
Je recherchais de la documentation sur la musique africaine afin de terminer un article, pressé par le rédacteur en chef d’un magazine populaire en France, magazine qui bouclait son prochain numéro ces jours-ci. Et puis, l’article rendu, la distraction est venue, lentement, avant de s’installer pour toujours... J’ai pensé a Franklin Boukaka (photo en haut) que je n’ai pas mis dans l’article... Il m’accompagne pourtant - avec Brassens -, ce chanteur congolais assassiné dans des circonstances qui demeurent encore obscures à ce jour... Pour me racheter, je l’ai écouté dans la matinée, retenant parfois mon émotion, les écouteurs bien vissés.
Oh, il faut parfois rendre hommage aux jeunes artistes. A la fin des années 90, en effet,le groupe congolais "Bisso na Bisso" -(entre nous)-
, piloté par Passi, a remis le grand Boukaka au rendez-vous de la postérité dans leur album Racines qui s’ouvre par un prélude de Franklin Boukaka, avec ces prodigieuses notes de piano, puis cette voix lointaine, à peine posée sur les sonorités, et ces silences qui évoquent le sacrifice et la cause de ce chanteur...
J’ai retrouvé un article du quotidien francais L’Humanité daté du 15 mai 1999 est signé par une certaine Fara C. qui chroniquait avec émotion la réimpression du disque légendaire de Boukaka, Le Bûcheron (sorti chez Sonodisc/Musisoft) :
« En 1970, le chanteur congolais Franklin Boukaka pose, avec son disque le Bûcheron, une pierre angulaire de la musique africaine. Cet album, aux mélodies lumineuses, conjugue avec force lyrisme, poésie et engagement politique. Il éclaire alors les oreilles et les cours de tous ceux, noirs comme blancs, qui, dans la synergie de mai 68, se mobilisent pour une véritable indépendance des nations africaines et dénoncent la répression sévissant à travers le continent.
Au piano et à la direction musicale : Manu Dibango, qui, à l’époque, était une sorte de Quincy Jones africain (Manu était souvent sollicité pour réunir des orchestres, réaliser des arrangements, etc.). Le Bûcheron est publié trois ans avant l’explosion de Soul Makossa, qui donnera à Dibango une notoriété internationale. Ce rappel, pour souligner le rôle pionnier de Franklin Boukaka. En ce temps-là, la musique africaine n’était pas encore à la mode. Sa diffusion se limitait essentiellement aux mélomanes et africanophiles avertis. Il faut saluer M. Perse, de Sonodisc, pour avoir remarqué l’art dépouillé de Boukaka et pour avoir permis à l’artiste congolais de réaliser son premier enregistrement international.
À peine deux ans après la sortie du disque, Franklin Boukaka était assassiné, au moment d’une tentative de coup d’État au Congo. Les décennies passant, son disque avait quasi disparu des bacs. Merci à Bisso na Bisso d’avoir sorti de l’oubli ces Racines-là. »
La mort de Boukaka demeure donc une énigme. De ce fait, ce « brouillard » ajoute au mythe Boukaka le caractère de sacrifice, d’artiste venu sur terre juste pour déposer cette parole brève mais éternelle. La mort de l’artiste est parfois en soi - sinon toujours - un mystère. On songe au chanteur des Beatles, le britannique John Lennon, abattu à l’âge de 40 ans par un fan déséquilibré à New York.
On pense aussi à la mort de Marvin Gaye - auteur entre autres de What’s going on -, abattu par son propre père (un pasteur !) de plusieurs balles dans la poitrine après semble-t-il une discussion houleuse ... On pense aussi à la mort du chef de file du groupe Nirvana, Kurt Cobain, retrouvé sans vie par son électricien dans la véranda de sa demeure - à Seattle - le 8 avril 1994...
Je me pose toujours les mêmes questions. Qui donc en voulait à ce point à Franklin Boukaka ? Etait-il réellement une menace pour les politiciens d’alors, lui qui chantaient l’unite nationale, la paix en Afrique et la fin des guerres tribales ? Les prophéties de ses textes - textes souvents militants et qui convoquent les grands révolutionnaires du monde - dérangeaient-elles les dirigeants de l’époque ?
Voilà peut-être un sujet de livre qui intéresserait les mélomanes des musiques du monde. Boukaka est à lui tout seul un personnage de roman, voire de grande tragédie... Bon, il semble que c’est plus "chic" et dans l’air du temps d’écrire la geste des présidents en exercice ou de pondre des pavés contre eux dans le but prendre leur place... et de gouverner de la même manière !
Pour savourer les extraits de cet album prodigieux de Boukaka, vous pouvez aller sur le lien suivant :
Ah ! Franklin, voilà un Monsieur, et avec un « M » majuscule, siouplaît ! Cet homme est un gaillard. Il restera à jamais dans nos cœurs. Lui est un vrai révolutionnaire, par ses textes, ses paroles, ses chansons. Pas étonnant qu’en compagnie des Elie ITSOUHOU et autres, il ait subi ce lifting de 1972, emporté par ces balles qui cherchaient officiellement les membres du M22 (dont certains sont encore en vie pourtant). Je profite de cette tribune pour saluer au passage, mon ami, son fils Malcolm qui trime actuellement à Brazzaville avec un paie de misère. Il doit ce prénom à Malcolm X, dont la famille voulut même recueillir mon pote à la mort de son pater. Tu as raison d’écouter ce visionnaire. En effet, il dérangeait. Sans vouloir jouer les prophètes, le jour où j’ai entendu Kurt COBAIN dire à ses fans en plein concert : « Si vous êtes un grunge, suicidez vous ! », je me suis dit que cet homme ne devait plus en avoir pour longtemps. Il est parti en pleine gloire, comme Marvin GAYE, dont la légende au sujet de sa mort dit que son pasteur de père ne supportait pas l’homosexualité de son rejeton. Diantre ! Un homo dans la maison d’un soldat de Dieu, comment les fidèles le prenaient-ils ? (Rires). Avec John LENNON, tous ces hommes arrachés en pleine gloire par la grande faucheuse sont devenus des mythes, pour l’éternité. Mais j’aurais préféré u’ils continuent à nous distiller ce bon venin de leurs crocs acérés. @+, M82
J’ai découpé mon message je ne sais comment ! Oups ! En cette belle matinée, mon chanteur préféré est en train de chanter Assambalélasur Africa n°1 ! Heureusement que lui, le Seigneur Ley, Rochereau est toujours là pour nous instiller à doses homéopathiques tout son délicieux fiel ! Bon, il fait plus de politique que de musique en ce moment, mais j’espère qu’il remontera sur scène ou retournera en studio. @+, M82
Quel grénier à souvenir ce blog ! Reparler de Franklin Boukaka ravive les émotions car, en plus d’une belle voix, ce chanteur fut l’un des premiers à chanter l’unification de deux Congo : "Bakonzi ya ngambo na ngambo bosimba mpe botombola lisanga ya ba Congo ne biso...Mukongo na Mongala...Moluba na Muswahili...etc...", je laisse Alain Mabanckou de nous retranscrire le texte de cette chanson en français, et vous verrez la valeur de l’artiste et de sa musique. J’ai séjourné en 1990 à Brazzaville car j’avais été invitée par une amie martiniquaise mariée à un congolais (décédé) y habitait avant de retourner aux Antilles.
Avez-vous un lien pour ecouter quelques extraits et decouvrir Franklin Boukaka ?
Merci !
Titophe ( http://colonisation.blogspot.com )
Bakonzi ya ngambo na ngambo bosimba mpe botombola lisanga ya ba Congo ne biso...Mukongo na Mongala...Moluba na Muswahili...etc.
Vous les dirigeants des deux rives, cultivez et prechez l’Unite de nos deux Congo pour que s’entendent toutes nos "ethnies" : Mukongo, Mongala, Muswahili etc> (C’est une libre traduction, cher Alain Serbin)...
Cher Titophe, je ne sais pas s’il y a un lien pour ecouter, je cherche. peut-etre que quelqu’un trouvera avant moi (Mere Eve par exemple ! C’est son truc la recherche, comme l’autre ! ) :: :
Franklin Boukaka restera une date dans la mémoire et le coeur de nombreux africains. Nous lui devons des oeuvres d’une qualité exceptionnelle. Cher Alain, voici un artiste qui tout en restant engagé n’a pas moins manqué d’humour et de talent pour séduire les générations futures. L’art c’est aussi savoir aller au coeur des choses, crier la misère du monde, et toujours pas se limiter à faire rire et amuser le public. L’art n’a jamais simplement été que de l’évasion mon cher Alain, mais aussi et surtout une poétique de la douleur, le cri du mal existentiel , un questionnement du monde.De Bleu-blanc-rouge aux Petits-fils nègres de Vercingétorix, on a découvert un Alain bosseur comme quatre, le talent d’un auteur autant soucieux du style que du message-Qui a dit que la critique thématique serait morte ?-Mais alors que vous est-il arrivé après ? On se demande tous !!! Où serait parti l’auteur de Et Dieu seul sait comment je dors, un livre majeur et abouti que jamais un écrivain noir n’aurait commis avec une telle profondeur !!!
Même après sa mort, en tout cas Boukaka aura été pour toutes les générations d’Africains une lampe à leurs pieds. Car au-délà de la simple recherche de douces sonorités et du sens dans la mélodie, sa musique nous aura appris que l’art peut tout aussi bien concilier l’utile à l’agréable, l’engagement à la poétique.
Franklin Boukaka a été assassiné par ceux là même qui aujourd’hui continue á narguer le peuple Congolais. Ayant trouvé refuge à la maison commune de bacongo avec ses amis Eli ITSOUHOU et autres, juste après un coup d’état en 1972. Franklin Boukaka sera trahi par le photographe du président Marien Ngouabi. Ce photographe vivait alors au quartier Bakongo. Sur ordre du président Marien Ngouabi, le chef d’état major général d’alors YHOMBY OPANGO Jacques Joachim (qui deviendra par la suite le quatrième président du Congo), ordonnera l’arrestation et l’exécution immédiate de Franklin Boukaka et ses amis.
L’exécuteur physique de Franklin BOUKAKA est encore en vie, il est l’amis intime et homme de main du président Sassou Nguesso et s’appelle ABOYA. Ce même Aboya qui a été l’un des déclencheurs de la guerre de 1997 au Congo Brazzaville. Cette guerre (près de 300.000 morts) qui a ramené Sassou Nguesso au pouvoir par les armes.
Franklin sera tué tout simplement parce qu’il aura écrit et chanté " Inua ya ngombè". « Tala munwa u dia ngombe, wa meno wayuku bikola e mama...Regardez la bouche qui se nourrit de la bonne chaire á satiété... Ma bouche á moi se contente de petite légumes ».
Un de ses succès, dénonçant ainsi les appétits voraces des dirigeants de l’époque qui sont les même aujourd’hui et qui continuent comme des vautours á piller le pays, Yhomby (comme Sassou Nguesso) s’était senti visé et estimait aussi que cette chanson était une offense au président Marien Ngouabi (qui avait des grosses lèvres et s’illustrait dans les détournements des deniers publics...).
Les chansons de Franklin Boukaka, toutes pleines d’enseignements et de bon sens, prophétisaient ce que nous voyons aujourd’hui.
« Tala munwa u dia ngome, wa meno wayuku bikola e mama...Regardez la bouche qui se nourrit de la bonne chaire á satiété... Ma bouche á moi se contente de petite légumes. »
Le Congo Brazzaville, pays riche avec moins de 3 millions d’habitants, et pourtant :
les congolais vivent avec moins d’un dollar par jour ;
le président, sa famille et ses ministres sont parmi les hommes les plus riches du continent Africain ;
le Congo est le pays le plus endetté au monde (par tête d’habitant)...
Maintenant on comprend pourquoi Ngouabi, Yombi et Sassou avaient tué Franklin Boukaka. C’était pour mieux ruiner le Congo en toute tranquillité.
JEAN-MARCEL BIKOUTA NKAOULOU
Quel regret, pour un non congolais, de ne pas connaître cette musique et son histoire, le riche talent de tous ces artistes des deux Congo. A quand un livre spécifique au Congo musical, un livre pratique, chronologique, qui cite exhaustivement tous les opus, et qui dit chaque fois où il est encore possible de les trouver ?
Là où Franklin BOUKAKA disait "tala munua udia ngombe, ya mono ya yuku bikola" = "regardez la bouche qui mange de la viande (sous entendu les dirigeants), la mienne (sous entendu le peuple) est condamnée aux légumes", BOUKAKA mort assassiné par ces dirigeants, votre Koffi OLOMIDE dit de ces mêmes dirigeants "Na OYO to liaki bien" = "Qu’est ce qu’on s’est bien goinfré à OYO". OYO village natal de SASSOU NGUESSO où ce dernier organise tous les ans des retrouvailles avec son clan et où OLOMIDE est le musicien officiel recevant un chèque à blanc pendant que le peuple crève la dalle et n’a plus que l’exil (sans aucun espoir de retour) comme unique voie de survie. Et de leur exil ces mêmes congolais crient au génie de KOFFI OLOMIDE. Effectivement OLOMIDE est un vrai génie. Faire danser les congolais en vénérant les responsables de leur malheur. Les assassins de leurs parents. C’est le seul génie que je trouve à Koffi OLOMIDE. En effet, il faut le faire. J’avais il y a quelques semaines déjà, sur un site frère dont je ne donnerai pas le lien (pour ne pas être accusé de faire de la publicité pour ce site) ouvert un thread spécial Franklin BOUKAKA. De lui on parle souvent de la chanson "LE BUCHERON", mais il y en a plein d’autres que je préfère mais dont j’ignore les titres. Mais je les connais par coeur ou presque. Jusqu’avant son assassinat BOUKAKA passait beaucoup sur les ondes de la radio nationale congolaise. Je l’écoutais beaucoup. Ces oeuvres furent interdites au Congo après son assassinat. Mais je me souviens que j’allais les écoutées en cachette chez un de mes mailleurs amis (que certains ici connaissent). On avait 16 ans à l’époque. C’est son grand frère un analphabète (comme on dit chez nous) qui lui avait offert ces cassettes de Franklin qui circulaient (bien que TRES difficilement) sous les manteaux à Brazzaville, en lui disant "Tiens, ça c’est pour vous les intellectuels. Les futurs cadres de demain". Je m’en souviendrai toute ma vie de ce geste de ce grand frère analphabète. Et c’était la collection complète de Franklin. Nous les écoutions entre Julio IGLESIAS et Roy-C. Entre "à la croisée des chemins" et "I found a man into my bed". N’est ce pas DAVE ? Normal c’était l’adolescence, les filles mais les paroles de Franklin nous restaient dans l’oreille. "Ata ko tiers monde omesana kolela. Ata ko okoma esalela ya bilombe. Tika kozinga maboko tala eloko. Tala basi bazali kosila mayi ya miso. Kutisa mowuta mabe asala yo banda kala" = "Malgré que Tiers-monde tu aies été habitué à pleurer. Bien que tu sois devenu esclave des tout puissants. Ne croise pas les bras. Regarde cette chose. Regarde les femmes qui vident toutes leurs larmes. Fasse que cesse cette maltraitante que t’inflige depuis ci longtemps ceux venus d’ailleurs (le colon)". Et Franklin poursuit plus loin en disant : "To zali na mokili etumba ya lobiko ooo. Etumba ya kolukaka bonsomi eeee. Etumba ya koluka boboto, Etumba ya bokokani bua bato banso awa na mokili eee" = "Ici sur terre nous avons un combat éternel. Le combat pour les indépendances. Le combat pour le bien-être. Le combat pour l’égalité de tous les êtres humains dans ce monde." A l’époque la NAMIBIE, LE ZIMBABWE ne sont pas encore indépendante. Et les afrikaners pissent encore sur des noirs en Afrique du sud. Aussi Franklin BOUKAKA dit n’oublions pas nos frères qui souffrent là-bas : "Kobosana te ba ndolo ya AFRIQUE DU SUD. Kobosana te ba ndolo ya NAMIBIE eeee Moniokoli ya baninga ya ZIMBABWE mawa mingi eeee".
C’était ma chanson préférée de Franklin. Pauvres congolais. Quand on voit qu’aujourd’hui ce peuple est livré à des PAPA WEMBA et OLOMIDE, le cerveau lessivé au NDOMBOLO. Comment puis-je être fier d’être congolais ?
Salut cher JEAN-MARCEL BIKOUTA NKAOULOU
Blaise
Les extraits du dernier disque de Franklin Boukaka sont sur Amazon.fr en suivant ce lien :
http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/B00000IHW1/qid%3D1145982714/402-0404470-3948148
Blaise,
ton dernier message a ete supprime a cause des insultes que tu adresses a des gens qui ne peuvent pas repondre. Les gens souvent s’attaquent ici - j’en sais quelque chose -, et c’est tres bien ainsi, or cela reste dans le domaine de la courtoisie...
Personne ne t’a dit de disparaitre du Blog - tu l’annonces toujours, et tu reapparais un jour ou l’autre - pour revenir tout d’un coup avec une haine et une gibeciere d’insultes contre les ecrivains congolais qui sont au gouvernement (Tati Loutard et Henri Lopes en particulier) et qui ne peuvent te repondre ici. Envoie-leur des lettres personnellement.
Bien a toi.
BIEN PARLÉ, BLAISE KIBONZI. JE N’AI PLUS RIEN À AJOUTER.
JEAN-MARCEL BIKOUTA NKAOULOU
Juste une precision : L’ecrivain Henri Lopes n’est pas au Gouvernement, on l’aura compris. Il est ambassadeur en France....
Proposition,
Je possède le CD “FRANKLIN BOUKAKA A PARIS” dont il est question dans l’article. Je peux vous le faire partager individuellement en vous envoyant des fichiers MP3, ou encore je peux envoyer un fichier au webmaster de ce site, qui pourrait mettre un lien audio qui agrémenterait l’article. S’il ya des preneurs faites le savoir sur ce forum et je reviendrais livrer mon email de façon à ce que nous prenions contact “off-line”. Je ne pourrais envoyer les MP3 qu’à partir de 19hrs (heure US).
Et revoilà le grand retour de Blaiiiiise Kibonziiiii ! Mon cher Blaise je crois que tu ferais mieux de ne plus annoncer ton départ. Tu auras compris que le village Mabanckou et toi, c’est pour la vie.
A entendre les gens parler de ce Boukaka, il a du être quelqu’un. Moi de musique congolaise, je ne connaissais que le ndombolo et les atalaku en lingala qu’ont adopté la nouvelle génération de "musiciens" ivoiriens. Mais j’ai écouté Olomidé à un gala à Dakar, j’en croyais pas mes oreilles. Et Jean Michel Denis de Afrique Magazine m’a confirmé que ça faisait au moins 10 ans qu’il n’avait pas chanté ainsi. Ce soir là, ce fut un délice pour mes oreilles.Et là, seulement là, j’ai compris pourquoi il pouvait être l’un des artistes préféré d’un monsieur comme Alain Mabanckou. Blaise, tu es mieux placé que moi pour savoir que Kofi Olimidé ne fais pas et ne sait pas faire que du ndombolo creux. Edwige H.
Zik, je suis preneur ( ou faut il dire preneuse)
Edwige H.
Yes ! preneur moi aussi
Je n’ai pas de pistes pour écouter Franklin en ligne, cher Alain, mais j’en posterai si je trouve... Nous avons déjà des propositions qui sont arrivées ci-dessus. Pour ce qui est de diffuser en streaming sur Congopage, il y a une question de droit qui intervient, je ne sais comment fonctionne le BCDA aujourd’hui, mais théoriquement les héritiers de Boukaka devraient pouvoir bénéficier continuer à bénéficier du travail de leur parent...
D.O.W., comme une réponse à ton vœu, j’ai fait une trouvaille hier, lors de ma visite chez L’Harmattan rue des Ecoles ! (Mon banquier m’interdira un jour d’entrer dans une librairie, s’il en trouve le moyen !...) : La Chanson Congolaise - son histoire, sa vérité, ses textes et leurs significations, par Pie-Aubin Mabika. C’est sorti en 1999. Je ne l’ai pas commencé, simplement feuilleté. Il y a deux chansons de Franklin qui sont présentées (Lufua Tolo et Likambo Oyo), traduites et expliquées, au milieu d’une belle liste d’autres auteurs (Bantou, Zao, Théo-Blaise Nkounkou, Malanda ou Clotaire - Les Anges -, Rigadin, Loubelo, Nganga Edouard, Antoine Moundanda, Jacques Elenga...).
Edwige H., et D.O.W., si vous pouriez me transmettre vos adresses email au jzimako@yahoo.com, je vous re-expédierais les dits fichiers. Je rentre à la maison autour de 19hrs, heure standard de l’est aux USA, ce qui ferait 1hr du matin à Paris.
Pour les curieux, quand j’étais petit et jouais au foot, un me mes oncles m’avait surnommé Zimako, du nom de l’international Francais. Le nom m’est resté. Mes amis se sont mis à m’appeler Zik, en diminutif. Jusqu’au jourd’hui c’est mon petit nom.
BLAISE KIBONZI qu’est ce que ta virulence m’a manquée !!!
Je suis aussi tourmenté par la question des droits d’auteur. Mais mon université à une politique sur le streaming et les échanges en ligne, qui me sert de guide. Mon université tolère les échanges Peer to peer par liaison directe, c’est à dire que je puis envoyer à quelqu’un un fichier contenant les chansons de Boukaka ; mais ce qui est interdit, c’est de mettre ces chansons dans une espèce de librairie collective gratuite, ouverte au monde entier pour le downloading. La distinction est que dans le premier cas, c’est exactement comme si vous aviez fait une cassette audio et l’avez remise à un ami pour écouter en privé (chose légale), par contre dans le second cas, vous distribuez potentiellement des milliers de cassettes à des inconnus aux 4 coins du monde, gratuitement (chose illégale). Donc si le site décidait de faire du streaming, il faut absolument supprimer la fonction downloading. Tant que ce sera seulement de l’écoute, on reste dans la légalité, car ce site est à but non lucratif (que je saches). Si par contre, ce site vendait des publicités, alors là nous serions dans l’illégalité, car Boukaka serait utilisé pour attirer la clientèle et leur vendre un produit. Ouf, c’est compliqué. Y a t-il un avocat dans les environs ?
Bonsoir à tous,
Excusez-moi, je ne comprends pas très bien la corrélation entre le suicide, les meutres des uns et l’assassinat de Boukaka en Afrique... Mais bon, M. Mabanckou demande si l’artiste dérangeait la classe dirigeante de l’époque... Pourtant c’est une lapalissade. Si ce n’était pas le cas, l’aurait-on fait assassiner ? Sous les Tropiques, beaucoup sont tombés pour moins que ça. Il est arrivé qu’un pauvre petit poème, un peu trop allusif, précipite l’effronté devant Saint-Pierre avant l’heure...
Boukaka chantait la paix, l’unité, soit. Mais apparemment c’est le côté révolutionnaire qu’ON a retenu de lui, aussi distrait fut-il. Son admiration pour Malcolm X (son fils en porte le prénom) n’est tout de même pas anodin... Oh, je ne suis pas en train de me constituer avocate du diable pour ceux qui l’ont lâchement éliminé ; je ne me permettrais pas ! Bien au contraire son sort tragique me rappelle cruellement celui de Thomas Sankara, Patrice Lumumba, Ndouna Dépenaud (poète gabonais), Pierre Monsard, et récemment Georges Rawiri... entre autres.
Bisso na Bisso, je connais. Mais le souvenir de Boukaka est malheureusement flou dans ma tête. Il me suffira peut-être d’écouter ses chansons pour me remettre dans le bain. Et me déhancher comme j’adore le faire avec la musique de "chez nous".(rires)
Tres complique en effet cher Zik. Et je constate que tu es a la pointe de l’actualite...
Bref, Richard notre Webmaster est tres strict sur la question. Incitons plutot les gens a aller acheter Boukaka (meme en ligne, c’est disponible). Tu peux aussi envoyer a titre prive ton fichier a ceux qui le souhaitent. Apres tout, cela releve d’un usage tres prive. Mais nous ne pouvons savoir ce que ferait un individu qui telechargerait l’integralite de l’album par le Blog. N’oublie pas ceci : les pirates lisent aussi nos echanges ! (rires)
Ah Mère Evé tu nous es indispensable ! Et puis tu devrais avertir quand tu pars pour ce genre de visite, on t’emboîterait le pas ;-) Il y’en a peut-être d’autres, mais je commencerai donc par le bouquin de Pie-Aubin Mabika. Merci.
Zik : we keep in touch. je te fais un mail plus tard. Hey, me souviens très bien de Zimako. Ses apparitions étaient rares, mais m’en souviens très bien. On attend peut-être l’avis d’un avocat alors...(rires)
Minga, tu es peut-être trop jeune, gente demoiselle, pour avoir un souvenir même flou de Boukaka. Non ? A moins de t’être déhanché (qu’est-ce que ça doit être ! ;-) dessus bien plus tard.
DOW, Boukaka parlait sûrement d’un temps que les moins de trente ans ne peuvent pas connaître ? Dans ce cas, je suis concernée. (rires)
Mais tu sais, il n’y a pas d’âge pour ça. Je me déhanche sans demander le reste en écoutant de très vieilles chansons. Peut importe l’époque, pourvu qu’il y ait le rythme !
Bref, Richard notre Webmaster est tres strict sur la question. Incitons plutot les gens a aller acheter Boukaka (meme en ligne, c’est disponible).
Alain, les CD de F. Boukaka ne sont malheureusement plus disponibles en ligne, tous les vendeurs sont en rupture de stock. Moi aussi, suis à la recherche de ce CD depuis des années mais en vain jusque là. Je ne sais pas qui possede les droits sur ce CD mais il nous ferait un grand bien en mettant sur le marché quelques copies.
Zik,Je suis moi aussi intéressé.
Franklin était du même village que moi, et je me souviens de sa soeur que j’avais vu il ya environ une vingtaine d’années. Mais tout le talent parti comme une fumée ! Dommage ! J’espère qu’un jour on lui rendra hommage... pourquoi pas dans son village ! Kitmien.
Cher Alain, ton texte sur Franklin Boukaka et la référence d’un de tes correspondants à Rochereau m’incitent à dire un mot sur le beau livre de Sylvain Bemba : "50 Ans de musique du Congo-Zaïre" publié à Présence africaine en 184. Je l’avais lu avec énormément de profit car Sylvain avait su merveilleusement mettre en perspective la musique de la sous-région. Je ne peux que conseiller aux plus jeunes de se précipiter en bibliothèque pour le lire. Et mes plus affectueuses pensées à l’endroit de mon ami Sylvain. Que la terre lui soit légère.
Il faudrait sans doute que je lise les commentaires pour voir si un autre lien est donné mais cher Alain
http://www.sternsmusic.com/disk_info.php ?id=CD50048
ne fonctionne pas.
Merci à A.Mabanckou pour cette traduction.
Merci à jmdevesa. Grâce à lui, j’ai une deuxième référence livresque (qui malheureusement a déjà vingt ans d’âge). Zik, par acquit de conscience (rires), j’avais décidé d’acheter le Franklin Boukaka, pour faire vivre l’Afrique, notre art et nos artistes (ou leurs héritiers et autres ayants droit). Mais voilà que Richard Songo nous dit que c’est mission impossible.. ! Bref, si je ne le trouve pas, je reviendrai vers toi.
Tu as bien de la veine, Minga, de ne pas connaître ce temps dont parlait Boukaka (rires)
Ah anciens et anciennes que ça fait plaisir de vous entendre parler de tous ces grands chanteurs que nous jeunes d’aujourd’hui et adultes de demain n’avons pas connu...Pour ma part j’ai découvert ce Franklin Boukaka gâce à Blaise Kibonzi-que je salue en passant bien que mon pseudo actuel lui soit inconnu-qui avait ouvert un sujet le concernant sur un forum Congolais.
Je ne savais pas que les paroles "héhé Africa ohoh Africa ohoh liberté" qu’on peut entendre dans l’album Bisso na bisso venait de ce Franklin Boukaka...ah la la je pense que c’est une belle récompense pour lui là où il se trouve actuellement que de voir que sa musique et son engagement se transmettent aujourd’hui et croyez-moi va encore se transmettre, je m’engage moi même déjà à faire connaitre le personnage et sa musique...
D.O.W.,
Pas de probleme, fais moi signe et j’envoie les fichiers par email. J’ai achete mon Boukaka il y a 4 ou 5 ans a virgin sur les champs-elysee a Paris. A l’epoque ils avaient une excellente selection Afro-Caraibe, je ne sais pas si c’est toujours le cas.
J’ai aussi du Franco, du Pamelo Mounka, du Sam Mangwana, de l’Empire Bakuba (Emoro etait tres populaire chez nous au Gabon quand j’etais gamin), du Mpongo Love (Masikini est l’une des plus belles melodies de la musique Africaine, a mon avis), du Rochereau (Fetiche est une des chansons "fetiches" de mon pere, et la poesie des paroles, simple profond, touchant), et bien d’autres...Mais il y a un morceau que je cherche depuis au moins 10 ans sans succes, c’est "Generation ya Sika" de Fariala. Si quelqu’un l’a, je vous l’achete a votre prix (en restant raisonnable).
P.S. Je ne parle pas un traitre mot de Lingala (sauf peut etre "Motema n’en Gai", mais j’aime la bonne musique.
Le texte precedent est de Zik, desole de l’omission.
Comme tout ceci suscite en moi une vague de nostalgie ! Mpongo Love, je me souviens bien de cette beauté africaine, cette voix limpide et berçante... A l’époque, je suçais encore mon pouce. On la regardait souvent des clips à la tv. Je me mettais alors à dansotter sur mes petites jambes. Mais les noms des artistes, m’en souviens vaguement...
Il faut dire que j’ai toujours aimé ces rythmes endiablés... Toutes proportions gardées, bien sûr. Car je n’accroche pas à toutes ces nouveautés purement commerciales et trop tape-à-l’oeil (Mopao, Doug Saga etc.). Papa Wemba, ça va encore. Désolée pour les fans...
Minga,
Comme en toute chose, l’essentiel est de separer le bon grain de l’ivraie. En ce qui concerne la musique Congolaise (RDC et Brazza), je suis assez classique, malgre ma relative jeunesse (26 ans). J’ai recu mon education a la maison, mes parents avaient une bonne collection de 33 et 45 tours, avant d’y ajouter les CDs. J’ai grandi a Akebe-ville, mais nous allions jouer au foot dans les quartier "chauds" comme Kosmopark, Rio, Akebe-plaine, Venez-voir. Je connais bien le fameux "couloir de la mort", bien que je ne consomme que tres occasionnellent de l’alcool. Mais c’est ca aussi qui fait la culture : la vie de tous les jours, les beaux quartiers et ceux qui sont moins bien lotis, les gens "responsables" et ceux qui sont ivres tous les jours...Pour revenir a la musique, j’ecoute en general des artistes dont les carrieres precedent ma naissance. Par exemple, je ne supporte pas du tout d’ecouter du Werrason, mais je suis seduit par du bon Rochereau ou Dr Nico. La meme chose dans la musique Gabonaise et Camerounaise. Je prefere ecouter du vieux Dibango (Soir au Village, Soma Loba etc...), du vieux Medjo Me Nsom, ou du vieux Eboa Lotin (Bessombe) ou Francis Bebey (Idiba). Cote Gabonais, Akendengue (Africa Obota, Sur le trottoir d’en face...), Hilarion Nguema (Libreville), et dans la nouvelle generation, Nanette et Batchielilys, quoique j’ai un faible pour une seule chanson Rap : "To kill Lawana", qui pour moi est un chef d’oeuvre d’un niveau lyrique et instrumental comparable a MC Solaar de la grande epoque.
A propos, avez vous lu "Les Matitis" ?, Je vous le conseille.
Merci D.O.W. pour votre remarque. Le livre de BEMBA est vraiment bien
Zik, tu es grave, toi ! Donc tu es un gars d’Akébé-ville ? Je n’étais pas très loin, tu sais : Petit-Paris et Nkembo ensuite. Quartiers populaires certes, mais finalement comme chante Amel Bent (jeune artiste issue de la banlieue parisienne) : "Fille d’un quartier populaire. J’y ai appris à être fière. Bien plus d’amour que de misère. Bien plus de coeur que de pierre". (rires)
Comme quoi, contrairement à toi, et malgré mon côté nostalgique, je suis foncièrement moderne ! :)) Bien sûr j’aime danser le Mvett (version Alexis Abess), Proser Nzé, Vickoss (Tandima), Arlus Mabélé. Ecouter Hilarion Nguéma, P-C Zeng etc. Mais juste pour me recharger les batteries.
J’ai l’immense bonheur d’avoir reçu des CD du bled : Alexis Abess, Vibrations, Akendengue, Arnold Djoud... je ne me ménage pas. Dès que "ça me pique", la fête commence ans l’appartement ! (rires)
Parlant des Mapan (Les Matitis), oui j’ai lu, il y a quelques années déjà. Quel souci du détail chez notre Freddy Ndong ! Quand on connait le quartier Derrière la prison (Libreville), on le revisite au gré de cette plume de connaisseur.
C’est noté Zik. Merci.
Salut Alain et merci pour ce sujet. On sait qui a tue Boukaka. On sait aussi d’ou venaient les ordres. Tout ceux qui ont suivi ou ont ete temoins des travaux de la Conference Nationales du Congo au debut des annees 90 le savent. J’ai en memoire, le temoignage emouvant au palais du parlement d’un rescape(dont j’ai oublie le nom, mais beaucoup de Congolais se souviendront), compagnon d’infortune de Franklin Boukaka. L’executeur parlant la meme langue que lui l’avait averti de s’enfuir dans une direction donnee apres le premier coup de feu. Franklin qui ne comprenait pas la langue maternelle de son compagnon n’eut pas la vie sauve. Le miraculeux joua au fou, marchant de la peripherie Nord de Brazza, nu comme un verre de terre, pour atteindre la demeure familiale a Poto-Poto, dans le centre de Brazza. Ce qui fait encore plus mal dans ce crime, c’est le fait que le corps ne fut jamais remis aux parents, meme 30 ansapres les faits ! Alors que les auteurs et les mains qui ont execute la sale besogne sont encore en vie. Certains sont memes officiers de la force publique congolaise. Quelle honte pour mon pays ! Heureusement que le souvenir du talent hors commun de Boukaka, ils n’ont pas pu le tuer. Eh oui chers villageois et villageoises, aujourd’hui encore quand j’ecoute "Meno niku zololo, luzolo lua bu leke...", je sens revivre en moi mes premiers souvenirs d’amour avec ma tendre et douce epouse, mere de mes enfants. Quand j’ecoute Pont sur le Congo, ma fibre de BRAZZAKINOIS se reveille, et j’oubli ce fleuve-boulevard, frontiere et non obstacle entre mes deux ville : Brazzaville et Kinshasa. Enfin, quand j’ecoute les immortels, ma Foi en mon continent, l’Afrique, se fermente davantage. Si les petits roitelets politiques de la rive droite du Congo avait le courage, ils auraient pu depuis longtemps dire la verite aux Congolais et aux Africain, amoureux de la music et de la culture, pourquoi pas redonner les restes du chanteur a sa famille, et prendre soin du seul fils qu’il a laisse. En Argentine, des corps des victimes de la repression militaire sont remis aux familles lorsque cela est possible. A quand au Congo ? Better late than never ! Mathieu
Ah, c’est ce Boukaka qui chantait "héhé Africa ohoh Africa ohoh liberté" Mais je connais cette chanson ! Comme Sami me l’a dit un jour, le contraire serait grave pour lui en tant qu’artiste.N’est ce pas le plus important pour un créateur ? Que son oeuvre, et non sa personne, soit connue aussi longtemps et aussi loin que possible ?
Edwige H.
" Le bûcheron ", Franklin Boukaka
(album, Franklin Boukaka à Paris, 1970)
Ah e e Africa
Eh e Africa
O Lipanda
(Ah ! l’Afrique
Eh ! l’Afrique
Où est ton indépendance ?)
Ah e e Africa
Eh e Africa
O Liberté
(Ah ! l’Afrique
Eh ! l’Afrique
Où est ta liberté ?)
Kokata koni pasi
Soki na kati koteka pasi
Na pasi oyo ya boye
Ngai na bana mawa
Nakoka te
(Couper du bois de feu est un dur labeur
Vendre ce bois en est un autre
Avec ce lot de malheurs et les enfants
Je suis loin de m’en sortir)
Basusu oyo naponaka
Bawela bokonnzi
Pe na ba-voitures
(Certains à qui j’ai donné ma voix
Ont développé la boulimie du pouvoir et des
Voitures)
Bavoti tango ekomaka
Ngai nakomaka moto
Pona bango
(Quand arrivent les échéances électorales
Je deviens alors important
devant eux)
Nakomi tuna:Mondele akende
Lipanda tozuwaka o ya nani e ?
Africa e
(Je me demande : le colonisateur s’en est allé
Pour qui avons-nous obtenu l’indépendance ?
Oh ! l’Afrique)
Ah e e Africa
Eh e Africa
O Lipanda
(Ah ! l’Afrique
Eh ! l’Afrique
Où est ton indépendance ?)
JEAN-MARCEL BIKOUTA NKAOULOU
" Les Immortels ", Franklin Boukaka, 1967
Africa mobimba e (L’Afrique tout entière)
Tokangi maboko e (A croisé les bras)
Tozali kotala e (Nous observons impuissants)
Bana basili na kokende (La perte de ses enfants)
Bana basili na kotekama e (Le trafic de ses enfants)
Na banguna a (Auprès des ennemis)
Tolati mokuya ata maloba te (Silencieux, nous avons porté un voile noir de deuil)
Congo na bana Africa baleli (Le Congo et l’Afrique fondent en larmes)
Oh o Mehdi Ben Barka (Oh ! Mehdi Ben Barka)
Mehdi nzela na yo ya bato nyonso (Mehdi, ta voie est celle de toute l’humanité)
Mehdi nzela na yo ya Lumumba (Mehdi, ta voie est celle de Lumumba)
Medhi nzela na yo ya Che Guevara (Mehdi, ta voie est celle de Ché Guevara)
Medhi nzela na yo ya Malcom X (Mehdi, ta voie est celle de Malcom X)
Medhi nzela na yo ya Um Nyobe (Mehdi, ta voie est celle de Um Nyobe)
Medhi nzela na yo ya Coulibally (Mehdi, ta voie est celle de Coulibally)
Medhi nzela na yo ya André Matsoua (Mehdi, ta voie est celle de André Matswa)
Medhi nzela na yo ya Simon Kimbangu (Mehdi, ta voie est celle de Simon Kimbangu)
Medhi nzela na yo ya Albert Luthuli (Mehdi, ta voie est celle de Albert Luthuli)
Oh ya Tiers-monde (Oh ! celle du Tiers-Monde)
Oh ya libération ya ba peuple (Oh ! celle de la libération des peuples)
JEAN-MARCEL BIKOUTA NKAOULOU
Oh, sublime ta traduction J.M.B. Nkaoulou ! Je ne sais pas si c’est de toi, mais tout est sublime : les textes, l’initiative de nous les traduire ici, et même la traduction elle-même (je ne parle pas lingala, mais je le sens). Merci, merci. Et si tu permets, je t’emprunterai la traduction de quelques passages.
Cher D.O.W.
La traduction est de l’ami Nzumba Matassa (http://www.mwinda.org/archive/bouka...).
Je pense qu’on peut l’utiliser dans la mesure ou le but de cette traduction est la vulgarisation du message de Franklin Boukaka.
JEAN-MARCEL BIKOUTA NKAOULOU
Les paroles traduites de "Le Bucheron" sont d’actualitees, meme aujourd’hui. Le genie d’un artiste est aussi cette capacite de premonition qui leur permet de voir comment les choses se dessinent, avant tout le monde.
Sublime.
Yes, absolutely Zik ! Et merci à J.M. Bikouta Nkaoulou.
Bonsoir !
je suis monsieur GANGHAT, je souhaite avoir un CD de franklin boukaka john lennon et de bisi na biso dans racien ce la peut être posible mon adress 28 rue alain gerbault 41 Blois je paye sur place.
veuillez agrée monsieur mes salutation les plus profond
Quelqu’un peut me dire, qu’est-ce qu’il est devenu le chanteur Congolais AURLUS MABELE, et son LOKETO ?
Arlus oooooooh ! Un à gauche, un à gauche ! Un à droite, un à droite ! ya ya ! ya ya ! ya ya yayaya !
Sacré Arlus et son Lokéto, en effet. Je ne peux vous aider Ndombélé... Je dansais ce morceau de Arlus étant gamine : début des années 90. Depuis, plus de nouvelles !
Pour écouter Franklin BUKAKA, je vous suggère d’écouter l’émission "Sur les Rives du Fleuve Congo" de Radio Kaleidoscope tous les dimanches à 10H00 et Jeudi à 18H00 via Internet ou sur 97FM si vous résidez en région rhône-Alpes.
http://www.radio-kaleidoscope.net
ou le Portail sur la musique congolaises et ses musiciens ici :
http://www.kongomusic.com
Sur RKS, vous pouvez demander une dédicace, c’est-à-dire un morceau ou un orchestre de votre choix
Cordialement
bonjour,
je m’appel serge j’habite YERRES dans la banlieue parisienne, actuellement je travail sur la reprise musicale de ’l’album de FRANKLIN BOUKAKA ( LE BUCHERON ), pour faire découvrir aux jeunes français cet artiste qui n’ aura vécu longtemps mais qui nous a laissé sa musique éternelle. ma question est comment je peux me procurer le maximum d’info sur sa vie et ses autres oeuvres.
je vous remercie.
Beaucoup d’émotion en lisant ce que certains ont écrit sur Franklin Boukaka ;je suis en train de préparer un spectacle de danse pour l’association "pesa motema" de bayonne ;cette année,le thème,c’est "kimpwanza" et suis venue sur votre site pour en savoir + sur F.Boukaka ;il sera très présent ds notre spectacle,en esprit,en photos,en chansons,et on dansera pour la liberté...non,il n’est pas vraiment mort....
qui pourrait me dire ou est son fils actuellement ?