
Eric Joël Bekalé (photo) est un auteur à part dans la sphère littéraire gabonaise. Ecrivain plus que prolixe ses oeuvres couvrent aussi bien la poésie, le roman, le conte - voire des objets littéraires non identifiés. L’homme, d’ordinaire jovial et observateur de ses contemporains, offre ainsi une écriture généreuse et semble à jamais agacé par le milieu des Lettres qu’il trouve fermé, clos. Il ne baisse pas pour autant les bras, sachant que la patience est rude et que le résultat finit par éclater un jour. Proche de son Gabon natal qu’il visite régulièrement, on le croise dans les couloirs du Salon du livre de Genève, sa ville de résidence, costume et cravate de rigueur (déformation professionnelle du fonctionnaire du ministère des affaires étrangères de son pays ?) Nous lui avons posé dix questions pour vous le présenter...
1- Eric Joël, tu es sans doute l’un des plus prolixes auteurs gabonais. Parallèlement, tu es le moins connu. Comment expliques-tu cette situation ?
Avec quatre publications en deux ans : un recueil de poèmes, un recueil de nouvelles et deux romans, je peux, pour l’instant, être considéré comme l’auteur gabonais le plus prolixe. Mais, sur l’ensemble du parcours, Maurice Okoumba Nkogué, avec ses onze publications, est l’auteur gabonais le plus dense. J’arrive juste après lui avec mes huit livres. Le vrai problème est celui du suivi des écrivains et de leurs œuvres. Le public gabonais ne consomme pas vraiment sa littérature et dans bien des cas les œuvres sont indisponibles ou épuisées quand ce n’est pas le prix (7500 f cfa en moyenne) qui dissuade les rares personnes qui veulent bien lire. Toute la difficulté est là. Comme tu le sais, et ceci explique cela, le Gabon ne constitue pas un marché intéressant pour les industries du livre. Ce qui est déplorable car je suis convaincu qu’avec une bonne campagne de publicité, les titres gabonais pourraient se vendre à des milliers d’exemplaires. J’ai bon espoir. Avec un peu plus de travail, en me mettant à l’écoute des murmures du vent et en observant les mouvements de la Nature, j’arriverai à approcher mes ambitions. La question de la visibilité est importante pour tout écrivain. Que vaut une belle fleur si on ne l’admire pas ?
2- Ton œuvre poétique débute dans les années 90. Tu as par ailleurs, ces derniers temps, commis des romans... Simple diversification ou ras-le-bol de la poésie ?
En effet, mon premier livre fut un texte de poésie Le chant de ma mère, édité à compte d’auteur en 1993. La poésie est mon genre littéraire de prédilection. Si je ne devais choisir qu’un seul genre, ce serait la poésie. A ce jour, j’ai publié trois recueils de poèmes. Un quatrième est en voie d’édition. Ceci dit, je m’essaie aux autres genres : roman, nouvelles, contes et théâtre. Il est vrai que la poésie a, ces temps-ci, perdu de son rayonnement d’antan. Elle a cédé le pas aux récits. Certains disent que la poésie est difficile et que, dans bien des cas, les textes sont hermétiques ou dépourvus de sens... Je ne comprends rien à ce débat. Je pense tout simplement que le lecteur est devenu paresseux.
3- Quel a été ton parcours d’auteur avant ta première publication ?
Disons que mon premier texte, je l’ai couché sur du papier vierge à l’âge de huit ans. C’était un court texte de poésie que j’adressais à ma maman à l’occasion de la Fête des mères. Mais, c’est surtout en 6ème que je me suis mis à écrire réellement. J’étais à l’Ecole Secondaire des Cadets de la Police (ESCAP) et mes poèmes paraissaient dans notre Journal L’Escapade. La voie fut ainsi ouverte. En Seconde, au Lycée d’Etat de l’Estuaire (LEE), je propose mes textes au journal du lycée. Très vite, je deviens populaire et je fais même jouer ma propre pièce de théâtre lors de la fête de fin d’année du lycée. Après la faculté de Droit de Libreville, j’arrive à Paris en 1990, je fais lire mes brouillons à des amis qui, ensuite, m’encouragent à les faire publier. Mais, je ne connaissais pas encore le monde de l’édition. Ce fut donc assez difficile pour que le rêve devienne réalité. C’est à La Pensée Universelle que je publie mon premier livre avant de rencontrer Armand Kokolo des éditions Bajag-Méri.
4- Te sens-tu appartenir à une génération d’écrivains africains ?
Je ne sais pas trop... Mais, je l’espère bien. Le sentiment d’appartenance à une génération ou à un groupe n’est pas uniquement apprécié par rapport à l’âge ou à une époque. Mais, bien plus par rapport à un courant littéraire (au sens presque politique de courant), à des opinions partagées ou à des convergences de vues. Sur cette base, oui, je me sens appartenir à une génération d’écrivains, celle qui bouge et qui fait bouger les choses, sans complexe et avec détermination. Celle qui transgresse les interdits, marche sur les tabous et met le doigt où cela fait le plus mal...
5- Quel regard portes-tu sur la création littéraire africaine actuelle ?
Toujours plus forte, toujours plus haut, toujours plus belle ! Depuis les années 90, l’Afrique connaît une sorte de d’envolée littéraire avec de plus en plus d’auteurs et de publications. Des maisons, jusque là fermées aux africains, nous ouvrent leurs portes et nos auteurs sont aujourd’hui des références mondiales. Il ne s’agit plus seulement d’exalter la terre de nos ancêtres, de vanter la beauté de la femme africaine ou le mérite de nos traditions. Aujourd’hui, les auteurs africains osent... Ils mettent à terre les barrières, brisent les chaînes de l’asservissement et pointe, d’une plume accusatrice les errements de nos sociétés. C’est la rupture. Le tigre saute sur sa proie... Tous les africains ne dansent pas, il y en a qui crient...
6- Lis-tu les œuvres de tes compatriotes ? Avec lesquels de ces écrivains te sens-tu le plus proche en création ?
Je lis tous mes confrères gabonais. J’achète systématiquement leurs livres. Chaque fois que possible, lorsque je suis à Libreville, je retrouve certains d’entre eux. Nous parlons de nos publications et échangeons sur nos expériences respectives.
Nous avons chacun sa propre sensibilité. S’il est vrai que la thématique gabonaise n’est pas très riche, il est surtout question de l’environnement traditionnel, du monde villageois et des rites initiatiques. Il est aussi vrai que ces réalités ne sont pas rendues de la même manière. Quelques exceptions, dont il faut cependant se féliciter, existent. Je pense aux œuvres de Georges Bouchard avec Le jeune officier, Janis Otsiémi et Tous les chemins mènent à l’autre, Freddy Ndong et ses Matitis ou encore Bessora et son Petroleum, (Ed. Denoel). Leurs publications s’inscrivent dans une forme de modernité et tranchent par là-même avec la thématique relevée plus haut.
Les auteurs dont je me sens proche en création sont Pépé Odounga (poète), Georges Rawiri (poète) et Maurice Okoumba Nkogué (poète et romancier). C’est d’ailleurs ce dernier, Maurice, qui me conseilla, chaudement, de diversifier mon écriture.
7- Tu travailles pour la Diplomatie de ton pays. Comment arrives-tu à concilier cela avec tes activités d’écrivain, même si de grands écrivains nous ont montré l’exemple ?
J’aurais tellement aimé me consacrer qu’à mon activité d’écrivain, ne faire que cela... Mais, pour le moment, le livre ne me fait vivre qu’intellectuellement, c’est peut-être l’essentiel.
L’écriture me procure beaucoup de plaisir. Ma situation n’est pas singulière. De nombreux grands auteurs ont suivi le même cheminement, être Ecrivain et Diplomate. Plus proche de nous, Henri Lopes (Ambassadeur du Congo Paris) et Bill Manboungou (Ambassadeur du Gabon en Arabie Saoudite) assument leur double casquette. Ce qui me fait dire que les deux activités, Ecrivain et Diplomate, ne sont pas incompatibles. Bien au contraire, elles se complètent et s’enrichissent mutuellement. Dans le Diplomate, il y a de l’Ecrivain et vice-versa. L’un est au service de l’autre en fonction de la situation qui se présente. Je suis les deux à la fois et je me sens bien ainsi. Malgré ma lourde charge professionnelle, je trouve toujours le temps de noircir du papier. C’est en général la nuit, dans mon lit, en écoutant du jazz, que j’écris. Très souvent dans des hôtels, puisque je voyage beaucoup de par mes fonctions... C’est vrai qu’écrire, c’est déjà voyager. Alors je voyage deux fois plutôt qu’une. Je déploie mes ailes, comme un albatros, par delà les étendues infinies de mon monde imaginaire.
8- Quels conseils donnerais-tu à un écrivain en herbe ?
Chacun de nous détient les clefs des paramètres de sa propre création. Toutefois, ceux qui ont, avant les autres, emprunté le chemin, se doivent d’éclairer ceux qui suivent... pour qu’à leur tour, ils voient la lumière. C’est pourquoi, je dirais aux écrivains en herbe qu’il faut avant tout croire en soi-même, s’armer de volonté et se battre pour faire aboutir le projet envisagé. Malgré les difficultés, il ne faut jamais cesser d’écrire et toujours garder ses manuscrits. Ne rien jeter. Aussi, est-on toujours impatient de voir paraître son premier livre. C’est normal ! Mais, il est bon, avant, de s’assurer de sa lisibilité. Demander conseil aux proches, faire lire et corriger son travail, recueillir des avis et seulement, à la fin, le proposer à un éditeur. Mais, là aussi, c’est une autre paire de manches. C’est pourquoi il faut s’armer de patience.
9- Sur quel ouvrage travailles-tu actuellement ?
Je suis sur un recueil de poèmes et un roman. J’espère les voir publiés avant le deuxième trimestre de l’année prochaine. Les textes qui composent le recueil de poèmes se situent, par rapport à l’inspiration, entre mes textes antérieurs Cris et passions et Elévations poétiques. J’y ai ajouté, en guise de dernier chapitre, quelques réflexions philosophiques personnelles tout à fait discutables. Comme quoi, la poésie et la philosophie peuvent faire bon ménage. Le roman est, quant à lui, fortement inspiré du mouvement des étudiants gabonais de janvier 1990. Il relate l’histoire d’une grève qui n’a pas atteint ses objectifs avoués et inavoués... Je n’en dis pas plus.
10- Quels sont les lectures que tu conseilles aux amis qui visitent ce Blog ?
C’est pas difficile, je leur conseille, pour ceux qui ne me connaissent pas encore, de me découvrir : Elévations poétiques (poèmes), Le mystère de Nguema (nouvelles), Le cheminement de Ngniamoto (roman) tous chez L’Harmattan et Un étrange week-end à Genève (roman) aux éditions Société des Ecrivains. Ils peuvent lire des auteurs que j’aime bien :
Le bruit de l’héritage (roman) de Jean Divassa Nyama aux éditions Ndzé, La transmission (roman) d’Eugène Ebodé aux éditions Gallimard, Le temps de Tamango (roman) de Boubacar Boris Diop aux éditions Le Serpent à plumes, African psycho (roman) d’Alain Mabanckou aux éditions du Seuil (Points), Mémoire d’un fétiche barbu (nouvelles) de Michel Cadence aux éditions Ndzé, Le Mvett (épopée fang) de Tsira Ndong Ndoutoume aux éditions Présence Africaine, La sainte Bible et Méditations poétiques de Lamartine aux éditions Baudouin.
"Ce qui me fait dire que les deux activités, Ecrivain et Diplomate, ne sont pas incompatibles. Bien au contraire, elles se complètent et s’enrichissent mutuellement. Dans le Diplomate, il y a de l’Ecrivain et vice-versa."
tres lucide cet écrivain , j irai plus loin que lui , écrivian et diplomate c est kif kif bourricot
" les sources d un écrivain se sont ses hontes " CIoran ..
sans doute pour cela que s empresse d écrire pour mieux dissimuler ce qu il recele en lui de "mauvais"
c etai langue de vipere ....un samedi matin quelque part en banlieue
Alain,Alain, toi aussi, c’est certes toujours un plaisir de decouvrir un nouvel auteur africain... mais je m’attendais a ce que tu nous balances un papier sur "l’annee Littell" qui vient de demarrer avec le grand prix de l’academie francaise. Il lui reste a rafler le goncourt et une autre dizaine d’autres prix accessoires. Je vous dis cher ecrivains, soyez bienveilants car Littell il va faire mal le mois prochain.
L’oncle est de retour et bonjour à tous . Que cela finisse , une fois pour toute à convaincre B.Fall qui, par contre contestait cette lignée . S’agissant des écrivains gabonais , il fallut qu’on chargeât mon neveu Alain à bloc , pour que se déliât et se déchaînât des portraits respectables du ponthéon(terme cher à Moix) de la littérature gabonaise. Je cite les E.J.Bekalé, Bessora,
Merci Alain pour cet echange.cet homme semble tres intelligent.Aussi m’a t’il eclaire de mes nombreuses interrogations. Encore merci Alain.
de la littérature et des prix ?
la dictature obsessionnelle des prix littéraires à la fois anoblit, prostitue,étrangle et discrimine les écrivains.
deboghasin.
tonton Paulin, pardon. c’est toi qui avais raison car mon post à ce sujet a disparu ! accepte mes excuses.
j’ai beaucoup aimé le bruit de l’héritage de jean divassa. J’espère que M. mabanckou lui posera aussi dix questions pour qu’il nous éclaire plus sur certaines traditions de son village.
Ce que dit E.J Bekalé à propos de la paresse du lecteur quant à la poésie m’a beaucoup fait réfléchir, j’ai du mal en effet à lire de la poésie, hors, lorsqu’elle m’est dite, ou chantée, je me laisse totalement porter, je me suis souvent demandé pourquoi, et je crois qu’il ne s’agit pas d’un vrai blocage, mais plutôt d’un manque de "lâcher prise", quand on est trop agité on ne peux pas se laisser aller comme il le faut pour lire quelque chose d’aussi puissant que la poésie, je pense que de nos jours, où tout le monde court, sans bien savoir après quoi d’ailleurs, je ne suis certainement pas la seule à avoir cette difficulté.Et pourtant, je me souviens d’une soirée magnifique où Daniel Maximin, accompagné par un pianiste disait sa poésie, la musique était en alternance avec les textes, et c’était un vrai bonheur, je me suis rendue compte plus tard que je possédais les ouvrages, et que j’avais beaucoup de mal à la lecture et moins de plaisir .C’est pareil lorsque Brel, Brassens, Ferré chantent rien ne paraît hermétique, même pas Aragon !! Brassens récite aussi des poésies dans certains disques, et là non plus, pas de rejet, au contraire, pour passer à la lecture, je crois vraiment qu’il faut être détendu, et la crispation me paraît être la cause la plus répandue de cet espèce de rejet, comme pour les poésies aprises par coeur et par obligation dans l’enfance, elle me revienne parfois en tête avec une bouffée d’émotion, au moment où je n’y pense pas du tout. Se forcer à lire quant on n’est pas réceptif, c’est de toutes façons du gâchis, alors "lâchons prise", et les poètes connaîtrons de meilleurs jours ! Cathy
Merci Alain. Ce que j’ai aimé le plus est ce propos de Békalé : "Tous les africains ne dansent pas, il y en a qui crient...". Ceci rejoint selon moi, le propos de Léonora Miano si vous relisez son interview.
Nestor
.. y a une poésie qui est facile a écouté de nos jours et qui prend au tripes , puissante et radical , voir violente , moins de songes et plus de rage dans les mots .. aujoud hui c est dans le bitume que nait la poésie urbaine ! celle qui a soif de justice ! le chant des exclus !
Nietzsche_junior, je ne sais pas si tu veux parler du RAPP ? J’ai des fois la "comprenette" difficile ! J’aime, parfois, ça me prends aux tripes, d’autre fois, je ne supporte pas, ça dépend vraiment des groupes et aussi de mon état d’esprit Cathy
Korkma, sönmez bu şafaklarda yüzen al sancak ; tcha tcha tcha
Sönmeden yurdumun üstünde tüten en son ocak. tcha tcha tcha
O benim milletimin yıldızıdır, parlayacak ; thi ka tchi ka tcha
O benimdir, o benim milletimindir ancak. tcha tcha
oui cathy je parlais du rap , mais rap c est vague , entre les destin commercial individuel , les dechirement lié a un orgueil machiste et la marginalisation voir la sanction judiciaire , diffile de trouver la "voix du peuple" , et dans le rap comme ailleur la femme est toujours exclue ..
mais notre humeur influence enormement je suis d accord , et la musci est le plus bel exemple , mais je pense que cela depend aussi de l empathie des lecteurs ... la poésie n est pas universel , elle ne s adresse pas a tous le monde ... tout comme toute forme d Art , en refusant le communautarisme l Art se Meurt lentement mais surement
Nietzche_junior, Je ne suis pas si pessimiste, j’ai 2 filles, 22 et 16 ans, et sans pour autant être des génies, elles m’épatent par leur esprit créateur, si tu voyais ce qu’elles sont capables de faire, c’est vraiment avec des riens, mais elles savent créer autour d’elles une atmosphère, j’ai aussi des amis peintres et sculpteurs, ils sont jeunes et pleins d’enthousiasme et de talent, il faut juste les encourager, je suis incapable de créer, mais là aussi, c’est en valorisant les mômes , je t’assure que beaucoup de ceux qui étaient le plus hors système quand je travaillais avec les ados des banlieues, quand on leur donne la possibilité de s’exprimer autrement nous ont vraiment surpris, ce sont les "stuctures" et la foi qui font défaut, il ne faut pas lâcher l’affaire.
"il faut juste les encourager,"
quand tu dis ca tu dis tout ... par contre pour la banlieue je suis péssimiste , il y a pourtant un telle potentiel , une tel Rage ( et non HAine comme certain aime le Scander haut et fort)
ils faut les aider ces enfants , mais là tous le monde les stygmatise , meme leur parent , leurs voisin leur profs . la violence ne doit pas etre analysée uniquement de facon négative .. l associatif ne suffit pas , c est meme a double tranchant quand l etat se désengage l humanitaire prend le relais , c est un aveu echec
Tendre Cathy je suis epuise,je me lasse d’attendre tes coordonnees qui ne parviennent guere. Fais moi un signe, rien qu’un seul.Il est certes vrai que cela sera rendu public, mais trouvons une alternative. je suis tres interesante comme personne. Abientot.
je crois comme toi que l’associatif ne fait que prendre le relais d’un politique défaillant, et ce n’est pas la solution, mais il y des solutions, pas une, il faut être présent, je bossais en réalité en plein système, et celui que je déteste le plus en france : l’éducation nationale, machine à broyer les gamins, mais je te jure qu’à mon petit niveau, en dix ans, j’ai vraiment pu en aider quelques uns, et maintenant, ils ont grandit, mais je vis toujours dans mon bled et quand je les croise, j’ai vraiment chaud au coeur, ils sont tellement proches, simplement parceque je les ais aimés et respectés, malgrè ou peut-être grace à leur révolte, on doit tous pouvoir faire des petites choses, ça ne résoud pas les problème, mais si tu redonne confiance ou espoir à un ados qui se voit foutu, tout ne sera pas perdu pour lui. Je sais, je semble très "petite maison dans la prairie" , mais chez moi aussi, ils ont défilé pendant ces années, et le peu que j’ai fait, je sais que ce n’est pas perdu. Je veux aussi y croire pour l’avenir. Cathy
oui ca broie les gamins et les pensée surtout , une vrai machine colonial en quete de clone pour l avenement de la mondialisation , d ailleur l exclusion des minorité culturel ou religieuse est toujours d actualité
tu as raison il y a Des solutions car il y a Des individus ,divers , mais les prof ont l un des roles essentiel et hélas doivent nager a contre courant , combien de mains se leve pour exclure dans les conseil de classes ?
ils sont de plus en plus seuls ces prof qui s investissent corps et ames , prof c est une action militante mais trop en on fait un métier ... comme ministre d ailleur .. tu sais je née dans la banlieu et je vois les consequences , un abrutissement , lentement mais surement , impossible d y echapper sans exploit individuel et volonté de tous les instants .. c est vrai il faut etre fort dans la cité , ou alors faut se replier sur un truc bien concret , genre la voiture l appart faire une famille , trouver un job .. la violence n est jamais gratuite , je prefere les voirs brulé des voitures que se foutre en l air , je repense souvnt a ces deux gamines qui se sont jetées du haut d une falaise , un suicide entre amie .. quelque chose c est brisé et l Europe a besoin des penseur de l Afrique , en tant qu Africain et non en tant qu Ex colonisé ou témoins de leur injustice ...oula vé me coucher , bientot les prochiane génération seront des toxicos morts nées
bonn nuit a toi
je crois que la poesie ne révèle sa plénitude que lorsqu’on la détaille avec quelques éléments techniques. C’est cette technique là qu’il faut connaitre et ainsi apprecier le texte au delà d’une belle rime, et reconnaitre tout le talent du poète. C’est aussi ce manque de technique qui peut rendre les textes "hermétiques ou dépourvus de sens" aux yeux (ou à l’oreille) du lecteur.
davis, permets moi de te contredire, as-tu déjà lu de la poésie à des enfants, même très jeunes, ils ne maîtrisent aucune technique, et pourtant ils absorbent, de même des ados les moins "cultivés" j’ai vu des réactions absolument surprenantes, je crois que c’est un problème de détente, comme pour la musique, il n’est pas besoin de connaître ses gammes pour apprécier.La technique remplace de nos jours la sensibilité, j’ai vu les cours de français d’élèves de seconde, on dirait des maths, je crois que c’est une façon suplémentaire détournée de selectionner dans la société ceux qui ont LA bonne façon de penser, et LE type d’intelligence utiles au bon fonctionnement de CETTE société là. Cathy
Je crois que le débat est ouvert concernant la Poésie. Selon moi, comprendre la poésie est d’abord et avant tout une question de sensibilité. Je serai plutôt d’accord avec Cathy, contrairement à ce qu’affirme Davis. La maîtrise de la métrique n’est pas nécessaire pour se sentir touché par les mots du Poète. C’est comme pour les fleurs, nul besoin d’être botaniste pour apprecier la beauté d’une rose, ou naturaliste pour s’émouvoir lors d’un coucher de soleil sur la rainure de l’Estuaire du Gabon.
Je vous invite à lire Pépé Odounga, in Voix du silence, dans son essai d’une définition de la Poèsie. Il compare, effectivement la poésie à la musique, à la peinture, à un vol d’oiseaux, etc. Lisez et laissez vous tout simplement aller à la musicalité, à cette vague qui vous pénétra et vous emportera vers une dimension insoupçonnée, loin de vos préoccupations quotidiennes. La Poésie c’est de l’Art, elle ne s’explique pas, elle se vit.
Davis n a pas tout a fait tort , le poete doit maitriser une technique , mais pas necessairement érudite plutot symbolique , les mots véhicule une émotion lorsque il emprunte la voie d objet symbolique, propre a chaque culture , un poete Zulu aura beaucoup de mal a faire naitre une émotion chez un Lapon ...
ou alors il faut savoir traduire une symbolique en une autre , et cela par contre necessité un minimum de rigueur et technique ...
Cathy pour la music ne pas connaitre les Gamme ne veut pas dire ne pas comprendre la théorie des notes , il y a differente facon d apprendre la music , une instinctive ( Django rheinardt ) l autre académique (Bach par exemple...mais les deux se rejoignent , il y a des regles les deux les respectent , l un par felling l autre par etude
une fois écrit la poésie perd son ame , les écrivain sont bien mal inspiré a se nommer parfois "poete"
"l art de vivre c est vivre avec Art et cela ne se passe pas toujours dans un Livre "
la poésie est avant tout un Art oral c est en cela qu elle s apparente a la music et faite naitre une émotion , une fois inscrite en lettre figée elle fait murir des reflexion
Nietzche_Junior, je n’ai pas dit que le poète ne doit pas maîtriser une technique, de même que les peintre, et j’en connais , sont venus à la technique à un moment pour se perfectionner quand ils n’avaient pas commencé par là, par contre, pour l’auditeur ou le lecteur, je suis vraiment persuadée que la technique n’est pas indispensable, je me souvient de ma souffrance quand il fallait en classe de 1ère , décortiquer et expliquer un poème, c’atait in supplice, j’avais l’impression qu’on me demandait de comprendre une langue étrangère inconnue, même si le poème ne m’avait pas paru obsure à priori. Quant à la musique, tu sais bien que Jimmy Hendrix ne savais pas le solfège et n’écrivait pas sa musique, pourquoi voudrais-tu quand il me fait planer que je me torture à "comprendre la théorie des notes".
non il là comprenait tres bien , jimi hendrix avait un don mais aussi un oncle bien intentionné ...
je comprend ta remarque et je trouve que le temre "langue etrangere" est pas con .. je est un autre , c est la poésie quelqu un qui murmure a notre "ame" et qui sait rendre un mots semblable a une note , avec sa propre couleur , moi je joue(mal) de la guitare et entre un Do de Nietzsche_junior et un Do d hendrix une meme vibration mais une émotion sans commune mesure ...
la poésie a quelque chose que les "penseurs" ont toujours envié , une langue etrange qui se joue des regles de grammaires , c est un peu l inconscient qui se libere mais de facon ordonné quand meme , un poeme n est jamais obscurs , a la rigueur si un lecteur juge une pome hermétique ce qu il juge en réalité c est les limite de son propre esprit d empathie .. il y a toujours un sens , une loi , meme si elle est formulé de facon allégorique , irrationel et singuliere
la poésie est technique, c est un peu une grammaire , un langage pour comprendre plus que pour apprendre ...
j ai détestée l école le jour ou j ai du réciter ce poeme appris par coeur .. je ne sais plus de qui c etait , mais cela commencait ainsi
il dit oui avec la tete mais mais il dit non avec le coeur , j etais mino lol .. Desnos je crois ... bon j arreter les frais . ciao bella
"La mort, la mort folle, la morphologie de la méta, de la métamort, de la métamorphose ou la vie, la vie vit, la vie-vice, la vivisection de la vie" étonne, étonne et et et est un nom, un nombre de chaises, un nombre de 16 aubes et jets, de 16 objets contre, contre la, contre la mort ou, pour mieux dire, pour la mort de la mort ou pour contre, contre, contrôlez-là, oui c’est mon avis, contre la, out contre la vie sept, c’est à, c’est à dire pour, pour une vie dans vidant, vidant, dans le vidant vide et vidé, la vie dans, dans, pour une vie dans la vie."
Ghérasim Luca ...
etre poete c est parfois etre etranger a sa propre Langue ...
Nietzche_Junior, c’est bizzare ce que tu me dit, pour moi c’est un des poème les plus touchant dont je me souviens très bien , c’est de Prévert et ça s’appelle LE CANCRE
Il dit non avec la tête Mais il dit oui avec le cœur Il dit oui à ce qu ’il aime Il dit non au professeur On le questionne Et tous les problème sont posés Soudain le fou rire le prend Et il efface tout Les chiffres et les mots Les dates et les noms Les phrases et les pièges Et malgré les menaces du maitre Sous les huées des enfant prodiges Avec des craies de toute les couleurs Sur le tableau noir du malheur tu vois comme la mémoire peut être sélective, bonne nuit à toi, Cathy
Oups, j’ai zapé la dernière strophe : "Il dessine le visage du bonheur".
Félicitations à Cathy et à Nietzsche qui, sous un jour nouveau, m’éclairent un peu plus. C’est la confrontation entre deux écoles qui, en réalité, sont complementaires. S’il est vrai, pour le lecteur, qu’il n’ait pas besoin qu’il s’initie à la mètrique pour comprendre ou sentir un texte poétique, il conviendrait de reconnaître que cette connaissance lui donnerait un sérieux outil d’analyse.
Mais, la métrique est si on veut "la science". Or nous savons que la science, sur ses règles, est rigide. La poésie, par contre, est flexible. Car il revient à chaque lecteur, en fonction de ses propres émotions, de sa culture, de recevoir le texte poétique d’une manière singulière qui n’est pas necessairement la même pour tous. C’est cette différence d’interpretation qui fait la richesse de la poésie.
Bravo à l’écrivain, cela me fait vraiment plaisir, puisse Dieu vous aider à aller plus loin. Amicalement, carlyna.
La poésie est musique avant tout. La technique doit l’enrichir. RAY Charles, un grand musicien de talent. Il a tenu à faire du solfège et sa musique est désormais universelle. On peut sans doute faire de la bonne poésie sans technique. Mais une poésie sans musicalité n’est que de la prose...
Cher Hubs,
Pourrais-tu, pour nous écrivains et lecteurs, développer, avec un peu plus de détails, la distinction (importante) qu’il y a entre la prose et la poésie ? Nous avons plutôt tendance à les confondre sous l’appelation "Poésie".
Alain Mabanckou primé ! Bravo !
E.J Bekale, je crois vraiment qu’il faut que la poésie entre en douceur , mais très tôt dans les têtes des petits enfants, quand ils seront familiarisé, alors les outils pourront peut-être les aider à approfondir et apprécier différemment, mais c’est comme pour toute sorte de lecture, je me souvient, j’ai deux filles de 22 et 16 ans, avoir commencé à leur lire des histoires, bien avant qu’elles ne sachent lire, et la petite (6 ans et demi d’écart), écoutait attentivement dès qu’ elle a pu tenir assise, qu’elle comprit ou pas, elle vivait un moment de chaleur et de tendresse, et s’est imprégnée très tôt de cette atmosphère, il faut aussi que l’objet livre soit attrayant et puisse être manipulé par l’enfant, au risque d’être écorné, on ne s ‘approprie que ce que l’on vous autorise à le faire quand on est très jeune. Et puis la répétition , c’est quelque chose d’impressionnant chez les jeunes enfants, ils connaissent très vite les histoires par cœur, et pas moyen de les gruger en écourtant ou changeant un mot ! ils réclament aussi pendant un temps toujours la même histoire, et que de négociation pour que j’ai le plaisir de lire de nouveaux textes. Au final, j’ai deux filles qui lisent , et me font même découvrir des auteurs, elles ont même étonnés leurs profs par la complexité de leur lecture en comparaison des autres élèves. Alors commençons dès la maternelle, quitte à les mettre en musique pourquoi pas ?
Chère Cathy,
Je trouve tes observations très pertinentes. Effectivement, la question de l’appréciation de la lecture, et plus particulièrement de celle de la poésie, demande une certaine habitude, voire accoutumance. Commencée tôt, la lecture pénétre mieux le lecteur, elle ne lui est pas étrangère et lui non plus d’elle. Vous avez bien fait de lire des textes à vos enfants. Ils ne vous en sont que plus reconnaissant.
Mais, toutefois, comme Hubs, je pense qu’un bon poème doit être musical... Les vers ne doivent pas necessairement être composés en rimes, mais la musique des mots et des sons doit y être. N’est-ce pas, qu’un bon poème nous fait danser ou pleurer, s’il ne nous berce pas...
Cher Eric Joel Bekalé, un bon poème est toujours musical, d’ailleurs, pour en revenir aux enfants, avez-vous remarqué comme ils danse d’un pied sur l’autre en récitant, et beaucoup sont aussi mis en musique, et se les faire lire est un énorme plaisr, oui cela peu nous bercer ! Cathy
Pour Cathy,
CROISEE (extrait de "Chemins intérieurs", recueil de poèmes en projet)
Un regard, un seul geste a suffi
Pour nous connaître, nous retrouver
Au milieu d’une mêlée d’ahuris
Qui au verbe chantant, nous ressemblaient.
Enfants, nos vies se croisaient bein souvent
Sur les mêmes terrains de jeux, au temps
Où nous voguions insouciants sous les porches
Les regards lointains, mais les coeurs si proches.
Nos effluves s’étaient brassées
Et toi, tu ne m’avais pas vu
Sur la voie, nos pas inconscients
Marchaient chacun de son côté.
Sur chaque tronc, chaque mur du pays
Ton visage souriait au mien, je crois
Sur chaque feuille, chaque toit du pays
Mes oreilles entendaient ta voix.
Oui, bien avant nous
Avant toi et moi
Dans une belle contrée
Nous nous sommes rencontrés.
Un regard, un seul geste a suffi
Pour nous connaître, nous retrouver
Au milieu d’une mêlée d’ahuris
Qui au verbe chantant, nous ressemblaient.
Loin de nos sentiers, de nos pistes de poussière
Loin des murs, de nos toits du pays
Nos coeurs, longtemps avant nous, nous ont retrouvé
Et en choeur, nous ont rassemblé.
Là, sur la pierre blanche, nos noms sur une stèle
Offerte à l’éternité pour qu’elle se rappelle
Que bien avant nous, nous communions
Qu’ici au Québec, nous confirmons.
Quebec, le 28 juillet 2001.
Ce poème répond-il à notre questionnement ?
Eric Joel Bekalé, tout d’abord, merci, c’est très beau, et je dois pour m’en impréger et le relire, car pour moi, comme une musique que j’aimerai, la première lecture ne me suffit pas ; imprimer ce texte, et me le réciter à voix haute, car personne ne me faisant la lecture, je t’ai déjà dit qu’il m’est plus difficile d’entendre dans mon coeur par les yeux que par les oreilles.En tout cas rien d’obscur, et beaucoup d’émotions qui m’assaillent. Cathy
Eric Joel Bekalé, j’ai lu et relu et chanté, à ma façon ce poème, il m’est très difficile d’en parler, techniquement, je crois en avoir assez parlé dans les autres post, ça ne m’intéresse pas.
Le rhytme de la musique est là, mais ce qui est très difficle, c’est que cela touche aussi en moi des choses très profondes, et qu’il n’est pas possible d’en parler ici, par pudeur, j’ai l’impression que c’est quelque chose qui m’est arrivé, et voilà, c’est surement la réponse !
la poésie quand elle fait mouche touche au plus profonde de l’être humain. Il faut continuer, et ce ne sont pas des paroles en l’air je vais lire autre chose de vous, parce que cela m’a vraiment bercée, et vraiment touchée et j’ai, comme tout le monde besoin de ce genre d’émotion. Merci. Cathy
des mots qui se suivent et s’enchaînent les uns avec les autres et des émotions prisonnière de ces liens immobiles et muets que sont ces lettres figées , assemblées dans les règles de l Art , mais au fur et a mesure on se laisse bercer par ce va et vient de sons et de signes qui produisent en nous ce mouvement léger , et déjà au premier déhanchement on se rend compte que l on est déjà en chemin ...
enfant a bégayer ce poème de Prévert (merci cathy..) je me sentais cancre... as tu fais tes devoir ?. .. oui Mr .. alors au tableau !
et me voila rouge de honte et vert de rage face a ce putain de tableau noir, sous l oeil malveillant d un prof qui n attendais que la confirmation d une certitude me concernant .. Cancre tu es Cancre tu restera ! tel mère tel fille .. ! sans doute pour cela que je déteste les "premier" de la classe bariolé de prix et ne pouvant être eux même qu a travers le regard de leur Pairs , la poésie c est affaire de solitude , c est un journal intime ou l on dévoile les blessures de son âme la poésie est parfois music mais de temps en temps c est un cri , de haine , de rage , de colère et c est là qu elle est Lucide ! c est la qu on offre en vomissant ces tripes , elle devient lame et lacère la chair des martyrs !
" La Poésie mon ami , est cette nostalgie inexplicable qui fait d une chose un spectre et d un spectre une chose . Mais elle pourrait aussi expliquer notre besoin de partager la beauté" .. Mahmoud Darwich , poète palestinien qui désespérais de voir ce jour ou le rouge de la rose ne servirait plus de métaphore pour une palestine ensanglanté par un Glaive divin qui trace des frontière de l Absurde
quitte a construire un mur dans le désert , une pensée pour Gaza dont apparemment peu se souci en ce lieu ou le culte de la négritude fait oublier a certain que ceux qui décerne des prix sont parfois les mêmes qui par leur silence se rendent complice d une injustice !
mais qu importe ce soir c est champagne et applaudissement de rigueur , congratulation et satisfaction , il y a bien longtemps que la poésie , la littérature et tous les arts se sont détaché des réalité quotidienne pour s extasier dans la contemplation béate d érudit qui construise leur propre récompense comme des chiens avide d un sucre que leur maître tarde a leur offrir parfois ... cette année c est le Jackpot pour les ex colonisé lol ....
Nietzche_Junior,La Palestine faut est un sujet qui me touche beaucoup, mais il ne faut pas non plus se gâcher tout plaisir, je m’en suis rendue compte avec mes enfants, la misère du monde, il faut savoir ausi la déposer par instant pour profité de moments de bonheurs, je leur ai parfois gâché des joies qui font le sel de la vie.Tu sais ce soir j’ai vu quelques instant le visage d’Alain Mabanckou, il rayonnait, pas comme un adulte présompteux, mais comme un enfant aux anges, je ne suis pas du tout honneurs "travail, famille, patrie", mais vu le système, ce prix va avoir un impact important pas que pour lui, et même si tu trouve ça dérisoire, c’est en entrant dans le système qu’on le combat et le transforme le mieux.Il faut croire aussi à la sincérité, il vaut mieux se faire rouler que se méfier de tout ça rend aigrie. OK, il faut parfois arrêter les frais, mais tu sais le plus dur maintenant pour lui, ça va être de rester au top, et le boulot, il est réel, faut pas croire comme certains qu’il suffit d’avoir du talent et de la présence, il faut un vrai travail de titan. Cathy
"c’est en entrant dans le système qu’on le combat et le transforme le mieux.Il"
c est l illusion de gens bien naif que de croire en cela , on ne le combat pas de l intérieur c est lui qui nous digere ; nous assimile et finalement nous integre et fait de ces révolté une pur produit de consomation stérile a usage scolaire tel ce poeme de Prevert ...
j ai vu moi aussi aux info le sourira d un ange dans les yeux de cet etudiant tué "par erreur" ...
mais ou veut tu donc que l on pose son fardeau l espace d un instant quand sans répit la détresse nous assaille , nous harcele .. le sel de cette vie il est aussi dans cette terre , ce ciel inversé , que nous reste t’il a nous les immigré , les gens de l en dehors , les exclus du systeme, nous cette masse silencieuse si pesante pour nous meme , as tu toi le luxe de pouvoir posé ton fardeau l espace d un instant , je n ai pas encore cette maturité qui se confond parfois chez certain avec une certaine de forme de conformisme , regarde Danny le rouge devenu daniel le vert , futur retraité si soucieux de son confort , n as ton ps encore compris qu entrer dans le systeme c est implicitement le nourir et le renforcer !
Alain Mabanckou primé, très bien, j’attends encore lire et relire ses sons, ses mots qui défilent, redéfilent, transgressent et transportent vers tout : enfance, paysage, odeur, sensation, musique,...
A toi Joèl Békalé, tes lignes, transpirent le Gabon, le réel et l’irréel, le vrai comme le vraisemblable, l’universel, la quête (...) ; nous y sommes pour un littéraire qu’on espère toujours "meilleur". Et si on te lisait en poche, peut-être serons- nous plus nombreux !
Enfin un africain porté à la première marche du monde littéraire franco-francophone ! Rejouissons nous tout simplement de cela. C’est un peu comme si les Lions indomptables prenaient la Coupe du monde.
En remportant le Renaudot, Alain Mabanckou a ouvert la porte d’une maison jusque là fermée au continent noir. A nous autres écrivains africains de nous y engouffrer. Quoi qu’on en dise, qu’on l’apprecie ou pas, un Prix récompense toujours la qualité. Je suis plutôt heureux et fier pour Alain, et j’espère que d’autres le suivront. BRAVO mon gars !
LE CORPS DE LESGIE (extrait de "Chemins intérieurs")
Dans une vallée fleurie de couleurs
Il y a un monument qui aime à s’y reposer
C’est une magnifique sculture aux formes polies
Une nature de grâce comblées.
Dans cette vallée où j’aime à me perdre
Coule une source fraîche à l’eau claire
Entre mes mains je la prends délicatement
Entre mes doigts elle glisse doucement.
C’est à cet endroit où je voudrai un jour mourir
Dans cette vallée fleurie des sourires de Lesgie
Le monument de mon irraisonnable Amour
Sculpté par des soins divins, elle étale sa splendeur.
Oh, elle est belle comme le coucher du soleil
Mystérieuse qu’une nuit de pleine lune
Quand auprès de sa velouté, je sommeille
Je caresse la soie de sa peau douce et lisse.
Dans la vallée, j’aime à me perdre
La belle Lesgie, la princesse que voilà
M’offre les meilleurs fruits de son pays
Mûrs de sucre, de saveur et de goût exquis.
Les parfums de ses soupirs m’enivrent
Dans la valée fleurie de ses murmures
Je me laisse aller à sa voie tendrement
Elle m’offre le nectar caché dans elle.
Genève, le 18 novembre 2004 à 00 h 25’
ici et maintenant
moi je ne vois que cet horizon de tour sans détour , nul vallée fleurie ou siège une monument polie au forme phallique , nul extase et sensualité né des mots , les seuls vers sont inscrit sur les murs de la villes , la nuit , entre les patrouille de la BAC et les papillons nocturne qui attendent l heure H pour chasser le Dragon , enflammé les villes pour qu enfin la république renaisse de ces cendres !
je vois le béton ou s inscrit chaque soir un peu plus en lettre de Feu le désespoir d enfant en manque d amour , des ces enfant qu un excès de loi fait cruellement ressentir un manque de droit
je vois assis sous ce ciel d acier la solitude implacable ronger chaque nuit un peu plus nos villes endormies ou jadis les lueur antique animait les veillé chaleureuse
je hais cet poésie faite d Amour et d eau fraîche , de rose qui a l aurore se meurent à trop vouloir idéaliser un désir en Amour impossible ,
l Amour c est entre toi et moi et nul autre , mais qui sont ces poète qui chante louange a des formes devenu impersonnel ? qui sont ces bouffons gracieux et affable qui danse pour des aveugles ?
ras le cul de cette poésie romantik qui force la femme a n être qu objet de désir a naître femme pour ne pas avoir à le devenir
Assez ! tous le monde écrit mais personne n écoute ...
Merci à eric-Joël Békalé pour le lien. Quant aux questions, on se les posera de vive voix à genève ou à Lbv ; Bravo à Alain Mabanckou pour ce qu’il fait et dit, et pour le Renaudot, même si je n’accorde qu’une importance relative aux prix.
L’écrivain Alain Mabanckou a fait montre d’une grandeur, en faisant place à une figure montante de la littérature gabonaise : Éric-Joël Békalé. Je salue donc l’initiative du lauréat du prix littéraire français. L’auteur gabonais qui nous honore ici représente un espoir pour les lettres gabonaises. L’homme a de la classe et sait se distinguer. Sans doute, c’est le Claudel des temps modernes (être écrivain et diplomate). Je demanderai à Éric-Joël Békalé de penser aussi à publier sa pièce qu’il fit jouer au secondaire. Sans doute qu’elle intéressera les lecteurs qui s’ennuient de l’absence du théâtre noir africain dans les librairies.
Comme on le dit si bien au pays : Ossou !!!
A Nietzsche Junior,
Salut à toi l’ami ! Dans l’ensemble, ton post pose la question de la fonction de la poésie. Selon toi, il me semble, tu milites pour une poésie engagée (au sens politique du terme) qui, plutôt que d’exalter la beauté de la femme, par exemple, devrait decrier les maux dont souffre la Société. Tu serais pour une poésie militante, voire anarchiste, qui comme le fer de lance, mettrait le doigt où cela fait le plus de mal afin que triomphe la vérité, dans une perspective de libération des consciences et, peut-être, des peuples... C’est une position défendable. Je t’invite donc à me lire. Tu trouveras, aussi bien dans mes récits que dans mes poèmes quelques réponses à ton questionnement.
Alors assis , il écoute ma music , ne la comprend pas toujours,.. son oreille exercé cerne la note qui lui ouvrira mon langue intérieure , ma symphonie que je ne cesse d achever , je tâtonne au fur et a mesure que je martel mon discours pour lui donner la forme a la quel je puisse le mieux m identifier , celle qui me fait le moins mal , lui discret écoute et me regarde ,
il est persuadé que mon instinct de protection restreints par la solitude et l’internement chimique s’abandonnerait plus facilement aux confidences , d ailleurs Il voit mon corps trembler, ma voix vibrer, des signes qui ne trompe pas
Alors assis , il écoute ma music , ne la comprend pas toujours dans son introduction ,.il tente de lier un trouble a une lésion , une parole a un symbole , d autre paroles a d autre symbole , il les lient , les délient , les relient et me donne mal a la tête , il cherche la fondation de cette structure , la motivation suprême qui gère mes envies . Son oreille exercé cerne la note qui lui ouvrira mon langage intérieure , ma symphonie que je ne cesse de vouloir achever pour enfin pouvoir la jouer , il tente, Tâtonne , façonne au fur et a mesure que je martel mon discours pour lui donner la forme à la quel je puisse le mieux m identifier, celle qui me fait le moins souffrir , celle qui me ressemble le moins, bref celle ou j excelle ... la fuite et l oublie ..
lui discret écoute et me regarde maintenant , il regarde mes mains se serrer quand je lui parle de cette fatigue qui m envahit , je laisse dériver les mots au gré des impressions qui surgissent , a demi éveiller les motivations s exprime , c est un peu cette caverne ou gesticule des ombres , alors je gesticule avec la paroles , j entre dans cette danse primitive et lui dévoile ma pensée primaire , mais lui est persuadé que c est encore ce reflet fuyant .. j étais sincère pourtant .
Vois toute ces pensées en nous , tous ces cris , ces rires , ces silences en mal de délivrance , je suis fatiguée de passer toutes ces épreuve , ces portes , j ai pu la force .. j ai beau parler , gesticuler rien n y fait , j ai comme cette paresse de vivre avec quand même au fond une flamme intense .. mais je la sent faiblir parfois , ces angoisse qui vienne , ce sommeil qui fuit toujours , j ai réussi a oublier les images , les paroles prononcées mais je n arrive pas a oubliée les impression qui rend l obscurité parfois inquiétante , c est comme si il y avait une ombre angoissante qui attend , c est diffus , c est le bruit de fond permanent qui la nuit venue devient assourdissant , j ai besoin de cet drogue pour dormir .. au final je suis un piètre serpent qui se mord la queue , a trop tourner en rond au fini par se noyer dans la moindre flaque d eau , tout devient fardeau , même soi ...
je voudrais ke l’on puisse donner le nom du premier ecrivain gabonais , le titre de son oeuvre et son resumé
Chère Tatiana,
Merci pour l’intérêt que tu portes à la littérature gabonaise. Entendons-nous bien, nous appelerons "Premier écrivain gabonais", celui qui, le tout premier, a publié une oeuvre dite littéraire. Dans ce cas, si je ne me trompe pas, il y a :
André Raponda Walker "Contes gabonais",1961.
Paul Vincent Pounah "Dialectique gabonaise" (poèmes),édit. Paul Bory, 1967.
Tsira Ndong Ndoutoume "Mvett" (épopée),édit. Présence Africaine, 1970, Paris.
Robert Zotoumba "Histoire d’un enfant trouvé" (roman),édit. Clé, Yaoundé, 1971.
Vincent de Paul Nyonda (théâtre).
C’est un peu ce que je sais pour les premiers gabonais qui ont commi une oeuvre littéraire dans chaque genre. Un expert en la question pourra toujours me corriger et ainsi t’aider.
cherche tout sur vincent de paut nyonda.sil vous plait dit moi vite tout ce que vous conmaice sur lui
Vincent de Paul NYONDA est né le 29 avril 1954 à Port-Gentil (capitale économique du Gabon). Il fut Ministre et Grand homme de théâtre. C’est à juste titre qu’il est appelé "Père du théâtre gabonais".
Ses oeuvres :
"Le combat de Mbombè" suivi de "Emergence d’une nouvelle société" et de "Bonjour Bessieux" (Théâtre, 1970)
"Deux albinos à la Mpassa" (théâtre), Edit. L’Harmattan, Paris, 1981.
"Le soulard" (théâtre), Edit. L’Harmattan, Paris, 1981.
"La mort de Guykafi" (théâtre),edit. L’Harmattan, Paris, 1981.
"Le Roi Mwanga" (théâtre)
"Epopée Mulombi" (théâtre)
"Autobiographie d’un Gabonais" (1994)
"Nyonda et le théâtre" (1994)
"Relati" (théâtre), Edit. Multipress, Libreville, 1994.
"Mésaventure d’un Avocat", Edit. Multipress, Libreville, 1994.
Ce fut un Grand, il l’est encore... l’oeuvre continue la vie de son maître.