Les "Amis" qui soutiennent le régime de Brazzaville devraient aider le "roi" souverain du PCT à tirer les conséquences. Pour sauvegarder la paix si tant est qu’il y croit !

Enfin, Mgr Ernest Kombo, à l’occasion des obsèques de Monseigneur Barthélemy Batantou, vient de se rendre compte que l’événement providentiel de la Conférence Nationale Souveraine (CNS) survenu à Brazzaville, en 1991, était bien sûr "signe" de Dieu, pour la libération du peuple congolais opprimé par une bande de "voyous" nés du putsch du 31 juillet 1968.

La CNS fut le germe de la liberté retrouvée. Elle avait détruit le mal et le "roi" avec, voire aussi l’absolutisme.

Nous aurions dû comprendre profondément le message céleste et, prendre garde, qu’en continuant à vivre avec les mêmes brebis galeuses, elles étaient capables de nous détruire à nouveau et la nation avec, pour reprendre la liberté acquise lors des événements de la CNS.

Et voilà que, quelques années plus tard, l’inquiétude du peuple est sur le point de se vérifier. On se demande si l’actuelle détérioration de l’Etat/PCT risque-t-elle de provoquer l’effondrement de la "République", de la même façon que le PCT avait contribué à faire sombrer la "Révolution" congolaise née des "3 glorieuses".

En tout cas, les cris d’angoisse et les cris d’alarme donnent le vertige. Plus spectaculaire encore : la "dette publique" du pays. Le Congo est en faillite. Incapable d’honorer sa dette, il va connaître le sort des pays pauvres. Ce pays est-il vraiment pauvre ? Je ne le pense pas. Seuls les dérapages des "comptes publics" sont à l’origine du "chaos".

Dans cette débandade financière, planifiée à l’échelle nationale, le PCT ferait mieux de capituler en abdiquant. La situation générale est d’autant plus désespérée et dramatique que le PCT ne peut plus faire grand’chose pour redresser la barre. Il n’a plus devant lui de voies possibles de salut.

Car depuis son putsch militaire du 31 juillet 1968, qui l’a installé au pouvoir, le PCT, privé de solutions démocratiques, n’a géré que les fléaux des guerres, nées de son imagination. Ce que le "roi" souverain du PCT avait oublié, c’est que « dans une démocratie où le souverain est nécessiteux, on ne peut guère acquérir la bienveillance qu’en accroissant son bien-être à lui d’abord ». Ce qui ne peut se faire qu’avec l’argent du public. Cependant, quand le peuple lui-même commence à réfléchir et lance des cris d’angoisse sur sa position sociale, il naît une foule de besoins qu’on ne peut satisfaire qu’en recourant aux ressources de l’Etat. De là vient qu’en général, les charges publiques s’accroissent.

Ainsi donc, apparaît aujourd’hui, prémonitoire le fait que la "démocratie" du PCT qui a mis l’économie nationale au service de ses dépenses propres, sans parvenir à résoudre l’équation d’équité avec la nation, parce que et tout simplement le "roi" n’a pas l’art d’être économe.

Le progrès social n’avance pas tout seul. Après l’indépendance, le Congo a connu une ère de paix entre Congolais et de prospérité nationale. C’est un modèle qu’il fallait poursuivre à l’échelle régionale, au lieu de déstabiliser le peuple par l’instauration des guerres ethniques insupportables et de pratiquer la politique d’accroissement des richesses individuelles inadmissibles.

L’allocution du Prélat Ernest Kombo vient de rappeler, en présence du "roi" souverain du PCT, qu’il devient urgent de construire un nouveau Congo politique et social, fort, seul capable de maîtriser les enjeux de l’intégration à la mondialisation. En invoquant ceux qui sont déjà partis, Mgr Kombo dit clairement à Sassou qu’il n’est plus celui qui doit faire du Congo, une nation où la démocratie s’exprime ; que Sassou n’est plus celui qui doit garantir la protection et la sécurité des Congolaises et des Congolais.

En remémorant devant le "roi" souverain du PCT, le nom du Cardinal Emile Biayenda et ceux des anciens présidents, Marien Ngouabi et Alphonse Massamba-Débat, Mgr Kombo vient de confirmer la responsabilité de Sassou dans ces tragiques et monstrueuses disparitions.

Enfin, en demandant à Mgr Barthélemy Batantou de transmettre nos excuses et nos repentirs, du fait que la jeunesse est aux abois et ne sait plus respecter les parents, grands-parents, oncles et tantes, au premier Président du Congo, l’Abbé Fulbert Youlou, le Prélat Ernest Kombo dit clairement au "roi" souverain du PCT qu’il a échoué et qu’il se doit de tirer les conséquences pour que se lève le soleil et que naisse le nouveau Congo.

Paris, le 18 mai 2004


Propsé par : mona