au Cameroun. Il était en province donc m’avait demandé ce service. Je fus simplement émerveillé. D’ailleurs j’avais écrit à ce sujet un post sur le forum de congopage, pour dire aux congolais que sur ce point là, entre le Cameroun et le Congo c’est le jour et la nuit.
Qui est donc l’Ambassadeur du Congo en France ?
Pardon, excusez-moi, ça m’a échappé. Alain MABANCKOU tu peux donner un coup de ciseaux. Ne parlons pas ici des choses qui fachent.
Blaise
NJ dans ce blog tous les intervenants ne se considèrent pas comme des intellos. Ne généralise pas ton cas.
Baya P je ne viens pas dans ce blog changer le cours des choses par ma pensée. Loin de moi cette prétention.
NJ
concretement se détourner de la france ca se traduit comment ?
qui à parler de tourner le dos à la France ?
Oui Pierre baya, j’avais reconnu, toutes mes excuses...mais j’étais en panne...d’Idées. OK, c’est une excuse "bidon". Allez on the road again, mémé si on a pas assez d’essence, faut qu’on avance.
Très drôle ainsi j’aurais un laboratoire ! Achille Mbembé n’est pas infaillible, on peut critiquer sa réflexion. Nul n’a le monopole du savoir.
Shady : Victor HUGO, André MALRAUX étaient des intellectuels qui sont devenus des hommes politiques.
Théophile OBENGA est un ancien homme politique (le très brillant chef de la diplomatie congolaise dans les années 70), qui est entrain de devenir (peut-être), un intellectuel.
Ce que je veux dire par là, c’est qu’on ne peut pas être les 2 en même temps car c’est incompatible. Sauf dans la tête d’un négro-africain.
Blaise
Blaise j’adore ta façon de lancer les cailloux dans la nuit ! Walaï faforo tu me fais rire avec ton humour grinçant.
Autant dire que c’est pas demain qu’on verra naître des intellectuels en Afrique noire car tout négro-africain rêve de devenir Ministre.
C’est faux ce que vous dites et vous le savez. A propos savez vous si Cheick Modibo Diarra a finalement accepté un poste de ministre dans le gouvernement d’ATT ?
Blaise pourras-tu nous donner le top départ du moment où Th. OBENGA sera devenu intellectuel pour que j’applaudisse, s’il te plaît ? Merci ! Walaï ces africains-là mamééééh ! Parlation, sur parlation walaï !
Toujours aussi à l’aise, Blaise Merci pour ce bon sens pas bidon.. C’est ce qu’on appelle "ne pas avoir sa langue dans sa poche" et c’est tant mieux si elle est là où elle doit être...et d’une nature bien différente de celle confectionnée dans les essences de bois les plus luxueuses... !
un intelectuel contrairement a ce que dit mbembe n est pas un Humain qui pense librement , mais un humain qui communique avec d autre humain pour autre chose qu un simple echange de matiere ... ce qui caratérise un intelectuel , ou du moins devrait , c est l envie de communiquer de recevoir et d offrir une pensée , un mot , une idée , une vision du monde .. en ce sens tous ici le sommes , meme les lecteur .. car lire ou ecouter c est la premiere etape de toute communication entre intelectuel ... un intelectuel ca n existe que par la présence d un autre intelectuel ... apres y a des intello bobo , des intello black , des intello de droite de gauche du centre de nul part .. alors je persiste ngngagna nous somme tous intello .. cogito ergo sum ;amen
Justemnent Gnagna :
De (1) qu’est ce qui te dis que Cheick MODIBO est un intellectuel. Il peut être savant sans être un intellectuel
De (2) et c’est ce que je dis, si jamais il était intello et s’il rentre dans le gouvernement d’ATT pour moi il cesse d’être intello, car il perd ceci :
"Pour le reste, il existe diverses figures de l’intellectuel. Mais, autant que je puisse en juger, ce qui caractérise un intellectuel, c’est avant tout sa liberté de parole et de pensée".
Et c’est exactement ce que vient de dire Achille BEMBE dans le nouveau sujetqu’Alain MABANCKOU.
Je découvre que ma définition de l’intellectuel est très proche de celle d’Achille BEMBE. C’est la première fois que je rencontre un négro-africain qui partage avec moi cette définition pourtant si évidente. Et c’est exactement la position que j’étais seul à défendre face aux congolais il y a 2 ans dans le forum de Congopage.
Blaise
BK, je pense qu’il est possible d’être intellectuel et politique à la fois,Aron qui était engagé au côté du général de Gaulle en est la preuve avec Malraux. C’est vrai que la conciliation est difficile, car il faut savoir rester ferme sur ses convictions et montrer des désaccords avec sa famille politique quand cela est nécessaire, c’est ce que fit Aron au moment de la guerre d’Algérie,il affirma à Degaulle qu’il vénérait pourtant son grand désaccord sur ce qui s’y passait.Il y’a des gens en Afrique qui plus d’une fois ont refusé des postes de ministre, la vertu n’est pas refusée aux africains, il nous reste quand même des gens fermes. et Ki-Zerbo n’était-il pas intellectuel ?La politique n’est pas mauvaise en soi,ce sont les manières de la faire qui peuvent s’avérer...je ne trouve pas d’épithète (car je pense au congo qui est régi comme je ne sais quoi...)
hey je suis désolé, je ne sais pas si BK et Blaise K sont la même personne. mon post précédent répondait en tout k à Blaise Kibonzi. Bien à vous. B Shady.
B Shady dans l’anti-chambre de l’anti-phrase où il faut remettre les lettres à leur place, dans le bon sens, une sirène de l’underground océanique chantait un soir : " mais où vais-je " ?
Shady, je t’ai bien lu. Oui, malgré les initial B.K n’est pas Blaise KIBONZI. C’est peut-être Bernard KOLELAS (qui sait ? rires).
Je comprends parfaitement ce que tu dis. J’ai prolongé notre discussion dans le nouveau sujet ouvert par Alain MABANCKOU. ça s’enchaîne bien.
Cordialement
Blaise
Ngnagna (225),
Partir de la "Jet Propulsion Laboratory" de la NASA, au poste de Président de Microsoft en Afrique, pour enfin accepter d’être Ministre au Mali ? Peut être par patriotisme…
Quand je vous dis que le rêve de tout négro-africain c’est de devenir Ministre. Je croise les doigts pour que cette information soit fausse. Mon Dieu, quelle regression ça serait !!!!
Je perdrai foi en l’Africain francophone si cette information est confirmée.
Tu parles de Patriotisme Professeur Cames ? Il aurait 1000 fois mieux servi son pays là où il était.
"Je suis négro-africain et je ne comprends pas les négro-africains"
Blaise
M Diarra resistait jusqu’à mon départ au président ATT. C’est un négro-africain qui n’a pas pour seule motivation l’entrée dans un gouvernement. Il y en a des tas d’autres sur le continent et ailleurs. Quand on parle de tout un peuple, il faudrait peut être éviter des généralisations.
Blaise "
Je suis négro-africain et je ne comprends pas les négro-africains"
parce qu’il n’y a pas eu de clonage ils sont différents, chacun avec ses qualités et ses défauts. Il est tout aussi de comprendre pourquoi il y a encore des blancs qui adorent Hitler. La bêtise humaine n’a pas de de frontière.
Blaise, j’aurais aimé me passer pour Bernard Kolelas, mais hélas je n’ai pas de jumeaux à nourrir à la table de monsieur Sassou. De même que je n’ai pas de milice à entretenir. Je suis tout simplement Bakouanga-Kamouleta. Au fait Blaise, as-tu le numéro de Tâta Kolélas ? Peut-être pourra-t-il nous enoyer le bon tsamba de Badimossi... (rires). Es-tu sûr que Moïse sait se servir d’un mulot ?
Catharsis
L’autonomisation de l’Afrik se fera t elle forcement dans le sang ? Les violences perpétuées sont elles une étape nécéssaire avant des horizons plus sereins et libres ?
La violence ne sera pas nécessaire si l’interêt général des populations africaines prime. Le prétexte de la « stabilité », de la « paix » est employé par les gouvernants et les occidentaux pour maintenir le statu quo.
Catharsis tu dis
l’Afrik est un jeune continent.
il serait plus juste de dire que les pays africains sont jeunes. Concernant la vitesse de développement de l’Afrique, je te demanderais combien d’années ont été nécessaires à la reconstruction de la France et de l’Allemagne après la deuxième guerre mondiale.
Il peut être savant sans être un intellectuel
Je pense que l’Afrique ne doit pas se priver de ses forces. Qu’il soit intellectuel ou pas par ses oeuvres et ses idées il apporte sa modeste contribution au dévéloppement de l’Afrique.
l’intellectuel peut être politicien. Mais très peu, m’est avis peuvent résister à la corruption inhérente à la politique.
La politique est un creuset de vilainies... Si l’on n’y prend garde. Un nid de vipères, qui empoisonneront votre esprits, si vous laissez trainer vos dendrites dedans. Et l’on succombe aux morsures de notre vanité.
La corruption est à peine matérielle. Bien plus grande est la corruption de l’esprit, de l’âme. On est contaminé par une soif de pouvoir, com une gale malseante qui fore les sous bassement de notre dignité humaine, on choppe de sales maladies, honteuses, com l’arrivisme chronique, l’opportunisme fulgurens, ou bien encore le déni de soi. Une amnésie propre et simple de sa provenance, de nos imperfections passées que l’on veut effacer. Croyez moi la politik est malfaisance. A part quelques rares execptions. J’eusse aimé avoir des contre exemples.
Certains ont probablement su conserver leur intégrité, une justesse d’esprit et conserver les buts, les valeurs, d’avant l’acquisition du pouvoir. Mais dans ce monde, ils n’ont pas du allez bien loin.
J’ai cette déplorable allégorie, d’un hom baisant l’anus du malin lorsqu’il entre en politique.
Je parle pour moi : la politique serait com un amplificateur de mes instincts de l’ombre. Sous des couverts d’un ascensionnel humanisme, je précipiterai l’humanité dans sa déchéance.
Ne votez jamais pour moi, ch’vous f’rez la misère !
il serait plus juste de dire que les pays africains sont jeunes. Concernant la vitesse de développement de l’Afrique, je te demanderais combien d’années ont été nécessaires à la reconstruction de la France et de l’Allemagne après la deuxième guerre mondiale.
."
pas combien mais comment j aurai dit Ngnagna , le combien depend du comment et le comment du pkoi lol ... les accord d evian par exemple ou l algérie s engage a offrir a la france de la main d oeuvre bon marché , un instabilité politique synonyme de 4eme république qui atteint son paroxysme avec une tentative de putch militaire , comme quoi personne est a l a abir d une dictature militaire , la lecon de la ligne maginot et la modenrisation de l armée francaise qui adopte le modernisme de l armé américaine , une armée avec porte avion dissuasion nucléaire et autonomie dans l action sur le terrain ...
et puis la france a surtout eu a reconsturire alors que la afrique tout est a consturire , a commencer par les reseau de communication ! fondement de toute echange , economique , politique ou culturel ! ....
londre n est plus qu a 2h de paris , bruxelle , milan, berlin ... ce qui manque a l afrique c est un pays comme la France qui est avouons le , le moteur de l europe
imaginez que dans les années 80 l Iran et l Irak est créer un axe d alliance comme la france et l allemagne dans les années 50 , l europe c est construite en unissant ce qui auparavant etait antinomique , on peut meme esperer un jour voir les pays du centre afrique prendre l exemple de la belgique et de créer une "pays" qui n a de pays que le nom ...
non cata le pouvoir ne corrompt pas ! et si la politique est creuset de vilainie comme tu dis comment doit on considerer la cellule familliale ? la politique c est un instrument , c est quand la politique a des prétention quasi religieuse et se pense le seul instrument a donner un sens a l individu qu’elle est l instrument d une corruption , qui par euphémisme se nomme , altération ...
les gens qui veulent vraiment s enrichir ne font pas de politique , ils sont patrons et sont plutot les conseiller des politique , cette petite voie patronnal qui oriente l esprit lettré d intellectuel avide de reconnaissance ... peut etre que la définition de l intello c est par la négation qu on l approche, si un intello est synonyme de libre penseur alors c est un homme sans pouvoir ! ..n oubliez pas messieurs que c est a nous que Satan a offert la pommes du savoir et vous l avez toujours eu en travers de la gorge lol , je vous dévoile le mythe d adam alias le voleur de pommes
PS : dow evite de confondre precision et contradiction ....
meme les romain ont compris que l essentiel etait les voix de communication , darius , alexandre , les empire d afrique , les egyptien .. tous ont compris la necessité de l echange ... donc une nouvelle definition de l intello , l echange , d ou l absurdité des these sur le devlop durable , l essentiel c est l echange euqitable pas le devlop , car echanger et devlop c est parfois contradictoire , surtout quand vient se greffer sur le principe d echangge un principe de bénéfice ... la matiere de l echange a une valeur defini subjectivement mais vouloir gagner plus que ce qu on offre ( cf capitlaisme) voila le piege ! ! l echange est basé sur le don , et le don a pour but non pas de se develloper matérielment mais de vivre ensemble sans devoir subir une eternel retour de conflit et autres tension génératrice de haine !
putain je ferais une putain de pretre ! des sermont sur la montagne d un savoir illusoir pour entrtenir une illusion précieuse a ma vie ... bon j ai trop la dalle vé aller devorer un kebab !
non une naunce , tout n est pas a construire en afrique , mais a reconstruire d une facon differente , on compare pas la recontruction d un continent en guerre de puis 5 ans et la reconstruction d un continent qu une ingérence etrangere a lentement détruit pendant 3 siecles ! la guerre 39 45 et la colonisation c est pas les meme traumatisme ni les meme degat , des degat beaucoup plus profond qui s additionne pour les noirs d afrique a une période d esclavage et un préjugé qui est toujours vivace sur les capacité cognitive des blackos ! et puis en approchant la visé on réalité que la reconstruction du cameroune ne peut pas se faire sur le meme mode que celle de l afrique du sud , dont un intello c est quelqu un qui pense avec l aide des autres et dans un echange mutuel , on en revient a l echange , ou alors un intello c est quelqu un qui arrive a mettre des ecrit sur une cri de rage ! un intello c est quelqu un qui fige une pensée a travers des maux ...
oué bon dsl .. ciao
très très bien Nj, très bien !
Nicolas Sarkozy et l’homme africain
Le comble de l’ironie, hein ? LOL
NJ
on compare pas la recontruction d un continent en guerre de puis 5 ans et la reconstruction d un continent qu une ingérence etrangere a lentement détruit pendant 3 siecles !
on compare le volonté des « bienfaiteurs » de l’Afrique. L’Europe n’a pas eu le même traitement que l’Afrique. On peut comprendre que l’aide n’ait pas une fin de dévelopement de l’Afrique.
on compare pas la recontruction d un continent en guerre de puis 5 ans et la reconstruction d un continent qu une ingérence etrangere a lentement détruit pendant 3 siecles !
Exactement ! Et je dirais même une néfaste ingérence étrangère. Et ca me fait bien rigoler quand des farfelus font leur intelligent "roooo les africains ramenent toujours tout au passé". J’ai envie de leur dire "mais bien sûr tête d’âne, qu’il faut tenir compte du passé".
nietzsche_junior : putain je ferais une putain de pretre !
Hahahaahaha Je ne pense pas que ce douteux jeu de mots soit au goût de Benoît XVI, mais je suppose que c’est le cadet de tes soucis. Une putain de prêtre, looool ! Depuis là j’arrête pas de rigoler. Il y’a bien sûr plusieurs interpretations possibles. Souffre que je m’enquiers, au risque de me meler de ce qui ne me regarde pas, de l’interpretation que tu veux tienne.
(1)est-ce dans le sens, de permettre aux prêtres de grimper ton mont de vénus, contre especes sonnantes et trébuchantes ? Bon le Mt Venus c’est pas le Mt Golghota, mais je pense que l’intention est louable. En tout cas, c’est pas les prêtres qui s’en plaindront.
(2) Est-ce dans le sens de se faire (introniser) prêtre(sse), et ainsi auréolée de ce nouveau statut, se vendre au plus offrant ? ou au moins aussi d’ailleurs.
(3) Ou alors te vois-tu déjà ordonnée prêtre et béatifiée de ton vivant, par l’Eglise unanime et émue, par tant de professionalisme et de profession de Foi emanant de ta personne ?
(4) etc... Je suis tellement plié de rire que j’arrête là les possibles interprétations.
Il est normal que les africains réagissent lorsqu’ils estiment etre agresser au plus profond d’eux memes mais quels africains réagissent ? aucune voix crédible ne s’est levée de l’afrique pour critiquer le discours du president francais. Aux intélectuels ou peopoles africains, la diaspora africaine, je vous demande de jouer un role dynamique EN afrique, arreter de gueuler de vos tanières occidentales. Lorsque Sarkozy pense afrique, il regarde les despotes qui sont a la tete de nos Etats qui ne savent rien faire et attendent tout des occidentaux, il ne regarde pas la "diaspora" ou les "intello" les "peopoles" car nous, les africains qui vivons en occident sommes ni plus ni moins des laches. Les francais ont décapité louis16 et Marie Antoinette pour obténir la liberté ; rosa lee park en 1955, marcus garvey, malcolm X, martin luther king ont tous joué un role significatif pour sortir l’homme noire de l’orniere, faites de meme pour sortir l’afrique de l’abime...
Eh bien alors vous petits malins qui passer votre temps a grogner et demander que les autres aillent au front pour vous, vous devez d’abord songer a faire la meme chose. Ne dit-on pas qu’une seule main ne saurait attacher un fagot de bois ? Alors vous qui demandez a Mbembe et autres intellos d’aller bagarrer sur le continent, commencez par y aller et appelez les autres au secours. De deux, quittez la france, quittez l’Europe et retournez effacer tout ce qui est francais en vous, de vos petites possessions lubriques a la langue comme le conseille Daioris par exemple. Certains pronent l’abandon d’une langue coloniale ( le francais) pour une autre ( l’anglais)....quelle betise ? Et nos langues africaines donc, qui va les parler ? Les animaux, les illetres, les villageois ou les singes restes ds les villages africains ? Bien sur il faut se detacher des attaches malsaines qui lient les pays africains aux puissances occidentales mais de la a proner l’abandon des langues internationales lorsque nous peinons encore entre nous africains a pouvoir communiquer ds nos langues, c’est cela le suicide. Ngugi a essaye, il est case alors arretons de dire des conneries avant d’avoir balaye devant notre porte. Encore une fois je dis, vous les parigo, hommes et femmes de barbes, sapeurs et autres pitoyables mendiants en europe et en france precisement, revenez ds vos pays respectifs et commencez le combat localement. Fondez vous ds l’anonymat que vous craignez tant, le petit pouvoir que vous conferent vos A/R ds vos villages pourris, votre petit pouvoir d’achat haut en CFA et maigre pourtant en Euros, abandonnez tout cela et revenez au village. Les africains bavardent trop et ne disent jamais rien de bon....Ces blancs que nous pretendons hair tous, sont alles sur la lune, s’appretent a aller sur Mars, pendant ce temps, nous ne sommes pas encore sortis de nos tares, de nos champs de combats fratricides, de nos accusations centenaires deja. Nou sommes incapables de creer et appliquer nos propres lois, nous sommes simplement incapables de nous regarder en face l’un et l’autre sans eprouver cette gene, cette envie de couper le cou a l’autre.... De grace bavardons mais sachons aussi tourner au moins 7 fois notre langue avant de pondre du n’importe quoi. Apprenez l’anglais, le chinois, l’australopitheque pourquoi pas, lorsque vos enfants et petits enfants estimeront que vous n’avez fait que dalle, lorsque ces autres puissances nous mettront sous leur coupe coe la France parce que nous n’etions jamais unis et n’avions jamais su ce que nous voulions de bien pour notre peuple, alors nous continuerons notre marche funeste d’eternels mendiants car que sommes nous aux yeux du monde sinon d’eternels assistes, d’eternels mendiants par notre propre volonte.
Nous fallait-il un discours de Monsieur Sarkozy à Dakar pour recevoir des leçons concernant notre histoire et notre devenir ? De toute façon, nous savons tous ce qu’il y a derrière ; les sensibleries intellectualistes qu’il a essayé de provoquer ne nous laissent pas dupes...
Oui Trésor il ne s’agit pas d’exposer qui que ce soit. Jouer un role en afrique ne veut pas forcemment dire s’opposer au pouvoir en place, ca ne veut pas non plus dire le subir, on peut jouer un role sur le plan socio economique, culturel que sais je...on faisant des actions concretes. Ce n’est pas donné a tout le monde d’etre ecrivain de renom maître de conférence ou historien reconnu par une certaine opinion. Ceux la qui ont cette fibre pourraient etre des leaders pourquoi pas. De toute facon il faut bien qu’il y en est un qui commence si on veut que les choses changent
yess ca faisait longtemps !!! tin de voyage dans le passé a la recherche du post 115 de Dow le revenant !!! merde keske j en ai raconté des connerie depuis !! service royal