lundi21 mai 2007

"La littérature monde s’impose". Un article de Beuve-Mery dans Le Monde

Ce week-end s’ouvre le Festival Etonnants-Voyageurs, avec pour thème la « Littérature-monde », regroupant des auteurs venus du monde entier pour trois jours d’échanges, de conférences, de signatures de livres, de projection de films et du lancement de « La Convention de Saint-Malo ». Le programme de la manifestation peut-être découvert sur le site www.etonnants-voyageurs.com. Alain Beuve-Mery, journaliste au Monde a publié un article intitulé "La littérature monde s’impose", article paru dans l’édition de ce quotidien du18 mai dernier. Le voici en intégralité...


Le calendrier s’est emballé. Et le cadre s’est dilaté. Programmé pour 2008, le thème de la " littérature-monde" s’est imposé pour le 18e festival d’Etonnants Voyageurs, qui se tiendra du 26 au 28 mai à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine). Il a ravi la vedette aux "villes-mondes", thématique initialement prévue. Celles-ci seront cependant aussi célébrées, à travers 13 films et une trentaine d’auteurs.

Mais l’occasion était trop belle. Pour Michel Le Bris, directeur du festival malouin, il fallait la saisir. Depuis la parution du manifeste signé par 44 écrivains en faveur d’une "littérature-monde" en français, dans "Le Monde des livres" du 16 mars, les réactions de tous horizons ont fusé. Pour la première fois depuis longtemps, les universités américaines prêtent une oreille attentive à ce qui se passe dans le champ de la langue française.

Abdou Diouf, secrétaire général de l’Organisation internationale de la francophonie, a fustigé cet appel, estimant que ses signataires confondent "francocentrisme et francophonie". Pour l’ex-président du Sénégal, ces auteurs ont choisi de se "poser en fossoyeurs de la francophonie, non pas sur la base d’arguments fondés, ce qui aurait eu le mérite d’ouvrir un débat, mais en redonnant vigueur à des poncifs qui décidément ont la vie dure".

Dans Le Figaro, le 22 mars, Nicolas Sarkozy invitait à "réfléchir à la création de chaires francophones, quasi inexistantes en France, afin de retenir des talents littéraires comme Maryse Condé, Alain Mabanckou ou Achille Mbembe, qui ont fini par s’exiler aux Etats-Unis". Et de poursuivre : "Le coeur et l’avenir de la francophonie sont de moins en moins français, mais, paradoxalement, de plus en plus anglo-saxons."

Sur le blog d’Alain Mabanckou, un des "44", Achille Mbembe, un des plus grands intellectuels africains, a résumé la situation. "Le français est désormais une langue au pluriel, écrit-il. En se déployant hors de l’Hexagone, il s’est enrichi, s’est infléchi et a pris du champ par rapport à ses origines." "La France n’en a plus l’exclusive propriété", note encore l’auteur de De la postcolonie (Karthala, 2000), mais un blocage culturel demeure, car "le français en France a toujours été pensé en relation à une géographie imaginaire qui donnait à ce pays l’illusion d’être le "centre du monde"".

UN LIVRE, UNE ASSOCIATION

Les organisateurs d’Etonnants Voyageurs ont pris deux initiatives pour faire sauter ce dernier verrou. La première est la parution d’un quasi-quick book littéraire, un livre produit très rapidement. En deux mois ont été rassemblés 27 contributions dans Pour une Littérature-Monde, sous la houlette de Michel Le Bris et Jean Rouaud, qui paraîtra chez Gallimard le 25 mai (350 p., 20 €). La rencontre de ces deux écrivains est un des points d’orgue de cet ouvrage. L’un - par le détour du concept de littérature-monde -, et l’autre - à partir de sa réflexion sur la littérature française et la mort du roman - se sont trouvés sur le même chemin. "Cela a été une rencontre très fructueuse. C’est le début d’une nouvelle aventure poétique", précise Jean Rouaud. "La littérature française n’est plus réductible à une littérature de France", ajoute-t-il.

Pour Jean-Marie Laclavetine, signataire du manifeste et contributeur, cet ouvrage collectif se devait d’être "le plus éclectique possible" pour montrer que "des écrivains se sont rassemblés à un moment donné en faveur d’une littérature désentravée, ouverte sur le monde". Le livre doit servir "de balise, de fanal", dit-il. Séduit par le projet, Antoine Gallimard a donné son accord très rapidement. Si d’aventure cette démarche rencontrait un public large, une revue pourrait voir le jour.

Ce qui conduit à la deuxième initiative : la mise en place de La Convention de Saint-Malo, qui sera installée dimanche 27 mai, dans le cadre du festival. Il s’agit d’une association qui doit accompagner le mouvement en faveur d’une littérature-monde de langue française et mettre en valeur la pléiade d’écrivains qui la composent. Elle élira son bureau, et Michel Le Bris ne désespère pas de convaincre Alain Mabanckou, Prix Renaudot 2006 pour Mémoires de porc-épic (Seuil) et professeur de littérature à l’université de Californie-Los Angeles (UCLA), d’en prendre la tête.

Quatre prix littéraires seront remis à Saint-Malo qui honoreront la littérature-monde, deux anciens (les prix Joseph-Kessel - SCAM et les Gens de mer-Hurtigruten) et deux nouvellement créés : le prix Nicolas Bouvier, doté de 15 000 euros, et le prix Robert Ganzo, doté de 10 000 euros, qui distinguera l’auteur d’un livre de poésie d’expression française en prise avec le mouvement du monde.

Pour sa 18e édition, Etonnants Voyageurs s’est aussi considérablement agrandi : sa surface d’accueil a doublé, ce qui permet d’accorder une large place à la jeunesse, aux films, aux spectacles, à l’aventure et à la mer, au côté de la littérature-monde.

Alain Beuve-Mery, Le Monde, 18 mai 2007

Commentaires

  1. Posté par Nietzsche_junior, le 21 mai 2007 à 23:05

    "Le français est désormais une langue au pluriel, écrit-il. En se déployant hors de l’Hexagone, il s’est enrichi, s’est infléchi et a pris du champ par rapport à ses origines." "La France n’en a plus l’exclusive propriété", "...................................................................................*
    j adore ce bel euphémisme de la langue Francaise qui se déploie hors de l hexagone , une autre facon de rendre le colonialisme postif , le Francais fut déployer hors de l hexagone par une armée de soldat de fonctionnaire de pretre et de colons ... est ce que le Woloff ou le berbere se déploieront eux aussi hors d Afrique un jour :) .. ?? ... trop fort les intello francofone lol .... aller rejouissons nous d avoir été des colonisé pendant des siecle .......................................................
    Mort au langue Impéraliste , .. vivement l arrivé d’un Brutus qu on en finissent un jour !

  2. Posté par Nietzsche_junior, le 21 mai 2007 à 23:15

    "Alain Beuve-Mery, Le Monde, 18 mai 2007"........................................

    Message de l Au dela ....

    « Le journalisme, c’est le contact et la distance. ».... Hubert Beuve-Méry

    autrement dit le fiston n a hérité que de la seconde partie ......... en errance vers Sirius .... c etais un Flash de radio corbeau ...

  3. Posté par Ngnagna, le 22 mai 2007 à 00:25

    "La littérature française n’est plus réductible à une littérature de France" On verra si cela dopera les ventes de livres d’auteurs etrangers en France, si des auteurs etrangers seront enseignes en France.

    Les pays africains francophones doivent adopter l’anglais comme autre langue officielle pour un maximum d’ouverture sur le monde. Defendre mordicus la langue francaise me semble handicapant pour l’education, le commerce, la recherche etc. Litterature machin chose je m’en fous.

  4. Posté par Denis S-N., le 22 mai 2007 à 00:41

    Eh oui, que voulez-vous que je dise, moi ? Les francs-maçons nous espionnent depuis ce blog...

  5. Posté par catharsis, le 22 mai 2007 à 02:50

    Ngnagna : pragmatiq hein ?

    Par contre l’image sur l’affiche de ce salon...ne serait ce pas la tour de Babel qui est representée ? ( ;) à ceux qui se souviennent de mes premières interventions en ce village, c’est dire personne, où j’vous ai bassiné avec ce mythe) Je vous l’avez dit c’est un thème qui est chaire à mon coeur. Entendez par là, source d’enseignements. Peut être une oeuvre de jéronimus Bosh, je ne suis pas sûr. J’aime beucoup ce peintre, une sorte de Dali du moyen age.

  6. Posté par tyo, le 22 mai 2007 à 03:03

    Dans Le Figaro, le 22 mars, Nicolas Sarkozy invitait à "réfléchir à la création de chaires francophones, quasi inexistantes en France, afin de retenir des talents littéraires comme Maryse Condé, Alain Mabanckou ou Achille Mbembe, qui ont fini par s’exiler aux Etats-Unis". Et de poursuivre : "Le coeur et l’avenir de la francophonie sont de moins en moins français, mais, paradoxalement, de plus en plus anglo-saxons." Voilà ce qui a le plus touché Alain. Mais au fond, je crois que c’est de la poudre aux yeux : car, c’est aux USA que M. MABANCKOU à sa place comme enseignant.Il sera toujours considéré comme un auteur de la périphérie en France.

  7. Posté par May, le 22 mai 2007 à 08:50

    Une seule question, cher hôte de ce blog, puisque vous êtes pressenti pour prendre la tête de la Convention de Saint Malo :

    Comptez-vous vous prononcer clairement sur la Collection Continents Noirs de Gallimard, qui semble encore considérer que la langue est un espace aux multiples frontières, à la fois géographiques et ethniques ?

    Vous n’avez pas seulement porté cet article à notre connaissance, pour nous apprendre que vous régnerez bientôt sur un petit coin de cage ?

    Tous les beaux discours ne valent rien, si :
    - Continents Noirs existe
    - Les rayons Afrique existent à la FNAC
    - L’enseignement des auteurs africains se fait uniquement à l’université, et dans des cours qui les séparent des auteurs français

    On va pas mal causer, à Saint Malo. Agira-t-on ensuite ? J’ai de sévères doutes en la matière, mais je vous en laisse tout de même le bénéfice.

  8. Posté par Jean-PierreD, le 22 mai 2007 à 10:23

    Dommage que le concept "littérature monde" ne soit pas explicité. J’ai toujours du mal à le comprendre.

    Je redis ce que j’avais dit sur ces chaires universitaires de la francophonie : pourquoi vouloir faire des chaires spécifiquement pour retenir certains talents ? N’ont-ils pas le talent pour enseigner dans les autres chaires ? Faudra t-il réserver ces chaires à des Francophones ?
    Des talents dans d’autres disciplines sont amenés à enseigner hors de France.

    Cette histoire de chaires francophones ne règle en rien le problème de la non attribution d’une chaire traditionnelle. L’exportation de talents, il y en aura toujours. La question est de savoir pourquoi toujours les mêmes. Ca ressemble à une usine à gaz.

    Pour situer, je dois avouer que j’ai du mal avec la distinction littérature francophone/française (que je comprends respectivement comme étant la littérature de langue française écrite par des écrivains de nationalité autres que française ; la littérature de langue française écrite par des écrivains de nationalité française)
    Cela étant dit, je vois mal pourquoi Maryse Condé entre dans le cadre de ces fameuses chaires de la francophonie. Si quelqu’un a une explication...

  9. Posté par Ngnagna, le 22 mai 2007 à 13:26

    « c’est aux USA que M. MABANCKOU à sa place comme enseignant.Il sera toujours considéré comme un auteur de la périphérie en France. » Cela n’a peut être rien avoir avec sa couleur de peau, ni son origine. Est ce qu’en France il est possible d’enseigner sans être dans le cursus universitaire ? Faut il nécessairement passer par l’agrégation pour être professeur ?

    « je vois mal pourquoi Maryse Condé entre dans le cadre de ces fameuses chaires de la francophonie. Si quelqu’un a une explication. » La France est incluse dans la francophonie, et de deux ses écrits reflètent trop l’Afrique ou les Antilles. C’est pourquoi je pense qu’en France il faudrait parler de littérature française classique avecde HUGO, ZOLA et de littérature française contemporaine avec CONDE, LITTEL, WEYERGANS si cele n’est la cas.

  10. Posté par Ngnagna, le 22 mai 2007 à 13:32

    Et probablement l’absence de cursus universitaire en France. JPD cette fameuse Chaire pourrait être donc qu’un titre pour écrivain « d’origine X »

  11. Posté par marie, le 22 mai 2007 à 14:27

    Autre site génial que je recommande à toutes et tous :
    http://leschauffeursdelimousinepens...
    Marie

  12. Posté par nestor, le 22 mai 2007 à 15:45

    Achille Mbembe, "un des plus grands intellectuels africains" ? Peut-être. Mais quelle est la relation avec la littérature-monde ?

    "Antoine Gallimard a donné son accord très rapidement", C’est qui ? Je croyais qu’il participait à catégoriser les écrivains. Si Antoine a donné son accord, alors "tout baigne, même pour les gens qui se plaigent"

  13. Posté par catharsis, le 22 mai 2007 à 16:03

    Decidement, l’homme est avide de clivage. Je renonce ce jour à comprendre. Faut que j’accepte qu’il ne sera jamais animal sage.

    Je te maudis homme, je te maudis un jour au moins.
    Remonte sur ta tour de Babel, dans tes étages, que tu continues à construire, vers le non sens, vers le néant tjrs plus loin. C’est au détruire qu’ainsi tu nous destines.

    Ngnagna concept littérature classique française et contemporaine, pourquoi pas ?

    Ce qui est positif, c’est que ces disputes pour étiquetage, font prendre conscience et reconnaitre cette littérature francophone, qui n’était peut être jusque là qu’un satellite mal reconnu.
    Après de là à dire que cette littérature sauve la littérature française... l’ancienne d’un autre âge...Y s’font mousser un peu non ? Est ce que c’est bon au moins ? A votre place je ferai pareil... ;)

    Contentons nous de saluer avec chaleur cette pitite nouvelle qui, les mots de la langue de molière renouvelle.
    C’est le pied ces odeurs océaniques, ces brises antillaises, ces vents chargés du sable du désert, ces courant d’air alourdis des beautés magiques de l’Afrique, de ses pleurs et de ses bonheurs. Ces vents du renouveau soufflent sur ce vieux livre, écrit il y a fort longtemps par la main de l’homme. Cà prenait un peu la poussière, nous dit on. Voilà que s’agrandissent nos horizons, l’espace s’expend, les mots tourbillonnent. Une énorme touze de mots...

  14. Posté par Nietzsche_junior, le 22 mai 2007 à 19:02

    "C’est pourquoi je pense qu’en France il faudrait parler de littérature française classique avecde HUGO, ZOLA et de littérature française contemporaine avec CONDE, LITTEL, WEYERGANS si cele n’est la cas."............................................................... ;

    je vois pas la pertinence de déplacer les mots avec le temps .. Zola etait moderne et Crébillon un classique , j opte pour la littérature de Souche et la littérature qui se couche a genou devant les éditeur et a plat ventre devant les politique médiatik , ce genre de littérature qui ressemble a un nain Snob-le perdu dans un jardin de banlieue et persuader d etre a lui tout seul le centre du monde . .........................................................................
    y les littérature Monde version Dollar , livre sterling , franc , pesetas , escudos leur point commun c est d avoir été dans l oreille des Africian ou des amer indiens la langue des MAitres , mais pour qui ils se prennent a s eriger en detenteur exclusif du Monde , ont dirait une querelle de religieux partis Christianiser le Monde ! ... oyé braves gens voila les nouveau pretre a la pensée unik , ils nouis vendent une littérature comme d autre une Bible , délire de monothiste qui aime a tout réduire a une Langue uni-vers-elle ( dsl pour le jeu de maux j ai pas pu me retenir :o) ......la Littérature Monde ne sera jamais un Art ni un pavé dans la mare , un elan d orgueil vers le sommet de ce phallus babélien tel ce Pa-Pe qui fume sa Pi-PE en nous racontant des Pi-Po , bande mytho ...

  15. Posté par Nietzsche_junior, le 22 mai 2007 à 19:05

    qu il aille tous se faire niké .. les 3/4 de l humanité creve de faim ou sous les bombes par le bians d indice CAC40 ou de DOW jone et les autres viennent nous saouler avec leur putain de littérature ... mais aller prendre une kalach , un coran , le Capital au lieu de vous la jouer Bobo version Saint Germain ( LAtin ? ), !

  16. Posté par willo, le 22 mai 2007 à 20:17

    Si Alain est un français alors pourquoi le classer dans la catégorie littérature monde ?Pourquoi toujours catégoriser les écrivains,les écrivains français appartiennent-ils à un autre monde ?On viendra après nous parler d’ouverture.Le jour où les barrières tomberont nous ne parlerons plus de ces catégories qui nous freinent dans tous les domaines.Allez !C’est à nous et à nous seul de briser ses barrières.

  17. Posté par D.O.W., le 22 mai 2007 à 20:43

    "Le Bris ne désespère pas de convaincre Alain Mabanckou d’en prendre la tête". Comme si Mabanckou y était hostile. Alors qu’il a signé le Manifeste avec un certain enthousiasme comme il l’a clairement indiqué sur ce blog même. Ne polémiquons plus inutilement, mais la ruse des Le Bris et consort est quand même souvent trop grossière. Regardez comment on formule les choses : il "ne désespère pas de convaincre Mabanckou". Quand est-ce qu’il a demandé à Mabanckou et qu’il y a eu réticence, pour qu’il en soit à "désespérer" ? Mais il faut dire les choses ainsi, pour faire croire que notre présence est crucialement importante. Et puis comme pour la francophonie et son OIF, "ils" conçoivent tout de bout en bout, "ils" rédigent le statut, les Manifestes, et tutti quanti, puis "ils" offrent généreusement aux Nègres (amateurs de fastes inutiles) la "présidence". Pourquoi Le Bris ne préside-t-il pas lui-même son machin ? A présider toujours des trucs fabriqués par les autres, dans des "présidences" factices, honoraires, pilotées d’ailleurs, nous en devenons chaque jour un peuple honoraire, créateur de rien, inspirateur de rien, innovateur en rien, mais marionette de tout, marionette de tous les roublards. Bref, marionette de l’histoire...

    Mais que Mabanckou ne décline surtout pas l’offre maintenant. On pourrait m’accuser de l’en avoir dissuadé ;-)

  18. Posté par A. Mabanckou, le 22 mai 2007 à 22:09

    Cher DOW,

    Je ne sais s’il nous faudrait sans cesse pousser la volonté de la polémique jusqu’à l’accumulation inutile des insinuations. Faire dire est plus facile que la démonstration. A aucun instant il ne t’est venu à l’idée que mes occupations actuelles m’inciteraient à la réserve quant à la présidence de cette Convention qui demande des activites administratives avec la création de trois Prix littéraires, le lancement d’une revue etc. ?

    Pourquoi t’en prendre systématiquement au monde blanc, laissant entendre au passage que les nègres ne seraient que des porteurs de valises ? Un simple retour en arrière te permettrait de comprendre la genèse théorique de la littérature-monde. Il faut remonter à l’article de Waberi sur « Les enfants de la post-colonie », il y a quelques années, puis au texte que je fis paraître dans Le Monde en mars 2006 (La francophonie, oui, le ghetto, non). Waberi, Rouaud, Le Bris et moi-même nous sommes retrouvés au Mali l’an dernier où nous avons choisi les noms des écrivains à contacter et lancé les bases du Manifeste – le texte de celui-ci est le condensé de plusieurs articles d’auteurs différents que tu pourras lire dans notre livre collectif, Pour une litterature-monde en français, qui paraît ce vendredi chez Gallimard.

    Je reste confiant dans ta capacité de jugement, et je n’ose croire que ta finesse très appréciée ici puisse se diluer soudain dans des interventions qui, en réalité, déforment et orientent la vision des choses pour le crédit de je ne sais quelle chapelle.

    Bien à toi.

  19. Posté par Nietzsche_junior, le 22 mai 2007 à 23:14

    « don du comité central du Parti communiste de l’Union soviétique, pour l’amitié fraternelle et la solidarité révolutionnaire ». Rip ....

  20. Posté par catharsis, le 23 mai 2007 à 01:48

    NJ : "qu il aille tous se faire niké ...(j’aime ce sens de la formule qui va à l’essentiel) les 3/4 de l humanité creve de faim ou sous les bombes(tous, ne devrait on pas se sentir coupable d’avoir une vie meilleur ? Moi ya des fois où, je le confesse, je n’en ai pas envie. Est ce de l’égoîsme ? ou une certaine forme de lucidité ?)par le biais d’indice CAC40 ou de DOW jones et les autres viennent nous saouler avec leur putain de littérature... mais aller prendre une kalach , un coran(pourkoi diable mets tu Dieu ds cette affaire ?Ah oui je comprend pour relativiser. Tu as raison ya une echelle des priorités), le Capital au lieu de vous la jouer Bobo version Saint Germain

  21. Posté par nietzsche_junior, le 23 mai 2007 à 07:26

    "pourkoi diable mets tu Dieu ds cette affaire ?".................. parce que la vie tend vers le tragique et que pour certain la poésie c est n est qu un aure facon d assister a la mort de leur monde ... ce n est pas moi qui est commencé a meler dieu a cet affaire , c est "eux"

  22. Posté par B-K, le 23 mai 2007 à 08:51

    Quoi qu’il en soit walaï Dieu reconnaîtra les chiens à os des chiens à canigou, les chiens de race des chiens de chasse, les chiens de toutounet des chiens à merde !
    Walaï faforo !

  23. le 23 mai 2007 à 09:02

    "La littérature monde s’impose", nous dit-on ? pourtant ça toujours été le cas, comme si avant ces parties que l’on doive désormais intégrées à cette portion de mie câline littéraire,ces autres venus d’ailleurs avec tout ce que ça veut dire ou supposer vouloir dire dans l’imaginaire des uns, comme si ces autres là, comme un fruit à sa déhicence, sont jugés prêts et assez formatés, pour appartenir au clan qui naguère ne pouvait les accueillir, parec qu’avant c’étaient des je ne sais quoi, mainteneant après s’être nourris au yaourt danone version nature, les voilàs devenus comme eux, mais sans être nous, .........

    pourquoi pas ? si ça peut servir à qqch, même j’ai plus de doute que je n’y vois un quelconque rayon de je ne sais quel espoir.....

    Que les écrivains africains , pensent aussi à inciter à la création des chaires en Afrique,pour partager leur savoir par amour de leur terre à tous ses étudiants qui comme ces autres Américains se feront un plaisir de les avoir.
    Que gagnera l’Afrique dans tout ça ? voilà la question à se poser , certainement rien....enfin peut-être conclues-je trop hâtivement ?

  24. Posté par KITUMBA, le 23 mai 2007 à 09:03

    LE MSG 23 est de moi, .....

    KITUMBA

  25. Posté par catharsis, le 23 mai 2007 à 11:27

    t’a raison BK, il est dit dans, chai pu kel livre saint, que “Dieu reconnaitra les chiens

  26. Posté par Ngnagna, le 23 mai 2007 à 14:13

    Jean Pierre D, Willo, Catharsis, NJ aviez vous lu "Ségou" de CONDE M ? Le qualifierais vous de roman français ou de roman africain ?

    « Que gagnera l’Afrique dans tout ça ? » les écrivains africains gagneront un tremplin pour foutre le camp et gagner plus de sous.

  27. Posté par Bahia, le 23 mai 2007 à 15:56

    "Dommage que le concept littérature-monde ne soit pas explicité. J’ai toujours du mal à le comprendre", écrit Jean PierreD (8).

    Moi, ce que je trouve dommage, c’est que personne jusqu’ici n’ait tenté de d’éclairer ce monsieur. Ou alors chacun parle d’un "machin" qu’il ne maîtrise pas ou qu’il ne comprend pas non plus.

    En fait, la formulation exacte et complète est : littérature-monde en français ou littérature-monde de langue française (relire l’article de Beuve-Mary). Quand on ajoute les mots "français" ou "de langue française", ça change tout.

    Si j’ai bien compris, avec ce nouveau concept, le centre n’est plus la France, il se déplace mais vers quoi ? Vers le monde ?

    "Le français dans le monde" est une revue bimestrielle (existe-t-elle toujours ? Je ne sais pas) dont Abdou Diouf (secrétaire général de l’OIF) assure la présidence d’honneur. Autrement dit, la francophonie, c’est déjà le français dans le monde avec la France au centre.

    Je ne vois personnellement aucune différence entre cette littérature-monde de langue française et la littérature francophone : le centre, c’est toujours la France, le concept est toujours le même. Il n’y a que les mots qui changent.
    Les "écrivains francophones" ne pratiquent-ils pas déjà et depuis longtemps la littérature-monde en français ? Ne sont-ils pas déjà et depuis longtemps ouverts sur le monde ?

    Hier, Littérature francophone. Aujourd’hui, Littérature-monde en français et demain Littérature mondialisée en français ? Littérature transnationale en français ?
    Quelle que soit la dénomination choisie, le centre est toujours le même et la périphérie demeure ; autrement dit, rien de neuf sous les tropiques de l’Hexagone.

    Pour moi, c’est juste une occasion pour des écrivains de se retrouver et de discuter, d’échanger comme ils aiment à le faire. C’est moins le but que l’objet de la discussion qui les anime et pour montrer que ces rencontres ont un sens, ils créent une revue.

    Je n’ai peut-être rien compris à leur affaire mais je ne demande qu’à comprendre.

    A écouter sur France Culture ce samedi 26 mai :

    - Littérature-monde et francophonie dans l’émission Répliques de Finkielkraut avec justement Michel Le Bris. (09H00).

    J PierreD aura, j’espère, une réponse à son interrogation.

    - Ecrivain francophone, un gros mot ? dans l’émission Tout un monde avec notamment Waberi et Laferrière. (14H30)

    Tout bien considéré, je crois que le plus important dans cette nouvelle dénomination, c’est le tiret entre littérature et monde qui donne tout son sens à ce concept révolutionnaire.

  28. Posté par Bahia, le 23 mai 2007 à 19:36

    Cette littérature-monde en français impliquerait-elle "la mort" de la Francophonie comme semble le laisser entendre l’intervention de Diouf qui parle de "fossoyeurs de la francophonie" ?
    Qu’advientrait-il alors de l’OIF ?

    Même si elle ne disparaît pas, elle risque apparemment d’être assez ébranlée par ce nouveau concept.

    Faut-il comprendre que cette littérature engloberait à la fois les écrivains dits francophones et les écrivains francophiles qui, eux, à priori, ne parlent pas la langue française, comme Nancy Houston ou J. Littel (Beckett, Kundera, Ionesco et bien d’autres avant eux) ? Ce qui les placerait les uns et les autres au même niveau et mettrait un terme à cette "ghettoïsation" de la littérature francophone dont se plaignent certains.

    Il n’en demeure pas moins que même si ces écrivains sont répartis de par le monde (d’où le déplacement du centre aux 4 coins du monde ?), il me semble que le centre reste la France via la langue française à laquelle ils sont tous liés puisqu’ils écrivent tous en français.

    Il y aurait donc un centre principal, la France, et plusieurs centres satellites ?

    Et qu’en est-il des "écrivains français de souche" (Désolée pour la formule mais je n’en trouve pas d’autre + explicite, + claire, c’est le cas de le dire) ? S’ils se sentent aussi concernés par ce concept que par celui de la francophonie, il est clair que ce n’est pas gagné comme j’ai pu le constater à l’occasion du 25ème salon du livre qui était dédié il y a un an ou deux, à la francophonie. C’était la toute 1ère fois et sans doute la dernière.

    L’émission de samedi va sans doute m’éclairer sur ce point. Enfin, j’espère...

    Le point de vue de Boubacar Boris Diop sur cette question serait vraiment intéressante.

  29. Posté par Ngnagna, le 23 mai 2007 à 19:55

    « littérature-monde en français ou littérature-monde de langue française » je m’en fous !

    Cette littérature-monde en français impliquerait-elle "la mort" de la Francophonie ? Si cela pouvait arriver je t’inviterais à boire.

    Rappelle à ce vieux Diouf que je ne vois pas l’utilité de la francophonie si au sein de cet espace les diplômes ne sont pas équivalents. Un professeur de français tchadien devrait enseigner le français en France et vice versa.

  30. Posté par Bahia, le 23 mai 2007 à 20:03

    La Francophonie, c’est effectivement beaucoup de bruit pour rien. Ca nous dessert plus que ça ne nous sert. Alors un nouveau bruit tout beau, tout frais pour en cacher un autre, c’est du pareil au même.

    Pendant qu’on nous bassine en Afrique et ailleurs avec cette francophonie, avec l’apprentissage de la langue française, les Français de souche ou ces chères têtes blondes, comme on a coutume de les appeler, apprennent eux l’anglais, le mandarin, l’arabe. Qui est fou ?

  31. Posté par il fut un de vous. enfin de retour, le 23 mai 2007 à 20:12

    Littérature monde, française, africaine ou tous ce que vous voulez, ok, je sais que le débat est important ; mais avez vous apris le départ des deux journalistes de France 2 : Christinne Ockreint et Beatrice Schonberg et de la polémique qui commence à se construire autour de ses femmes de ministres du gouvernement actuel

  32. Posté par Denis S-N., le 23 mai 2007 à 20:13

    Bahia, exuse-moi, mais qui est Boubacar Boris Diop ???

  33. Posté par Ngnagna, le 23 mai 2007 à 20:17

    « qu’en est-il des "écrivains français de souche" » C’est à vomir ! Calixte BEYALA est une écrivaine française. Il appartient au libraire de classer les bouquins suivant la langue d’écriture. Et dans le rayon « en français » de ranger les auteurs par ordre alphabétique.

  34. Posté par Nietzsche_junior, le 23 mai 2007 à 20:40

    tiens catharsis , ta demi/contrepetrie me rapelle l histoire du charpentier Joseph partant chier son hachis parmentier derriere le sentier depuis qu on lui interdisait de scier dans le chantier car il etait soit trop Court soit trop long a l image de certain auteur de cet ouvrage sur la Litterature monde , ben jelloun par exemple qui lui pour le cas ne fut ni court ni long mais carrement en retard quan dil faut dénoncer ce qui ecrient une mains attaché au radiateur et l autre pour se proteger le visage , et il ose cité René Char ?? ce qui caratérise des Gens comme rené char c est d avoir déposé leur plume pour prendre les armes et certainement pas de denoncer l injustice voir de la combattre 7 ans apres la fin des combat lol ....................................................................................................................
    au final en lisant Ben Jelloun dans le monde Diplomatik je me rend compte que chui un meuf génial !....................... attendez avant de me contredire vous aller comprendre pkoi , une citation de lui pour définir son rapport avec le Francais comme langue .. " La langue , ce qu on ne voit pas ou ne dit pas ( l innomable ? ) , elle va au dela du réel car elle se plie pas a la réalité visible ( la tautologie du Mercredi lol ) , mais elle see refere a ses composante les mystérieuse , les plus eneigmatique ( les plus mystick est on tentée de rajouter ).. pour conclure sur " Ainsi j ai été Choisis ( par la langue francaise evidemment ) ... mais qui parle de dieu Catharis ? eux ou moi ?lui ou nous ? , exprime aussi ce qui est derriere cette parcelle ( la réalité ) ................................................... ;*
    vous pouvez tous lire cet article qui fera partie de l ouvrage littératture monde dans le monde diplo de ce mois ci ....................................................... ;; ;;

    c est a vomir ! ...... je vous épargne mes commentaire sur le reste et j ai honte pour les gens qu il cite , qu il s occupe de comprendre la politique du Maroc avant de tenter de réduire les Islamiste algériens en de féroce barabres et Hassan en despote eclairé lol ...................................................... ;
    a vrai dire le probleme des Auteur de ce manifeste sont a l image de Ben jelloun , il ne maitrise pas l arabe suffisement pour comprendre que la Littérature monde elle necessairement polyglotte . ;; ;; car c est avant tout un langage universel et non une langue particuliere .......................................... ;; ;
    tous parle une langue d Afrique mais aucun ne l ecrit car il ne la maitrise pas c est tout , bande d aliéne avec vos délire d altérité et d identité confondu en un seul point et votre orgueil de ne pas enfin reconnaitre que vous etes un pur produit du colonialisme Francais ! ... et moi tel une conne qui réagit .. selon eux on ne parle pas la francophonie .. chui dacodac sur ca , qu il garde le silence tant qu a faire ...

  35. Posté par Nietzsche_junior, le 23 mai 2007 à 21:24

    pour les Mabanckou , wabéri et compagnie l Afrique est un pays de culture arriéré , barbares a l image de cet pratique qu est l excision , perdre sa langue "maternel" c est un cadeau du ciel car cela leur a offert l exil , ils n on tjamais aimé les africain tel qu il sont mais comme eux voudrait qu il soit moderne ... ouvert au monde comme cette littérature monde ..rien n a été fait au hasard dans cette Histoire , les dates , le choix ;) , les ecrivains qui ne cesse de chercher reference chez Ruschdies , un pole cristalisateur .... l UMP a fait des ravages dans le cerveau de certain , c est c est le premier des constat , surtout dans ses Ex 687huitard qui s exile parcequ ils en ont surtout les moyens ... l éxilé littéraire et l immigré clandestion c est deux monde radicallement different , alors m en veux pas catharsis de vouloir leur arraché la colonne vertébral et de leur cracher au visage

  36. Posté par D.O.W., le 23 mai 2007 à 21:36

    Cher Alain,

    je te dois en effet quelques éclaircissements, et quelques justifications objectives. Peut-être quelques excuses ? Je n’en suis pas sûr, mais nous verrons. Pour commencer, j’ai envie de dire - et je crois qu’on dit ainsi par chez toi là-bas : "don’t take it personal". J’ai d’abord voulu porter un jugement sur nous en tant qu’entité civilisationnelle du monde. Sur notre geste collectif. Et par nous, j’entends, non pas nous Noirs, mais nous Africains. Les termes donc comme "Nègres" par exemple, bien évidemment ne te qualifient pas nommément, mais se rapportent à nous, ou à ce que nous devenons, collectivement, lorsque nous chaussons certaines attitudes. Naturellement, puisqu’il est question de toi, le propos peut incidemment te concerner, mais je répète, je formulais d’abord un jugement général sur nous, et je crois l’avoir suffisamment fait ici, pour n’avoir pas beaucoup de mal à convaincre sur ce point...du moins j’espère.

    Ensuite, sur les insinuations, c’est ici que j’ai peut-être quelque chose à me reprocher. Mais peut-être pas. Je m’explique : j’insinue en effet que le texte du fameux Manifeste, est l’oeuvre de Le Bris et Rouaud. Mais c’est sur ce blog même, qu’un bloggeur a cité Rouaud ayant dit, dans une interview à France Culture : "On a écrit le texte Le Bris et moi et on l’a donné à signer" (Sujet sur A. Diouf, 21/03, post 35. Il y a toute les références). Tu donnes une autre version, et je veux bien m’excuser si je me trompe, mais pour l’instant, c’est du côté de ce bloggeur qu’on a quelque preuve, puisqu’il fournit toutes les références. En tout cas, à supposer même que ce que tu dis soit rigoureusement exact. Cela signifierait que bien que la rédaction ait été collective, la déclaration de Rouaud indique comment sont les choses dans sa tête et dans son idée : c’est sa "chose", avec quelques gens autour. On serait alors exactement dans ce que je dénonçais. Et cela, même si je m’excuse d’avoir insinué.

    J’ai également insinué qu’à mon avis, Le Bris ne t’avait pas encore sollicité pour exercer cette présidence. En tout cas, que tu ne lui avais pas encore objecté un refus net. Ici aussi, je n’en sais strictement rien, mais j’en suis intimement persuadé. Je ne sais que trop bien comment se passent ces choses. Tu suggères qu’une des raisons possibles pour toi de décliner l’offre, c’est la charge de travail, devant ta disponibilité à priori insuffisante. Mais toi-même tu parles seulement de "réserve", et non pas d’un refus ferme. Il n’y a pas franchement là de quoi "désespérer". Et à supposer même une disponibilité insuffisante, pourquoi personne d’autre que toi ne pourrait présider à ce bureau ? Le Bris lui-même, ou quelconque autre signataire ? Mais on s’éloigne. Sur ce point, si j’ai insinué chose fausse, je m’en excuse bien volontiers.

  37. Posté par Naëje, le 23 mai 2007 à 21:41

    Le concept de littérature-monde, comme le fait sentir très bien ABDOU DIOUF est un concept difforme, aux contours philosophiques des plus flous.
    On y sent aussi la volonté de littérateurs de redorer le blason de leur art ; pourquoi ne pas parler, tautologie pour tautologie de l’ART-MONDE, dans ce cas ?
    Bien à vous...
    Post-scriptum ; les poncifs postcoloniaux sont totalement ignorés de ceratins francophones : demandez au Québecquois : ils auraient aimé un peu plus de colonialisme français et un peu moins de colonialisme anglais !!!
    Le français reste une langue merveilleuse, un trésor qui permis à Césaire de fourbir ses armes miraculeuses, ses armes de "nègre je suis, nègre je resterai" !
    Soyons dignes de cette langue en laquelle nous nous exprimons et rêvons.
    Quant aux anglo-saxons, aucune crainte à avoir de leur côté : ils sont bel et bien persuadés que leur langue c’est-à-dire leur univers mental est devenu ... le centre du monde, l’Empire du Milieu en somme !

  38. Posté par D.O.W., le 23 mai 2007 à 21:42

    Deux choses encore : je fréquente ce village depuis bien longtemps maintenant, pour estimer, mon cher Alain, que tu connais assez ma façon de voir les choses, ma philosophie personnelle si j’ose dire, pour savoir assez précisément que je ne goûte pas aux schématismes simplets de ces gens mentalement arriérés qui font jouer "les Blancs" contre "les Noirs" dans le procès du monde. Il n’est pas très utile que je m’étende là-dessus. Quand je disais "ils", puisqu’il faut être explicite, je ne faisais pas référence aux "Blancs", mais aux idéologues des cultures hégémonistes, expansionnistes ; celles-là qui ne rêvent que d’imprégner le monde tout entier. Aux idéologues d’une "grande culture française". Ils n’ont qu’un ennemi : la culture américaine ou anglo-saxonne. Et pour ce combat-là, ils se servent de tout le reste comme marchepied. C’est-à-dire notamment de nous. C’est en tout cas mon avis.

    Tu me dis que le concept de littérature-monde peut trouver sa genèse notamment dans un article de Waberi. Mais la question que je me pose, c’est pourquoi nous n’initions jamais rien de façon autonome, comme le font toutes les autres entités du monde ? Si l’article de Waberi a inspiré le concept, pourquoi au bout du compte, il finit toujours par y avoir Rouaud, Le Bris, où je ne sais qui d’autre ? Faisons des choses avec eux, mais soyons assez inspirés pour aussi faire des choses tous seuls et par nous-même de temps en temps ! Je vais dire une chose qui va me mettre à dos tous nos brillants écrivains : c’est un peu cela, la différence entre la génération des Senghor et les générations actuelles. On a formulé maintes sortes de critiques à l’endroit de Senghor, Césaire et les autres. Mais on ne peut pas leur enlever qu’ils initiaient tous seuls des projets intellectuels originaux, auxquels les Michel Leiris et autres, ne faisaient que se rallier. Aujourd’hui, les Rouaud initient et pensent le concept, et au mieux, les générations nouvelles adhèrent. C’est mon avis et je n’en démords pas.

    Voilà donc ce que j’ai voulu dire. J’ai pris prétexte de ton texte, mais ma critique (dans le sens plein du mot), ne visait pas nommément Mabanckou, mais une attitude collective. Il est vrai que toi et moi, il semble bien qu’on ne soit pas trop sur la même longueur d’onde ;-) mais j’essaie toujours de dire les choses avec la plus grande honnêteté intellectuelle. Si tel n’a pas été le cas, je m’en excuse. Et pour finir, une dernière chose importante, et là aussi, tu me connais trop bien maintenant pour ne pas en douter : si j’ai une seule qualité, mais vraiment une seule, c’est mon entière, totale et inaliénable liberté. Je n’appartiens à aucune chapelle, d’aucune sorte. C’était vrai hier ; ça l’est aujourd’hui, et ça le sera toujours.

    Bien à toi frangin. Tu sais, nous on observe le monde, et il faut bien qu’on le juge, on donne notre modeste avis, qui ne vaut que ce qu’il vaut. Fais ton chemin et ne t’occupe pas forcément de nous ;-)

  39. Posté par Nietzsche_junior, le 23 mai 2007 à 22:23

    ... Sarko le hobbit lol , porteur de l anneau accompapgné de son fidele Fillon , au final bougre d ane et bougre d andouille n en font qu un ...... donner moi Nietzsche le philologue , Heidegger l ethymoligiste et je vous déconstruit cette chimere de littérature Monde qui est une insulte aux peuple qui vivaient nettement mieux avant la colonisation , ils font naitre un vieux debat entammé par Saussure , je sais pas ou il vont et ce ils veulent mais je sais contre qui il s agitent :) ...... je voudrais bien qu un francaise de souche apprenne des l enfance le berebre ou le Wolloff , c est la meilleur facon de lutter contre le racisme .. ................... puis dite leur d arretez de dire que le sort de l Afrique est en partie du aux Africain , qu ils ont une part de responsabilité , c est comme si on coule un paquebot et que l on dise aux naufragé , ceux qui mourrons noyés ca sera en partie de leur faute , fallait apprendre a nager ... le manque de réactivité , l abandon de soi ce sont des réactions lié directement a l entreprie colonial ... on nous a brisé les genous , coupé les tendons et vous nous reproché d etre complice de notre Déssaroie , mais kesk on peut faire si la moindre action violente est jugé nihiliste , terroriste j en passe et des meilleurs

  40. Posté par Nietzsche_junior, le 23 mai 2007 à 22:29

    Miche le bris son domaine de prédilection c est la science fictions et les grand espace ou erre les Davy crockette et autre buffalo bill , kes t esperais Dow ... il a le parcours typique des politiciens d aujoud hui a l image de ce précursseur et chef de files de MAi 68 , dany le rouge ce jeune révolutionnaire devenue vieux réactionnaire , faudrait ressortir le tube de Dutrons ,"je retourne ma veste toujours du bon coté " ............................

  41. Posté par Titus Pullo, le 23 mai 2007 à 23:22

    Ngnagna, tu penses vraiment au fond de toi que Beyala est un(e) ecrivain(e) considere(e) comme Francais(e) par le milieu litteraire hexagonal ? Alors please, circulez y a rien a voir.

  42. Posté par gérard, le 24 mai 2007 à 01:27

    Une interview inédite de Michel Le Bris sur http://poetaille.over-blog.fr

  43. Posté par catharsis, le 24 mai 2007 à 11:16

    ail ail... là encore je pêche par mon inculture cher Ngnagna, je n’ai pas lu "Segou" de M Conde. Par contre je note la référence, et l’ajoute à la 10 aine de livre "en souffrance" (J’ai découvert cette expression de dossiers "en souffrance" avec le film Addam’s Family. J’aime bcps-Mais mon grand on s’en tape de ta vie....)

    Nj, Dow, au retour d’un voyage je désirai apprendre ici le bamana. Je voulais m’ouvrir une porte, donnez une chance à mon intellect de ne pas se scléroser, je bandais à l’idée à la fois naïve et prétentieuse que j’allais pouvoir converser avec la moitié de l’Afrique de l’ouest. Impossible de trouver un professeur, dans ma ville, en France même. Koike si mes souvenirs sont bons, y avait un créneau dans la région parisienne. Mais c’est loin de chez moi.

    Si les politiques n’initient pas les changements de mentalités, les ouvertures ; Nj , Dow, suis je assez fou d’imaginer que la plèbe est over powerfull et qu’elle peut palier au manque de ses élus. Dans cet exemple précis, je créer un institut(privé) des langues africaines, avé des professeurs et je propose leur enseignement, ici en France, prés de chez moi tant qu’à faire. L’écueil principal : combien çà coûte ? (allo JP Perneau ?) qui çà interesse ? le projet est il viable financièrement ?

  44. Posté par Gérard, le 24 mai 2007 à 12:37

    Notre seule origine c’est notre discours. Notre pays natal, c’est la façon dont nous avons eu accès à notre langage singulier (et par cela même langue toujours hybride, toujours créolisée) afin d’y déployer une littérature comme on tient table ouverte

  45. Posté par Ngnagna, le 24 mai 2007 à 13:17

    « tous parle une langue d’Afrique mais aucun ne l’ecrit car il ne la maîtrise pas c’est tout ». S’il écrivait dans leur langue maternelle il ne serais lu que par leur soeur et leur frère ce qui reste encore à démontrer. Il y a des pays qui ont plus de 200 ethnies avec autant de langues.

    « Soyons dignes de cette langue en laquelle nous nous exprimons et rêvons. » Naeje et si je n’étais pas digne d’après toi de cette langue française tu me couperais la langue ? Qu’est ce que tu entend par digne du français.

    « Senghor, Césaire et les autres initiaient tous seuls des projets intellectuels originaux » « DOW Il est évident que les Michel et etc ne pouvaient participer à la négritude ou autocontemplation du noir. »

    « le manque de réactivité , l abandon de soi ce sont des réactions lié directement a l entreprie colonial » Tu ne serais pas disciple de Frantz Fanon par hasard ? Je te rejoins sur cette position mais je me demande pourquoi fort de ce constat rien n’a été entrepris.

    « on nous a brisé les genous , coupé les tendons et vous nous reproché d etre complice de notre Déssaroie » Mobutu, Bokassa étaient malheureusement africains. Que dis tu quand les autorités ivoiriennes transforment leur territoire en poubelle pour de l’argent ? Quand des choses comme ça se passe on doit en tirer des léçons.

    « mais kesk on peut faire si la moindre action violente est jugé nihiliste , terroriste j en passe et des meilleurs » Le chaos on peut le crèer sans prendre les armes. Quand on refuse on dit non ! Sekou Touré l’a fait mais à ses depend tu diras NJ. Il l’a fait quand même. Le Brésil paralyse depuis quelques années l’OMC (cycle DOHA), Chavez s’est tiré du FMI. Le scandale crée par l’un des faucons à la banque mondiale devrait être l’occasion pour les africains de faire du bruit pour que son président ne soit plus nommé par les USA mais élu. Que font les africains pour donner le coup de grâce à ces structures NJ ?

    « Ngnagna, tu penses vraiment au fond de toi que Beyala est un(e) ecrivain(e) considere(e) comme Francais(e) par le milieu litteraire hexagonal ? » Oui ! elle est souvent l’invité des plateaux télés ppour discuter avec ses pairs de littérature. Et toi Titus Pullo tu la considères comme un auteur camerounais ou français ?

  46. Posté par KITUMBA, le 24 mai 2007 à 13:46

    Quand je demande « Que gagnera l’Afrique dans tout ça ? »
    Ngnagna répond :les écrivains africains gagneront un tremplin pour foutre le camp et gagner plus de sous.
    Tu dis ce que tu penses vraiment ou exprimes-tu explicitement ce que nos écrivains n’osent pas dire, parce qu’en réalité c’est juste le triple S, comprénez par là sun, sex and sandou pire encore BMW (beer, money and woman) qui les intéresse, mieux caqueter pour avoir sa place au soleil !!!!rires

    Sinon, si c’est ta façon de voir, je t’invite à y réfléchir à deux ou mille fois, car j’y vois juste une bêtise de plus !!littérature-monde ou même morne, qu’est ce que ça change à ma grand mère dont les rayons de soleil ont travaillé le visage,courbé le dos, dans ses champs de manioc !!!....rien , donc on peut s’en taper .........

  47. Posté par Titus Pullo, le 24 mai 2007 à 15:04

    Donc être invité sur les plateaux de TV Français devient la démarquation entre l’acceptation et le rejet ? Tu fais exprès d’être naïf, ou quoi ? Tu ne crois pas en ce que tu dis tout de même ! Quand à mon opinion sur la question, elle est qu’à mon humble avis, la France n’a pas encore accepté sans reserve qualificative, un seul noir, pas un seul, comme member à part entière de sa grande literature. Même les monstres sacrés comme Césaire sont traités avec une hésitation qui trahit des sentiments profonds de méconnaissances et de “toi la-bas, moi ici”. Marie Ndiaye a beau essayer de gommer sa génétique 50% Africaine, elle n’arrive que partiellement à faire partie des écrivains ne recevant pas des catégorisations folkloriques liées à leurs origines. Je t’invite à aller dans n’importe quelle FNAC ou bibliothèque, et de me dire dans quelles rayons on retrouve Beyala. C’est ça la réalité, et non les vœux pieux.

  48. Posté par D.O.W., le 24 mai 2007 à 20:31

    En fait Catharsis, le projet doit être plus ambitieux pour être viable. C’est un tout : il y a beaucoup de travail préalable à faire autour d’une langue, avant que son apprentissage ne puisse s’exporter : une écriture formalisée, un vocabulaire standardisé, etc. Je m’y suis souvent étendu ici. Tu ne pourras donc satisfaire à ta soif de bamana tant que les Africains seront occupés à servir la francophonie ;-)

    Ngnagna (tu as songé à changer de pseudo ? nooonn je rigole), les Alioune Diop et autres Césaire n’ont pas consacré l’entièreté de leur vie intellectuelle à la seule négritude. Ils ont (eux et d’autres) initié ou nourri, de la façon la plus originale, des projets (intellectuels tout autant que politiques) autour notamment des théories tiermondistes, du thème philosophique de l’autonomie, etc. Et puis détrompe-toi, des gens comme Sartre se sont associés spontanément au mouvement de la négritude. Qui n’était donc peut-être pas comme tu dis une "autocontemplation du noir".

  49. Posté par Nietzsche_junior, le 24 mai 2007 à 22:07

    Ngnanga quand tu me reponde cele .." S’il écrivait dans leur langue maternelle il ne serais lu que par leur soeur et leur frère ce qui reste encore à démontrer. Il y a des pays qui ont plus de 200 ethnies avec autant de langues." ... je tiens quand meme a te rappeller qu un Ecrivain qui se soucie de la quantité de ses lecteur cela s appelle un marchand d art , un éditeur si tu prefere , necessaire certes mais meme Nietzsche a du publier ces livres a compte d auteur .. a qui s adressait il ? aux "allemand" et rien qu aux "allemand " ......... je parle de l acte d écrire pas de celui de vendre des Boeing .. le commerce international tout comme la diplomatie on besoin de véhicule commun ... mais là on parle de roman .. d une expérience individuel , subjective qui s adresse a a des Individus en tant que qualité et non un public dans sa foinction de Quatité ...... .. un romancier emet une onde et le lecteur est une sorte de tuner qui capte une "parole" dont il comprend instinctivement les mots ... quel sorte d écrit selon toi se soucie de toucher le plus de monde possible , moi je pense toute de suite a la bible , et a sa putain de dérive latine qui au passage s est former essentiellement contre l orient et les eglise d Afrik ........................................................ ; mais d apres toi qu est ce qu un gosse sénégalais peut penser d harry potter !??? tu crois que ca lui est destiné ? , a tes question sur les auteru a savoir si ils sont francais ou non , le probleme je le renverse en te disant que l auteur je m en fou , c est le livre qui importe , c est comme cela qu on peut apprecier MAbanckou en tant que romancier et le contraire quand il s agit de visé politique , un peu comme borges si j ose le parallele , un peu foireux j admet dans le fond , mais juste pour la forme .........................................................
    " on nous a brisé les genous , coupé les tendons et vous nous reproché d etre complice de notre Déssaroie » Mobutu, Bokassa étaient malheureusement africains. Que dis tu quand les autorités ivoiriennes transforment leur territoire en poubelle pour de l’argent ? Quand des choses comme ça se passe on doit en tirer des léçons."

    ta réponse me surprend , la lecon a en tiré c est que l occident a besoin d une decharge publique pour jeter ses ordures et qu elle s arrengera pour les jeter là ou sa la genera le moins , la lecon c est d abord un probleme ecologique , donc transversal a l humanité et non lié spécifiquement a l afrique , le Cas Bhopal ou l erika en sont l exemple , en mer ou en afrique , en inde et meme france ( cf le nucléaire dans les mains du privé) ..... , pour eux c est normal de retourner les dechet issus des matiere premiere prelevé d ailleur en afrique aussi .................... la lecon a en tirer c est que tu peux mettre n importe qui au pouvoir ce sera toujours le meme resultat ..pour combattre la prostitution y a deux methode , la sarkosiste qui consiste a s en prendre au prostitué et a reprocher au femme de porter en elle le vice , et une autre methode que nous allons appeller X ^pour le moment ... elle consiste a aller a la source du probleme et je ne peux malheureusement pas te la dévoilée pour le moment lol , .. dsl j ai trop la dalle

  50. Posté par Nietzsche_junior, le 24 mai 2007 à 22:13

    " Le chaos on peut le crèer sans prendre les armes. Quand on refuse on dit non ! Sekou Touré l’a fait mais à ses depend tu diras NJ"..................................................

    au siens et a celui des "opposant" , mais l exemple de touré doit plutot nous faire songer a Ben barkat et le role de la France , de la cellule de l Elysée pour l Afrique , du SAC par exemple ...... pour détruire une structure rigide et surtout bien trop puissant pour etre abbatus par des mots seul la violence de la MAsse est cappable de rompre l inertie .. cf cours de Physique mr Vergnol , cet espece de poivrot qui dosait son ricard dans les burette du labo .........

  51. Posté par Titus Pullo, le 25 mai 2007 à 00:38

    NJ, tu commences a me plaire avec tes dernieres interventions. Si tu continues comme ca, je vais etre amoureux moi aussi, un peu comme D.O.W, pour quelqu’un d’autre...

  52. Posté par Gérard, le 25 mai 2007 à 11:18

    N’y a-t-il pas, dans ce déplacement des problématiques (littérature de voyage,puis renouveau des lettres françaises par une littérature monde,puis francophonie), un risque de dilution de la proposition initiale : dans le mouvement "littérature de voyage", il s’agit de faire mouvement vers la littérature tout court. Qu’on écrive de Dakar, de Bamako, de Fort-de-France ou de Paris. Ce serait, précisément, oublier la francophonie - au sens où les peuples artistes ont oublié de forger le mot "art"...
    http://poetaille.over-blog.fr

  53. Posté par catharsis, le 25 mai 2007 à 13:22

    oui Dow, je me rapelle de tes interventions sur les langues africaines.
    Oui tu as raisons m’objectant qu’une ériture doit être formalisée etc etc Mais en Afrique on continue d’apprendre et de parler ces langues ou bien ? Je manque d’ambition n’est ce pas, donc apprendre une langue principalement orale ne me dérange pas. C’est pour communiquer. Pas disserter. On peut apprendre une langue vivante, en mouvement, inachevée. Vouloir aligner certaines de ces langues selon le modèle occidental, latin ou autre, est peut être une hérésie.

    D’ailleurs l’adaptation se produit déjà. J’entendais parler il ya peu des peuls... On notait des mots peuls et un mot français de temps en temps, car difficilement traduisible. Qui çà choque ? Le français c’est idem avec des anglicismes. Enfin je ne suis pas linguiste....

  54. Posté par Olivier Stable, le 25 mai 2007 à 14:01

    "Bahia, exuse-moi, mais qui est Boubacar Boris Diop ???"
    Message N° 32 - Denis S.N.

    Votre demande semble être passé à l’as !

    Pour un bref mais bon portrait pas besoin d’aller très loin, Alain Mabanckou ayant mis en ligne en 2006, sur ce blog, un article qu’il avait fait paraître dans la revue Transfuge sur Boubacar Boris Diop.

    http://congopage.com/article3402.html

    Bye

    Olivier Stable

  55. Posté par Titus Pullo, le 25 mai 2007 à 15:16

    Catharsis et DOW,

    Pour la langue en Afrique, il y a quand meme l’exemple Ethiopien. Ce pays multiethnique a une langue nationale, l’Amharique, qui est ecrite et enseignee a l’ecole. La television est en Amharique, tout se fait en Amharique. Le Senegal a son Wolof qui ne demande qu’a devenir officiel. Idem pour les Congo avec le Lingala. Nous avons simplement une paresse a attaquer nos traveaux d’hercules.

  56. Posté par Bahia, le 25 mai 2007 à 16:06

    Il y a aussi le kirundi qui est enseigné au Burundi. Je crois que les exemples ne manquent pas mais on n’en parle jamais.

    A Dakar par exemple, tout le monde parle wolof, comme l’a écrit Titus Pullo, y compris les Français de souche, les Libanais... et ils le parlent parfaitement bien.

    Boubacar Boris Diop a justement écrit, il y a qqs années, un roman en ouolof dont j’ai oublié le titre. Combien d’écrivains africains ont-ils avant lui ou après lui écrit dans une langue africaine ?

    Effectivement, je n’avais pas vu ta question, Denis S-N, mais je ne peux pas croire que tu ne connaisses pas celui qui a brillament répondu dans Négrophobie, avec feu François Verschave et Odile Tobner, l’épouse de feu Mongo Beti, au tristement célèbre Négrologie ou comment l’Afrique meurt, de Stephen Smith.

    Ceux qui étaient présents au salon du livre l’an dernier ont pu apprécier avec quel talent, avec quelles convictions, avec quelle force il a défendu cet ouvrage collectif en condamnant fermement Négrologie et tous ses soutiens. Si je ne m’abuse, il (Smith) avait justement obtenu un prix... à la place de Serge Bilé je crois pour Noirs dans les camps nazis. Je ne sais plus, je confonds peut-être.

    Boris Diop est, avant tout, pour moi, un homme libre qui dit ce qu’il pense sans langue de bois.
    J’attends avec impatience qu’il ait lui aussi son blog.

    Il est, par ailleurs, l’un des rares écrivains africains à vivre au Sénégal même si pour l’heure il est sur un autre continent.

    Bref, des écrivains africains comme lui, ça ne court pas les rues. Il est aussi intéressant à lire qu’à écouter.

    Son dernier ouvrage est un essai qui s’intitule L’Afrique au-delà du miroir.

    Je ne vais pas manquer moi plus d’aller faire un tour du côté du lien indiqué par Olivier stable.

    Une dernière chose, je ne comprends pas pourquoi le titre de l’ouvrage collectif, c’est juste Pour la littérature-monde après tout ce qu’ils nous ont bassiné sur la littérature-monde en français ou la littérature-monde de langue française. Pour moi, ça ne fait que pointer les incohérences de ce concept.

    Boris Diop ne figure justement pas dans la liste des 44 écrivains
    qui ont signé ce manifeste et je m’en réjouis. C’est un homme libre, plus libre que notre cher Alain en tout cas.

  57. Posté par D.O.W., le 25 mai 2007 à 20:18

    Post 51, que de supputations ! ;-)

    Catharsis, tu as tout à fait raison : si tu veux juste apprendre à deviser avec des hommes et des femmes parlant le bamana, tu n’as pas besoin en effet que l’on fasse une révolution linguistique. Et c’est vrai d’ailleurs qu’on trouve à Paris notamment, quelques lieux où l’on peut apprendre à parler certaines langues africaines. Mais ton apprentissage risque tout de même d’être un peu rustique. Ne vaut-il pas mieux dans ce cas-là, profiter de l’occasion d’un voyage sur place en Afrique, pour apprendre au contact de la population ? ça sera peut-être plus efficace. Mais c’est vrai que moi je voyais plus loin (pour l’Afrique, je vois toujours plus loin). Ce qui te semble être une "hérésie", une impossible utopie, j’aime à croire que cela est réalisable. A condition comme dit Titus pullo, que l’on se réveille un peu de ce sommeil de flemmard ;-)

  58. Posté par Olivier Stable, le 26 mai 2007 à 08:20

    Une remarque en passant qui me vient à l’esprit.

    Il est curieux de constater qu’au Royaume-Unis on parlera plutôt de multiculturalisme quand il s’agit de théoriser l’apport fécond des écrivains provenant de son ex-empire colonial alors qu’on passe en France directement au stade de l’universel en parlant maintenant de littérature-monde.

    N’est-ce pas une façon de réintroduire par la bande le tropisme hexagonale bien connu de la "grande nation", à savoir sa vocation longtemps revendiquée à porter les vraies intérêts de l’humanité sur ses épaules ?

    Bye

    Olivier Stable

  59. le 26 mai 2007 à 14:04

    Pour début de réponse à Olivier : il semble que la question soit plus celle de la participation de notre production héxagonale à la grande littérature monde internationale qu’une crispation identitaire vantant le terroir gaulois.
    http://poetaille.over-blog.fr

  60. le 26 mai 2007 à 18:10

    En réponse au post 59.

    Je ne pensais pas à une littérature de terroir, mais je voulais simplement signaler le côté un peu emphatique de ce nom de littérature-monde, qui semble signifier que, quelque part, la France, grâce au génie de sa langue, vivifiée par les apports du monde entier, représente encore et toujours la quintessence de l’humanité.

    Bye

    Olivier Stable

  61. Posté par badi, le 26 mai 2007 à 19:50

    Oui. Une preuve pour ces écrivains de sortir de l’identité africaine qui les détermine, de vivre leurs référents universels. Mais, mon propos ici est de marquer une surprise. Le site internet Google propose de parcourir n’importe quel livre d’un auteur dans sa forme électronique.
    Le livre à la portée de tous, quoi ! Ainsi donc, on peut lire du Mabanckou sans se donner la peine d’acheter son livre. Prenons l’exemple de son livre "La légende de l’errance".Tapez le nom de l’auteur sur http://books.google.fr/ Et cérise sur le gateau, on te signale que le livre a été publié par L’Harmattan et que les
    pages sont affichées avec la permission de l’auteur. D’autres auteurs (africains) sont dans son cas. Eclairez ma lanterne s.v.p.

  62. Posté par Etonné, le 26 mai 2007 à 21:48

    J’ai comme l’impression que les éditions l’Harmattan ont autorisé la mise en ligne de certains titres de chez eux sans même l’avis des auteurs. cherchez à lire du Mabanckou chez d’autres éditeurs et vous en serez pour votre compte. Vous m’avez fait découvrir quelque chose cependant, j’ignorais que certains livres étaient comme ça en entier sur le net sans que leur auteur le sache. C’est légal ça ?

  63. Posté par July, le 27 mai 2007 à 02:49

    Cher D.O.W,

    Moi je fais bien la sauce graine, all you’ve got to do is to tell me whether you like spicy or not... j’attends.
    July

  64. Posté par Olivier Stable, le 27 mai 2007 à 09:17

    Sur Google Recherche de livres il y a trois livres d’Alain Mabanckou qui sont en statut "Aperçu limité", c’est à dire que l’on peut lire qu’un nombre limité de pages de ces livres (c’est l’éditeur qui décide je crois), de manière à attirer l’intérêt du lecteur&acheteur potentiel.

    Je n’ai pas regardé pour ceux-ci en particulier, mais en général on peut lire par exemple une dizaine de pages et avoir ensuite plus de cent pages non-acessibles avant de retrouver quelques pages en libre accès.

    Il y a de nombreux ouvrages en français, provenant pour l’instant des université américaines, qui sont en libre accès complet mais ce sont ceux qui sont de manière certaine dans le domaine public. Par sécurité (pour éviter les actions d’éventuels ayant-droits) Google n’affiche donc systématiquement dans leur entier que les livres publiés avant 1867 (2 X 70 ans). Cela laisse encore un choix énorme, même si la qualité du scanning des ouvrages laisse trop souvent à désirer, et on n’en ai qu’au début. En tout cas sur l’Afrique il y a des choses à lire d’un intérêt historique certain.

    Bye

    Olivier Stable

  65. Posté par D.O.W., le 27 mai 2007 à 18:24

    Chère July, je te remercie pour l’aimable proposition. Mais je ne peux l’accepter sans risquer un délitement de ma réputation. En effet, je pourrais alors passer pour un homme facile ! De toutes façons, je préfère vraiment la sauce gombo, et n’aime que très modérément la sauce graine. Et puis entre nous, on m’a déjà proposé une sauce. Tu aurais pu être plus originale ! Tu aurais pu trouver autre chose July, enfin, voyons ! ;-)

  66. Posté par July, le 27 mai 2007 à 21:17

    Etre plus originale ? C’est par le ventre qu’on tient l’homme non ? a moins qu’il n’y ait autre chose... Dommage !
    July

  67. Posté par catharsis, le 28 mai 2007 à 11:41

    oulah, Dow déchaineriez vous les passions ? En même temps que les talents culinaires ! Cà devient l’annexe de "Sexe in the kitchen" ici !

    Moi je préfèrerai qu’une femme me tienne par autre chose que le ventre.
    Enfin les douceurs gastronomiques peuvent vous faire effleurer les plaisirs astronomiques. Et d’ailleurs, dans culinaire il y a ...

    Oui j’aimerai partir apprendre sur place. Le soucis c’est le temps et l’argent... Mes voyages ne furent pas assez long, pas assez fréquents.

    Je parlais d’hérésie Dow. Ce que vous souhaitez, à savoir la formalisation de langues africaines est évidemment possible, et probablement souhaitable. Je soulevais une interrogation. Ce faisant, ne risque t on pas à une "occidentalisation" de ces langues ? Une perte de l’ambiance primaire ? Est ce que l’on ne dénature pas ? est ce que l’on ne corrompe pas ? Le progrès est svnt associé à l’occident. Tout ce que l’occident produit ou a produit n’est pas digne d’assimilation systématique. Enfin, vous savez tous çà... Vous savez aussi que les axes de batailles à mener en Afriq sont nombreux, qu’il faut aller à l’essentiel.

    Ceci est mon avis. Mon avis livré pour vous : se pencher sur kkes langues africaines officielles, nationales, fédératrices. C’est important.

    Recherches, sur l’écriture des autres nombreux dialectes, car l’écriture permet le stockage, l’apprentissage. Mais stop. Grammaire, orthographe...façon occidentale, on se calme. Est ce bien nécessaire ? Conservez cette authenticité héritée, pour le reste.

  68. Posté par D.O.W., le 28 mai 2007 à 20:48

    Oh je suis navré July, je voulais juste faire un peu d’humour ; mais je crois que ça n’a pas trop marché :-(

    Est-ce que c’est par le ventre qu’on tient un homme ? Euh...je ne sais pas trop July. D’habitude vous savez mieux ces choses-là que nous. non ? ;-)

    Catharsis : il y aurait trop de choses à te répondre. On y reviendra sûrement...

  69. Posté par Jean-PierreD, le 29 mai 2007 à 13:04

    Merci pour la réponse.

    Pendant qu’on nous bassine en Afrique et ailleurs avec cette francophonie, avec l’apprentissage de la langue française, les Français de souche ou ces chères têtes blondes, comme on a coutume de les appeler, apprennent eux l’anglais, le mandarin, l’arabe. Qui est fou ?

    La situation est un petit plus avancée que cela. On peut ressentir une certaine truquerie à forcer les étrangers à apprendre le français, surtout les étrangers anglophones.

    La situation est un petit plus avancée :
    les Français se pensent collectivement de moins en moins en Français et de plus en plus en Anglais.
    Je me suis amusé à rechercher les noms de groupes que les Français se donnent. Hormis le champ de la politique qui reste intouché, il est courant de se donner une identité de groupe basée sur un nom autre que français (anglais, latin) : groupes de supporters, musiciens, troupes de théâtre, entreprises (y compris entreprises visant seulement le marché intérieur), associations...
    Ce n’est plus vraiment la langue française qui sert de chapeau à un groupe.
    Sans compter les multiples emprunts inutiles car redondants à la langue anglaise.
    Il apparait de plus en plus qu’avec la construction européenne la langue anglaise est au moins appelée à devenir la langue administrative de la france et probablement la langue de promotion sociale.
    Là où il y a truquerie, c’est de vouloir forcer des anglophones à apprendre une langue dans laquelle les Français eux mêmes s’investissent de moins en moins. Ces anglophones sont simplement légèrement en avance sur le programme. Pourquoi les faire reculer ?

    Parallèlement, là où l’ironie se fait plus mordante, c’est qu’il arrive que les Africains se pensent collectivement en Français, les noms de baptêmes de groupes étant en Français.

  70. Posté par Ngnagna, le 29 mai 2007 à 14:29

    « Qui est fou ? »Abdou Diouf

  71. Posté par D.O.W., le 29 mai 2007 à 21:18

    Décidément Jean-PierreD, je n’ai jamais su où te classer, je veux dire où classer tes opinions. Tu es le seul intervenant ici dont je ne puisse dire s’il est nitzschéen, nihiliste, de gauche, d’extrême droite, lucide, naïf, ou tout cela à la fois, ou rien de tout cela ;-) Chapeau ! Au moins tu ne risques pas d’être prévisible.

    Et pour moi, contrairement à ce que tu sembles penser, ce que tu dis n’a rien de paradoxal ; au contraire, tout est logique : c’est précisément parce que la France voit bien que la culture anglo-saxonne est dominante à l’échelle planétaire (au point de l’être comme tu l’as montré, sur le sol français même), qu’elle comprend que sa seule chance, c’est de s’attaquer à ceux les seuls, qui n’ont ni adoubé l’anglais, ni favorisé l’éclosion d’une langue locale autonome. Et personne n’illustre mieux cette figure-là que les Africains, surtout francophones. Toujours en retard d’une option.

    July, si tu me le permets, je te fais une grosse bise ! ;-) Laisse moi goûter à la sauce gombo, et on avisera pour la sauce graine ;-)

  72. Posté par Nietzsche_junior, le 30 mai 2007 à 00:27

    pour faire chiez dow je vais dire que JP dis n importe koi ...

    "La situation est un petit plus avancée : les Français se pensent collectivement de moins en moins en Français et de plus en plus en Anglais. Je me suis amusé à rechercher les noms de groupes que les Français se donnent."...............

    pour confirmer cela il dit ceci ................................................ ;; ;; ;; ;; ;; ;; ;; ;;

    Hormis le champ de la politique qui reste intouché, il est courant de se donner une identité de groupe basée sur un nom autre que français (anglais, latin) : groupes de supporters, musiciens, troupes de théâtre, entreprises (y compris entreprises visant seulement le marché intérieur), associations... "............................................. ;

    bon là c est n importe quoi , c est jutement dans le champ politk que les Francais se pene en américain , la meilleur des preuve c est Sarko lol .. t pas doué JPP , c est justement le Domaine ou les francais on plébicité un candidat qui politiquement a pour modele un Républician ..................................
    musicalement si les Francais prennent un nom américain ( c etais surtout dans les année 60 70 80 ) , faut se reveiller hibernatus actuellement la french touche c est elle qui s exporte , la culture francaise est plutot en forme et authentique ...........................................................
    "il est courant de se donner une identité de groupe basée sur un nom autre que français (anglais, latin) :.................... là tu fait fort , Latin ?? ben ouais mon gars c est un peu normal pour le francais tu crois pas ??? Germain j aurais pas dit mais s insipirer du LAtin pour des francais c est plutot un retour au source qu une dérive anglosaxonne lol ;,... .............................................
    "Là où il y a truquerie, c’est de vouloir forcer des anglophones à apprendre une langue dans laquelle les Français eux mêmes s’investissent de moins en moins"...................

    je te rassure en france tous le monde parle francais , enfin le peuple , tes voisins je sais pas mais je sais par contre que le peuple francais s investit a 100 pourcent dans sa langue , tout simplement parcequ il la parle au quotidien et dans sa vie de tous les jours ........... c est les bizness man qui s invesstissent de moins en moins dans le francais , JPP evite de croire que tous la france vole en Class Affaire et voyage a travers le monde pour vendre de futur dechet en conversant en english avec toutes les place financiere du monde ..... le debat sur le colonialisme prouve qu au contraire les francais collectivement se pense de plus en plus comme un bloc identitaire

  73. Posté par Bahia, le 30 mai 2007 à 08:51

    Plutôt d’accord avec NJ concernant la dernière intervention de JPP qui m’a laissée assez perplexe.

    Pour la musique par exemple, Eddy Mitchell, Johnny Halliday, Dick Rivers, Sheila,... n’ont pas émergé dans les années 2000.

    Je ne pense pas qu’on puisse dire que les Français s’investissent de moins en moins dans leur langue mais plutôt qu’ils s’investissent de plus en plus dans l’anglais. Par exemple, les parents qui ont les moyens envoient, dès la maternelle, leurs enfants prendre des cours d’anglais le mercredi et quand ils sont en élémentaire, ils prennent des cours d’anglais après l’école et/ou le mercredi. Et dès le collège et le lycée, les séjours se multiplient dans les pays anglo-saxons. Donc l’anglais comme langue de promotion sociale, oui.

    Dans certaines entreprises en France même, les réunions se tiennent en anglais ; il arrive même que certains documents internes soient rédigés en anglais, ce qui revient à dire que l’anglais devient quasiment langue de communication au sein de certaines entreprises françaises. On comprend que les cours d’anglais prennent de plus en plus d’importance au sein de ces entreprises.

    Mais de là à affirmer que les Français se pensent de moins en moins collectivement en français et de plus en plus en anglais, c’est, je pense, méconnaître la réalité de la France, c’est-à-dire vivre à côté des Français sans les fréquenter.

    Par ailleurs, dire que les Africains se pensent collectivement en français, je ne sais pas ce que ça veut dire et surtout je ne vois pas comment on peut savoir avec certitude ce que pense un individu et, pire, ce que pense une masse d’individus.
    Les Africains francophones peuvent parler français sans "se penser en français", non ? D’ailleurs, les Africains dits francophones ne savent pas tous parler le français (ce qui est paradoxal quand on s’en tient à l’étymologie du mot "francophone") comme c’est le cas de ma grand-mère qui vit actuellement dans un pays francophone et qui ne connaît pas un mot de cette langue, heureuse qu’elle est dans son merveilleux village qui est aussi le mien. Et dans mon village comme dans beaucoup d’autres, ce n’est pas le français qui est la langue de communication. Et dans de nombreuses villes en Afrique, petites ou grandes, on communique moins en français que dans une langue africaine. Je pense plus particulièrement à l’Afrique de l’ouest que je connais mieux. Je n’ai pas ressenti la même chose à Libreville par exemple.

    Avec la construction européenne, la langue anglaise est au moins appelée à devenir la langue administrative de la France ???

    Ainsi, on forcerait les étrangers anglophones à apprendre le français ???
    Mais qui sont ces étrangers ? Et ça se passe dans quels pays ?

    Bref, c’est pas très clair tout ça. Personnellement, je n’y comprends pas grand chose mais je ne demande qu’à comprendre...

  74. Posté par Jean-PierreD, le 30 mai 2007 à 10:44

    Ces considérations ne sortent pas d’un chapeau de magicien. Elles sortent d’une étude quantitative sur les noms de groupements de Français.
    Je n’ai pas inclus de notion temporelle, d’échelle de temps dans les constatations. Il peut sembler évident que le processus ne s’est pas fait en un jour et qu’évidemment, les années soixantes ont eu leur mot à dire dans le phénomène.
    Hormis le champ du politique(pendant la campagne, j’ai parcouru la liste des mouvements associatifs, groupes de soutien, associations militantes sans en trouver une dont le nom qui soit de langue anglaise. Je ne prétends pas à l’exhaustivité de cette étude et j’accueillerais volontiers tout nom de formation politique, association militante, groupe de soutien qui soit de langue anglaise pour compléter cette étude, merci.)
    Les Français recourrent de plus en plus à la langue anglaise (ou au latin) pour se définir une identité collective.
    Il me semble que ce point est éludé dans les réponses que je lis pour glisser vers un usage quotidien de la langue anglaise pour traiter des choses courantes.
    Or ce n’est pas mon propos : je parle du choix que des individus se réunissant font pour se donner un lien collectif d’identification,à leurs yeux et aux yeux des autres, lien collectif qui est traduit par un nom.
    On peut très bien penser une idée trouvée ailleurs dans sa langue, surtout si cette idée correspond à une réalité vécue, une aspiration. Pourquoi recourrir à un nom collectif en langue autre que la sienne pour le faire ?
    Exemple trivial : Pourquoi les Yankees doivent s’appeler les Yankees pour supporter l’Olympique de Marseille ?
    L’idée de soutenir est-elle si étrangère aux Français que l’on a besoin d’un nom faisant référence aux Etats Unis ?

    Qu’est ce que veut dire les Africains se pensent collectivement en Français ?
    Je fais ici allusion aux noms que les Africains choississent de prendre lorsqu’ils réalisent un groupement.
    Y-a t’il un autre nom pour l’Alliance des Jeunes Patriotes pour le Sursaut National ?
    L’association des Clubistes à l’Etranger, groupe de supporters du Club Africain ?
    (Je tiens à rappeler que les Africains ne choississent évidemment pas exclusivement des noms français, ce qui n’est pas le propos)

    Dernier point : les journées étant de 24 heures partout dans le monde, en général, lorsque l’on s’investit plus dans un domaine, on s’investit moins dans un autre.

    L’Anglais langue administrative : il suffit d’aller faire un tour dans les administrations françaises pour noter que les documents en provenance de l’Europe n’arrivent pas toujours en français et bien souvent en Anglais.
    Deuxième point : c’est de plus en plus la langue anglaise qui sert de référence d’autorité pour les traités ou autres. Les documents traduits, dans certains cas, ne peuvent pas être produits en cas de litige. Evidemment, les arguties se règlant souvent sur un problème de langue...
    J’ai dû manquer quelques chapitres de l’histoire de France, ceux qui parlaient de l’aplanissement des difficultés avec les langues régionales et ne pas vivre certains événements liés à la dernière campagne présidentielle.

  75. Posté par Ngnagna, le 30 mai 2007 à 14:44

    « est jutement dans le champ politk que les Francais se pene en américain » aussi le système éducatif il y a des masters( encore un anglicisme)exclusivement en anglais en France, TF1 et ses programmes à la sauce américaine, la recherche avec ses chercheurs qui publient en anglais, font des conférences en Afrique parfois à l’aide des supports en anglais, la santé, l’alimentation : la France rattrape son retard sur la américains avec l’obésité. Les français ne se pensent pas en américain, ils intègrent la mondialisation ou américanisation à leur identité.

    « Je fais ici allusion aux noms que les Africains choississent de prendre lorsqu’ils réalisent un groupement. » On peut aller plus loin JPD, le SAMU, le PMU,les CRS, la Cour Constitutionnelle,le système éducatif, judiciaire, administratif sont en pensés en Afrique Francophone comme si elle était la continuité de la France. La France est copiée comme modèle en Afrique francophone. Je ne sais pas ce que les patriarches attendent pour décider d’ajouter l’anglais comme seconde langue dans ces pays.

  76. Posté par D.O.W., le 30 mai 2007 à 20:06

    Je n’ai pas tant jugé sur le fond le propos de Jean-PierreD, que seulement souligné qu’il énonçait des choses avérées. Ledit Jean-PierreD s’est lancé dans une distiction entre la forte imprégnation du quotidien par l’anglais, et son usage pour la définition d’identités collectives. Une telle distinction est trop savante pour moi, et d’ailleurs il me semble que l’un va avec l’autre. Mais c’est un autre débat. Moi je dis simplement, de façon très générale, que c’est un truisme : l’influence de l’anglais (sur les codes sociaux, et donc peut-être sur les mentalités aussi) continue de grandir en France, comme dans le monde. Ceci expliquant sans doute cela, puisque le monde est désormais un vaste ensemble interrelié.

    Tout le reste découle de là : les jeux d’influence, les luttes d’hégémonie entre ces cultures qui se veulent "supérieures", font que la France, ailleurs, essaie de regagner pour sa langue, la part d’influence qu’elle perd notamment sur son propre sol. Après, certains aspects qu’évoquent N_j et Bahia ne sont pas dénués de fondement. Il n’y a pas forcément contradiction avec le propos initial de Jean-PierreD.

  77. Posté par May, le 30 mai 2007 à 21:15

    DOW, I told u sisters (if July is a girl) were going to make moves on you... For your mind only :-)
    But you ain’t no player, right ? ;-)

  78. Posté par Olivier Stable, le 30 mai 2007 à 22:24

    "Hormis le champ du politique...... Les Français recourrent de plus en plus à la langue anglaise (ou au latin) pour se définir une identité collective"

    Vous devriez soumettre votre découverte à Brice "(de)Hors le Feu", qui peine à justifier concrètement une partie de l’intitulé de son ministère.

    La promotion de l’usage généralisé de la langue anglaise pour permettre la (re)découverte de l’identité nationale de la France serait un concept novateur qui pourrait plaire, sinon à Brice, du moins à son élyséen ami, le NYPD president.

    Bye

    Olivier Stable

  79. Posté par Nietzsche_junor, le 31 mai 2007 à 00:55

    "Tout le reste découle de là : les jeux d’influence, les luttes d’hégémonie entre ces cultures qui se veulent "supérieures", font que la France, ailleurs, essaie de regagner pour sa langue, la part d’influence qu’elle perd notamment sur son propre sol. Après, certains aspects qu’évoquent N_j et Bahia ne sont pas dénués de fondement. Il n’y a pas forcément contradiction avec le propos initial de Jean-PierreD."........................................................................ ;; ;
    *DOW c est toi qui aurait du avoir le ministere des affaires etrangeres, comme diplomate tu aura été parfait , tu a ce don de pouvoir t accomoder de deux avis contraire , mais que de acrobatie verbal ..................................
    vous etes en décalage avec la réalité , les jeunes aujoud hui ils sont a donf dans les manga , les américain n ont rien inventer , mais eux par contre sont une pur inventions de l europe , ils vaut mieux parler d occidentalisation , car ce que vous appellez américanisation c est une melange de differente culutre et il n est pas dit que la culture américaine soit la prédominante !.......... Réussir socialement pour certain cela coincide avec Réussir professionnelement , pour cela effectivement l anglais est un Atout .. mais cela c est s adapter , demain dans ce cas on va peut etre commencer a parler Chinois, actuellement l Arabe est tres a la mode , c est impossible de trouver des cours c est blindé de monde .. le Basque est tres a la mode , et les enfant le parle mieux que leur parents , le breton aussi s affirme , le berbere .. enfin bref , le contre coup de la mondialisation c est aussi l affirmation d identite singuliere , régional, voir meme individuel .. je dirais meme que parfois on ne s identifie plus en tant que citoyen d une nation mis simplement en Humain a la dérive ... enfin y a tant a dire et si peu de mots

  80. Posté par Nietzsche_junor, le 31 mai 2007 à 01:01

    je crois qu on peut vivre dans le meme pays et etre sur deux planete diffeerente , deja les américains on une culture qui beaucoup trop indéfini , ou plutot vaste , enfin je trouve pas le mots , c est koi la culture américaine ?? on peut pas la réduire a Hollyood cocacola et mickey mouse ... on voit par exemple en music que si les uns invente les autres inovent ( tin cé trop bo ce ke je dis dé fois ) ... c est difficile de parle de culture national .. alors oui a la littérature Monde ..mais pas a n importe quel prix !... et voila retournement de situation , pirouette cacaouette, je suis pour la littérature monde lol , c est a la mode , je retourne ma veste

  81. Posté par catharsis, le 31 mai 2007 à 01:38

    parfois on ne s identifie plus en tant que citoyen d une nation mis simplement en Humain a la dérive ... çà ! çà, çà me parle !

  82. Posté par July, le 31 mai 2007 à 02:24

    D.O.W, goujat que tu es !
    Comme on dit la-bas, "tu as verse ma face par terre "devant tout le monde et tu veux me faire la bise maintenant avant de daigner gouter a ma sauce. Non D.O.W, just leave me alone now, tu m’as trop vexee... July

  83. Posté par Bahia, le 31 mai 2007 à 13:09

    Ce que je reproche au propos de JP : ce qu’il écrit au sujet de la France s’applique à bon nombre d’autres pays, ce n’est pas une spécificité française. L’Eurovision en est une excellente illustration puisqu’il me semble bien que la majeure partie des pays utilise l’anglais pour chanter, idem pour le reste. Autrement dit, toutes ces nationalités non anglaises se penseraient elles aussi collectivement de plus en plus en anglais si je suis la logique de JP donc pourquoi ne le relever que pour la France. Ca n’a rien d’extraordinaire, ni de révolutionnaire.

    Dire que "la France est copiée comme modèle en Afrique francophone" (Ngnagna,76) et c’est tout à fait juste (L’Union africaine après l’Union européenne, le cafard libéré au sénégal après le canard enchaîné,...), c’est autre chose que de dire que "les Africains se pensent collectivement en français", formulation que je trouve extrêmement gênante même s’il se réfère à des identités collectives. Mais qui s’intéresse à ces identités collectives à part lui ?

    JP parle d’une étude quantitative mais de quelle étude s’agit-il exactement ?

    Par ailleurs, je ne sais toujours pas qui sont ces étrangers anglophones qu’on force à parler français et encore moins qui est ce "ON". Je ne sais pas non plus dans quels pays ça se passe (post 73).

    "Les documents en provenance de l’Europe n’arrivent pas toujours en français et bien souvent en anglais" (post 74). C’est valable pour la France comme pour d’autres pays et ça rejoint ce qu’a écrit DOW, à savoir que "l’influence de l’anglais continue de grandir en France et dans le monde"

    Idem pour les documents en provenance d’autres organisations internationales comme l’ONU.

    "La France essaie, ailleurs, de regagner pour sa langue la part d’influence qu’elle perd sur son propre sol" (DOW). C’est tout à fait juste et c’est nous, en particulier et en premier lieu, qui assumons le boulot et gratuitement en plus. C’est l’une des raisons pour lesquelles je suis farouchement contre la francophonie qui nous dessert plus qu’elle ne nous sert même si en apparence, elle semble nous servir.

  84. Posté par Bahia, le 31 mai 2007 à 18:43

    En fait, j’avoue ne pas très bien saisir la pertinence de cette étude qui semble si importante pour JP mais cette fois-ci, je renonce à comprendre, je jette l’éponge comme dirait l’autre. Sans doute un problème de non-conformité de logiciel.

    Quant à la francophonie, c’est plus la France que nous qu’elle sert, elle nous colle hélas à la peau comme le boulet au pied du prisonnier. Je rêve de ce jour où tous les pays d’Afrique francophone boycotteront enfin la langue française. Ce serait une révolution et la France ne serait plus que l’ombre d’elle-même.

    Elle n’imagine même pas à quel point elle a rendu service à de nombreux jeunes Africains en délivrant de moins en moins de visas. Ils ont alors compris qu’il y a d’autres alternatives que la France et la langue française. Le quinquennat de Sarkozy va peut-être en réveiller d’autres : Ne dit-on pas qu’"à quelque chose malheur est bon" ?

  85. Posté par Bahia, le 31 mai 2007 à 18:48

    Take it easy, July, just go ahead...
    La vie continue avec ses joies, ses folies.
    Un de perdu, 10 de retrouvé...

    La réalité n’est-elle pas plus agréable que la virtualité ?

    Allez, je te bisoute pour te consoler même si je ne te connais pas.

  86. Posté par D.O.W., le 31 mai 2007 à 19:46

    Oh May, you know that : i ain’t no player ! Maybe just too much old for that... We’ve done it all before sis ; But time of the youth is over...definitely ! ;-)

    Still, i’ve got to give back our sisters, their kindness, and the respect they deserve. Ain’t that right ? ;-)

    N_j, j’ai dit qu’il n’y avait pas forcément contradiction. Et d’ailleurs, je n’en vois toujours pas beaucoup ;-) Pour le reste, oui, c’est vrai que tu dis de très belles choses "dè fois" ;-) "Si les uns inventent, les autres innovent", ça m’a beaucoup plu. Il n’y a pas jusqu’à ton retournement de veste qui ne m’ait paru épatant. y a de la classe dans tout ça ;-)

    July : mais non ma July, prends pas les choses comme ça ! Tu sais bien qu’entre nous y a pas drap ;-) Goujat peut-être, mais je n’ai pas "versé ta face par terre", non, quand même pas ! ;-) Sois pas vexée petite soeur, Bahia te le dit : la vie te sourit ! Brille petite soeur, c’est ton destin ;-)

    Bahia (post 84) : on est sur la même longueur d’onde !

  87. Posté par catharsis, le 31 mai 2007 à 20:45

    Siou plait m’ssieux dames, ne mélangeons pas tout. Très chère Bahia, vous fîtes dans vos post précédents le procès de la langue française et de la francophonie. Vous attribuez une personnalité de vampire ingrat à un véhicule ??? Attachons nous(tous deux au lit, Bahia et puis ...) plutôt à interagir avec les chauffeurs. Ne condamnez pas l’instrument mais plutôt la main qui le tient, le cerveau qui, via ses flux axonaux fait se mouvoir la chaire. Oups la chair. (interessant labsus)

    Mais cessez(vous et d’autres) donc de nous piétiner les dendrites avec votre haro sur la langue française. Allah n’est pas obligé, et les pays africains pouvent refuser de parler français. Je pense qu’il ya des côtés pratiques à conserver le français dans les pays francophones. (langue administrative héritée du colonisateur). Héritée sous entend qu’il n’est plus là. Maintenant si le peuple en a marre. Qu’il le fasse savoir. Mais y aura du boulot. C’est tout à fait faisable. Mais ne croyez pas pas qu’il y a plus urgent ? Apprenez l’anglais à vos rejetons (mais si l’on suit votre raisonnement ce serait abandonner un joug pour un autre). D’ailleurs je trouve that english is more and more often spoken there ! Mieux, que le peuple parle une langue africaine. Un peuple peut faire plier son chef d’état. Si tout un peuple décide, ou par habitude, ou par convenance populaire, de parler une autre langue que la langue française chargée de mauvais souvenirs, le papa là , y sera seul à parler sa langue. Il ne va qd même pas mettre tout le monde en prison.

    Les langues sont un moyen de communication, d’expression artistique, d’échange commercial, familial et interpersonnel. Certaines langues sont plus usitées dans le commerce, comme le dioula, l’anglais. Historiquement le français est fréquemment associé à la littérature. Qui s’en plaint ? C’est pas des counneries, ya moyen de prendre son iep en écrivant ou lisant du français bien écrit. Et en plus si le fond est à la hauteur de la forme, alors....

    Je suppute que certains africains voient encore le français comma la langue du colonisateur... Eh Hoo !! Fo arretez là ! C’est finit "le temps béni des colonies".
    Seraient ils victimes d’1 syndrome de stress paranoïde post colonisation/esclavage. Cà plus de 50 ans que la plupart des pays africains sont libres de choisir leur langue nationale. Enfin je crois. L’africain peut aussi choisir de ne pas suivre le modèle occidental, mais y a t il la volonté de tout un peuple ?

    L’autonomie l’Afrique l’obtiendra en empruntant d’autres chemins que celui là seul de la question de ses langues officielles.

  88. Posté par Nietzsche_junior, le 31 mai 2007 à 22:15

    oué ca marche mais si on veut par exemple que les medecins a travers le monde communique entre eux leur recherche , si on veut que des porte parole des peuple d afrique unissent leurs Voix pour pouvoir unir leur force ils doivent impérativment accorder leur discours au diapason d une langue commune , je ne vois aucun mal a choisir l anglais pour que deux technicien l un japonais l autre Nigérien puissent travailler ensemble, si on apprennait a tout le monde l Anglais cela nous éviterai d avoir ds notice de 15 m de long , SoS, ( cf je ne polluerai plus la terre ) , tu me dira pkoi pas l arabe ou le wollof , ben on a pas le choix , ca va etre plus facile de mettre tous le monde a l anglais et on va pas s etenriser dix siecle sur cet étape ,on en a deja perdu beaucoup trop depuis le temps des prophete ...................................................**.............................................
    aujoud hui la culture est de masse car l humanité pour la premier fois de son "eksistence" se comtemple elle-meme dans son intégralité et cela grace au instrument de communication que sont l internet ,la télé , l edition/livre , la large diffusion , mais le mouvement qui a aboutit a la mondialisation n est pas apparue avec le 20eme siecle , l Homme le pratik depuis l aube de l humanité , il n a cessé de parcourir cette terre de long en large tel ces continent en dérive perpétuel qui n arrete leur course que le temps d un chaos ... il nous faut impérativement une langue pour nous unir tous tel cet Anneau fantasque ............... on fait avec ce qu on a , prenons l Anglais comme langue transfrontaliere car on en a pas besoin de 50 , l humanité pour se pensée en un tout doit necessairement avoir une langue commune a tous , c est l évolution et notre survie qui nous l impose , c est là que je te rejoins et par la meme me sépare de toi sur ce que tu pense etre un instrument et cela n empeche en rien de porter en soi d autre langue qui a vrai dire ne sont que des variante indéfini d une langage commun a tous ! .................... le Francais n est pas instrument , il est intraseque au francais et a toujours évoluer , dire que le Francais s américanise c est répéter le meme constat que toute les langue et culture de la terre on faite .. s adapter a son environnement sonore en quelque sorte ,celui de la parole ... ici certain pose la langue comme un Etre , une entité figé qui s épaissit par couche succesive pour moi c est quelque chose de dynamique qui est au plus profond de nous , c est nous qui modelons notre langage et si on veut l actualiser dans une forme a usage symbolique tel un discours colonial c est aussi possible, c est multi tache , mais là anglais ou francais , allemand ou espagnol le point commun a tous c est de définir un meme langage quand il s agit de s addresser aux africains ! au final la langue c est un peu comme cette chanson de Moustaki c est " une pierre , un chemin qui chemine , un reste de racine c est un peu solitaire , c es un eclat de verre , c est la vie le soleil , c est la mort le sommeil , c est un piege entrouvert , un arbre millénaire .... le mystere profond , la promesse de Vie ( moustaki , les eaux de mars ) ............................................
    .... piouff chui fatiguée catha , j ai pu la force d écrire :( makasch wallou y a plus rien a dire oups a lire ! ...

    sinon pour l histoire vi cé celle du Lapin Moltonel , mais bon je viens justement de te raconter une bonne blague , chui quitte :)

  89. Posté par Nietzsche_junior, le 31 mai 2007 à 22:25

    par contre la poésie nous enseigne que l interet de l humanité c est d évitez d avoir des langue hégémonique dans cette aptitude unique que l humain a qui est la Art de vénérer des dieux ou des déesse ! ...... y a aucun interet pour qu un Kurde s exprime en francais quand il parle de sa traditions ... au final je m embrouille .. car d un coté y a un coté traditionel profondemment ancrée en France par exemple , la monté du nationalisme est l exemple type .. une fierté francais , l identité national qui fait rectte , et de l autre des gens qui disent que les francais s américanise , alors que jamais la france n a connue de sentiment autant antiaméricain .. y a des paradoxes qui me font penser qu ici on parle la meme langue mais on est incapable de s entendre , y a parfois plus de difference entre deux francais qu entre un francais et un anglais ...

  90. Posté par Nietzsche_junior, le 31 mai 2007 à 22:31

    et je vous parle meme pas des difference qu il peut avoir entre deux Africain .. la seul trait d union c est la Misere noire ; comme tu dit catha y a plus urgent , ca fait penser au querelle des Trotskyste au manif qui sont incapble de se mettre d accord sur quel Hymne il faut chanter et au final alterne sans cesse entre Cacophonie et Silence , ce trou lexiqual , cette nuit ou Gît l Afrique

  91. Posté par Nietzsche_junior, le 31 mai 2007 à 22:32

    ben putain je veux pas etre scatologik mais là je vous est gatée lol , y a plus qu tiré la chasse d’O ...

  92. Posté par catharsis, le 31 mai 2007 à 22:35

    lapin moltonel...sourire jusqu’au oreilles....C’est ainsi que je la retiendrai maintenant.

  93. Posté par Nietzsche_junior, le 31 mai 2007 à 22:39

    et si vous avez un pti lapin sous la main n hesiter pas ca les dérange pas cé tite bete d avoir de la merde entre les poils , comme d autre du sang sur les mains !

  94. Posté par Nietzsche_junior, le 31 mai 2007 à 22:39

    tin on est synchro Catha ;) ... tu m a anticipée ..

  95. Posté par catharsis, le 31 mai 2007 à 22:42

    ...ce trou lexiqual , cette nuit ou Gît l Afrique...c’est bien dit çà. té po scotologiq té (procto)logiq tout court.
    Par contre...

  96. Posté par catharsis, le 31 mai 2007 à 22:49

    te rend tu comptes NJ que tu propose ni plus ni moins d’en finir avec ce mythe de la tour de babel ? Ya eu des essais, l’esperanto. Je crois que çà n’a pas marché.

    C’est completement pragmatik d’imaginer un langage commun. Mais lekel ? l’anglais, nous vient de suite car il est deja tres rependu. Mais evidement chak pays conservera sa langue natale(dont gainsbar usait pour explorer les orifices que la nature avait donné à Jane).

    Et je pense qu’il est raisonnable d’imaginer une dizaines de sous langues principales. Mais n’est ce pas deja ce qui se passe officieusement ? Il manque effectivement à l’Afriq de se decider sur 2 à 3 langues continentales.

  97. Posté par catharsis, le 31 mai 2007 à 23:04

    est ce l’orage qui vient d’eclater fendant le ciel en 2, et deversant sur nous pauvres mortels, toutes les larmes des enfants violentés, des fems pleurant de leur mari le dc, des ours bruns ayant perdu leur lapin moltonel ? Autant dire que çà rince un max !!

    Ou est ce de t’imaginer derriere ton ecran en ce moment, toi, moi qui frôlons les touches des nos claviers(çà m’fait bizarre), jouant une symphonie de l’improbable, alternant concordances et dissonances, silence et cacaphonie(tu a commencé avec le scato...)

    Un peu comme ces êtres humains, qui essaient pitoyablement de communiquer malgres leurs differentes langues, malgres leurs différents us.

    Ils ont la superbe de ces seigneurs déchus.

  98. Posté par Nietzsche_junior, le 31 mai 2007 à 23:19

    "C’est completement pragmatik d’imaginer un langage commun"........................ ;

    pourtant les chiffre arabes montrent que des langage commun l homme a su faire plus que les imaginer , il ne s agit pas de parler anglais pour ecrire des roman anglais mais de consturire des politique commune en matiere de soin de sciences , de communaication .. si on est la toi et moi ce soir non pas en tete a tete mais par ecran interposé c est essentiellement du a un langage basé sur des chiffre et arabes et opérateur logique anglais !...... ........... je parle d un langage pour rationaliser la gestion de ce troupeau d humain parfois si betement animal ! .. si on veut lutter contre la pollution par exemple il va bien falloir mettre au point une politk transversal qui doit etre efficace , on peut pas perdre son temps comme dans L UE a traduire en 27 exemplaire chaque Bulletin !.. au niveau mondial on passera plus de temps a traduire qu a mettre en pratique lol ... et pousser a l extreme soit on traduit en environ 400 langue soit en aucune ..

  99. Posté par May, le 1er juin 2007 à 08:00

    DOW,

    There are lots of old players hanging around :-) Glad to know you’re not one. Definetely not a careless man, which makes you special in a way :-) Let me not bother you with my games and experiments. I certainly mean no harm. And yes, sisters deserve respect and attention.

    Catharsis,

    Je ne suis pas tout à fait d’accord avec ton post 88... S’il est vrai que le temps des colonies est passé et qu’il serait sans doute judicieux que les africains s’approprient la langue française (Kateb Yacine disait qu’elle était un butin de guerre, et j’ajoute que nous avons payé pour parler cette langue, et que nous ne la devons plus à personne), il convient de ne pas se tromper sur la nature véritable des langues.

    Il ne s’agit pas seulement d’un outil de communication. Une langue véhicule un système de pensée, une manière de catégoriser le réel. Les structures de la langue contiennent toujours une vision du monde. Les traducteurs le savent bien, qui sont constamment confrontés à des choix, parce que certaines notions ou images ne sont pas transposables d’une langue à l’autre, d’un système de pensée à l’autre.

    Si la graphie et les sonorités de l’égyptien ancien diffèrent tellement des autres langues antiques, ce n’est pas un hasard. Les langues sont des mondes en soi.

    Toute langue "formate" le mental de ses locuteurs. Il me semble souvent, lorsque je change de langue, que c’est aussi une autre partie de ma personnalité qui prend le dessus...

    Nous n’allons pas réécrire notre histoire. Aussi douloureux que ce soit pour certains, le français fédère bien des populations africaines. Dans un pays comme le mien (le Cameroun), il y a plus de 200 langues. Aucune n’est majoritaire. Chaque groupe étant jaloux de la sienne, il est très difficile d’en choisir une pour l’imposer aux autres. Sur quels critères le ferait-on ?

    Dans un tel contexte, le français jouit étrangement d’une certaine neutralité. Les camerounais se sont battus contre la France, pas contre le français.

    D’ailleurs, lorsqu’ils l’utilisent, ils ne se demandent pas s’ils sont légitimes à le faire, si cette langue leur appartient. Ils y impriment leur sensibilité, le torturent pour y diffuser leur vision du monde, et se reconnaître dans cette langue venue d’ailleurs. Ils y parviennent très bien. Le français, tel qu’il est parlé au Cameroun, lui est spécifique.

    Une autre particularité de ce pays, est d’avoir deux langues officielles. Le français et l’anglais (bien que ce dernier soit minoritaire). Tous nos textes de loi sont écrits dans ces deux langues. Notre hymne national a deux versions. Lorsque j’étais enfant (a century ago, dear Dow), il était question de faire de chaque camerounais, un parfait locuteur des deux langues.

    Ainsi, j’ai fait de l’anglais dès la maternelle, et je garde de cette époque, une grande liberté à l’égard des langues coloniales. J’utilise les deux à ma convenance, sans faire allégeance à aucune.

    Mon identité linguistique est peut-être hybride, mais ses diverses strates me confèrent, je crois, une richesse et une force que d’autres n’ont pas. Parce que j’ai très tôt été en contact avec plusieurs langues, ma structure mentale est assez complexe pour m’affranchir du moindre joug. Je ne suis dépossédée de rien, je possède tout.

  100. Posté par gilda, le 1er juin 2007 à 09:44

    Il y a également sur le site des Etonnants une vidéo d’un des débats sur ce thème :

    http://www.etonnants-voyageurs.net/spip.php?article2244

    (comme on y était pour le slam, nous, et qu’en plus le dernier jour a été tout perturbé à cause des conséquences sauvages du vent, je regarde de Paris les vidéo des débats auxquels je n’ai pas pu assister sur place (c’est beau la vie moderne !! - finalement la lecture de Verre Cassé est l’un des seuls moments dont j’aurais profité, avec aussi celle de "Bobigny centre ville" par Marie Desplechin et Ariane Ascaride alors même que la tempête se levait - )

  101. Posté par Bahia, le 1er juin 2007 à 13:08

    Il me semble, Catharsis, que tu as omis dans ton énumération de nommer la langue comme instrument de pouvoir, autrement dit comme instrument de domination. C’est la plus dangereuse car la plus vicieuse puisqu’elle s’infiltre insidieusement jusque dans nos pensées, nos comportements malgré nous et jusqu’au fin fond des villages. C’est ce que j’appelle l’impérialisme culturel. Et c’est justement ce qui se passe, en Afrique, avec la langue française qui conduit bon nombre d’Africains à être ce qu’ils deviennent au lieu de devenir ce qu’ils sont mais déjà faut-il qu’ils en aient conscience ?

    Nous n’avons heureusement pas tous le même rapport à la langue française comme l’illustre très bien la dernière intervention de May qui dit, me semble-t-il, l’essentiel : Sa pratique de plusieurs langues (au moins l’anglais et le français à égalité sans parler, peut-être, de sa langue maternelle) lui confèrent une richesse et une force que d’autres non pas. Elle ajoute que sa structure mentale est assez complexe pour s’affranchir du moindre joug et que surtout elle n’est dépossédée de rien puisqu’elle possède tout. C’est tellement juste mais combien de personnes en sont conscientes et savent exploiter intelligemment cette richesse ?

    Contrairement à ce qu’on veut nous faire croire, nous, Africains polyglottes donc "polyculturels", sommes riches, très riches mais combien le savent ?

  102. Posté par Bahia, le 1er juin 2007 à 13:23

    Et il existe, en France, deux instruments majeurs pour assurer cette domination : RFI et TV5 Afrique.

    Le pire, c’est que ça marche et très bien même, c’est ce qui me fait le plus mal.

  103. Posté par Ngnagna, le 1er juin 2007 à 14:03

    « Toute langue "formate" le mental de ses locuteurs. » Quels sont les effets respectifs du français et l’anglais sur la structure mentale ? Lorsqu’un individu parle français il est plus facile pour lui de se referer à la France qu’aux USA. Si la Constitution, les livres américains et plein d’autres choses étaient traduits en français il se refererait aux USA. Il n’y a pas formatage, mais mimétisme.

  104. Posté par Ngnagna, le 1er juin 2007 à 14:07

    May et les autres lisez ; « Il se refererait peut être aux USA. »

  105. Posté par Ngnagna, le 1er juin 2007 à 14:10

    Parler français et anglais est une nécessité en Afrique pour une intégration réussie, et nécessité dans le monde pour plus d’ouverture.

  106. Posté par May, le 1er juin 2007 à 14:16

    Bahia,

    La langue est en effet un outil de pouvoir. C’est pour cette raison que la France tient tellement à la francophonie. Il faut voir à quoi ressemblent les réunions de l’association des maires francophones du monde (dirigée par le Maire de Paris), pour savoir exactement de quoi il retourne, sans parler du reste.

    Si on revient sur mon assertion d’après laquelle un idiome façonne le mental de ceux qui le parlent, on comprend cet attachement des politiques français à la francophonie. Les africains n’y ont, quant à eux, pas grand intérêt. Je parle ici de la francophonie comme institution.

    Il serait sage que les africains sachent vivre dans l’écho de plusieurs langues, s’ils ne veulent pas rester les produits de cette matrice francophone.

    Ce n’est certes pas un choix facile, mais c’est un chemin vers la liberté. Se servir du français lorsque c’est utile, et recourir à d’autres langues dès que c’est possible.Se servir du français à sa manière, et continuer ainsi d’affirmer sa singularité.

    Nous n’avons pas à perpétuer l’esprit français en Afrique. Que les français le fassent chez eux s’ils le peuvent encore. A mon avis, ils ont du boulot...

    Nous devons toujours trouver le moyen d’instiller ce que nous sommes profondément, dans cette langue que nous utilisons au quotidien. Soit dans notre façon de la parler, soit dans les sujets dont nous traitons, et même, pour les écrivains, dans la structure des textes (si la langue d’un auteur est classique, son esthétique peut tout de même emprunter à l’Afrique, au monde noir).

  107. Posté par Ngnagna, le 1er juin 2007 à 14:17

    RFI tout comme la Voix de l’Amérique me permettent de m’informer sur ce qui se passe dans le monde Bahia. Et bientôt RFI va diffuser en Haoussa au Nigéria, au Niger et Cameroun.

  108. Posté par Mère Evé de Paris, le 1er juin 2007 à 15:01

    Il y a deux ans, on annonçait la renaissance du CICIBA (Centre des Civilisations Bantu - au Gabon), j’ai l’impression que c’est mort dans l’œuf. C’est vrai que la langue du colon est si bien implantée. A Brazza, cet été, j’ai rencontré des gamins de 11 ans qui ne parlaient que français, parce que leurs parents leur interdisaient une autre langue, de peur qu’ils maitrisent moins bien la langue officielle, et que ça handicape les résultats à l’école… Ça c’est le cas particulier du Congo, je crois… Mais à la TV kinoise, je me régalais d’une série nigériane (super kitch) doublée en lingala avec une seule voix monocorde pour tous les acteurs…
    J’aime, comme Bahia, ton rapport aux langues, May. J’en parle plusieurs également, et j’ai un rapport affectif à chacune. Ce que j’apprécie, culturellement, qui permet de comprendre beaucoup de choses sur une culture dans chaque langue, ce sont les mots et formules de politesse.
    Pas le temps de développer, je reviendrai !

  109. Posté par Ya Sanza, le 1er juin 2007 à 15:18

    ...à la TV kinoise, je me régalais d’une série nigériane (super kitch) doublée en lingala avec une seule voix monocorde pour tous les acteur...

    A Pointe-Noire TPT2, chaîne à vocation religieuse, passe elle aussi de nombreux films, séries etc. doublées en lingala ou kituba par une voix unique.

    Voir "Les 10 commandements" de Cecil B. De Mille dans ces conditions est une expérience qu’il faut avoir vécue.

  110. Posté par catharsis, le 1er juin 2007 à 16:18

    j’ ai été bluffé lors d’un voyage récent au Mali, de constater que les locaux parlaient facilement 3 à 4 mangues. C’est fort. Il ya au Mali un nombre très important de langages. Et je me suis senti frustré de ne pas pouvoir dialoguer, de ne pas connaître au moins une de ces langues. Mais comme dit Bahia, à propos de ce polyglotisme des africains, qui le sait ?

    Bahia ; ...la langue comme instrument de pouvoir... Ok c’est clair t’as raison. Mais dois je rappeler que le colonisateur a quitté depuis 50 ans, en moyenne ? Je me refuse à croire que les africains francophones, se laisse dominer, qu’ils absorbent passivement cette hégémonie que tu allègues à la langue française. Ce serait faire fi de tout votre héritage, que l’africain a su conservé au plus fort de la colonisation, au passage. Oublier de vos particularité propres. Je n’y crois pas. Ou alors avec une parti incosciente de sa part. Peut être cette parti qui fait encore croire à l’africain que l’on est plus heureux si l’on est blanc vivant à l’occidental.... Vivant sur des critères a la con artificiels, matériels.

    L’impérialisme, Bahia il est ici. Redoutable. Et il est vieux comme les poils blanc de la barbe de dieu.
    Je pense que l’africain s’est approprié le français. Ya ka voir le parler ivoirien dèh ! mince j’ai a faire... à toute

  111. Posté par Mayombe82, le 1er juin 2007 à 20:55

    " (...) 3 à 4 mangues

    ."

    Catharsis, ces mangues, tu ne trouves pas qu’elles sont tellement acides qu’il faut y mettre un peu de sel afin que les langues des Maliens et des Maliennes les supportent ?

    En effet, dans certains de nos pays, on trhouve aisément des gens qui parlent au moins 3 langues (celle du colon devenue la leur aussi, celle(s) du papa et/ou de la maman, et dans des pays comme les 2 Congo, le Sénégal et le Mali, il y a au moins une langue qui est parlée par au moins un tiers de la population. @+, M82

  112. Posté par May, le 1er juin 2007 à 22:03

    Ngnagna,

    Personne n’est obligé d’écouter RFI...

    Catharsis,

    La supériorité occidentale n’est pas acceptée passivement. C’est plus grave encore : elle est si bien intériorisée qu’on la tient pour acquise, définitive.

    Il est ridicule de penser que des enfants seraient retardés dans leurs études, au seul motif qu’ils parleraient leur langue maternelle avant le français. C’est pourtant une vieille idée qui traîne encore dans les esprits.

    Le fait que nos plus grands écrivains aient été élevés dans leur langue maternelle, et que cela ne les ait pas empêché d’écrire en français, n’y change rien.

    Pour ce qui est de la conservation de leur héritage par les africains, on peut émettre quelques réserves. Tout dépend de ce dont on parle, et surtout de l’endroit(l’Afrique est un continent, et tout n’est pas semblable d’une région à l’autre).

    Par exemple, nombre de sociétés d’Afrique centrale ont adopté le patriarcat comme mode de régulation des rapports entre les sexes, sitôt après l’évangélisation. La virginité est devenue sacrée là où elle ne l’était pas.

    Les femmes, désormais considérées comme issues de la côte d’Adam et créées pour servir l’homme, ont souvent été confinées à l’espace domestique. Certains prédicateurs prétendent même que la Bible est d’essence africaine. Or, ils sont légion, sur nos terres.

    Qui se souvient qu’en plein territoire bantou, et bien avant que la révolution française, la reine Nzinga menait ses armées au combat contre la domination portugaise ? Lorsque les femmes de chez nous veulent se libérer, ce sont les occidentales qu’elles prennent pour modèle.

    Elles ne prônent pas un équilibre conforme aux valeurs ancestrales de leur peuple. Elles ne prennent pas appui sur ces valeurs pour créer un féminisme africain...Même si elles ont les erreurs des occidentales sous les yeux.

    Nous pouvons toujours ergoter. La colonisation est passée par là. Elle a parfois associé, au sein des mêmes frontières, des types fort disparates. Pour créer une forme de cohésion et se penser comme des nations, ces territoires fabriqués par d’autres cherchent leurs références chez ceux dont la volonté les a créés.

    C’est dur, mais c’est ce qui est. Le Cameroun s’appelle comme ça, parce que des portugais, arrivant dans l’estuaire du Wouri (fleuve qui traverse la ville de Douala pour se jeter dans l’Atlantique), ils ont vu des écrevisses à la surface de l’eau. Ils ont baptisé ce fleuve : Rio Dos Camaroes.

    Camaroes, qui signifie : crevettes, reste le nom de notre pays, en portugais. Le Wouri, dans la bouche des anglais, est devenu Cameroons River.

    Cette histoire coloniale est le point de départ de nos Etats. Parce que nous ne sommes pas encore parvenus à faire en sorte que ce soit précisément l’histoire (c’est à dire le passé), nous restons bêtement inféodés aux maîtres d’hier. Pour modifier cette réalité, il faut d’abord la reconnaître.

  113. Posté par Nietzsche_junior, le 1er juin 2007 à 23:55

    la langue n est pas un instrument de pouvoir en premier lieu parceque ce n est pas un instrument , ce n est pas un outils que l homme aurait créer et qu il utilise pour dominer les africain , une langue ca ne s invente pas , parler Francais ou non ne changera strcitement rien pour les africains , rompre avec le monothéisme ce sera deja une bonne chose .......... onpeut certe trouvé des princesse Africaine émancipé avant l heure tout comme on peut trouvé des jeanne d arc ou Cathrine de Medicis , des Hildegard de bergen ... mais c est absurde de parler de féminisme africain , y a pas un féminisme africain et un occidental , y a deux approche differente car deux contexte socio-historique different ......... si pour augmentez ces chance de maitriser les science il faut apprendre le francais ou l anglais ben fo pas hésiter les Africain , c est pas avec le Wollof qui vous construirez l afrique en tant que puissance economique capable de nourrir ces enfants ! .......... au point ou l afrik est faut arretez de faire de la metaphysique et passer a l action pratik voir l Action direct !.................... pour ceux qui persiste a croire que la langue francaise est un instrument dite vous que les premier en avoir subit la domination ce fut les francais eux meme , langue doc et d oil , poil au .... ..........................

  114. Posté par catharsis, le 2 juin 2007 à 00:44

    Mayombé82, oui , un peu de piment aussi sur la chair de la mangue çà l’fait bien.

    Bon scuzez, je ma trompé, il fallait lire langue vous aviez corrigé. Ceci dit j’aime tellement certaines mangues, que j’aimerai pouvoir leur parler, et leur sussurer à a pulpe, combien j’apprécie quand elles fondent sur ma langue, que son goût reste agrippé sur la face interne de mes joues en d’affreuses voluptés.

  115. Posté par May, le 2 juin 2007 à 08:14

    Cher N-J,

    Personne ne songe à bouter le français hors d’Afrique, ce serait vain. Il nous sert à nous comprendre entre africains. Il nous sert à communiquer avec le reste du monde. Peut-être pas assez, mais enfin...

    En revanche, tu te trompes, sur l’usage d’une langue comme instrument de domination. C’est bien cette optique, qui a généré la politique française d’assimilation dans les colonies. C’est bien parce que le mental aussi se colonise, que les français interdisaient l’usage de langues locales dans la sphère publique.

    Les anglais (qui n’étaient pas des tendres), n’ont jamais fait cela. Par exemple, au Cameroun anglophone, des journaux étaient écrits en langues locales. On observe que, dans les pays colonisés par les anglais, le complexe d’infériorité à l’égard de l’occident est moins fort que dans les pays francophones.

    Lorsque je parle de féminisme africain, je veux proposer une forme de féminisme qui pourrait privilégier l’épanouissement des femmes, sans les conduire à entrer en guerre contre les hommes. Ce serait un féminisme qui comprendrait que les hommes africains (et même noirs) sont, eux aussi, des victimes de l’Histoire. Sans les infantiliser, ce féminisme aurait de l’empathie à leur égard, au lieu de les considérer comme des adversaires.

    Prétendre qu’il n’y a pas des formes différentes de féminisme, c’est mal connâitre le sujet. Les françaises et les américaines en ont des approches fort différentes, depuis les années 60.

    Quant à ton assertion selon laquelle on ne pourrait vraiment pas dire du français qu’il est un instrument de pouvoir, sous prétexte qu’il a détruit les langues parlées dans l’hexagone (ce qui semble tout de même une preuve de ce que tu contredis), je te conseille la lecture de : Ce que parler veut dire, de Pierre Bourdieu.

    Il y explique clairement comment la bourgeoisie a, dans les provinces françaises, privilégié l’usage de cette langue inconnue des masses populaires, pour se rapprocher du pouvoir et asseoir une domination. La lecture de ce livre t’aidera à affiner ton jugement.

    Ensuite, tu pourras aller dire aux bretons, aux basques et aux alsaciens, qu’ils n’ont véritablement aucune raison de demeurer attachés à leurs langues régionales, puisqu’ils ont déjà le français. Tu pourras militer pour que le provençal et le créole ne soient plus enseignés à l’université.

    Pour tous ces gens qui tiennent à des langues marginales, il apparaît que la langue n’est pas seulement un objet utilitaire. C’est plus profond que cela. Il ne s’agit pas de faire de la physique quantique en douala ou en breton, mais de préserver la part intime des êtres. Elle fait partie des leviers qui aident à se tenir debout.

  116. Posté par May, le 2 juin 2007 à 08:20

    N-J,

    Si la langue était une chose anodine, on ne verrait pas tant de jeunes noirs nés en France, et épris comme toi d’Action Directe (c’est le moins qu’on puisse dire), se mettre désormais à l’égyptien ancien.

    Que cherchent Kémi Seba et les membres de GKS, le mouvement qu’il a créé après la dissolution de la Tribu Ka par Sarko (qui n’a pas dissout le Front National, se contentant d’en normaliser les thèses) ? Ils cherchent une appartenance.
    Peut-être pas dans la bonne direction, mais ils ont tout de même l’intuition que la langue reste un enjeu majeur.

  117. Posté par Nietzsche_junior, le 2 juin 2007 à 10:39

    i tu aime les Mangue alors un cadeau pour toi ..................................................
    "Dallys-Tom Medali est né en 1987, réside à Cotonou au Bénin et est agent commercial dans une compagnie de transport maritime , lauréat Mars
    d un concours de poésie Francophone ....................................................... ;; ;; ;;

    LA MANGUE DU VILLAGE

    A toi, la mangue du village,
    Toi qui hantes tous les esprits.
    Telle une ombre, tu apparais,
    Et, ta silhouette, très vite disparaît.

    Quand illuminent les flambeaux,
    Dans les sombres cours- labyrinthes,
    Des maisonnées de terre cuite,
    Tu excites les masses,
    Et allumes même les vieux assis dans leur hamac.

    Lorsque le jour de la fête biennale,
    Tu danses au milieu du cercle,
    Tes déhanchements rythmiques,
    Tes contorsions hallucinantes,
    L’érection des papayes dressées sur ta poitrine,
    La sueur gluante de ton corps d’ébène,
    La fusion de tes muscles presque nus
    Avec les pleurs des tambours,
    Tous les yeux te contemplent,
    Et toutes les cuisses t’acclament.
    Ô toi la mangue du village.

    DALLYS-TOM MEDALI

  118. Posté par Nietzsche_junior, le 2 juin 2007 à 11:53

    May May May ,
    merci pour le conseil de lecture mais ce livre a pour titre "ce que Parler veut dire" , ce que moi je retient de Bourdieu ce n est pas une critique d une langue particulière mais d une forme d institution qui valide les paroles de certain et invalide de fait celle des autres
    ………………c est pour cela qu il emploie le mot Parler et non celui de langue , car l instrument n est pas le francais en tant que langue mais bien plutôt les conditions d un rapport locuteur/auditeur ,le Je/Tu ! , le francais est pris en exemple mais s’applique aussi bien a l anglais vis a vis de langues Celtes , qu a l arabe vis a vis du Berbère , l espagnol vis a vis du Basque ou du Wollof vis a vis d autre dialecte local
    … Bourdieu a Critiquer les relations social qui confère aux individus des formes différente de pouvoir , ce n est pas le Français qu il critique mais pourquoi la parole d une Prof a plus de valeur que celle d une élève ! , toi tu pose le Français comme instrument donc tu lui donne une valeur ontologique , ce qui est l opposé des thèse de Bourdieu qui parle de relation , et une relation implique une dynamisme , les critique de Bourdieu s applique a toutes les langue particulière et leur usage symbolque comme instrument de domination n est pas lié a la
    langues mais l autorité dont les énoncés sont investit et cette autorité est conférée au langage par des facteurs extérieures et ces Facteur extérieure qu il faut combattre et non la langue francaise elle même ……………. C est pour cela que la Littérature Monde doit déplacer le centre de gravité du mot Francais
    de Paris vers Ailleurs , cet Ailleurs qui offrira enfin au locuteur francais
    une autorité que l académie franco-francaise leur a toujours refusé ! , tin et voilà chue une traître now .. oui la littérature monde :p ....................... mais a quoi va servir cette nouvel reference ?

  119. Posté par Nietzsche_junior, le 2 juin 2007 à 12:00

    "Si la langue était une chose anodine, on ne verrait pas tant de jeunes noirs nés en France, et épris comme toi d’Action Directe (c’est le moins qu’on puisse dire), se mettre désormais à l’égyptien ancien."................................................................................
    mais la ca n a aucun rapport , un noir qui apprend l egyptien Ancien c est un peu comme un allemand qui recherche l Antique Teulé ou le peuple de Mu ..................... Kemi est extrémiste mais necessaire ! cé toute la difference entre le nationalisme algérien et le colonilisme ( Nationalisme expansif) francais ! ........... il faut simplement garder a l esprit que ces chimere ne sont que des chimere et que le peuple Noir ne trouvera absolument rien dans le culte de pharaon noir ! ... leur interet c est de parler Francais avec autorité plutot que de murmurer d antique langue mort dans les catacombe de l histoire ! ...............le seul instrument de domination inné chez l homme chez surtout la violence , je reviendrai si tu le permet sur ton féminisme africain , y a du pour du contre ca dépend des époque ! ..mais je ne suis pas une essentialiste

  120. Posté par catharsis, le 2 juin 2007 à 12:09

    Ciiii NJ ! J’ai dégusté avec plaisir ce poeme. Pffffiou... jeune, talentueux, et déjà laureat d’un prix de poesie. Ahhh fallacieuse envie qui me frole. Dégage !!!

    J’adhere a la sueur gluante de ce poeme, à la sensualite qui se degage, des contorsion hallucinantes des ces hanches, des bravo de ces cuisses, cette sensualité presque charnelle et sauvage, de la mangue de ce village.

  121. Posté par catharsis, le 2 juin 2007 à 12:48

    ...le peuple de Mu.... ??? ah ok (merci google...voyez c’est çà aussi que je viens chercher ici, la force d’être moins ignare, moins con...)

    May..."il apparaît que la langue n’est pas seulement un objet utilitaire. C’est plus profond que cela. Il ne s’agit pas de faire de la physique quantique en douala ou en breton, mais de préserver la part intime des êtres. Elle fait partie des leviers qui aident à se tenir debout." <--- on marche sur notre langue alors ???
    Nous voilà passé de plantigrade, à glossigrade. On a pris du grade...prochaine étape, cérébralogrades...

    La langue, servirait la cause de ces genssss qui fouillent dans les civilisations passées, à la recherche d’un ancêtre dont ils pourraient être fières, et se réclamer. La langue selon toi, dessinerait la part intime des êtres[huuumm très sensuel tout çà May, kel imagination tu as ;)], à préciser le contour de l’ identité d’un peuple. C’est probable, mais çà ne suffit pas.

    Chez l’animal, et je vous fais confiance pour me rectifier si j’ineptise(voui, je néologise, et alors ?). Je disais donc, la communication est comportementale, plus que verbale.
    L’animal est tributaire d’un joug hormonal. Nous ne sommes pas si loin... Manoeuvres d’intimidation, dance de séduction... Donc la communication est principalement comportementale. Le verbe , la langue, sont apparu après, extension de ces modes de communications primales.
    Je me relie et je constate que j’hors sujétise. Le n’importe koi je frise... Donc STOP

  122. Posté par Nietzsche_junior, le 2 juin 2007 à 14:55

    Au commencement était le Verbe Il y eut un homme et le Verbe s’est Fait Dieu il y eu une femme Et le Verbe se fit chair ..................................................
    les derniers anarchiste sur cette terre seront toujours des Femmes , quelque soit la langue employé nous avons toujours subit une domination en tant qu un humain et c est ce livre de bourdieu que je t invite a lire May , La Domination Masculine pour mieux saisir sa pensée qui dénonce plus qu elle n enonce .. quelque soit le lieu ou le rivage , quelque soit les fruit dont l homme raffole il n a dévoré qu une seul chair avec passion , là Notre , L’amour est la seule passion qui se paye d’une monnaie qu’elle fabrique ... Le gai savoir, Friedrich Nietzsche, Edition Gallimard lol......... des noirs cherchant dans les poussiere du passé une volonté a l image de leur cousin germain cherchant chez les Vicking une puissance perdue ! ............ c est tout l interet de ne pas poser une langue comme un Objet(insturment ) pour eviter d etre sujet a ce genre d elan réactionnaire qui fait naitre des révolution conservatrice pour mieux institualiser un systeme de domination Traditionnel ! ..............je suis d accord avec catharsis et son approche comportemental , la parole agis come un stimulis ... la Tribu de Kemi sont a l image de cette catharsis de l esprit par la langue , cette exorcisme du Démon linguisitque par la purification Latine pour les uns , germaine voir Grec pour les autres , linga pour certain ................etc .....................
    c est un peu comme le dressage des animaux par la parole , l intonation a plus de valeeur que la grammaire !.. c est plus dans la forme du langage c est a dire le Discours , la chair et non l ame qu il faut chercher cet elan minimaliste , au secours catha je me renie me dévore et je vais finir comme ce néant !.......................................

  123. Posté par D.O.W., le 2 juin 2007 à 15:33

    Qu’est-ce que ça tchatche ici les amis ! ;-)

    Ma douce May, quelle brillante rhétorique ! Mais je trouve que tu ne vas pas jusqu’au bout de ta logique. Ce qui fait qu’il y a parfois comme des paradoxes. J’ai goûté avec délectation à ton discours, mais chaque fois je me disais : "elle va terminer par l’argument ultime qu’appellent nécessairement ses prémisses", mais hélas, cet argument n’est jamais venu. En effet, tu dis qu’"une langue véhicule un système de pensée", que "les langues sont des mondes en soi", que "toute langue "formate" le mental de ses locuteurs". Si l’on admet cela, on devrait donc au moins évoquer l’hypothèse que l’Afrique travaille à acquérir une forme d’autonomie linguistique. Or tu proposes seulement que nous nous constituions une identité linguistique plurielle, baroque, singulière. Mais jusqu’à quel point une telle identité peut-elle être singulière, si elle n’est que recomposition, ou même réappropriation d’autres identités ? Quand tu dis à propos du français : "nous devons toujours trouver le moyen d’instiller ce que nous sommes profondément, dans cette langue que nous utilisons au quotidien", on peut supposer (et c’est là que je voulais voir un paradoxe), que c’est en contradiction avec l’affirmation qui veut qu’une langue "formate" le mental de ses locuteurs. Non parce que finalement, c’est nous qui formatons la langue ou c’est elle qui nous formate ? ;-) Et de fait, si une langue "véhicule un système de pensée", il faut donc croire que nous pouvons toujours nous évertuer à refaçonner à notre guise le français, à y introduire des ruptures, nous ne serons jamais que dans un système initial de pensée (qui n’est pas le nôtre). Si les langues "sont des mondes en soi", on peut craindre d’habiter désormais un monde allogène, tant que nous continuerons de nous exprimer principalement en français (ou en anglais).

    Un de nos grands penseurs africains disait que le lit de l’impérialisme économique (et politique), c’est l’impérialisme culturel. Et le propre de l’impérialisme culturel, c’est d’être insidieux, silencieux, inapparent ; exactement comme Bahia le dit (post 102). Tout cela pour dire quoi ? Que cette langueur avec laquelle nous nous complaisons dans un usage habituel et banal, machinal et presque réflexe du français, est porteuse de dangers potentiels. Nous avons hérité la langue française, et je crois qu’il n’y a pas lieu de s’en plaindre. C’est effectivement un enrichissement. Il m’est toujours apparu que ces Africains (une bonne partie du continent) ayant l’usage simultané de plusieurs idiomes (d’Afrique et d’ailleurs), étaient incomparablement riches. Face par exemple à l’extrême pauvreté d’un Américain qui n’a jamais vu que l’Amérique, et qui n’a jamais parlé que l’anglais. Mais cette richesse-là ne peut suffire. Il ne peut suffire qu’un Camerounais soit riche de son bilinguisme. Après tout, on trouve des Espagnols qui parlent 6 langues, et ils ont la même richesse. Mais ce qu’ils ont en plus, c’est que leur langue maternelle, est une "langue du monde", une langue "vivante" !

    Il n’est donc pas interdit à l’Afrique, dans la palette de solutions propres à consolider sa singularité culturelle (et linguistique) dans le monde (dont une consiste en effet à tenter de se réapproprier les langues héritées), il ne nous est pas interdit de réfléchir aussi à la solution qui consisterait à tenter d’ériger une de nos langues comme une des langues majeures du monde, et bien évidemment comme langue d’usage principal sur notre continent, de sorte que le français, l’anglais, ... ne deviendraient plus que des enrichissements, et non points des carrefours incontournables. Et peu importe laquelle nous choisissons. Tiens, pourquoi pas un retour précisément aux ingrédients de l’égyptien ancien ?

    Quoi qu’il en soit, c’est là une ambition tellement hardie, que généralement elle ne suscite que sourires polis. Et sans doute qu’une telle ambition ne va pas de soi, et que l’Afrique a des urgences plus immédiates. Mais ce qui interpelle, c’est le fait que dans les réflexions autour de la question des langues en Afrique, on semble s’interdire même d’y penser, de l’évoquer ne serait-ce seulement que comme une des voies possibles ; lointaines, mais possibles. Ne dis-tu pas toi-même ma chère May, que "la langue reste un enjeu majeur" ? Et si donc l’enjeu est majeur, sans doute qu’il convient que les solutions aient de l’ampleur.

  124. Posté par D.O.W., le 2 juin 2007 à 15:39

    Un mot en passant pour N_j, à propos du post 119 et de Bourdieu. Tu écris : "Bourdieu a Critiquer les relations social qui confère aux individus des formes différente de pouvoir , ce n est pas le Français qu il critique mais pourquoi la parole d une Prof a plus de valeur que celle d une élève !". Dans un certain contexte, ma chère N_j, une telle critique sociale peut tout à fait se rapporter au français, ou plutôt à l’usage du français, comme acte locutoire différenciant. C’est le cas parfois en Afrique, où, comme la parole du prof, la parole du petit quidam du coin, qui manie habilement le français, aura souvent bien plus de valeur que la parole de tel autre citoyen lambda qui ne peut s’exprimer que dans sa langue maternelle, mais qui pourtant, est peut-être très perspicace, ou très averti sur tel sujet en jeu.

  125. Posté par Nietzsche_junior, le 2 juin 2007 à 16:20

    oui mais non lol ... car tu oublie que ce quidam qui manie mal le francais et bien mieux sa langue maternel aura lui aussi vis a vis de sa femme par exemple cette attitude colonial et dans sa propre langue , car le colonialisme n est qu une variante du paternalisme ! ........ la langue n est pas un enjeu majeur dsl ! .. "une langue véhicule un système de pensée" , c est du pur délire , dire qu une langue vhéicule un systeme de pensée c est dire qu un camion véhicule des marchandise , soit tu en dis trop et tu ne fait que déployer un pléonamsme , soit tu en dis pas assez car il te sera difficile de démontrer que c est la camion qui produit la marchandise ., a trop vouloir lever d ancienne antinomie on ne fait que faire naitre de nouvel contradcition insurmontable .. en réalité vous avez une approche tres dangereuse de la langue ! , aucun langue ne véhicule un systeme de pensée car il n existe aucun langage ni communauté linguisitik homo-gènes , vous idéaliser la langues ! ....................................
    continuez comme cela et l afrique que vous aller faire naitre ne sera qu une pale copie de la terreur Blanche d antant ! ...............

  126. Posté par Nietzsche_junior, le 2 juin 2007 à 16:48

    "Dans un certain contexte, ma chère N_j, une telle critique sociale peut tout à fait se rapporter au français, ou plutôt à l’usage du français"...................................... ;; ;;

    ca sert a rien car la critique n est pas sur l usage du francais mais l usage d une pouvoir et d une autorité ! et cela peut ce faire et se traduit a vrai dire en n importe quel langue ! ..... c est pour cela que la littérature monde peut etre un atout si son but n est pas de Poufendre le Francais en tant que dérivé du latin mais bien celui de réduire ce qui ont abusé de leur autorité et de leur pouvoir ! ..... on critique l académie de la langue francaise pas le francais qui a l exemple de cet enfant du Benin peut etre une facons exquise d exprimé un désir personnel ! ........ je vois cette littérature monde comme la manifestation non pas de la langue francaise mais de son ecoute ; de ses oreille ... que je vais tiré si tu continue a vouloir me cherche la ptite bete ;) ..µ.

  127. Posté par Nietzsche_junior, le 2 juin 2007 à 17:00

    cite moi cet auteur africain stp dow .. celui qui te fait penser cela ............

    "Un de nos grands penseurs africains disait que le lit de l’impérialisme économique (et politique), c’est l’impérialisme culturel. Et le propre de l’impérialisme culturel, c’est d’être insidieux, silencieux, inapparent ; exactement comme Bahia le dit (post 102"

  128. Posté par Nietzsche_junior, le 2 juin 2007 à 17:16

    ... la littérature monde c est pensée le francais autrement qu en un simple objet a usage des colons ! .. c est pensée le francais comme cet enfant ! les langue ce sont des briques ! elle ne sont en rien responsable si en fait des prisons , des ponts , des murs ... il ne faut pas tourner les pages d un livres mais déployer une carte pour mieux saisir l entendue d un désastre ! la langue francaise est un asemblenge , tout comme le Créole ........ ils faut penser la langueu francaise comme une construction souple ... c est le principe Lego ! ... une mécano que la natrue nous a founrit , sans notice lol ! c est ca le mythe de babel ... y a un con qui a perdue la notice c est de la que vient tout le merdier !

  129. Posté par Ngnagna, le 2 juin 2007 à 18:06

    BAHIA quels sont les effets respectif de langue française et de la langue anglaise sur le mental ?.

  130. Posté par D.O.W., le 2 juin 2007 à 22:31

    Bien-sûr ma petite N_j, je te cite avec plaisir l’auteur du propos que tu as extrait. Il s’agit de l’illustre Cheikh Anta Diop. Je n’ai pas voulu le nommer parce que son nom évoque souvent des tropismes imbéciles, surtout chez ceux qui ne l’ont pas lu. En réalité, c’est moi qui dit que "le propre de l’impérialisme culturel, c’est d’être insidieux, silencieux, inapparent". Anta Diop dit seulement, et très exactement, je cite : "On ne saurait insister suffisamment sur le fait que l’impérialisme culturel est la vis de sécurité de l’impérialisme économique ; détruire les bases du premier c’est donc contribuer à la suppression du second". L’extrait est dans le Tome II de "Nations nègres et culture". Je te laisse chercher à quelle page ;-)

    Et puis d’un mot, pour vous autres qui en doutez, c’est une évidence que la langue véhicule un système de pensée ou, si l’on veut, des structures mentales bien propres. Car la genèse d’une langue est toujours localisée. C’est-à-dire qu’une langue a toujours été créee par une civilisation, en un lieu précis de l’histoire. En clair, initialement, la langue est toujours fruit d’un contexte. Il en découle que la langue est alors le support des seules structures mentales (attention, je dis bien des structures mentales, et non pas de l’environnement) propres à ce groupe, à ce lieu, et à ce contexte. Et cela, même si l’on admet que la langue subit des influences externes. Car ces influences sont rarement reçues tel quel. En général, elles sont formatées dans le moule structural autochtone. Remarquez bien ce dont il s’agit : on fond, dans une langue initiale locale, des éléments allogènes. Ce qui diffère de la dynamique en oeuvre en Afrique, où l’on importe une langue externe, que l’on espère se réapproprier seulement en y injectant des particularismes locaux.

    Je dis donc que pour moi, une langue, même si elle s’est nourrie d’apports externes, est d’abord le substrat d’une vision du monde spécifique. Bien évidemment, rien de figé ; tout ça sera toujours bousculé, au fur et à mesure que d’autres se réapproprient la langue. Mais jusqu’à un certain seuil de basculement (que l’on atteint rarement me semble-t-il), la langue demeure bien ancrée dans sa charpente psychoculturelle. Par exemple, le créole illustre le cas de figure où l’on bascule dans ce que l’on peut appeler une autre langue. Mais le cas de figure est rare.

    C’est donc pour moi une chose certaine (mais ce n’est que mon avis, je peux me tromper) : une langue est belle et bien un monde, une sphère mentale propre. Quand on parle plusieurs langues, on a bien cette intuition-là. May y faisait allusion tantôt, et chacun de nous qui change de langue, sait qu’il y a aussi quelque chose du ressenti, qui change. Combien y a-t-il d’expressions, dans nos langues africaines, qui ne peuvent être traduites en français par exemple, non pas parce que les vocables manqueraient (le vocabulaire français est très riche, bien plus riche en tout cas que le vocabulaire de nos langues), mais parce que l’on voudrait traduire dans la structure du français, une dynamique abstraite qui lui est étrangère, un schéma mental sui-generis. D’ailleurs, un dernier mot, soumis à réflexion : je crois avoir entendu E. Orsenna dire ce dont beaucoup se réclament maintenant : la véritable patrie d’un écrivain, c’est la langue. Si cela est vrai, Mabanckou, Le Clezio, Laferrière, Ananda Devi, etc, tout ce monde-là appartient donc désormais à la même patrie. Mais alors une question : cette patrie-là, elle est culturellement, mentalement, psychiquement, plus proche de qui, de Mabanckou ou de Le Clezio ? De Modiano ou de Beyala ?

  131. Posté par Nietzsche_junior, le 3 juin 2007 à 00:08

    "Car la genèse d’une langue est toujours localisée. C’est-à-dire qu’une langue a toujours été créee par une civilisation".....................................................................

    des les premier pas tu trébuche dow , en parlant ainsi tu met une opposition entre l homme et la nature ... l Arc , le canon ne sont pas dans la nature , on peut trouver la genese dans un endroit localisé , une civilisation inventente la roue , tout ton discours tente de dissocier l homme et le langage , si tu fais la genese tu rencontrera le silence d une amibe vivant clos sur elle meme ,pas le fondement d une culture , chercher la genese cela sous entend un moment ou il y a une rupture, avant la genese qu y avait il ? rien ? un homme sans parole ?....le langage ne sert pas a véhiculer une pensée mais a se constituer comme sujet , et je n use du je qu a la conditon implicite qu il y est un tu .... ce que véhicule le langage c est la subjectivité

  132. Posté par catharsis, le 3 juin 2007 à 04:16

    d’ac le langage est issu d’un contexte particulier, notamment temps et espace. Mais je crains, tout comme vous même Dow, que l’approche ne soit figée. Le français commun d’aujourd’hui n’est déjà plus tout à fait le même qu’il y a 50 ans. Le français parlé à Marseille est sensiblement nuancé de tonalité sudistes(devrais je parler d’accent ?) ensoleillée comparé au français parlé dans le nord. Que dire du français du Québec, ou du parlé ivoirien, pour en finir sur les créols(antilles, Réunion) Je continue en rappelant l’exemple de chai plus kel blognautes qui disait(car le prblème de babel, des langues, du français avait déjà été abordé dans ce village, je ne me rappelle plus ds kel article) qu’il y a même des français"générationels". Il imageait rappelant que le français du père, n’est pas exactement le même que celui du fils.Vous me répondrez qu’ils s’agit d’enrichissements. "Ce qui diffère de la dynamique en oeuvre en Afrique, où l’on importe une langue externe, que l’on espère se réapproprier seulement en y injectant des particularismes locaux." Pourkoi les africains francophones seraient ils encore à part ? Je crains qu’il ne s’agisse encore, for d’1 passé oppressif calamiteux, d’une phobie paranoïde du méchant occidental.(vous avez qd même raison de vous méfier un peu ! :)

    C’est ds les actes de ses dirigeants, inspirés, que l’Afrique apportera les pierres nécessaires à l’édifice de sa réelle indépendance, de son autonomie, libérée des différents jougs, de vils influences ou des différentes formes d’impérialisme. Plus que ds la seule élaboration d’un langage Afrique. Bien que l’idée soit importante.

    Alors moi je vous le demande, est ce que l’on ne mélange pas langage et culture ? La langue fait partie d’une culture, mais la culture, donc l’identité africaine, ne serait être réduite(dites moi si je me trompe) à une seule langue, héritée de surcroit. Il y a une mosaïque de français, chargée d’autant de nuances, de particularismes, que de coins. Et en poussant on pourrait même dire que d’individus.
    Pensez vous vraiment que tous ces individus (cités lus hauts) sont à mettre ds le même panier, issu d’un même moule, fonctionnant selon les même shémas de pensée, régentés par les même systèmes ou structures de pensées ?
    J’ai du mal à le cautionner.

    Et si c’est le cas, ne s’agit il pas en fait, de points communs inhérent à notre condition d’être humains ? Plus que de similitudes dans ces variantes "enrichies" d’une même langue ? Fichtre foutre qu’il est tard !

  133. Posté par Nietzsche_junior, le 3 juin 2007 à 10:45

    c est là ou je voulais emmener dow .. lui faire montrer que differente personne ayant la meme langue maternelle peuvent avoir des vision du monde donc des systeme de pensée radicalemment different .. c est le milieu social qui favorise la pensée , les marchand d armes on en trouve parlant toute les langue , la racisme la haine sont par nature des systeme de penséee transversal a toute les civilisation etn est pas lié a l usage d une langue , la violence conjugual n est pas lié a une langue particuliere , leur these sur le langugage comme véhicule de pensée aboutit tot ou tard sur une forme de Racisme .....les systeme de pensée c est comme la Connerie , c est pas lié a une langue ni a une culture , on elabore un systeme de pensée par rapport aux but que l on se fixe , a sa croyance .... il n y a aucune expression qui ne soit intraduisible ... c est justement là que l Artiste intervient !

  134. Posté par Nietzsche_junior, le 3 juin 2007 à 11:02

    "Alors moi je vous le demande, est ce que l’on ne mélange pas langage et culture ?"
    .........................................................

    seulement quand on est un Noble Vicomte errant a travers les route de France et de Navarre au 17eme siecle .......................... depuis le 20eme sielce la culture n est plus reservé a une élite Aritocrate ou bourgeoise ( koike ..) ... ; la culture est dit de Masse , donc transfrontaliere et ne se souciant plus des Langue particuliere mais utilise comme vhéiculke de transport un language universellement compris .... DOW oublie que pour véhiculer un systeme de pensée il faut aussi vhéiculer l émotion qui va avec ! et cela le linguiste ne sait pas l analyser ...

  135. Posté par D.O.W., le 3 juin 2007 à 16:50

    Ok, je ne peux répondre au post 132 de N_j ; je n’y ai rien compris. En revanche, je vais essayer de répondre aux objections (belle analyse, ou contre-analyse !) de Catharsis (post 133), et aux autres posts de N_j, perspicaces, et en tout cas, plus compréhensibles ;-)

    Catharsis, d’abord arrête donc s’il te plaît de me voussoyer ! Tu me fais passer pour un vieux schnock ! ;-)) Bon, évidemment le français d’aujourd’hui n’est plus tout à fait celui d’hier, de même que le français d’Haïti n’est pas exactement celui du Québec, ou d’Adjamé. Mais oserais-tu dire que tous ces "français"-là ne sont plus le français ? Je présume que non. On reste bel et bien dans la langue française, affectée de variantes (temporelles et spatiales), mais fidèle à l’ossature générale de ce qui la fait. C’est ce que je disais précédemment : tant que la dose de "subversité" que l’on y injecte ne dépasse pas, en quantité et en "déstructuration", un certain seuil, on reste dans la même charpente. Et un bon indice pour voir si ce seuil est atteint, est notamment d’observer si un locuteur n’arrive plus à comprendre l’autre parlant a priori la même langue. Or, en dépit de toutes les particularités localisées, à mon avis, tu n’auras pas beaucoup de mal à comprendre un québécois. Le sens d’un ou deux mots t’échapperont, mais rien de bien méchant. De plus tu sais, cette hypothèse que la langue évolue et se transforme, est toujours un peu "surestimée". Moi quand je lis les auteurs français du 19ème siècle (dans le texte original), je ne sens pas que ce que l’on pourrait appeler "l’esprit français", se soit translaté tant que ça. Le français d’aujourd’hui, enchâsse tout à fait le même esprit que celui d’il y a un siècle.

    Ensuite, tu poses une question fondamentale : tu me demandes si dans mon discours, je n’amalgame pas langage et culture. Excellente question ! J’espère en effet, que je n’entremêle pas les deux, ce serait manquer de nuance dans notre petit débat. Mais tout de même, et c’est bien ce que je disais tantôt : la langue est toujours le fruit d’une culture. La langue ne fait pas toute une culture, et une culture ne saurait être réduite à ses langues. Mais si la culture est le tronc, la langue est une des branches. Tu me demandes (en me voussoyant donc ;-) : "Pensez vous vraiment que tous ces individus (cités lus hauts) sont à mettre ds le même panier, issu d’un même moule, fonctionnant selon les même shémas de pensée, régentés par les même systèmes ou structures de pensées ?". Je réponds que justement, c’est ce que certains voudraient. Tu devrais poser ta question d’abord à Erik Orsenna qui prétend que la véritable (si ce n’est la seule) patrie d’un écrivain, c’est la langue. Lui, en disant cela, et autant que l’on puisse identifier et caractériser cette "patrie", induit donc que tous ceux qui écrivent en français, habitent la même patrie (c’est-à-dire les mêmes schémas de pensée...non ?)

  136. Posté par D.O.W., le 3 juin 2007 à 16:56

    Moi je réponds ceci à ta question : je pense comme toi que tous ces gens ne sont pas "à mettre dans le même panier", ne sont point issus du même moule. En revanche, si on admet l’hypothèse qu’"initialement" ils ne fonctionnaient pas "selon les même shémas de pensée", qu’initialement ils ne sont en rien "régentés par les même systèmes ou structures de pensées", et qu’il y a au départ comme un écart, eh bien, mon avis est que le fait de parler et d’écrire en français, amenuise désormais cet écart. Moi-même qui fais ce constat-là, je suis persuadé que parce que la langue française est dorénavant une partie de moi, j’ai hérité ne serait-ce que des aspects d’une façon française de voir le monde. Je peux combattre cet héritage. Ou non. Je peux chercher en m’en distancier. Ou non. Le voir comme une bonne chose. Ou non. Mais je plains ceux qui ne le nient ou le réfutent.

    J’en arrive à un autre point qu’introduit N_j qui dit : "différentes personnes ayant la même langue maternelle peuvent avoir des visions du monde donc des systèmes de pensée radicalemment différents". Absolument. Disons, comme Catharsis à la fin de son post, qu’il y a, chez l’humain, des jonctions et des points communs qui transcendent les cultures, les frontières civilisationnelles, les cloisonnements de tous ordres. Et que de la même façon, il y a des démarcations qui se font au sein d’ensembles régis par des structures apparemment uniformes. Mais alors, ce qui est intéressant, c’est de voir les hommes tracer leur propre chemin, dessiner la singularité de leur parcours. Tel, se conformer pointilleusement à la "philosophie" que promeut son groupe social, sa culture ; tel autre, être perpétuellement en rupture avec son monde, etc., et chacun, selon sa libre autonomie d’esprit. Or cette proximité machinale avec la langue française (et donc indirectement avec la culture française, avec "l’esprit" français), jamais interrogée, jamais réévaluée, conduira toujours nombre d’Africains vers une vision, un schéma moral, qui n’auraient jamais peut-être été les leurs, s’ils avaient pu décider avec plus de distance.

    Voilà, j’espère avoir répondu à vos objections. Mais je sais que le débat continue ;-) Juste une chose pour finir : ce n’est pas que je veuille d’une Afrique fermée, nourrie de ses seules matières culturelles. C’est surtout qu’en permanence, l’Afrique reçoit, exécute, accompagne au mieux. Je veux d’une Afrique qui apporte, qui offre, qui innove, qui crée, qui invente et qui impulse. La France a offert au monde (et en particulier à l’Afrique), la langue française. Mais nous (je veux dire nous Africains), nous offrons quoi ? A part nos tambours et notre "aimable soutien", nous apportons quoi au monde ?

  137. Posté par D.O.W., le 3 juin 2007 à 19:01

    Un mot encore pour nourrir le débat, ou en tout cas la réflexion : si on transpose au 15ème ou au 16ème siècle, certains arguments qu’il y a eu ici, la France et la Lombardie, Navarre et la Vénitie, tout ce monde-là parlerait aujourd’hui le latin. C’était à l’époque une langue plus évoluée que la moyenne, qui fédérait bien des peuples. Mais ces peuples-là, ont cru malgré tout, devoir se forger une langue bien à eux. N’est-ce pas ça qui a donné aujourd’hui le français ? N’est-ce pas ça qui fait les peuples fiers ?

  138. Posté par Nietzsche_junior, le 3 juin 2007 à 21:05

    " C’était à l’époque une langue plus évoluée que la moyenne, qui fédérait bien des peuples".............................................. plus évoluer en quoi DOW ? , c est quoi ce mystérieux critere qui te permet d affirmer que le Latin est plus évolué que l occitan ? , au contraire le Latin etait Lourd , structure rigide , les poete , philosophe ont preferer le grec ou leur patois pour exprimer leur émotion , c est l émotion le véhicule de la pensée DOW pas la langue sauf quand elle sait se faire assez souple pour exprimer une émotion , et je doute qu une seul langue au monde puissent revendique une hégémonie sur la facon Idéal de communiquer avec d autre , car la langue c est cela un vhéicule entre deux personne , ...................................................... ;; ;;
    pour Toi DOW la langue c est ce fameux palais de l Etre , tu es de ceux qui donne crédit a cet philosophie de l absurde qui a eu la prétention de trouver dans la Lettre de l Etre le sens caché de nos vie .. persuader que la langue en tant que vhéicule de systeme de pensée devait necessairement détenir le Saint graal .................................................................
    a cet époque DOW en Lombardie ou en Picardie le Latin etait prononcé avec un tel accent qu on y perdait justement son latin .. le Latin c est Rome qui l a importé et la religion catholique qui la cultiver avec exces , avec une prétention politique ................ ;; ;; ;; ;; ;; ;; ;; ;; ;; ;; ;; ;; ;; ;; ;; ;; ;; ;; ;; ;
    "qu’il y a, chez l’humain, des jonctions et des points communs qui transcendent les cultures, les frontières civilisationnelles, les cloisonnements de tous ordres."........................................
    le dire c est bien .. mais faut ciblez , quel sont ces jonction ??? moi au post 32 incomprhensible je t en est donnée une ... toute les langues ont pour point commun d avoir des pronom personnel ... les langues ne sont pas les véhicule mais des routes , le véhicule restera toujours l émotion , la passion , et c est cela qui transcende les cultures ... ;) et hop pirouette cachouette , parceque je le vaux bien ;) .... .................................................
    Toi tu es un heideggerien je t avai capté des le début lol :p , pour toi " la langue c est le Palais de l Etre" .........

  139. Posté par Nietzsche_junior, le 3 juin 2007 à 21:06

    et lé ou le bleme avec mon post 132 n ké tré kler !!! non mais

  140. Posté par catharsis, le 4 juin 2007 à 01:54

    NJ tu rappelles en 2 mots toute la problématique : lettre et l’être. Les lettre définissent elles l’être dans son intégrité ? Non, elles l’appréhendent, elle l’approchent, le cernent mais en aucun ne le résume. Encore moins, ne l’asservissent. Et c’est ce que certains craignent. Distinguez l’intention, du moyen de communication, SVP.

    L’être est un creuset d’émotions. Les lettres bien agencés, peuvent nous faire ressentir un peu de ces volcans de l’être, mais rien ne remplace l’expérience.

    Je conclue disant que les lettres sont une émanation de l’être. L’inverse n’est pas réellement vrai.

    Dow je ne suis pas d’accord avec toi. Je ne peux croire que l’Afrique à l’h actuel n’apporte rien. Elle offre, elle a offert, elle offrira encore. Pour qui veut bien recevoir. Notamment par sa culture qui s’exporte sans spécialement de volonté hégémonique derrière. C’est la plus belle façon de s’exporter. Sans volonté de conversion. Il ya sans conteste un "african way of life" ! Et tans pis pour ceux qui ne voient rien. Ce monde est un monde de mal voyants, ou plutôt des voyants sélectifs.

    Vrai que les écarts entre les individus dont tu parles dow, jeunes pousses sur le fertiles fumiers de nos différences sont amoindris par la pratique d’1 même langue. Certes. Ne faut il pas un terrain d’entente ? Le pragmatique rattrape le théorique, il faut communiquer. Et pour cela s’accorder sur la pratique d’un ensemble de codes, la langue.

    Or cette proximité machinale avec la langue française (et donc indirectement avec la culture française, avec "l’esprit" français mais quel est cet "esprit français ? Y a t il un esprit anglais ? un esprit américain, un esprit laotiens ?.... Sans en faire du mauvais...(esprit)...une langue serait elle intrasecquement politique ?

    Je rejoins, pensant que l’outil de la langue est comme une lame, utilisé à bon escient il fait le bien. Dans les mains d’un assassin, il blesse, il lèse, il galvaude, il médit, il "gate le nom", il tue...

  141. Posté par Ngnagna, le 4 juin 2007 à 14:31

    « Mais nous (je veux dire nous Africains), nous offrons quoi ? A part nos tambours et notre "aimable soutien", nous apportons quoi au monde ? »

    Une telle question n’est pas surprenante, NJ plaignait « la grande muette » : l’Afrique. Elle n’est pas muette, c’est le monde qui est sourd et aveugle. Le Dr Jérôme Fagla Médégan Béninois a mis au point le VK 500 un nouveau traitement de la drépanocytose. La yohimbine utilisée dans l’impuissance provient d’écorce d’arbre d’Afrique. Personellement Je ne vois pas pourquoi l’Afrique se préoccuperait d’apporter quoique ce soit aux occidentaux, elle a déjà fort à faire avec ses propres problèmes. On ne pourra jamais forcé les occidentaux à respecter à aimer les africains, à accepter de porter des boubous, à bouffer l’Attieke que Catharsis aime etc...

    Je parle américain je pense comme Bush, je parle français je pense comme Le pen, je parle arabe je pense comme Ben La den CQFD. Trop rigolo !

  142. Posté par D.O.W., le 4 juin 2007 à 21:17

    Ma chère N_j, révise donc un peu tes classiques au lieu de m’embêter ;-) A l’époque où Joachim du Bellay écrit son "Défense et illustration de la langue française", le français est la langue du bas-peuple, des gueux. La langue usitée par tous les "lettrés" et autres élites, c’est le latin. Langue de toute la diplomatie européenne aussi. Faut-il te faire un dessin pour t’amener à conclure qu’elle était plus évoluée ? Mais il faut certes noter qu’il y avait à côté le latin vulgaire.

    Pour le reste, je n’ai pas le temps de répondre à vos digressions très savantes sur "lettres et l’être" ;-) Si les lettres ne définissent pas l’être, alors je vous prie de renoncer tout de suite à parler français. C’est vrai ça n’a aucune importance, mettons-nous tous ensemble et pour toujours au bambara. Vous voulez bien ?

    Réponse rapide également à Catharsis qui pense que l’Afrique apporte tant de choses que ça au monde. Elle en apporte tant, qu’elle n’a même pas les solutions techniques pour accroître ses rendements agricoles et nourrir sa population. L’Afrique t’apporte les balafons, son sourire et son ingénuité. Tant mieux si ça te fait rire, mais ça ne fait pas rire les enfants qui meurent de faim en Somalie ou au Zimbabwé. Ceux-là, je ne suis pas sûr que ton "african way of life" leur apporte beaucoup de réjouissance. Enfin, oui mon cher, il y a un "esprit français", un "esprit anglais", etc. Demandes autour de toi, et je crois bien qu’il y en aura plus, de mon avis que du tien. Et sans doute que tu as déjà entendu dire : "So british !". Je serais curieux de savoir comment tu l’entends...

    Ngnagna, tu es fidèle à toi-même, toujours obtus dans tes inepties et tes jugements peu sagaces. Apporter quelque chose au monde, c’est d’abord s’apporter quelque chose à soi-même. Tu écris : "Je parle américain je pense comme Bush, je parle français je pense comme Le pen, je parle arabe je pense comme Ben La den CQFD. Trop rigolo !". Simplifier la pensée, c’est toujours le lot des sots. De ceux qui ne peuvent comprendre les nuances et les subtilités de l’argumentation. Personne d’autre que toi n’a compris ainsi mes arguments. Je pourrais y revenir, mais est-ce vraiment la peine ? Tu ne comprendrais pas davantage. En tout cas, c’est peut-être toi-même qui es en train de nous fournir ici la preuve peut-être que tu as intégré le système de pensée de ton colonisateur, et que tu ne peux plus t’en abstraire. Pour preuve, je dis "apporter quelque chose au monde", et toi tu le retranscris en "apporter quelque chose aux occidentaux". Le monde donc pour toi, commence et se termine avec les occidentaux. Pour ton édification, je disais donc que apporter quelque chose au monde, c’est d’abord s’apporter quelque chose à soi. Si l’Afrique travaillait a se forger une grande et belle langue, cette langue se diffuserait au monde, mais ce serait la langue de l’Afrique, utilisée d’abord par elle. Si l’Afrique inventait, en matière de technologies, le monde recevrait et adopterait ces inventions, les reconnaîtrait comme africaines, mais c’est l’Afrique d’abord, qui s’en nourrirait. Au lieu de prétendre que le monde est sourd et aveugle (tout est de la faute des autres n’est-ce pas), ouvre donc tes yeux et vois les carences de ton continent ; vois la misère de ta terre. Arrête de te gargariser des micro-machins que quelques hommes de bonne volonté mettent au point dans leur garage. Vois l’immensité des besoins, et l’insignifiance de ce qui te comble d’aise. Il faudrait te répondre ce dont j’avisais Catharsis : le Dr Jérôme Fagla Médégan, la yohimbine et tutti quanti, cela empêche-t-il la faim de décimer l’Afrique ? Les hôpitaux de ressembler à des mourroirs ? Allez, un peu moins de sotte gloriole, et un peu plus d’ambition pour ton continent mon bon ami !

  143. Posté par Bahia, le 4 juin 2007 à 21:45

    Le monde donc pour toi commence et se termine avec les Occidentaux, écrit DOW en s’adressant à Ngnagna (post 143).

    "Emancipate yourselves from mental slavery. None but ourselves can free our minds" chante Bob Marley dans Redemption song.

    No comment

  144. Posté par Nietzsche_junior, le 4 juin 2007 à 22:08

    "Je conclue disant que les lettres sont une émanation de l’être. L’inverse n’est pas réellement vrai."................................................................................... ;

    ouais mais l Etre aussi n est pas réellement vrai , ... au final tu ne fais que définir une évidence l homme parle !.... mais il n a pas inventé la parole , c est ce qui m oppose a toi et Dow .... un instrument c est par définition une invention , quelque chose que l homme ne trouve pas a l etat naturel .. la Parole est un etat naturel pour l humain , l homme n a pas inventé la parole donc il n y a pas lieu de parler d outils ........................................ ;
    tu pose cette question ...
    "...une langue serait elle intrasecquement politique ?"........................................
    difficle d echapper au constat d Aristote , l homme est un animal politik , donc toute intention vers autrui a pour fondement une intuition politique , le vivre ensemble ou ou péris !................................................................................. ;
    "Je rejoins, pensant que l’outil de la langue est comme une lame, utilisé à bon escient il fait le bien. Dans les mains d’un assassin, il blesse, il lèse, il galvaude, il médit, il "gate le nom", il tue..."..............................................

    La langue n est pas un outils entre les mains d un ouvrier mais belle et bien ces mains ! et conclure que les mains peuvent tuer ou caresser c est proclamer en 2007 que l homme peut etre capable d amour ou de haine , merci pour la nlle depuis 10000 ans on l avait deviné !........................... ......................................................

    la planete entiere pourrait parler la meme langue que ca changerait rien a la haine des uns contre les autres ! l Allemagne Nazie nous démontre que des gens qui maitrise parfaitement la langue national on été consideré comme des parasite , l homme trouvera toujours une raison a sa haine , que ce soit a travers la langue , la couleur d une peau , la longeur d un nez d un sexe , le timbre de voix , ou pire .. une difference de sexe !..........................................................
    je rend hommage a Wittengstein premiere période qui a conclut que le silence etait le seul mode de connaissance de l etre , l ironie de l histoire veut qu il fut dans la meme classe d Histoire .. juif et homo il risquaient pas d etre pote avec adolf lol ..................................................................

  145. Posté par Nietzsche_junior, le 4 juin 2007 à 22:16

    "le français est la langue du bas-peuple, des gueux. La langue usitée par tous les "lettrés" et autres élites, c’est le latin. Langue de toute la diplomatie européenne aussi. Faut-il te faire un dessin pour t’amener à conclure qu’elle était plus évoluée ?"...................................... ;

    non plus répandue pas plus évolué ! ... si pour toi l impérialisme d une langue est synonyme de supériorité alors je te laisse conclure de toi meme ou te menera ce genre de raisonnement ! ....................................... ;;
    "Si les lettres ne définissent pas l’être, alors je vous prie de renoncer tout de suite à parler français. C’est vrai ça n’a aucune importance, mettons-nous tous ensemble et pour toujours au bambara. Vous voulez bien ?".........................

    ben généralement ce qui délire sur l Etre en qu etre ou je ne sais quel autre chimere spirituel parle en latin ;) ... vadé retro satanas ! ..

  146. Posté par Nietzsche_junior, le 4 juin 2007 à 22:21

    "Enfin, oui mon cher, il y a un "esprit français", un "esprit anglais", etc. Demandes autour de toi, et je crois bien qu’il y en aura plus, de mon avis que du tien. Et sans doute que tu as déjà entendu dire : "So british !". Je serais curieux de savoir comment tu l’entends...".................................... ;; ;; ;; ;; ;

    ceux qui parlait comme cela n ont pas arretez de se faire la guerre comme des malades pendant des siecles : l esprit allemand contre l esprit francais ! pfff merci c est bon on va pas recommencer on a deja eu deux guerre mondial et pratiquement tous les ravages pour que chacun puissent etendre de facon hégémonique leur "Esprit national " de petit facho de merde ! ... ! y a aucune identité national .. parole d une meuf d une 9cube ! ...

  147. Posté par Nietzsche_junior, le 4 juin 2007 à 22:29

    en aparté ..............

    " l’Afrique. Elle n’est pas muette, c’est le monde qui est sourd et aveugle. Le Dr Jérôme Fagla Médégan Béninois a mis au point le VK 500 un nouveau traitement de la drépanocytose. La yohimbine utilisée dans l’impuissance provient d’écorce d’arbre d’Afrique. Personellement "................................. ;;
    de souvenir la drépanocytose c est une maladie génétique ( population afro en majorité ) je crois pas que le VK 500 soit un trraitement , d ailleur y a aucun test clinik de dispo ?? , je pense que c est pour attenuer les symptome mais je crois que personne n a fait de test sur des humains ! ... et quant a soigner l impuissance je vais te foutre une clak dans la gueule et tu va voir ton impuissance ou je vais te la mettre , c est koi ce délire , c est ca une avancé Africain ..., c est sevran qui va pas etre content lol ................................................. ;
    si on avait ecouter le savoir des sorciere d afrik ces molécule ca fait des années qu on les aurait découvret , mais bon modernité oblige ! ..

  148. Posté par Nietzsche_junior, le 4 juin 2007 à 22:31

    Ngnagna y a differente facon de rendre une homme aphone ... en leur coupant la langue ( voir les couilles lol ) ou en melant leur cri a un bruit de fond médiatik ^prmanent et une redondance qui au final a le meme effet que le silence .. la voie de l afrique est etouffé plus qu elle n est muette

  149. Posté par Nietzsche_junior, le 4 juin 2007 à 22:31

    ben putain j en avais des chose a dire !!! chui épuisée me fo un remontant !

  150. Posté par Nietzsche_junior, le 4 juin 2007 à 22:56

    j ai trouvé la formule catharsis , purifie toi a mon savoir , les Lettre ne sont pas l émanation de l Etre mais l intuition de son Etre intimes ! ...

  151. Posté par Ngnagna, le 4 juin 2007 à 23:28

    « Simplifier la pensée, c’est toujours le lot des sots. » J’ai toujours dit que lorsqu’on en vient aux insultes, c’est à défaut d’argument. Cette simplification est un moyen de montrer où ta pensée pouvait mener.

    « je dis "apporter quelque chose au monde", et toi tu le retranscris en "apporter quelque chose aux occidentaux". » Tu me fais penser à un voleur qui pris su le fait essaie de se débattre. Pourquoi n’avoir pas tout simplement demandé ce que l’Afrique faisait pour elle même ?

    « Pour ton édification, je disais donc que apporter quelque chose au monde, c’est d’abord s’apporter quelque chose à soi. » Si tu prenais la peine de bien lire tu comprendrais que c’est exactement ce que je dis. La reponse n’est pas plus importante que la question.

    « cela empêche-t-il la faim de décimer l’Afrique ? » Tu vois beaucoup trop de télé, la faim n’est pas le seul problème de l’Afrique et tu devrais savoir que les subventions apportées à l’agriculture européenne et américaine pénalisent le cultivateur africain.

    « Les hôpitaux de ressembler à des mourroirs ? » Tu voudrais des scanners, des échographies, des blocs opératoires superéquipés, des médecins, des soins gratuits en Afrique c’est très émouvant ta complainte. Si tu ouvrais grand tes yeux tu constaterais les effets de l’ajustement structurel et de la pauvreté de bon nombre d’états africains.

    « je pense que c est pour attenuer les symptome » La drépanocytose est une maladie à transmission génétique qui a des manifestations très douloureuses. La douleur peut tuer et la soulager n’est pas négligeable. Cette attitude qui consiste à dénigrer systématiquement les chercheurs africains peut être bénéfique si elle n’est pas soutendue par le postulat de leur infériorité .

    « quant à soigner l’impuissance c’est ça une avancée africaine ». La yohimbine est exploitée par un labo non africain et même si c’était un labo cela changerait quoi ? Je n’ai pas jugé les pratiques sexuelles des africains « ta colère saine » est injustifiée. L’impuissance touche les hommes sans distinction de couleur, pense au drame que peut vivre une femme qui ne peut avoir d’enfant.

    « la voie de l afrique est etouffé plus qu elle n est muette » j’adhère. Repose toi et prend des fruits t’auras la peche.

  152. Posté par Ngnagna, le 4 juin 2007 à 23:48

    Quand je parle français je suis moi, quand je parle anglais je suis moi. Le bilinguisme n’est pas un dédoublement de la personalité. Je pense qu’il doit avoir confusion entre langue et culture comme le diasit NJ.

    D.O.W il y a beaucoup d’individus qui sortent tout leur arsénal lexical, grammatical, philosophique pour se faire entendre pour paraître intélligent ou plus simplement non sot. Se soucient ils seulement de se faire comprendre ?

  153. Posté par Nietzsche_junior, le 5 juin 2007 à 01:03

    "Cette attitude qui consiste à dénigrer systématiquement les chercheurs africains peut être bénéfique si elle n’est pas soutendue par le postulat de leur infériorité ."............................................................................
    pas a moi je suis la premiere a considerer que les chiffres sont né en Afrik ou disonta son tout proche orient :) , que Tombouctou etait une grande ville universitaire ! .... je veux juste mettre en avant un critique soulevé par des laboratoire pharmaceutik qui il faut prendre en considération , les Virus sont des entité vivant et en tant que tel elle évolue et modifie leur strucutre en fonction des difficulté qu elle rencontre , ces difficulé se sont les Vaccin ... une mauvais utilisation d un vaccin c est comme pour les anti bio , les consequence seront encore plus néfaste ! les nouverau virus demanderont plus de moyen (Technique et financier ) et des strucutre de recherche que l afrique n a pas encore !..................................................................
    moi j ai peur pour l Afrique car j ai l impression que les politique en matiere sanitaire se revele désastreuse quand les strucutre social ne sont pas la pour rendre efficace ce genre d action ........................................................................
    les anti bio sont efficace uniquement quand on suit srcupuleusement le traitement , un arret et c est la cata !......dans ce ca vaut mieux ne pas en prendre du tous !

    ce qui connaissent les probleme lié a la course sans fin entre pesticide et insecte savent a quel point la nature s adapte a l homme aussi bien que lui a elle ! .... ;)

    allé zou je file , en plus j ai une angine , en plein juin c est comme un signe du ciel .. ô destinée !

  154. Posté par catharsis, le 5 juin 2007 à 02:11

    les Lettre ne sont pas l émanation de l Etre mais l intuition de son Etre intime
    Je crois que je comprend... Le langage n’est pas une invention, pas plus qu’un outil. C’est une extension du cerveau humain. C’est un organe ! D’ailleurs ne dit on pas d’une belle voix : "kel bel organe !" Malheureusement on pourrait parler tous la même langue que l’on continuerait à se taper sur lag. Ayé j’ai encore un accés de nihilisme.

    Réponse rapide également à Catharsis qui pense que l’Afrique apporte tant de choses que ça au monde. Elle en apporte tant, qu’elle n’a même pas les solutions techniques pour accroître ses rendements agricoles et nourrir sa population Dow, relisez moi, je ne parlais pas de sa capacité à se sortir de la misère. Avec tout le respect que je vous porte(voussoiement déférent) penseriez déjà vous aussi comme un occidental, rêvant de progrès technologiques, de prix nobel... ? "Vanitas Vanitatum et omnia Vanitas" ? On s’en fout ! Il faut être ambitieux vous avez raison. Aux grands maux les grands remèdes. Cà va finir par rentrer ds ma tête dure.

    Là où vous avez tort c’est de penser qu’un sourire, une ingénuité, une musique sont au rabais devant l’avancée technologique. Et, OUI ce que j’ai appelé par dérision comparative, l’african way of life, plus précisement la sagesse africaine, permet peut être aux gamins africains, d’endurer la misère que l’on connait. Ce peuple serait peut être tombé dans une mélancolie funeste, s’il n’y avait eu de ces sourires, ou une transcendance matérialisée en un blues, face aux fléaux qui se sont abattu sur lui. On me jettera au visage que je fais l’apologie de ces clichés coloniaux. Putentrailles ! Ne voyez vous pas vos atouts, vos forces là où elles sont ? Ne voyez vous pas le risque à négliger cet héritage ?

    Le fatalisme passif n’est pourtant plus tolérable. Je vous suis. Peut être faut il cibler une position équilibrée, intermédiaire entre vos visions ambitieuses, progressistes, électrochoc nécessaire à cette inertie du malheur africain, et cette force tranquille que confère au peuple africain la sagesse séculaire d’Afrik.

    Dow, pour en finir, c’est pas que ces balafons, ces sourires, ou bien encore ce sens de l’hospitalité me font rire. Pas plus que je ne m’extasie à la manière d’un scientifique blasé devant les prouesses de ses cobayes. Je les vénèrerait plutôt. Comme d’antiques vestiges d’humanité, fossilisée, oubliés, ds la gangue pierreuse et efficace de Progrès.

  155. Posté par Bahia, le 5 juin 2007 à 13:02

    La littérature-monde en français, ce n’est rien d’autre qu’un remake de la littérature francophone, avec un horizon soi-disant plus élargi ainsi que l’atteste le manifeste signé par quelques noms tels que ceux d’Orsenna, de Le Clézio, de Rouaud et quelques autres "Blancs" (nombre plus que dérisoire et pour cause). Mais ça, c’est juste pour nous faire croire qu’on a changé d’optique mais ne nous leurrons pas, cette littérature-monde en français n’est rien d’autre qu’une forme de discrimination positive appliquée à la littérature.

    N’est-ce pas une façon d’assurer la visibilité de ces écrivains dits francophones ?

    Parlerait-on autant d’eux s’ils étaient "dilués" dans l’ensemble de la littérature ?

    Tout ce que je peux dire, c’est que dans ma bibliothèque personnelle, Mabanckou n’est pas le voisin de Malraux comme Césaire n’est pas le voisin de Chateaubriand.

  156. Posté par Ngnagna, le 5 juin 2007 à 16:03

    « Tout ce que je peux dire, c’est que dans ma bibliothèque personnelle, Mabanckou n’est pas le voisin de Malraux comme Césaire n’est pas le voisin de Chateaubriand. » Ca t’apporte quoi ?

  157. Posté par Nietzsche_junior, le 5 juin 2007 à 20:28

    l inconvéniant des bibliotheque c est que les livres qu il y a desssus on les a raremment lus lol ... moi les livre je les pose pas cote a cote mais l un sur l autre

  158. Posté par Bahia, le 5 juin 2007 à 20:31

    A lire, pour compléter le post 131 de DOW un chapitre très court (p. 415 à 423) sur le développement des langues par Cheikh Anta Diop dans Nations nègres et culture, tome 2 (Présence africaine) :

    1- Nécessité de développer les langues nationales

    2- Moyens de développer les langues nationales

    Le passage cité par DOW se situe exactement à la page 417, pour la 3ème édition en tout cas.

    Un ouvrage à mettre entre toutes les mains, en particulier celles des Africains, et à consommer et reconsommer sans modération.

    Ouvrage qui, selon moi, devrait être obligatoirement inscrit dans les programmes d’enseignement en Afrique et ce, dès le lycée.

    Est-ce le cas ? Je n’en sais rien mais j’espère bien que c’est le cas.

  159. Posté par Bahia, le 5 juin 2007 à 20:33

    Au fait, DOW, je gagne quoi ?

  160. Posté par Nietzsche_junior, le 5 juin 2007 à 20:48

    c est comme les corps :p ... un livre c est charnel , alors des prix de beauté pkoi pas ... ce n est pas tant la société qui impose des standart de Beauté c est aussi les gens qui réclame des modeles !.........................................les prix littéraire c est important , car elle confere l autorité médiatik au locuteur , et qu on le veuille ou non c est necessaire actuellement ( Cf election présidentiel 2007 ) ... alors oui au prix littéraire , reste a définir la facon dont "on" les disstribue ...bon j ai soif , l ai essayer les fruit frais d intermarché meme des trois mousquetaire mais ca fé rien , chui allergique aux anti bio ! .. chui dans la merde koi , une pensée pour ma chair meeurtri par la fievre et un toux ravageuse qui fait fuir le pov pti chat ! priez pour mon sait rétablissement ! faite comme mon chef lol , I Need You !!

  161. Posté par D.O.W., le 5 juin 2007 à 21:37

    Ma chère N_j, sur le latin, là franchement, tu fais du sophisme ;-) Sur le fait qu’il y ait un "esprit français", etc, ce n’est pas le fait en lui-même qui est de nature belliqueuse, c’est la volonté d’y vouloir établir des hiérarchies. Dire qu’il y a un esprit français, tout comme un esprit massaï, traduit simplement la diversité du monde, la pluralité de la civilisation humaine. On devrait simplement s’enrichir de nos différences, et non pas tenter de les classifier. Dans un cas, il n’y a qu’exubérance, et dans l’autre, c’est la guerre comme tu dis. Bon, c’est vite dit tout ça, mais le temps est une denrée rare ;-)

    Catharsis : j’aurais bien des choses à te répondre, mais le temps... Résumons : d’abord, tu écris : "penseriez déjà vous aussi comme un occidental, rêvant de progrès technologiques, de prix nobel... ?". Mais cher frère, les progrès technologiques n’appartiennent à personne ! C’est une des plus grandes escroqueries historiques de l’Occident : c’est de faire croire que la science c’est elle. Je pourrais faire 300 pages là-dessus...mais pas ce soir ! ;-) Bref, ce ne sont pas seulement les occidentaux qui ont le droit de rêver de progrès technologiques. Et puis, les progrès technologiques ne sont pas nocifs en soi, seule l’est, une certaine façon de les mener. On peut tout à fait conjuguer progrès techniques et préservations de valeurs humaines. Tu écris encore : "Là où vous avez tort c’est de penser qu’un sourire, une ingénuité, une musique sont au rabais devant l’avancée technologique". Ce n’est pas ça le problème, ou plutôt, ce n’est pas ainsi qu’il faut voir les choses. La question à se poser est la suivante : est-ce que le sourire et l’ingénuité suffiront pour nourrir une des populations les plus numériquement importantes du monde ? Non. Pour cela, il faut réaliser des avancées en matière de techniques et de technologies. Mais par ailleurs, est-ce que la technologie fait perdre définitivement le sourire et l’ingénuité (puisque tu y tiens tant) ? Non, du moins tel est mon avis, tel que je te l’ai déjà indiqué.

    Ngnagna : je n’ai sorti aucun arsenal. Vérifie, j’écris de la même façon ici depuis très longtemps. Je n’ai besoin de rien démontrer à personne. Et je crois bien que je me soucie souvent de me faire comprendre. Seulement, je réponds avec peu d’amabilité à ceux qui ne sont pas très honnêtes intellectuellement. Mes propos ne pouvaient pas être interprétés comme tu l’as fait, sauf à ne pas être loyal. Je ne dis pas que parler français fait de nous des êtres sans personnalité. Je dis seulement que cela n’est pas anodin, et qu’il y a bien d’imperceptibles mouvement structurels qui se font en nous. Quelle est l’intensité de ces mouvements ? Je ne me suis pas risqué à me prononcer. Je n’ai pas réponse à tout. Mais entre les deux formulations, il y a une distance qu’on ne peut franchir, me semble-t-il, que malhonnêtement. Pour le reste, soit on s’écarte du sujet, soit de toute façon, tu dis plutôt ce que je pense, et dont... je n’ai donc pas dit le contraire !

    Bien joué ma chère Bahia, tu gagnes mon admiration ! Et, comme disent les jeunes, mon "respect !" aussi. ça te suffit ? Ou tu souhaites autre chose ? ;-)

  162. Posté par Nietzsche_junior, le 5 juin 2007 à 21:55

    "Dire qu’il y a un esprit français, tout comme un esprit massaï, traduit simplement la diversité du monde,".........

    non non , ca ne traduit que tes préjugé ! pour moi y a pas d diversité chez l humain , on est tous pareil ... la seul diversité chez l humain c est le fait que l espece est sexué ! .. a part ca y en aucune ...la diversité chez l humain ce n est que contingence et hasard tandis que dans la nature c est une necessité ... pensez la culture en terme de diversité c est necessairement la hiérarchisé , car ce qui caractérise les civilisation c est qu une couche se dépose sur l autre et non l une a coté de l autre ( chui trop forte !!!) ... car cela implique qu ela langue ne transpore pas des systeme de pensée mais pose des frontiere géogrpahique ou temporelle ... l esrpit francais de 1789 n est pas le meme que celui de 1939 ni celui de 2007 ... faut pas confondre mémoire collective et Epsrit ! les deux s idéalise mais .. mais ??? niark !!

  163. Posté par jean michel marche éditions ASPECT nancy, le 5 juin 2007 à 22:00

    bonjour, note petite maison d’édition de NANCY a édité en 2006 CARNAVALESQUES, recueil de textes français de poètes contemporains (et vivants) de tous horizons, avec ceci d’original que les poèmes sont classés par ordre alphabétique (nom de l’auteur)et AVANT la biographie du poète. Ce qui évite des à priori.
    27 poètes que nous remercions à chaque rencontre.
    En 2007, foin de toutes ces discussions sur la franco (et la caco) phonie du monde littéraire français. Nous récidivons et Carnavalesques devenue revue (nous n’attendrons pas le feu vert de monsieur Gallimard, ni la rentabilité de l’opération, Verlaine fut édité par ses copains, et Lautréamont à compte d’auteur !) continue son voyage : direction Océans Indien et Pacifique.
    Et tous les poètes qui nous font confiance embarqueront dans la même galère (? mais c’est l’éditeur qui rame), sans SOUCI d’origine, de frontière etc. Juste la langue.Et nous placerons, si nous voulons, Richard Rognet à côté de Jean Luc Raharimanana. Enfin, laissons à l’anglais -qui reste langue culturelle- le sabir commercial, déjà bien établi.
    Découvrons ensemble toute la littérature-monde de langue française.

    merci pour tout

    jm marche pour les éditions ASPECT NANCY
    (s’il est possible de mettre notre adresse sur le présent blog, merci encore. très cordialement)
    http://nancy.aspect.editions.over-b...

  164. Posté par Nietzsche_junior, le 5 juin 2007 à 22:52

    offez nous un poeme siouplé jm marche pour les éditions ASPECT NANCY , le pomeme numéro 6 c est mon jour de naissance , aller un peu de tendresse dans cette Littérature-monde de brut ! ...

  165. Posté par le fantôme de catharsis, le 6 juin 2007 à 02:31

    bon anniv nj ?

    C’est une des plus grandes escroqueries historiques de l’Occident : c’est de faire croire que la science c’est elle.

    Mea pas cool encore une fois, je prend des raccourcis et je me fourvoie. Bien sûr, le progrès n’est pas une exclusivité occidentale. Je suis un sot ignare et arrogant...Sur cette question en tous cas ;)

  166. Posté par Ngnagna, le 6 juin 2007 à 13:31

    « Je dis seulement que cela n’est pas anodin, et qu’il y a bien d’imperceptibles mouvement structurels qui se font en nous. Quelle est l’intensité de ces mouvements ? Je ne me suis pas risqué à me prononcer. Je n’ai pas réponse à tout. » Tu me laisses sur ma faim, je prolongerais la discussion avec des potes.

    moi aussi jm marche pour les éditions ASPECT NANCY. Pardon pour le copier coller il est trop facile.

  167. Posté par D.O.W., le 6 juin 2007 à 20:15

    Euh...Catharsis, ne prends pas tout personnellement ! ;-) J’ai dit "une escroquerie de l’Occident", pas une escroquerie de Catharsis. Et à peu près 99% des gens pensent que le progrès, la science, c’est l’Occident. Tu n’es donc pas nommément en cause. Mais trop long débat...

    @+.

  168. Posté par Bahia, le 6 juin 2007 à 23:34

    Oui,le respect me va parfaitement, Vieux DOW, valeur qui tend à se perdre un peu partout.

    Si je souhaite autre chose (post 162) ? Bien sûr. Que tu participes, à ton niveau, à l’éveil des consciences ou au réveil des consciences endormies de nos jeunes en Afrique même (tu le fais peut-être déjà) puisqu’ils n’ont pas accès aussi facilement que nous au net de façon illimité. Ce sont, ne l’oublions pas, ces jeunes d’aujourd’hui qui feront l’Afrique de demain.

    Et, s’il te reste encore un peu de temps, je souhaiterais que tu conseilles certains de nos politiques qui réfléchissent, hélas, plus avec leurs pieds qu’avec leur tête. Le coaching n’a-t-il pas justement le vent en poupe en ce moment ?

    "Parler" comme tu le fais si bien sur ce blog, oui, mais en visant l’efficacité, c’est mieux, non ? Partager avec ceux qui ne savent pas, qui aimeraient savoir mais qui ne savent pas comment faire et ils sont légions chez nous, tous pays confondus.

    Voilà, Vieux DOW, mes très modestes souhaits.

  169. Posté par Bahia, le 7 juin 2007 à 13:12

    Je suis tombée hier soir sur la fin d’une émission dont le sujet était La francophonie et j’ai appris, à ma grande surprise, que le Ghana, pays dit anglophone, faisait partie de cette organisation.

    Depuis peu sans doute. Je n’en sais rien. Pas eu le temps de vérifier.

  170. Posté par le fantôme de catharsis, le 7 juin 2007 à 19:22

    Je trouve très sagace cette histoire du pêcheur. Donnes lui un poisson par jour, et il peut manger tous les jours. Donnes un filet, et apprend lui à pêcher, il peut manger et nourrir sa famille tous les jours.

  171. Posté par D.O.W., le 7 juin 2007 à 19:37

    Oh j’aurais pensé que tu demanderais quelque chose pour toi-même Bahia ! Quel altruisme ! ;-) Et oui ma chère, comment tu dis... ? Vieux DOW c’est ça.. ? ;-) eh bien Vieux DOW pense comme toi : le discours qui mène à l’action vaut mieux que le discours qui se déploie pour son propre plaisir, et s’enroule sur lui-même à l’infini. J’en suis conscient, ne t’inquiète pas ! ;-) Mais alors, autant j’accepte la première mission que tu me confies (et à d’autres je suppose), puisqu’elle est déjà la mienne : à savoir travailler à l’éveil des consciences de ceux des nôtres que l’on maintien trop loin de leur miracle ; autant la deuxième n’est pas vraiment faite pour le genre de personnage que je suis : je n’entretiendrai jamais aucun rapport, ni de près, ni de loin, avec les hommes de pouvoir. Le rôle de ceux qui me ressemblent, est seulement de les surveiller, de les tenir à l’oeil. Ta mission me conviendrait peut-être s’il s’agissait de leur fournir les grandes orientations qu’ils ne savent jamais trouver, mais alors sans aucun contact...disons par journaux ou par documents interposés ;-)

  172. Posté par Bahia, le 9 juin 2007 à 14:12

    Je crois, Vieux, que si nous intervenons sur ce blog, c’est moins pour nous-mêmes que POUR cette Afrique que nous aimons profondément et qui nous anime, pour tous nos frères et soeurs.

    S’oublier de temps à autre, penser à l’autre plus qu’à soi, c’est une belle philosophie. Je suis sûre que tu ne me contrediras pas sur ce point. Ainsi Bahia (je parle comme toi à la 3ème personne) est complètement insignifiante face à cet énorme chantier qu’est l’Afrique, face à tous ces défis que nous nous devons de relever ENSEMBLE, face à tous ces jeunes d’aujourd’hui qui seront, avec nous, l’Afrique de demain. Aussi préfère-t-elle, et de loin, passer après, bien après toutes ces priorités.

    Ne t’inquiète pas, écris-tu. Non, je n’étais pas du tout inquiète et tu confirmes ce que j’imaginais donc j’en suis ravie. Je suis plutôt inquiète pour tous ces Africains "malades" (j’en ai même repéré sur ce blog) qui écoutent, quand ils acceptent d’écouter, sans jamais rien entendre. Il est en effet plus facile de soigner et de guérir un malade qui se sait malade qu’un malade qui refuse de l’admettre.

    Pour ce qui est des hommes de pouvoir, je te comprends parfaitement mais je ne te rejoins pas complètement : les surveiller et les tenir à l’oeil est une attitude complètement passive. C’est nécessaire mais insuffisant, ça ne peut rien faire bouger, absolument rien, alors que saisir la moindre occasion pour leur fournir des grandes orientations comme tu l’écris, c’est déjà agir sans avoir nécessairement besoin de les fréquenter, d’être en contact direct avec eux. En effet, je doute fort qu’ils pensent à promener leurs yeux sur ces journaux ou documents dans lesquels tu interviendrais. Je reconnais toutefois que c’est mieux que rien. C’est ça aussi, Vieux, savoir s’oublier POUR notre Afrique.

    Si Hampaté BA était encore vivant, il te souhaiterait, j’en suis sûre, une très longue vie pour que la bibliothèque ne disparaisse pas en fumée...

  173. Posté par Bahia, le 9 juin 2007 à 15:38

    J’ai enfin pu écouter les deux émissions sur France Culture (cf post 27).

    Finkielkraut est toujours égal à lui-même mais plusieurs de mes questions (posts 27 et 28) resteront sans réponse. En effet, ce concept n’est pas plus clair pour eux, même pas pour Le Bris. Ca confirme ce que j’écrivais au post 27. J’y reviendrai plus tard.

  174. Posté par Ngnagna, le 9 juin 2007 à 20:05

    « je n’entretiendrai jamais aucun rapport, ni de près, ni de loin, avec les hommes de pouvoir. » Il faut faire avec ses derniers ce sont eux qui décident. On peut tout aussi bien investir d’autres champs.

    « En effet, je doute fort qu’ils pensent à promener leurs yeux sur ces journaux ou documents dans lesquels tu interviendrais. » Une chaîne télé à l’echelle continentale pourrait servir de véhicule d’information. Aljezeera version africaine pourquoi pas ?

  175. Posté par Bahia, le 10 juin 2007 à 10:53

    Une chaîne de télévision à l’échelle continentale. Oui, Ngnagna, c’est vraiment ce qui nous manque, ne serait-ce que pour favoriser l’union des Africains, de tous les Africains.

    Une chaîne qui montrerait cette autre Afrique dynamique et belle dont personne ne parle ou si peu sans, bien sûr, occulter les problèmes. Ca me rappelle Inside Africa que j’avais coutume de regarder et qui me faisait beaucoup de bien.

    Une chaîne faite par les Africains pour les Africains en tenant compte de nos besoins, de nos priorités.

    Une chaîne qui nous informerait sur les initiatives prises ici et là et les projets en cours et ce quel que soit le domaine : politique, économique, culturel, social, santé... projets auxquels on pourrait s’associer.

    Une chaîne où l’on prendrait l’habitude de voir les images d’autres pays africains que nous ne connaissons que de nom, on entendrait nos langues africaines, on pourrait même les enseigner via cette chaîne. Je pense notamment au lingala, au peuhl, au ouolof, au swahili.

    Une chaîne où l’on enseignerait l’histoire de l’Afrique, la littérature orale et écrite, où l’on nous parlerait de nos héros. Personnellement, mon héroïne à moi, ma toute première héroïne, c’est Rosa Parks que j’ai rencontrée au lycée en France à 16 ans. J’étais la seule Africaine de ma classe. Ce fut un choc terrible mais un choc salutaire : elle m’a ouvert les yeux.

    Une chaîne où l’on apprendrait tout simplement à mieux se connaître, se comprendre et s’aimer enfin. On serait tous fiers de cette chaîne et donc de nous.

    Une chaîne où l’on pourrait enfin entendre le point de vue des Africains eux-mêmes sur ce qui se passe en Afrique et dans le monde, avec des hommes et des femmes d’une compétence irréprochable et qui savent communiquer. Exit les "journalistes" comme le Camerounais Paul Heuching avec son rire Banania qui n’en finit jamais.

    Aljazeera, version africaine, pourquoi pas ? Oui, pourquoi pas ? Mais se pose encore une fois le problème de la langue. Quelle(s) langue(s) choisirait-on ? Une langue européenne (français, anglais, portugais) et une langue africaine ?

    On voit comme il est urgent de régler cette question des langues.

    Je serai, en tout cas, la première à proposer mes services pour cette chaîne qui, je n’en doute pas une seconde, verra le jour.

    En gnaleye é djam !

  176. Posté par KITUMBA, le 11 juin 2007 à 16:38

    Bahia et gnagna, je suis d’accord avec l’idée d’une chaîne continentale, conçu par les Africains pour les Africains.
    je vois déjà télésud sur freebox qui n’est pas mal, mais il faut qqch de plus fort, qu’on pourra capter partout en Afrique,
    Africa n1 ,qqun ici sait-il comment ça fonctionne, il me semble que le président est un blanc ?Qui le finance ?

    Il nous faudrait notre satelite à nous, pour permettre cette large diffusion, car vaut mieux se préparer de tous les côtés, à utiliser les moyens des autres on ne sait jamais quelles déceptions on pourrait avoir ?
    Comment financer cette chaîne ?
    malheureusement, il faut faire avec le français et l’anglais l’espagnol ou le portugais qui sont parlés par bcp d’Africains et permettra de se faire entendre par certains Africains de la daspora qui ne parlent pas nos langues locales ,au moins pour un début tout en privilégiant les langues locales wolof, pheul, swahili , bambara etc.

    je pense aussi à la construction des grandes universités en Afrique où l’on accorderait des chaires à nos éminents intéllos expatriés aux usa ou en europe, que l’afrique aussi bénéficie de leur savoir, le tout étant de ne pas réproduire le modèle occidental mais de l’adapter si nécessaire à nos us et coutumes...
    même s’ils ne sont pas rénumérés comme en occident, qu’ils le fassent au moins par amour de leur terre !!

    Il nous faut un sursaut d’amour propre et d’orgueil pour sortir l’afrique de son état actuel.........

    Voilà un peu, pêle mêle mes idées qui demandent à mûrir .........

  177. Posté par Ngnagna, le 11 juin 2007 à 21:56

    « Africa n1 ,qqun ici sait-il comment ça fonctionne, il me semble que le président est un blanc ?Qui le finance ? » Kaddafi a acheté Africa N°1 si je ne trompe pas.

    Bahia ton plaidoyer pour une chaîne continentale m’a laissé sans voix. Es tu avocate ? Envoie le à Wade ou Konaré.

    « construction des grandes universités en Afrique » privée. Les structures interétatiques sont difficiles à gerer.

  178. Posté par D.O.W., le 12 juin 2007 à 19:49

    Ma chère Bahia (post 173), à mon avis tu as de saines lectures ! ;-) Et concernant nos hommes de pouvoir, dans mon esprit, il n’est pas question de les tenir à l’oeil pour le plaisir. Les tenir à l’oeil a une finalité : oeuvrer pour leur départ, montrer au peuple comment les répudier, dès lors que l’on a fait le constat que leur faillite est irrémiscible. Autant te dire que l’on en est là, dans toute l’Afrique. Si même on aimerait bien leur fournir de "grandes orientations", combien, parmi ceux d’aujourd’hui en sauraient déchiffrer le bien fondé ? It’s a long battle !

    Et merci donc, si tu te joins à l’âme d’Hampaté Bâ pour me souhaiter longue vie. Que la tienne dure plus longtemps encore ! ;-)

  179. Posté par Mayombe82, le 13 juin 2007 à 12:57

    Bahia, je t’ai lue (post 56). Je pense comme toi que Boubacar Boris Diop est en effet un homme libre, très libre même. Son dernier bébé que tu cites est exquis. Un délice, mais trop court à mon avis car j’aurais souhaité qu’il nous ponde un gros pavé tant cet homme dit des choses intéressantes et rien que par rapport à ce livre, je souhaite le rencontrer. Il me fait parfois penser à Mongo-Béti, un homme qui savait dire : «  Non, je ne suis pas d’accord  ! » Combien d’entre nous sont capables de le dire ? Et surtout lorsqu’on accède à la notoriété.

    D.O.W. et July, je me serais bien joint à vous, mais je ne supporte même pas la vue du gombo, alors… Je déteste tout ce qui est visqueux, et je crois que j’aurais fait un mauvais vendeur d’hévéa. Quand il y en a pour deux, il y en a pour trois, non ? (lol !) Mais bon, D.O.W., là je crois que tu as foigné le coup, franchement, je ne sais pas comment tu peux rattraper le coup. Même toute une serre avec les plus belles fleurs du monde ne pourra te sauver. Il te faut un grand, un très grand, un immense sacrifice.

    « Etre plus originale ? C’est par le ventre qu’on tient l’homme non ? a moins qu’il n’y ait autre chose... Dommage ! » le ventre et bas-ventre, July. Même Toni Morrison le pense aussi.

    « Dans certaines entreprises en France même, les réunions se tiennent en anglais ; il arrive même que certains documents internes soient rédigés en anglais, » Bahia, c’est ce que je trouve de plus ridicule dans certaines E/ses françaises ou autres, ici en France. Quand j’en fais la remarque au boulot, on me traite de tous les noms. Comment peut-on rédiger des documents en anglais pour des gens qui :

    * à 90% ne parlent pas couramment anglais ;

    * à 75% ne comprennent pas ce qui y est écrit ;

    * à 50% qui les jetteront à la poubelle la réunion finie ?

    Le pire c’est lorsque je me retrouve avec des présentations que je dois faire à des clients et où tout est écrit en anglais alors que la plupart des gens que je veux convaincre s’en battent les couilles de l’anglais et se tourneront vers une société qui présente tout en français !!! Combien de fois n’ai-je pas eu droit à des : « Monsieur, je ne sais pas d’où vous venez (poliment voire ironique, je précise), mais nous sommes en France ici ! » On me répond souvent : « C’est une grosse E/se ici, et c’est la politique du groupe de travailler de la sorte ! » Chiche !

    J’apprécie par contre le pragmatisme des commerçants français sur la côte normande qui ont mis les noms de leurs articles en français et en anglais car le gros de leur clientèle (pour les vins par exemple), est constitué d’Anglais.

    Bahia , peut-être seras-tu surprise d’apprendre que l’OIF compte aussi en son sein : l’Egypte, la Roumanie, la Guinée Bissau, la Guinée Equatoriale, Sao Tomé e Principe, la Moldavie, le Cap Vert, la Bulgarie, bref, des pays qui, comme tu le sais forcément ne sont pas d’anciennes colonies françaises. Des pays où le français n’est pas parlé par la majorité de la population (ce qui est le cas de Madagascar aussi, de même que la RDC). A noter que le Ghana est « membre associé », de même que Chypre. Il y a 13 pays qui sont « observateurs » (Arménie, Autriche, Croatie, Géorgie, Hongrie, Lituanie, Mozambique, Serbie, Slovaquie, Ukraine). L’Algérie, malgré les ronds de jambe de la France n’a jamais signé l’acte d’adhésion. Tous les pouvoirs qui se sont succédés à Alger depuis le 04/07/62 ont toujours considéré cet espace comme un prolongement de la colonisation. @+, M82

  180. Posté par Bahia, le 13 juin 2007 à 19:56

    Effectivement, tu me l’apprends, Mayombe82. Mais alors qu’est-ce qui motive réellement tous ces pays, dont la langue officielle n’est pas le français, à intégrer l’OIF ?

    Le terme "francophonie" perd tout son sens alors ?

    Belle comparaison de Boubacar Boris Diop avec Mongo Beti ! Il en serait très flatté. Oui, tu as mille fois raison. Tu l’as donc raté au salon du livre sur la francophonie ! Eh bien sache que tu as vraiment manqué quelque chose, que dis-je ? quelqu’un ! L’assemblée l’écoutait de ses quatre oreilles et je peux te dire que beaucoup de toubabs présents ce jour-là ont dû apprendre beaucoup avec lui. Moi, j’étais tout simplement fière de lui, de son discours, de ce qu’il était et de tout ce qu’il représentait. Pour l’avoir rencontré et discuté avec lui, oui, je crois que c’est l’un de nos derniers écrivains engagés, libres et j’ai envie d’ajouter "complets". Qui plus est, last but not least, il est beau, très beau même. Ses 60 ans lui vont à ravir. Mais, contrairement à toi, je n’ai toujours pas lu son dernier essai qui traîne dans ma bibliothèque. Le temps me manque.

    Voilà ce qu’on y lit en 4ème de couverture : "L’image que les médias donnent de l’Afrique ne correspond en aucune façon à la réalité. Elle vise surtout à faire honte à chaque Nègre de sa mémoire et de son identité. Ce n’est pas acceptable et la prise de parole est un impératif moral pour tous ceux qui ont la possibilité de se faire entendre. Les textes réunis dans cet ouvrage sont nés du désir de dire, en tant qu’intellectuel africain, ma part de vérité.

    Outre des hommages à Cheikh Anta Diop et Mongo Beti sont abordés ici des sujets aussi variés que le dilemme de l’écrivain coincé entre deux langues, le naufrage du Joola au Sénégal, les nouveaux flux migratoires vers l’Europe ou les défis culturels de la globalisation.

    Une place importante est accordée au génocide des Tutsi du Rwanda que trop de gens cherchent encore à nier. J’ai mis l’accent sur l’implication de l’Etat français parce que sa responsabilité dans cette tragédie, via François Mitterrand, est aussi évidente - les faits ne manquent pas pour l’étayer - que mal connue ou acceptée.

    Projeter le regard au-delà du miroir, c’est essayer de montrer quels mensonges se dissimulent sous tant de lieux communs proférés au sujet de l’Afrique. C’est surtout tirer la sonnette d’alarme car on voit bien quel inquiétant projet politique se profile derrière la négrophobie triomphante."


    It’s a long battle (post 179). Oui, Vieux, unfortunately very long, too long... Mais toutefois, je n’oublie pas que, quelle que soit la longueur d’un tunnel, la lumière finit toujours par jaillir.

    A mon tour de te dire "Thanks for all".

  181. Posté par Bahia, le 13 juin 2007 à 20:31

    Mayombe82,

    Sache que quand Boris Diop vient en France, il essaie de faire un crochet chez Kassi, le propriétaire de la Librairie Anibwe qui se trouve à Paris II, en plein quartier Montorgueil, exactement au 52, rue Greneta.

    Je te laisse le téléphone de Kassi qui pourra t’informer de son éventuelle venue : 01 45 08 48 33.

    Et si tu ne connais pas cette librairie où sont organisés des rencontres-débats, il faut y courir immédiatement, et pour le lieu et pour Kassi.

  182. Posté par Mayombe82, le 13 juin 2007 à 21:07

    Bahia (post 182), je connais la librairie Anibwe, même si je reconnais que je ne lui suis pas très fidèle. Je prends note et je call dès demain et si Dame Nature veut bien, je rencontrerai ce grand bonhomme. @+, M82

  183. Posté par Bahia, le 14 juin 2007 à 07:39

    Comment habiter Paris ou sa région sans connaître cette délicieuse librairie-galerie-salon ?

    Tu as donc sans doute assisté à la présentation de Verre cassé par Alain ? Une rencontre qui fut très successful : beaucoup de monde ce jour-là. Je crois que c’était bien avant qu’il ne reçoive le prix des 5 continents de la francophonie.

  184. Posté par Mayombe82, le 14 juin 2007 à 11:07

    Bahia (post 184),

    Je n’habite pas Paris ni sa banlieue mais je travaille juste à côté. Je n’ai hélas connu Anibwe que très récemment, mais comme j’ai un emploi du temps de sous-sous-sous-sous ministre… Je n’avais pas eu la chance d’assister à la présentation de Verre cassé d’Alain M. faute d’information (s) sans doute.

    « Une rencontre qui fut très successful : beaucoup de monde ce jour-là. » : ça ne m’étonne pas. Je souhaite vraiment beaucoup de talent et de force à Alain pour faire un bébé aussi beau que Verre cassé, sinon plus. De mémoire, j’ai rarement vu un roman écrit par un Nègre issu d’un pays colonisé par la France autant encensé par la critique et qui ait connu un tel succès de librairie (on parlait de 15.000 exemplaires à l’époque je crois). Et au salon du livre en 2006, Porte de Versailles, il fallait voir la queue (clin d’œil à Eugène Ebodé) devant lui pour les signatures, tandis que le pauvre Charles Fiterman était seul à côté, devant son livre, en train de discuter avec une dame du Seuil. Comme dans certains domaines, je dirai qu’il y a eu pour Alain M. un avant et un après Verre Cassé. @+, M82

  185. Posté par Mayombe82, le 14 juin 2007 à 11:32

    Bahia (post 181),

    J’ai été un samedi au salon du livre 2006 consacré à la Francophonie, j’en ai même parlé ici : http://www.congopage.com/article3438.html. Sauf erreur ou inattention de ma part (je ne fume et je n’avais pris aucune goutte illicite ce jour-là) mais je ne pense pas que dans le programme, il y avait le doyen B.B. Diop, sinon, je l’aurais cherché. Comme on disait en classe de terminale avec mes potes : c’est un gaillard. J’aime bien faire certains parallèles entre des personnalités diverses et j’aime son discours ainsi que celui de Tiken Jah Fakoly sur les troupes françaises en Afrique. Nous sommes nombreux à le « crier » sur le Net (confortablement installés dans nos chaises ou fauteuils), dans les salons, dans les conférences et autres séminaires, mais il n’y en pas beaucoup qui le disent dans la presse (lui l’a dit dans une interview accordée à J.A.) et Tiken le dit en chansons, et il l’a dit aussi lors des Victoires de la musique en 2003 devant des millions de téléspectateurs sur une chaîne française, et sur une radio aussi puisque ça passait en simultané.

    « Belle comparaison de Boubacar Boris Diop avec Mongo Beti ! » d’autant qu’il était admiratif lui-même de son illustre aîné. Beaucoup, à la place de Mongo-Béti seraient rentrés, auraient fini par faire la courbette auprès de Popaul ou du Petit Peul pour mettre la main dans la mangeoire, mais Alexandre Biyidi-Awala a dit « Non ». Ce mot si lourd de conséquences.

    « Qui plus est, last but not least, il est beau, très beau même. Ses 60 ans lui vont à ravir. » Là, nos routes vont légèrement diverger… Non pas que je ne le trouve pas beau, mais autour de moi on se pose toujours une question. En effet, autant je pourrais deviser des heures durant sur la beauté des femmes ou plutôt sur les beautés des femmes car elles sont plurielles. Mais un homme beau, j’avoue que je ne sais pas ce que c’est…

    « Le temps me manque. » moi aussi, le temps me manque il y a même un roman de Dany Laferrière que j’ai acheté en 2006, au cours de ce fameux salon que je n’ai pas encore entamé. Trop de livres sortent, il faudrait demander un moratoire aux éditeurs, comme T. Ramadan demande un moratoire pour la lapidation des femmes.

    « Mais, contrairement à toi, je n’ai toujours pas lu son dernier essai qui traîne dans ma bibliothèque. » J’ai beaucoup aimé. Et au-delà du Rwanda, j’ai apprécié le petit parallèle qu’il a fait entre C.A. Diop et son aîné mais néanmoins rival L.S. Senghor. B.B. Diop a beau être admiratif de trop illustre homonyme, il est un des rares à émettre des critiques objectives à son endroit. Critiques surtout sur le plan politique où tout le monde est unanime pour dire qu’il était intransigeant (trop ?). Critiques qui n’ont rien à voir avec celles à la mords-moi-le-nœud des livres de Karthala par exemple qui, dès qu’ils parlent de Diop, c’est pour déverser leurs torrents d’insultes et de balivernes. Plus je lis, plus j’essaie de comprendre ces Hommes super rigoureux dans leurs vies, dans leurs métiers, et plus je comprends pourquoi ils échouent en politique (même si Senghor n’était pas un démocrate, loin s’en faut) et qu’ils ont très peu de chances de réussir à fédérer des majorités derrière eux. On le voit même aujourd’hui avec Abel Goumba en RCA. La politique est un art qui demande tellement de compromis, de circonlocutions que des hommes de cette trempe ne peuvent accepter. Vaste débat. @+, M82

  186. Posté par Mayombe82, le 14 juin 2007 à 11:37

    Concernant l’OIF, la France essaie de mener un combat d’arrière-garde contre le Commonwealth. Il n’y a pas à chercher de midi à 14 heures. A l’origine, de la SDN à l’ONU, le français était la langue de la diplomatie dans le monde. Depuis des décennies, elle est plus que surclassée par l’anglais. A plate couture. Même aux JO, on oublie parfois que le français est l’une des langues officielles, et Chirac était parfois obligé de le leur rappeler. C’est dire… Aussi, la France essaie de ratisser large en englobant tout sur son passage car franchement, le Ghana, « membre associé », ça me laisse pantois.

    « Mais alors qu’est-ce qui motive réellement tous ces pays, dont la langue officielle n’est pas le français, à intégrer l’OIF ? » Intérêts financiers et de diverses natures. La France « investit » dans ces différents pays dans le domaine culturel. C’est peut-être là le bénéfice que tirent ces pays. Mais j’avoue ne pas trop les suivre. A terme, plus il y aura du monde dans l’OIF, plus ces pays, drivés par la France pourront peser, ensemble, sur certaines décisions, sur certains conflits.

    « Le terme "francophonie" perd tout son sens alors ? » je ne sais même pas quel sens lui donner, sista.
    @+, M82

  187. Posté par Bahia, le 15 juin 2007 à 12:59

    Non, Mayombe82, je n’ose croire que tu mettes ma parole en doute au sujet de la présence de Boubacar Boris Diop au salon du livre dédié à la francophonie. Aurais-tu attrapé "la maladie" de notre cher DOW (don’t worry, be happy, Vieux !)

    De tout évidence, il n’y a pas que la littérature-monde qui s’impose sur ce blog, la jalousie aussi. Tu serais donc jaloux, toi aussi ? Really incredible !

    Anyway, à ce soir ou à demain... brother.

  188. le 15 juin 2007 à 15:46

    Mayombé, non seulement BBD faisait partie des quarante invités, mais c’est lui qui a aussi signé un papier dans lequel il se définit comme un francographe plutôt qu’un francophone.

  189. Posté par Mayombe82, le 15 juin 2007 à 18:17

    Oh ! là, Bahia, ne te méprends pas sur mon propos, je ne mets pas en doute tes dires, quand je parlais de boisson et de clopes, c’était pour rire. Bien sur qu’il y était à ce salon, tu es la énième (n>5) personne à me dire que le doyen BB Diop était présent. Je n’ai pas eu la chance de le croiser, voilà tout.

    « De tout évidence, il n’y a pas que la littérature-monde qui s’impose sur ce blog, la jalousie aussi. Tu serais donc jaloux, toi aussi ? Really incredible ! » Pas jusque là, voyons ! Pourquoi jaloux ? J’ai toujours considéré cette chose comme une tare, pour moi, la jalousie est une maladie. Quand on me dit que c’est comme le sel et le piment dans un plat, je balaie. Mais bon…


    J’ai cru voir sur ce blog des propos sur Basile Boli et un certain africain avec 6000€ (? ?????????!!!!!!!!!) de prestations sociales. bien entendu je balaie ces inepties, mais je vous laisse écouter Basile s’enfoncer en tentant d’expliquer son engagement "sarkozyste" : http://www.rfi.fr/radiofr/emissions...

    @+, M82

  190. Posté par Mayombe82, le 15 juin 2007 à 18:21

    L’abrutissement n’a pas de limites : « Naturellement, les enfants d’immigrés sont à gauche » Il faut être en France pour entendre cela. @+, M82

  191. Posté par Mayombe82, le 15 juin 2007 à 18:33

    « La France était n° 2 il y a 20 ans, aujourd’hui elle est numéro 6 » : ah ! bon ? Dommage que le professeur Basile Boli ne nous précise pas le domaine, car s’il s’agit d’économie comme il le sous-entend, c’est vraiment grave des élucubrations pareilles.

    « Vous qui êtes africain, est ce que tout va bien chez vous ? » Où est le rapport, Basilou, avec la question posée ? @+, M82

  192. Posté par Mayombe82, le 15 juin 2007 à 18:35

    Si dimanche, il y a des Sarcellois (es) qui iront choirir entre Dominique et l’autre, il est toujours bon de se mettre au parfum, à moins que ce ne soit déjà fait : http://www.liberation.fr/actualite/...

    @+, M82

  193. Posté par Ngnagna, le 15 juin 2007 à 23:18

    May82,

    Ce que j’ai constaté et qui m’a vraiment gené chez Boli c’est qu’il voulait se justifier mais était assez gauche.

  194. Posté par Bahia, le 16 juin 2007 à 14:28

    Confuse, mille fois confuse je suis, Mayombe82, désolée, mille fois désolée. Comment as-tu pu me lire au 1er degré (post 188) ?

    En fait, je t’ai répondu juste après avoir parlé de "jalousie" dans la chronique d’Alain sur sa titularisation et j’ai donc naturellement enchaîné avec toi sur la jalousie en faisant un parallèle avec DOW et "sa maladie", à prendre également au 2ème degré, bien sûr. Tu comprendras mieux si tu me lis. Je n’aime malheureusement pas utiliser les "lol" et "-)" ou autres symboles de ce genre. Sans doute un côté "has been" que j’assume complètement d’ailleurs.

    Sache juste que ta réaction, d’une très grande élégance, ne fait que t’honorer : pas d’énervement, ni de colère, ni de reproche. J’apprécie...

    De toute façon, nous sommes quitte puisque moi non plus, je n’avais pas compris que tu plaisantais, l’anonyme qui t’a répondu (post 189) non plus apparemment.

    Un dernier point : le lien que tu as laissé ne fonctionne pas et tout ce que j’ai écrit est à prendre au 1er degré.

    A demain sans doute si le temps me le permet.

    Et encore une fois, sorry, sorry, sorry pour ce malentendu.

    Très bon week-end à toi !

  195. Posté par catharsis, le 16 juin 2007 à 17:50

    "Ce que j’ai constaté et qui m’a vraiment gené chez Boli c’est qu’il voulait se justifier, mais était assez gauche."

    ...étonant pour un mec que l’on dit de droite.....arf... chai po pu la retenir

  196. Posté par Mayombe82, le 16 juin 2007 à 19:15

    Salut Salvador de Bahia,

    On se comprend, j’ai manqué d’attention, c’est moi qui en effet t’ai très mal comprise dès le départ : dont acte. Tu as évoqué D.O.W. et la titularisation de notre hôte, faute de temps, je ne plus tout ici, aussi, je n’étais pas au courant. Bravo à lui ! D.O.W. est un homme extrêmement rigoureux, une carrure qui manque à l’humanité.

    Concernant mon séjour au salon du livre, peut-être ce lien marchera-t-il : http://www.congopage.com/phpBB/viewtopic.php?t=7059.

    « Sache juste que ta réaction, d’une très grande élégance, ne fait que t’honorer : pas d’énervement, ni de colère, ni de reproche. J’apprécie... » Waouh ! Je rougirai si j’étais un Caucasien...

    Y a-t-il une seule raison, une seule, je dis bien pour qu’un homme normalement constitué s’énerve contre toi ? Soit en colère contre toi ? Te fasse des reproches ? (à moins que tu mettes trop de sel dans tes repas, lol !).

    « Un dernier point : le lien que tu as laissé ne fonctionne pas et tout ce que j’ai écrit est à prendre au 1er degré. » : je ferai un peu plus attention à ton humour, très chère Bahia. Ce pseudo (ou nom) n’a pas cessé de me trotter dans la tête cet après-midi lorsque j’écoutais Sergio Mendès qui chantait Mas Que Nada (paroles de Jorge Ben). Até logo, M82

    Ngnagna,

    B. Boli cherche à se justifier constamment. On croirait qu’il a honte de son choix. Le fait qu’il soit bègue n’arrange pas les choses. je lui conseillerai de mettre un caillou dans la bouche comme Diogène, le philosophe. @+, M82

  197. Posté par catharsis, le 16 juin 2007 à 21:35

    hé hé hé....rrou rouuuu..rrou rrouuu...

  198. Posté par Bahia, le 18 juin 2007 à 13:09

    Mbote na yo M82 !

    Allons bon ! Je crois bien reconnaître là le mâle dans toute sa splendeur. Il faut bien que chacun joue son rôle dans cette comédie humaine, n’est-ce pas ? Tu vois que je suis loin d’avoir ton élégance.

    Merci quand même pour le compliment (il paraît que c’est ce qu’il faut dire) même si je le trouve un peu excessif pour ne pas dire trop.

    Travail oblige, je ne peux m’attarder pour le moment.

    Até logo !

    "Aurevoir" ou "à bientôt" en portugais, j’imagine.

  199. Posté par Bahia, le 18 juin 2007 à 23:15

    Salvador de Bahia, première capitale du Brésil et le point d’arrivée de la traite négrière ou Bahia, l’Africaine...

    Oui, tu as vu juste, Mayombe82, très juste même mais Bahia, c’est aussi, pour moi, Jorge Amado et son roman, Bahia de tous les saints, que Moustaki a merveilleusement mis en chanson sous le simple titre de Bahia. Un roman qui incarne l’état de domination et les rêves d’évasion du peuple noir, la révolte sociale, la solidarité, l’engagement politique mais surtout la liberté : vivre et aimer de tout son soûl.

    Oui, Mas que nada, c’est vraiment tout Bahia, telle que je l’imagine en tout cas, pleine de vie, de rythme et de couleurs, la ville du carnaval. Ca donne d’ailleurs envie de prendre le premier vol pour cette ville comme nous y invite, indirectement et en douceur, Véronique Sanson dans son Bahia à elle.

    Le choix du pseudo est rarement le fruit du hasard tout comme le tien, j’imagine. Une façon peut-être de revenir sur ces nom et prénoms qui nous ont été donnés sans notre avis, qu’on les aime ou non.

    Puisqu’on en est au chapitre des félicitations, autant poursuivre. Je pense comme toi concernant DOW et je ne crois pas que nous soyons les seuls.

    J’ai découvert grâce au lien que tu m’as laissé que tu es modérateur sur le forum de congopage, forum que j’ai parcouru pour la 1ère fois.
    Bravo à toi, mille fois bravo car je ne supporte rien de plus que tous ces gens qui passent leur temps à parler sans jamais rien faire, sans jamais rien proposer que critiquer, refaire le monde assis confortablement dans un fauteuil à pianoter sur leur clavier, à débattre à l’infini sur des sujets multiples et variés comme aime à le faire le Français, roi de la polémique. Quand on passe des heures à débattre, à polémiquer sur tout et rien, il est clair que nous ne faisons pas autre chose : un travers dont nous devrions nous défaire. C’est le pragmatisme des Anglo-saxons qui nous manque : parler moins et agir plus ou parler autant mais tout en agissant autant, voire plus.

    Comme je l’ai écrit plus haut (post 176), ce qui nous manque, c’est une chaîne de télévision à l’échelle continentale, laquelle pourrait tous nous fédérer. En attendant l’arrivée de ce grand jour que déjà je bénis, nous avons Internet qui est notre meilleur allié.

    La virtualité, c’est bien beau mais ça ne permet pas de construire grand chose concrètement. Quand je vois toutes ces pointures sur ce blog, toutes ces intelligences, toutes ces énergies, cette forte motivation, hommes et femmes confondus, venant de tous les pays, je me dis : "Quel gâchis !"

    Toi qui es modérateur sur un forum, ne serait-il pas possible d’organiser, 2 fois par an par exemple, des rencontres de façon à ce que nous puissions mettre en commun nos idées, nos projets. Des idées sans moyens humains et financiers, c’est difficile, voire impossible à concrétiser. Et pour ce faire, il faut se rencontrer, se parler en live de chez live. On pourrait se voir sans décliner pour autant nos pseudos sauf pour ceux qui y tiennent. Y participeraient aussi ceux qui se contentent d’être de simples lecteurs sans jamais intervenir, l’essentiel est qu’ils aient des idées à partager et à faire partager pour une action commune. La diaspora a un rôle éminent à jouer car nous savons que nous ne pouvons pas compter sur nos dirigeants donc à nous de nous prendre en main car personne ne le fera à notre place et je le répète, la toile est actuellement notre meilleure alliée. Il faut qu’on sache en tirer profit. Ce dispositif existe peut-être déjà. Si ça n’est pas le cas, je ne pense pas que mon idée soit utopique. Qu’en penses-tu ? Il faudrait juste trouver une salle (oui, je sais, ce n’est pas si facile) qui pourrait nous accueillir, notre "Casa Africa" à nous, pour reprendre le nom de cette "Maison d’Afrique" qui a été inaugurée à Las Palmas la semaine dernière en présence de Wade (lu sur le site de grioo). Je me demande à quoi elle doit ressembler et ce qu’on y présente.

    Sinon, j’ai lu ton excellent récit sur "ta première fois" au salon du livre. Vraiment délicieux ! Comme toutes les premières fois, ça ne s’oublie pas.

    J’aurais tant de choses à dire sur ce salon et en écho à ton récit qu’une demi-journée ne suffirait pas. Sache juste que moi, contrairement à toi, j’y vais tous les ans et que de tous les salons que j’ai fait, c’est celui que j’ai le plus apprécié, peut-être parce qu’il me parlait beaucoup plus. Je m’étais d’ailleurs mise exceptionnellement en arrêt maladie pour ne rater aucune journée de ce salon qui m’a énormément apporté, notamment la rencontre de plusieurs auteurs dont Ken Bugul que je voyais pour la 1ère fois, c’est là que j’ai appris qu’elle résidait au Bénin comme notre Boubacar Boris Diop au Sénégal, Fatou Diome, Dongala que je voyais aussi pour la 1ère fois, Tierno Monemembo, Ana Moï, Gary Victor et bien d’autres. Nimrod, je l’ai zappé : je ne supporte pas sa façon ultra précieuse de parler le français. Il ne t’a pas échappé que la vedette de ce salon était incontestablement notre cher Alain.

    Bref, ce fut un bonheur total avec comme cerise sur le gâteau, une heure avec Boubacar Boris Diop interviewé par Sophie Ekoué de RFI.

    Boubacar Boris Diop, rien que son nom, c’est toute une poésie.

    Moi aussi, c’était "ma première fois" d’assister à un salon du livre du premier au dernier jour et, comme toutes les premières fois, ça ne s’oublie pas.

    En waleye é djam !

  200. Posté par Mayombe82, le 19 juin 2007 à 15:16

    Na som mboa, Bahia.

    « Allons bon ! Je crois bien reconnaître là le mâle dans toute sa splendeur. » Tiens donc ?

    «  Merci quand même pour le compliment » de rien (il paraît que c’est ce qu’il faut dire). Je pense très fort à un frère, au pays, qui disait tout le temps, je ne sais pas à quoi ça sert de dire "bonjour, merci etc." Je n’ai jamais pu lui répondre.

    Salvador de Bahia fait partie de mes fantasmes, à coup sûr. Certains rêvent de montagne, de voitures de courses, moi je rêve tous les jours du Brésil. J’ai entendu certains Brazzavillois (ils se reconnaitront aisément) dire, au pays, « mourir sans voir Paris est un pêché. » Je ne serai pas aussi excessif à propos du Brésil, mais je ne suis pas loin de franchir le pas.

    « Bahia de tous les saints (...) » ça traîne au pied du lit, pas encore lu, trop de livres en attente, comme aux guichets de la sécu, de la CPAM, de l’ANPE, comme les frères Kennedy devant le cœur de Norma Jean Baker.

    Moustaki est l’un de mes métèques préférés. Modeste. Discret. Avec une voix qui n’a rien à voir avec la mienne : douce et jamais un mot plus haut que les autres.

    « Un roman qui incarne l’état de domination et les rêves d’évasion du peuple noir, la révolte sociale, la solidarité, l’engagement politique mais surtout la liberté : vivre et aimer de tout son soûl. » vivement que je me mette à le lire. En ce moment, je suis plutôt dans une vieillerie congolaise, pour des besoins de recherches personnelles, avec Le Chercheur d’Afriques d’Henri Lopès (Présence Africaine).
    « Le choix du pseudo est rarement le fruit du hasard tout comme le tien (…) » en effet, surtout que je ne crois pas au hasard. Coïncidence encore, je peux accepter, mais pas hasard. Je pense que c’est notre incapacité à comprendre les choses qui nous pousse souvent à utiliser ce mot.

    « (…) j’imagine (…) » Je pense.

    « Une façon peut-être de revenir sur ces nom et prénoms qui nous ont été donnés sans notre avis, qu’on les aime ou non. » c’est ce que j’aime chez certains Indiens (des Amériques), lorsque le môme se choisit son nom un jour. C’est très beau.

    Bahia, tes propositions sont très intéressantes. Tu es ce que j’appelle une agitatrice d’idées. Tout est exploitable, et comme disait un homme que j’ai admiré plus jeune, Che Guevara : «  Soyons réalistes, exigeons l’impossible ! » J’en connais qui ont déjà commencé à mettre en actes ce qu’ils ont dit, hué, hurlé et crié sur le Net. D’autres, bien entendu se sont cassé la gueule, soit à cause des égo(s) surdimensionnés, soit à cause d’obstacles indépendants de leurs volontés (surtout quand les concepteurs vivent en Occident et veulent mettre en place une structure au Sud du Sahara). Je ne sais pas depuis quand tu viens sur ce site, mais il a déjà été évoqué le cas de la Bibliothèque de Ouénzé (arrdt 5 de B/Ville) avec le concours de certains bloggers d’ici et d’autres qui ont œuvré sur congopage.com (je ne suis pas partie dans ce projet, mais je ne peux que l’applaudir) et ailleurs.

    Ta proposition vaut la peine d’être étudiée plus attentivement car, en effet, parler c’est bien, agir c’est encore mieux.

    Pour en revenir au salon du livre, perso, je n’ai pas eu le temps d’avoir un échange important avec le longiligne Nimrod pour jauger sa préciosité françaisque (lol !) Pour la semaine prochaine, je me suis déjà commandé Kaveena de B. B. Diop. La 1ère fois que j’ai lue Ken Bugul, je me suis posé l’eternelle question de savoir si ce n’était pas sa propre vie qu’elle avait couché sur papier dans Riwan ou le chemin de sable, bon livre que je recommande à tous. Cette femme ne qu’être une femme de goût, d’autant plus qu’elle aime le vin.

    « Ce dispositif existe peut-être déjà. Si ça n’est pas le cas, je ne pense pas que mon idée soit utopique. » sans utopie, Bahia, nos devanciers n’auraient pas fait grand-chose.
    J’ai lu par ailleurs que tu parlais de l’Immaculée Déception, serais-tu Sophie de Menthon ou sa fille ?

    «  En waleye é djam  ! ». Est-ce du duala ? Du bassa ? Du bami ? @+, M82

  201. Posté par Ngnagna, le 19 juin 2007 à 15:54

    « Du bami » Les bamilekes n ont pas une langue commune, ils parlent des langues differentes.

    « En waleye é djam ! » j opterais pour le peulh.

  202. Posté par Mayombe82, le 19 juin 2007 à 16:19

    Merci pour cette info, Ngnangna, je ne savais pas. Aucun de mes frères bami ne me l’a jamais dit. Ils ont beau être de villages et de "coins" divers, ils me donnent l’impression, lorsqu’ils sont ensemble de parler la même langue. @+, M82

  203. Posté par Bahia, le 20 juin 2007 à 13:49

    Tu serais donc un adepte des GG, Mayombe82 ? Fervent adepte, j’espère.

    Franchement, rien que pour ça, tu ne peux être qu’un type bien, très bien même !!! Je me comprends...

  204. Posté par Mayombe82, le 20 juin 2007 à 14:44

    On se comprend, Salvador de B. Mon préféré c’est J. Maillot. @+, M82

  205. Posté par Mayombe82, le 20 juin 2007 à 14:45

    "Fervent adepte, j’espère." Très !
    "Franchement, rien que pour ça, tu ne peux être qu’un type bien, très bien même !!! " choukram. @+, M82

  206. Posté par Bahia, le 21 juin 2007 à 19:32

    Ton préféré est Jacques, ça ne m’étonne pas. Je me demande d’ailleurs qui de vous deux est le plus GG.

    Moi, je dis plutôt "choukran", Comandante !

  207. Posté par gabriel simony, le 23 juin 2007 à 19:32

    de gabriel simony
    LANGUE ET LIEU DE SON EXPRESSION
    une langue comprend un ensemble de signifiants (mots) et de signifiés (ou significations) un mot français n’a pas toujours le même sens partout.
    si une langue est liée à un lieu géographique,ses multiples créations débordent absolument ce lieu
    l’expérience littéraire s’attache à de multiples lieux de naissance
    Les référents d’un écrivain africain de langue française ne sont pas forcément les mêmes que ceux d’un écrivain breton écrivant en français
    les oiseaux migrants traversent les continents sans perdre leur identité
    ils éclatentau monde comme la langue et la littérature françaises
    gabriel simony

  208. Posté par Bahia, le 24 juin 2007 à 19:57

    "Est-ce du duala, du bassa, du bami ?" (post 201).

    Faut-il comprendre, Comandante, que c’est essentiellement le Cameroun qui intervient sur ce blog ? Ou plus largement l’Afrique centrale ? Sinon pourquoi ne citer que ces langues-ci ?

    Pour la réponse, il faut zyeuter du côté de chez Ngnagna qui opte juste.

    Je ne t’ai pas oublié, je compte te répondre en bonne et due forme mais, comme tu le sais, il n’y a que 24 heures dans une journée et la journée d’une femme, c’est plus chargé qu’une journée de Sarko.

  209. Posté par Bahia, le 25 juin 2007 à 12:42

    Après la musique monde (world music) et la culture monde (world culture), voici venir le temps de la littérature-monde, histoire peut-être de faire pendant à la world literature et à la weltliteratur qui existent ailleurs.

    Pourquoi pas le cinéma-monde pendant qu’on y est ? Le FESPACO n’est-il pas la preuve qu’il est possible de s’affirmer, d’exister sans systématiquement vouloir se fondre au milieu des autres jusqu’à ne plus savoir qui on est, voire jusqu’à disparaître ? Il en est aujourd’hui à sa 20ème édition et se porte toujours très bien. Franchement, ce pays des hommes intègres porte vraiment bien son nom.

    A quand l’équivalent du Fespaco pour la littérature ? Tout avait pourtant bien commencé avec le premier congrès des écrivains et artistes noirs du 19 au 22 septembre 1956. C’était l’époque où les Noirs ne se pensaient pas individuellement mais collectivement, Afrique, Amérique et Caraïbes réunis. Même s’ils n’étaient pas d’accord sur tout, le fait de se retrouver, de se voir, de se parler, c’était déjà beaucoup, un premier pas en tout cas. Mais qui peut se réclamer aujourd’hui le digne héritier d’Alioune Diop ?

    Une chose est sûre : si la littérature-monde s’impose, c’est bien aux yeux des seuls signataires de ce manifeste et de tous ceux qui ont besoin d’un nouveau concept pour pouvoir ergoter ici et là. Il faut bien montrer qu’on est au fait de l’actualité. Ah ! Ces intellectuels !!! S’ils n’existaient, il faudrait les inventer.

    Je ne vois en elle, la littérature-monde, qu’un simple concept gadget-marketing portant un nom très séduisant. C’est déjà ça !

  210. Posté par Mayombe82, le 26 juin 2007 à 10:32

    « Faut-il comprendre, Comandante, que c’est essentiellement le Cameroun qui intervient sur ce blog ? » il faut dire que les camers déteignent sur moi, voilà pour une partie de l’explication.

    « Sinon pourquoi ne citer que ces langues-ci ? » J’avoue que je ne pouvais citer toutes celles qui existent dans mon répertoire…

    « Pour la réponse, il faut zyeuter du côté de chez Ngnagna qui opte juste. » Un demi bon point pour lui, alors.

    « Je ne t’ai pas oublié, je compte te répondre en bonne et due forme » En bon uniforme, ce serait déjà bien.
    « (...) il n’y a que 24 heures dans une journée et la journée d’une femme, c’est plus chargé qu’une journée de Sarko » En effet, entre le temps qu’il consacre à discipliner ses camarades du parti, celui qu’il met à surveiller Cécilia pour éviter qu’elle ne replonge dans la pub… @+, M82

  211. Posté par Bahia, le 28 juin 2007 à 19:51

    En tout cas !!!

    Excellentissime, ce baromètre de l’impopularité que tu as dû suivre, j’imagine, tout comme l’étaient, il n’y a pas si longtemps, les entretiens d’embauche de JJ Bourdin.

    Ils sont vraiment uniques, ces GG, à des années lumières du politiquement correct et de cette hypocrisie typiquement française. Je les A-DO-RE !!!

    Les Le Pen peuvent s’estimer heureux puisqu’ils se retrouvent en tête du classement, la fille juste après le père. Enfin, une victoire pour le Front National.

    Ton préféré, c’est Jacques Maillot. J’avoue ne pas tous les connaître mais moi, ce serait plutôt Jacques, Sophie, Karim, Leïla et notre cher Gaston réunis. Le 1er pour son accent de chef de bande, un vrai rhinocéros, la 2ème pour son accent bourge du 7ème ou du 16ème (du Nimrod soft), le 3ème pour son accent marseillais très marqué, la 4ème pour son accent "djeuns" à vouloir refaire le monde et le dernier pour son inimitable accent bourguignon.

    A priori, rien ne les prédisposait justement à se retrouver les uns avec les autres, pour certains d’entre eux en tout cas. C’est la rencontre de ces fortes personnalités différentes avec leur univers à elles, avec leur vision du monde à elles qui est intéressante. Les écouter est toujours un véritable régal.

  212. Posté par Bahia, le 28 juin 2007 à 20:41

    C’est très curieux, Comandante, mais j’ai vraiment l’impression de t’entendre quand j’écoute Jacques tout comme ce midi, d’où mon post 207 que tu as peut-être mal interprété mais je commence à avoir l’habitude.

  213. Posté par Bahia, le 2 juillet 2007 à 08:17

    Me encanta muchisimo Sergio Mendes que no conocia sauf que sa version de Mas que nada donne un véritable coup de vieux à mon Jorge Ben Jr.

    Cette version plus que détonante réveillerait même un mort.

  214. Posté par Mayombe82, le 3 juillet 2007 à 22:45

    Très chère S. de Bahia, (post 212)
    Je me suis fait une cure de Gilberto Gil et de Bebel Gilberto, sans oublier Sergio Mendès. J’avais voyagé. J’étais à Bahia. A mon réveil, j’étais en France. Hélas !

    Comme je l’ai déjà dit plus haut, les GG, j’en suis fervent. C’est comme le sac à main de mes sœurs : ça ne les quitte jamais. Jacques est le meilleur, et de loin. Il y a quelques années, j’étais un boulimique de la TV et de la radio, en France. Ça m’offrait une diversité que je n’avais pas dans les pays africains où j’étais passé. Depuis 2001, je boude de plus en plus la TV car non seulement elle est très nulle, trop partisane (c’est son droit), mais surtout, il n’y a pas cette fameuse liberté qu’on nous a toujours vanté. Quand je vois que récemment, France3 a été le seul média à dire « Nicolas Sarkozy a voté en compagnie de son épouse ! », j’ai eu envie de gerber. Je me réfugie dans la radio, en écoutant RFI et Africa n°1 (pour avoir des infos africaines, même si je ne me leurre pas, sachant très bien la 2nde ne critiquera jamais le Mollah Omar de Franceville, par exemple). Dieu merci, il y a RMC infos, et là, ça décoiffe ! Quand on écoute l’ancien VRP, l’homme des Cévennes, J.-J. Bourdin, hum ! Quelle fraîcheur ! Quand on écoute Brigitte Lahaie, euh… ! Et quand on écoute les GG, on se dit : «  Pourquoi ça ne dure que 3 heures ?  » Quel ton ! Quelle liberté ! Par exemple,c’est l’un des rares média à avoir eu le courage de recevoir un certain Dieudo alors qu’il y a une vraie fatwa qui a été lancée sur le bonhomme depuis un certain jour de 2003, sur le plateau d’un certain M.-O.F. (pour ne pas dire Bof !) bref ! je risque d’en faire des tonnes sur RMC.

    Evidemment que Jacques est mon préféré ! Il est le meilleur ! J’aime son ton, j’aime sa voix et trop souvent, je suis d’accord avec sa pensée. Je connais très peu d’Hommes aussi libres et courageux que lui. Cet homme a toujours dit être de gauche ; il a voté le parrain don Francesco en 1981, mais a rendu sa carte du PS dès que les nationalisations sont arrivées, surtout avec l’entrée des communistes dans le fameux gouvernement Mauroy (Union de la Gauche). Combien d’Hommes se couchent dès qu’ils savent qu’ils peuvent mettre un petit pécule dans la poche ? Combien même il faut mettre 0,001% ou 99,99% de leurs convictions (quand ils en ont…) dans leurs poches. Il n’est pas du tout dogmatique et lorsque quelqu’un qui n’est pas de son bord politique a une idée qu’il trouve intéressante, il le reconnaît.

    Cependant, bien que je ne sois ni centriste ni bayrouiste, je ne l’ai pas suivi dans sa « guerre » contre le Centre en rappelant tout le temps le score de Jean Lecanuet. Quel punch ! Les autres que tu cites (Karim, Sophie, Gaston de Bourgogne), ça dépend des jours, même si mes sensibilités personnelles me poussent souvent à être d’accord avec Karim de Marseille surtout lors de la campagne lorsqu’il disait « Je préfère l’original à la copie ! » au sujet du duo Le Pen – Sarko. Sophie de Menton, franchement, je l’écoute vraiment pour avoir un avis contraire au moins : je sais trop ce qu’elle va dire ! L’argent ! L’argent ! L’argent ! On dirait qu’elle a un coffre-fort à la place de… (censuré !)

    A. Marschall et O. Truchot ont réussi leurs castings en mélangeant ces Hommes divers (j’aime bien aussi Claire O’Petit).

    Baromètre de l’impopularité : en effet les Le Pen ont réussi à gagner une élection ! Ce doit être la 1ère fois qu’une famille obtienne l’or et l’argent (je croyais que ça appartenait à Dieu…). Il faut noter que la grande famille de Droite a battu la Gauche à plate couture : 7 contre 3 dans ce baromètre, la France est vraiment de droite. Je me demande néanmoins ce que fait le Hollandais dans ce baromètre ? Fafa n’a vraiment pas de chance, je crains pour lui qu’il ne devienne jamais calife à la place du calife… C’est quand même marrant ce pays où le culte des diplômes est énorme mais où :

    • Alain Juppé, 2ème à l’ENA et très brillant dans d’autres études ne gagne jamais le cœur des Français ;

    • Son alter ego, Fabius, « 1er du primaire à l’université », idem ;

    • Sarko, élève médiocre voire très moyen, qui a redoublé sa licence de droit et a fait un DEA car sa môman estimait qu’il fallait étoffer son CV se retrouve président ;

    • L’Immaculée déception, 95ème à l’ENA sur environ 135 se retrouve en finale face à Sarko ;

    • …

    @llez, stooop ! M82

  215. Posté par Mayombe82, le 3 juillet 2007 à 22:50

    S. de Bahia (post 213),

    « C’est très curieux, Comandante, mais j’ai vraiment l’impression de t’entendre quand j’écoute Jacques tout comme ce midi (...) » C’est vraiment un compliment pour moi, vu comment cet homme est vrai dans son propos : il mourra avec ses idées, le fondateur de Témoignage chrétien !

    « (...)d’où mon post 207 que tu as peut-être mal interprété (...) » rassure-toi, je suis flatté ! Ma mater aussi me dit tous les jours que je suis une GG… @+, M82

  216. Posté par Mayombe82, le 3 juillet 2007 à 23:23

    Salvador de B. (post 214),

    Durant la CM 2006 en Allemagne, nombre de frères et sœurs étaient choqués de me voir défendre le Brésil au détriment du Ghana, je ne voulais pas perdre mon temps à leur faire comprendre le Brésil et le Nigeria, pour moi, c’est la pipe du même tabac, comme dirait mon tonton au village. A cause de toi, j’ai été obligé d’aller sur you tube pour de nouveau écouter Jorge Ben Jr, ma discothèque étant assez décimée.

    C’est vrai qu’il enchante pas mal, ce Sergio…

    A écouter avec un verre de caïpirinha dans la main…

    Ô Brasil ! Ô Brasil ! Ô Brasil ! @+, M82

  217. Posté par Mère Evé de Paris, le 3 juillet 2007 à 23:23

    Ah ! sista Bahia, si en plus tu entendais la voix de ce cher M82, ça fait longtemps que je lui dis qu’il a une voix faite pour la radio. La prochaine fois que je l’ai au phone, je l’enregistre et j’envoie la bande à la station, je suis sûre qu’il peut assurer l’interim de la mère Lahaie pendant les vacances, fingers in the nose !…

    Appelle-moi, frangin, j’ai un truc à te dire… ;-)

  218. Posté par Bahia, le 15 juillet 2007 à 11:16

    11 jours déjà !!! Non, je n’en reviens pas, c’est comme si je t’avais lu hier, cher Comandante. Ce pays va vraiment nous rendre fous ! Le temps passe et l’on ne s’en rend même pas compte. Il est vraiment temps de songer à le quitter mais il faudrait que ça dépasse le stade du songe.

    Alors, tu en es où de ta cure ? Tu pourrais la compléter avec une dose d’Orfeu Negro (quelle audace tout de même ! Très réussi en tout cas) et, last but not least, Le Che, un endroit magique que tu ne peux pas ne pas connaître en tant que Comandante. C’est un bar latino qui se trouve à Caen, j’y suis allée il y a quelques années avec des amis et franchement, j’ai été complètement bluffée. Je leur avais demandé s’il existait un lieu similaire à Paris ou dans sa région. A l’époque, on m’avait répondu par la négative. De l’extérieur, on ne soupçonne pas une seule seconde ce qui nous attend à l’intérieur : dans un cadre paradisiaque, entouré de palmiers et les pieds dans le sable, tu es dans un autre monde, tu es à Cuba, à Rio ou... à Bahia. C’est comme tu le sens. Je me souviens qu’ils avaient passé deux fois Hasta siempre mais je n’ai pas testé la piste de danse sans doute à cause de ceux qui m’accompagnaient, ils n’étaient pas très inspirants "salsament" parlant. J’avais pris un mojito qui ne m’avait pas inspiré davantage d’ailleurs. Peut-être trouverais-je plus d’inspiration dans ton caïpirinha ? Ce sera ma commande lors de mon prochain passage à la Rhumerie ou, pourquoi pas, à La Pena ? Je tâcherai d’avoir sur moi Timeless de Sergio (album emprunté à la médiathèque) pour mieux savourer ce cocktail. Et si je ne suis pas satisfaite, ça te fera 1 point en moins. Je te rappelle que tu en es déjà à moins trois.

    Je dois reconnaître que toi aussi, tu m’as vraiment bluffée car le temps d’une seconde, j’ai vraiment cru que tu étais à Bahia. Il s’est alors passé quelque chose de bizarre en moi. Qu’ai-je ressenti ? Je ne sais plus car ça remonte à loin et ce fut trop rapide. Jalousie ou envie ? "Envie", c’est sûr. "Jalousie" : ce mot, comme toi, me dérange beaucoup (post 190). Je parlerai peut-être alors de "bonne jalousie positive". J’aime bien "compatibiliser" les contraires ou faire comme Mévégué qui multiplie tt le temps les néologismes à n’en plus finir. On a eu droit, par exemple, à un petit florilège ce vendredi à La Bastille notamment quand il a parlé de sa tenue africaine "biométrique", reprochant à Claudy Siar d’être en costume alors qu’on célébrait l’Afrique. Le moment le plus fort, pour moi, aura été d’entendre Alpha Blondy chanter a capella Ces salauds ont mis le feu à mon paradis. C’était juste à la fin, la dernière chanson après Jérusalem, je crois. Et là, je peux te dire qu’il nous a complètement surpris : j’ai entendu à la fois des applaudissements et des sifflements et j’ai vu des gens commencer à partir. J’ai eu l’impression que ce n’était pas prévu au programme, ça a vraiment jeté un froid autour de moi, les gens se regardaient et commentaient les paroles de cette chanson sans comprendre ce qu’elle venait faire dans ce concert. Bravo Alpha ! "De l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace !", c’est ce qui nous manque aussi, ai-je écrit ailleurs. Alpha, lui, en a eu ce vendredi. C’était ni plus, ni moins que La France, via La Licorne entre autres, qui était visée + les journalistes, les politiques pas uniquement français bien sûr. Ensuite les tambours de Brazza ont tenté de nous faire oublier cet épisode mais les paroles de la chanson, et surtout le mot "salauds" qu’il répète plusieurs fois, résonnaient encore dans nos têtes, dans la mienne en tout cas.

    Merci mille fois, Alpha. Ca me rappelle ce que tu écrivais au sujet de Tiken Jah Fakoly (post 186). Alpha savait que le concert était retransmis en direct sur RFI. Vraiment bien joué ! C’est ce qui nous manque aussi, des artistes engagés qui ont de l’audace. En tout cas, j’ai bien dansé sur Cocody rock mais j’ai regretté Fanta Diallo. J’ai aussi regretté qu’Ismaël Lo, accompagné de son harmonica, ait chanté son délicieux Tadieu Bone alors qu’il ne faisait pas encore nuit. Il nous aurait encore plus enchantés avec les "malaïkas" sous un ciel aux couleurs de l’Afrique.

    Bon, je crois que je me suis beaucoup égarée. Mon problème est que je ne sais pas faire court.

    Alors, comme ça, tu aurais une belle voix (post 218) ? Franchement si ta voix est aussi agréable à écouter que tes écrits sont agréables à lire, ça doit être un vrai plaisir pour tous les sens. Un mélange de Jacques Maillot et d’Alpha Oumar Konaré avec le style de Souleymane Coulibaly alias Soro Solo - "Kon, kon, kon ! Oyè ! Qui est là ? C’est l’Affrrrique qui ffrrrappe à la porte..." L’Afrique enchantée sur France Inter.... - voilà comment je m’imagine ta voix.

    En parlant de belle voix, j’ai eu une pensée profonde pour Barry White qui nous a quittés le 4 juillet 2003, 4 ans déjà. Et sincèrement, si tu as sa voix et si tu sais chanter, je prends le 1er vol pour Bahia avec toi mais je préparerai mes oreilles avant à cohabiter avec une GG. A l’heure de l’audace, tout n’est-il pas permis ? Tout n’est-il pas possible, même l’impossible, surtout l’imposible ?

    "Soyons réalistes, exigeons l’impossible", m’as-tu rappelé il n’y a pas si longtemps (post 201).

    Je reviendrai sur les GG next time, GG que de toute évidence tu écoutes depuis bien plus longtemps que moi.

    C’est en tout cas un vrai plaisir de te lire : c’est plein de vie, d’authenticité et de fraîcheur, c’est vécu de l’intérieur et dit avec spontanéité, simplicité et humour. Bon, je m’arrête là avec les compliments car trop de compliments tuent le compliment, n’est-ce pas ? Et tu risquerais d’attrapper de grosses chevilles et la grosse tête, ta maman risquerait de ne plus te reconnaître.

    C’est bien, tu sais où t’arrêter quand tu parles de Brigitte ou de Sophie, sans doute pour éviter de perdre trop de points. Toi au moins, tu as l’élégance de penser au confort du lecteur.

    Très bon dimanche à toi !

    P.S. Au fait, et ce footing du 11 juillet à 21H02 ?

  219. Posté par Bahia, le 15 juillet 2007 à 11:43

    Je ne sais pas si on peut écouter le concert sur le site de RFI mais si c’est le cas, ce serait intéressant de vérifier si la chanson a capella d’Alpha, Ces salauds ont mis le feu à mon paradis, a été supprimée ou non.

  220. Posté par Bahia, le 15 juillet 2007 à 12:02

    Non, même pas 11 jours mais 12 !!! Mon Dieu, là, ça devient inquiétant, très inquiétant même. Je me comprends.

    Ah ! Il faut trouver moyen de moyenner ce problème, dêh ! Je te dis !!!

  221. Posté par Bahia, le 15 juillet 2007 à 12:31

    Au fait, cher Comandante, as-tu remarqué qu’hier, Sarko n’était pas seulement le Président de tous les Français mais aussi, en quelque sorte, le Président des Européens ? Il a vraiment fait très fort ! Je l’applaudis de mes deux mains et de mes deux pieds.

    Les commentaires des GG demain vont être plus que croustillants. J’espère que Jacques et Sophie feront partie de l’équipe.

    Sarko ou l’homme des premières fois, de toutes les premières fois. Il n’a vraiment pas fini de nous surprendre et ce, dans tous les sens du terme. Il est, en cela, conforme à son slogan très bien trouvé d’ailleurs : "Ensemble, tout devient possible"..., le pire comme le meilleur.

    De l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace... Ca, il en a beaucoup, il en aurait même à revendre.

  222. Posté par Mère Evé de Paris, le 16 juillet 2007 à 01:40

    Alors là, Bahia ! On se retrouve encore aux mêmes endroits sans s’y voir ! Bon, ils étaient tellement contents de nous dire "vous êtes 100.000 ici, d’après les flics !" Euh… d’ailleurs, ce n’était pas le mot flics qu’ils ont employé, mais je ne sais plus quel corps… Amobe m’a tuée de rire quand il a engueulé Claudy sur son look. Et quand le vieux Alpha a prononcé le mot "salauds" j’ai dit à mes amis, "le gars-là ne veut plus qu’on lui donne un visa, ou bien ?" Alors plus il le répétait, plus on hurlait avec lui… Y semble que contrairement à toi, j’étais dans la "bonne zone", pas de froid du tout, un mini-Abidjan au pied de la Colonne de Juillet…

  223. Posté par Bahia, le 19 juillet 2007 à 08:41

    Alors là, Bahia ! On se retrouve encore aux mêmes endroits sans se voir. Normal, tu avais oublié ton petit drapeau planté sur ton litambala.

    Alors, pour la voix, je suis sur la voie ou non ?

    Quant à toi, cher Comandante, j’ai essayé ta caïpirinha et je n’ai pas aimé du tout, comme pour le mojito d’ailleurs. Je n’ai même pas pu finir le verre, c’est pour te dire ! En fait, le rhum et moi, ça fait vraiment quatre. Une chose est sûre, je ferai une très, très mauvaise Congolaise si je m’en fie à la discussion de l’autre côté entre Mère Evé et Kitumba.

  224. Posté par Mayombe82, le 21 juillet 2007 à 23:21

    J’ai terminé entre autres voyages, mon périple chez Jorge Amado et son Bahia de tous les Saints, je me prends maintenant pour Antonio Balduino, gare à qui se mettra sur mon chemin…

    Salvador de B. ( post 224),

    Comme ça, on n’a pas aimé la caïpirhina ? Comme c’est dommage ! Mais bon, on ne peut pas tout aimer, ou bien ? Il doit bien y avoir sur cette Terre des Hommes un petit breuvage que tu apprécies, sans en abuser, non ? « Une chose est sûre, je ferai une très, très mauvaise Congolaise si je m’en fie à la discussion de l’autre côté entre Mère Evé et Kitumba. » Détrompe-toi (lol !), si tu sais faire à manger, tu feras une excellente congolaise (je me cache sous la table car je sens que je vais prendre des coups de féministes sur la tronche…).

    ME (post 223),

    Je regrette de ne pas être allé à ce concert, même mon vieux tonton de 60 ans s’y est rendu et comme il m’a si bien dit : « Je n’ai pas l’habitude de me rendre dans ce genre d’endroits, et si tu me vois y aller, dis-toi que ça vaut le détour ! » A priori, les gens se sont bien maintenus dans le maintienenment…

    Salvador de B. (post 221),

    Pendant le défilé du 14/07/2007, le bon citoyen que je suis était du côté des grands magasins en train de « flâner », c’est si bon de profiter de Paris durant l’été et c’est encore mieux quand c’est férié… J’ai en effet vu des tas de troufions de diverses nationalités en train de se préparer à aller saluer le nouveau César. La France et ses colonies, c’est trop petit pour ce petit homme, il lui faut toute l’Europe ! Préparez-vous à aller guerroyer, chers français contre vos voisins européens. Qui pourra l’empêcher de prendre la Hongrie et la Grèce, ne sont ce pas déjà les terres de ses ancêtres ? « Il n’a vraiment pas fini de nous surprendre et ce, dans tous les sens du terme. » Il y en a un qui ne parle plus du tout, c’en est un au boulot qui appelait à l’Etat modeste. A chaque fois que Sarko annonce une nomination, il frise l’apoplexie… @+, M82

  225. Posté par Mayombe82, le 22 juillet 2007 à 00:50

    « 11 jours déjà !!! Non, je n’en reviens pas, c’est comme si je t’avais lu hier, cher Comandante. Ce pays va vraiment nous rendre fous ! Le temps passe et l’on ne s’en rend même pas compte. Il est vraiment temps de songer à le quitter mais il faudrait que ça dépasse le stade du songe. » Comme tu dis, le tems passe à une vitesse incroyable. Je lui dis tout le temps, Ô temps, suspends ton envol ! mas il n’en fait qu’à sa tête… « Alors, tu en es où de ta cure ? » Ma cure avec le Brésil, c’est qu’elle est quotidienne. Je me suis surpris à acheter des tongs ce matin (je n’en avais pas nécessairement besoin), juste parce que c’étaient les couleurs du Brésil qui y figuraient !!! Merci pour le conseil du film, je me le procurerai ASAP. J’ai digéré récemment Jorge Amado mais j’avoue que je ne sais pas dans laquelle des dames du roman je t’ai retrouvée… « Je me souviens qu’ils avaient passé deux fois Hasta siempre mais je n’ai pas testé la piste de danse sans doute à cause de ceux qui m’accompagnaient, ils n’étaient pas très inspirants "salsament" parlant. » Quelle élégance pour dire... ! Chapeau ! C’est quasiment un crime que de se retrouver dans un endroit pareil et e ne pas danser. Depuis quand a-t-on besoin d’être très bien accompagné pour « salser » ? Mon Dieu ! Mais il faut écouter son corps, laisser les sens parler, retrouver l’essence même du rythme, et le reste se fera naturellement. Le mojito, ça passe très bien, excellent ! « Peut-être trouverais-je plus d’inspiration dans ton caïpirinha ? » Echec et mat pour moi ! le résultat est connu ! Ca m’en fait quatre en moins, si je comprends bien ? Que faire alors pour remonter la pente ? Ah ! j’ai une idée. Je te propose de te procurer chez Cauris Editions le livre de Demba Diallo, magistrat malien décédé en 2001. Si à la lecture de ce bouquin, tu restes de marbre, je crois que je vais me couper au moins… un ongle !!! Logiquement, avec ça, je devrais gagner au moins 25 points et me retrouver avec 21 points sur 20, ou bien ? « Je dois reconnaître que toi aussi, tu m’as vraiment bluffée car le temps d’une seconde, j’ai vraiment cru que tu étais à Bahia. Il s’est alors passé quelque chose de bizarre en moi. » S’il faut encore que je parle du Brésil… Ce pays est tout, la guerre des paysans sans terre, des Indiens massacrés, le poumon du monde qui s’époumone, certains descendants d’esclavagistes qui perpétuent des traditions qui font mal, des Nègres qui se battent depuis le 1er jour où ils y ont mis les pieds, la candomblé, la capoera, des plages à n’en plus finir, une langue belle, très belle qui s’éloigne du portugais de Faro, Lisboa ou Lagos. Et s’il faut ajouter à cela le foot, un sport, que dis-je ! une religion (le 1er sport y est le volley-ball) où tout un peuple oublie ses tracas quotidiens. Quel est ce pays où l’on dit : « Chez nous, 2ème ou dernier, c’est pareil ! Il faut gagner ! » Quand j’ai vu récemment comment les Gauchos ont été corrigés 3-0 en finale de la Copa America, hum !!! Cachaca et/ou bastida à flots (si ça non plus, ça ne te plaît pas…) Quand je vois comment justement à Salvador de Bahia, les Nègres continuent à perpétuer les belles traditions de leurs ancêtres, ça ne peut que donner envie de s’y établir. « Qu’ai-je ressenti ? » Ah ! il faut peut-être demander à Orisha ou à Ogun, ou bien ? « "Envie", c’est sûr. "Jalousie" : ce mot, comme toi, me dérange beaucoup (post 190). Je parlerai peut-être alors de "bonne jalousie positive". » En effet, on pourra par exemple parler de la bonnitude ou de “jalousie positivement bonne”. Amobé Mévégué sait jouer avec les mots, quand à la radio il répète qu’il se maintient dans son maintiennement, c’est à encourager. « (…)reprochant à Claudy Siar d’être en costume alors qu’on célébrait l’Afrique. » C’est vrai que ça peut faire étrange en un jour pareil, mais bon… Mon frère Lascony (un Congolais qui a réalisé des DVD sur les incendies parisiens où des Nègre sont cramé) dit que le costume est égyptien et la cravate occidentale. L’image de Wolé Soyinka dans son magnifique boubou le jour de la remise de son prix Nobel est encore dans ma tête. Encore un à qui on devrait donner une maison sur la baie de tous les saints. Franchement, ou le doyen Alpha Blondy est audacieux, ou il ne sait pas ce que vivent les jeunes vivent ici en France : chanter Jérusalem là, à la Bastille, pfffff ! Cet homme qui est un grand adepte du syncrétisme n’avait pas les bonnes brebis ce soir du 13/07 « Ensuite les tambours de Brazza (…) » Ces mecs ont une énergie incroyable ! Je me souviens qu’après un spectacle en plein été, une Française s’est tournée vers moi et m’a dit : « Ils ont du perdre au moins 5 kilos ce soir ! » Tadieu Bône ? Tu remets ça ? Je vais faire un saut à Gueule Tapée et écouter ça cette nuit.

    « Alors, comme ça, (…)Très bon dimanche à toi ! » Merci à toi ! Heureusement que je ne suis pas comme certains cathos, sinon, je me serais demandé ce qui me vaut une telle avalanche de compliments en me disant que non seulement je ne mérite pas ça, mais qu’en plus, je vais forcément le payer. Ça me touche les poumons les ventricules, les pavillons, le foie. Par contre, je ne chante pas bien du tout. Si tu ne veux pas qu’il tombe de la grêle autour de toi, ne me demande surtout pas de chanter. « C’est bien, tu sais où t’arrêter quand tu parles de Brigitte ou de Sophie, sans doute pour éviter de perdre trop de points. » Serais-tu médium par hasard ?
    Merci de nous rappeler au bon souvenir de cet aîné qu’est Barry White ! Dire qu’il est mort juste parce qu’il attendait un rein ! Un rein ! C’est beau de voir que cet homme qui a été « voleur » dans son adolescence a su se reconvertir en accompagnant la conception de pas mal de bébés avec des chansons comme il a su en faire, ce crooner de talent, de grand talent. Conseils d’écoute : j’ai personnellement réussi à garder les albums Put me in your mix, Soul seduction, sans bien entendu oublier Let the music play. Ce mec est mort le jour de la fête nationale de son pays !!!

    Au moment où je tape ces lignes, j’écoute l’Epopée des musiques noires sur RFI, c’est consacré à John Coltrane. Je ne savais pas qu’il avait composé Alabama chez lui, la nuit, après que les deux jeunes filles noires aient été brûlées vives dans une église de Birmingham.

    « P.S. Au fait, et ce footing du 11 juillet à 21H02 ? » Très efficace, tout à l’heure, lever à 05h00’ du mat’ et re-jogging ! Objectif, deux heures trente.

  226. Posté par Mayombe82, le 22 juillet 2007 à 12:42

    Après un excellent jogging, mais pas ponctué par un massage bien comme il faut, la cure a continué avec Voce Abuso, de Antonio Carlos et Jocafi, chanson reprise en France par Michel Fugain sous le titre Fais comme l’oiseau.

    J’ai regardé des extraits du concert du 13/07 dernier sur le site de rfi. Bien entendu, j’ai commencé par Ismaël LÔ et je me suis dit : « Aurait-on plus entendu ma voix en train de fredonner les belles paroles de Tadieu Bone que toute cette foule ? N’y avait-il pas assez de Sénégalais dans la foule ? » Je n’ai pas bien entendu la foule en tout cas. @+, M82

  227. Posté par Bahia, le 23 juillet 2007 à 08:10

    Serais-tu medium par hasard ?, post 226. Je crois bien que je pourrai aisément te retourner la question. J’aurai l’occasion de développer.

    Bon, Il va falloir que je relise ton oeuvre intégralement et consciencieusement pour savoir où tu en es de tes points, cher Comandante... ou Baldo ?

  228. Posté par Bahia, le 28 juillet 2007 à 14:48

    Y a pas à dire, Baldo, le Brésil est vraiment en toi, ancré profondément, très profondément même.

    Sinon ce qui ressemble à des tonnes de compliments n’est rien d’autre que ma façon très modeste de te remercier, rendre hommage à un homme que j’appprécie exactement comme je l’ai fait pour DOW. L’un comme l’autre, vous avez l’art de coucher par écrit exactement mes pensées, it’s absolutely fabulous tout simplement !!!

    Quand trouverai-je le temps de te répondre vraiment ? No idea d’autant plus que je me prépare à partir donc le temps est encore plus short.

    Never mind ! Tant que le blog est là, no soucy...

  229. le 29 juillet 2007 à 09:56

    Je réponds en pointillés, c’est mieux que rien.

    Je suis allée sur le site de RFI et, comme je le soupçonnais, le titre Ces salauds ont mis le feu à mon paradis n’est pas mentionné. Il est vrai que je n’ai pas regardé la vidéo, peut-être l’entend-on mais ça m’étonnerait beaucoup.

    Quant à Tadieu Bone que j’ai visionné, là je ne suis pas d’accord avec toi. On voyait et on entendait bel et bien les gens chanter, ils étaient heureux en plus. Tu aurais voulu qu’ils hurlent ? C’est une chanson qui invite plus au recueillement qu’à l’hystérie, ceci expliquant cela. Ce n’est pas Allumer le feu de Johnny, quoi ! you see what I mean ? Même moi qui aime profondément cette chanson, je ne saurai la chanter de bout en bout car je n’en connais pas les paroles. Là où tu n’as pas tort : je ne pense pas que les Sénégalais étaient nombreux comparés aux Ivoiriens ou Camerounais par exemple.

    Tadieu Bone fut un vrai bonheur d’autant plus qu’il a été longuement applaudi sur cette chanson contrairement à la première.

    En me rendant à la Fnac dernièrement, j’ai vu qu’Ismael avait sorti un album avec une nouvelle version de Tadieu Bone. J’en ai profité pour acheter Le Seigneur Rochereau dans lequel il y a Mokolo Nakokufa, années 1966,1967, 1968, tu connais peut-être. Je n’ai pas encore écouté les autres chansons (13 en tout) : il y a entre autres Ana Mokoy, Maria Maria, Basi Basalaka, Mutambala, Lina, Laisse-toi aimer, Bonane na Noël...

    J’ai également commandé Demba Diallo que je lirai le moment venu car tu ne peux même pas soupçonner la tonne de livres qui m’attend en ce moment. J’aurai pourtant voulu te répondre : "Oui, mon Commandant !"

    Enfin, pour terminer, as-tu entendu parler d’Afriscope (www.afriscope.fr) ? c’est un nouveau magazine gratuit dédié à l’Afrique et aux diasporas africaine et caribéenne en France, il fonctionne avec Africultures. Je me suis procuré le 1er numéro à La Bellevilloise à l’occasion d’un concert en hommage à Fela (je suis restée sur ma faim) et ça promet. Ca me semble moins hétéroclite, brouillon et "amateur" que Cité Black (je ne sais pas s’il existe toujours d’ailleurs mais c’est mieux que rien, c’est certain). On y lit entre autres une interview d’Aïssa Maïga qui est en couverture et un article sur la Cité nationale de l’Histoire de l’Immigration qui ouvre officiellement en septembre prochain.

  230. Posté par Mayombe82, le 29 juillet 2007 à 10:20

    Il faut partir pour mieux revenir, isn’t ? @llez, bon vent. M82

  231. Posté par Bahia, le 31 juillet 2007 à 13:06

    Il faut partir pour mieux revenir, écris-tu, sauf que certains partent pour ne plus jamais revenir. La porte de non-retour sur l’Ile de Gorée nous le rappelle tous les jours. On ne peut pas ne pas verser de larmes quand on visite cette maison des esclaves comme on l’appelle, notamment quand on pense à tout ce qu’ils ont dû endurer, hommes, femmes et enfants et quand on voit la façon dont ils étaient parqués. Même les animaux étaient mieux traités.

    Bon vent !
    Heureusement que je ne suis pas susceptible.

  232. Posté par Bahia, le 31 juillet 2007 à 13:22

    Je suppose que tu l’as déjà visitée, cette maison puisqu’ailleurs, tu as parlé de Gueule Tapée. Emouvant, très émouvant !

    Je regrette juste d’avoir manqué le guide, Monsieur Ndiaye je crois, les deux fois où j’ai visité cette maison.

    Bon, je ne sais pas quelle manip j’ai bien pu faire pour que mon message précédent soit validé alors que je n’avais pas terminé.

    Donc toi aussi, tu connais Lascony ? En fait, qui ne le connaît pas à Paris ? Je me souviens que chaque fois qu’il y avait une manifestation culturelle, il était toujours présent avec un sac rempli de DVD d’Un été brûlant. Titre bien trouvé mais je ne sais pas du tout ce que ça donne.

  233. Posté par Mère Evé de Paris, le 1er août 2007 à 00:03

    Ndeko na ngai Bahia ! Si on est bouleversé en visitant Gorée, visiter son équivalent au Congo, à Loango provoque aussi une autre réaction : la colère noire ! Rien, il n’y a pratiquement rien. On a tourné 45 minutes avec un ponténégrin (la ville juste à côté) pour trouver le chemin qui n’est pas indiqué. Il a fallu finir à pied faute de 4x4, pour trouver quoi ? Une stèle écroulée, faite de briques rouges et d’une petite plaque de ciment gravée avec un baton. Si tu compares au Mausolée dédié à De Brazza dans la capitale, le mot scandale est FAIBLE !
    Voici quelques photos qui se passent de commentaire : http://i113.photobucket.com/albums/n220/mere-eve/StleEcroule.jpg

    http://i113.photobucket.com/albums/n220/mere-eve/Plaque.jpg

    http://s113.photobucket.com/albums/n220/mere-eve/?action=view&current=SupportStle.jpg

    http://s113.photobucket.com/albums/n220/mere-eve/?action=view&current=DSCN6455.jpg

    Si j’en ai un, commentaire : ce site est classé Patrimoine mondial par l’UNESCO. Rien n’y est fait pour l’entretenir, SAUF sur une partie du terrain, ce terrain classé, qui a été réquisitionné et cloturé par Mme Antoinette Sassou N’Guesso pour en faire une magnifique propriété privée… De la prise d’otage d’un lieu de mémoire…

  234. Posté par Mayombe82, le 2 août 2007 à 09:28

    Salvador de B.,

    Tiens donc, te revoilou… Je te croyais sur une plage cubaine, les doigts et les pieds en éventail.

    (Post 230) « Je réponds en pointillés, c’est mieux que rien. » J’imagine que bientôt, tu toucheras les sommets des vagues, à moins de tutoyer la pointe du Kilimandjaro (eh ! oui, il n’y a pas que la mer pour les vacances…).

    « (…) comme je le soupçonnais, le titre Ces salauds ont mis le feu à mon paradis n’est pas mentionné. » Comme c’est étonnant. Eh ! oui, ne jamais oublier que le donneur d’ordre de RFI est le Quai d’Orsay. « Qui paie commande… » Mais bon, je parle peut-être trop vite… « Il est vrai que je n’ai pas regardé la vidéo, peut-être l’entend-on mais ça m’étonnerait beaucoup. » Je n’ai pas regardé TOUTES les vidéos.

    « Quant à Tadieu Bone que j’ai visionné, là je ne suis pas d’accord avec toi. » Aïe ! « On voyait et on entendait bel et bien les gens chanter (…) » A moi alors de mieux nettoyer mes oreilles, je suis tellement dur de la feuille. « (…) ils étaient heureux en plus. » C’est ben vrai ça ! Voir les visages de ces gens, c’est beau. Même les RG qui sont toujours dans toutes les manifs, ils donnent l’impression d’être heureux en concert. « C’est une chanson qui invite plus au recueillement qu’à l’hystérie (…) » Et quelle méditation ! « Ce n’est pas Allumer le feu de Johnny, quoi ! you see what I mean ? » Je comprends, même si je ne suis pas Johnnydolâtre… « Même moi qui aime profondément cette chanson, je ne saurai la chanter de bout en bout car je n’en connais pas les paroles. » C’est vrai, même moi, je ne connais plus à ce jour toutes les paroles. Mais c’est vrai qu’on a tendance à oublier que toute la foule est venue pour PLUSIEURS artistes et que cette foule ne pouvait pas forcément connaître toutes les paroles. «  Là où tu n’as pas tort : je ne pense pas que les Sénégalais étaient nombreux comparés aux Ivoiriens ou Camerounais par exemple. » Ils devaient être en prières chez leurs marabouts pour virer Wade (lol !). « Tadieu Bone fut un vrai bonheur d’autant plus qu’il a été longuement applaudi sur cette chanson contrairement à la première. » D’autant que la 2ème est beaucoup plus connue que la 1ère. Bon, faut que j’arrête de parler de cette chanson, je risque d’en faire une nouvelle.

    « En me rendant à la Fnac dernièrement, j’ai vu qu’Ismael Lô avait sorti un album avec une nouvelle version de Tadieu Bone. » Je l’ai écouté, cet artiste sur rfi il y a quelques semaines lorsqu’il évoquait justement la sortie de ce nouvel album, et surtout lorsqu’il parlait de sa fille qui avait grandi. C’est toujours émouvant d’entendre un mâle évoquer sa fille. La mort de la gamine qui devient adolescente, puis femme. Dieu merci, elle demeure sa fille pour la vie, car comme dit ma mater « Un enfant a beau faire 2 mètres, peser 200 kg, il reste enfant devant sa mère ! »

    « J’en ai profité pour acheter Le Seigneur Rochereau dans lequel il y a Mokolo Nakokufa, années 1966,1967, 1968, tu connais peut-être. » Et comment ! Je refais ma compil en me fournissant dans une boutique qui est entre la Gare du Nord et la Gare de l’Est. Le cd y est à 10-12€, si on en achète 10, ils font un prix et au lieu de 100e on peut les avoir à 70€. Le Seigneur, je ne dirais pas que je connais toutes ses chansons (soyons honnêtes), mais la plupart, oui. J’ai baigné dans sa musique toute mon enfance lorsque les dimanches mon pater mettait la chaîne hi-fi en route et pendant qu’une bonne partie des copains allaient à l’église (ce mot n’avait pas droit de cité chez nous), avant d’aller jouer avec les « rescapés », j’écoutais des paroles. Et à chaque fois que je vais passer un week-end chez un tonton (http://www.congopage.com/article3781.html), je mets un CD ou une K7 et ensemble, nous chantons, nous parlons de Tabu Ley.

    Annie hé ! mama zongisa nga liloba

    Na lala pongi te motema se kokanisa

    O ti nga na pasi na solola na nani hé

    Na libala koswana elakisa nde bolingo

    Ya nga na yo lelo ekomi se yinana mamaaaaa

    Annie si Marie zamba

    Ou encore :

    Adios Tete

    Ya nga na yo esili

    Na longoli pema pe mabanzo

    Mpo pasi eleki hé !

    To bandaki alliance ya ngaï na yo

    Banda bomwana

    Na yebakite Tété nde o kotika ngaï na

    kati ya lonndende boye

    ME fait une excellente prof, elle traduira pour toi.

    Ah ces tonnes de livres qui traînent… je ne compte même plus ceux que j’ai commencés et que je n’ai pas encore achevés car quand on a la manie de vouloir tout lire… Mais avec Demba Diallo, tu ne devrais pas être déçue. C’est dommage que le maladie l’ait emporté si « tôt ». Toi qui a l’air d’apprécier AOK, tu apprécieras sûrement le mot qu’il a placé dans ce livre.

    « J’aurai pourtant voulu te répondre : "Oui, mon Commandant !" » Très bon choix littéraire, isn’t ? J’en toucherai un mot à l’Enfant Peul, même si mon frère M.C. n’aime pas les Peuls en me répétant tout le temps "Leurs femmes se prennent pour les plus belles de Guinée, elles sont arrogantes, elles sont..." Je le coupe à chaque fois en lui disant, tais-toi et écoute un coup de Mory Kanté, ça te fera du bien... (lol !)

    Etant abonné à la lettre d’Africultures, j’avais en effet déjà reçu un mail annonçant la parution de ce mag que je n’ai pu lire que sur le Net (le Net ne remplacera jamais le plaisir de toucher un feuille, de plier son journal, de marquer une page, le Net n’aura jamais l’odeur d’une bonne feuille, et puis franchement, mieux vaut avoir le beau visage d’Aïssa sur papier que l’écran, ou bien ?). quand j’ai lu « Zanzibara » j’ai pensé inévitablement au fameux Malaïka, na ku penda, Malaïka. A propos du grand Fela, as-tu déjà écouté son plus jeune héritier, Seun ? Ca cartonne !

    Jamais entendu parler de « Cité Black ».

    Stooooooooop et @+, M82

  235. Posté par Mère Evé de Paris, le 2 août 2007 à 11:43

    Ah non, les paraboles, c’est si compliqué, mon frangin M82, je préfère que ce soit toi le poète pour les traductions…

    Juste une petite : Na libala koswana elakisa nde bolingo : dans le mariage, les disputes prouvent l’amour ; euh… c’est usant comme mode relationnel, non ?

    S’ils n’ont pas mis le clip d’Alpha sur le site de RFI, ils ont affiché sa tête dans le diaporama, diplomatie ?

    Pas mal Afriscope, mais l’interview d’Aïssa est bien ancienne, je trouve dommage qu’on fasse la Une pour un premier numéro avec un sujet même pas réchauffé mais sorti d’une boite de conserve ! Et pourtant Africultures est une grande référence, je ne comprends pas ce qui leur a pris de nous servir un entretien de 2004. Mais parlant d’Aïssa Maïga, Bamako sera projeté sur le grand écran de la Prairie de La Villette le dimanche soir 12 août, je serai ravie d’un peu de compagnie pour le revoir, avec pourquoi pas un petit pique-nique en préambule ? L’invitation est lancée !

    Cité Black est pas mal, mais je n’aime vraiment pas leur maquette, un look des années 90, avec pseudo-graphisme africain. Mais au moins ils survivent même si c’est assez discrètement, ce secteur est trop difficile. Ça fait longtemps qu’on n’a pas vu d’édition d’Afrobiz du sieur Amobe Mevegue ; j’ai vu aussi la pub pour un nouveau mag économique communautaire, j’ai oublié le titre, on verra ce que ça donnera.

  236. Posté par Bahia, le 2 août 2007 à 14:55

    C’est un plaisir de te relire, chère Mère Evé.

    Je t’ai lu en diagonale, très cher Comandante et je persiste et signe : Tu es dangereusement dangereux, trop même !!! Non, je ne préviens pas les amis de Sarko.

    Tu viens presque de me tuer avecMalaïka. Justement, je me suis toujours demandé si Myriam Makéba n’avait pas été la maîtresse de Sékou Touré qui l’avait accueillie dans son pays quand elle fut interdite de séjour en Afrique du Sud.

  237. Posté par Mayombe82, le 2 août 2007 à 16:54

    Salvador de B. et des autres baies,

    (Post 237) : « Non, je ne préviens pas les amis de Sarko » Ouuuuuuuuuuuf ! Je respire, plus de peur que de mal. Malaïka est l’une de splus belles mélodies que j’ai eu le plaisir d’entendre. http://mwanasimba.online.fr/F_songs_malaika.htm. J’ai écouté des tas de versions, c’est plus que beau. Il faut un nouvel adjectif pour qualifier ce texte.

    Myriam et A.S.K ? Why not ? Stokely Carmichael était-il communiste au point d’accepter que sa dulcinée garnisse le lit du leader syndicaliste devenu président, C’est impossible car entre frères, il ne faut pas hésiter à se montrer solidaire, ou bien ? Même si je n’ai jamais eu vents des aventures en-dessous-de-la-ceinturiennes-de ASK, contrairement à un Houphouët par exemple.

    ME, que ne faut-il point écrire pour te sortir du bois ? En parlant de Bamako, je me suis posé cette question : « Qui est le mâle qui fut chargé de nettoyer les larmes de Aïssa Maïga lors du tournage ? »

    En pensant à Aïssa Maïga, je n’ai pas vu le film où elle joue « Les Poupées russes » car étant donné que c’est la suite de « L’auberge espagnole » du même Cédric Klapisch, je ne me suis pas précipité. J’ai été trop déçu par le précédent, malgré l’estime que je peux avoir pour le réalisateur qui est un homme franc, sincère et vrai. Le film dans lequel je l’ai lu plus appréciée est incontestablement « L’un reste, l’autre part » où elle joue la maîtresse de Pierre Arditi ! Qu’elle est belle, mon Dieu ! La caméra a su mettre en valeur cette fille. Stooooooop, je vais déborder !!! @+, M82

  238. Posté par Bahia, le 2 août 2007 à 23:12

    L’un reste, l’autre part... Oui, c’est vraiment d’actualité et pas que dans le domaine du cinéma.

    2 août 1997/2 août 2007 : 10 ans déjà que le grand Fela est parti pour d’autres aventures.

    C’est fou comme la mort rôde autour de nous en ce moment, notamment avec les deux lettres d’Alain.

  239. Posté par Bahia, le 3 août 2007 à 00:11

    Je viens d’entendre un Demba Diallo dans Archives d’Afrique consacré à Moussa Traoré (émission prise en cours de route). C’est le même du post 226 ? Si oui, encore un mort sans parler de ceux qui étaient dans le train qui a déraillé en RDC dans la nuit du mercredi à jeudi.

  240. Posté par Bahia, le 3 août 2007 à 08:45

    Qui est le mâle qui fut chargé de nettoyer les larmes d’Aïssa Maïga lors du tournage ? post 238 Romain Duris sans doute.

    C’est vrai qu’elle est très, très belle, naturellement belle. J’aime beaucoup son teint, ses yeux, son sourire,... Le problème avec les actrices belles, trop belles, est qu’on oublie souvent de parler de leur jeu vu qu’on ne se concentre que sur leur beauté, pardon ! vu que vous (les hommes) ne vous concentrez que sur leur beauté.

    Je l’ai vue dans Les poupées russes - elle joue le rôle d’une vendeuse et finit dans le lit de... Romain Duris qui tomba, bien sûr, sous son charme dans le film et dans la réalité apparemment - et dans Bamako : c’est plutôt léger, léger ce qu’on lui propose en définitive. En revanche, je ne l’ai pas vue avec Arditi, je sais juste qu’elle y apparaît nue et ce plus d’une fois d’après ce qu’on m’en a dit.

    Contrairement à toi, j’ai beaucoup aimé L’auberge espagnole sans doute parce que je suis tombée follement amoureuse de l’Espagne + souvenirs estudiantins et que je suis très branchée langues étrangères (au passage, le lingala, c’est vraiment une très, très belle langue, et chantée, mon Dieu ! C’est encore une autre histoire...). Je me suis donc précipitée à la sortie des Poupées russes que j’ai également aimé. Quand on aime Klapish, l’Espagne et Romain Duris, c’est difficile de ne pas trouver son compte.

  241. Posté par Mayombe82, le 3 août 2007 à 12:52

    « Qui est le mâle qui fut chargé de nettoyer les larmes d’Aïssa Maïga lors du tournage ? post 238 Romain Duris sans doute. » Mais non, il n’était pas sur le tournage de Bamako…

    « Le problème avec les actrices belles, trop belles, est qu’on oublie souvent de parler de leur jeu vu qu’on ne se concentre que sur leur beauté, pardon ! vu que vous (les hommes) ne vous concentrez que sur leur beauté. » ça dépend. J’ai beaucoup observé son jeu dans l’un part, l’autre reste. Film que j’ai d’ailleurs revu 3 fois. Certes, on la voit nue, mais bon, on ne va pas limiter sa participation à ça, elle a fait mieux que ça. Elle joue un rôle vieux comme le monde : celui de la maîtresse qui attend que Monsieur quitte son officielle. Arditi lui, dans le rôle de ce fameux mari est excellent, il donne tout à Aïssa, sauf l’ultime chose qu’elle attend : plus de temps. Ah ! la vie…

    Tu sais quoi ? Lorsque l’Auberge espagnole est sortie, je n’ai pu aller le regarder au ciné, tant il y avait de la queue comme dirait Ebodé. Je me suis résolu à attendre la sortie du DVD qui m’a laissé sur ma faim… C’est vrai que l’Espagne est un très beau pays qu’il me faudra visiter, surtout le stade de Barcelone : si je ne le fais pas un jour, j’en mourrai !!!

    Dans la galaxie des actrices afros de Panam, il y a une autre que j’aime beaucoup, c’est la Camer Edéa Darcque, que je vois régulièrement dans Avocats & Associés. Dommage que les réalisateurs africains ne la sollicitent pas (c’est ce qu’elle dit).

    Mon lingala, je l’ai appris dans la rue, et avec des cousins, des tantes et des oncles qui venaient à la maison. Les parents, excellents fruits de la colonisation sur ce plan, nous ont toujours parlé en français… @+, M82

  242. Posté par Mère Evé de Paris, le 3 août 2007 à 15:16

    Moi aussi, Bahia, j’ai toujours du plaisir à te lire !

    Je me demande juste, mon M82, si tu vois ce stade de Barcelone, deviendras-tu immortel ????

    Et ma proposition de picnic, ça vous dit rien ? J’ai déjà 2 participants… je voudrais juste savoir la quantité de manioc à prévoir… (M82, tu es réquisitionné sauf si mot d’absence d’un médecin assermenté, et tu es chargé de la boisson !)

    Je reviens sur Adios Tété :

    Ya nga na yo esili

    Na longoli pema pe mabanzo

    Mpo pasi eleki hé !

    Difficile ! Vraiment, comment traduire ça ? "C’est fini nous deux, Je ne peux plus respirer ni penser, tellement je souffre" C’est trop plat en français !!! Traduire c’est trahir. Sois gentil, pour une fois, frangin.
    Nalongoli : j’ai enlevé ? j’ai perdu ? je ne peux plus ? ou alors y a-t-il un autre moyen de l’entendre ? est-ce actif ou passif ? Bahia, à l’infinitif ce verbe signifie "enlever", en 2e sens je le connais aussi pour "féliciter", tu comprends pourquoi le lingala est si poétique, et ses paraboles si difficiles ? Et bien entendu le M82 veut faire croire que je m’en sortirai fingers in the nose !

  243. Posté par Bahia, le 6 août 2007 à 19:03

    Ma chère Mère Evé, je serai en vacances quand passera Bamako que j’ai, de toute façon, déjà vu.

    Merci pour la proposition en tout cas et pour l’effort de traduction (post 243). J’ai beaucoup aimé tes hésitations. C’est vrai que traduire, c’est trahir car il n’y a pas toujours une correspondance directe d’une langue à une autre. Je m’y mettrai un jour moi aussi au lingala : je sais que c’est une langue facile à apprendre, beaucoup plus simple que le peuhl en tout cas.

    J’en profite pour te souhaiter à toi aussi de très bonnes vacances et au plaisir de te relire.

    Kiss, kiss, kiss...

  244. Posté par Bahia, le 6 août 2007 à 19:11

    Ah ! J’oubliais, très chère, ta colère noire (post 234) m’a dérangée. Moi, ma colère peut être de la couleur que tu veux mais jamais noire, tu me suis ?

    C’est la remarque que j’avais indirectement faite ailleurs à Pierre Baya quand il avait dit que Ngnagna voyait tout en noir. Il peut m’arriver de voir les choses négativement mais jamais en noir, ja-mais !!!

    Les mots aussi ont leur importance.

    J’ai compris ta colère bleue, Mère Evé, c’est vraiment une honte.

  245. Posté par Mayombe82, le 19 août 2007 à 08:36

    « Je me demande juste, mon M82, si tu vois ce stade de Barcelone, deviendras-tu immortel ???? » Ah ! Ce stade…. Ah ! Ce stade… J’ai en tête l’image d’une mamie brésilienne, descendante d’esclave, plus de cent ans qui avait un rêve fou qu’elle n’a pu réaliser ue son très grand âge venu : voir la mer ! Tu imagines ????????!!!!! Personne ne l’y avait jamais conduit. Elle n’avait vu la mer que par photos interposées, JT etc. Je la revois en train d’être conduite à la mer par 4 bras et elle suivant la cadence avec le peu de moyens qui lui restait. Je n’aimerais pas attendre mes 100 ans pour vivre la même chose avec le Camp Nou et la Maracana de Rio, surtout que je ne compte pas atteindre 100 ans.
    Pour les traductions, tu t’en sors très bien, et tu le sais pertinemment. Pour « Na longoli pema pe mabanzo » j’essaierai de mettre que l’homme a décidé de ne plus consacrer un seul souffle, une seule pensée à sa belle (ou son ex-belle). En gros, plus rien pour elle quoi.

    Salvador de B. (post 244),

    « C’est vrai que traduire, c’est trahir car il n’y a pas toujours une correspondance directe d’une langue à une autre. » Je connais un Occitan qui va sur ses 60 ans, qui parle français et occitan. Un vrai puits de savoir, ce bonhomme. Et il aime partager son savoir, mais il y a deux choses qu’il ne partage pas du tout : sa femme et l’occitan. Lui pense qu’apprendre sa langue à autrui, c’est se mettre à nu, dévoiler certains pans de sa culture, de son identité. Durant nos échanges à ce propos, il a consenti à me traduire quelques mots et expressions. Je lui ai dit que sur le Net, on pouvait trouver des traductions, comme dans certains bouquins, il a estimé cela dommage. Vraiment dommage. @+, M82

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