jeudi25 août 2005

Gaston Kelman et les tomates camerounaises...

JPEG

JPEG - 12.9 ko
Le nouveau livre de Kelman

Gaston Kelman est connu pour avoir écrit Je suis noir et je n’aime pas le manioc, un livre ( essai ou document, c’est selon ) qui a fait couler beaucoup d’encre... et de salive !

Sans avoir pris le temps de donner des intructions à son banquier afin de placer ses confortables droits d’auteur du précédent bouquin, le voici qui sera de retour en librairie le 15 septembre avec Bounty ( ed. Max Millo).

Toutefois, il semble que cet auteur subisse encore la foudre d’une bonne partie de "la communauté noire". Et lorsqu’ Internaute.com lui demandait l’année dernière, en novembre, comment son livre avait été reçu au Cameroun, son pays natal, notre best-seller répondait alors :

« Très fort, à ce qu’il paraît, comme dans beaucoup d’autres pays d’Afrique. Cela ne veut pas dire que tout le monde est d’accord sur tout. Mais les gens sont fiers de ce "frère" qui passe à la télé, pas seulement comme musicien, footballeur ou même comme intello coincé et dit des choses fortes. J’ai des invitations dans quelques pays et bientôt je vais faire une tournée en Afrique."

Mais voilà que dans le quotidien Mutations ( Cameroun ) de ce 25/08, on apprend que ce n’est plus le grand amour entre lui et le Cameroun ! Dieu merci, il y avait pénurie de tomates dans les marchés de Douala :

« A Douala, j’ai été traité de tous les noms et c’est à peine si on ne m’a pas jeté des tomates. Là-bas, ils sont enfermés dans une négrité que je déplore. Il y avait à peine cinquante personnes dans la salle de conférence qui se sont mises à me parler en Bassa et à me dire que je suis né à New-Bell et que, forcément, je devais aimer le manioc. Par contre, à Yaoundé, il y avait 400 personnes dans la salle, Noirs et Blancs, qui n’étaient pas là dans une logique de complaisance mais de débat intellectuel. C’est cela que je souhaite. Qu’on me dise en quoi j’ai raison et en quoi j’ai tort. »

Et puisque l’auteur semble trouver des titres "provocateurs" à ses livres ( Je suis noir et je n’aime pas le manioc , Bounty, Blanche est ma soeur ), c’est à juste titre que le quotidien Mutations lui demande, non sans malice :

Est-ce que le titre provocateur est un choix délibéré chez vous ?

Moi, je dirais plutôt le titre interpellateur. Je fais de l’interpellation. J’ai choisi de traiter des sujets qui peuvent choquer, c’est clair. A partir de là, je prends un ton qui ne va pas être celui du badinage ou de la ballade amoureuse. Là aussi, c’est clair. C’est un choix. J’aurais pu parler moi aussi de l’afrocentrisme pour faire plaisir à tout le monde ou de la fierté des Noirs. J’aurais pu faire de la poésie, mais je ne sais pas si j’aurais réussi. J’ai choisi plutôt de dire au Noir, regarde toi en face. Tu es médecin, tu es éboueur, tu es agriculteur, tu n’es pas noir, ça n’existe pas. Il y a des hommes à la peau noire, il n’y a pas de Noir.

Et, il a droit à une question de littérature - Dieu merci, une fois de plus, pas une question de football, surtout avec ces "Brésiliens africains" que sont les Camerounais :

De tous les auteurs négro-africains, du quel vous sentez-vous le plus proche ?

Je me sens proche de beaucoup d’auteurs africains. Je me sens proche de Francis Bebey. Tout ce que je dis aujourd’hui, il l’a dit dans Le fils d’Agatha Moudio. Il a un message d’un humanisme tonitruant... J’aime Senghor et Césaire. Dans mon dernier livre , j’ai abondamment cité Césaire.

A lire donc :

Gaston Kelman, Bounty, ed. Max Millo, en librairie le 15 septembre... et à la télé les jours et les mois qui suivront...

Commentaires

  1. Posté par Livy, le 25 août 2005 à 21:44

    Oui le début d’une nouvelle polémique qui devrait pouvoir rapporter quelques Euros/CFA à Gaston K. s’amorce.
    J’aime bien votre blog.

  2. Posté par noelle, le 25 août 2005 à 22:12

    gaston kelman... peuh !

  3. Posté par Estugva, le 26 août 2005 à 00:25

    Quel homme ce kelman !
    A propos du manioc, cet aliment que n’aime pas Kelman ne vient même pas d’Afrique. Il vient d’Amérique latine. Si kelman adore la pomme de terre (nom scientifique abala ndolo), ce produit n’est pas européen. Il vient aussi d’Amérique. Le maïs aussi. Dans Race et histoire, Claude Levi-Strauss tord le cou à bien de clichés sur la géographie de certains produits "basiques" africains. Je suggère à keldman de "provoquer" (pardon d’interpeller) en crachant, s’il veut, sur une bouffe bien de chez lui (Douala), par exemple le mbongo, condiment noirâtre qui entre dans la composition de quantité de plats locaux.

  4. Posté par Sami, le 26 août 2005 à 09:19

    Oh, on a vite compris que cette histoire de manioc était une provocation dans le titre, Gaston Kelman écrit, page 14 : "Alors, aujourd’hui, je vous le dis tout net : je suis noir et je n’aime pas le manioc en tubercule, mais je ne dis pas non au manioc en ntumba ; je n’aime pas le plantain vert mais aloko frit". En clair, il aime le manioc, recette bien africanisée. Le débat est ailleurs et je pense qu’il n’est pas encore terminé. A vos plumes et salive !

  5. Posté par Blaise KIBONZI, le 26 août 2005 à 16:09

    "Sans avoir pris le temps de donner des intructions à son banquier afin de placer ses confortables droits d’auteur du précédent bouquin, le voici qui sera de retour en librairie le 15 septembre avec Bounty ( ed. Max Millo)."

    En seriez-vous jaloux, Mr MABANCKOU ?

    Et pourtant on pourrait vous reprocher exactement la même chose. Vous êtes un écrivain africain qui a le vent en poupe. Et quand on regarde votre bibliographie en si peu de temps, elle ferait palir de jalousie n’importe quel autre grand écrivain africain.

    Je n’ai jamais lu ce livre de KALMAN "je suis noir, j’aime pas le manioc", mais il y a à peine 2 semaines, je déjeunais avec un ancien collègue malgache qui m’a conseillé vivement de le lire. Lui l’a aimé après avoir eu un à priori défavorable.

    Ce qui me fait plaisir avec ce livre de KALMAN, c’est qu’il y a énormément d’africains (ou personne d’origine africaine) qui m’ont dit l’avoir lu.

    Vous semblez présenter KALMAN comme un écrivain du ventre. Et pourtant, à la semaine de la littérature congolaise à VELIZY (vous y étiez Monsieur MABANCKOU), j’ai entendu un écrivain congolais dire publiquement qu’il écrivait forcément pour les lecteurs blancs car "c’est eux qui ont les moyens d’acheter". N’est ce pas plutôt cela l’aveu d’une littérature du ventre ?

    Blaise KIBONZI

  6. Posté par noelle, le 26 août 2005 à 17:17

    kibonzi, comment pouvez-vous comparer un écrivain (alain mabanckou) avec cet idiot de kelman qui clame haut et fort que l’esclavage et la colonisation ne sont pas des faits importants parce qu’aucun survivant de ces catastrophes n’est là pour lui conter ce qui s’est réellement passé ? comment pouvez-vous même rapprocher ces deux auteurs ? que vous ayez entendu quelqu’un déclarer qu’il écrit pour les lecteurs blancs n’engage en rien les autres écrivains. kelman est un con, et hasard ? c’est un camerounais ! comme beyala. ce qui est odieux, ce sont ses déclarations dans les médias. il a le droit de se sentir bourguigon et pourquoi pas un filet de boeuf, c’est son problème mais de là à réviser l’histoire de l’afrique, pardon. je t’en prie, lis alain mabanckou d’abord avant de dire des bêtises. moi j’ai lu les deux. j’ai pensé que kelman faisait de la provoc, c’est quand il a commencé ses conneries que j’ai vu que c’était un serial connard.
    sami, te voilà dans ton beau costume d’avocat des imbéciles ! après avoir défendu bayala, maintenant c’est kelman. juste une question : tu ne sens rien quand tes neurones se font la malle ? pitié, sami, reconnais que ces deux-là sont des idiots et arrête de nous faire chier avec tes défenses de pacotille.

  7. Posté par Sami, le 26 août 2005 à 19:11

    Noelle, je ne le défends pas, au contraire j’invite à le décortiquer plus sérieusement que de se laisser abuser par l’apparence du titre. Il y a tellement à redire quand on a lu ce livre qu’on peut laisser le titre à sa fonction : il est choisi pour attirer l’attention et cela a marché, puisque même sans avoir la moindre idée du contenu du livre, un titre comme ça, ça interpelle, ça joue tellement qu’on en est encore à en parler sur des blogs. Je ne le défends pas, puisqu’il n’est pas mis en accusation. Là, j’avoue, Noelle, que j’attends le livre et si j’ai des choses à redire, je les dirai comme j’ai eu à en dire à Gaston Kelman après avoir lu Le manioc. Bon, je pense que ça sert aussi à ça, des débats où des points de vue s’entrechoquent, s’entredéchirent comme des chiens. Kibonzi, un auteur congolais a dit écrire pour les Blancs ? C’est un discours de dépit, crois-moi, il invite indirectement les Congolais à le lire. A le lire encore plus, encore et encore. S’il a des lecteurs congolais, ne serait-ce que cinquante pour cent de ceux qui peuvent acheter des livres et les lire, ah, il sera le plus heureux des écrivains de son pays. Il lance un sos ! Et ce discours, tu l’entendras de la bouche de pas mal d’autres auteurs africains !

  8. Posté par Boris, le 26 août 2005 à 21:34

    A l’instar de Kelman ou de Beyala,il semblerait qu’Alain ait trouve la formule pour nous faire reagir de facon virulente sur son blog.Incorrigible Alain.Eh oui il faut un peu de tout pour faire un monde.Imaginez la vie sans les Kelman,les Beyala et juste avec les Mabanckou,les Tchak,les Kourouma dont nous trouvons rien a redire sur les oeuvres,ce serait d’une platitude a nous pousser a nous desinteresser du livre.Eh Kibonzi,vous croyez que moi a la place de cet ecrivain congolais je ne dirai pas la meme chose.Vous ne croyez pas que lorsqu’on blanchit des nuits a pondre des livres c’est la moindre des choses d’esperer qu’il puisse rapporter quelque chose,mieux enrichir son auteur.
    Et tant qu’helas les choses n’iront pas mieux chez nous,tant mieux si on peut ecrire pour le public francais ou chinois.Et puis de toute facon je pense que ce sont des fausses revendications parce qu’apres tout un bon livre c’est comme la beaute,c’est universel.

  9. Posté par A. Mabanckou, le 26 août 2005 à 22:54

    On ne peut reprocher à un auteur le choix d’un titre qui "appelle", qui accroche. Beaucoup de gens ne gardent en mémoire que le titre du bouquin, et, du coup, ils ont l’impression de l’avoir lu au point de le critiquer, souvent avec sévérité !

    L’exemple frappant est celui de Dany Laferrière ( Haiti ), l’écrivain contemporain que j’admire, que je tiens d’ailleurs pour mon "guide" au point de lui jalouser le titre de son roman "Comment faire l’amour avec un nègre sans se fatiguer" ! Il rapporte que certaines femmes se ruent sur ce livre, non pas pour le lire, mais pour le mettre au chevet de leur lit afin de réduire les prétentions des petits coqs de basse-cour, et il y en a beaucoup, croyez-moi !...

    Serge Bilé va-t-il dans ce sens en intitulant son prochain livre "La légende du sexe surdimentionné des Noirs" ? ( parution en novembre prochain, apres "Noirs dans les camps nazis" ).

  10. Posté par Estugva, le 27 août 2005 à 01:13

    On vit l’âge d’or de l’édition. Ce n’est plus le contenu, c’est le contenant (le titre) qui permet de vendre un bouquin. A ce...titre, si Stendhal (Le rouge et le noir), Balzac (Pierrette), Victor Hugo (Notre-Dame de Paris ), Flaubert (Madame Bovary) ; Baudelaire (Le spleen de Paris), si ces auteurs vivaient au 21è siècle, aucun de leurs ouvrages (avec des titres aussi insipides) n’aurait jamais trouvé preneur. Fort heureusement, il va d’un livre excellent comme de la lumière : le bibliophile le distingue forcément au milieu des ténèbres.

  11. Posté par Thierry Kron Traube, le 27 août 2005 à 04:14

    Aprés plusieurs jours de non-visite, me voiçi de retour. On s’insulte comme chez Assouline içi, finalement, normal, sur le net, il n’y a que le noir des lettres sur le fond blanc de l’écran. Nous sommes tous semblables.
    J’ai lu le livre de Kelman, j’ai aimé, mais évidémment je suis blanc, pas blanc blanc, ni blanc rose, non blanc un peu olive.
    j’ai un petit livre, vert, à peine 80 pages,tombé sous mon lit, ou derriére un meuble, enfin je ne le retrouve pas, l’auteur se nomme Dallio ? un ançien sportif de la métropole, Paris, qui écrit, pour mon goût fort bien, il me fait rire, il est pourtant assez grâve dans le fond, un peu sulfureux parfois. Je le situe entre Céline et cet auteur américain, allemand d’origine,qui est né et mort dans l’alcool, à Los Angeles. Il est 03:30 AM, je deviens amnésique des noms.
    A part les racistes, en Françe, on aime bien les Africains, les Noirs, les Magrhrébiens ont moins la côte.
    D’ailleurs baucoup de Magrhébiens sont trés pâles, ils ressemblent trop aux nicois et aux marseillais. On imagine les Noirs Africains différrément, de grosses méres, plus mamma, que les ydische ou italian mamma, habillées de riches couleurs et toujours de bonne humeur.
    Ou splendide Princesse Ashanti.
    On imagine les Africains, enfin on imaginait, car de Charles de Gaulle Airport à Paris, on traverse la Courneuve, les Noirs ressemblent à des Blancs, des chics, des pas chics, des beaux, des laids,des minces, des gros, des presque blancs.

    Avec le succés des footballeurs Africains, en Europe, on voit les Africains différémment,finalement les blancs sont assez môches. Jusqu’àlors on pensait que les Afro-américains étaient une race à part,nouvelle, plus belle, grâce à la bonne nutrition US (?).
    Les sportifs Noirs-européens ressemblent aux Afro-américains, bizarre, non ?
    Derniérement en Arabie, je me suis dis, içi, c’est moi qui suis exotique, que pensent-ils des blancs ? Façon de parler, pour ma personne, uniquement question d’habillement.
    Comment voyez-vous les blancs ? à quels clichés correspondent-ils ?
    Pourquoi Proust est un écrivain Juif, et pourquoi de Flaubert, on ne dit pas l’écrivain blanc ?
    Quant au cliché sexuel, je suis sûre que certaines Femmes Africaines pourraient raconter le contraire, on dit aussi que les Thaïlandaises sont douces, souriantes et gentilles. Il y a pourtant des garces thaïlandaises, comme il y a des Finlandaises qui pourraient répondre à ces critéres.
    * Noirs dans les camps nazis, correpond à une réalité, rarement illustrée, mais tout à fait existante.
    Si je choque certains, j’éspére que Monsieur Alain Mabanckou ferra du cleansing de commentaire, cliquera sur delete. Bon week-end

  12. le 27 août 2005 à 10:17

    Merci Boris, pour ton intervention pleine de sens. Notre amie Noëlle critique BEYALA mais fait du BEYALA, en insultant tous ceux qui sont pas d’accord avec elle. Si ce blog de MABANCKOU se transforme en lieu pour broyer du sucre sur le dos des autres écrivains africains qui voient pas les choses comme vous, alors je vous laisserai tranquille dans votre messe.

    Boris, le sens dans lequel tu as orienté le débat est exactement vers lequel je voulais aller. C’est un point qui mérite d’être approfondi, je l’avais déjà plus ou moins abordé avec Henri LOPES lors de la semaine de la litterature congolaise à VELIZY et où le public congolais était très très maigre (vous pouvez demnander à Alain MABANCKOU).

    Enfin pour terminer, lachez donc les baskets à ce cher Gaston GALMAN. Il a écrit un livre comme n’importe qui au monde en a envie (sans forcément se définir pour autant écrivain). Il y a même un noir taximan à PARIS qui vient d’écrire son livre "mémoire" de ses 30 ans de taximan dans Paris.

    Gaston KALMAN a eu la chance que son livre a bien marché car le sujet interesse. Où est donc le crime ?

    Si vous n’êtes pas d’acord avec lui, écrivez donc un livre intitulé "Je suis noir et j’aime le manioc" et dedans écrivez "je suis noir et j’en ai une grosse".

    Il est invité sur les plateaux de télévision française. ET ALORS ? Alain MABANCKOU boude t’il quand il est invité chez RFI ? qui je rappelle signifie Radio France Internationale ?

    Faites des critiques litteraires s’il le faut, mais épargnez la personne de Gaston KALMAN que j’ai déjà suivi plusieurs fois à la Télé et que je trouve très calme, sympathique, tolérant et dépourvu du sens de la polémique inutile.

    Pourquoi demander qu’on lui jete des tomates et en faire un Salman RUSHDIE africain ? Il y a bien des sujets plus grave que cela.

    Aurevoir et à la prochaine.

    Blaise KIBONZI

  13. Posté par A. Mabanckou, le 27 août 2005 à 12:22

    Cher Thierry,

    J’ai promis de ne rien censurer. Et je maintiens ma position tout en veillant autant que faire se peut à la l’équilibre des choses...

    Cher Blaise,

    Vous lancez un ultimatum en ces termes :

    "Si ce blog de MABANCKOU se transforme en lieu pour broyer du sucre sur le dos des autres écrivains africains qui voient pas les choses comme vous, alors je vous laisserai tranquille dans votre messe"...

    Le Blog est public, donc personne ne "broie du sucre sur le dos de personne".
    Sentez vous libre d’apprécier l’auteur Gaston Kelman. Je me rejouis d’ailleurs de penser que vous allez lire enfin son livre et le prochain... et vos arguments ne seront alors que plus consolidés. En effet, un avocat quel qu’il soit doit prendre connaissance du dossier avant de dire sa plaidoirie. Certes, vous aurez compris que je ne vous commets surtout pas avocat d’office ! Je vous demande simplement de reconnaitre aux autres intervenants de "la messe" le droit de ne pas partager votre enthousiasme, et c’est pour cela que la contradiction existe.

    Les insultes dans les commentaires ? On ne peut malheureusement pas les freiner - allez un peu voir les autres Blogs, et vous verrez que calmer les choses est aussi compliqué que gérer la direction du vent durant un tourbillon...

    Vous constaterez toutefois que rarement celui qui insulte le fera sous son vrai nom, et votre mérite est de vous exprimer sans masque...

    A vous.

  14. Posté par Thierry Kron Traube, le 27 août 2005 à 15:02

    Cher Alain,
    alors, je ne dois plus écrire dans la chaleur de la nuit !

  15. Posté par Florent Couao-Zotti, le 27 août 2005 à 16:16

    J’ai l’impression que l’air du temps, en France comme ailleurs, ce sont les livres à polémiques. Plus, on choque, on provoque les gens, plus on est assurés de faire la une des médias et forcément de faire la chasse aux euros. L’essentiel, c’est qu’on fasse hérisser la tête des gens, qu’on leur donne de l’urticaire ou qu’on leur donne envie de dégueuler, le reste, c’est-à-dire, le débat de fond que l’oeuvre est censée mettre en pointe, est tout simplement jeté à la corbeille. J’ai vu ces derniers temps à la télévision française beaucoup de débats vaseux et des choses qui ne méritent pas qu’on fasse tout le tintoin que l’on tresse autour. Telle cette gentille Québecoise devenue demoiselle de compagnie qui raconte dans un livre publié au Seuil tout le plaisir qu’elle a eu de faire des partouzes en compagnie des énarques et autres banquiers. Ou tel prêtre qui raconte par le menu comment il culbutait les bonnes soeurs qui voulaient aller directement au paradis par l’érectile intermédiaire de sa soutane. Malheureusement, ce exhibitionnisme doublé d’un voyeurisme effrayant tend à gagner les communautés noires dont les représentants obéissent à la logique de formatage de ces éditeurs. Car, ne croyez pas que cette situation est due à un hasard. Il y a, derrière, toute une machine marchande qui veut faire du livre et partant de l’écrivain, un produit à la mesure d’une lessive ou d’un chew gum.

    Je viens de sortir d’un jury de concours intitulé Lu pour vous organisé au Bénin où vingt candidats (sénior et junior) doivent faire le compte rendu d’un livre proposé par le comité d’organisation. Parmi les deux livres retenus, il y a Verre Cassé : j’étais heureux des commentaires faits sur le roman d’Alain Mabanckou : analyses, perspectives sytlistiques, thématiques insoupçonnables, prolongement avec d’autres cas d’école : bref de la littérature qui nourrit, qui fait réfléchir, des débats à l’antipode de ce qui nous est proposé à la consommation instatannée. Je crois que la force d’un livre, ce n’est pas sur l’instant qu’on le voit, ni sa capacité à provoquer des polémiques inutiles, mais c’est, je crois, sa puissance à dominer le temps, à échapper à son époque et à pouvoir éclairer à la fois les contemporains et la postérité. Je ne crois pas, Alain, que notre Gaston continental, nous aide à cela. Il est devenu le nègre de service, celui qui, comme Beyala, sa compatriote - tiens !pourquoi est-ce eux, les Camairs- aime mettre en vitrine le noir devant le blanc pour mieux le rendre plus...noir.
    Félicitations.

    Florent.

  16. Posté par Blaise KIBONZI, le 27 août 2005 à 16:23

    Monsieur MABANCKOU, loin de moi l’idée de polémiquer.

    Je trouvais beaucoup de plaisir à vous lire ici, d’autant plus que nous partageons pas mal de choses en commun, de ce que j’ai lu de votre interview sur Congopage. Mais j’avoue que j’ai pas du tout apprécié votre ironie sur les comptes bancaires de Gaston KALMAN (qu’est ce que ça vient faire ici ?).

    Je ne crois pas que ce soit quelqu’un qui ait écrit "je suis noir mais j’aiame pas le manioc" dans le but de se faire du fric.

    Si en publiant des romans on était sûr de s’enrichir. Alors, je vais me mettre moi aussi à écrire des romans.

    Non, monsieur MABANCKOU, Gaston KALMAN tout comme vous (je suppose) a écrit parcequ’il avait envie d’écrire.

    Sauf que pour KALMAN, c’est certainement une nouvelle forme de litterature "africaine" auquel les africains ne sont pas habitués. L’Africain écrit habitué à écrire dans le politiquement correcte, sauf quand il s’agit de vilipender les blancs à travers la colonisation, l’esclavage, l’exploitation des ressources du tiers monde. Quand vous choisissez ce terrain somme toute facile (car tout le travail difficile avait déjà été fait pas nos aînés), vous êtes le frère de tous les africains. mais dès que vous pointez à l’Africain ce qui chez lui ne va pas, vous devenez l’ennemi de tous les africains.

    Monsieur MABANCKOU vous l’avez dit vous mêmes (même si c’est pour rire, mais l’anedocte vaut son pesant d’or). Un parent vous a menacé au couteau bembé afin que vous lui donniez un livre. Hé oui cher MABANCKOU, c’est ça la logique nègre. Vous avez écrit un roman, vous devez en distribuez gratuitement 1000 aux habitants du village. Et apr ailleurs on doit se plaindre que l’écrivain africain ne peut vivre de sa plume.

    Comment veux-tu vivre de ta plume quand tu dois distribuer gratuitement 1 000 exemplaires de ton livre à des gens qui ne le liront même pas, mais juste dire que j’ai le livre de MABANCKOU chez moi. "Vous connaissez MABANCKOU ? c’est celui qui enseigne les blancs aux Etats Unis, je le connais personnellement."

    Et cela dès que vous commencez à dénoncé cela, vous devenez des mauvais noirs. des "bounty".

    L’autre point qui m’a choqué monsieur MABANCKOU est que vous fassiez allusion aux nombreux passages à la télé de Gaston KALMAN comme s’il ne le méritait pas.

    Franchement, je ne vois pas en quoi le fait qu’il occupe l’écran à la télévision française gêne certains. Je ne crois pas que Gaston KALMAN ait une tête de "nègre de service", il représente simplement une certaine sensibilité nègre, dans laquelle certains noirs se reconnaissent, au décompte de tous les négro-africains que je connais et qui ont apprécié son roman.

    Mon ami malgache qui, je rappelle m’a dit qu’il avait un à priori négatif sur ce roman, m’a dit "ne pas s’arrêter au premier degré, il faut creuser pour voir ce qu’il y a derrière". Et de ce point de vu, il donne raison à KALMAN.

    Enfin monsieur MABANCKOU vous parliez de "titre choc". Et "Les Petits-Fils Negres De Vercingetorix", n’est ce pas un titre choc ?

    Qui connait Vercingetorix ? en tout cas moi je le connais pas.

    Mais quand vous parlez d’ANGWALIMA, je vous suis parfaitement. Peut-être même avant votre roman (African Psycho) j’avais déjà énormément parlé d’ANGWALIMA dans les forums de Congopage. J’ai également innondé les forum de Congopage avec MUHAMMED ALI que j’ai vu à KINSHASA en 1974. Aussi j’ai été ravi que vous vous passionnez également de Muhammed ALI, comme notre ami Djamel DEBOUZZE d’ailleurs.

    Non Monsieur MABANCKOU, je ne suis pas avocat de Gaston KALMAN simplement j’ai trouvé très maladroit de votre part d’insunuer sur ses comptes bancaires et ses passages à la télévision française. POINT ! je n’ai pour le reste pas donner mon avis car je l’ai dit, je n’ai pas encore lu ce livre de Gaston KALMAN.

    Nul doute que je lirai bientôt (même si tardivement), tout comme j’ai lu très tardivement le roman "Jonnhy chien méchant", de votre compère Emmanuel DONGALA et que j’ai énormément apprécié.

    Oui, la litterature africaine est à un tournant Monsieur MABANCKOU et ce grâce à vous. Cette nouvelle génération d’écrivains africains (et je ne parle pas en âge. je parle en terme de plume).

    J’avoue avoir personnellement cessé de lire les auteurs africains pendant plus de 20 ans. La litterature africaine était devenue fade, surtout aux yeux des gens comme nous qui avons été nourris avec des grandes plumes de la litterature africaine immédiatement post-indépendante telles que : CAMARA LAYE, SEMBEMBE OUSMANE, BIRAGO DIOP, Joseph KI-ZERBO, RABESANAMANDJARA.

    C’est vrai, il fallait bien 20 ans pour effacer ces noms de notre subconscient, afin que nous puissions apprendre à aimer la litterature africaine actuelle. Dans cette nouvelle plume africaine, il faudra sûrement compter avec le style KALMAN.

    Enfin j’aimerais m’adresser à tous ceux qui établissent le lien entre coût du livre et pouvoir d’achat pour justifier le manque d’engouement actuel du lectorat africain envers les romains des auteurs africains. L’Afrique des années 70-80 étaient également pauvre,pour la majorité des africains et pourtant on s’arrachait les romans de SEMBENE OUSMANE, CAMARA LAYE, HAMPATE BA, le martiniquais Jacques ROUMAIN dans "GOUVERNEUR DE LA ROSEE"etc....On les achetait, malgré nos revenus modeste.

    C’est vrai, il faut aussi reconnaitre que certains livres de ces auteurs étaient officiellement au programme de l’éducation nationale au Congo : "Gouverneur de la rosée" du martiniquais Jacques ROUMAIN en classe de Seconde ; "Les bouts de bois de Dieu" du Sénégalais SEMBENE OUSMANE en classe de 1ere. Et "L’étrange destin de WANGRIN" du malien AMADOU HAMPATE BA en clase de Terminale. Et ce dans les années 80. Sans compter qu’à l’école primaire, en lisait les textes du sénégalais Camara LAYE, du voltaïque (Burkinabé) Joseph KI-ZERBO, et de l’excellent malgache au nom kiolmétrique (aujourd’hui décédé) RABESANAMANDJARA.

    C’est vrai qu’à cette époque là, on parlait de IPAM (Institut Pédagogique Africain et Malgache).

    Incontestablement ces auteurs là écrivaient pour les africain ce qui n’a pas empêché leurs romans d’être lus aux 4 coins de la planète. C’est ce que tente également de faire aujourd’hui ce même Sembene OUSMANE dans le domaine du Cinéma.

    Je m’arrêterai là, monsieur MABANCKOU. Au plaisir de vous lire dans d’autres sujets.

    Monsieur MABANCKOU vous dites (en répondant à Thierry) que vous avez promis "de ne rien censurer".

    HEUREUSEMENT !

    Excusez-moi d’avoir été si long Monsieur MABANCKOU. Vous êtes sans masque monsieur MABANCKOU alors pourquoi devrais je en porte moi ?

    Blaise KIBONZI s’est toujours exprimé sur congopage sans masque. je trouve cela totalement naturel et aussi un gage si on veut faire un travail sérieux.

    Comme je le dis toujours, je ne viens pas sur les forums Internet pour jouer au KUKULU ELOMBE : il y a un qui caché sous son masque t’insulte, et toi tu dois tenter d’imaginer le nom de la personne qui se cache derrière.

    J’appréciais le KUKULU ELOMBE à l’âge de 5-7 ans, mais à 42 ans, je joue plus à ça.

    Blaise

  17. Posté par Blaise KIBONZI, le 27 août 2005 à 16:28

    Je voulais visualiser mon message ci-dessus, et j’ai cliqué sur le mauvais bouton. Je m’excuse donc pour les coquilles.

    Blaise (qui clos là, sa participation sur ce sujet qui part dans le mauvais sens).

  18. Posté par Sami, le 27 août 2005 à 19:19

    Blaise, je partage avec toi au moins deux auteurs, le guinénen Camara Laye et l’haïtien Jacques Roumain. Ah, génération oblige ! Mais Florent, on n’avait pas dit à Lille que tu DOIS écrire le P. de l’éléphant ? S. et Odile en sont témoins ! Tu provoqueras, peut-être, mais ce sera de la bonne littérature, car elle aussi peut choquer et susciter des fatwas : Madame Bovary !!!

  19. Posté par Boris, le 27 août 2005 à 21:07

    Blaise,Blaise,boit de l’eau et soit calme mon ami,tu sembles tout prendre au premier degre.Je ne vois vraiment pas ce qui te pousse a te dechainer tant sur le pauvre Alain,qui selon moi n’a rien dit de mechant vraiment sur Kelman et sur son livre.Au fait, tu fais expres ou tu n’arrives pas a bien ecrire "Kelman" ?Oh excuse moi de te tutoyer sans ta permission.Et puis je ne pense pas qu’il faille appeler le travail de Kelman de la litterature ce serait faire insulte a ces chers ecrivains qui se donnent tant de mal a accoucher des livres bien ecrit et rigoureux.Je ne dis pas qu’il n’en a pas la capacite intellectuelle,mais reconnais au moins cher ami comme la majorite que le livre de Kelman et non Kalman ou Galman s’est bien vendu parce qu’il a suscite une vive polemique.
    Oui moi aussi j’en ai un peu marre de voir nos deux cousins camairs se prendrent pour le nombril du monde parce qu’on les invite sur les plateaux teles et parce qu’ils ont ecris des best-sellers.Comme on dit chacun ses gouts et ses opinions.
    Mais j’ai comme l’impression que le blanc se delecte quand il voit un negre tourner les noirs en bourrique ou se le faire a lui meme.Te souviens-tu de ce nageur de je ne sais plus quel pays d’Afrique qui a fait la une aux jeux olympiques parce qu’il en etait encore a son premier tour lorsque tous les autres etaient deja sortis du bassin ?
    Toutes les teles occidentales l’ont montre.
    Kelman a le droit d’avoir ses opinions et de les exprimer,mais il ne peut pas venir dire qu’il ya certaines causes qui valent mieux que d’autres.

  20. Posté par noelle, le 27 août 2005 à 21:51

    blaise, sois un peu sérieux si tu le peux. moi, je n’écris pas et je n’en ai rien à faire de kelman. ou tu le fais exprès, ou à 42 ans, tu n’as rien compris, ce qui serait dommage et j’ai l’impression que cette dernière qui pointe son nez. personne ne t’a dit que cet idiot de kelman n’avait pas le droit d’écrire son torchon ; ce qu’on lui reproche, ce sont ses conneries qu’il déistribue à tout bout de champ sur la colonisation,l’esclavage et les noirs en général. et puis, je ne comprends pas que tu t’en prennes à alain, t’a-t-il empêché d’écrire ton livre d’idioties ? qu’est-ce que c’est que ce besoin que tu as de le comparer à kelman ? tu n’as même pas lu kelman, et tu oses affirmer que c’est un écrivain, soyons un peu sérieux, comment peux-tu juger un écrit que tu n’as pas lu ? moi au moins, j’ai lu les deux et je t’affirme que la plume de kelman est nulle. c’est un énergumène fabriqué par une machine pour cracher sur sa communauté et sur lui-même. va un peu voir sur grioo.com, là tu pourras dire qu’on descend kelman. d’ailleurs ne serais-tu pas kelman ? parce qu’autant de mauvaise volonté, faut le faire.

  21. Posté par Binetou Fall, le 27 août 2005 à 22:47

    Blaise tu ne sais pas ce que tu dis, j’ai l’impression que tu débarques de Neptune et tu nous livres des inepties et tu ne sais même pas pourquoi. Tu es hors sujet, tu détonnes et tu ne t’en rends même pas compte. relis ce qu’on a écrit et réagis sans stupidité. D’autant plus que tu avoues ne pas avoir lu Kelman. arrête de dire des conneries sur alain mabanckou, si tu ne l’aimes pas c’est ton droit, personne ne te force à l’aimer. de la même manière, nous avons le droit de ne pas aimer kelman. je crois que le jaloux, c’est plutôt toi, tu es jaloux d’alain et ça doit te faire chier ce blog. qui es-tu en réalité ? lis florent plus haut, tu verras ce qu’est la vérité.

  22. Posté par djo mosutu, le 27 août 2005 à 23:48

    Je me suis toujours posé la question de savoir : "pourquoi les africains passent leur temps à se justifier".
    Je m’explique à ton jamais vu , un indien ou un chinois se justifier de ne point aimez le riz(basmati,cantonais) pour qualifier leur être ?

    Kalman à le droit de ne pas aimer le manioc, c’est son problème mais je dois avouer que pour moi cette personne souffre d’un complexe d’infériorité.Les occidentaux sont venues en afrique avec toute leurs cultures et les africains les ont acceptés ainsi.Ils n’ont pas eu besoin de renoncer au beouf bourguignon pour s’affirmer.Cette question est accessoire.Moi , je suis né à béya j’ai toujours aimé la chikwangue mais je n’ai jamais aimé le foufou.Pour dire à mes frères, que je suis different d’eux , je n’ai point besoin de leur crier à la face que je n’aime pas leur plat préfèré.

    Ecoutez, pour moi , on accorde trop d’importance à cet énergumène , il correspond à ce que les occidentaux et autres qui désèspérent de l’Afrique ont envie de prêcher.

    Mes aieuls, ont accéptè les occidentaux comme ils sont , j’attends d’eux la même chose pour ma part , que j’aime ou pas le manioc.

    Ce débat montre la faiblesse d’esprit des africains.

  23. Posté par Pitou, le 27 août 2005 à 23:49

    Chers amis,

    Pourquoi ne pas discuter tranquillement et démocratiquement dans le respect de l’autre ? Non ? ^N’êtes vous pas d’accord ? Merci, car c’est tellement mieux de lire et de participer à un beau débat démocratique que de lire des méchancetés...

  24. Posté par Kitala, le 28 août 2005 à 00:43

    Ce Kelman, déjà avec un tel nom qu’attendiez-vous qu’il vous dise ? N’est-ce pas que c’est un bon blanc qui a la peau d’un noir ?

    C’est une honte ce qu’a écrit cet auteur. Comment peut-on revendiquer l’appartenance à une seconde culture tout en ne se souciant pas un seul instant de chercher à connaître sa culture d’origine ?

    Le titre de ce livre est une insulte aux noirs. C’est le signe d’une aliénation qui est entrain de faire que beaucoup de noirs ne sont plus rien.

    Ils veulent être considérés à part entières comme les blancs parce qu’ils ne connaissent que la culture blanche. Cependant comme on ne peut pas épouser totalement une culture d’emprunt, malgré toute la bonne volonté qu’on peut avoir. Il n’y a qu’à voir la couleur de sa peau, le nom, etc pour se rendre compte qu’il y a des couacs. Alors ils ne sont pas totalement blancs. Et comme ils n’aiment pas le manioc (ce n’est pas de leur faute) alors ils ont du mal à se sentir noirs. Du coup ils sont de nulle part. Ils sont un peu blancs, pas du tout noirs.

    Inconsciement on va développer des complexes, mais des complexes qu’on ne verra que chez autrui pas chez soi-même.

    Si ce Kelman était intelligent et fier d’être noir, il aurait intitulé son livre : Je suis noir, je n’aime pas le manioc, mais je vais apprendre à l’aimer.

    "Malgré la durée d’un tronc d’arbre dans la rivière, il ne deviendra jamais un crocodile".

  25. Posté par Thierry KronTraube, le 28 août 2005 à 03:08

    C’est drole ces histoires de plats cuisinés et de régionalité (race ?).
    Chwikwangue versus Gefiltefish ou Matzoe Balls, il suffit de regarder nos assietttes, et ont voit ce que sont devenus les recettes éthniques (régionales).
    L’émancipation et la tradition se lisent dans les assiettes.
    T’imagines Samy Davies Jr, mangeant chwikwangue, poulets et spare-ribs, matzoe-balls à un même repas ?
    Vraisemblablement il mangeait du caviar russe, arrosé de Champagne.

  26. le 28 août 2005 à 11:50

    http://www.grioo.com/forum/viewtopi...

    Pour ceux qui veulent voir le cerveau de Kelman.
    signé Hotep Soundjata

  27. Posté par Blaise KIBONZI, le 28 août 2005 à 15:48

    Mon Dieu !!!
    Merci Sami,je me suis en effet trompé sur les nationalités de Camara LAYE et Jaques ROUMAIN qui sont bien Guinéen et haitien.

    C’est vrai qu’à l’époque on se souciait peu de la nationalité de ces personnes. C’était la litterature négro-africaine c’est tout.

    J’ai été très ému, il y a deux ans d’avoir croisé la route de Joseph KI-ZERBO.

    C’est vrai, cette littérature a fait son temps. Ensuite est venue celle de Ferdinand OYONO MBIA dont le livre était au programme au Collège en classe de 4ème.

    A quand le retour des auteurs africains dans les programmes de l’éduction nationale en Afrique ? cela redonnerait incontestablement le goût de la lecture aux enfants africains.

    Soulignons au passage, l’"intelligence" des pédagogues africains de l’époque qui doublait chacun des auteurs africains par un auteur européen.

    Rappelez-vous :

    - En classe de seconde : "Germinal" et "Gouverneur de la Rosée"

    - En classe de Première : "Les bouts de bois de Dieu" et "Antigone"

    - En classe de Terminale : "L’étrange destin de Wangrin" et "les mains sales"

    Y avait pas mieux pour susciter le goût de la lecture. Enfin c’est du passé tout cela. Les temps ont changé.

    Merci Sami.

    Blaise

  28. Posté par Boris, le 28 août 2005 à 18:37

    Cher Blaise,

    Pourquoi tant de pessimisme ?et surtout de nostalgie ? ce n’est pas comme si on ne lisait plus dans les ecoles en Afrique.Et puis a chaque generation ses lectures,les programmes changent.Tiens par exemple de mon temps au lycee et au college (qui ne remonte pas a des annees lumieres)on lisait Chroniques Congolaises (recueil de nouvelles par Tati-Loutard),Sous l’orage(Seydou Badian),Les soleils des independances (Kourouma),Tribaliques (Lopes),Chez les classiques francais on a lu par exemple le Grand Meaulnes et des pieces de theatre de Musset et d’Hugo.Tu vois Blaise qu’on continue a lire en Afrique et cela en depit des difficultes de la vie.M.Coua-Zotti peut en temoigner j’en suis sur.Certes le livre est cher et difficile d’acces,mais il y en a comme moi(je m’en repent devant vous)qui sont devenus des Arsene Lupin des centres culturels francais et qui ont leurs noms inscrit sur une liste rouge.
    Allez Blaise rassure-toi,les eleves africains lisent encore,meme si c’est avec un fusil dans la main.

  29. Posté par Pitou, le 28 août 2005 à 19:46

    J’ai appris par un ami sénégalais que le livre "L’aventure ambiguë" de Cheikh Hamidou Kane était lu dans nombre d’écoles africaines.

    Que pensez-vous de cet ouvrage ? ( à voir ma critique sur mon blog http://pitou.blog.lemonde.fr ) Merci.

  30. Posté par Sami, le 28 août 2005 à 20:48

    L’aventure ambiguë, c’est peut-être l’un des romans les plus étudiés dans les lycées francophones en Afrique et ce depuis déjà pas mal de temps. Il est toujours au programme. Moi j’ai fait mon oral de français au bac en 1980 avec les derniers passages de ce roman. Je me souviens qu’en 2000, quand je m’étais retrouvé avec Hamidou Kane à Ouagadougou pour une foire du livre, il a fallu prévoir pour lui, non plus la salle de conférence de l’hôtel indépendance, mais le grand amphithéâtre du SIAO. Raison : des professeurs qui avaient étudié ce roman avaient formé des professeurs qui avaient ou formaient de futurs professeurs (des élèves et étudiants) et ils avaient tous en commun d’avoir eu ce livre au programme. L’amphithéâtre était comble. Et ça faisait un effet de voir toutes ces personnes de plusieurs générations (le livre est sorti en 1961 quand même !), toutes passionnées par le même roman, toutes unies autour de la puissance d’un seul livre. L’auteur, malgré la modestie qui le caractérise, n’a pas pu résister à la saine émotion. On sortait presque de la littérature pour entrer dans la ferveur religieuse. La plupart des livres cités par Blaise sont toujours au programme dans les lycées en Afrique. C’est vrai que peu d’auteurs dits de la nouvelle génération le sont, mais les élèves africains ne lisent pas forcément moins aujourd’hui. Comme Boris, certains ont le mérite d’être sur les listes rouges des centres culturels étrangers qui restent leur plus grands fournisseurs de livres. Bon, on a tous un peu une certaine nostalgie, Samuel. C’est peut-être toujours lié au fait qu’en voyant le temps filer et nous tirer vers notre fin, nous avons tendance à croire que le meilleur est déjà derrière, c’est-à-dire à notre temps. Je me souviens pourtant, moi, de certains aînés qui me disaient qu’à leur ’’époque’’, un bon élève du primaire avait le niveau que nous avions en seconde, première et même au-delà. Nostlagie, nostalgie, n’est-ce pas si humain, hein, finalement, Samuel ? Mais, c’est aussi humain de la dominer parfois pour ne pas laisser le présent nous échapper avec ses délices à lui, allez !

  31. le 29 août 2005 à 11:53

    Sami, Boris,

    Vous me donnez véritablement envie de revenir sur ces échanges, car vous abordez la question du livre chez les africains (ou en Afrique). A l’heure où pour des raisons du ventre tout et n’importe quoi est dit sur ce sujet.

    Non Boris, j’ai pas la nostalgie mais je voulais simplement souligner cette époque où nous jeunes africains lisions énormément (plus de 2 livres par semaines). C’était une véritable boulimie. C’est pas pour rien que tout congolais est un écrivain en puissance.

    Que certains se détrompent. Ceux qui nous donnaient l’envie de lire ce n’était pas forcément MOLIERE et VICTOR HUGO, mais ce sont les écrivains négro-africains, même si en même temps BIRAGO DIOP était notre cauchemar en dictée à l’école primaire, Grammaticalement parlant, ses textes étaient une terreur redoutée de tous les élèves. Pire que la dictée de PIVOT.

    Chers amis, ce que je veux dire par là, c’est qu’on ne peut pas parler achat des livres, si on ne parle AVANT TOUT de goût de la lecture. Il faut d’abord donner aux gens le gout de la lecture (et peu importe cette lecture), et ils auront ensuite envie d’acheter. Irais-tu acheter du manioc pour toi si tu n’aimes pas le manioc ?

    En parlant justement du goût de la lecture, dans l’une de ses interviews sur Congopage, monsieur Alain MABANCKOU a fait part de son amour pour les BD (Bandes dessinées) qu’il lisait quand il était gamin.

    J’ai été moi aussi un fervent lecteur de BD (on pourra en parler Monsieur MABANCKOU), il n’y a pas un seul numéro de TEX WILLER qui m’ait échappé quand j’étais gamin au Congo.Et en particulier les numéros où il combattait MEPHISTOPHELES et dans lesquelles TEX WILLER devait se méfier des nuits au clair de lune. Et aussi la fin des DALTON quand il criait dans les oreilles de JANE, "TEX WILLER ne tire jamais sur les femmes que Dieu te pardonne". JANE finira par aller se jeter toute seule dans un ravin. C’était la fin des DALTONS.

    Quel gamin de ma génération n’a pas aimé la BD au CONGO ? le numéro de la mort de BLEK le ROC tué par FEROCE FEROCIO fut vidé des bacs de la Maison de la presse à BRAZZAVILLE en moins d’une matinée. Tous ceux qui sont arrivés dans l’après étaient rentrés bredouille, enviant presque à mort ceux qui avaientréussi à s’en procurer.

    Que le gamin congolais de ma génération qui n’a pas fait les poches de son père, ou passer la main discrètement sous l’oreiller de sa mère pour aller acheter une BD d’AKIM, BLEK le Roc, MIKI le Ranger, ZEMBLA ou TEX WILLER me jette la première pierre.

    J’ai pas honte de le dire, il m’est arrivé de voler un peu d’argent à mes pauvres parents pour ne pas dire parents pauvres pour (comme beaucoup d’autres jeunes congolais de ma génération à l’époque) aller acheter des BD qu’on lisait ensuite en cachette pour que les parents ne fassent pas le lien entre les 100 CFA qui ont disparu dans la poche de la veste du père (ou le coussin de la mère) et le nouveau TEX WILLER qui trônait tout en haut de la pile de ta colection de BD.

    Il existait aussi chez les jeunes congolais de l’époque, un système de prêts de BD. Je prêtais des TEX WILLER contre des MIKI ou des AKIM, BLEK.

    On faisait parfois 5 kilomètres à pied et sous une chaleur accablante (comme on dit) pour aller échanger un TEX contre un BLEK et la semaine d’après tu allais récuperer ton TEX auprès de la personne à qui tu l’avais prêté et tu lui rendais son BLEK. Voilà un système de prêt qu’on pourrait pourquoi pas remettre au goût du jour pour permettre aux jeunes congolais de pouvoir lire un maximum de livres. C’est grâce à ce système que nous, à BRAZZAVILLE, avions lu presque toutes les BD qui sortaient à cette époque.

    Ce mode de prêt, imposait par lui-même un respect du livre (BD) qu’on prêtait. Puisque tu souhaitais retrouver ta BD dans l’état où tu l’avais prêté, tu t’efforcais à rendre celui que tu avais emprunté dans l’état où tu l’avais pris également.

    ON N’AVAIT PAS BESOIN DE BIBILOTHEQUE (avec toute la gestion que cela impose), chaque chambre de jeune était un mini-rayon d’une bibliothèque connecté en réseau à l’échelle de la ville. En voilà des bibliothèques pas du tout onéreuse que l’on pourrait reconstruire à Brazzaville. Des solutions véritablement adpatées aux réalités locales. ce qui n’empêchent pas d’avoir aussi des bibliothèques classiques au Congo.

    Pour terminer avec les bandes dessinées (j’étais franchement très content de voir Alain MABANCKOU l’évoquer). Celles-ci ont joué un grand rôle dans le développement du goût de la lecture auprès des jeunes congolais.

    Je pense que dans la lecture on recherche le rêve et aussi une certaine identification. Quand on ne retrouve ni l’un ni l’autre on ne lit pas ! Et on ne va pas acheter un livre qu’on ne va pas lire. C’EST EVIDENT !

    Aussi pour en revenir à notre ami Kelman (hé oui KELMAN plutôt que KALMAN). Si tant d’africains disent avoir lu son livre et l’avoir apprécié pour certains (il me semble qu’il y en a presqu’autant qui ont aimé que ceux qui l’ont detesté). C’est que quelque part, les gens se sont identifiés d’une manière ou d’une autre à ce qu’il a écrit. C’est déjà bien !

    Alors, moi je dis BRAVO à lui s’il a fait lire tant d’africains. D’autres n’ont qu’à lui apporter la réplique par écrit et on verra s’ils seront aussi lu.

    Enfin, je dirai ; qu’avant de parler des africains d’Afrique qui n’achetent pas de livres à cause d’un pouvoir d’achat faible, parlons déjà des africains de l’occident qui EUX ont un pouvoir d’achat élévé (même s’il ne s’agit que de nos RMI + quelques allocs. C’est déjà mieux que là-bas).

    Combien d’entre nous achetons les livres des auteurs africains ?

    Et si nous n’achetons pas. Quelles en sont les raisons ?

    Voilà déjà les vraies questions qu’il faut se poser avant de tout mettre sur le dos des africains d’Afrique qui n’ont pas les moyens d’acheter les livres. Je repose donc la question : combien d’Africains de l’occident ACHETENTles livres des auteurs africains ? Et s’ils n’achetent pas. Quelles en sont les raisons ?

    Cela permettra (j’en suis sûr) de mieux éclairer la question du recul de la lecture et de l’achat du livre en Afrique. Car je répète, de l’époque des Hampate BA, nous achétions EN MASSE leurs livres et le pouvoir d’achat des africains n’étaient pas plus élévé qu’aujourd’hui, où les congolais achetent les CD d’OLOMIDE comme des petits pains.

    Ce problème mérite d’être élucidé car les solutions pour emmener le livre entre les mains des africains en Afrique existent. Mais pour ne pas que ça se transforme en FLOP, faut-il savoir si les africains sont prêts à lire ces livres si on les leur met entre les mains.

    That’s the question ?

    Je dis bien "That is the question". Donc c’est bien une question que je me pose. Qu’en pensez-vous ?

    Merci d’avance pour ceux qui vont m’insulter. Je ne leur répondrai pas, je répondrai à ceux qui veulent réellement pousser la réflexion ici sous l’impulsion d’Alain MABANCKOU.

    Blaise KIBONZI

  32. Posté par Sami, le 29 août 2005 à 14:06

    Blaise, après une telle intervention, celui ou celle qui t’insulterait ferait partie des irréductibles opposants au vrai débat, car tu fais là une autopsie nette des problèmes que même nombre d’écrivains n’osent pas regarder en face. Pourquoi même des Africains vivant en France, ayant les moyens d’acheter des livres, n’achètent pas les livres des auteurs africains ? Mais la question est plus large que ça : même en Afrique, beaucoup de personnes dépensent par jour dans les maquis et autres restaurants, enfin dans beaucoup de lieux de divertissements, pas mal d’argent. Tout le monde n’est pas dans la dèche sur le continent. Il y a pas mal de personnes qui ont pitié des immigrés et le disent quand ils sont de passage en Europe. Pourquoi même certaines personnes considérées comme des intellectuels ou qui se considèrent comme tels n’ont pas une bibliothèque chez elles ? Qui saurait répondre à toutes ces questions ? Cependant, il me semble qu’en France, beaucoup d’Africains d’un certain niveau lisent mais surtout des essais et des documents politiques, certains avouent même n’avoir pas de temps pour la lecture de romans considérés comme un genre mineur ou destiné au divertissement. Il n’y a pas que ceux qui achètent des cassettes vidéos, il y a pas mal d’Africains achetant des essais, plus chers en moyenne que les romans. Et la plupart des essais politiques sur l’Afrique qui font événément ne sont pas écrits par des Africains, il me semble. Sinon, ils auraient le même succès pour peu qu’ils abordent un thème qui "intéresse". Serge Bilé, l’ex-premier ministre centrafricain, Axelle Kabou, Kelman, etc., ont eu un large public parmi lequel des Africains (il ne me semble pas qu’ils soient cependant majoritaires). Bon, équilibrons les choses ! Beyala, Kourouma, Fatou Diome et récemment Mabanckou en littérature ont un plus large public parmi lequel des Africains d’ici et de là-bas (nos débats tournent toujours autour des Francophones, c’est pourquoi je ne cite que ceux-là). Tous ces auteurs, donc aussi Axelle Kabou, Kelman, Bilé, ou certains de leurs livres, ont en commun d’avoir eu un accueil enthousiaste des médias français. En clair, c’est depuis Paris qu’on peut susciter même chez les Africains, vivant ici ou là-bas, la lecture d’auteurs africains, que ceux-ci vivent ici ou là-bas. Les gens aimant les formules paresseuses accusent la presse de préférer les livres des Noirs crachant sur les Noirs. De tels propos apparemment si censés ne prennent pas en compte le fait que la même presse ait fait connaître largement Kourouma, Mabanckou, que ces auteurs n’ont fait l’objet d’aucune polémique, qu’en France, les livres faisant polémique ne constituent qu’une infime part des livres qui ont événement, que la polémique est comme un pet, il suffit qu’on en lâche un pour qu’il fasse oublier tous les anus dignement discrets. Samuel, oui, un auteur africain a plus de chance d’être lu par des Africains si depuis Paris il a bénéficié des échos des médias. Quelle que soit son envergure. Du moins aujourd’hui avec des auteurs qui ne sont pas forcément au programme pour devenir des lectures obligées. Bon, tu me diras que la collection Adoras des éditions NEI à Abidjan marche loin de Paris, que chaque titre de cette collection se vend à des chiffres pouvant faire pâlir de jalousie la plupart des écrivains du monde entier, de dix mille à cinquante mille exemplaires ! Cela confirmerait-il ce que tu dis, que si les livres intéressent les gens ils les liront ? Je crois que là est un autre débat. Complexe, complexe, non ? Et puis, Boris et moi, on ne t’a pas insulté ! Nous n’insultons pas ! L’insulte vient plus facilement de la part de ceux qui gardent leurs arguments en réserve ou n’en ont pas. On n’a pas besoin d’insulter pour manifester son opinion contraire. Bon débat en tout cas, celui que tu lances, et qui peut faire un sujet entier, même si à travers d’autres thèmes de ce blog, il a déjà été abordé sous plusieurs angles.

  33. Posté par Sami, le 29 août 2005 à 15:05

    je voulais écrire "des livres qui font débat" (non "qui ont débat")

  34. Posté par Boris, le 29 août 2005 à 16:53

    Blaise,

    Sami,c’est Blaise et non Samuel nom d’une pipe !
    En tout cas Blaise, comme le dis Sami,tu viens la de soulever un sujet de these de maitrise voire de doctorat tant le sujet est serieux et merite d’etre aborde en profondeur avec des arguments et non des injures.
    Sami touche meme au coeur du probleme en parlant de ces africains qui vont dans des maquis,des boites de nuit et autres lieux de divertissements pour y depenser des fortunes alors qu’ils sont incapable d’entrer dans une bibliotheque pour acheter un livre.Et meme,Sami quand tu parles de bibliotheque a la maison,cela m’a beaucoup amuse,parce que meme aux USA ou je suis,mes amis africains qui viennent me voir,des qu’ils penetrent dans mon salon et voient la petite bibliotheque que je me suis constitue sont surpris,ce qui m’a meme valu le sobriquet"d’intello".Alors que pour moi il n’y a rien d’intello en cela.
    Une petite anecdote.A l’epoque,quand je m’appretais a quitter le pays pour aller poursuivre mes etudes au Canada,ma mere soulevant ma valise et la trouvant trop lourde decida de voir ce qui pesait tant.Quand elle decouvrit que j’avais l’intention d’emmener tous mes romans avec moi elle m’engueula bien comme il faut avant de les retirer.Je lui fis donc promettre de bien les conserver,helas en 97 la guerre est passee par la et a tout emporte.Bref c’est pour dire aussi que l’amour du livre n’est pas quelque chose qui s’acquiert du jour au lendemain.Aujourd’hui nous vivons dans des societes ou tout va vite(en Occident tout au moins),des societes ou l’image,la television domine.On achete plus facilement un CD ou DVD de coupe decale ou d’OLomide qu’un roman d’Alain Mabanckou ou de Sami Tchak par exemple.A l’epoque pour impressionner une fille qu’on draguait on lui offrait un harlequin,un Guy des Car(j’ai oublie l’orthographe) ou un roman photo,de nos jours elles preferent les portables.Lire un livre dans milieu d’africains quand les autres boivent et discutent de politique te fait passer pour un ringard ou pour un "m’as-tu vu ?"
    Alain M,l’ecrivain congolais certainement le plus en vu de la nouvelle generation est tres peu connu des congolais,qu’ils soient en Afrique ou meme au Congo.Est ce que c’est normal ? donc Blaise,ne sois pas surpris si tu entends des auteurs africains dire qu’ils n’ecrivent plus pour les africains qui a la fin ne les lisent pas.On ne peut helas pas ennumerer ici tous les problemes lies aux livres dans le milieu des africains tant a l’etranger qu’en Afrique.
    Quant a Kelman ou Bile,ils ont fait un choix.Pour Kelman son livre a ete tant applaudi que conteste.En tout cas il fait un choix et comme on dit ici "at the end of the day he is the one getting the Big bucks".Parce qu’apres tout ecrire c’est aussi un business.
    Pour recapituler,Blaise et Sami,vos arguments touchent vraiment a une problematique serieuse pour l’avenir de l’auteur africain.Mais quelque part je me pose une autre question et vous la pose aussi.Peut-on vraiment ecrire pour un lectorat(celui d’Afrique)quand on est tres loin de lui ?(physiquement bien entendu)l’exil n’a t-il pas quelque chose a voir la dedans aussi sans toutefois nier le probleme du cout de la vie ?
    Et puis vous meme,messieurs les ecrivains,estimez-vous,vous meme faire assez pour pousser le lecteur a lire vos livres,etes-vous visible ?occupez-vous assez le terrain ?
    Parce que ca compte.Moi par exemple,ce qui m’a pousse a commande le dernier roman de Sami(Tchak)c’est sa disponibilte sur ce blog,sa facilite a repondre a tout le monde et a participe regulierement au debat.Ca fait du bien de voir un ecrivain(qui pour nous lecteurs est un titre important)etre si simple d’acces.Et par l’image que je me serai faite de Sami et si j’aime son livre par dessus tout,j’en parlerai a d’autres qui auront la curiosite de le decouvrir et ainsi du bouche a oreille son lectorat pourra ainsi grandir.Vous imaginez combien de nouveaux lecteurs Alain s’est-il fait grace a ce blog.D’ou messieurs,un conseil,soyez accessible et pas seulement a travers des salons ou les promotions de vos livres.
    Enfin y a tant de choses a dire...
    En tout cas le debat est tres interessant.

  35. Posté par Sami, le 29 août 2005 à 17:31

    Merci Boris. Je ne sais même pas pourquoi j’ai écrit Samuel alors que je répondais à l’intéressante intervention de Blaise. Excuse-moi, Blaise. Samuel n’est pas ton deuxième prénom par hasard et qui serait venu de lui-même au moment où j’écrivais ? Boris, ta question est celle qu’on se pose aussi. On ne peut nier que vivre en permanence et depuis de longues années hors de son pays, hors du continent, cela modifie les thématiques, j’entends par là qu’on s’ouvre à d’autres thématiques pas forcément habituels pour certains lecteurs africains qui n’y trouvent plus leur compte, alors que le même livre écrit par un auteur occidental ne leur aurait posé aucun problème. Je me rappelle un écrivain africain me disant ne plus lire mes livres parce que je parle de Cuba (ce qui n’est pas totalement juste) et qu’il préfère lire des auteurs cubains. Il n’est pas évident qu’après avoir passé plus de cinq mois d’affilée à Cuba pour une recherche sur la prostitution je puisse avoir subi mon choc salutaire pour prendre comme un détour, qu’après avoir découvert le Mexique, Haïti, je puisse oublier mon petit Togo pour voir ailleurs, autre façon de revenir à moi ! Ce n’est donc pas faux de dire qu’il y a un peu comme un divorce entre certains auteurs et certains lectorats. Mais nuance : les auteurs africains, vivant en Afrique et publiant en France, ne me semblent pas plus lus en Afrique, bien qu’ils abordent des thèmes qui intéressent tout le monde, la politique par exemple dans certains livres. Et des auteurs, comme Henri Lopes avec Dossier classé, qui abordent des problèmes ayant secoué toute une nation, ne suscitent pas forcément un intérêt général dans leur propre pays. Chaque argument qu’on avance offre d’éléments de nuance. Quant à notre visibilité, crois-moi, Boris, chaque auteur cherche à l’être, mais on ne se rend visible qu’à partir des cricuits qui le favorisent. Alors, les voyages, oui, nous ne nous les refusons pas. Un, ils sont pris en charge (il nous aurait fallu être des héritiers pour voyager autant sinon nous avions eu à le faire de nos poches). Deux, C’est enrichissant de découvrir le monde et c’est peut-être grâce à ça que certains noms échappent au strict anonymat. Mais tes questions sont des questions de fond. Il n’y a pas tellement d’autopromotion dans ce domaine... J’ai bien écrit Boris, pas Maurice ?

  36. Posté par Serigne, le 29 août 2005 à 18:17

    cet entêtement à parler de l’Afrique en un seul bloc est bizarre. Pourquoi ne parlez-vous pas de votre pays au lieu de généraliser ? Je suis sénégalais, chez moi, on a toujours acheté des livres et on le fait encore. on n’a pas besoin de la pub française pour faire notre propre choix. Les NEAS ne sont pas connues par les Français, cela ne nous empêche pas d’acheter les bouquins édités chez elles. L’Afrique est un continent avec plusieurs pays différents, chaque pays a sa politique du livre. Je peux vous assurer que chez nous, les livres se vendent comme des petits pains. J’espère qu’un écrivain sénégalais me lira pour confirmer ce que je dis.

  37. Posté par Sami, le 29 août 2005 à 18:32

    Pas connues en France, les NEA ? Pas si sûr, Serigne ! La grève des battú d’Aminata Sow Fall a eu un très grand écho à Paris et a été sélectionné pour le Goncourt ! Oui ! La politique sénégalaise du livre, on la sait plus efficace ! C’est quand même un pays qui a eu un poète-président ! Mais Fatou Diome ne serait-elle pas plus connue à Dakar qu’un auteur sénégalais publiant sur place, à Dakar ? Je n’en sais rien, juste pour savoir ! Est-ce que la reconnaissance à grande échelle à partir de Paris n’en a pas fait un auteur très connu sur place ? Je sais quand même que la presse locale a largement parlé de son livre, qu’elle a fait de longs articles, tous les médias sénégalais en ont parlé. Peut-être Paris n’a point eu un grand rôle dans ça, après tout ! Sinon, chez moi aussi on achète des livres, surtout d’occasion sans s’appuyer sur Paris, mais pour beaucoup d’auteurs, peut-être pas Sénégalais, on peut admettre qu’une reconnaissance internationale conditionne l’accueil national. Même si on ne se jette pas sur leurs livres, ils deviennent des icônes, décriées ou adulées, mais des icônes.

  38. Posté par Serigne, le 29 août 2005 à 19:17

    Sami,
    Je peux vous assurer que Fatou Diome n’est pas la plus connue au Sénégal. On a parlé d’elle quand son livre est sorti, malheureusement, les gens l’ont fustigée après à cause de ce qu’elle disait sur son pays, c’est le cas de Gaston Kelman sur ce blog, elle n’a pas la cote au Sénégal. Voilà encore quelqu’un dont on dit qu’elle s’est vendue aux Blancs pour se faire entendre. Tout ceci à cause de ses déclarations télévisuelles, vous savez, il y a la télé par sattelitte, on voit tout depuis Dakar. Aminata Sow Fall est une grande dame de la littérature sénégalaise, nous organisons des colloques, des conférences sur ses oeuvres et tout le monde l’aime au pays. Et puis, il y a une nouvelle génération d’auteurs qui sont persuadés qu’ils doivent passer par Paris pour réussir. Ce n’est pas vrai. Personne ne connaît Mbissane Ngom en France, pourtant, c’est un très grand écrivain de chez nous que nous respectons. C’est aussi le cas de Sokhna Benga, de Nafissatou Niang Diallo, de Amina Sow Mbaye et j’en passe. C’est curieux, je n’ai cité que des femmes à part Mbissane Ngom !

  39. Posté par Blaise KIBONZI, le 29 août 2005 à 19:17

    Très bien parlé Serigne et merci de nous rappeler cette généralisation de l’Afrique que nous reprochons tant au blanc. On est pris nous mêmes en flagrant délit de généralisation.

    OK, si ce que tu viens de nous dire au sujet du Sénégal est avéré (et je te crois, puisque tu es de là-bas et le dit), cela peut nous permettre de faire des études de cas et des études comparatives pour mieux comprendre le problème du livre en Afrique.

    En tout cas, en ce qui concerne le Congo c’est l’adage "nul n’est prophète de son pays" qui semble s’appliquer.

    Comme l’a dit BORIS, les grands écrivains congolais sont ignorés des congolais eux-mêmes. Et incontestablement, on lit de moins en moins les auteurs africains. Et pourtant (comme je l’ai dit), le congolais était TRES FRIAND de cette litterature africaine.

    D’ailleurs à l’époque je me posais déjà cette question. Pourquoi le lectorat congolais préférait-il les autres auteurs africains plutôt que les auteur Congolais ?

    J’étais encore au Lycée quand je posais cette question à celui qui est considéré comme le père de la litterature congolaise Monsieur Jean MALONGA, et que je voyais quasiment tous les week-end quand il venait rendre visite à sa famille qui était nos voisins à Brazzaville. Je me souviendrai toute ma vie que c’est ma mère analaphabète 100% qui me tint par la main pour m’emmener me présenter Jean MALONGA car elle voyait que je préférais courir derrière le ballon plutôt que de me mettre au garde-à-vous devant la citroen AMI 8 du vieillard Jean MALONGA, quand il sortait péniblement de sa voiture personnelle avec chauffeur.

    je jure sur la tombe de ma mère, c’est mon analphabète de mère qui me dit "Regarde le bien. Ce Monsieur c’est Jean MALONGA. Donc tu dois t’arrêter de jouer quand tu le vois et venir le saluer poliment car c’est lui qui a écrit tous les livres que vous lisez à l’école."

    Toujours au sujet de ce relatif "peu" d’interêt suscité par le lectorat congolais envers les écrivains congolais,j’avais de nouveau poser la question d’une certaine manière à Monsieur Henri LOPES, il ya 2 ans lors de la semaine de la litterature congolaise à VELIZY.

    En parlant de cette semaine, comme d’habitude, j’étais surpris par le très très faible nombre de congolais (en particulier) et d’Africains en général lors de cette semaine qui réunissait pourtant le ghota de la litterature congolaise, reconnue comme étant l’une des meilleurs d’Afrique et qui a sa place dans le monde. DONGALA, MABANCKOU était pourtant venus expressement des Etats Unis, je crois bien.

    Enfin, nous sommes nombreux à pleurer Sony aujourd’hui, mais combien de congolais ont lu Sony de son vivant ? combien de congolais le liront ? Sony LABOU TANSI dont j’ai vu les débuts difficiles avec le TOCADO ZULU THEATRE. Un jour je me suis retrouvé spectateur unique regardant à travers les agglos du mur d’une salle de classe au CEG MATSOUA Grenard, regardant Sony LABOU TANSI répété seul une pièce de thêatre.

    Je m’étais dit "il est fou ce type". C’était en 1978. Et quand on voit le Grand Sony que ça a donné.

    En tout cas sami Serigne, dites nous la recette Sénégalaise et qu’on l’applique aux autres contrées d’Afrique encore en retard sur ce point. C’est vrai que le Sénal semble toujours être en avance sur beaucoup de chose. En témoigne aussi l’Informatique ou disons Internet qui tend à se banaliser à DAKAR, alors que ça reste un luxe à BRAZZAVILLE.

    Sami, de rien j’avais compris.

    Boris, tu as soulevé en effet une autre question de fond (comme l’a dit Sami).

    Je m’étais déjà réjoui de cette question, quand je l’ai vu posée à Alain MABANCKOU dans son interview sur congopage.

    La question est pertinente.

    Blaise

  40. Posté par Sami, le 29 août 2005 à 21:07

    Merci Seringue pour ces informations. J’avoue que c’est dommage que les auteurs publiés sur place ne puissent pas toujours se faire connaître ailleurs ! Chez moi, il y en a plein, pas tous bons, on ne va pas exagérer, les bons étant rares partout, mais qui ne sont pas forcément les moins bons. Dommage ! Mais grâce aux salons littéraires, parfois, les rencontres se font, surtout que les éditeurs africains ont leurs stands dans certains salons comme à Genève. Blaise, je pense que le cas Sénégalais, j’ose m’aventurer, mais je le pense, doit beaucoup au fait que ce pays a déjà une longue familiarité avec l’écrit (je ne vais pas aller très loin en arrière dans l’histoire, je m’en tiens aux dates plus récentes) : depuis le 10e siècle, oui, déjà l’islamisation et la familiarisation avec la lecture du coran, la naissance de quelques savants, etc. Et avec Senghor qui avait accordé une grande importance à la culture, sans oublier la vitalité des cultures locales elles-mêmes qui ont su s’enrichir des apports extérieurs et non s’aliéner, peut-être que tout cela favorise une réelle vie culturelle dont la lecture est un aspect ! Peut-être ! Serigne, tu as une hypothèse, pourquoi pas une explication ? Même si tu n’es pas spécialiste des littératures d’Afrique francophone (je précise francophone, sinon dans d’autres zones, on a au moins le Nigeria où les gens lisent, achètent des livres, beaucoup d’éditions sur place...)

  41. Posté par Sami, le 29 août 2005 à 21:44

    Je t’appelle carrément seringue, pas Serigne ! Décidément !

  42. Posté par Serigne, le 30 août 2005 à 00:30

    Seringue ! Vous aurais-je piqué, Sami ? Je rigole. En tout cas, vous avez raison, Sami, avec l’Islam, des érudits sénégalais se sont mis à écrire en arabe. Dans les écoles coraniques, les enfants lisent les versets sur des ardoises en bois. On dit ici qu’un enfant qui a suivi ces cours est plus apte à réussir à l’école parce que son esprit est plus éveillé et il est plus ouvert à l’apprentissage. Puis, il y a eu Senghor, Abdoulaye Sadji, qui ont éctit ensemble un livre pour enfants "les aventures de leuk le lièvre" que tout enfant sénégalais a lu. Je crois que c’est leur vrai best-seller. Il ne faut pas oublier les centres culturels purement sénégalais comme le centre Blaise Senghor qui organisait souvent des rencontres avec le livre. Nous avons aussi une direction du livre et de la lecture performante avec des directeurs impliqués comme Mariétou Diongue Diop (elle n’y est plus) qui a fait un travail remarquable pour la promotion du livre. Nous avons un festival littéraire annuel qui invite des écrivains de tous horizons, c’est la FILDAK. Des associations organisent aussi des événements autour du livre. Nous avons en ce moment trois émissions littéraires télé phare. Sans parler de ceux qui écrivent en langues locales. Chaque communauté s’y retrouve. La multiplicité des journaux fait que le Sénégalais est un éternel lecteur.

  43. Posté par Boris, le 30 août 2005 à 08:36

    Sami,arrete,tu commences a me faire peur avec tous ces noms que tu ecorches.Serait-ce l’age ?parce que chez nous tu sais que ce sont les vieux qui sont champions pour ecorcher les noms parce qu’ils n’ont plus toutes leurs dents.
    La Serigne,tu nous a vraiment servi de quoi nous prouver que la vie litteraire existe bel et bien au Senegal.Il n’y a rien a redire.Remarque que nous tous(ou presque) qui te parlons,sommes de l’autre cote de l’atlantique si bien qu’on ne sait reellement pas comment se passe la vie litteraire dans nos pays respectifs.Generalement on depeint les choses de facon carricaturale.on se dit que si un domaine particulier ne marche pas,ca veut dire que tous les autres aussi sont aux abois.Alors que ce n’est toujours pas le cas.Donc j’invite des personnes qui sont sur le terrain et qui s’interressent aux livres de venir nous prouver que nous avons tort de croire que les auteurs africains ne sont pas lus dans leur propre pays.
    La seule chose dont je suis sur c’est que les gens lisent les journaux,tout simplement parce qu’il y a un hebdo paraissant a Brazza qui m’a fait l’honneur de publier en feuilleton mon premier roman et qui sans fausse modestie m’a valu une petite renommee au pays et meme des coups de fil sympas.
    A propos meme de ce roman,disons manuscrit,Sami,j’ai une question,est ce que vraiment Gallimard prend la collection Continents Noirs au serieux ?parce que des fois je me pose la question,car mon manuscrit traine la-bas depuis 4 mois et quand j’appelle personne ne peut rien me dire dessus et encore moins sur M.Schiffano sur lequel personne n’a de nouvelles.Pourtant on m’affirme qu’ils repondent a tous les manuscrits qu’ils recoivent.Si bien que je commence a avoir des doutes.

  44. Posté par Sami, le 30 août 2005 à 09:04

    Ils se moquent de toi ou quoi, Boris, pour dire qu’ils nont pas des nouvelles de Schifano alors que celui-ci voit au moins une fois par semaine le pdg de la maison, que moi je l’ai au téléphone presque tous les jours ! Je sais en revanche qu’ils répondent en priorité aux auteurs des manuscrits qui ont retenu leur attention, qu’ils empilent le reste ailleurs c’est-à-dire des milliers de textes qui n’auront pas eu la chance d’être même proposés au comité. Ce n’est peut-être pas ton cas, mais je sais que Schifano ne met pas une semaine pour répondre à un auteur s’il trouve un intérêt à son texte, il lui donne ses propres impressions avant de soumettre le texte au comité qui peut le refuser (Alain peut te confirmer que Schifano est bien là et fait son boulot). Serigne, merci, merci pour toutes ces informations !Comment a-t-on accueilli là-bas le roman en wolof de Boubacar Boris Diop ? Boris, demande mon email à Alain, on va traiter de ton manuscrit en privé ! Ce serait mieux, non ? Je pourrais t’en donner des nouvelles si tu m’indiquais le titre, ton nom ou pseudo !

  45. Posté par Boris, le 30 août 2005 à 09:35

    Sami,
    Tu sais qu’Alain doit etre entrain de dormir a cette heure-ci.Il n’y a que moi que la nuit n’endort pas on dirait.
    voici une adresse ou tu peux me poster ton adresse afin que je te fasse parvenir les infos necessaires.
    kharl2000@afrik.com

  46. Posté par Serigne, le 30 août 2005 à 11:30

    Boubacar Boris Diop est aussi un de nos écrivains phare, nous aimons ce qu’il écrit, nous nous retrouvons dedans. Ce monsieur que je n’ai vu (aperçu) qu’une fois est très discret. Il ne se montre pas beaucoup dans les médias. Par contre, on parle beaucoup de ses livres. Domi Golo, son livre en wolof a eu un grand accueil et des gens se sont mis à l’imiter. Il y a même une dame analphabète en français qui a écrit un livre dans la même langue après un stage. Elle vient d’une province pas très loin de Dakar (Thiès) et pendant quelques temps, elle a fait la Une des journaux. Nous avons aussi des journaux écrits et télévisuels en langues locales.
    Sami, j’ai aussi un manuscrit que j’aimerais bien faire publier. est-ce que je peux compter sur vous pour Gallimard ? Je sais que c’est une grande maison, elle ne prend pas n’importe qui mais si vous pouvez aider notre ami Boris, vous pouvez m’aider aussi. Est-ce que je peux vous donner mon adresse électronique ? Par ailleurs, quels sont les genres que ce M. Schifano, votre PDG, aime recevoir ?

  47. le 30 août 2005 à 11:47

    Qui peut-dire mieux ?

    Serigne a dit : "Nous avons un festival littéraire annuel qui invite des écrivains de tous horizons, c’est la FILDAK. Des associations organisent aussi des événements autour du livre. Nous avons en ce moment trois émissions littéraires télé phare. Sans parler de ceux qui écrivent en langues locales. Chaque communauté s’y retrouve. La multiplicité des journaux fait que le Sénégalais est un éternel lecteur."

    Bravo Serigne de nous avoir si bien éclairé. Si on pouvait prendre des initiatives pour faire la même chose au Congo (par exemple) nul doute que les choses iraient mieux.

    Blaise

  48. Posté par Sami, le 30 août 2005 à 12:45

    Serigne, si ça ne te gêne pas de me laisser ton email sur le blog, je t’écrirai. D’emblée, je te dis que je ne serai qu’un passeur. Pour l’édition, seul le texte se défend. Schifano, comme tous les éditeurs ici ou ailleurs, s’en tient à la qualité du texte, quel que soit le thème abordé. Il publie en priorité des romans, mais il publie aussi des essais. La qualité de ton texte seule fera la différence parmi les tonnes de manuscrits qui atterrissent chez Gallimard chaque jour. Pas de problème donc, Serigne !

  49. Posté par Boris, le 30 août 2005 à 17:19

    Serigne,

    Il ne faut surtout pas mal interpreter les ecrits de Sami.Il n’a pas dit qu’il a un pouvoir quelconque a Gallimard, donc je suppose que sa contribution ne peut se limiter qu’a faire lire un texte ou a obtenir des infos comme dans mon cas.
    Et puis si tu prends la chose au serieux comme moi,alors ma chere, prepare-toi a amasser les lettres de rejet et surtout que cela ne te decoive pas,mais qu’il soit plutot un incitateur.Juste un conseil.

  50. Posté par Serigne, le 30 août 2005 à 18:39

    Boris, j’ai compris Sami. Je veux juste un coup de pouce, j’ai publié un texte à compte d’auteur il y a deux ans. Ca coûte trop cher et je n’ai pas récupéré tout l’argent investi. Le livre s’est très peu vendu. J’allais le proposer aux librairies mais elles sont trop exigeantes chez nous. Enfin, je serai heureux si Sami pouvait m’aider à faire lire mon texte. Peut-être que quelqu’un en voudra. Sami, je ne sais pas si c’est une bonne idée de vous donner mon mail sur le blog. Je suis hésitant. Qu’en pensez-vous ?

  51. Posté par Sami, le 30 août 2005 à 19:06

    Serigne, comment on fait alors ? Je sais que publier à compte d’auteur, ce n’est pas évident, je ne l’ai jamais fait, mais je connais des auteurs qui l’ont fait au Togo et ils ont eu le même problème que toi, un investissement intellectuel et financier énorme, mais qui n’a pas apporté suffisamment de satisfaction, peut-être parce que dans ces cas, la diffusion est moins efficace. En tout cas, pour transmettre un manuscrit, je le ferai avec le plus grand plaisir. Pour l’email, si tu ne souhaites pas le laisser sur le blog, ce que je comprends, puisque je ne l’ai pas fait (même si en postant les messages, je laisse toujours mon email et que c’est congopage qui n’a pas le système qui aurait permis que le nom ou pseudo soit en surbrillance pour qu’un simple clic donne l’email de l’intervenant), eh ben, cherche par congopage à avoir l’email du responsable du blog, Alain Mabanckou. Voici une bonne procédure ! Il est quand même notre lien ! Ça t’ira comme ça ?

  52. Posté par A. Mabanckou, le 30 août 2005 à 20:40

    Cher Serigne,

    L’adresse pour le contact est indiquée à droite du site, en cliquant à l’endroit "contacter".
    Sinon la voici : contact@alainmabanckou.net

    Je ferai le suivi comme un bon postier !...

  53. Posté par Serigne, le 30 août 2005 à 21:30

    Je vous remercie beaucoup M. Mabanckou. Sami, voilà la solution, j’envoie dès ce soir un mail à cette adresse. Merci à vous deux.

  54. Posté par Alem, le 30 août 2005 à 22:22

    Tout ce qui a été dit sur la vigueur de l’édition en Afrique m’a juste rappelé un livre publié au Nouvelles Editions Ivoiriennes dont je viens de terminer la lecture, jouissive, bandante. Il s’agit dun recueil de nouvelles intitulé "Robert et les Catapila", de Venance Konan, journaliste à la plume établie, au demeurant, certains diront journaliste controversé, mais j’ai été journaliste au Togo, je sais les jugements qu’on peut avoir sur le métier. Venance Konan avait déjà publié en 2003 Les prisonniers de la haine, un roman qui fut best-seller en Côte-d’Ivoire (eh, oui !), un roman que je n’aime pas du tout, mais, à chaque contexte et chaque lecteur ses grilles d’appréciation. Lisez "Robert et les Catapila", vous comprendrez qu’il ne faut pas désespérer de l’avenir des productions locales africaines.
    Extrait d’une des nouvelles, le titre déjà : LA CHATTE DE MARYSE.
    "Bon Dieu ! Qu’est-ce qui m’a donc pris de toucher à cette chatte ? Il y en avait pourtant partout dans la ville, de toutes les tailles, detous les âges. Et il avait fallu que je touche à celle-là, la chatte de Maryse. Et voici tous mes rêves à l’eau." Je vous souhaite les mêmes contractions du zygomatique !

  55. Posté par Sami, le 30 août 2005 à 22:36

    Alem, Alem, Alem ! Je te reconnais là. Même si tu n’avais pas signé, je t’aurais reconnu ! File-moi vite ce livre, file-moi, je sens un besoin urgent de le lire !

  56. Posté par alem, le 30 août 2005 à 23:22

    Mais bien sur que je te l’enverrai, quand j’aurai plumé toutes les chattes grises qui courent le long des pages du recueil.

  57. Posté par Sami, le 30 août 2005 à 23:24

    Egoïste ! Pas toutes, il faut en laisser, si tu ne veux pas dévider le livre ! Je ne te demande pas de m’envoyer des pages redevenues vierges quand même !

  58. Posté par alem, le 30 août 2005 à 23:43

    Fais gaffe, qu’on ne nous prenne sur ce blog pour des "déviergeurs" ! Hé, pour te faire mariner dans ton jus, encore un bout de page déviergée : "la camarade Léocadie poussa des cris aigus tout en hurlant des phrases ordurières... plus tard, le camarade Faustin se rappela enfin où il avait entendu les phrases...c’était dans l’un des films pornographiques que l’on projetait tous les soirs dans les chambres de ce petit hôtel de banlieue où se tenait le séminaie du Parti." Petite séance de sauterie commandée entre communistes ! hé, hé ! C’est pas triste.

  59. Posté par Sam, le 31 août 2005 à 07:37

    Ah, ce n’est aps triste, ce truc ! Eh ben, j’attends, j’attends, j’attends et tant pis pour ce qu’en penseraient certains....

  60. Posté par diva, le 1er septembre 2005 à 02:18

    Moi aussi je le lirais volontiers, ce livre, s’il n’est pas reserve aux garcons ? est-ce qu’il est trouvable ailleurs qu’en Cote d’Ivoire ?

  61. Posté par Alem, le 1er septembre 2005 à 09:46

    Oh, la diva, Alem n’est pas garçon, Alem est androgyne,ascendant cochon. la nouvelle intitulée "Au nom du parti" devrait te plaire. Le livre peut être commandé sur le site d’Afrilivres, sinon, un petit tour à la librairie de L’harmattan à Paris devrait "solutionner" le problème, comme disaient les marxistes béninois !

  62. Posté par A. Mabanckou, le 1er septembre 2005 à 13:37

    L’Androgyne Alem,

    Je n’en peux plus, quel est le titre exact de ce livre, hein ? Je recois des mails prives des gens qui veulent adherer !
    Donne les references, et que les camarades membres du parti votent a l’unanimite + 1.

    A toi.

  63. Posté par A. Mabanckou, le 2 septembre 2005 à 10:50

    Pour info, Gaston Kelman a poste le 1 er septembre une reaction sous notre sujet :

    "A propos de « Négrophobie », ouvrage collectif de Boubacar Boris Diop, Odile Tobner et François-Xavier Verschave."

  64. Posté par Binetou Fall, le 2 septembre 2005 à 11:42

    je suis allée lire ce que le bounty a posté : voilà ses âneries :

    "Posté par G. KELMAN,le1er septembre 2005

    "Pendant ce temps, quelques Africains de service jouent les pitres à la télévision française, se vendent aux enchères dans les journaux, accréditent ces discours nauséeux. A la place du sourire Banania de l’époque, nous entrons à présent dans l’ère du mimodrame du Bounty.."

    Magistral Alain. Mobilisons-nous pour que la télévision française soit interdite aux nègres de service. N’oublie pas de me donner la date de la marche. Peux-tu me filer la recette et la date des enchères ? je connais des génies qui en rêvent. (Je rigole, bien sûr) Attention ! Il y a aussi une neo race des amis des Noirs dont la larmoyance est affligeante et très injurieuse pour le Noir. contrairement au banania qui s’est mué en Bounty, avec eux on est resté au stade du bon sauvage ou du Noir infantile - au choix. J’y classerais Tobner et bien d’autres. Mais Bounty ou bon sauvage, à chacun ses goûts)

    Mes amitiés aux autres grands écrivains "noirs"de ton blog.

    Amiclement Gaston K"

    il vaut peut-être mieux les cpier-coller chez les crétins ?

  65. Posté par A. Mabanckou, le 2 septembre 2005 à 12:17

    Voyons Binetou, pas d’insultes inutiles...

    A vrai dire j’ai toujours de la sympathie pour les auteurs qu’on martyrise ( Baudelaire, Sade etc.). Je m’empresse alors de les lire.

    Et puis, entre nous, c’est marrant que Kelman vienne un peu agiter les medias juste apres Houellebecq, non ?

  66. Posté par Binetou Fall, le 2 septembre 2005 à 12:43

    insulter certains n’est jamais inutile, monsieur mabanckou, dans le cas de kelman, ce n’est pas une insulte, juste un constat. n’est pas crétin qui veut, c’est là sa chance.

  67. Posté par Blaise KIBONZI, le 2 septembre 2005 à 15:30

    Serigne j’ai été très ravi de te faire ta connaissance ici, cela m’a conforte dans mon idée d’un séjour au Sénégal que je projette depuis longtemps (après l’Afrique du Sud, il y a 2 ans).

    LA TERENGA.Ce n’est pas qu’un mythe !

    Sami, Boris, heureux d’avoir partagé avec vous ici.

    Je souhaite à Gaston KELMAN d’écrire et d’écrire encore. Tout comme peut-être moi, j’écrirai demain. Comme Serigne écrira demain, comme Boris a déjà écrit. NUL N’A LE MONOPOLE DE L’ECRITURE NI DE LA PENSEE.

    Bon courage et bon vent à Gaston KELMAN. j’acheterai et je lirai BOUNTY.

    Au revoir les amis. A nous revoir sous d’autres cieux.

    Blaise KIBONZI

  68. Posté par Sami, le 2 septembre 2005 à 17:55

    Blaise, Blaise, où vas-tu ? Tu t’absentes un peu ? Allez, si c’est pour partir au Sénégal, fais-moi signe ! On discutera bientôt de Bounty !

  69. Posté par Serigne, le 2 septembre 2005 à 18:02

    Que se passe-t-il, Blaise ? Pourquoi tirer la révérence ? Vous n’allez pas nous lâcher ! Allons... En tout cas, si vous vous décidez à venir dans mon pays, je me ferai un grand plaisir d’être votre guide et au lieu des agoutis et autres maniocs que mangeront nos amis à Cotonou, je vous servirai les bons plats d’ici, tous à base de riz. Nous en mangeons beaucoup, pire que les Chinois, heureusement que nous avons plusieurs sauces différentes et plusieurs façons de les accompagner. Avez-vous entendu parler de notre plat national, le "Thiébou Djén" ?

  70. Posté par Sami, le 2 septembre 2005 à 19:06

    Oui, le Thiébou Djén, oui, Serigne. Le plat sénégalais le plus connu, je pense, du moins hors du Sénégal. En France, on peut en manger dans des foyers. Mais chez des amis et amies sénégalais, c’est mieux. Mais, bon, le manger sur place, au Sénégal, je crois que c’est... Blaise, reviens, nous sommes invités ! Reviens !

  71. Posté par Serigne, le 2 septembre 2005 à 20:55

    Je vois que vous êtes un connaisseur Sami. Venez quand vous voulez, je vous invite.

  72. Posté par Boris, le 2 septembre 2005 à 21:12

    Blaise,quelle est cette planete que tu t’appretes a visiter ou la 8eme merveille du monde a savoir internet n’existe pas ? Meme sur mars on peut surfer alors arrete de nous faire croire que tu vas disparaitre de ce forum,surtout que j’ai la triste impression que nous etions les deux seuls compatriotes d’Alain sur ce blog decidement tres international.Tu vois bien que les notres des qu’il s’agit de culture tout le monde se derobe et se ruent ailleurs pour parler politique matin,midi,soir.Donc Blaise,je t’interdis de m’abandonner.Sauf si tu vas a un pelerinage a la mecque...
    Bref ne te noie pas dans le silence,tu vois bien que tout le monde te reclame deja.
    Serigne,moi aussi je veux gouter au thiebou djen original fait a Dakar ou ailleurs au Senegal.Et puis meme,pour chaque africain,un arret au Senegal dans sa vie devrait etre obligatoire sur le point de vue historique.J’imagine que visiter Goree doit plonger dans une emotion indescriptible.Et toi meme Serigne as-tu deja visiter l’Ile ?Si oui,raconte-nous un peu le film.Et puis pour nous qui aimons la culture,quoi de plus normal que de visiter le pays du premier poete-president (pour une fois que ce n’est general-president) d’Afrique francophone.
    Donc Serigne arrange-toi a nous trouver des invitations pour le prochain festival du livre de Dakar et je te parie que tous (Sami en premier)courrons a Dakar deguster le thiebou djen.

  73. Posté par Serigne, le 2 septembre 2005 à 22:08

    En voilà de bonnes suggestions, Boris, plus on est de fous, plus on rigole ! Vous êtes tous invités, allez, venez, comme dirait l’autre. Diva, vous aussi bien-sûr, cela va sans dire. Quand à raconter Gorée, c’est plus que de l’émotion, on ne peut pas sortir de sa visite sans avoir le coeur serré. En attendant la voir en vrai, voici un lien qui permet d’en faire une visite virtuelle (on est quand même gâté avec internet), c’est comme si on y était.
    http://webworld.unesco.org/goree/fr...
    Bonne visite, pour la réelle, je serai votre guide. Il faut aussi voir NDAR, Saint-Louis du Sénégal pour certains, TEUNGUEDJ, Rufisuqe pour d’autres. Des villes assez pitoresques avec des constructions qui datent de l’époque coloniale.Il y a de belles Sénégalaises avec un sourire à faire rougir Alem et Sami.
    En 2006, il est prévu dans plusieurs villes du Sénégal, un grand rassemblement culturel pour commémorer les cent ans de Léopold, ils ont prévu d’inviter la dispora africaine et d’ailleurs. Le seul hic, je ne fais pas partie du comité d’organisation mais pourquoi ne pas souffler un mot au président de l’association des écrivains que je connais un peu, sait-on jamais ?

  74. Posté par Blaise KIBONZI, le 3 septembre 2005 à 07:33

    ho ! qu’est ce que vous êtes merveilleux les gars ou garces : Boris, Sami, Sérigne (par ordre alphabétique pour ne pas faire de jaloux).

    Oui j’ai raté le Sénégal cet été car je voulais aller en famille, mais les contraintes budgetaires ne l’ont pas permis.

    Pour mon séjour en Afrique du Sud, j’ai dit, il y a 2 ans, C’EST FAUX, c’était l’an dernier au mois d’Avril.

    L’Afrique du Sud etle Sénégal sont mes 2 pays (et les 2 peuples) préférés d’Afrique et je rêvais de les visiter.

    J’ai lâchement abandonné ma petite famille pour aller en solitaire (et en éclaireur) en Afrique du Sud (coincidence) en pleine élection présidentielle de 2004. J’ai pas été déçu. Ce que j’ai vu là-bas me restera à vie dans le coeur. Et m’a redonné un tout petit foi en l’humanité et en l’Afrique.

    Ayant donc été chez les "Sudafs", il me reste à aller chez les "nagandef", mais je voulais cette fois ci faire profiter toute ma petite famille également. D’autant plus que le Sénégal est devenu la destinaton touristique privilégiée des congolais de FRANCE.

    En 3 ans, j’ai connu 5 familles congolaises qui se sont rendus là-bas en vacances en famille !!!!!!

    Pour toutes les 5 les impressions ont été TRES TRES BONNNES. Rien à dire, rien à reprocher. Un pays de rêve, une terre d’accueil. LA TERENGA ! Sauf ....de l’avis général du coté des moyen de transports, le Sénégal peut faire mieux.

    D’après que pour certains taxi-bus à DAKAR, vaut mieux se déplacer à dos d’âne avec sa femme et ses 2 enfants y compris, sur le dos d’un même ane. C’est mieux que d’être de les taxis de là-bas. Enfin...ils ont peut-être un peu exagéré mes amis. Mais pour tout le reste, ils ont dit 100% impeccable. l’Afrique mais la bonne !

    En tout cas, je me sens obligé de tenir la promesse faite à mes filles. On a acheté une tire-lire. On espère qu’elle sera remplie d’ici l’été prochain. Déjà qu’il faut que j’aille ce matin voir mon banquier pour le dépassement du découvert autorisé de cet été.

    En tout cas merci à vous Boris, Sami, Sérigne, de contribuer aux cotés d’Alain MABANCKOU de faire de ce blog un vraie lieu d’expression. Je vous lis, j’ai même suivi vos traces jusqu’à aller vous lire dans d’autres blog sur d’autres site.

    Ce n’est point pour relancer le débat, mais j’ai eu cette semaine 3 jeunes personnes au téléphone au Congo et à 3 endroits différents. Je leur ai fait part de mon plaisir de participer au Blog d’Alain MABANCKOU sur Congopage. Les 3 m’ont demandé "C’est qui Alain MABANCKOU ? ".

    Les personnes dont je vous parle ont la Trentaine et ont fait des études universitaires au Congo. C’est vous dire ? c’est en rapport direct avaec tout ce que nous avons dit ci-haut.

    Mais rassurez-vous Monsieur Alain MABANCKOU, la première fois que j’ai entendu de vous, c’était aussi un jeune congolais habitant au Congo qui voulait que je lui communique votre adresse. Et moi depuis Paris, je lui avais dit "C’est qui Alain MABANCKOU ?".

    Ce jeune c’est Hugues ETA, que j’ai pu rencontrer sur place lors de mon séjour au Congo en 2002. Après moultes difficultés, il a enfin réussi à publier son premier recueil de poèmes intitulé : "Mourir pour naître", paru aux Editions LA BRUYERE en FRANCE. Il voulait vous le soumettre pour appréciation avant publication. Mais je pense qu’il n’a pas pu rentrer en contact avec vous. J’avais pas vos coordonnées et j’avais demandé à ceux que je savais qui pouvait vous contacter, mais c’était pire que passer toutes les barrières du KGB pour transmettre une lettre à BREJNEIV. Donc je rejoins BORIS, merci de vous faire si accessible par vous-mêmes.

    le recueil de poèmes du jeune Hugue ETA (Licencié en Anglais de son Etat) a été finalement préfacé par : MUKALA KADIMA-NZUJI, un poète de la RDC je crois bien.

    Blaise

  75. Posté par Boris, le 3 septembre 2005 à 08:03

    Ah Blaise est la,Blaise ne nous a pas laisse tomber et c’est tant mieux.Pour le voyage au Senegal,t’inquiete,ce sera avec nous tous.on va s’organiser et aller demander a Wade de foutre la paix a Idrissa Seck(sic)ou a Diouf(le footballeur) d’arreter de se prendre pour un lama et de cracher sur les gens sans arret.
    Felicitation donc au jeune poete congolais.Quant a Mukala Kadima Nzuji,il est bien originaire de la RDC,mais enseigne a l’universite de Brazzavile.C’est un grand poete au "lyrisme savant"selon les mots de J.Chevrier.D’ailleurs j’ai lu un de ses poemes dont j’aimerai reprendre quelques passages ici pour montrer a quel point ce monsieur a une plume magique :
    A l’absente

    "Tu m’as confie ton coeur
    quand les oiseaux migrateurs ecorchaient le lointain
    de leurs rires saccades
    quand seule nous parfumait
    la frondaison du silence
    que bercait les vents alizes
    tu m’as tendu tes bras,
    tes bras de lianes plus souples
    que palmes cadencees
    Sur le miroir de ton front
    venaient se briser
    les cavatines de juillet
    chantait ton regard l’echarpe de lumieres qui drapait la confiance
    et le dur appel de nos jeunes saisons.
    O Dahlia qui chante,
    comble d’espoir,riche de rosee d’hivernage.
    O toi qui siege parmi les vestales de la lune
    Je t’ai offert mes joies,premices des champs aeriens qui labouraient nos doux propos..."(Extrait de Ressacs)

    Avouez que c’est d’une jouissance que certains ne trouvent meme pas au lit.

  76. Posté par Serigne, le 3 septembre 2005 à 11:14

    Blaise, ces transports dont vous ont parlé vos amis existent bel et bien, hélas, ce sont nos fameux car-rapides et ils n’ont de rapide que la langue pendue des apprenti-chauffeurs qui vous fustigent si vous refusez de monter dans leur car. Il y a même un adage que tout Sénégalais connaît : à part Dieu, personne ne peut donner la mort sauf les car-rapides ! C’est vous dire qu’ils sont dangereux. Mais ici, le prix des taxis se négocie, alors prenons un taxi et pas un car-rapide, le problème sera résolu. Nous sommes un peu inondés en ce moment, trop de mètres cube d’eau nous sont tombés sur la tête, d’où des habitations détruites, des routes impraticables, des sorties annulées aussi et ça c’est plus grave, nous aimons faire la fête. A part ça, il fait bon vivre au pays de la téranga.

  77. Posté par Blaise KIBONZI, le 3 septembre 2005 à 12:53

    Merci Serigne pour ces infos complémentaires. J’en prends acte pour août prochain.

    Tu ne peux pas savoir Serigne combien ça me fait chaud au coeur d’être en liason direct avec la Téranga.

    Alors dis-nous tout ! quelle est l’ambiance ? Il y a bien un match ce dimanche, non ?

    Match de foot j’entends bien. Pour les éliminatoires de la Coupe du Monde 2006.

    Si jamais tu vois FERDY (Ferdinand COLY, bien sûr) transmets lui mon bonjour. Dis-lui que c’est "Blaise" son ancien voisin d’immeuble au 33 rue Nelson MANDELA à POITIERS (tout un symbole).

    J’habitais juste en dessous de chez FERDY, j’étais au rez de chaussée et lui juste au dessus au 1er. Il était alors encore un illustre inconnu à l’époque. Il jouait en division d’honneur (je crois) avec l’équipe de POITIERS.

    Belle histoire et belle aventure que celle de Ferdinand COLY révélé par un mémorable POITERS contre MARSEILLE en coupe de FRANCE. L’amateur Ferdinand COLY livra un match d’anthologie face à l’Irlandais de Marseille Tony CASCARINO, à l’époque la terreur de toutes les défenses de 2ème division.

    Sérigne, il faudra écrire un livre sur l’histoire de Ferdinand COLY. Modeste qu’il est, il ne parlera certainement pas beaucoup de lui. Mais je pourrai venir témoigner. J’ai pleuré d’émotion le jour où j’ai vu à la télé, COLY au mondial du Japon face à la FRANCE. Lui qui, quelques années auparavant participait encore aux matchs Association des Congolais de POITIERS contre Association des Sénégalais de POITIERS sur le campus de l’Université de notre belle Université de POITIERS. QUEL TALENT CE GARCON, il était à un moment donné répertorié comme l’un des meilleurs stoppeurs au monde !

    Beaucoup ici se souviennent certainement encore du thread que j’avais ouvert au forum public à l’intention de Ferdinand COLY durant tout le mondial 2002 au JAPON. Je me promenais également avec le maillot n°4 dans les rues de ma petite ville en banlieue parisienne. J’étais fier et très content de la belle aventure de COLY parsemé de difficulté également, notamment sa blessure qui l’empêcha auparavant d’évoluer à MONACO. Il fut prété à CHATEAROUX, puis signa plus tard à LENS. Avant de se faire rédécouvrir au mondial 2002 grâce au Lions de la Téranga.

    Pour les rares qui ne le conaîtrait pas, Ferdinand COLY c’est cet élégant rasta, stoppeur de l’équipe national de foot du Sénégal. Quoiqu’au mondial 2002, il a dû jouer latéral.

    Pour terminer avec Ferdinand Coly (Ferdy pour les intimes), J’ai failli crier "VIVE LES LIONS DE LA TERANGA", mais la sympathie de notre ami SAMI (que je découvre) me pousse à dire plutôt : "QUE LE MEILLEUR GAGNE" car le TOGO d’ADEBAYOR est visiblement entrain de vouloir créer la surprise du groupe !

    Boris, merci pour MUKALA KADIMA-NZUJI. Quand j’avais vu que le recueuil de poèmes du jeune Hugues ETA avait été préfacé par lui. J’ai tapé son nom sur Google et j’ai découvert que c’était un monstre de la poésie africaine.

    Nous y reviendrons

    Blaise

  78. Posté par alem, le 3 septembre 2005 à 15:27

    Ho Serigne, c’est ça, parles-nous du match de demain. Je peux vous prêter quelques joueurs togolais pour votre qualif qui me semble bien... hé hé ! Bon, moi je te raconte le match des Eperviers du Togo contre les enfants de Georges Weah demain. Faut pas fassé, hein, nous rigolé ! merci Blaise !

  79. Posté par Serigne, le 3 septembre 2005 à 17:16

    Ah, les amis, Sénégal-Zambie, un match tant attendu ici. Alem, ne souriez pas trop, le Togo est premier dans la poule A avec 17 points, ok, mais on parle encore de bataille, il reste la guerre à gagner. Je peux vous dire que nos Lions sont décidés à rattraper les 6 points de retard, ils vont rugir aujourd’hui et la Zambie pourra trembler. " Nous allons tout faire pour réussir à rattraper le retard en espérant que le Togo fasse un faux pas ! Ce qui est possible," s’exclame-t-on dans la Tanière. Les Gaïndés veulent aller à Germany 2006, nous sommes prêts à leur donner un coup de pied dans les fesses pour les y amener de force. Comment voulez-vous que les Zambiens gagnent avec un nom pareil : Chippolopolo ? On prie aussi pour que le Togo n’atomise pas la Lone Star du Libéria lanterne du groupe demain dimanche au stade Kégué de Lomé.
    Ce qui fait un peu flipper, c’est notre attitude sénégalo-française de toujours trouver des causes à une éventuelle déroute. On parle ici d’altitude qui aurait une incidence physiologique néfaste sur nos Lions. Les Chippolopolo seraient plus vifs que les Lions parce que l’air sera moins dense !

  80. Posté par Blaise KIBONZI, le 3 septembre 2005 à 18:20

    ho ! Serigne, en parlant de la ZAMBIE tu soulèves en moi une forte émotion. Celle de la disparition tragique de toute l’équipe nationale de ZAMBIE à la suite d’un crash d’avion en 1988 je crois.

    Toute l’équipe fût décimée à l’exception de Bwalya KALUSHA (si ma mémoire ne me trahit) qui n’avait pas pris le vol.

    D’ailleurs, permettez moi de me demander ce qu’est devenu cet homme. Quel homme on devient après un évènement pareil ?

    Tout le monde se souviendra de cette équipe de ZAMBIE entièrement renouvellée et qui participa à la la phase finale de la CAN qui avait suivi. L’EMOTION ETAIT TRES TRES FORTE !

    A propos, chers amis écrivains, à quand cette forme de litterature en Afrique ?

    Un livre entier consacré à la tragédie de celle qu’on présentait déjà comme l’une des meilleures équipes d’Afrique. En tout cas celle que la ZAMBIE n’ait jamais eu de toute son histoire.

    Il me semble aussi que plus loin dans l’histoire, il y avait déjà eu une tragédie du même type en Afrique. Elle avait frappé le mythique club africain de l’ASHANTI KOTOKO de KUMASI du GHANA(sauf si je confonds).

    Cher amis, j’attends l’éruption de cette littérature en Afrique. Elle n’existe pas !!!! et je le regrette.

    Quand on aura fini de jeter les tomates à Gaston KELMAN (pour revenir au sujet initial), il faudra y penser. Ou alors s’appreter à jeter les tomates au premier africain qui osera cette litterature. A mon avis, elle manque à l’Afrique tout comme manquait à l’Afrique un Gaston KELMAN, devenu le Salman RUSHDIE africain.

    merci Alem.

    Blaise

  81. Posté par diva, le 4 septembre 2005 à 10:22

    j’avais oublie de lire cette page depuis quelques jours, et je vois que le debat va bon train. D’abord, Serigne, merci pour l’invitation a venir gouter votre Thebou Djen, attention, il se pourrait que je la prenne au serieux, j’adore Dakar, j’ai des souvenirs emus d’un reveillon du jour de l’an passe a faire la tournee des fetes avec Koyo Kouoh, je ne sais pas si vous la connaissez - c’etait memorable. Et merci Serigne pour cet apercu de la vie du livre au Senegal, vraiment super-interessant.
    Je n’ai pas beaucoup parle sur Kelman car je n’ai pas lu son livre je ne sais pas si je devrais, mais ce qui me surprend un peu c’est la levee de bouclier systematique contre tous les ecrivains noirs qui sont critiques vis a vis du continent, comme si un noir ne pouvait publier que des dithyrambes sur l’Afrique et les africains ? Curieux, moi qui suis une Umhlungu (en zoulou, cette fois, hommage a l’admiration de Blaize pour l’Afrique du Sud), j’ai tendance a me ruer sur les livres qui sont critiques vis a vis de mon pays et de ma culture, et de me mefier de ceux qui chantent les louanges de la France, par exemple. Et rien que le titre de Kelman, une provo destinee a faire sourire de toute evidence, me rappelle un peu le style de Desproges, par exemple, un de nos grands empecheurs de penser en rond. Mais bon, je me trompe peut-etre.

    Je constate aussi qu’en Pologne, pays au nationalisme blesse par l’histoire et donc exacerbe, on n’aime pas trop non plus les ecrivains critiques, situation qui a valu a Gombrowicz d’etre longtemps considere comme un traitre, alors qu’il est un ecrivain immense. Et que dire d’un Thomas Bernhard avec l’Autriche, d’un Salman Rushdie avec l’Inde. Bon attention, je ne pretends pas non plus que pour etre un bon ecrivain il faut forcement avoir une reserve de vitriol dans sa plume, mais je pense qu’on ne peut pas s’appuyer seulement sur la morale ou le Politically correct pour juger les livres. S’il y a trop de choses qu’on n’a pas le droit de dire ou trop de sujets qu’on n’a pas le droit d’aborder, ca s’appelle la censure, non ?

    Mais Binetou, j’aime bien tes coleres aussi, et je suis d’accord avec Alain, Sami, boris, et toi, si on veut qu’un blog soit un forum interessant, il ne faut pas s’interdire les coups de gueule.

    Blaise, Fatou Diome n’a pas raconte l’histoire tragique de l’equipe de football de Zambie, mais elle a bien parle du reve de foot au Senegal, j’ai trouve. Et Serigne, pourquoi par exemple son livre a pu lancer une polemique a Dakar ? Que lui reprochent les Senegalais ?

    En tous les cas, la qualite de ce blog m’eblouit tous les jours, merci Alain de permettre ces debats. En ce qui me concerne, je croyais connaitre deja un peu la litterature d’Afrique et de la diaspora mais je me suis apercue que je suis carrement ignorante. Donc grace a vous tous, la liste des livres que je dois acheter lors de mon prochain passage a Paris s’allonge de jour en jour, j’ai deja fait une razzia a l’Harmattan la semaine derniere, mais je sens que cela ne fait que commencer. Oui, ce blog est une serieuse page de publicite pour tous les auteurs black. Encore bravo, Alain.

  82. Posté par Blaise KIBONZI, le 4 septembre 2005 à 15:12

    Bravo DIVA pour ton intervention d’un lyrisme rare. J’attends que notre Serigne national (pardon international) nous éclaire sur les questions que tu as posées.

    En ce qui me concerne DIVA, tout ce que je peux te dire c’est que j’ai pas lu le livre de FATOU DIOME ("Le ventre de l’atlantique" (c’est ça ?), mais j’ai lu les critiques litteraires très favorables qui ont suivi en FRANCE. Et j’ai lu son Interview dans le MONDE et aussi son intervention chez PIVOT où elle disait qu’elle s’attendait à recevoir des "tomates" (ou plutôt des pierres) sur la la tête à son retour à DAKAR. Mais il me semble qu’elle fut surprise que rien de tout cela n’a été en arrivant là-bas (au pays de la TERANGA). Même si, très certainement, elle a dû rencontrer quelques hostilités. Mais c’était moins pire que l’accueil auquel elle s’attendait.

    C’est la preuve DIVA que les africains sont enfin pret aujourd’hui d’accepter qu’on leur balance certaines vérités à la gueule. FINI CE DISCOURS Où L’ON SE TROMPE A SOI-MEME. Il n’y a que l’Africain lui-même qui est perdant dans ce jeu.

    Je viens à l’instant de lire le dernier message de Gaston KALMAN sur le sujet "NEGROPHOBIE", il a raison sur toute la ligne sur ce qu’il dit. Je l’APPROUVE à 200% sur ce sujet. je dis bien sur ce sujet et aucun africain ne peut le contester. Entre nous nous en parlons tous les jours. Il faut rompre avec la langue de bois façon africaine. La philosophie du moins pire qui dicte l’Africain d’aujourd’hui, plutôt que la politique du meilleur.

    Aussi, j’ose croire aussi que les africains d’Afrique sont au courant de tous ces noirs qui crament aujourd’hui dans les immeubles vetustes dans PARIS. Un africain décrirait cette misère, IL SE FERA DESCENDRE PAR TOUS LES AFRICAINS DE LA PLANETE. Laissons donc les caméras des blans parler.

    Dommage d’en arriver jusque là, MAIS QUE VOULEZ-VOUS ? c’est cela l’Africain !!!! On cherche pas le meilleur, on cherche le moins pire.

    Le discours des candidats à l’immigration n’est ce pas de dire : "Si vous dites que c’est pas meilleur là-bas. Pourquoi vous y restez ? pourquoi ne revenez-vous pas en Afrique ? "

    "Tant que vous ne reviendrez pas en Afrique, nous on viendra là-bas. Car c’est la preuve que là-bas c’est mieux qu’ici".

    Et ils n’ont pas tort.

    Déjà c’est pas mal si aujourd’hui nous commençons à leur dire que c’est dur ici. Ce que semble avoir fait FATOU DIOME (dont je répète j’ai pas lu le livre. je le ferai). C’est déjà un bon début. C’est peut-être une façon de préparer notre retour au pays natal, avec une simple valise .....remplie de livres car la fortune qu’on est sensé avoir en occident n’est qu’une simple illusion.

    Qui pour expliquer cela aux africains sans accepter de se prendre des tomates sur la tête ?

    Je me rappelle encore du courageux et brillant jeune Sénégalais Ababacar DIOP, quand il décida de mettre fin à l’hypocrisie des SANS PAPIERS EN FRANCE. Ces premiers ennemis furent les africains.

    Et je me souviens aussi que bien que j’avais mes papiers (carte de résident à l’époque), nous n’étions que 3 africains présent dans la grande salle du PALAIS du peuple à POITIERS à soutenir l’action d’Ababacar DIOP et à acheter son livre pour l’aider financièrement dans son combat. Le reste de la salle qui était comble était composé de blancs. JE M’EN SOUVIENDRAI TOUTE MA VIE. Je dis bien toute ma vie.

    Je bénis DIEU d’avoir transformé la vie de ce garçon. Il le méritait à défaut de reconnaissance de la part des africains. Il était parti seul au combat, en sortant des sentiers battus. Combien d’africains n’ai je pas vu entrain d’insulter ce garçon ? j’ai même entendu un ami dire "C’est la HONTE de l’Afrique" en parlant d’Ababacar DIOP. Je lui avais répondu : "C’est la première fois que je suis fier d’un frère noir en FRANCE".

    Moi je dis BRAVO à tout ces irrévérencieux africains iconoclastes.

    Blaise

  83. Posté par Serigne, le 4 septembre 2005 à 16:42

    Blaise, là vous mettez beaucoup trop de choses différentes dans le même sac. Je me refuse à la généralisation et à l’idée qui consiste à faire de ses propres opinions les bonnes et mauvaises celles des autres. Là, vous avez complètement tort. Les télévisions françaises sont dans presque tous lers foyers sénégalais, nous voyons les incendies, les rapatriements, les délogements, les campings à Vincennes, les manifestations des sans papiers, des sans logis, des sans voix, sans rien, et même des sans sans. Si vous vous pointez au consulat de France à Dakar, vous verrez beaucoup moins de monde à faire la queue qu’il y a quelques années. L’engouement s’est tourné vers la grande Amérique. Pour ce qui est de Fatou Diome, son livre est aussi banal et classique que celui de Khadi Hane, sénégalaise aussi, "Sous le regard des étoiles" aux Nouvelles Editions Africaines du Sénégal, qui parlait déjà des difficultés de vie des immigrés en France. Si mes souvenirs sont bons, son héroïne mourrait à Paris, tuée par un flic. Moi, je ne suis pas d’accord avec Kelman qui m’envoie chez son éditeur parce que je veux discuter avec l’homme. Comment peut-il insulter cette dame, Mme Tobner et après les réactions revenir nou dire que c’était un test ? D’où le courage que je lui trouvé. Je viens de lui poster une réponse. Je préfère Sami, Boris, Diva, vous, qui daignez me répondre directement en tant que personnes. Quant à Ababacar Diop, n’allez pas plus loin, comme par hasard, c’est mon cousin et j’ai travaillé à Paris avec lui, ne vous prononcez pas trop. Ce n’est pas parce que vous l’avez écouté une fois à Poitiers que vous savez tout. Attention, danger.
    Diva, je vous ai répondu sur ce que nous reprochons à Fatou Diome dans le message que j’ai envoyé pour Kelman.

  84. Posté par Blaise KIBONZI, le 4 septembre 2005 à 18:10

    Serigne, ce sont des choses différentes mais qui ont toutes un lien entre elles.

    Voudrais-tu dissocier le fait que 3 immeubles brulent dans paris en l’espace d’une année et que dans les 3 cas les victimes soient tous d’origine africaine ?

    Et pourquoi ne devrais-je pas évoquer le noble combat d’Ababacar DIOP, même si c’est ton cousin ? je m’en fous s’il ne montre pas ses comptes bancaires à ses cousins (rires !). Mais ce frère a mené un combat noble ici en FRANCE, et qui a plus profité aux chinois. Les africains l’ayant catégorisé au départ comme un TRAITRE.

    Les africains l’accusaient même de travailler pour les Renseignements généraux français, qui grâce à Ababacar DIOP, allait obtenir la liste de tous les sans papiers en FRANCE pour "mieux les expulser".

    Voilà pourquoi les africains n’allaient pas aux réunions des "SANS PAPIERS".

    Comme je le dis souvent, c’est PSYCHOLOGIQUE, "l’africain adore souffrir en silence tout comme nos mamans nous ont enfanté en souffrant en silence"

    Blaise

  85. Posté par diva, le 4 septembre 2005 à 18:40

    Ca devient un vrai labyrinthe ce blog, il faut venir sur la page Kelman pour voir qu’on nous a repondu sur la page Negrophobie a propos d’une question sur Fatou Diome, et en meme temps ne pas rater la derniere d’Alain, il a de ces titres quand meme "Litterature, posterite et dimension du sexe des noirs", eh bah dis donc. Je ne sais plus ou donner de la tete et je me demande si je ne vais pas devoir prendre un job a mi-temps pour avoir le temps de repondre a tout le monde !

    Blaize, je pense que le type de comportement que vous decrivez (ne rien dire plutot que de parler de ce qui derange) n’est pas repandu que chez les africains, c’est une attitude tres generalisee, c’est meme la base de la diplomatie d’etouffer toute affaire de nature a ternir l’image de tel ou tel pays. Ca entraine la plupart du temps des catastrophes, on est d’accord, mais il faut souvent du temps pour que les gens acceptent de parler de ce qui fache.

    Bon, donc je file chez negrophobie voir ce que m’y dit Serigne, je reponds eventuellement, et je vous retrouve tous a la nuit montrealaise d’Alain un peu plus tard ce soir.

  86. Posté par Serigne, le 4 septembre 2005 à 19:41

    Blaise, sais-tu combien de descentes de flics il y a eu dans le cyber que tenait Ababacar Diop à Paris ? Sais-tu combien de sans-papiers y travaillaient avec un salaire de 4000 francs, dont 2000 francs pour le loyer d’une chambre sans chauffage, au-dessus du cyber, qu’il prélevait à la base, 300 francs pour un abonnement obligatoire au portable, sans parler des retards de salaire. J’y ai travaillé, je sais de quoi je parle. Quant à dire que les Africains ne vont pas aux rencontres sans-papiers, ce n’est pas vrai. Devant les portes de la Cité, on en voyait beaucoup. Je parle au passé parce que j’y étais et je les ai vus.La noblesse du combat de mon cousin reste à prouver. C’est vrai que certains disaient qu’il collaborait avec la police, ça je n’en sais rien. Je finirai par dire : personne n’adore souffrir, en silence ou dans le tollé, qu’on soit africain ou pas. Et je pense qu’on devrait arrêter la péridurale pour que les mères continuent à enfanter dans la douleur. Avez-vous remarqué, Blaise, que ces enfants nés dans la douleur sont plus costauds que les autres ? Avez-vous remarqué qu’ils ont plus de valeurs que les autres ? Et l’avenir, pardi, n’en ont-ils pas de plus clair que les autres ?

  87. Posté par Serigne, le 4 septembre 2005 à 19:45

    Blaise, je pars du tu et je retombe dans le vous. ne m’en veux pas, je suis habitué à vouvoyer mais je vois qu’on a des choses en commun, le foot par exemple, la palabre aussi, alors le tutoiement est sorti tout seul. Je vais le garder.

  88. Posté par Sami, le 4 septembre 2005 à 20:23

    Serigne, Serigne, le Togo ne veut pas vous laisser tranquille, franchement ! Ils l’ont fait ! Trois-zéro contre le Libéria. Presque en Allemagne et risque pour le Sénégal de... Non, je ne termine pas ma phrase, sinon, le bon riz au poisson, tu ne me l’offrirais plus chaud, on ne se mettrait pas sur une natte pour manger à la main. Non, je ne termine pas la phrase, l’évidence n’a plus besoin de mots ! Ah, ah, Serigne, des Africains négriers, surtout à Paris ici, je te jure que c’est un phénomène que je connais : minables salaires aux "frères exploités", marchands de sommeil noirs pour Noirs en difficulté, etc. Mais tu sais, revenons au foot. Je te signale un auteur dont les livres traitent du foot, le foot est plus central chez lui que chez Fatou : Eugène Ebodé le camerounais avec La transmission et La divine colère (Gallimard). Lui-même a été gardien de but junior au Cameroun avant de venir faire des études en France. Tu peux le lire.

  89. Posté par Blaise KIBONZI, le 4 septembre 2005 à 21:05

    Serigne bien sûr qu’on peut se tutoyer. je t’aime bien tu sais .....

    Si ce que tu dis à propos de mon frère adoré Ababacar DIOP est vrai, alors je dis raison de plus qu’il faut désormais mettre les choses carte sur table.

    Savez-vous que les Ivoiriens en ont voulu à Laurent GBAGBO pour avoir révélé dans une interview sur une chaine de télévision française, le travail des clandestins africains avec les "papiers des autres" ?

    Mais qui ne le sait pas ça ? même le dernier des flics de la brigade des repressions des fraudes le sait,le plus con des employeurs français le sait, le FISC français le sait. Mais les noirs préfèrent qu’on en parlent pas.

    En réalité ça fait le jeu de qui ? CE SILENCE ARRANGE QUI ? le patron français et de l’ETAT français.

    Les seuls vrais perdants dans l’affaire C’EST NOUS, qui nous faisons doublement, triplement exploités (y compris par nos propres frères et soeurs).

    L’histoire de PAPA WEMBA est là aussi pour le prouver. Tout les congolais le savait depuis longtemps. Mais vas donc écrire un livre ou un article de presse où tu vas dénoncer cette affaire des "ngulus". Même aujourd’hui, tu te fais bruler vif sur la place publique par les congolais.

    Pas plus tard qu’il y a une semaine, j’en discutais avec des congolais y compris des avocats africains. J’étais l’idiot qui n’avaient rien compris.

    Bien sûr que PAPA WEMBA accomplissait une ACTION HUMANITAIRE en faisant rentrer en FRANCE des clandestins moyennant finances. C’est mieux que de croupir en RDC sous les bottes de KABILA junior.

    Nul doute PAPA WEMBA, malgré la prison et le jugement qui l’a condamné reste plus digne fils de l’Afrique que Gaston KELMAN. Il y a encore plus de congolais à ses concerts. Il commence désormais chaque concert par une PRIERE où tous les spectateurs doivent communier pour remercier DIEU d’avoir sorti PAPA WEMBA des griffes des satans blancs, qui l’avaient accusé injustement alors que lui accomplissait un acte humanitaire. UNE VOLONTE DE DIEU !

    Serigne s’il te plait . Qui, mais qui pour sortir le peuple de cet obscurantisme, si on ne donne pas un jour un coup de pied nous mêmes dans cette fourmilière ? En rompant avec la langue de bois. En prenant le courage d’aller contre le silence complice de la communauté ?

    Le noir croit gagner en souffrant en silence car "c’est mieux que rien" disaons-nous. Mais on se tue, en agissant comme cela. LE SEUL GRAND PERDANT DANS L’AFFAIRE C’EST NOUS. Voilà que les notres commencent à cramer dans les immeubles chaque semaine. C’est tout ce que l’on a voulu cacher qui apparait au grand jour. Et de façon DRAMATIQUE.

    Serigne, pour ma part, je dis que c’est le message qu’il faut faire passer et en cela je préfère mille fois un YOUSSOU N’DOUR à un PAPA WEMBA par exemple (pour prendre cet exemple palpant). A moins que tu me dises que c’est ton cousin et que lui aussi..... (rires !)

    Oui Serigne, une amie sénégalaise m’avait déjà fait part de cette surinformation des sénégalais sur ce qui se passe en FRANCE. "Ils sont mêmes au courant de ce que moi je ne ne sais pas ici", me dit-elle. Tu comprends bien pourquoi je tiens à aller à DAKAR. Nul doute que le Sénégal serait un vrai laboratoire pour l’Afrique.

    Blaise

  90. Posté par Boris, le 4 septembre 2005 à 21:12

    Le lion l’a fait,ou pour parler en termes litteraires ;Kelman a battu Bile.
    Ah ces Camerounais,heureusement qu’ils ont le foot.Donc malgre la presence du milliardaire de Chelsea dans la tribune pour encourager Drogba qui vient de prouver qu’il meritait peut etre plus le ballon d’or qu’Etoo,le lion a bouffer l’elephant et a prouver qu’il demeure le roi de la foret et de la jungle africaine.
    Eh oui eperviers,volez,volez,volez encore tant que le ciel est clement avec vous,car la grisaille du ciel d’Allemagne vous fera comprendre que le football n’est pas une affaire d’oiseau.

  91. Posté par Sami, le 4 septembre 2005 à 21:17

    Méchant Boris, les éperviers s’apprêtent à aller picorer les yeux des Diables rouges. Tu as raison, la grisaille de l’Allemagne sera une autre paire de manches, mais au moins le drapeau du petit pays flottera une fois, deux fois, trois fois. Hé, dis, c’est pas mieux ?

  92. Posté par Serigne, le 4 septembre 2005 à 21:25

    Blaise, mon frère, j’adore Youssou Ndour, je l’aurais préféré comme cousin et je t’assure que ce je dis sur l’autre est vrai. Tu sais, comme je l’ai déjà dit, j’ai vécu en France. Après mon diplôme j’ai galéré de petit boulot en petit boulot sans papiers, bien sûr. Je vais te faire une révélation qui te surprendra : j’ai travaillé comme homme de ménage pendant 4 ans, devine où ! A l’assemblée nationale ! J’ai reçu des cadeaux de vos élus, du chocolat, des vêtements, des tapes dans le dos aussi. J’ai parlé de ma situation à l’un d’eux que je refuse de nommer, pensant qu’il m’aiderait à obtenir ce fameux papier, eh bien, il n’a rien fait, rien dit. Il a continué à me donner des tapes dans le dos, j’ai continué à vider sa poubelle, à nettoyer son bureau jusqu’au jour où j’en ai eu marre. J’ai cédé ma place à un ami sans papiers aussi qui doit y être toujours. Quant aux arnaques de mes frères africains qui disaient partager un appartement avec moi, je les ai entretenus avec mon maigre salaire d’homme de ménage, même si je le faisais à l’assemblée nationale. Toute cette expérience m’a aidé à rentrer chez moi. Quand je raconte cela à certains, ici, ils me traitent de menteur. Je gagne bien ma vie aujourd’hui mais je ne vous dirai pas ce que je fais.

    Sami, j’abdique : Vive le Togo !
    Trouve-t-on les livres de Mme Ebodé en Afrique ?

  93. Posté par Blaise KIBONZI, le 4 septembre 2005 à 23:24

    Tu l’as dit cher Serigne. Personne ne te crois quand tu le dis là-bas. Et pourtant je te crois car je sais ce que c’est. Moi aussi après mes études (je ne dirais pas quel niveau), j’ai été agent de nettoyage chez MAC DONALD car j’avais pas les papiers m’autorisant de travailler en FRANCE. Je couvrais ma présence en FRANCE par une inscription bidon en 1ere année de PSYCHO comme tout le monde.

    Quant aux élus dont tu parles, un incident a éclaté recemment en FRANCE car un élu employait un SAINT-CYRIEN d’origine africain payé 300 euros par mois. C’EST CELA LE NOIR. Il faut pouvoir le dire et le reconnaître aussi. Nous allons préférer cela que de rentrer au pays comme tu l’as fait toi. Mais c’est vrai que tous les pays d’Afrique ne sont pas comme le Sénégal.

    Mais au moins battons-nous dans nos pays d’accueil sur la base du DROIT dans ce pays rien que du droit. Mais même cela on sait pas le faire. On ose pas le faire.

    Si je t’expliquais SERIGNE dans quelles conditions j’ai terminé mon contrat d’agent de ménage chez MC DO, tu comprendras. Il y a de quoi écrire un livre. J’ai vu des frères africains avec des salaires impayés pendant 6 mois. Ils osaient pas réclamer leur dû de peur d’être dénoncé par l’employeur portugais qui gérait la société de nettoyage. LE CERCLE VISCIEUX, L’ENGRENAGE DE LA MISERE !

    Le jour où j’ai quitté POITIERS et que je suis monté au siège de cette société, exiger le paiement immédiat de mon salaire. C’est là que j’ai vu la misère, la détresse des miens. Quand j’ai dit on va aller aux PRUDHOMMES, tous les africians ont fui. Alors que l’employeur portugais tremblait de son coté. Le seul frère Zaïrois qui était resté à mes cotés a vu ses 6 mois d’arriérés de salaires être versé sur le champ. Moi ils me devaient 1 mois, ils l’ont payé immédiatement. Ceux qui avaient fui, avaient tout perdu. C’est ça le noir. Et ceux qui nous exploitent le savent.

    Cher Serigne, je vais malheureusement devoir faire un petit break. Je continuerai à vous lire et interviendrai à chaque fois l’opportunité me le permettra.

    Quoi SAMI ? le Cameroun a gagné ?

    Tant mieux. Les Ivoiriens se sont révélés trop tendres lors du match contre la FRANCE.

    Il vaut mieux que l’Afrique soit représentée par des valeurs sûres telles le CAMEROUN, si on veut conserver le respect que le football africain a acquis durement sur l’échiquier mondial.

    Rappelez-vous en 1974 le 0 à 9 du ZAÏRE contre la YOUGOSLAVIE. On parlait encore du football exotique en parlant du football africain. C’est en se débarassant du coté folklorique que le football africain s’est fait respecté.

    Fini l’ère des séances d’entrainements au rythme du tam-tam, qui faisait jadis le charme des équipes africaines.

    Il est temps que l’Africain se débarasse de toutes ces choses qu’on vient d’évoquer et qui font sa faiblesse afin qu’il rentre enfin dans l’ère moderne.

    Blaise

  94. Posté par Sami, le 5 septembre 2005 à 09:16

    Serigne, les livres d’Eugène, oui, tu pourras les trouver au Centre culturel français. C’est sûr. La situation que tu décris est hélas très courante, hélas, hélas !

  95. Posté par Sami, le 5 septembre 2005 à 20:22

    Oui, Blaise, 3-2 en faveur du Cameroun, une tristesse pour les Ivoiriens, le bonheur pour les Camerounais.

  96. Posté par Lok, le 5 septembre 2005 à 23:48

    Dans une langue centre-africaine (et non pas centrafricaine) mbongo est le nom donné aux règles menstruelles. Est-ce cela que les douala mettent dans leur nourriture ?

  97. Posté par Binetou Fall, le 6 septembre 2005 à 13:11

    A ce jeu, lok, sache que loc est le diminutif de loco, fou en espagnol, il peut aussi s’écrire loque. alors arrête avec le menu des douala. ce n’est pas drôle. ah, j’oubliais, lok dans ma langue signifie se mettre quelque chose sous la dent.

  98. Posté par Edit KOUBA-FILA, le 11 septembre 2005 à 22:50

    J’ai entendu parlé de ce blog, je viens y faire un tour ! Un sujet sur Kelman ! Je m’exclame sans illusions ! Avec tout ce que j’entends sur lui, le tour vaut le coût ! DECEPTION ! Mais de quoi parle t-on donc ? Des instructions bancaires financières que n’aurait données Kelman à son conseiller bancaire avant de publier « Bounty... » (un titre qui laisse déjà entendre les cloches d’une polémique sans fin) ! On critique, on insulte Kelman, bien souvent sans même avoir lu le livre ! On fait allusion à ce qui semble être des extraits retirés du contexte du livre « Je suis noir et je n’aime pas le manioc ». On s’accroche à un titre que tout le monde sait provocateur à dessein. Résultat : le débat est creux ! Si l’on peut parler ainsi surtout que le débat attendu sur le « Je suis noir... » n’a même pas eu lieu sur ce blog.

    Alain a t-il mal introduit son thème ? C’est une éventualité puisque la plus virulente des premières réactions est une contestation, somme toute légitime, de l’allusion à cet aspect financier. Là, je suis de l’avis de certains d’entre vous, dont Blaise : tu as volé très bas en évoquant cet aspect, Alain (Je m’excuse, je me permets de te tutoyer. Tu es un compatriote que j’apprécie par ton écriture, nous avons sensiblement le même âge et sommes de la même génération).

    A Estugva : le manioc ne vient pas d’Afrique mais de l’Amérique latine, ce n’est plus un secret pour tout le monde et on le savait avant que Levis-Strauss ne l’écrive. N’empêche qu’aujourd’hui, le manioc a été adopté en Afrique et est consommé sous plusieurs formes, de l’Afrique de l’Ouest à l’Afrique Australe. En Afrique Centrale, il est devenu le principal accompagnement de tout les repas. Des études pourraient même démontrer que c’est le produit le plus vendu dans ces régions africaines. Le manioc est donc devenu un produit africain à l’instar de plusieurs autre produits de base consommés sur ce continent, introduits par la traite négrière comme le choux de chine couramment appelé « endives » au Congo Brazzaville ou même cette sorte d’oseille rouge qui pousse un peu partout sur l’équateur. Je ne pense pas que s’inspirer du manioc pour le titre de son livre pose vraiment problème d’autant plus qu’il ne s’agit pas, loin s’en faut, du dénigrement de la nourriture africaine dans le livre de Kelman !

    Noelle : Kelman est tout sauf un imbécile ! Il n’est certes pas à comparer à Alain, non parce que ce dernier écrirait mieux que le premier mais pour la bonne raison qu’ils ne relèvent pas du même genre littéraire. Kelman tend plus vers l’essai que le roman. Il ne relève pas non plus de ces écrivains qu’on pourrait classer dans le degré zéro de l’écriture.

    On ne peut pas non plus traiter Kelman de révisionniste ! Il ne nie nulle part l’atrocité de l’esclavage et la colonisation, il ne nie pas non plus la responsabilité des esclavagistes et colonialistes, il invite à une autre lecture. Il est temps pour nous de transcender cette logique de culpabilisation des autres sur nos malheurs, qu’il s’agisse du noir ou de l’Afrique. Nous avons une grosse part de responsabilité sur notre histoire. Dire que ce sont nos ancêtres noirs qui ont vendu leurs fils noirs n’est pas synonyme de révisionnisme ! J’ai entendu d’autres artistes chanter, décrier cette imbécillité, et à juste titre d’ailleurs, de nos ancêtres qui ont vendu les leurs pour une poignée de sel (la politique du ventre qui est l’un des grands maux qui ronge l’Afrique n’est pas une nouveauté des « soleils des indépendances »). Comme te le suggère Sami décortique sérieusement Kelman et observe la réalité dans tous les sens en adoptant une approche critique. Tu lui donneras peut-être un soupçon de raison ! Ce n’est pas ce qu’écrit Kelman qui est déconcertant, c’est la réalité qui est navrante partout dans le Monde.

    Alain, quoique nous Africains pensons et pouvons dire, le débat lancé par Kelman est très important. C’est un gros pavé jeté dans la marre qu’il faut analyser sérieusement. Il n’est pas question de prendre des raccourcis en le traitant comme nous le faisons. On peut condamner certaines choses qu’il écrit comme sa théorie sur les couples mixtes que je trouve complètement à côté de la plaque. Il serait peut-être judicieux d’ouvrir un vrai débat sur ton blog sur la place du noir, son attitude et son rôle dans l’histoire futur de l’humanité et en particulier sur le développement de l’Afrique. Un débat qui doit intégrer toutes les réalités que nous vivons actuellement tant à l’étranger que sur le continent africain.

    Pour revenir à Kelman, je suis persuadé que c’est quelqu’un qui aime très fortement sa race et son continent mais qui est excédé par notre imbécillité à nous africains et le chaos que traverse ce continent. Il y a tant de choses à dire là-dessus.

    A ceux qui veulent que nous débattons de façon pertinente et méthodique du livre de Kelman, je vous invite à procéder à une critique du livre preuves et argumentation à l’appuie en citant les passages qui posent problèmes, nous pourrons ainsi en débattre intellectuellement à l’abris des émotions qui jusque là semblent avoir animé tout ceux qui ont sortie des inepties sur ce livre « Je suis noir et je n’aime pas le manioc » !

    Je l’ai relu plusieurs fois et j’apprécie cette littérature qui commence à secouer le cocotier d’une autre façon. Le noir, le blanc, le rouge, le jaune, tout le monde a besoin d’être secoué dans sa façon d’être, son attitude vis-à-vis de lui-même et de l’autre ! Il serait dommage d’en faire l’économie !

    Par ailleurs, l’Afrique a besoin d’une autocritique plus poussée et plus osée que celles qui ont déjà été faites par les Kabou et autres. Car le mal Africain est en Afrique même et non ailleurs. Le mal du noir est en lui-même et non chez l’autre ! L’esclavage est bien loin derrière nous et près de cinquante ans après la fin de la colonisation nous trouvons toujours les raisons de culpabiliser l’Europe sur nos malheurs ! C’est d’une tristesse !

    Le loup, rentre dans notre bergerie parce que nous sommes corruptibles jusqu’à la moelle épinière. Dans nos Etats un bébé est corrompu dès la conception et ne perçoit que misère et lamentations dans son environnement le plus immédiat ! Comment les choses peuvent-elles changer si nous n’entreprenons pas notre autocritique sans tabous ?

  99. Posté par A. Mabanckou, le 12 septembre 2005 à 01:35

    Cher ami,

    Deja, je vous souhaite la bienvenue ici. Gaston Kelman a fait quelques interventions sur ce Blog ( vous pouvez les lire sur le sujet consacre au livre "Negrophobie", voir nos archives d’aout, a droite de votre ecran ).

    Par ailleurs, je trouve que pour ma part, evoquer Kelman ici, c’est contribuer a sa promotion. J’ai voulu parler de son actualite, faire donc sa promotion, qu’on le veuille ou non !
    Il n’y aucun mepris de ma part, parce que, crois-moi, j’ai pour principe elementaire de ne jamais parler de ceux que je meprise - et ils meritent souvent ce mepris - et je les laisse couver leurs bassesses, se vautrer dans leurs pitreries jusqu’au jour ou ils realisent qu’ils ont pris un mauvais wagon dans le train de la vie... Je ne range pas Kelman dans ce lot, cher ami.
    Il sait que l’histoire des comptes en banque releve de l’humour, et malheureusement l’humour est parfois un jeu a double tranchant, et certains en tirent profit pour larguer des objets volants non identifies ou simplement etaler leur haine viscerale, leur jalousie maladive !

    Pour le reste, les debats viennent avec les interventions des uns et des autres. Et je ne peux malheureusement pas dicter les choses. Mais ta contribution vient ajouter quelque chose de plus, et j’en suis heureux.

    Bien a vous, cher ami.

  100. Posté par Jerry moto, le 14 septembre 2005 à 22:53

    A propos du livre de G. Calman, je l’ai lu et je l’ai carrement détesté. Le resumé à l’arrière de ce livre est trompeur, car ce monsieur nous fait croire que ce livre combat les préjugés des occidentaux envers les noirs, mais son contenu est exactement l’inverse de cela. Par ses anecdotes et les repproches permanents envers des noirs qui soit disant s’apitoient constament sur leurs sorts, ce livre donne des armes aux européens adeptent du racisme primaire. J’ai vraiment détesté cet assemblage d’inepties (un livre ?)

  101. Posté par A. Mabanckou, le 14 septembre 2005 à 23:59

    Je suppose que lorsque vous ecrivez Calman, vous voulez dire Kelman ?

  102. Posté par Jerry moto, le 15 septembre 2005 à 01:18

    Tout à fait Alain, je persiste à dire que même sa page de couverture est trompeuse. S’il avait annonçé la couleur tout de suite, je n’aurai certainement pas achété son livre. C’est dans l’air du temps, il est très à la mode de frapper sur ses propres origines pour paraître meilleurs que les autres noires aux yeux des occidentaux. pour moi, monsieur Kelman est un oncle Tom des temps modernes.

  103. Posté par A. Mabanckou, le 15 septembre 2005 à 02:11

    Tu sais, il y a aussi de grands auteurs qui ont, comme tu dirais, "frappé sur sur leurs propres origines", et qui sont considérés comme des auteurs incontournables... Je pense au roman magnifique Le Devoir de violence du Malien Yambo Ouologuem...

    Bon, je parlais de roman... Sur les essais, Peau noire masque blanc de F. Fanon est aussi cruel pour les Noirs que pour les Blancs, tu sais.

  104. Posté par Mère Evé de Paris, le 16 septembre 2005 à 11:30

    A propos de Bounty, j’ai découvert hier que sa publication était repoussée au 1er octobre.

  105. Posté par Eddie KOUBA-FILA, le 20 septembre 2005 à 14:49

    Alain, merci pour l’accueil sur ton blog. Non ! Loin de moi toute idée de te faire un quelconque procès sur l’évocation du livre de Kelman ici. Nous ne pouvons que t’en remercier. Personnellement, je déplore simplement le fait qu’il n’y a vraiment pas eu un débat sérieux, je suis tenté de dire, réellement intellectuel, sur le premier livre de Kelman. Nous condamnons son livre, dans l’absolu, comme vient encore de le faire Jerry Moto, nous évoquons ces propos sur telle ou telle autre chaîne de télévision ou radio. Personne n’est capable de nous faire la critique de ce livre en nous citons et commentons les extraits qui posent problème. J’avoue le caractère choquant de cette méthode. Est-ce encore un avatar de « l’essentialisme » africain, évoqué à juste titre par Kelman dans son livre ? Au regard de tout ce que nous avons jusqu’alors dit sur le « je suis noir…. », on est en droit de se poser la question. J’avoue rester très perplexe quant à notre attitude.

    Je réitère mon invitation ici : que ceux qui condamnent le livre de Kelman nous citent ici des extraits qui posent problème et on en débattra. Sinon, je soumettrai de longs extraits que je trouve d’un réalisme déstabilisant, qu’il s’agisse des noirs ou des blancs, de l’Afrique ou de l’Europe. Alors, que ceux qui n’ont rien d’autre à nous servir que le « je déteste le livre de Kelman » sans nous dire pourquoi, en donnant des preuves, arrêtent de nous bassiner l’esprit.

    Je ne m’érige pas en défenseur de Kelman, je vois ce jugement profiler à l’horizon. J’interpelle simplement l’honnêteté intellectuel des intervenants de ce blog. J’avoue qu’il y a un passage qui ne me plaît pas dans le livre de Kelman parce qu’il est à côté de la plaque. Je l’évoquerai éventuellement dans mes prochains post si le débat est ouvert sérieusement.

  106. Posté par Mère Evé de Paris, le 20 septembre 2005 à 18:17

    Eddie, il y a eu des discussions à propos de cet ouvrage dans "Culturama" côté forum de congopage, et aussi tout récemment un démontage long et argumenté chapitre par chapitre par un intervenant dans "les Grands Débats" ; si ça peut te nourrir un peu... d’autant que l’auteur déclare qu

  107. Posté par jeremy, le 23 octobre 2005 à 15:29

    J ai lu le livre ’’je suis noir et je n aime pas le manioc’’, au depart j avais un a priori pas tres favorable, mais finalement je suis en parti d accord

    Moi, je ne me sens pas africain, desole, mais c est comme ca. mon pere est guadeloupeen, ma mere bretonne, et je vis depuis 22ans en europe, et je suis assez realiste pour savoir que je suis francais.
    Ce a quoi j aspire, c est ne plus souffrir d aucune discrimination que ce soit, d aucun prejudice que ce soit, dans un pays qui se dit ’’pere des droits de l homme’’, qui voudrait enseigner la democratie a d autres pays.

    ce a quoi j aspire, c est la pleine possession de ma citoyennte, de l egualite des chances.Je ne veux pas, pour moi pour mon frere, mes enfants, ali et les autres etre francais d origine..........ou issu de l immigration.

    CAR JE SUIS FRANCAIS. Et nous sommes francais, car c est notre culture, notre education...
    Nous sommes et nous avons une force, nous sommes 10 millions de minorites visible, nous avons un pouvoir d achat, nous sommes donc une force economique 10 millions de personne c est egalement un pouvoir electoral, et de ce fait nous devons exiger une representativite.

    une representativite dans les medias, mais pas seulement. La representativite economique et surtout politique.
    Nous y voila, concretement, ce qu il manque a la france c est un parti politique capable de rassembler, je dirais meme plus, federer l ensemble des minorites dans un but commun exiger la fin de l hypocrisie et enfin de l action.

    nous devons cesser d attendre de la societe, du gouvernement, des blanc qu ils fassent quelque chose, cessons de regarder en arriere et arretons de justifier notre non-develloppement par l esclavage ou le colonialisme, a nous de decider de prendre les choses en main et faire evoluer les pensees qui sont malheuresement d un autre temps.

    Je m arretes la pour aujourd hui car sinon je suis encor la dans 2 jours> d ores et deja vous pouvez m envoyez des email sur tp3_971@hotmail.fr afin de parfaire mon opinion et enrichir mon propos

  108. Posté par DANDIN Karine, le 8 novembre 2005 à 13:39

    Merci Monsieur KELMAN de dire des vérités cachées. Comme vous je pense qu’il serait bon que les noirs se prennent en main et surtout au sérieux, et qu’ils arrêtent de croire que le ciel leur est tombé sur la tête depuis l’esclavage.
    Arrêtons de faire les autres avoir pitié de nous, mais battons nous et soyons solidaires.
    J’ai rencontré Monsieur KELMAN à la Poste d’Evry Village, le jour de la sortie de son 2ème livre : au-dela du Noir et du Blanc, quelqu’un de naturel et très gentil, avec vraiment un coeur grand comme l’univers.
    Merci et continuez à écrire pour nous permettre de nous remettre en question, sur les combats à mener et ceux à abandonner.
    Mes très basses salutations.

  109. Posté par Famba, le 15 novembre 2005 à 18:42

    Que le livre de Kelman plaise ou non, il a néanmoins le mérite de susciter le goût de la lecture chez bon nombre d’Africains. Et c’est ca le plus important dans un premier temps.
    Je pense pour ma part que bons nombres d’écrivains Camerounais qui critiquent le livre n’ont pas vraiment compris l’enjeu.
    En plus, Chacun a le droit de revendiquer où il se sent le plus à l’aide comme Claude Njiké-Bergeret, dite "la Reine Blanche" épouse d’un chef Bangangté au Cameroun ou encore Corinne Hofmann qui décrit son aventure dans le livre "La Massai blanche". Pour ne citer que ces deux exemples.

  110. le 19 avril 2006 à 17:46

    JE CONSEILLE TRES VIVEMENT LE LIVRE DE Bernard ZONGO :

    MENSONGES ET VERITES SUR LA QUESTION NOIRE EN FRANCE - MA REPONSE A Gaston KELMAN.

    Comme le livre ne va pas spécialement dans le sens des blancs et comme l’auteur ne crâche pas sur les noirs, vous trouverez ce livre avant tout : chez ANIBWE à PARIS - aux éditions ACORIA par internet - à la librairie PRESENCE AFRICAINE à PARIS.

    je vous informe qu’après plusieurs tentatives de présentation du livre et de l’auteur, docteur es lettres et linguiste, nos grands journalistes télévisés (ami de ce cher KELMAN !!!) n’ont pas daigné ouvrir un juste débat et font la sourde oreille au livre de Bernard ZONGO !!!

    PITOYABLEEEEEEEE

  111. Posté par somé, le 25 septembre 2006 à 09:53

    quelle bassesse !! deja ecrire sur M. kelman c’est ce qu’il cherche. Que ne fera-t-on pas pour se faire valoriser et croire exister.
    de toutes facons on sait pour qui roule M. kelman etr il en profite pour glaner quelques glorioles par pur egoisme et egotisme. Ca ne vaut meme pas la peine de parler de cet individu. Qui invite Kelman dansa les média alors d’autres un milliard de fois mieux ne peuvent meme pas publier un article...les nouveaux negriers existent. Kelman parle de bounty parce qu’on le traite de negre bounty alors il prend le devant et retourne ca a sa faveur, etc. c’est un projet qui est bien structuré et orchestré par des hommes de pouvoir enorme avec un projet precis. Kelman n’est qu’un des negriers des temps modernes qui vend et tue son peuple et cela en toute conscience. Il cite cesaire senghor tec tout simplement pour se premunir et recuperer toujours et pretendre etre objectif, tout comme on dira que des amis africains l’ont lu et sont d’accord avec lui, etc. Tout cela c’est une tactique de combat a lere de la communication, basée sur le mensonge, l’hypocrisie et l’exploitatation des autres dans l’égoisme mle plus pur. Kelman a trouvé son filon et s’y prete bienalors il mange c’est tout Et plus on parle de lui plus il atteint son objectif
    somé

  112. Posté par liberty, le 26 septembre 2006 à 00:20

    Désolée de lire ici combien certains participants essaient de généraliser les choses tout en parlant des "Camairs" qui mettent le noir à nu pour se faire vendre aux blancs en l’occurence Kelman et Beyala. que les choses soient claires. Croyez-vous qu’un ecrivain avant d’ecrire pense aux comptes bancaires ou se voit representant des noirs ? C’est vous qui le renvendiquer representant ! ok !
    Africains oupas, apprenons à supporter la africains avec d’autres approches. Sans la diversité d’opinions ne n’allons que nous obstiner à nous entredechirer.
    Jusqu’à quand allons-nous attendre des auteurs noirs d’ecire juste pour nous faire plaisir ?
    voltaire dans "lettres philo." n’ecrivait pas pour faire les louanges de la France.
    qu’un Africain ecrit pour louer l’Afrique ! qu’un Africain ecrive pour critiquer l’Afrique ! qu’un africain ecrive pour cracher sur l’Afrique ! qu’un africain ecrit meme pas sur l’Afrique1 C’est son choix. Il n’y aura jamais de pensée unique.
    Liberty

  113. Posté par Claire, le 26 septembre 2006 à 00:42

    quand allons-nous cesser de voir derrière un mot ecrit par un africain la main basse du pouvoir blanc ?
    Cessez ces mentaltés coloniales ! si vous n’êtes pas libres, sachez que moi, une africaine qui ne represente personne, je suis libre et peux penser librement.
    La littérature est une liberté !
    J’espère que les debats intellectuels de la diapora africaine centrés sur l’exclavage, la colonisation peuvent pousser d’eviter que certaines atrocités de l’histoire ne se repetent. Cependant que ca ne devient pas un deabt du quotidien du noir. Ce n’est pas ce debat qui ira gerer les quotidiens des gens dans nos pays, les aideront à payer leurs factures où à avoir de bons soins médicaux. Je reconnais ce debat coe capital pour le dialogue de races mais si j’achete les tomates pourries, je ne dois pas rejeter la faute sur l’esclavage. Si j’echoue mon examen je ne dois pas rejetter la faute sur la colonisation et si je ne respecte pas la queue devant une banque et que mon précédant m’interpelle, je ne dois pas me justifier par le racisme.
    Cessons de victimiser la race noire. Elle n’est pas synonime de la pauvrété, du rejet. Non Elle est une race de grandeur, de travail, de perséverence, de responsabilité et qui pense aussi librement. qu’un noir critique les noirs, qu’il le fasse de sa pleine liberté et cessez de passer tout africain qui critique les africains au peigne fin de Freud.

  114. Posté par Line, le 4 décembre 2006 à 14:14

    Je trouve que cet écrivain est ouvert d’esprit et dans son livre : "je suis noir et je n’aime pas le manioc" il n’y a aucun signe de racisme ni de déscrimination.Ceux qui le croivent n’ont pas du tout compris le sens d’intéret de ce livre donc devrait arrêter de faire son fort alors que lui même il ne sais rien du tout.
    Certes il parle de noir et de blancs mais c’est pour montrer ce que qu’on fait nous, le peuple français !!! Il dit "je suis noir et je n’aime pas les blacks" ce n’est pas un signede racisme mais il n’aime pas le mot black et ne comprend pas pourquoi on l’utilise...

  115. Posté par line, le 4 décembre 2006 à 14:25

    Ancien directeur de l’Observatoire urbain de la ville d’Evry, Gaston Kelman est au coeur des problématiques des migrants noirs et milite activement pour leur intégration. Son livre "JE SUIS NOIR ET JE N’AIME PAS LE MANIOC" est une référence incontournable sur les sujets qui touchent les noirs. Gaston Kelman est in intellectuel qui se penche sans détours sur le fond des problèmes et nous ouvre les yeux sur des vérités fondamentales.

    Au risque de pulvériser les idées reçues sur la noblesse et les cicatrices de la négritude, Gaston Kelman dénonce pêle-mêle le penchant des Noirs pour la « victimisation » et le regard condescendant de la société française à leur égard. Il se méfie des rengaines trop charitables, défend le principe de réalité.

    "Moi, je n’ai pas le rythme dans le sang, j’ai des globules..." Voilà une citation originale et surtout salutaire pour tous. Gaston Kelman est noir et il n’en est pas fier ; il n’en a pas honte non plus. Il est noir comme il y en a qui ont les yeux bleus, d’autres ont le pied grec, les doigts palmés ou le lobe de l’oreille attaché...

    Etre noir, c’est tout simplement avoir un taux de mélanine élevé, c’est tout : aucun rapport avec la course à pied ou les capacités sexuelles... Ce qui énerve Gaston Kelman, ce sont les clichés !

    Gaston Kelman a écrit un livre provocateur dont le mérite incontestable est de rappeler que le débat sur l’intégration n’est pas qu’un problème de foulard et de religion.

  116. Posté par line, le 4 décembre 2006 à 14:26
  117. Posté par line, le 4 décembre 2006 à 14:27

    C’est un livre exceptionnel

  118. Posté par tresor tshidiadia kapongo, le 19 janvier 2007 à 17:33

    salut je m’appel tresor tshidiadia kapngo,je suis congolais de kinshasa qui est ma ville de residence.
    d’abords je suis contents de votre biographie et je viens humblement aupres de votre haute personnalité solliciter une aide financiere pour mes etudes en informatique de gestion.car je suis orphelin de parents lors de l’erruption volcanique a goma rd congo.
    tout en esperant que ma requette ne va pas echapper a votre attention,veillez acceptez l’axpression des mes sinceres salutations.
    NB:vous pouvez me contacter par mon e-mail:tshidiadia@yahoo.fr
    tresor tshididia kapongo.

  119. Posté par mehdi, le 8 novembre 2007 à 15:55

    tu te rappelez de moi je té acheté le livre et tu ma marqé qe sété pour ma génération je suis entrain de le lire"je suis noir et je n’aime pas le manioc "bon ciao

  120. Posté par Laure , le 10 décembre 2007 à 17:07

    Bonjour,

    On m’appelle Laure FRANKY, je suis de quarantaine et je vis au Canada particulièrement au Québec. Je suis secrétaire de direction et la déléguée chargée des affaires extérieurs dans une entreprise privée de la place.J’ai une fille répondant au nom de Alice , actuellement­ elle est en faculté en Amérique et elle prépare sa maîtrise en droit de communication.Je vie actuellement avec mon marie ici au Québec , c’est tout a fait un réel plaisir pour moi de t’écrire car mon plus grand désir est de faire des connaissances et partager mes idées avec d’autres.Je ne suis pas jalouse , pas raciste je ne fume pas et je voudrais correspondre avec toi parce que je voudrais avoir des renseignements sur ton continent , savoir les coutumes,les moeurs, ...
    J’aime la culture,le voyage et le cinéma.
    Si vous êtes intéresser àêtres ami avec moi veuille m’écris sur ma boite e-mail préférer
    adresse e-mail : laure_franky@yahoo.fr

    Je serai ravie de vous lire alors au plaisir de vous relire.

  121. Posté par gerard, le 26 décembre 2007 à 15:45

    pourriez vous indiquer comment on poste ? si je lis ce message c’est gagne

  122. Posté par Monique Ngo Mayag, le 6 mars 2008 à 20:28

    salut,j’ai appris dernièrement que le nouveau livre de Gaston Kelman intitulé "les Blancs m’ont refilé un Dieu Moribond " vient de paraître.Personnellement, je n’ai jamais lu ses ouvrages.Pour le premier, j’ai lu la problématique sur le net et je l’ai trouvé intéressante.D’ailleurs c’est ce que j’ai fais pour les suivants.Mais celuièci, je compte m’en procure.En fait, je suis au Cameroun et je lis souvent un magazine qu’on appelle Situations.Gaston kelman y fait des réflexions toutes les semaines.il a tellement d’ennemis qu’il s’en fout.une fois, il a invité les lecteurs à aller lire les insultes qu’on faisait sur lui sur le net.Pour dire qu’il est habitué.Aujourd’hui j’ai pris le temps de taper"commentaires sur Gaston Kelman" et c’est comme cela que je suis tomber sur ce blog.Au fait où se trouve votre bon vieux Blaise, il est mort ?ressuscitez le s’il vous plaît.je vais lire la nouvelle parution de Gaston et je vous dirais de koi il s’agit.Si je parviens à comprendre kelke chose.Il paraît que vous ne le comprenez pas bien vous non plus.Au fait, faites coe moi, imprégnez-vous d’abord de la problématique de l’ouvrage avant de le lire.Conseil d’ennemi...

  123. le 21 avril 2008 à 14:59

    Kelman récidive, à l’occasion de la mort de Césaire. Lire : http://www.indigenes-republique.org...

Commenter


modération à priori

Ce forum est modéré à priori : votre contribution n'apparaîtra qu'après avoir été validée par un administrateur du site.

Un message, un commentaire ?
  • (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

Qui êtes-vous ? (optionnel)