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"La thèse d’un conflit écologique" par Gervais Mboumba

Avec son second ouvrage publié, "l’envoyé de Dieu" Gervais Mboumba nous livre un conte animalier qui n’est pas sans rappeler "La ferme des animaux" de George Orwell transposée dans l’univers africain.

L’auteur Gervais Mboumba

Révoltés de l’attitude des hommes, les animaux de la brousse se liguent contre eux. Ils finiront toutefois par se rendre compte que leur manière d’agir entre eux n’est guère différente que celle qu’ils reprochent à leur ennemi commun.

La version qui nous a été fournie n’est pas celle qui a été imprimée, beaucoup de coquilles tant orthographiques que linguistiques émaillent le manuscrit et nous osons espérer qu’elles ont été évitées dans la version mise en vente. Gervais Mboumba possède une écriture plaisante bien qu’un peu alambiquée. On ne peut lui reprocher aucun manque d’humour, son texte se prêterait bien à une version théâtrale.

Gervais Mboumba montre avec ce livre une facette de sa personnalité tolérante et humaniste bien éloignée de l’image qu’il a eu l’habitude de nous montrer dans les forums congolais. Ecrivain, musicien, provocateur, tribaliste ou humaniste, messie autoproclamé [1] quel est donc le vrai Gervais Mboumba ?

Sans hésitation nous vous en recommandons la lecture.

« C’est la vérité ! La vraie vérité ! » G.M


Ghislaine Sathoud s’est entretenue avec l’auteur

Gervais Mboumba vient de signer « en auto édition », son deuxième livre, La thèse d’un conflit écologique. Ce roman expose et dénonce les responsabilités humaines dans l’altération de l’environnement. Face à ces pratiques dangereuses, mais surtout face aux effets néfastes pour notre planète, les animaux montent au créneau et souhaitent changer la donne … Interview.

Ghislaine Sathoud : Pouvez-vous résumer votre livre pour nos lecteurs ?
Gervais Mboumba : Merci Ghislaine pour m’avoir posé cette question. Comme vous le savez, de nos jours, l’environnement constitue un souci mondial. Notre planète est malade. Comment rester indifférent face à un problème d’intérêt public ayant des répercutions sur notre vie ? Ainsi, pour ma part, je me suis lancé dans un programme d’écriture pour évoquer le problème d’environnement. Une façon pour moi d’apporter ma contribution au problème de l’environnement pour attirer l’attention des populations du monde pour qu’il sache que l’environnement est un sujet à débattre et changer de comportement dans notre gestion de la vie.
Ainsi, dans mon livre, la thèse d’un conflit écologique, Je fais réagir les animaux qui ont, au cours d’une conférence tenue à Mboudi-Mboudi leur citadelle imprenable, fustigé les humains en se demandant comment ceux-ci peuvent parler de questions d’écologie sans qu’ils y soient associés ?
Je fais susciter une certaine prise de conscience humaine sur des questions d’ordre environnemental, surtout dans nos pays où les arbres sont détruits avec rage.

G. S : Et cette conférence à Mboudi-Mboudi a été convoquée par qui ?
G.M. : Les animaux de tous les continents se sont réunis à Mboudi-Mboudi, la citadelle écologique, lieu par excellence de grandes réunions dans un de coins du monde, où se tient cette conférence convoquée par tous les êtres à poils et à plumes…l’heure fut grave

G.S : Finalement quelles sont les résolutions prises par les animaux pour lutter contre les cruautés humaines ?
G.M. : Oui ! À Mboudi-Mboudi, les animaux qui se réunissent déclarent la guerre aux humains pour leur cruauté dans l’art de détruire les forêts ainsi par le fait qu’ils viennent assassiner les animaux. Je dois vous dire madame, les animaux ont prédit une vaste désertification du monde, si les humains n’arrêtaient pas de tuer la forêt. De nombreuses résolutions et recommandations y sont prises et applicables à la lettre, entre autre : La ferme décision de poursuivre en justice tous les braconniers qui viennent perpétrer des assassinats en milieu animal. Les animaux lancent un ultimatum à tous ces braconniers qu’en cas de récidive, ils ne tarderont pas d’augmenter la dose du sida dans les corps de tous les animaux et ça fera des ravages chez les humains qui adorent manger les cadavres des animaux. Les animaux les invitent à manger du légume avec du manioc ou la banane. Car souvenez-vous que le sida vient du singe, selon les expériences scientifiques. Ainsi, les animaux entendent poursuivre leur combat en augmentant aussi les doses d’ébola et de la grippe aviaire. Dans leur médecine si avancée, ils entendent mettre en route, un poison meurtrier pour tous ceux qui abattent les arbres d’une manière sauvage. Telles sont les conclusions auxquelles les animaux sont parvenus au cours de la conférence qui s’est tenue à Mboudi-Mboudi.

G.S : Les animaux décident donc de riposter à toutes les attaques, cette violence n’est-elle pas dangereuse pour l’espèce animale également ? Obtiennent-ils gain de cause ?
G.M. : Oui, les animaux obtiennent gain de cause. D’ailleurs certains historiens et grands intellectuels de la race noble et civilisée des animaux à Mboudi- Mboudi, sont unanimes et, pensent que Dieu a fait une erreur de créer les humains. Car selon des patriarches de la race noble et civilisée des animaux à Mboudi-Mboudi, s’il n’y avait que des animaux sur cette terre, la terre n’aurait pas eux des secousses de tremblements de terre, et elle dormirait en paix sans être inquiétée. Ainsi, même les océans et les mers demeuraient sains. La terre serait sans guerres meurtrières, sans dégradation de la couche d’ozone imputable aux humains. Savez-vous par exemple que les humains veulent même aller déranger le soleil qu’un jour, des blocs des planètes vont nous tomber sur la tête ? Moi je pense que les animaux ont raison, car ils sont brimés par les humains.

G.S : Pourquoi les animaux s’insurgent-ils contre les défenseurs de l’environnement qui pourtant veulent « sauver » la terre ? Comment expliquez-vous ce paradoxe ?
G.M. : Madame, je vous assure que les animaux ont compris l’hypocrisie des humains. Les animaux suivent à la lettre toutes les conférences tenues par les humains allant pourtant dans le sens de la protection de la nature. Le cas des la rencontre de Kyoto. Mais là où les animaux ne comprennent pas, c’est lorsque les humains disent à longueur de journée qu’ils vont réduire les gaz à effet de serre. Mais les animaux plus loin se demandent à combien ces gaz seront-ils réduits par an, par mois ou par jour ? Or les humains n’ont jamais avancé un chiffre de réduction. C’est du flou artistique selon les éléphants d’Afrique par exemple. Bien au contraire, les animaux sont ceux qui ont le souci de préserver la nature, les forêts et les espèces.

G.S : En guise de conclusion quel est votre dernier mot et où peut-on se procurer ce livre
G.M. : J’invite tout le monde à lire ce roman très émouvant. Pour ceux qui sont au canada ou ailleurs, il suffit de me joindre au numéro : 1-819-347-2953. Mon email est : [email protected]

Gervais Mboumba «  La thèse d’un conflit écologique »
147 pages
ISBN 978-2-9810547-0-8 publié aux éditions auto édition GMB
Prix20 dollars, soit 15 euros

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