mercredi1er novembre 2006

Portraits d’écrivains (12). Dix questions à la Sénégalaise Mame Diarra Diop :"Le problème des petites maisons d’éditions africaines, c’est le suivi post-éditorial qui n’ est pas vraiment assuré".

Notre espace est ouvert aux nouvelles plumes - et vous l’avez sans doute déjà constaté. Nous poursuivons cette mise en lumière avec Mame Diarra (photo). Née à Paris, elle a grandi au Sénégal. Actuellement journaliste indépendant, dans ce premier roman, Fanta Diabi, elle nous raconte son enfance - elle se demande d’ailleurs si celle-ci n’est pas celle de tout être. Un premier livre doit-il forcément embrasser l’autobiographie ? Pourquoi pas. Camara Laye l’a fait. Tout est question de ton, d’émotion, et finalement, du souvenir qui reste longtemps gravé dans la mémoire du lecteur. Nous lui souhaitons donc bon vent. Et que ce livre en appelle d’autres... En attendant, nous lui avons posé 10 questions.


1. A quand remonte ton désir d’écrire et comment est ne ce roman "Fanta Diabi" ?

D’aussi loin que je me souvienne, je tenais des petis journaux secrets depuis la sixième à Dakar et j’y racontais mes impressions sur le monde, mes amis, mes camarades d’école et tout le reste. Quant aux histoires de Fanta Diabi, elles sont venues par nostalgie du pays et c’est avec naturel que ces épisodes de l’enfance sont sortis de moi pour prendre de l’ampleur. Certains disent recueil de nouvelles, d’autres parlent de roman. Mais au début, Fanta se trouve dans son jardin, fait une bêtise et se fait surprendre par Papa... Au milieu du livre, elle est toujours aussi espiègle... A la fin, elle sort de sa bulle enfantine... Un ami a comparé ça aux histoires des Malheurs de Sophie de la Comtesse de Ségur et c’est plutôt dans cet esprit. Autrement, je continue d’écrire et je m’aperçois qu’on écrit beaucoup sur soi, d’où le défi d’écrire un véritable roman avec des personnages, une trame et tout le reste, exercice auquel je m’essaye en ce moment et qui me réussit plutôt bien... avec toute la part de casse tête, de relecture et de réecriture de passages entiers.

2. Comment un jeune auteur arrive-t-il enfin à voir publier son roman quand on imagine les difficultés pour "trouver" un éditeur ?

Pour Fanta Diabi, je n’ ai pas vraiment eu de difficultés. J’avais envoyé le manuscrit à trois éditeurs. L’un m’ a répondu que c’était trop naif et que ça n’entrait pas dans leur ligne éditoriale. Le second n’a pas répondu et a gardé le manuscrit près d’un an. Le troisième qui est Klanba et pas le moindre, a répondu avec enthousiasme. L’éditeur que je rencontrai dans une radio de la place m’a dit ces mots : " Mademoiselle, j’ ai lu votre manuscrit et je vais le publier tel quel !" Vous imaginez ma réaction... Cela dit, les difficultés en ce qui me concerne, sont venues après la parution du livre...

3. Justement, lorsque tu fais le bilan - après cette parution de ton livre - quel est selon toi le plus grand calvaire du jeune écrivain ?

L’édition d’un premier livre est aléatoire et tous les éditeurs n’ont pas un service de presse efficace. On peut même tomber sur un bon éditeur et demeurer invisible. Je me souviens d’avoir aperçu à la gare Montparnasse une dame rescapée d’une grande maison d’édition obligée de vendre son propre stock à moitié prix, un cabas bien lourd au dos... JPEGEt quand on débute, ce qui importe, c’est d’avoir des lecteurs fussent-ils quelques uns et de participer à des lectures, des foires, des salons pour rencontrer les gens. J’ai été l’an dernier au salon du livre avec huit petits livres que j’ai pu dédicacer. Ce qui m’a touché, c’est quand une petite fille a insisté pour que ses parents lui achètent mon livre. Hélas, il y a une part d’ombre : la réaction de mon éditeur avec qui je ne me suis finalement pas entendue. J’ai voulu aider à la promotion du livre puisque je suis journaliste et je me suis heurtée à un personnage quelque peu autoritaire. Aujourd’hui, nous n’avons plus vraiment de relations et je cherche à me faire éditer ailleurs. D’un côté, je souhaite que les gens achètent mon livre et de l’autre non, car je ne suis pas impliquée dans la vie de mon propre livre. Voilà l’un des calvaires du jeune écrivain.

4. Il y a pourtant maintenant plusieurs collections de littérature dédiées aux écrivains africains... N’es-tu pas tentée par elles ?

Il est certain que cela peut ghettoiser des écrivains africains dont les plumes voudraient s’étendre à des vents internationaux comme toi Alain. Mais nous sommes en France, et l’ouverture n’est pas encore totale dans l’esprit de tout le monde. Ceci dit, si les collections sont bien faites et qu’elles conviennent aux auteurs eux-mêmes, tant mieux. Les livres de Continents Noirs [collection de littérature d’Afrique et sa diaspora] sont plutôt jolis et bons. Je connais même certains à qui cela offre une belle visibilité. Le problème des petites maisons d’éditions africaines, c’est le suivi post-éditorial qui n’ est pas vraiment assuré. Heureusement, les éditions Monde Global ou Cauris se démarquent par leur sérieux.

5. La littérature sénégalaise est riche, avec des géants comme Cheikh Hamidou Khane ou Aminata Sow Fall... Comment négocier sa place au milieu de ces baobabs ?

Pour l’instant, je n’ai publié qu’un seul livre et grâce à ton blog, il va un peu plus sortir de l’ombre.

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Aminata Sow Fall

Disons que je suis à l’aube de ma carrière littéraire et quand j’écris, je ne me compare pas aux Cheikh Hamidou Khane, Aminata Sow Fall ou Abdoulaye Sadji. Pour moi, ce sont de grands écrivains, des références que j’ai lu et que je relis à chaque fois. Aujourd’hui, je cherche plutôt à développer mon style. J’y travaille et j’aime me surprendre moi-même. J’essaye aussi de trouver le temps d’écrire, peut être que je ne le fais pas assez avec mes mille activités !

6. Quelle réaction as-tu lorsque tu entends par exemple certains parler de "plume féminine" ou de litterature féminine ?

Qu’est-ce que cela veut dire ? Est-ce que parce qu’on est une femme, on a forcément une plume féminine ? Est-ce une manière d’écrire ? De parler de sujets plus que d’autres ? Ca ne veut pas dire grand chose. On est un écrivain, on a une plume, la sienne et c’est tout. Ou alors, parlons de plume Achebeienne, de plume noire, de plume engagée, de plume d’oiseau...

7. Au fond, quel regard portes-tu sur les lettres africaines actuelles ?

Elles sont riches. Elles foisonnent. Des auteurs naissent et se démarquent de nos grands : Fatou Diome, Fabienne Kanor, Bilguissa Diallo avec Diasporama, Fatou Biramah avec Négresses... Oui, ce sont des femmes.

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Fatou Diome

Pour les hommes, il y a Waberi que j’ adore même s’il a déjà fait ses preuves... Quelle écriture lyrique et vocabulaire incroyable dans Aux Etats-Unis d’Afrique ! Avec Waberi, j’ ai appris des mots comme dans Cahier Nomade et, pour écrire, il faut beaucoup lire comme me l’a conseillé le poète sénégalais Elimane Kane au dernier salon du livre... Enfin, il y a le problème de la diffusion du livre en Afrique. J’ai l’impression quand j’observe la renommée de certains auteurs que leurs lettres sont réservées à un public occidental. En même temps, on dit que les africains ne lisent pas et n’achètent pas assez de livres, cela est peut être vrai, mais en Afrique, il y a d’ autres préoccupations plus urgentes que la littérature. C’est bien dommage.

8. Avec quels auteurs reconnais-tu avoir des affinités littéraires ?

Alors là, c’est une question un peu difficile. J’aime lire des auteurs du monde entier, aussi bien africains qu’indiens ou américains. Il y a l’italien Dino Buzzati dont les nouvelles fantastiques m’interpellent. Et dans Fanta Diabi, il y a une histoire qui sort un peu du réel : celle avec Jargone l’araignée que je vous recommande particulièrement. Elle évoque cette peur ancestrale de la créature octopode... Et puis Les Contes d’Amadou Koumba, les récits d’ Hampâté Bâ. Par ailleurs, la veine narrative d’Agatha Christie, les explorations de Jules Verne etc. Je suis même une grande fan de la série des Harry Potter tous dévorés.

9. Que nous prépares-tu apres "Fanta Diabi" ?

Un roman. Peut-être une histoire d’amour...

10. Quelques lectures à conseiller aux amis du Blog ?

Le parlement conjugal de la mozambicaine Paulina Chiziane chez Actes Sud. Le Dieu des Petits riens d’Arundhati Roy. C’est une peinture captivante de la société indienne du Kerala, un drame familial qui se rapproche par moments de nos réalités africaines. Autrement, je découvre la série des Ségou de Maryse Condé. Il y a aussi Voyage aux pays du Coton d’Erik Orsenna chez Fayard qui est très intéressant... Et pour philosopher, Le Prophète de Khalil Gibran...


Fanta Diabi, Klanba Editions, 2006, disponible en ligne sur www.zahbra.com ou fnac.com

Commentaires

  1. Posté par Thomsov, le 1er novembre 2006 à 10:13

    Cher Alain, quelle bonne idée décidément que ces portraits d’écrivains. Je m’en vais lire illico celui-ci. Je me demandais juste s’il n’est pas possible de renvoyer un lieu du site pour retrouver tous ces beaux portraits facilement ? bonne journée, T.

  2. Posté par Soupe aux choux, le 1er novembre 2006 à 12:27

    Je me joins à la requête de Thomsov, m’étant fait la même réflexion il y a quelques jours ! Les découvertes que m’apportent ces portraits me sont précieuses. Bonne journée à tous !

  3. Posté par Mr Hector, le 1er novembre 2006 à 13:51

    Mais Alain il faudrait aussi me poser des questions et je vais repondre hein ! n’est ce pas carthy ?

  4. Posté par Mayombe82, le 1er novembre 2006 à 13:58

    Thomsov et Soupe aux choux, ce n’est qu’une infime partie de la réponse, mais il y a cet excellent site où l’on peut voir nos soeurs, filles et mamans qui excellent dans les lettres : http://www.arts.uwa.edu.au/AFLIT/FE... @+, M82

  5. Posté par Soupe aux choux, le 1er novembre 2006 à 14:09

    Merci M82 (je n’ose pas faire du verlan avec ton nom, on ne sait jamais)

  6. Posté par flo, le 1er novembre 2006 à 15:29

    merci pour ce blog vraiment, depuis votre passage chez Taddeï, j’ai dévoré Verre Cassé et je suis en ce moment en train de lire Vercingétorix..

    je parcours le blog et ses débats depuis quelques jours, et j’apprends l’existence d’un certain nombre d’auteurs grâce aux portraits, quelle mine d’informations ! toutefois j’aime bien les essais et j’ai apprécié en particulier Négrophobie avec BB Diop, auriez-vous d’autres références à me donner ? et où est-ce que je peux trouver Contre-offensive ?

    j’ai appris que vous êtes citoyen d’honneur de St-Jean d’Angély, alors la prochaine fois que vous y passez faîtes moi signe je suis natif de Charente-Maritime et ça me ferait plaisir de vous montrer quelques jolis coins !

    en tout cas, bravo pour ce blog excellent

  7. Posté par A. Mabanckou, le 1er novembre 2006 à 16:34

    Cher Thomsov,

    Les portraits d’ecrivains sont tous repertories dans les archives du Blog.

    Cher Flo,

    Les essais sont nombreux, et cela depend de votre domaine d’interet. Mais il vous suffira de tout preciser pour que dans ce Village les intervenants vous donnent des references,

    Bien a vous

  8. Posté par pat, le 1er novembre 2006 à 21:20

    "C’est ici que l’on apprend un peu de tout si pas tout", voilà l’inscription qui mérite d’être gravée à l’entrée de ce blog parce qu’ici on apprend ou mieux on nourrit autant que faire se peut son intellect. Merci Alain pour tout ce que tu fais et pour ton désir d’amener tes frères et soeurs à avoir une connaissance élargie sur certains faits d’actualité qui leur échappent parfois,surtout en ce qui concerne l’écrit par faute de moyens ! A bientôt et surtout couarge à Mame Diarra DIOP, ; à toi ma soeur, je souhaite de bonnes choses et surout un travail assidû nuit et jour pour être de la trempe d’Alain dans les tout prochains jours !

  9. Posté par Mame Diarra, le 1er novembre 2006 à 21:44

    Merci Pat pour tes encouragements et à notre hôte qui m’ a donné la parole, c’est important. Bien à vous...

  10. Posté par Thomsov, le 2 novembre 2006 à 10:48

    Cher Alain, du coup je me suis amusé à un petit travail de compilation. J’ai recherché tous ces portraits d’écrivains, je les ai copié dans un document Word (64 pages !) et je vais les lire tranquillement. Merci à Mayombe82 pour une adresse que je ne connaissais pas.

    T.

  11. Posté par A.Serbin, le 2 novembre 2006 à 11:11

    Une nouvelle écrivain(e) à découvrir ?

  12. le 2 novembre 2006 à 14:16

    Alain Mab, Thomsov a dit " retrouver tous ces beaux portraits facilement" Je crois que ce qu’il demande, et moi avec, c’est de classer les archives par rubriques. Par exemple : portraits, notes populaires, les grands débats du blog, les brèves etc...nos recherches seraient moins fastidieuses. Se ballader de mois en mois, j’avoue que ça use. Ceci dit, je constate (de mémoire) qu’ il y a eu quand même 5 portraits d’auteurs sénégalais : Sow Fall, BB Diop, Aminata Sophie, Nafi Dia Diouf et maintenant Mame Diarra Diop... Je me trompe ? Edwige H.

  13. Posté par Mère Evé de Paris, le 2 novembre 2006 à 18:48

    Oh ! ce classement c’est encore du boulot pour Ric, notre webmaster ! C’est vrai que c’est une bonne idée.

  14. Posté par Cathy, le 2 novembre 2006 à 21:43

    Mame Diarra Diop, rien que le passage sur la plume donne envie de vous lire, je crois qu’on n’a pas à se poser la question de qui écrit, homme, femme, blanc, noir,l’écrivain à SON style, et c’est ça qui compte, j’ai toujours pensé que la quatrième de couverture ne devrait rien révélé de l’auteur, on lit, si on veut connaître après on cherche. Un exemple de plume non sexuée qui fait un lien avec le sujet précédent, en musique, une des plus belle chanson sur la condition féminine est écrite et chantée par des hommes : "taslima" de ZEBDA, je ne crois pas qu’une femme aurait fait mieux, tous mes encouragements, c’est un beau et difficile métier que le votre ! Cathy

  15. Posté par Marietou, le 3 novembre 2006 à 16:50

    Tiens donc, une nouvelle plume... Est-ce qu’on peut trouver ce livre en librairie à Paris ? Sinon, ce blog est sympathique à lire.

  16. Posté par Joey the kong, le 3 novembre 2006 à 20:07

    Chère Cathy,

    Je pense qu’il y a des écritures qui sont féminines marquées par la question de la femme.

    Je citerai Toni Morrison, Maryse Condé ou Mariama Ba.

    Pour le cas de Toni, même si la construction de son écriture est souvent complexe voire masculine (rires), il n’en demeure pas moins que c’est un univers féminin que l’on vient découvrir dans ses romans où les hommes sont des prétextes ou des potiches à l’instar des nègres dans l’univers faulknerien.

    Aussi, pourquoi rejeter ce type d’étiquette ?

  17. Posté par Cathy, le 3 novembre 2006 à 20:49

    Joey, j’ai déjà du mal avec les étiquettes, je vais quand même essayé de m’expliquer, il est vrai que l’homme et la femme sont des êtres très différents, il n’y a qu’a fréquenter les tribunaux où se traite les affaires de divorces pour voir à quel point parfois, des gens qui on vécus moultes années ensembles ne semblent pas venir de la même planète, je ne dis pas que les femmes n’ont pas le droit de revendiquer leur vraie place aussi à travers la littérature, mais j’ai par expérience été parfois incapable à la lecture de savoir si c’était un homme ou une femme qui s’exprimait, c’est pareil pour les post, peut-être que je manque d’intuition féminine, mais quand Prosper dit dans un post, Bye, c’est une façon très féminine de dire au revoir, je suis sur le cul ! Je crois que certains hommes sont tout à fait capable d’aborder les même sujets et parfois avec une auto dérision très forte.Un univers féminin, je ne sais pas vraiment ce que cela veut dire, les femmes que j’ai lues, sauf quand elles racontent une histoire qui peut se rapproché de ce que j’ai vécu, je ne voit pas la différence, mais je ne parle que pour moi ! Cathy

  18. Posté par Mame Diarra, le 3 novembre 2006 à 21:19

    Cathy, merci pour vos encouragements et Marietou, il vaut mieux commander le livre sur les cites webs cités( Zahbra.com, à découvrir...) Vive l’ère du cyber-achat...

  19. Posté par Mame Diarra, le 3 novembre 2006 à 21:21

    J’oubliais, A propos DE TONI MORRISSON chers amis du Blog, ELLE EST A PARIS A PARTIR DU 6 NOVEMBRE POUR UNE SERIE DE CONFERENCES AU LOUVRE. Alors, si vous ne voulez pas rater l’occasion de rencontrer la grande dame. ALLEZ VITE VOIR LE PROGRAMME SUR WWW.LOUVRE.FR...

  20. Posté par Cathy, le 3 novembre 2006 à 21:49

    Toujours à propos de Toni Morrisson, dans un sujet précedant, celui du 24 avril, Joey The Kong à mis en lien dans le post 82 "tiens, tiens uen négresse ect.. il suffit de cliquer sur négresse qui est en bleu, et c’est bien foutu !Cathy

  21. Posté par Joey the kong, le 3 novembre 2006 à 22:46

    Un grand écrivain est parti... William Styron, son roman "Confessions de Nat Turner" est un bijou et une preuve que par le biais de cet art qu’est l’écriture, il est possible de s’extraire de sa condition personnelle pour rentrer dans l’imaginaire de l’autre (ici un jeune mystique noir ayant l’une des plus grande révolte d’esclaves des Etats unis alors que Styron est sudiste descendant de propriétaire d’esclaves). Difficile de coller une étiquette dans ce cas.

  22. Posté par Cathy, le 3 novembre 2006 à 22:50

    Joey, c’est exactement ce que je pense et voulais traduire maladroitement, pas douée pour écrire !! Cathy

  23. Posté par Thomsov, le 3 novembre 2006 à 23:09

    TROIS QUESTIONS à ALAIN Mabanckou

    Cher Alain savais tu que tu étais le favori des sondages des internautes du prix-litteraires.org pour le Renaudot ? c’est sur : http://www.prix-litteraires.net/ren...

    Cher Alain, que penses tu du site du Seuil ? Ou de l’absence de site du Seuil ? Il parait que ça va changer, mais à l’heure d’internet, des blogs, etc...c’est tout de même un peu gênant non ?

    Cher Alain, j’écris ces lignes là où il ne faudrait pas. Y-a-t-il un lieu sur le site pour les remarques ou des questions hors-série ?

    T.

  24. Posté par Mayombe82, le 4 novembre 2006 à 10:32

    Thomsov, feu Jean Lefèbvre, que l’on a pu admirer 1001 fois aux côtés d’autres illustres comédiens comme Louis de Funès, Michel Galabru et j’en passe disait que mes meilleurs Césars, sont ceux du public. Pas des jurés (même si cela fait toujours plaisir) triés sur certains volets qui ont du mal à masquer certaines choses déplaisantes (pas tous les jurés bien sûr). Il n’est qu’à suivre le scandale qui vient d’éclabousser le Fémina (Régine Desforges, Madeleine Chapsal) et l’« affaire Jacques Brenner » qui nous relate à titre posthume les combines du Goncourt et du Renaudot. Bon, ce ne sont que des humains comme nous après tout, faillibles ! @+, M82

  25. Posté par Cathy, le 4 novembre 2006 à 15:38

    Que les prix soient "truqués", ils n’y a que les naïfs pour ne pas sen douter ! Et puis ça sonne un peu honneur,"travail, famille, patrie" , beurk ! Par contre quand un bon livre reçoit un prix c’est super pour l’auteur, n’oublions pas que l’intérêt est la plus large diffusion, hors à Noël ou quand on est à l’hôpital que vous offre t’on quand on veux faire vite et bien, les derniers prix... je me suis privée des années du plaisir des "noces barbares" par allergie aux prix quand je l’ai lu, bien plus tard, j’ai dévoré tout Quéfélec, etj’aime beaucoup son univers, alors, maintenant, je suis un peu moins débile, mais quand même réaliste, un bon livre peu être primé, un mauvais aussi !! Cathy

  26. Posté par ggt, le 5 novembre 2006 à 15:11

    A propos des essais, je suis un peu saisi que notre hôte n’ait pas mentionné celui du journaliste Xavier Harel "Afrique, pillage à huis clos. Comment une poignée d’initiés siphone le pétrole africain". Car il y est fort question de Sassou-Nguesso gardien du pré carré de la "république" du Congo.

    En attendant, les chinois et les européens se tirent des bourres en ce moment... Pour le bien de qui ?

  27. Posté par MALWATA, le 5 novembre 2006 à 17:31

    Sassou doit me rend des conptes de sa getion du congo et celle de l’U.A aux blogs des africains.SIGNE MALWATA DE BASE .

  28. Posté par A.Serbin, le 6 novembre 2006 à 11:38

    Aujourd’hui le Prix Renaudot ? Je vote pour Alain mabanckou et son roman "Mémoires de Porc-épic". Bonne chance ou...Merde pour porter bonheur ?

  29. Posté par Thomsov, le 6 novembre 2006 à 14:46

    Bravoooooooooooooooooo Alain !

  30. Posté par androgyne, le 16 novembre 2006 à 01:43

    cathy

    si tu aimes quéfelec sache qu’il tourne au vinaigre, dans son dernier bouquin, mineure, il avoue son penchant pédophile, une mise en scène d’un homme agé (55 ans) attiré par une gamine de 13 ans, évidement pas d’acte sexuel car nous sommes, en 2006, assez civilisé pour ne plus le tolérer mais l’ambiance du livre ne cache rien des intentions de l’auteur, qui se dit en ce moment amoureux !! d’autres part ce soir, il avouait son admiration pour la virginité des jeunes filles, dont le corps n’a pas été salit par pleins de corps masculins, bref quéfélec=pédophile. cela n’enlève en rien ses qualités d’écrivain du dimanche, goethe tomba amoureux à la fin de sa vie d’une fille de 12 ans, se prend il pour goethe ? (mdr)

  31. Posté par cassien, le 17 avril 2008 à 10:03

    Monsieur, J’ai l’honneur de venir auprès de votre auguste personne solliciter l’objet précité ci-haut.

    En effet, je suis ingénieur en aviation civile et un jeune Romancier (amateur) congolais de la république démocratique résidant à Kinshasa. Par la présente je me propose de soumettre à votre appréciations quelques romans et exprime par la même occasion mon intention de travailler en collaboration avec votre maison afin de me permettre de m’ouvrir dans le monde de la littérature qui est ma seule passion. Espérant que ma proposition retiendra votre attention particulière, je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de ma considération.

    Ir Cassien KITENGE


  32. Posté par Dodoméné julien, le 6 juin 2008 à 16:45

    c’est un plaisir pour moi de voir que le problème de l’édition a vraiment été dénoncé.au sénégal qu’en côte d’ivoire le problème reste le même.nous espérons que tout ira pour le mieux un jour et l’on éditera comme l’on produit un album musical. président fondateur de l’Association Internationale des Jeunes Ecrivains Amateurs" j’ai donc pensé créer une petite maison partenaire des maisons d’éditions pour le soutient des jeunes créteurs littéraires ;et là, faut-il parlr des moyens qui comme de coutume font défaut lorsque l’on ambitionne entrepredre. "sauvons le livre."

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