mercredi21 mars 2007

"Littérature-monde en français" : Abdou Diouf répond aux 44 écrivains qui « choisissent de se poser en fossoyeurs de la Francophonie »

L’ancien président du Sénégal Abdou Diouf (photo) - qui dirige l’Organisation Internationale de la Francophonie depuis quatre ans -, a publié un point de vue le lundi 19 mars dernier dans Le Monde. Dans son texte, entre autres points, il déplore le désamour des Français quant à la Francophonie et pointe du doigt certaines réticences qu’il faudrait éradiquer afin de parvenir à une francophonie de la "diversité culturelle". L’occasion pour lui aussi de répondre directement aux 44 écrivains qui ont choisi, écrit-il, de se poser en "fossoyeurs de la francophonie". Ces écrivains ont publié dans Le Monde des livres le « Manifeste pour une littérature-monde en français » (Voir à cet effet notre sujet mis en ligne le vendredi 16 mars). Un livre collectif réunissant les contributions théoriques de plusieurs signataires du "Manifeste" - et d’autres qui en épousent l’esprit - est d’ores et déjà annoncé aux éditions Gallimard pour le mois de mai avec pour titre "Pour une littérature-monde en français". Enfin, l’édition 2007 du Festival Etonnants Voyageurs de Saint-Malo (Bretagne) qui se déroulera du 26 au 28 mai aura également pour thème principal cette littérature-monde.

Le débat s’ouvre donc, et nous ne pouvons que nous en féliciter. Pour le poursuivre, voici ci-dessous un extrait du texte du Secrétaire Général de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), extrait dans lequel le président Diouf réagit à la publication "Manifeste" :


UNE NOUVELLE GUERRE DE CENT ANS

Je n’ose croire que ceux dont le métier est de penser et de créer veuillent réduire le combat de la francophonie pour le respect et la promotion de la diversité des langues et des cultures à une nouvelle guerre de Cent Ans. Il ne s’agit pas de lutter pour ou contre la prééminence de telle ou telle langue. Il s’agit de faire en sorte que la vie de l’homme sous l’effet d’une standardisation ne se transforme en un désert de redondances et de monotonie, ou que les identités culturelles ne deviennent "meurtrières". Il s’agit de construire une communauté mondiale où la recherche de convergences, d’alliances, d’interactions entre les aires de civilisation l’emportera sur les volontés hégémoniques. Et ce dessein, les francophones le revendiquent avec fierté.

Enfin, je regrette que ces idées reçues éclaboussent de leur mépris - sans le vouloir sans doute - tous ces pays que rien ne rattache au passé colonial de la France et qui ont choisi d’adhérer à la francophonie. La langue française n’appartient pas aux seuls Français, elle appartient à toutes celles et à tous ceux qui ont choisi de l’apprendre, de l’utiliser, de la féconder aux accents de leurs cultures, de leurs imaginaires, de leurs talents. Et les francophones d’autres contrées attendent des Français qu’ils ouvrent plus largement leurs manuels scolaires, leurs collections, leurs médias au talent de ces écrivains, de ces chanteurs, de ces cinéastes, de ces artistes qui ont fait le choix de créer en français.

Vous comprendrez donc que j’applaudisse à deux mains lorsque je lis, dans "Le Monde des livres" (du 16 mars), le brillant hommage de quarante-quatre écrivains à la "littérature-monde" en français ! Nous partageons tous le même éclatant et stimulant constat, à savoir que "diverses sont aujourd’hui les littératures de langue française". Il est clair, aussi, que nous partageons le même objectif, celui "d’un dialogue dans un vaste ensemble polyphonique". Mais vous me permettrez de vous faire irrespectueusement remarquer, mesdames et messieurs les écrivains, que vous contribuez dans ce manifeste, avec toute l’autorité que votre talent confère à votre parole, à entretenir le plus grave des contresens sur la francophonie, en confondant francocentrisme et francophonie, en confondant exception culturelle et diversité culturelle. Je déplore surtout que vous ayez choisi de vous poser en fossoyeurs de la francophonie, non pas sur la base d’arguments fondés, ce qui aurait eu le mérite d’ouvrir un débat, mais en redonnant vigueur à des poncifs qui décidément ont la vie dure.

Les Français ne savent pas encore assez tout ce qu’ils peuvent offrir à la francophonie, et surtout tout ce qu’elle peut leur offrir. J’espère que viendra bientôt le jour où il sera évident pour un Français de se présenter en se disant normand, français, européen et francophone, sans crainte d’apparaître "réac" ou ringard...

Abdou Diouf (Le Monde, 19 mars 2007)

Commentaires

  1. le 21 mars 2007 à 03:46

    Abdou Diouf nous parle un language flou comme le font tous les hommes politiques africains qui se contentent des beaux discours sans portee ni mise en execution (pour ne pas dire parfois deplaces). D’ailleurs quelqu’un peut me dire pourquoi on finit toujours par arriver a un candidat unique lorsque l’on veut voter le SG de la Francophonie alors qu’au depart on assiste toujours a un foisonnement de candidats qui a la fin finissent par se retirer petit a petit comme si une force occulte les sommaient de se retirer.

  2. Posté par courageux, le 21 mars 2007 à 03:51

    J’ai l’impression que pour Abdou Diouf francophonie signifie soumission a la France et il est surpris de constater que tres peu de francais d’ailleurs a son machin qu’il appelle la francophonie. Je crois ce manifeste a sa place et merite d’etre soutenu. Je propose meme que les internautes initient une petition pour se ranger derriere leurs ecrivains.

  3. Posté par Lalah, le 21 mars 2007 à 08:08

    On ne nous a pas encore dit si Gallimard, l’éditeur qui publie le manifeste en question, compte se débarrasser de la collection Continents Noirs, afin que la Blanche soit une collection de littérature-monde en langue française, et que Abdou Diouf ait définitivement tort.

    Réclamer la disparition de cette collection, aurait dû être le préalable posé par les auteurs, avant d’accepter que cet éditeur là publie leur manifeste.

    Il y a quelques contradictions dans la démarche, et elles nous font penser que les signataires de ce manifeste sont les notables de cette nouvelle tendance : littérature-monde.

    Ils affirment que la langue n’appartient pas à la nation, mais ils laissent à l’écart nombre de leurs collègues, talentueux et ostracisés par la collection Continents Noirs.

    On ne voit pas pourquoi Bessora ou Fabienne Kanor ne sont pas dans la Blanche, et pourquoi personne ne demande haut et fort qu’elles y soient.

    Je n’achèterai pas le manifeste. Je le chercherai peut-être en bibliothèque. Que Gallimard arrête de se foutre de nos gueules, et on croira ce que ces 44 auteurs en quête d’honneurs (surtout les nôtres, qui se sentent accueillis dans la mafia littéraire, et qui ne sont pas à l’initiative du manifeste) nous disent, et on croira que Diouf est dans l’erreur.

    Au moins, sa posture à lui est claire. Celle des écrivains l’est moins.

  4. Posté par Lalah, le 21 mars 2007 à 08:17

    PS : nos auteurs n’ont fait que suivre, se soumettant une fois de plus, intégrant un mouvement que des français ont souhaité ; ils auront leur place dans la bande, et pour l’obtenir, il leur importe peu de laisser les autres sur le carreau...

    Comment croire au bien fondé de ce manifeste qui nous annonce ce que nous pensions déjà, qui imprime noir sur blanc ce que les faits avaient déjà consacré, ce à quoi Gallimard ne se résoud pas encore : le Français est comme les autres langues du monde, habilité à dire le monde, et d’où qu’on soit.

    Que Gallimard fasse de la parole des auteurs Continents Noirs, un propos universel. C’est ce qu’elle est.

    Le poisson pourrit par la tête, on le sait bien. Or, Gallimard, qui est la tête de proue du milieu littéraire, semble un peu faisandé.

    On ne peut poursuivre des buts honorables, en posant des actes répréhensibles : les buts sont pollués par les actes.

    ABOLITION DE CONTINENTS NOIRS !

    Je propose que soit lancée une pétition dans ce sens, ici même !

  5. Posté par Elargir, le 21 mars 2007 à 08:18

    Parfois, ça nous ferait du bien de nous rappeler que quand on parle de francophonie, il y a plusieurs pays ou régions dont la Roumanie, la Suisse, la Belgique, le Québec pour ne citer que ceux-là. On a tendance à tout ramener à l’Afrique francophone qui a moins d’importance finalement que le reste des pays francophones qui sont en Europe, en Asie et en Amérique. Quand on parle de choix de la langue, c’est avec beaucoup de ces pays-là que cela a un sens, car, ceux d’entre eux qui n’ont pas le français directement en partage depuis longtemps avec la France ont leur langue et une langue écrite qui porte déjà une longue tradition littéraire. Si un Roumain écrit en français c’est un choix. Mais quand un colonisé africain d’un pays francophone écrit en français, ce n’est pas un choix, il n’a, le plus souvent, une autre langue d’écriture que celle du ou des colonisateurs (français, anglais).

  6. Posté par Claudines, le 21 mars 2007 à 08:52

    Merci M. DIOUF. Pour une fois je suis d’accord avec vous. En tout cas sur ce que vous avez écrit, je cite :"(...)Les francophones d’autres contrées attendent des Français qu’ils ouvrent plus largement leurs manuels scolaires, leurs collections, leurs médias au talent de ces écrivains, de ces chanteurs, de ces cinéastes, de ces artistes qui ont fait le choix de créer en français".

    C’est presque mot pour mot ce que j’ai écrit hier dans le post 71, sur l’article précédent concernant le Manifeste des 44 écrivains.

    Le véritable combat, c’est cela, l’OUVERTURE...Je n’adhère ni au concept de francophonie (mais je peux comprendre qu’il y ait de nombreux adeptes), ni à celui de la "littérature-monde en français", bien qu’il soit promu à un bel avenir. Nous, lecteurs lambda, nous voulons lire, avoir un accès libre et facile à toutes les littératures.

    Je ne sais pas si les tenants de la "littérature-monde en français" réalisent qu’ils s’enferment dans ce concept au lieu de l’ouverture qu’ils espèrent. Car en admettant que ce concept fasse école, qui se dirigera spontanément vers un rayonnage de livres en librairie ou en bibliothèque étiquetté "Littérature-monde en français" ? Les plus avertis sans doute, mais les autres ? L’immense océan des autres qu’il s’agit d’atteindre ?
    Dommage que mon emploi du temps ne me permette pas de participer au débat "en live".
    Je pense que c’est un peu vain.

  7. Posté par May, le 21 mars 2007 à 13:07

    Le concept de littérature-monde est creux.

    La littérature, d’où qu’elle vienne, s’adresse au monde et parle de lui. On est en train de nous dire que seule la littérature de langue française ne faisait pas partie du monde, au point qu’il faille maintenant l’y inscrire.

    Les anglophones ne se posent pas la question de l’universalité de leur propos. Elle est un fait. Ceux qui se posent la question, même s’ils répondent par l’affirmative, ont d’étranges problèmes de positionnement.

    Pour répondre à Claudines, je pense que les rayons des libraires doivent simplement classer les auteurs en fonction du genre, et pas de leur origine.

    Ainsi, nous verrions peut-être se dessiner des tendances artistiques chez ces écrivains. Littérature-monde, ça ne signifie rien.

    Littérature générale (pour le roman), roman à l’eau de rose, historique, social, policier, de science fiction, moderniste, du terroir, psychologique, essai, poésie, enfin tout ce qu’on voudra, sont des appellations qui aideront davantage les lecteurs.

    A bien y réfléchir, je suis plutôt contente que Léonora Miano ne soit pas du nombre des signataires du manifeste, elle qui pense "qu’il n’y a que la littérature, et ensuite des univers d’auteurs."

  8. Posté par Queen Pokou, le 21 mars 2007 à 13:22

    Pour Elargir :

    Vous avez raison, mais nous sommes ici sur le blog d’un auteur africain, et c’est pourquoi nous parlons daantage de nous.

    Les auteurs des pays de l’Est ou d’ailleurs qui choisissent le français, ne sont pas publiés dans des collections Continents Slaves, lorsqu’ils ont des éditeurs français.

    Leur choix, comme celui d’une Nancy Huston ou d’un Littell, honore la France, cependant qu’elle semble nous traîner comme des boulets, nous qui n’avons pas choisi le français.

    Pour ne l’avoir pas choisi, qu’on nous laisse nous l’approprier, en faire notre "butin de guerre", comme disait Kateb Yacine, et qu’on ne nous conteste plus notre place au monde littéraire de langue française, en nous publiant dans Continents Noirs.

    J’ai vite parcouru la liste des auteurs ayant signé le manifeste. Il me semble qu’aucun ne publie (plus) dans cette collection. Les Continents Noirs ne sont toujours pas invités à la fête.

    Si Wabéri était encore dans cette collection et pas chez Lattès, il ne serait pas aujourd’hui monté en gloire, et appelé à dire son sentiment sur... comment disent-ils encore ? Ah oui ! La littérature-monde en français.

  9. Posté par Nestor, le 21 mars 2007 à 15:04

    Voilà que nos écrivains francophones d’origines diverses tentent de lever le ton et de signer un manifeste qui réclame une autre vision de la littérature en français. N’y voyez point une finalité, c’est un début. À mon avis, ils ont raison. Trop, c’est trop. Regardez du côté du Commonwealth, ils ont plus d’une longueur d’avance.

    Avant de conclure, sachez pour ceux qui se rendent compte que ce n’est pas seulement la francohonie africaine qui est cataloguée dans l’esprit étroit de certains éditeurs français, les Suisses, les Québécois, les Belges ne se gênent pas pour cataloguer aussi les écrivains francophones, surtout venant d’Afrique. Alors, n’allez pas vite en besogne. Eux aussi doivent apprendre la "littérature-monde".

  10. Posté par Pour Elargir, le 21 mars 2007 à 15:24

    Queen Pokou, on dit la même chose. En réalité, on respecte des auteurs qui ont une langue et font honneur au français en le choisissant. Ils auraient pu écrire ou continuer d’écrire dans leur langue (Makine, Kundera et les auteurs que tu as cités). Les Africains, eux, l’usage qu’ils font du français ne rappelle qu’une chose dans l’esprit de certains : produit de notre colonisation réussie. La condescendance qu’on a à leur égard, on ne peut logiquement l’avoir à l’égard d’un auteur qui laisse de côté la langue dominante, l’anglais, pour écrire en français. Mais vili, swahili, haoussa et que sais-je encore, dans la balance, c’est coton contre boule de fer. Quand on n’a pas le choix, on ne fait honneur à personne, on est dans la dépendance, ce n’est pas compliqué à comprendre.

  11. Posté par Bakima, le 21 mars 2007 à 17:07

    Alain ou peut-on trouver ou lire ce manifeste ? Je compte intervenir en profondeur, apres avoir lu ce manifeste. Pour l’instant, je vais circonscrire mon propos sur une question : pourquoi une autorisation de la France ou de la francomachin pour entrependre quelque chose de fort ? La France a des problemes de complexe, grave. Pourquoi sa voisine de l’autre cote de la Manche assume un peu mieux et avec courage son passe colonial ? Sa langue est devenue la notre par une liaison adulterienne avec les contrees francophones loin de l’hexagone... J’attend de lire ce manifeste avant de dire ce que je pense de Diouf et de ceux qui lui ressemblent.

  12. Posté par Mayombe82, le 21 mars 2007 à 17:31

    "J’attend de lire ce manifeste avant de dire ce que je pense de Diouf et de ceux qui lui ressemblent." : aïe ! Ca promet. @+, M82

  13. Posté par D.O.W., le 21 mars 2007 à 18:46

    Le débat s’anime ! ;-) Et s’embrouille aussi : je ne sais plus qui est pour quoi ;-)) Moi, je me réjouis de voir que les villageois sont nombreux maintenant, à constater combien tout cela est terriblement vain. Et je renvois dos à dos Diouf - (docile employé de la francophonie, serviteur des causes des autres), et nos signataires - (amateurs de discours inopérants).

    Et puis quel farceur quand même ce Diouf ! Le voilà maintenant lancé dans des discours lyriques. Le français, cette belle langue ceci et cela. La francophonie, ce beau machin comme cela et comme ceci, qui, tenez vous bien, mène un combat "pour le respect et la promotion de la diversité des langues et des cultures" (ah bon !? ; c’est juste là-haut, je n’ai fait qu’un copier/coller). Il a donc attendu d’être à la tête de la francophonie pour promouvoir la diversité des langues et des cultures. La présidence de la république au Sénégal n’était-elle pas un meilleur endroit pour cela ? Et qu’a-t-il donc entrepris pour faire du wolof une langue plus achevée ? Qu’a-t-il fait pour en faire une langue au système d’écriture standard, unifié ? Qu’a-t-il fait pour accroître son vocabulaire, y faire rentrer les mots de la philosophie, de l’informatique, etc ? Ah vraiment quels farceurs tous ces "présidents de quelque chose". Toujours le mot pour rire.

  14. Posté par Nietzsche_junior, le 21 mars 2007 à 20:50

    ce qui est terriblement vain c est de croire que la langue ne sert que de véhicule .. elle est beaucoup plus que cela , elle est ce qui permet a la penser de se réaliser , on peut parler sans reflechir mais on ne peut pas penser sans parler une langue .. la langue francaise pose un cadre qui ne concerne pas que la littérature ...

    au final ce qu a decouvert aristote ce n est que les catégorie fondamental de la langue dans laquel il pensait ....

    diouf est un politicien , il pense que sansn le Francaise le mot senegal et sengalasi ne veut plus rien dire .. il a pas tort vu son champ d action de se soumettre a une langue que permet a un sengalais de se sentir citoyen , car c est cela que l Europe a apporter au monde , la France en premier ! un statu autre qu un simple filiation sanguine , religieuse ou culturel , un statut supérieure qui c est construit dans une langue si chere a moliere .. le citoyen Francais n est pas le citoyen américain , eux ont réussi leur révolution , la preuve c est qu elle vire a l anarichie et liberté equivaut dans leur bouche a liberté de faire tout et n importe quoi , le nihilisme du 11s 2001 n etais pas chez les terroriste mais bien chez les victimes , assis dans des tour de verres a engraisser qui influent sur le misere du monde ...

    je pense que des géometre de l Egypte antique n auront pas de mal a trouver un " terrain d entente" avec ce qui ont construit la plus haut gratte ciel , les musiciens de differente culture aussi , les poetes de la francofonie la j en doute ! deja entre eux c est le jour et la nuit , ca existe pas la "litterature-monde" car le "monde-total" n existe pas , enfin prions pour qu il ne puisse jamais exister , ce qui ont signer ce manifeste sont plus porté au libéralisme qu l humanisme ...

  15. Posté par Nietzsche_junior, le 21 mars 2007 à 20:59

    avant contient noir chez Gallimard il n y avait rien , c est pour nous en 2007 un anachronisme mais a une époque passé ce fut un avancée ... on peut pas critiquer les gens de chez Gallimar qui a une epoque ce sont battus pour que des Ecrivan de couleur noir publient , au lieu de s attarder a denoncer contienent noir vaut mieux que les auteru Africain se mettent d accord pour une maison d Edition Africaine qui tiennent la route , maintenant qu ils ont une renommer c est plus facile aujoud hui .. contient noir fut une etape necessaire , dans le bon sens , faut pas s arreter en chemin , l immobilisme c est ce qui transforme une révolution en dictature ....la littérature doit evoluer , la langue Francaise aussi ... et les Francais aussi a travers leur identité (symbolique)

  16. Posté par Nietzsche_junior, le 21 mars 2007 à 21:10

    ca rejoins le combat des féministe qui demande a ce que la société redifinissent l identité national , que des homos puissent elever des enfants , que la maternité , qui n est pas le fait de mette un enfant au monde mais de le "materner" ne soit aps exclusivement le "role" des femmes , si on debat du francais on fera pas l economie d une langue consturite sur une loi des genre ou la discrimination est derriere chaque verbe conjugué ... j aurais aimé ce genre de manifeste .. pour qu ils soit enfins ELLES de temps a autres

    sur ce bn nuit ,conseil du jour d une reine de glace qui fond sous l oeil u dieu Ra , en Avril ne decouvre pas d un fil ..

  17. Posté par simplice, le 21 mars 2007 à 22:25

    “… A la longue, la tolérance engendre plus de maux que l’intolérance, tel est le drame réel de l’histoire. Si cette affirmation est vraie, il n’est pas d’accusation plus grave portée contre l’homme…” Cioran i.e. qu’une civilisation commence par devenir tolérante avant de disparaître, submergée par les barbares dont la seule force est justement l’intolérance.

  18. Posté par Noiresdentsblanche, le 21 mars 2007 à 22:27

    POUR REPONDRE à LALAH, POUR HéLER MABANCKOU.

    CONTINENTS NOIRS / GALLIMARD

    Pourquoi ne pas écrire à Antoine Gallimard et aux 44 signataires de ce manifeste ? Pourquoi ne pas faire publier ensuite ce courrier par exemple dans le courrier des lecteurs du Monde ? L’envoyer directement à Michel le Bris sur son site Etonnants Voyageurs ? J’ai écrit un mot à ce sujet il y a deux trois jours sur le blog d’Assouline, la République des Livres. Il disait à peu près ceci :
    "Si ce manifeste n’est pas enfoncer une porte ouverte et s’il a le mérite de vouloir exister au delà des mots de St Malo, ce serait pas mal que les 44 passent au concret, et pas que dans leur parution prévue dans la Blanche ! Vous connaissez la collection “Continents Noirs” chez Gallimard ? La littérature monde de ces auteurs pourra t’elle encore être confinée dans des frontières géographiques, que ce soit sur un planisphère comme sur le papier, sans faire blémir les 44 ? Ah fallait pas soulever des lièvres…". J’ai aussi envoyé un mot très court à Lebris. Mais une lettre commune de 11 ou 22 ou 66 signataires -écrivains, lecteurs- , ça pourrait être franchement mieux !
    Antoine Gallimard est loin d’être un idiot ou un sourd. Allez, au boulot, Lalah ! Alain Mabanckou, vous re signez ? Vous leur en parlez, à vos nouveaux amis Lebris et Rouaud ? Si les écrivains de Continents Noirs méritent de faire partie des publications de Gallimard, si ce manifeste n’est pas que de l’écume de vague bretonne, les choses doivent bouger ! Ou alors je n’ai rien compris...

  19. Posté par Willy, le 21 mars 2007 à 23:18

    Abou Diouf ? C’est qui, lui ? Président de l’Organisation Internationale de la langue Sérère ou Wolof ? si c’est de la Francophonie, je rentre au Sénégal perfectionner ma langue africaine !

  20. Posté par nietzsche_junior, le 21 mars 2007 à 23:28

    c est un type qui a essayer de faire du senegal autre chose que la cote d Ivoire , un qui a fait que c est un des rare pays qui au vu des autres pays voisin est un pays stable ... alors relativsez vos critique , contrairement au romancier lui vit dans la réalité , et une des plus tragique des 5 continents ...

  21. Posté par nietzsche_junior, le 21 mars 2007 à 23:58

    Le Français en tant que langage ne fait que re-produire le réel , le Français a développer un répertoire de Forme plus large , politiquement plus universel , mais Artistiquement la Langue Française n a aucun privilège sur d autre , la parole qu elle soit ouverte a l autre ou silencieuse en soi est le plus grand mystère de la création , Dieu c est Fait Logos avant d être quoique ce soit , aucune langue ne peut se hiérarchisé dans ce domaine qu es l imaginaire et l uniformité du phénomène religieux même dans l île la plus « perdue » prouve que la « littérature » dans son sens le plus large est un langage unique qui s adapte a toute les langues mais a pas a toutes les époque .., les nombres sont les seuls a soumettre tous les Hommes au même signe ! .. la grammaire humaine n est pas le privilège d un peuple

  22. Posté par A. Mabanckou, le 22 mars 2007 à 02:02

    Pour Queen Pokou (post 8) :


    Il y a des auteurs de Continents noirs dans le Manifeste (Koffi Kwahule) et le livre qui sort en mai (Fabienne Kanor). Continents noirs ne veut pas dire "merde". Il y a des auteurs de talents dans cette collection : Edem, Bessora et Natacha Appanah (mais cette derniere quitte la collection pour aller aux Editions de L’Olivier).

    Pour Bakima (Post 11) :


    Cher ami, le manifeste peut etre lu sur le blog. Ce fut notre precedent sujet de discussion.

  23. le 22 mars 2007 à 08:47

    Cher Monsieur Mabanckou,

    Merci de prendre la peine de me répondre, et de nous expliquer que Continents Noirs ne veut pas dire "merde".

    Je veux partager cet avis, et c’est pourquoi je ne comprends pas ce qui justifie que des auteurs de talent soient publiés à part, dans une sous collection, qui a une typographie de merde, un papier de merde, une couverture de merde, et une exposition des plus merdiques !!

    Ce que j’attends de vous, et je ne suis pas la seule, c’est que vous fassiez tomber les barrières, et pas seulement par le verbe. Allez plus loin que le manifeste : agissez. Prix Renaudot et publié dans une collection ouverte à tous, vous avez votre mot à dire.

    Puisqu’ils ont du talent, qu’on les publie avec les autres, c’est ce que vous devriez dire.

    On ne peut pas accepter, compte tenu des discours prononcés sur la fraternité littéraire de langue française, qu’il existe une telle collection, basée sur l’origine ethnique des auteurs.

    La couleur de la peau n’est pas une langue. Elle n’est pas un genre littéraire. Elle n’est pas un corpus précis. Elle ne signifie pas une pensée commune.

    Les auteurs publiés là ne l’acceptent que parce que c’est le seul moyen qu’ils aient trouvé, pour que leurs textes existent.

    Ce sont des artistes, pas des entrepreneurs, et ils ne vont pas se lancer dans l’édition.

    Natacha Appanah quitte Continents Noirs, nous dites-vous ? Et pas pour entrer dans la Blanche où Galimmard ne l’aurait pas accueillie !

    Je lui souhaite bonne route chez L’Olivier, qui est un excellent éditeur. Elle mérite mieux que ce que Continents Noirs lui offrait, et connaissant son tempérament, j’imagine qu’elle a dû se battre, pour être visible. Ce n’est pas Gallimard qui l’y a aidée.

    Sami Tchak et Waberi aussi, ont fui Continents Noirs, qui ne veut peut-être pas dire "merde", mais "tombeau". Tchak est resté dans le giron de Gallimard, en allant au Mercure de France ( pas dans la Blanche, cependant), et j’ignore si ça marche mieux pour lui, mais il n’est plus dans ce ghetto !

    Koffi Kwahulé, dramaturge reconnu, méritait bien que Baby Face paraisse dans une collection plus visible. Que lui aussi réussisse à se barrer, c’est ce qu’on lui souhaite, ainsi qu’à Bessora et Kanor.

    Pour répondre à Nietzsche Junior, je suis contre l’idée d’une maison d’édition noire ou africaine. C’est dépassé, et c’est vain.

    Si demain un noir a les moyens de devenir éditeur, qu’il publie des textes de qualité, écrits par des blancs, des noirs, des écrivains, tout simplement.

    Qu’il nous épargne des choses du type Ménaibuc, qui est une maison afrocentriste, avec de mauvais textes, écrits par des noirs qui ne savent pas écrire. Qu’il nous épargne la posture de Max Milo, qui surfe sur la vague de la question noire en France. Ce n’est pas ce qu’on veut.

  24. Posté par Queen Pokou, le 22 mars 2007 à 08:51

    Ah là, là... ça chauffe !

    On écrit tous à Le Bris ?

    C’est une bonne idée.

  25. Posté par Noiresdentsblanche, le 22 mars 2007 à 09:00

    Bien sûr "Continents Noirs" ne veut pas dire merde !!!

    Et c’est même un très beau nom pour une collection. Mais c’est un cadre littéraire qui n’a plus lieu d’être après ce manifeste.

    " la langue libérée de son pacte exclusif avec la nation, libre désormais de tout pouvoir autre que ceux de la poésie et de l’imaginaire, n’aura pour frontières que celles de l’esprit."

  26. Posté par Noiresdentsblanche, le 22 mars 2007 à 09:06

    CHERCHE BELLE PLUME EXPLICITE

    De même que Jean Rouaud a écrit seul (avec le Bris ?) ce manifeste, une belle plume rédige et les autres donnent leur avis puis signent ?

  27. Posté par Pour Elargir, le 22 mars 2007 à 09:38

    Noiresdentsblanche et d’autres, la chose est simple à mon avis : aucun auteur n’est forcé de publier dans la collection Continents Noirs. Elle mourra d’elle-même s’il n’y avait plus de manuscrits adressés à son directeur. Comme mourra d’elle-même la collection Afriques chez Acte sud ou Monde noir chez Hatier qui sont plus anciennes. Gallimard et sa collection ne vont pas aux auteurs, ce sont eux qui frappent aux portes de la collection, sans succès pour la très grande majorité d’entre eux. Je crois que ce serait déjà respecter ces auteurs-là que de les lire, de leur donner une visibilité, puisque c’est seulement quand un auteur est lu qu’il devient visible et pourrait compter dans le paysage littéraire.

  28. Posté par Noiresdentsblanche, le 22 mars 2007 à 09:45

    S’ils sont publiés dans cette collection, ne méritent-ils pas de l’être dans la Blanche, par exemple ?

  29. Posté par Emile Arsèle NGUECHEU, le 22 mars 2007 à 10:01

    Excellence,

    En tant que jeune africain, je ne vous cache pas le peux de foi que j’accorde à la parole et à la bonne conscience d’un ancien ou actuel Chef d’Etat africain. Dieu seul sait combien ils le méritent. Exception faîtes des grands comme Mandela.
    Pour votre part, vu l’alternance réussie à la fin de votre règne au Sénégal,ce beau pays, je ferai exception et je vous parlerais avec tout le respect dû à votre rang.
    Excellence, vous fustigez, je reprend ici vos propres mots - Il ne s’agit pas de lutter pour ou contre la prééminence de telle ou telle langue. Il s’agit de faire en sorte que la vie de l’homme sous l’effet d’une standardisation ne se transforme en un désert de redondances et de monotonie, ou que les identités culturelles ne deviennent "meurtrières". Il s’agit de construire une communauté mondiale où la recherche de convergences, d’alliances, d’interactions entre les aires de civilisation l’emportera sur les volontés hégémoniques. Et ce dessein, les francophones le revendiquent avec fierté -, le langage et la vision soit disant erronés des signataires du manifeste "Littérature-monde en français". Dans votre position, je comprends parfaitement votre point de vue. Le contraire aurait été un crime de lèse majesté. Mais, je pense que si vous voulez vraiment comprendre l’attitude des signataires de ce manifeste, vous devez faire sienne vos paroles.
    Je pense également que ses messieurs les signataires
    du manifeste attirent simplement l’attention de tout le monde francophone, plus de la francophonie sur le peu de place qu’elle leur accorde. Ils appellent seulement de tous leurs voeux à la liberté d’une ouverture linguistique de plus en plus riche, de plus en plus complète.
    Il est donc question de celà, rien que de celà. Est-ce trop demandé, Excellence ?

  30. Posté par Pour Elargir, le 22 mars 2007 à 10:43

    Si on ne veut pas les publier dans la blanche, Gallimard est-elle la seule maison d’éditions en France ? Ils peuvent aller ailleurs. Mais, vous le savez, se faire publier, quel que soit l’éditeur, quelle que soit la collection, c’est un véritable chemin de croix. Ceux qui rêvent de publier l’apprendront forcément un jour et peut-être qu’ils verraient les choses autrement.

  31. Posté par Noiresdentsblanche, le 22 mars 2007 à 11:40

    Je pense qu’il faut écrire à Antoine Gallimard. Il s’expliquera peut-être très bien. Mais il faut qu’il sache que publier un ouvrage collectif des écrivains du manifeste de St Malo et avoir la collection Continents Noirs interpelle lecteurs et écrivains.

  32. Posté par A. Mabanckou, le 22 mars 2007 à 12:51

    Noirsdentblanches,

    C’est un raccourci que de dire que le texte du Manifeste des 44 a ete ecrit par Le Bris et Rouaud et que les autres n’auraient que mis leur signature. Quand on ne sait pas, on demande ! Lorsque vous lirez notre livre collectif en mai, vous comprendrez que le Manifeste paru dans Le Monde du 16 mars est un veritable ensemble qui tire ses passages des differents textes des contributions que les auteurs ont proposees.

    Bien a vous,

  33. Posté par jmdevesa, le 22 mars 2007 à 13:27

    Juste un mot pour te saluer, cher Alain, car voilà quelque temps que les aléas de la vie et ses difficultés m’ont retenu loin de ton blog. Pardo. Et à bientôt, Jean-Michel Devésa.

  34. Posté par A. Mabanckou, le 22 mars 2007 à 13:41

    Mes salutations a toi !
    A bientot ?
    A.

  35. Posté par Noiresdentsblanche, le 22 mars 2007 à 14:17

    Toutes aiguilles dressées...

    Il n’y avait aucun "raccourci" ou embrouille justifiant votre remarque "quand on ne sait pas on demande !". Je n’ai évidemment pas encore lu votre livre collectif, mais c’est ce que j’ai entendu de l’interview de Jean Rouaud sur France Culture jeudi dernier, encore audible sur http://www.radiofrance.fr/chaines/f... à la fin de la première partie.
    "On a écrit le texte Le Bris et moi et on l’a donné à signer".
    Je ne critique ni le manifeste, ni ses signataires, je ne réduis le rôle de personne, je propose juste d’aller plus loin. Je ne vois pas en quoi mes propos méritent un tel ton.
    Je ne vois pas non plus le rapport avec mon espoir de supprimer les frontières de la collection Continents Noirs. Maintenant s’il s’agit d’une idée stupide, hors sujet, ou je ne sais, je suis prêt à écouter, analyser, comprendre. Et me taire le cas échéant.

  36. Posté par Noiresdentsblanche, le 22 mars 2007 à 14:31

    KISSICOLE

    J’ai relu mon passage qui vous a choqué. Je voulais simplement dire qu’il faudrait que quelqu’un se dévoue pour écrire la lettre si l’on veut avancer, si cela part dans tous les sens, on y sera encore dans trois mois. Je ne voulais rien dire d’autre.
    Moi, je ne m’en chargerai pas. Il y a de plus belles plumes ici. Et à priori moins maladroites, vu votre réaction. Et j’espère tout autant motivées.

  37. Posté par Lola , le 22 mars 2007 à 16:42

    Il est étonnant de constater que certains des écrivains qui ont signé ce manifeste ont quand même bénéficié de l’ aura que peut avoir le mouvement de la francophonie dans le monde et notamment, ceux qui étaient au salon du livre l’an dernier... Et aujourd’hui, ils viennent se poser en dissidents de cette même francophonie qui les avait pourtant, outre leur talent propre bien sûr et jusqu’ à preuve du contraire" mis en lumière... Le succès leur monterait-il un peu à la tête ? Ou ont-ils perdu l’ inspiration, jusqu’ à pondre ce texte flou...

    Certes, il y a ghettoisation de certaines collections, mais la francophonie a un rayonnement international !!!

  38. Posté par A. Mabanckou, le 22 mars 2007 à 17:43

    Noiresdesdentsblanches,

    N’y voyez pas une attaque. C’est vrai que le virtuel a une telle secheresse qu’un point d’exclamation peut paraitre comme un haussement de ton...

    Bien a vous

  39. Posté par B-K, le 22 mars 2007 à 19:18

    Walaï sur la main de Fatma ! Je ne comprends pas pourquoi le Vieux à fait ce rappel à l’ordre sur un manifeste qui n’a rien d’antifrancophone en soi ! L’ire du Secrétaire Général de l’OIF me paraît injustifié qui plus est quand on sait que tout Secrétaire de l’OIF qu’il soit, il s’était fait faire une fouille en règle au Canada, toucher-palper, la totale, par des mbouloumboulou(miliciens) zélés. Walaï faforo ! Nous voulons une littérature-monde, pas de ghetto littéraire, de chambre de bonne littéraire, de sandwich littéraire... nous voulons de la considération et du respect ! Pourquoi, Begbedet, les frères Poivre d’Arvor, Isabelle Alonzo,... ne sont pas dans Continent Noir ? Vue que leur littérature ce n’est pas de la grande littrérature... Gallimard a peur de ne plus passer à la télé, hein !!!! nom d’un porc-épic, faforo !
    C’est l’homme qui a peur, sinon ya koi même ? Walaï Patrick je t’adore, j’ai marché sur ma langue en parlant de toi ! Walaï tu es un vrai quelqu’un qui a déjà mangé chez quelqu’un !

  40. Posté par B-K, le 22 mars 2007 à 19:24

    Noiresdentsblanche,
    vous rapportez :
    "Jean Rouaud sur France Culture jeudi dernier, encore audible sur http://www.radiofrance.fr/chaines/f... ?diffusion_id=50665 à la fin de la première partie. "On a écrit le texte Le Bris et moi et on l’a donné à signer"." C’est une bonne chose. Pour la première fois les nègres peuvent s’offrir des nègres, je n’y vois aucun mal dès lors que ça peut nous faire rire à belles dents ! Walaï en plus deux nègres font une Blanche. N’est-ce pas-là une raison de plus d’entrer dans la danse sous la musique de Gallimard !

  41. Posté par Noiresdentsblanche, le 22 mars 2007 à 19:27

    Point d’exclamation, point de rancune !

    Bien à vous également

  42. Posté par Noiresdentsblanche, le 22 mars 2007 à 19:33

    B-K,

    merci pour le magnifique éclat de rire !

  43. Posté par B-K, le 22 mars 2007 à 21:26

    Noiresdentsblanche,
    y a pas de quoi ma belle walaï ! Je suis pour la polygamie surtout quand elle s’arrête à une femme chérie !
    Au fait Alain, pourquoi le Vieux pense que le manifeste c’est jacquerie contre la francophonie ? Pourquoi, il ne se manifeste pas pour que soient exclus de la francophonie les pays qui privent leur peuple d’eau potable, d’électricité, de routes, d’hôpitaux, de logements salubres, d’école...
    qui truquent les élections pour s’autoproclamer démopersonnellement président ?
    Walaï, il y a des sujets plus urgents sur lesquels il doit nous montrer la voie au lieu de s’en prendre à des écrivains qui en ont assez de se faire manger aloko chaud sur le dos !
    Walaï faforo ! Ya quoi même ? C’est l’homme qui a peur hein, nom d’un porc-épic ! Walaï je dis à mon beau-père que c’est coca cola, c’est pas Mouton Cadet, walaï ! Je vais courber les cinq prières demain pour tous les amis du village. Pour les chrétins-là walaï pas oublier le jour de tabaski pour mes cousins, le jour du prophète Issa ou pessah pour mes autres cousins du côté d’Abraham mon oncle ! Faforo ! Walaï, Hallah est grand Mohamadou est son prophète bismilah. nous voulons notre littérature-monde avec ou sans rature, walaï Continent noire ouvre tes grandes zoreilles !

  44. Posté par Lalah, le 22 mars 2007 à 22:26

    Pour Elargir,

    Ne pinaillez donc pas ! c’est le principe de la collection Continents Noirs qui est choquant, et pas le fait que des humains aient la faiblesse de s’y laisser publier.

    Nous savons tous qu’il est possible de faire autrement :

    Mabanckou est au Seuil
    Yemy chez Laffont
    Miano chez Plon
    Waberi chez Lattès
    Picouly chez Grasset
    Mahjoub chez Actes Sud (lire absolument Nubian Indigo)
    Pulvar au Mercure de France...

    Il y a plein de noirs qui ne sont pas dans l’abîme Continents Noirs, et c’est heureux.

    Il se trouve que ceux qui ne sont pas dans cette collection là, sont plus visibles que les autres. Et ce n’est pas parce que les lecteurs ne veulent pas les lire.

    C’est parce qu’il s’agit d’un trou noir, dont l’idée malheureuse partait sans doute d’un bon sentiment.

    L’éditeur chargé de cette collection aime les noirs... d’un amour puissamment corrosif !

    Quelqu’un peut-il me rapporter les débats de la Maison de la Chine ce matin ? On ne m’a pas accordé de RTT pour y aller, en plein milieu de la semaine :-)

  45. Posté par Titus Pullo, le 23 mars 2007 à 00:08

    Je réponds malheureusement à un anonyme qui a certainement oublié de signer son texte. Quand vous fustigez Menaibuc, vous oubliez qu’eux au moins sont indépendants et ne cire les bottes de personnes pour publier ce qui leur importe. Dire que leurs auteurs ne savent pas écrire est justement le genre d’attitude qui fasse que nous n’avancions pas, collectivement. Menaibuc est une entreprise courageuse, qui a sa place et fait un boulot nécéssaire et méritoire. Ce n’est pas la tasse de thé de tout le monde, mais ce sont des gens aussi courageux qu’admirables. Qui sait, l’histoire leur donnera peut être raison.

  46. Posté par Pour Elargir, le 23 mars 2007 à 00:44

    Lolah, vous avez cité Mahjoub. Chez Actes sud, il est publié dans la collection réservée aux africains : Les Afriques. Il n’est pas publié dans la même collection que Paul Auster par exemple. Waberi a publié deux livres dans Continents Noirs.

  47. Posté par Lalah, le 23 mars 2007 à 08:37

    Pour Elargir,

    Waberi a fui Continents Noirs. si c’était si génial d’y être, Appanah, Tchak ou Waberi y seraient restés.

    La collection d’Actes Sud dont vous parlez est une collection de littérature étrangère, publiant des auteurs non francophones également. Les livres de Mahjoub, en dehors du dernier, sont des traductions.

    Rien de comparable avec Continents Noirs, où tout le monde écrit en français, même si Actes Sud pourrait également revoir sa présentation de certains auteurs.

  48. Posté par Henri, le 23 mars 2007 à 09:06

    Alain, voici une tribune de Sarkozy parue dans le figaro, est-ce un écho au manifeste ?

    Par Nicolas Sarkozy, président de l’UMP.

    La francophonie n’est pas morte. Au cours des déplacements que j’ai effectués ces derniers mois à l’étranger, j’ai été touché de sentir que, partout dans le monde, la langue française bénéficie d’un prestige intact. Plus que jamais, cette ferveur nous oblige. Car, face à l’anglais, le recul du français n’est pas une fatalité.

    Au moment où nous célébrons le centenaire de la naissance de Léopold Sédar Senghor, notre pays s’honorerait à rendre enfin à l’homme de la négritude et fondateur de la francophonie, l’hommage qu’il aurait dû lui rendre au moment de sa mort. J’ai été, dans la plus grande discrétion, le premier des responsables politiques français à me rendre sur sa tombe. Je veux aujourd’hui solenniser cet hommage envers celui qui a été l’un des artisans les plus dévoués du rayonnement de notre pays. C’est pourquoi, je propose l’inscription de son nom dans la crypte du Panthéon, aux côtés de celui de Charles Péguy et de Toussaint Louverture.

    Il faut revenir à une francophonie conforme à l’esprit de Senghor. Pour cela, nous devons, nous Français, nous impliquer davantage dans cette francophonie dont les porte-parole sont parfois des auteurs étrangers, eux qui se retrouvent courageusement, mais si seuls, à la défendre, à la place de ceux qui auraient dû en être les véritables avocats : les Français eux-mêmes. Et d’abord, la jeunesse, elle qui, à ce jour, n’en perçoit pas toujours l’utilité.

    Je veux qu’on enrichisse les programmes scolaires d’un volet francophone significatif et que, dans les villes, on crée des maisons de la francophonie, lieux vivants d’arts et de culture, où les jeunes pourront « toucher du doigt » l’originalité des cultures francophones. Il est également important de leur permettre de découvrir la richesse des cultures du Sud avec un service civique assorti d’un volet francophone.

    La jeunesse française issue de l’immigration aurait toute sa place dans ce dialogue des cultures, puisque la langue française a été aussi chantée par des écrivains originaires du Maghreb et d’Afrique subsaharienne. Ce n’est pas un hasard si, parmi les derniers pays que j’ai visités, le Sénégal et l’Algérie ont offert à notre Académie deux des plus fervents amoureux de la langue française, Assia Djebar et Senghor.

    Dans l’enseignement supérieur, il est urgent de commencer à réfléchir à la création de chaires francophones, quasi inexistantes en France, afin de retenir des talents littéraires comme Maryse Condé, Alain Mabanckou ou Achille Mbembe, qui ont fini par s’exiler aux États-Unis. Le coeur et l’avenir de la francophonie sont de moins en moins français, mais, paradoxalement, de plus en plus anglo-saxons. La francophonie sauvée par l’Amérique ? Un comble !

    Une langue véhicule aussi un message politique, une certaine vision du monde. Lorsqu’elle est parlée par des peuples aussi divers que ceux du Liban, du Niger ou du Vietnam, la langue française est le récit d’une communauté de destin entre « nous et eux ». Je déplore que, quelquefois, elle soit confisquée par des réseaux prenant prétexte de la défense de la langue française pour promouvoir leurs intérêts privés.

    Tant que la francophonie sera suspecte de tels relents, les peuples seront méfiants à son égard et seront tentés de rejeter le bébé (la France) avec l’eau du bain (la francophonie). Car, à l’origine, la francophonie n’est pas un concept colonial, au contraire. Pour ne pas être suspecté de néocolonialisme, le général de Gaulle avait commencé par s’en méfier avant que Léopold Sédar Senghor ne la définisse comme « fille de la liberté et soeur de l’indépendance », comme une « symbiose culturelle entre États ayant le français en partage et qui est d’autant plus humaine parce que d’autant plus riche, qu’elle unit les valeurs les plus opposées ».

    En France, il faut en finir avec la vision jacobine d’une francophonie qui écrase et qui assène : il n’y a pas lieu d’opposer le français aux « langues de France ». Comment revendiquer, face à l’anglais, l’exception culturelle et ne pas l’admettre pour nos propres cultures régionales menacées de disparition ? Les langues locales, y compris, outre-mer, le créole, doivent pouvoir être proposées aux écoliers dans les territoires où un nombre suffisant de parents le souhaite.

    Du local au global, la francophonie franchit allègrement les frontières, mais sans toujours savoir où elle va. Nous devons l’imaginer comme un moyen pour la langue française de tenir tête à l’anglais sans complexe. Cela suppose que nos administrations s’adressent aux organismes internationaux en français et que le français, langue du droit, soit la langue de référence des textes européens.

    L’élargissement vers l’est de l’Union ne doit pas remettre en cause notre partenariat privilégié avec les pays du Sud. En ce sens, la ratification, par la France, il y a quelques jours, de la Convention internationale pour la diversité culturelle, doit permettre qu’à côté du français, les langues locales aient droit de cité, notamment en Afrique : malgré ses difficultés actuelles, le continent noir peut, par ce dynamisme linguistique hérité de son histoire précoloniale méconnue, apporter une contribution précieuse à la production des valeurs universelles.

  49. Posté par Kalina, le 23 mars 2007 à 11:52

    Ce ne sont pas les 44 écrivains qui confondent francophonie et francocentrisme, c’est le gouvernement français qui instrumentalise l’organisation de la francophonie, et, via MM Diouf, Boutros Ghali et autres, en a fait un outil de sa politique. Le jour où la francophonie sera défendu par les écrivains et par les lecteurs, et non par les gouvernements, elle sera plus crédible. Les fossoyeurs, ce sont vous, messieurs les politiques.

  50. Posté par B-K, le 23 mars 2007 à 13:19

    Walaï Kalina c’est très bon palabre. Francophonie sera plus crédible si yana pas être club d’admiration mutuelle pour troisième âge ! Walaï !

  51. Posté par Mayombe82, le 23 mars 2007 à 13:28

    « Qu’il nous épargne des choses du type Ménaibuc, qui est une maison afrocentriste, avec de mauvais textes, écrits par des noirs qui ne savent pas écrire. »

    Titus Pullo,

    Le fait que notre « illustre » inconnu n’ait pas signé son post est déjà un signe. Je suppose qu’il a pris le temps de lire TOUS les titres parus chez Menaibuc. Je soutiens à fond Menaibuc qui se bat avec de petits moyens.

    Pauvres africains, on n’est pas sortis de la merde. @+, M82

  52. Posté par Mayombe82, le 23 mars 2007 à 13:50

    Récemment, j’ai voulu offrir La Transmission d’Eugène Ebodé en cadeau : "C’est en réimpression, Monsieur. Rupture de stock !" Dans 4 fnac différentes, j’ai entendu la même réponse. Je ne sais pas si Continents noirs est une sous-collection, mais en tout cas, Eugène Ebodé donne l’impression de bien vendre. @+, M82

  53. Posté par JP, le 27 mars 2007 à 14:17

    Pour Lalah

    Dans Continents Noirs il y a un auteur qui écrit chez l’Espagnol (Donato Ndongo), l’autre chez un Portugais (José Eduardo Agualusa) et l’autre en anglais (Tutuola)

  54. Posté par marianne, le 2 avril 2007 à 17:32

    la Francophonie n’est qu’un outil colonial de plus, elle a toujours été instrumentalisée en ce sens. Ex : Boutros-Ghali a été récompensé de sa docilité à l’égard de la France pendant le génocide rwandais de 1994 (il était alors secrétaire général de l’ONU) en étant nommé à la tête de l’OIF quelques temps après. Echange de services...

  55. Posté par Nitzsche_junior, le 3 avril 2007 à 19:53

    la francophonie c est une arme a double tranchant ... Boutros-Ghali c est bien mais LE dernier en date qui justife la mort de Sadam vous croyez que c est mieux lol ?.? , faut pas laissez les américain tous gerer , a l image de l Italie ou de l Angleterre , de l allemagne de la foldinguote libéral ou du Chromosome X polonais ...

    en crahcant sur la France c est au ricain que vou rendez Service ... il faut tjr des contre pouvoir , c est pour ce que la France a Fait la révolution , pour que la Monarchie Absolus cesse , c est ca l héritage Francais a mon avis ... la séparation des pouvoir

  56. Posté par Naëje, le 10 avril 2007 à 23:29

    "Manifeste pour une littérature-monde en français" : ce n’est qu’une sous-catégorie du "parler-français" si je ne m’abuse...
    Autrement dit c’est un parti-pris littéraire (qui se veut bonne intention ... dont l’enfer est pavé !) ; à quand l’idéologie accompagnatrice ?

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