mercredi3 mai 2006

Esclavage : la grande hypocrisie

Serge Bilé (ici en photo), journaliste et auteur de Sur le dos des hippopotames. Une vie de nègre paru chez Calmann-Lévy pointe du doigt le révisionnisme qui sévit actuelllement en France. En effet, à l’approche de la célébration, le 10 mai, en France, de l’esclavage et de son abolition, le journaliste franco-ivoirien a rédigé une tribune libre et nous l’a proposée - à plusieurs sites également - pour publication. La voici donc dans son intégralité :

Il souffle, depuis quelques mois, sur la France, un vent de révisionnisme, inquiétant et mauvais, qui tente d’accréditer la thèse selon laquelle les Africains sont les premiers, voire les seuls responsables de la traite négrière ; que ce sont eux qui ont vendu leurs frères, et que les Européens n’ont, au bout du compte, pratiquement rien gagné dans cette affaire, où ils eurent un rôle exclusivement passif.

Ce révisionnisme va même, jusqu’à mettre sur le même plan, l’esclavage que pratiquèrent jadis les Africains, les trafics négriers que développèrent les Arabes, et le commerce triangulaire qu’imaginèrent les Européens, en englobant les trois, sous le même vocable... la traite. Et comme si cela ne suffisait pas, un nouvel argument, massue, est, aujourd’hui, avancé, chiffres à l’appui : la « traite » africaine a généré plus d’esclaves que la traite européenne, donc la « traite » africaine a été plus horrible que la traite européenne.

Ce révisionnisme, dangereux, a évidemment fait bondir les Noirs de France, antillais comme africains, sans qu’ils puissent, pour autant, porter la contradiction, faute d’un accès équitable aux médias. Une impuissance qui a provoqué colère, frustration, et indignation, au point que certains préfèrent, aujourd’hui, tout rejeter en bloc, y compris le fait que l’Afrique a autrefois pratiqué l’esclavage à grande échelle, et que des Africains ont été impliqués dans la traite.

Il serait vain de nier que les Africains, comme tant de peuples, à commencer par les plus grandes civilisations de l’Antiquité ou la France de l’Ancien régime avec le servage, ont, eux aussi, pratiqué l’esclavage. Pendant des siècles, des prisonniers de guerre ont, en Afrique, servi leurs vainqueurs, avec cette nuance que beaucoup d’entre eux étaient intégrés au cercle familial avec des droits et des devoirs mais aussi la possibilité d’être affranchis. Les autres, moins chanceux si l’on peut dire, étaient vendus à des marchands juifs ou arabes, et finissaient leurs jours loin de la terre africaine.

Il est temps d’en finir avec cette forme d’angélisme qui, chez certains Africains, consiste à nier une évidence : dès que des gens achètent quelque chose ou quelqu’un, il faut bien que d’autres vendent cette chose ou cette personne ! À force d’imaginer les Noirs comme certains Blancs le font, c’est-à-dire comme de « bons sauvages », on rejette l’idée que certains d’entre eux puissent commettre des actes hautement blâmables.

JPEGSeulement voilà, lorsque les Européens sont arrivés en Afrique, c’est un tout autre système qu’ils ont mis en place, ce commerce énorme et monstrueux qu’on appelle la traite négrière. Les razzias et rapts encouragés, voire organisés, par les Européens alimentèrent alors un commerce régulier. Et c’est à leur corps défendant que les sociétés africaines entrèrent dans le système négrier, quitte, une fois dedans, à chercher à en tirer le maximum d’avantages.

Mais ces réalités ne peuvent nous faire perdre de vue l’essentiel. Malgré des complicités locales qui jouèrent un rôle non négligeable, la pratique de l’esclavage ne connut pas alors un changement de degré, mais de nature. Il suffit de voir les plans des navires négriers, de lire les témoignages qui nous sont parvenus, de savoir qu’entre un tiers et un quart de cette pauvre marchandise humaine ne parvenait jamais de l’autre côté de l’Atlantique, et que dans les plantations des Antilles l’espérance de vie moyenne d’un esclave n’excédait pas quatre ou cinq ans, pour saisir l’ampleur de ce phénomène.

Le caractère systématique, quasi industriel de la traite, la mise en place du code noir dans les colonies, les violences infligées aux esclaves, la négation de leurs plus élémentaires libertés d’êtres humains instaurent une responsabilité des Blancs d’un tout autre ordre que ne le fut celle des Africains. Quant à la collaboration de certains de leurs chefs avec les Européens, elle relève d’un autre niveau de responsabilité que celle des Européens eux-mêmes. Pour oser la comparaison : malgré leur attitude sous l’Occupation, certains Français, qui ont joué le jeu de la « collaboration », ne sauraient être confondus avec les nazis.

Et puis, une fois encore, l’histoire se veut sélective. Trop de Blancs cherchent à laver la culpabilité de leur civilisation en se défaussant sur les chefs noirs JPEG qui vendirent leurs frères ou les négriers arabes. Mais nous vivons en France, et ce qui nous intéresse, ce sont d’abord les agissements de nos compatriotes. Je suis sidéré qu’une des formes les plus subtiles du révisionnisme, qui consiste à dissimuler ce qui s’est passé chez nous au nom de ce qui s’est passé ailleurs, exerce tant de prise sur l’opinion. Au nom de quoi nous reviendrait-il de résoudre les problèmes des autres ? Que dirions-nous, d’ailleurs, si à leur tour les autres venaient à s’occuper de nos propres problèmes ? Il me semble que nous aurions du mal à le supporter... Ce que les Arabes et les Africains ont fait, qu’ils le règlent chez eux, et entre eux. Mais de quel droit s’exonérer d’une réflexion et d’un travail au prétexte que nous ne sommes pas les seuls à devoir les conduire ?

Une autre forme d’oubli concerne l’authentique résistance historique, voire le rejet de l’esclavage, par certains leaders africains. Au XIIe siècle, bien avant la traite, le grand roi mandingue, Soundjata Keita, tout en tolérant l’esclavage domestique, avait aboli sa forme commerciale en décrétant que désormais, dans son royaume, « plus personne ne serait vendu ». Trois cents ans plus tard apparurent les protestations du roi du Congo, Don Alfonso. Converti au christianisme dès 1491, celui-ci considère le souverain du Portugal comme son « frère » et, après sa prise de pouvoir en 1506, il ne comprend pas que les Portugais, sujets de son « frère », se permettent de razzier ses possessions et d’emmener les gens de Congo en esclavage. Il s’insurge donc et écrit au roi du Portugal une lettre d’une humanité exemplaire : « Nous n’avons besoin de personne d’autre que de missionnaires et de maîtres d’écoles. Nous n’avons pas besoin d’articles de commerce, seulement de vin et de farine pour la mission. C’est notre volonté qu’il n’y ait ni traite, ni exploitation d’esclaves. »

La demande se double ensuite d’une analyse. Avec une vision d’une grande lucidité, Don Alfonso écrit : « Le remède est la suppression de ces marchandises qui sont un piège du démon pour les vendeurs et pour les acheteurs. L’appât du gain et la cupidité amènent les gens du pays à voler leurs compatriotes parmi lesquels les membres de leur propre parenté et de la nôtre, sans considération, qu’ils soient chrétiens ou non. » Malheureusement, la fin de l’épisode est moins belle. Don Alfonso résistera un temps mais finira par se laisser convaincre de l’utilité et de la nécessité de ce commerce.

Aimé Césaire et Serge BiléComment laver cette tache de la traite sur le passé des Blancs, cette honte de l’esclavage dans l’âme des Noirs ? Uniquement grâce à une meilleure connaissance historique de ce phénomène étendu sur plus de trois siècles. Les Noirs, contrairement à ce que disent certains Blancs, pour discréditer leur combat, et dresser les autres Français contre eux, ne demandent pas que la France fasse repentance. Ils veulent juste une reconnaissance nationale de la souffrance de leurs ancêtres. Est-ce trop demander ?

Commentaires

  1. Posté par Jean-PierreD, le 3 mai 2006 à 09:13

    Beaucoup de points auxquels on ne peut qu’acquiescer.

    Le conditionnement (incroyable) du traitement de l’esclavage à une reconnaissance de leurs pratiques par les autres esclavagistes. Tant que les Arabo-musulmans, les Noirs africains n’ont pas reconnu leurs propres pratiques, on refusera de prendre les responsabilités. Bientôt certains peuples d’Amérique tels les Cherokee seront appelés à reconnaitre leurs pratiques pour qu’enfin la France puisse reconnaitre les siennes. Je connais aucun autre exemple d’un tel type de comportement. Dans un tout autre registre, devra t-on attendre que tous les autres pays acceptent leurs problèmes de fraudes fiscales, de corruption ou autre pour s’attaquer sérieusement au sujet ? Une autre remarque qui en découle : faut-il être Noir pour demander que ce point de l’histoire de France soit correctement traité ? Il apparait qu’à chaque fois qu’un Français noir se coule dans le sujet, on lui reproche de le faire parce qu’il est Noir et on le renvoie directement à ses origines biologiques noires et donc africaines, ceci même dans le cas des Antillais noirs qui ont des liens culturels distendus avec l’Afrique. Amusant de constater qu’un discours de Français intégré ne peut avoir lieu sur ce sujet dès que par coincidence, on est noir. Vient alors les paroles de désintégration qui renvoient les locuteurs à leurs origines étrangères. Une question à se poser en gardant à l’esprit que justement dans la pratique de l’esclavage, le fait d’être Blanc était une garantie de ne pas être esclave.

    La mise à l’égalité de toutes les formes d’esclavages, ce qui n’est pas possible car ces formes servaient un but spécifique différent. Or l’esclavage en question servait le but d’avoir une main d’oeuvre servile qui ne devait sous aucun prétexte intégrer le coeur de la société, devait rester à son ban.

    La pseudo fraternité des Noirs, les frères vendant les frères. Je suis toujours étonné que cet argument soit avancé de nos jours. Car en fait, il sous entend que les Noirs africains auraient dû se constituer en une race noire pour se défendre d’une institution raciste de l’esclavage. Autrement, accréditer par leurs propres actions l’idée nouvellement introduite de race. Donc à une attaque racialiste, il aurait fallu proposer une défense racialiste. Jusqu’à présent, il semblerait plutôt qu’il y a eu des peuples (noirs) qui razzièrent d’autres peuples (noirs) ennemis pour se procurer des esclaves (noirs), exilèrent leurs proscrits (noirs) ou vendirent leurs proches (noirs) par cupidité, la couleur noire étant à mettre en parenthèses pour son aspect accessoire dans la justification des actions. D’ailleurs, l’argument de la congrégation raciste pour établir une défense est difficile à supporter car justement, aux Etats Unis, une fois refoulés par delà le Mississipi, les Indiens commencèrent à se définir non plus en fonction de leurs différences culturelles, mais en fonction d’une appartenance à une race indienne.

    Par contre, l’énonciation de cette pratique comme une pratique blanche est problématique. Tous les pays (blancs) d’Europe n’ont pas eu le même degré d’implication dans la construction et la mise en oeuvre de ce système d’esclavage. Bien sûr, on peut toujours argumenter et dire que c’est aussi à cette époque que l’idée de civilisation blanche fut créée et donc que l’on reste dans le contexte. Mais il est difficile de considérer que le Blanc roumain devrait être mis à égalité avec le Blanc français, le Blanc anglais, hollandais, portugais, espagnol ou états uniens...

  2. Posté par D.O.W., le 3 mai 2006 à 09:47

    En réalité, je suis de ceux qui pensent que dans les cercles africains, et "noirs" de façon générale, on parle beaucoup trop de l’esclavage, et qu’il faut peut-être songer maintenant que d’autres questions nous interpellent également. Mais cela dit, il y a longtemps que je voulais discourir, moi aussi, sur cet aspect bien précis, qui est nouveau dans le champ polémique. L’argumentation de Bilé ici est vraiment claire et lumineuse, elle évite surtout le piège d’un certain simplisme très tentant. Il a dit presque tout ce que j’avais à l’esprit, et je rajouterai donc simplement quelques appendices à ses arguments. D’abord, parce que tous les peuples se valent, précisément, aucun peuple n’a le monopole de l’ignominie. Et en Afrique aussi, se sont trouvées des âmes de "négriers". Seulement, la question est, comme l’a dit Bilé, que chacun regarde dans les yeux, sa propre flétrissure. Dans aucun pays au monde, l’autocritique historique ne se fait plus indigente qu’en France. En Afrique, depuis ces temps maudits de la traite, il existe des chansons, des récits, toute une geste culturelle qui vilipende, conspue et réprouve l’inconduite de ceux qui ont vendu des hommes de leur rang, de leur "nation". Partout ailleurs dans le monde, le débat et l’autocritique sont réels, quand on ne fait pas tout simplement acte de repentance. Doit-on rappeler qu’il y a quelques temps, l’Allemagne proposait d’indemniser certains pays d’Afrique où elle estimait que sa colonisation n’avait pas été digne ? Or, que constate-t-on en France ? Que sans jamais en avoir solennellement relevé les points négatifs, on nous prie de bien vouloir noter les points positifs de la colonisation. Nous demander cela, c’est comme demander à la France de recenser les points positifs de l’oeuvre nazie sur son territoire ; mieux, c’est un peu comme si un malfaiteur rentrait chez un honnête homme, égorgeait un de ses enfants, mais avant de partir, lui installait un beau réfrigérateur tout neuf, et qu’on demandait à l’honnête homme de reconnaître qu’après tout, l’intrusion chez lui du malfrat a quelque bon côté. Voilà le niveau du débat en France.

    Oui, il y a eu un esclavage inter-africain, mais là n’est pas le débat qui concerne la France. La question que l’on pose à la France est la suivante : Quel regard pose-t-elle, du point de vue de celle qui se proclame mère des droits de l’homme, quel regard rétrospectif a-t-elle sur ce fait historique, où nombre de ses valeureux enfants ont fait le tour du monde, vendant et achetant de l’humain comme du bétail ? Indépendamment de ce qu’a pu être l’attitude d’autres peuples, quelles morales la France tire-t-elle de cela ? Est-il besoin d’ajouter comme a très bien su le dire S. Bilé, que, si l’esclavage est de toute façon une honte, le phénomène en Afrique, relevait plus d’une forme de servage, les esclaves étant seulement une sous-caste, mais nullement une sous-race, ou une infra-humanité. Le phénomène, quand l’Occident s’y met, devient non pas seulement meurtrier (un tiers perdu de la "cargaison humaine" comme le note Bilé), mais il se mue en une véritable industrialisation. Sans compter que sur un plan moins moral, il dépeuple tout un espace de vie, il tarit la démographie de tout un continent. Pour mesurer le dénivelé moral qu’il y a entre la forme d’esclavage interne à l’Afrique et l’autre, il faut imaginer également que sur le continent, le phénomène était certes une bassesse, mais une bassesse rituelle si on peut dire. Je veux dire par là, que les Arabes pouvaient acheter des esclaves aux Noirs Africians, mais l’inverse était rigoureusement possible. De même, entre royaumes noirs, l’achat et la vente d’esclaves étaient réciproques. Or, ce qui est manifeste, c’est que, s’il était venu en idée aux Africains de vouloir, dans je ne sais quelle dynamique de réciprocité, acheter à leur tour des esclaves européens, jamais l’Europe n’y aurait consenti.

    Bref, tout cela, au total, appelle, singulièrement de la part de la France, d’autres réflexions tout de même, d’autres leçons, d’autres attitudes que simplement de renvoyer comme un miroir les Africains à leur propre histoire.

  3. Posté par Ya Sanza, le 3 mai 2006 à 14:07

    Excellent article mais dans lequel le temps employé laisse supposer que l’esclavage sur la terre d’Afrique fait partie du passé.

    L’esclavage y est toujours de mise, y compris au Congo. Parlez-en à Sorel Eta qui travaille avec les Pygmées du côté d’Impfondo. Il vous dira que les familles pygmées appartiennent aux bantous qui les cèdent à leurs héritiers, et bien d’autres choses encore parfaitement abominables.

    Lire : http://www.congopage.com/article.ph...

  4. Posté par Timba Bema, le 4 mai 2006 à 00:20

    « Oh ! Vieilles fariboles quand vous nous tenez !!!Pensa Tapita »

  5. Posté par Delva, le 4 mai 2006 à 00:49

    Serge Bilé a compris le monde ! Bravo et beaucoup de courage à toi, je lis tes livres.

    Les Africains ignorent le temps ; c’est là notre drame.

  6. Posté par Alfonso Sadi, le 4 mai 2006 à 07:26

    Je viens de finir le livre de Serge Bilé. Un véritable document pour ce journaliste d’origine ivoirienne. J’ai bien aimé cette partie de l’histoire ivoirienne, les rencontres, cette Côte d’Ivoire d’Houphouet Boigny. Dont il y a beaucoup à apprendre. Le regard de l’auteur m’a semblé assez juste et nostalgique, dans l’ensemble.

  7. Posté par Monofila, le 4 mai 2006 à 11:09

    Je ne partage en tout cas pas la totalité de la vision de Serge Bilé. L’histoire nous apprend à la suite de la découverte de Toumaï que l’Afrique demeure le berceau de l’Humanité ; les premiers hommes auraient vécu ainsi en terre africaine. Mais elle nous apprend aussi que l’exclavage leur a été pratiqué. Les auteurs comme Levy Strauss, Léo Frebenius et cetains spécialistes de la psychologie sociale-celle qui a pour objet d’étudier les groupes de pression- ne manquent pas de partager l’idée que les divisions ethiques présentes sur le continent durant les premiers âges de l’apparition de l’homme, témoignent des rivalités primitives encore visibles chez certains peuples. Ces divisions ethniques auraient ainsi entraîner la traite parmi les noirs, par quoi les groupes les plus forts parviennent à démontrer leur autorité, à savoir que plus un groupe, une ethnie avait des exclaves, plus il était considéré.

    Les colonisateurs n’ont rien inventé de ce que le continent pratiquait à ciel ouvert ; ils s’en sont servis à leur profit après avoir longtemps étudié le comportement affiché par ces peuples. De là à dire que la traite n’est pas apparue avec l’exclave intercontinental, ni la maltraitance racilale avec la colonisation.

    Pour autant je reste solidaire avec Serge sur le fait que la tendance actuelle qui consiste à masquer certaines réalités de l’exclavage reste à condamner. Ce révisionnisme historique a pour but de nous présenter l’Occident sous les seuls aspects salvateurs et bienfaiteurs, à savoir un sauveur de l’Humanité !

    Et, "il est temps d’en finir avec cette forme d’angélisme" . La traite des noirs et la colonisation survivent aujourd’hui sous d’autres formes comme le racisme, la ségrégation, les manipulations politiques...D’où tout l’intérêt de prendre le taureau par les cornes, revenir à la base et poser les vraies questions à savoir jusqu’où s’arrêtent ou commencent les responsabilités des noirs dans leur propre misère ? La mission dite civilisatrice accomplie sur le continent, peut-elle justifier les sévisses et conflits orchestrés par l’Occident ? Le retard du développenmeent de l’Afrique et de sa précarité actuelle, ne trouve-t-il sa source dans cette "déshumanisation" ?

  8. Posté par Timba Bema, le 4 mai 2006 à 16:24

    Une pensée pour ce sénégalais qui s’est fait massacré en Russie par les skinheads.

  9. Posté par Minga, le 5 mai 2006 à 00:57

    Timba, c’est récent cet assassinat ? Car il y a quelques temps, c’était un Congolais et un Camerounais (sauvé in extrémis) ...

  10. Posté par Timba Bema, le 5 mai 2006 à 07:25

    Minga ; Semble t-il que l’assassinat s’est produit Vendredi dernier à Saint-pétersbourg en sortant de boîte de nuit. Une balle à la tête avec un fusil à pompe orné d’une croix gammée. Il s’appelait Samba Lampsar Sall, âgé de 28 ans et était étudiant en télécommunications. Le pire dans l’histoire est qu’il est né à Moscou de parents sénégalais. La Russie est devenue est véritable boucherie où on tue tous les étrangers non caucasiens et on attend toujours la réponse des autorités russes à la demande d’explication des autorités sénégalaises. Et plus que des réponses les autorités russes doivent prendre des mesures visant à traquer les Skinheads ; Ces groupes sont connus des services de renseignements et rien que par leurs propos ils sont condamnables par la justice russe.

    Bien à toi

  11. Posté par Timba Bema, le 5 mai 2006 à 07:44

    Chers amis ; si vous pouvez juste jeter un coup d’oeil sur le post 112 de l’édito Comment immigrer en France en 20 leçons ? ça se passe de commentaires.

  12. Posté par Minga, le 5 mai 2006 à 14:07

    Ah, on efface donc des posts ici ? Je pensais que la liberté d’expression... Je n’avais pas alors rêvé en constatant la disparition d’une contribution que j’avais apportée au débat "Comment amener une femme au 7ème ciel"...

    Timba, ça me fend le coeur ce que tu rapportes là. Franchement, si les autorités russes le voulaient, elles feraient tout pour réguler ces tensions et stopper les criminels. Eh ben non, chaque année les étrangers (car les Asiatiques aussi en pâtissent) paient de leurs vies ! J’ai déjà été concernée de près : un camarade, après le Bac, était allé poursuivre ses études à Moscou.

    Un grand gaillard calme et discret. Personne ne saura jamais ce qui s’est passé. On l’avait retrouvé mort dans la neige. Le temps qu’on contacte l’ambassade du Gabon sur place, la famille au pays, les Russes se sont emparés du corps et l’ont incinéré sans autorisation !!!!!

    Et quand on sait que l’incinération n’est pas un procédé très prisé chez nous en Afrique... La famille a vu leur fils s’envoler vers la Russie pour les études. Elle n’en a reçu, moins de deux ans après, qu’une urne avec ses cendres. Ce sont des choses qui marquent à vie ! Jamais je n’irai en Russie pour tout l’or du monde.

  13. Posté par Galafron, le 5 mai 2006 à 17:39

    ça occupe d’effacer les posts indésirables pas vrai ?

  14. Posté par Minga, le 5 mai 2006 à 22:29

    Je n’ai pas eu l’immense honneur de lire le post effacé. Il était question de quoi, braves gens ?

  15. Posté par Mayombe82, le 13 mai 2006 à 19:48

    Elle me fait de plus en plus rire, cette France. Elle me fait penser à ce père de famille qui débarque chez son voisin :
    -  Bonjour, vous avez frappé mes enfants, ma femme, violé ma chienne, mon chat, arraché mes arbres fruitiers, chié dans ma véranda, cassé mes baies vitrées...
    -  Peut-être, mais, parfois vous donnez des fessées à vos enfants, non ? Commencez par le reconnaître. Que la justice s’occupe de vous, et on en parlera. C’est un peu ça la France. @+, M82

  16. Posté par aime cesaire, le 18 mai 2006 à 17:18

    oipeshtv

  17. Posté par xsara , le 18 mai 2006 à 18:50

    cette histoire n est pas l histoire des antilles ou des noirs c l histoire de FRANCE et il faut que la france reconnait se passé s ombre de l histoire. DES etres humains reduit a l état de betes etat d esclaves tué brulés torturés violés et je passe j ai envie de vomir. je pris dieu pour qu un jour que cette histoire sois connu de tous,pour que la honte sois pour eux

  18. Posté par Arif, le 22 mai 2006 à 12:16

    L’esclavage est le grand et horrible crime, même pire que celui q’ont commis les criminels de guerres. Commercialiser un être humain ? y a pas pire que ca.

    Je suis nord-africains(marocain) blanc et je dénonce les "messieurs" occidentaux et américains qui ont, par racisme radiqué les indiens et commercialisé les africains noirs. Ces besties occidentaux viennent aujourd’hui nous chanter fraternité, egalité et liberté qu’on ne trouve que sur leurs pièces de monnaie. Même on notre temps l’esclavage n’a pas cessé, il a pris une autre forme d’exploitation extrême du noir et de celui du tiers monde.

    Dommage !! que les descendents des eslaves en europe et en Amérique n’ont pu former un lobbie pour faire passer ces fils de " massai " occidentaux et américains, à la caisse pour le ddommagement, Comme ont fait les sionistes qui sont un des garnds marchands d’esclave, même depui cristophe colombe qui était juif.

  19. Posté par Heautontimoroumenos - Mosellan Psycho, le 9 juin 2006 à 09:08

    Christophe Colomb juif ? Wouah ah ah ah ah ! Sacré déconneur l’Arif ! Quelle superfine dialectique. Mao, Hitler, Hirohito. Vlad l’empaleur, le gouvernement jeune turc, Ivan le Terrible, Mussolini, Napoléon, Charybde et Scylla, le tyrannosaure, le requin marteau et le poisson clown, tout juifs ET francs-maçons.

    Je veux bien croire que l’inculture contemporaine (a fortiori en matière religieuse) puisse mener à tous les miracles ; au XVe siècle, c’était peu probable. Christophe signifie littéralement « Porteur de Christ ». Pour un juif, ce serait désordre.

    N’oubliez jamais qu’avant de répéter des âneries, il est aussi possible de réfléchir.

    Hasta la vista !

  20. Posté par zaza89, le 6 décembre 2006 à 22:16

    ns devons tout faire pour que cette période de l’histoire ne soit pas oublié !!! regardez on parle de tout sauf de l’exclavage et les colonisations des noirs !!! je ne suis pas racistes envers quelqu’un mais juste un peu de rage car nous sommes oubliés !!!

  21. Posté par DarkPhara, le 17 février 2008 à 05:12

    N’oublion pas que l’heritage des noire par exemple aux antilles est detenu par les béké qui ont des milliards, fait à coup de fouet et qui son soigneusement caché dans leur paradis fiscaux (Iles Vierge Bahamas ect... ou investit dans la bourse)

    Et bizarement je vois beaucoup de compatriote les acclamer parcequ’ils ont batti un nouveau centre commercial par exemple et le pire c que les boutiques sont tenues par tout sauf des noires (lybannais Syrien Juif Babtu Chinois Indien ect...)

    Ils donne des pot de vin à nos maire pour stopper la croissance des commune c’est vraiment n’importe quoi !!!

    Et ne soyé pas etonné si on ne sentant pas entre nous puisqu’ils nous ont divisé car suis qui sera le plus serviable sera recompensé !!!

    Et le gourvement Francais est complice et veux nous faire payer tout sa pour pas qu’on reclame notre part du guateau !!!

  22. Posté par elvis, le 29 mars 2008 à 20:03

    cher amis poetes et ecrivains africains SVP ecrivez encore sur l’esclavage que tout le monde sache se que le blanc à fait de nous ces derniers siecles MERCI

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