National Congress for Democracy et La Société Civile Congolaise Libre comptent sur vous aujourd’hui.
National Congress for Democracy et La Société Civile Congolaise Libre ont besoin de votre aide pour leur pétition “Prevent Congo’s Sassou from obtaining an IMF Loan | Empêcher Sassou d’obtenir un prêt du FMI”. Rejoignez-nous !

ARGUMENTAIRE

« Nous devons prendre partie. La neutralité aide l’oppresseur, jamais la victime. Le silence encourage le persécuteur, jamais celui ou celle qui est tourmentée. Nous devons parfois intervenir. Lorsque des vies humaines sont en danger, lorsque la dignité humaine est menacée, les frontières et les sensibilités nationales n’entrent pas en ligne de compte. Quel que soit le lieu où des hommes et des femmes sont persécutés en raison de leur race, de leur religion ou de leurs opinions politiques, il doivent - à ce moment-là - devenir le centre de l’univers  » (Elie Wiesel, Prix Nobel de la Paix).
« L’homme meurt en tous ceux qui se taisent devant la tyrannie  » (Wole Soyinka, Prix Nobel de littérature).

Lors de l’un de ses passages à l’Oxford Union Society, l’ancien président de la Banque mondiale, Paul Wolfowitz, a tenu des propos pertinents qui ont trouvé un écho favorable au sein de la communauté congolaise, tant au Congo que dans la diaspora.

Voici ce qu’il a dit :

« Je vais faire un commentaire sur la Banque mondiale, mais je pense que cela s’applique de manière plus générale à l’aide étrangère. Soit dit en passant, je ne sais pas exactement, ce n’est pas une banque […], elle donne le plus souvent de l’argent à d’autres gouvernements pour appuyer le développement économique. Et le fait même qu’elle en donne aux gouvernements est en soi un peu problématique. Je résumerai ainsi l’expérience de la Banque mondiale mais je pense aussi que cela s’applique à l’USAID et à d’autres organismes.

Lorsque vous donnez de l’argent à un gouvernement qui agit plus ou moins correctement, l’argent peut permettre de réaliser de bonnes choses. Ainsi, l’aide étrangère, l’assistance étrangère à la Corée du Sud, à Taiwan, à la Chine, a accompli des choses merveilleuses. Quand vous la donnez à un gouvernement qui n’est pas très compétent, devinez ce qui arrive ? Il ne fait pas grand-chose avec. Mais le pire, c’est quand vous la donnez à un gouvernement qui est très malveillant, qui vole sa population, comme le gouvernement du Congo-Brazzaville, l’un des cas les plus difficiles auxquels j’ai été confronté, [vous condamnez à mort les populations civiles]. Le Congo-Brazzaville est un pays exportateur de pétrole, mais 70% de la population vit avec moins d’un dollar par jour. Ils [les dirigeants] versent de l’argent aux politiciens français, mais ils ne peuvent pas prendre soin de leur propre peuple. Vous donnez de l’argent au Congo-Brazzaville, tout ce que vous faites c’est de donner à ces dirigeants plus de pouvoir pour contrôler les choses. Je le disais, je l’ai fait valoir à la Banque mondiale et ce n’est pas tout le monde qui aimait ce que je disais, mais je pense que la Banque mondiale et les autres institutions doivent faire preuve de plus de discernement en ce qui concerne ceux à qui elles donnent de l’argent.

Et pour proposer une idée radicale, je pense que dans l’ensemble, plus vous mettez d’argent directement entre les mains des pauvres, au lieu de le faire passer par le truchement du gouvernement, plus vous avez de chances d’obtenir des résultats. Un cynique a dit un jour que « l’aide étrangère, ce sont les pauvres des pays riches qui donnent de l’argent aux riches des pays pauvres  » (Paul Wolfowitz, Oxford Union Society, 2 décembre 2013 | Vidéo You Tube jointe ci-dessous) https://www.youtube.com/watch?v=t9irV9P5qv0

• Compte tenu du fait que le gouvernement actuel du Congo est en place depuis quatre décennies et qu’il a mal géré les milliards de dollars de recettes pétrolières du pays ;

• Compte tenu du fait que le Congo a bénéficié d’une remise de dette de l’ordre de 5 milliards de dollars en 2010 (au titre de l’Initiative en faveur des pays pauvres très endettés, PPTE) et que six ans plus tard, le pays a contracté une dette estimée à 170% de son PIB ;

• Compte tenu du fait que les exemples de mauvaise gouvernance et de détournement de fonds au Congo sont légion et notoires (il suffit de penser au scandale de Gunvor en Suisse, Asperbras au Portugal, ENI en Italie, Sundance en Australie, aux biens mal acquis dissimulés en France, aux Panama Papers, aux transactions du Congo avec la Chine, pour n’en citer que quelques-uns) ;

• Compte tenu du fait que le Congo n’a pas un problème économique, mais un déficit de bonne gouvernance, comme l’ont démontré Sassou Nguesso et son régime ;

• Compte tenu du fait que le gouvernement congolais n’a pas fait preuve de transparence ni de bonne foi dans ses contrats pétroliers ;

• Compte tenu du fait qu’il y a quelques mois, la Conférence des évêques catholiques a publié une lettre ouverte pour dénoncer le détournement de milliards de dollars de revenus pétroliers par M. Sassou Nguesso et de sa clique ;

• Compte tenu du fait que la société civile congolaise a publié une tribune pour demander la démission de M. Sassou Nguesso pour cause de corruption, de mauvaise gouvernance et de crimes contre l’humanité commis par son régime ;

• Compte tenu du fait que tout emprunt contracté par le gouvernement congolais aujourd’hui hypothèque l’avenir des enfants, des hommes et des femmes du Congo,
Permettre à Sassou Nguesso de bénéficier d’un autre prêt du FMI équivaut à la légende du tonneau des Danaïdes au fond percé. Les vies de dizaines de milliers d’enfants seront sacrifiées si le gouvernement congolais réussit à obtenir le prêt du FMI. Les droits de l’homme, sans cesse bafoués par le régime de Sassou Nguesso, seront davantage mis à mal si M. Sassou Nguesso parvient à obtenir l’aide qu’il cherche si désespérément auprès du FMI pour sa survie politique.

En 2010, le Congo a rempli les conditions requises pour bénéficier d’une remise de dette après avoir atteint le point d’achèvement de l’Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE), obtenant ainsi un allègement de sa dette d’un montant supérieur à 5 milliards de dollars. Pour autant, huit ans plus tard, la vie après l’annulation de la dette a été caractérisée par un retour à la normale dans les agissements du gouvernement congolais. Au moment où nous écrivons cette pétition, le Congo a accumulé un ratio dette/PIB record de près de 200%, au cours des 39 années de pouvoir de M. Sassou Nguesso. Le renflouement des caisses de son gouvernement doit cesser ! Des millions de vies sont en jeu et dépendent de la décision du FMI.

Nous, membres de la société civile congolaise libre, invitons le FMI, au lieu de répondre à une autre demande de prêt onéreuse et destructive, à mettre la République du Congo dans un programme suivi par le FMI pendant 24 mois, jusqu’à ce que ce gouvernement soit capable et désireux de changer d’attitude. En bref :
PAS DE PRÊT SANS BONNE GOUVERNANCE ET SANS AUDIT.
Des Audits, parlons-en :

1 ° Le 14 décembre 2017, Mme Christine LAGARDE, Directrice Générale du FMI conditionnait publiquement l’intervention de cette Institution au Congo à la réalisation d’un audit sur la gouvernance et sur la corruption.

• Réaliser la transparence sur les audits de la dette de la SNPC et au niveau du Trésor public ;

• Clarifier le niveau de la dette à l’égard de la Chine, de la Turquie, des Etats du Golfe, de certaines banques africaines et des traders comme Glencore, AOGC, Orion, Asperbas etc.

2° A ce jour, alors qu’aucun audit n’a été réalisé, et dans une totale opacité sur le niveau réel de la dette, Sassou a choisi de donner le change au peuple congolais, à la société civile et au FMI par un tapage médiatique sur un pseudo accord de restructuration de la dette de la Chine.

3° Le Conseil d’Administration du FMI se réunit le 7 juillet 2019. On ne voit pas comment cette Institution va renier ses propres principes, ses propres exigences ; à moins que la CORRUPTION ne soit au centre de cet imbroglio.

4° Nous, Réseau de la société Civile Congolaise Libre de l’intérieur et de la diaspora en Europe, en Amérique et en Afrique, marquons par ailleurs notre étonnement sur l’attitude de Sassou Nguesso, qui consiste à négocier avec le FMI, tandis qu’il succombe sous l’emprise de son obsession d’acquérir des armes de la Russie. Entre temps, ni les bourses des étudiants, ni les salaires des fonctionnaires, ni même les pensions des retraités ne sont assurés !!!

Sur ce point, il n’est pas superflu de rappeler qu’à titre comparatif, d’après l’IRIS (Institut Français des Relations Internationales et Stratégiques), en 2016, les dépenses publiques du Congo en matière d’achats d’armes atteignaient 7.3 % du PIB, alors qu’elles n’étaient que de 1% pour l’Afrique du sud, 1.2% pour le Cameroun, 1.5% pour le Gabon, 2.2 % pour la RDC et même 2.9 % pour l’Angola.
5° AU regard de ce qui précède, il nous parait évident que Mr Sassou Nguesso n’est préoccupé ni par la prospérité du Congo, ni par la bonne gouvernance. Il n’est préoccupé que par deux choses :

Son maintien au pouvoir

Le maintien de son oligarchie au pouvoir
Pour cela, il veut avoir les Congolais sous sa botte et une Communauté internationale complice afin qu’il réussisse une nouvelle mascarade électorale en 2021.

6° C’est pourquoi, au nom de la stabilité financière internationale, Le Réseau de la Société Civile Congolaise Libre de l’intérieur et de la diaspora en Europe, en Amérique et en Afrique, estime hasardeux et « indigeste » d’accorder un nouveau traitement de faveur à ce gouvernement de fait, dans les conditions actuelles de mauvaise gouvernance généralisée.

Si vous êtes d’accord pour dire que le régime de Sassou Nguesso ne doit bénéficier d’aucune aide ni être autorisé à obtenir un autre prêt destructeur auprès du FMI,

VEUILLEZ VOUS JOINDRE A NOUS ET SIGNER CETTE PÉTITION

Lien de la pétition à signer :
https://www.change.org/p/african-patriots-and-friends-of-congo-prevent-congo-s-sassou-from-obtaining-an-imf-loan-emp%C3%AAcher-sassou-d-obtenir-un-pr%C3%AAt-du-fmi?recruiter=966128389&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink