L’affaire du Beach a fait couler beaucoup d’encre. Le Club Diagnostic’s & Challenge livre ici son analyse sur un évènement juridico-politique où, manifestement, les opinions divergent selon les lunettes idéologiques chaussées par l’observateur.


Le Club « Diagnostic’s & Challenges »
(Ass. Loi 1901)

Membres-Fondateurs : G.EBENGUE - P.SONI-BENGA - F.GANDZIRI - A.IPPET - J.OSSIBI

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le Procès des « Disparus du Beach » :
Le verdict de la dignité et de l’apaisement, un pas vers la Réconciliation !

Le procès de l’affaire dite des « disparus du Beach » vient de connaître son épilogue en ce mercredi 17 août 2005. La Cour Criminelle de Brazzaville qui avait ouvert ce procès le 22 juillet dernier vient d’acquitter les quinze prévenus pour la majorité officiers supérieurs des Forces Armées Congolaises poursuivis pour « crimes de génocides, crimes de guerre et crimes contre l’humanité ».

Le Club « Diagnostic’s & Challenges » qui a dès le départ alerté l’opinion tant nationale qu’internationale sur le caractère foncièrement politique de cette affaire et sa nature intrinsèquement mensongère, n’a jamais douté de l’issue de ce procès comme il n’avait jamais été surpris par la décision de la Cour d’Appel de Paris d’annuler la procédure ouverte au Tribunal de Grande Instance de Meaux. Alors que Paris avait, en novembre 2004, jugé sévèrement les vices de procédures qui avaient émaillé cette affaire allant jusqu’à déclarer purement et simplement la nullité de tous les actes posés par le juge de Meaux, la Cour Criminelle de Brazzaville vient de dire le droit en jugeant les faits rien que les faits avant de clore définitivement ce dossier, le vidant de toute sa substance parce que rien en l’état ne pouvait justifier un procès aux chefs de crimes de génocide.

Comme il est de coutume de ne pas commenter une décision de justice, le Club « Diagnostic’s & Challenges » prend acte du verdict de la Cour Criminelle de Brazzaville d’acquitter les quinze co-accusés. A tous ceux qui doutaient de la compétence des magistrats congolais, ces derniers viennent de montrer qu’ils savent dire le Droit et rendre la justice en toute indépendance au nom du peuple Congolais souverain. A travers ce verdict, il est clairement établi que la justice aux quatre coins du monde, ne juge que les faits, rien que les faits et non les élucubrations des agit-prop, encore moins les émotions sélectives des lobbies ethniques qui souhaitaient que l’on condamne des innocents avant le procès afin qu’ils puissent exhumer leur haine atavique, assouvir leur soif morbide de la quête du pouvoir et leur propension élevée à la victimisation tous azimuts.

La vie humaine n’a pas de prix. L’acquittement de tous les prévenus ainsi que le dédommagement des ayant droits participent de la lucidité des magistrats Congolais et de la Cour à rendre la dignité à ceux qui ont injustement été accusés sans preuves matérielles tout en respectant la mémoire de nombre de nos compatriotes qui ont tristement perdu la vie ; conséquences de toutes les bêtises humaines dont le paroxysme a été atteint par les guerres civiles à répétition qui ont endeuillé les Congolais de toute origine.

Si cette décision de justice doit, de façon irréversible sceller l’unité de la Nation, marquer la fin de l’impunité et mettre un coup d’arrêt à l’arrogance des puissants sur les pauvres populations civiles, elle appelle à la retenue.

Le verdict du mercredi 17 août 2005 refuse d’humilier ceux qui ont orchestré cette cabale juridico ethnique sur les abords de la Seine à Paris pour les raisons bassement politiciennes dans le seul but de déstabiliser le pouvoir en place à Brazzaville. Il réhabilite par la même occasion, après tant d’années de souffrance intérieure, ces hommes d’honneur injustement accusés et dont la réputation a été ternie à jamais.

L’issue de ce procès démontre s’il en n’était encore besoin, qu’il ne sert à rien de jeter l’anathème sur autrui en l’accusant des pires crimes sans en apporter la moindre preuve matérielle, le moindre témoignage à charge de la part de ceux qui clamaient haut et fort détenir des preuves qui « accablent Sassou et ses généraux » dans certains médias hexagonaux à scandales.

L’acquittement des hauts gradés des Forces Armées Congolaises est la résultante de toutes ces zones d’ombre et autres interrogations qui ont plané et continuent de planer sur l’origine du chiffre de 353 disparus ainsi que du nombre des réfugiés qui ont été portés disparus au débarcadère du Beach en mai 1999. Etaient-ils 80 ou 353 disparus « massacrés » au Beach de Brazzaville ?

Qui des parents des victimes, de l’OCDH, de La Rue Meurt, du correspondant local de l’AFP, de la FCD ou encore de la FIDH touchera les droits d’auteurs de cette affaire pour avoir révélé à grand fracas médiatique le chiffre de 353 réfugiés massacrés au Beach de Brazzaville ?

Sauf pour ceux qui n’ont pas suivi au jour le jour la retransmission en direct à la radio et la télévision nationale du procès des disparus du Beach, personne ne pourra objecter que les magistrats de la Cour Criminelle n’ont ménagé aucun effort pour appeler à la barre tous ceux qui pouvaient aider à la manifestation de la vérité. On ne pourra pas non plus reprocher à la justice congolaise son excès de transparence afin de permettre à tous ceux qui avaient quelque chose à dire à ce sujet de s’exprimer librement. Le peuple Congolais a vu que ceux qui ont témoigné ne l’ont pas fait sur injonction ni sur une intimidation avec une Kalachnikov sur la tempe. Le Congolais responsable saura faire sa propre lecture n’en déplaise à ces hérauts de la tribalité intégrale qui persistent à croire aux procès chimériques à venir qui seront organisés en Europe. Que savent- ils de l’autorité de la chose jugée ?
En droit, le doute profite à l’accusé. Dans le cas de ce procès, l’absence de charges ne pouvait profiter qu’aux prévenus. Leur acquittement ne faisait aucun doute. Il appartenait à tous ceux qui avaient organisé cette cabale depuis mai 1999, d’apporter les preuves de leur culpabilité. L’histoire retiendra qu’il n’en fut rien.

Pour le Club « Diagnostic’s & Challenges », il est plus que jamais temps de tourner la page et de revenir à l’essentiel, c’est - à -dire, le développement du pays. Trop de temps perdu consacré aux querelles de clocher. Le verdict de la Cour Criminelle de Brazzaville qui consacre la fin de l’impunité, est un signal fort lancé en direction de tous les Congolais pour les réconcilier avec leurs institutions afin que vive la République unie et indivisible.


Fait à Paris, Jeudi 18 août 2005
Le Club « Diagnostic’s & Challenges »