jeudi29 juin 2006

Portraits d’écrivains (9). Dix questions à Abdourahman Waberi : "Patrick Girard [de l’hebdomadaire Marianne ] est un journaliste politique et je me méfie de ses constats littéraires !"

Abdourahman Waberi a en commun avec Senghor la Normandie. L’Académicien disparu - on lui rend hommage toute cette année - y a vécu jusqu’à ses derniers jours tandis que Waberi, lui, se charge de perpétuer cette tradition de la « normanditude » ! Seigneur, que serait la Normandie sans un écrivain africain dans les parages ? Je ne parle même pas de notre aîné Tierno Monénembo, auteur du magistral Peuls (Seuil,2004) qui y vit aussi ! C’est dire que si nous passons au peigne fin la région, nous trouverions toujours un écrivain francophone calé devant son écran d’ordinateur en train de chercher la phrase qui lui permettrait de se hisser plus haut que Senghor, plus haut que Tierno, plus haut que Waberi... La Normandie est en quelque sorte une forteresse d’écrivains du continent noir, et les spécialistes des littératures francophones devraient s’y pencher le plus vite possible - à moins qu’un étudiant véreux ne songe à déposer ce sujet après avoir visité notre Blog !

JPEGAu fond, si Senghor avait pris le parti d’être un normand sédentaire, Waberi est au contraire un Normand nomade - ou un nomade normand au fur et à mesure que les années s’écoulent... Auteur emblématique des Editions du Serpent à plumes - il fut pendant un temps conseiller littéraire dans cette maison -, il est débauché à grand fracas dans le but de doper la collection Continents noirs, collection qui héberge l’Afrique noire et sa diaspora chez Gallimard. Pierre Astier (Voir Portraits d’écrivains 5), le Directeur du Serpent à plumes d’alors est en colère. Qu’à cela ne tienne, un "gros chèque" accompagne ce transfert tumultueux, avec en prime le passage du roman Balbala de Waberi dans la collection Folio, le premier roman d’un Africain francophone en poche chez Gallimard ! Tout le monde peut donc se calmer et ranger les sagaies empoisonnées... Or un nomade par principe bouge : deux livres plus tard dans cette collection, Waberi la quitte, reprend donc son chemin, et le voici ailleurs, publié desormais par les éditions Jean-Claude Lattès...

On le disait "minimaliste", parce que préférant la nouvelle au roman. Du coup, les partisans du jugement hâtif ont vite fait de décréter ses romans n’étaient que des nouvelles déguisées ! Notre nomade normand s’en moque, mélange les genres, confond les styles, pique dans la poésie, picore même dans l’essai. JPEGWaberi est aussi l’écrivain de terrain, celui qui va au Rwanda, constate les dégâts de toutes ces saisons de machettes pour nous livrer un objet littéraire non identifié intitulé Moisson de crânes...

GIFPlusieurs recueils de nouvelles et trois romans plus tard, Waberi nous propose Aux Etats-Unis d’Afrique. Le monde est à l’envers dans ce livre. Que ferons-nous lorsque les choses auront changé, lorsque les immigrés ne seront plus les mêmes que ceux d’aujourd’hui ? Faut-il rappeler que chaque fois que les créateurs africains imaginent l’Afrique de demain, c’est toujours sous la forme de chaos, d’une succession de malheurs et non sous l’image d’un ensemble de pays qui orientent le monde ?

Le nomade normand a accepté de s’immobiliser sous notre tente, le temps de répondre à nos « 10 questions ».... et de reprendre son chemin...

1. Abdourahman, "Aux Etats-unis d’Afrique", ton dernier roman est paru aux Editions Jean-Claude Lattès. L’Afrique est devenue tout d’un coup un continent développé, tandis que l’Europe, sous-développée, voit ses habitants « migrer » vers le Sud. Est-ce la naissance d’une « littérature-utopie » ?

Ce roman qui commence à rencontrer un bon écho critique et public marque en effet un changement de ton dans la forme essentiellement. Oui, j’ai privilégié la farce subtile ou grossière. Le monde tel qu’il boite ne me convient pas comme il ne le convient pas à des millions de gens. J’ai pris le part d’en rire. Dans l’espace d’un roman, l’Afrique rote d’aise et d’ennui. Elle plastronne, repue de sandwiches Mc Diop, de bière Safari et de Neguscafé. Elle postillonne, sermonne. Elle séquestre des pauvres immigrés venues de Coblence, de Coimbra ou de Monaco. Elle envoie des médecins humanitaires en Normandie, en Suisse et au Canada. En tout cas, Aux Etats-Unis d’Afrique ne marque pas la naissance d’une « littérature-utopie », il l’exemplifie peut-être. Le Temps de Tamango de Boubacar Boris Diop [L’Harmattan, 1981 - réédition Le Serpent à plumes, 2002] est un excellent roman de politique fiction circonscrit qu’au Sénégal.

2. Quelle place occupe pour toi ce dernier livre par rapport à tes productions antérieures qui t’ont valu le statut d’écrivain du « nomadisme » ?

Je pense que la rupture est dans le ton. Pour ce qui est de l’esprit, l’intention romanesque, l’ambition - si tant est que je puisse m’étendre là-dessus - je pense que ce roman s’inscrit dans la continuité de mon travail. Après une première trilogie (Le Pays sans ombre, Cahier nomade, Balbala) qui cherchait à faire exister Djibouti sur la planète Littérature, je m’étais retrouvé à labourer d’autres champs (le Rwanda, l’entre-deux, la diaspora...) avec, par exemple Moisson de crânes dévolue au génocide des Tutsis ou Transit, mon avant-dernier roman qui se déroule dans l’aéroport Charles-de-Gaulle. Aux Etats-Unis d’Afrique n’est que la poursuite logique de ce mouvement nomadique. Je suis un nomade de tempérament. Anthropologiquement, je suis de la première de pasteurs nomades réellement coupés de leur arrière-pays mental. J’ai coutume de dire que mon grand-père était un véritable nomade, mon père un semi nomade dans sa tête bien qu’ayant toujours vécu en ville.

3. On t’a connu au départ auteur de nouvelles. Depuis, tu n’as plus renoué avec ce genre...

Oh, tu sais je ne suis pas très à cheval sur la notion de genre. Notre ami Dany Laferrière [Voir Portraits d’écrivains 2] a fait exploser les frontières entre « nouvelle », « récit-autobiographie » et « roman ». D’autres l’avaient fait avant lui. Pour ma part, j’ai alterné des recueils de nouvelles et des romans. Mon dernier recueil de nouvelles (Rift. Routes. Rails, Gallimard, 2001), quoique flirtant beaucoup avec la poésie, a été estampillé « variations romanesques » par l’éditeur sans que cela me gène. C’est te dire combien le chantier de l’écriture est plus intéressant que le produit fini. C’est le point de vue égoïste du créateur sans doute.

4. L’année francophone est aussi l’année du grand débat sur la question des littératures du sud. La « littérature-monde » est-elle plus que jamais inévitable ?

Sur cette question, tu as bien balisé le terrain pour nous avec ton article paru dans la rubrique "Débats et opinions" du quotiden Le Monde (rires). Michel Le Bris n’attendait que ça, d’une certaine manière (rires).

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Anna Moï

Nous sommes quelques uns - je pense à toi, mais également à Anna Moï - à dire qu’il faut opérer une véritable révolution optique. Il y a désormais une "littérature-monde" (Weltliteratur dirait Goethe) de langue française et dont la littérature française n’est qu’un affluent. Autrement, la littérature de langue française est mondiale (en tout cas, elle est inégalement présente sur les cinq continents) et la littérature française est nationale. Le public à Saint-Malo a très bien compris le distinguo. Nos amis auteurs indiens anglophones, bien évidemment.

5. Quelles relations entretiens-tu avec les écrivains anglophones - on sait déjà que tu es très proche de Nuruddin Farah qui a préfacé la traduction anglaise du "Pays sans ombre" ?

Nuruddin Farah est une vieille admiration et un grand frère. Inutile de rappeler que c’est l’un des plus remarquables écrivains du monde. Son nom est cité ces dernières années pour le Nobel. Je suis fier de cette préface empathique tout comme des petits mots sur la couverture (blurbs dit-on outre-Atlantique) signés par les universitaires Françoise Lionnet et Michael Dash. Au fait, c’est Maryse Condé qui m’avait « introduit » aux Etats-Unis il y a des années en enseignant Balbala à Columbia. Depuis, j’y vais souvent en visite rencontrer les étudiants et les enseignants. J’ai des relations très proches avec les écrivains anglophones d’Afrique ou d’ailleurs.

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Jamal Mahjoub

J’ai beaucoup d’amis (Chenjerai Hove à Jamal Mahjoub, de Nuruddin Farah à Abdulrazak Gurnah en passant par Helon Habila, Zakes Mda, Jake Lamar, Percival Everett ou la regrettée Yvonne Vera). J’ai eu la bonne idée de faire des études littéraires anglophones avant de devenir écrivain francophone.

6. Patrick Girard - de l’hebdomadaire "Marianne" - soulignait que l’espace anglophone était loin dans la création littéraire comparée à l’espace francophone. Souscris-tu à ce constat ?

Notre ami Jamal Mahjoub qui est un écrivain anglo-soudanais publié par plusieurs éditeurs originaux londoniens n’est pas de cet avis. Il trouve que Londres s’intéresse davantage aux coups éditoriaux, au commercialement correct, aux auteurs immédiatement "bankable" et que Paris reste (encore ?) aujourd’hui plus aiguillonné vers la littérature et ses risques. Tous ses romans sont publiés et republiés par Actes Sud avec un certain bonheur. Il n’a pas tort, je crois. Cependant l’espace anglophone est beaucoup plus large avec des pôles éditoriaux qui vont de Londres à Toronto en passant par New York, Melbourne ou New Delhi. Enfin, les Anglophones sont très en avance sur la question de langue anglaise (sa généalogie, ses mues, ses créolisations, son avenir...) , ça c’est certain ! Pour finir, disons-le quand même, Patrick Girard est un journaliste politique et je me méfie de ses constats littéraires !

7. Je crois savoir que tu vas « t’exiler » en Allemagne pour une année (rires)... Sérieusement, peut-on avoir une idée de la Bourse de création littéraire que tu as reçue à cet effet ?

J’ai eu la chance d’avoir la bourse DAAD Berliner Kunstlerprogramm pour l’année 2006. C’est une bourse très prestigieuse qui a été donnée à des grands écrivains par le passé à l’instar de Imre Kertesz, Gao Xinjiang, Nuruddin Farah, Breyten Breytenbach, Witold Gombrowicz, Ryszard Kapuscinski, Carlos Fuentes ou Mario Vargas Llosa (ouf !! et j’en oublie encore !). Peu de Français l’ont eu (Butor, François Bon ou Marie Ndiaye) et aucun Francophone à ce jour. C’est dire un peu l’enjeu. Enfin, je pars à la mi-août à Berlin et vais y résider un an. Je compte écrire un roman, en tout cas l’entamer, dont je n’ai pas encore la moindre idée. Pour l’instant, je suis en train de faire le deuil de mon Aux Etats-Unis d’Afrique. On verra la suite et vogue la vie !

8. Quelques conseils à un jeune auteur qui souhaiterait écrire ou publier son manuscrit ?

Ah je crois que je vais reprendre mot à mot les conseils judicieux de « Don King » Laferrière (cf. les 10 questions à Dany). Honnêtement, il a tout à fait raison. J’ai été pendant quelques années, et à titre gracieux, consultant pour les éditions du Serpent à Plumes (canal historique- à ne pas confondre avec la blême collection éponyme des éditions du Rocher !) et puis confondre comment le jeune auteur est un animal à éviter. Merci Dany pour me tirer de cette affaire (rires).

9. L’Eté approchant, quelles lectures nous conseillerais-tu ?

Je peux te conseiller simplement les ouvrages qui sont sur ma table et que je suis en train de lire : L’Africain de JMG Le Clézio (Le Folio vient de sortir), Nubian Indigo (Actes Sud), le dernier roman de Jamal Mahjoub. Deux poètes qui sont des amis rares et des plumes sûres : Yvon Le Men (Besoin de poème, Le Seuil) et Tahar Bekri (Si la musique doit mourir, Al Manar). Je suis enfin plongé dans l’œuvre de Walter Benjamin, le philosophe juif allemand au destin tragique. Quelques titres à ce sujet : une biographie de Walter Benjamin (WB : L’ange assassiné, Tilla Rudel, Mengès, Paris) ; un livre parcours (WB : Les chemins du labyrinthe, coll.La Quinzaine/Louis Vuitton ; Les écrits français de WB (Folio, Gallimard). That’s all folks !!

10. Des projets d’écriture en cours ?

Justement, je suis plongé dans cette œuvre philosophique qui va peut-être me faire accoucher de quelque chose que je sens très confusément. Merci Alain.

Commentaires

  1. Posté par Mayombe82, le 29 juin 2006 à 11:46

    Aux Etats-Unis d’ Afrique commence à bourdonner dans mes oreilles, j’en ai marre ! Je vais finir par me l’acheter ! Par contre, Nurudin Farah, je le recommande. Très vivement. J’ai découvert cet auteur via Née de la côte d’Adam. Remarquable roman. @+, M82

  2. Posté par Laure, le 29 juin 2006 à 12:16

    Merci Monsieur Mabanckou de nous donner cette interview. J’ai croisé Monsieur Waberi en mars dernier au Salon du livre de Paris, et il m’avait dédicacé "Aux Etats-unis d’Afrique" dans les allées, puisqu’il était sollicité ici et là. Personnellement en lisant cette interview, je me disais que vous alliez forcément interroger Monsieur Waberi sur son passage à France 3 dans "Cultures et dépendances" où, franchement cet auteur m’a déçue parce qu’il se faisait tout petit devant Sarkozy et soutenait presque le rôle positif de la colonisation ! Faut-il s’abaisser jusqu’à ce point et continuer à donner du sourire banania quand notre communauté est justement attaquée par Sarko et compagnie ? J’espère que Monsieur Waberi s’expliquera, car je ne suis certainement pas la seule à avoir été choquée ce soir-là...

    Par ailleurs, Monsieur Mabanckou, travaillant dans une bibliothèque publique du Val-de-Marne, j’ai été heureuse de découvrir ce matin dans le magazine "Lire" un long extrait de votre nouveau roman "Mémoires de porc-épic", avec les 14 autres extraits des romans de la rentrée littéraire française 2006. Pourquoi pas aussi en faire profiter le Village ??? ))) :: :

  3. Posté par Contesse de Ségur, le 29 juin 2006 à 16:41

    Cher messieurs Wabéri et Mabanckou, j’ai bien reçu vos dernières élucubrations littéraires alors que je soignais mon rhumatisme articulaire en mes varices en faisant des bains de pieds sulfureux.
    J’ai décidé de déléguer mes lectures à mes personnages et mon personnel car je n’en peux plus de conseiller des jeunes auteurs qui tentent sans arrêt des plagiats.

    J’ai donc confié les Mémoires de Porc-Epic à ce Pauvre Blaise qui me confirme la récurence des thèmes abordés dans Mémoires d’un Ane, d’après les fiches de lecture de CM1.
    Affection, amitié, aventure, campagne, forêt, générosité,,,,,,,,,,,
    Il me fait dire en soupirant qu’il faut attendre fort longtemps avant que le Porc-Epic procède aux crimes ratés promis par la 4ème de couverture, je lui ai répondu c’est normal, un conte c’est fait pour endormir les enfants ;)

    J’ai confié les Etats Unis d’Afrique au Général Dourakine dont tout le monde connaît la patience et la pondération, il a fallu lui faire une petite camomille et pour finir il a crié : c’est un imposteur Louis Sébastien Mercier, hein ?
    L’an deux mille quatre cent quarante, rêve s’il en fût jamais...
    Ah ah voilà un prophète des lumières qui nous prédit le renversement de la Bastille et la création de la République en 1771 !
    On verra si votre Wabéri tient ses promesses, je l’attend au tournant !

    Bref j’avais déjà passé Tuez-les tous à mon cuisinier Fawad l’Afghan que j’ai fait régulariser, je crois qu’il a fait un billet d’humeur en cachette, mes excuses à Salim Bachi, je ne peux pas tout contrôler dans cette maison.

    Je refuse de lire les envois de cet insolent de Laferrière qui ne s’intéresse qu’aux jeunes filles et aux vieilles Ford.

    PS : Il semblerait que Monsieur Mabanckou n’aie que de fort laides photos de son ami Wabéri, ou c’est une sorte d’humour en noir et blanc ;)

  4. Posté par monofila, le 29 juin 2006 à 17:30

    Merci cher Alain, de n’avoir pas oublié se présenter votre ami et frère Waberi à tous les amis du blog.

    Je voudrais réagir contre les propos tenus par MwanéBwalé sur Fatou Diome et les autres écrivains de la nouvelle génération dont toi-même Alain et Eugène Ebodé.

    Celui-ci affirme que Fatou Diome comme certains auteurs de la nouvelle génération ne font jamais ou presque pas attention au style, et que ceux-ci accoucheraient d’une mauvaise littérature. Et dans ce lot, je crois savoir qu’il y mettrait le nom de Waberi !

    Evidemment en temps normal, j’aurais sans doute rougi face à une telle affirmation.Mais étant donné qu’aucune critique n’est louable si tant qu’on ne prend pas de recul à soi, je me permattrai de répondre à cet autre ami du Village d’un ton calme et serein.

    Cher ami MwanéBwalé, je m’indigne qu’un critique de votre carure se permette de tels jugements. Mieux que moi, vous savez bien que la nouvelle génération d’écrivains africains ne crée pas dans l’imitation des Molière, Racine et autres figures emblématiques des Lettres françaises ; encore moins dans celle des Kourouma, Senghor ou U Tam’Si qui ont fait leur temps. Loin de vivre d’imitation d’effets de style désuet et révolu que certains nostalgiques s’emploient à réclamer, cette génération a su "trouver une langue", et c’est là son originalité, sa particularité. Tournant le dos à la parodie et à l’imitation aveugle de ce qu’à tort on peut leur reprocher, ces auteurs ne manquent pas d’exceller dans le style, le vrai : celui de son temps et influencé par son époque et sa mémoire. C’est le cas notamment de Waberi, qui est le premier de sa génération à publier dans la collection Blanche des prestigieuses éditions Gallimard-Balbala. Pourquoi alors on aurait admis une telle oeuvre si jamais son auteur n’avait pas les qualités littéraires requises que vous dites, cher MwanéBwalé ?

    J’ai lu et relu Cahier nomade et Transit de Waberi, et je peux dire à tous de ces deux oeuvres sont d’une maturité extraordinaire. Et effectivement, on se rend bien compte que les règles posées par Buffon dans son fameux discours sur le style, ont bien été observées par l’auteur. J’ai lu et relu Bleu-blanc-rouge et Dieu seul sait comment je dors d’Alain Mabanckou, et on se rend à l’évidence que tout y est mesure, poésie, rythme et beauté-pas un mot ou une phrase de plus !- J’ai lu et relu Place des fêtes de Samy Tchack et La préférence nationale de Fatou Diome, et bien que différents des textes cités ci-haut par leur ton, ces oeuvres sont d’une grande beauté. En effet quiconque y verait une marque de légereté quelconque, oublierait que c’est justement le plus difficile à faire : car il est plus facile de "faire ampoulé" et grandiloquent que d’accoucher d’un style beau et compréhensible à tous ! On finit par admirer la langue dans laquelle excellent ces auteurs, quand on prend un peu de distance par rapport à la critique à l’occidentale- nombriliste et concentrée sur les sensations- ; la langue de ces auteurs est inventive, recréative mais éloquente et singulière. Alors je me demande bien ce que cet autre ami du blog entend par style. Serait-ce imiter Modiano, Jean d’Ormesson, Orsenna ou une figure de l’académie frnaçaise au risque de tomber dans le plagiat et la déculturation ? "Le style (à mon sens) c’est l’homme" Buffon l’a dit et je n’aimerais surtout pas le paraphraser !

    Le style, c’est son originalité, sa propre façon d’écrire, une manière de dire qui fasse l’assentiment de la critique quant au respect des normes et témoigne aussi de son originalité. Le style, c’est le style et pas autre chose que cela !

    J’en ai terminé !

  5. Posté par Prosper, le 29 juin 2006 à 19:09

    Mes respects respectueux contesse de Segur ! Son altesse aurait-elle eu dans ses blanches mains un roman (Mémoires de porc-épic de Alain mabanckou)qui, à ma petite connaissance, n’est pas encore sorti ?
    Certains ont le privilège de voir avant les autres mais comment vous faites ?
    J’attends la commercialisation de ce livre depuis bien longtemps, donnez-moi le truc et je vous assure que je ne le passerai pas à Blaise, aussi pauvre soit-il.

    A Mabanckou

    Votre livre est-il déjà sorti ? est-ce moi qui ne saurais pas où l’acheter ?
    Merci de votre réponse.

    M. Waberi est plus beau que sur la photo ici. Mais à dire vrai, je préfère le voir comme ça avec des traits qui me sont chers.

  6. Posté par Binetou Fall, le 29 juin 2006 à 19:17

    Cette contesse de Segur qui accuse de plagiat ! Hum... Ne serait-elle pas morte la vraie comtesse de Segur ! Qui pique quoi à qui ! quoique rien ne semble être piqué puisque notre contesse d’ici n’est pas une comtesse, m, n, quelle importance !

  7. Posté par MwaneBwale, le 29 juin 2006 à 19:37

    "Un critique de votre carure" ? Comme vous y allez, cher(e) Monofila ! L’autre jour déjà, Blaise, qui n’est pas à une ironie près, voyait en moi "un grand écrivain doublé d’un grand critique".
    Mais, non, chers amis. Je ne suis pas un écrivain qui se cache derrière un pseudo pour écrire des trucs gratinés sur ses confrères. Et je n’enseigne pas non plus la littérature africaine ou la théorie littéraire dans une grande Fac. Je suis juste un lecteur moyen qui ne réchigne pas de temps en temps à la chicane. Péremptoire parfois, je sais, mais toujours bon esprit, croyez-moi.

    A part ça, vous m’avez ou mal compris ou pas entièrement lu, cher(e) Monofila.

    Vous me ramenez au débat légerté/gravité : je n’ai jamais posé le problème en ces termes.

    Vous me dites avoir dit du mal d’Eugène Ebodé ? Je ne vois pas où. Je n’ai jamais lu ses romans, je ne peux donc pas en dire du mal, ni du bien d’ailleurs. Je commentais - et condamnais - simplement une de ces phrases en réponse à une de mes interpellations ici même.

    Vous me dites avoir rangé Wabéri et Mabanckou parmi les gnangnan ? Pas du tout. Ce n’est pas pour être flagorneurs, mais parce que je trouve qu’il y a une inventivité et un souci de l’oralité dans Transit qui m’interpellent, et que Verre cassé réalise une fort jolie greffe de Kourouma, Céline et Salinger avec un résultat qui dépasse bien la seule addition des trois.

    Je n’ai demandé à personne d’écrire comme U Tamsi ou comme Senghor, surtout que je ne les aime pas non plus, ces deux-là.

    Je n’ai demandé à personne d’écrire comme Molière ou comme Racine : ça ne servirait à rien, c’est déjà fait.

    Ce que je dis, c’est qu’on nous a trop longtemps vendu comme littérature Les frasques d’Ebinto, Sous l’orage et autres textes du même tonneau sous prétexte qu’il comportait une "morale africaine" alors que ça n’en est pas.

    Ce que je dis, c’est qu’on ne peut plus se contenter de raconter des histoires et dire que l’on fait de l’art. Les pages de reportages et de faits divers dans les journaux racontent aussi des histoires, ça n’en fait pas de l’art.

    Ce dont je rêve, moi, lecteur moyen et amoureux des Lettres, c’est une littérature africaine soucieuse des textes et des réinvestissements formels.

    On le fait déjà, me dites-vous. Oui, mais pas assez à mon goût. Il y a encore trop de Fatou Diome.

    Voilà, c’est tout !

  8. Posté par Boris, le 29 juin 2006 à 22:30

    Ma chere Comtesse,
    D’accord avec vous pour l’observation sur la photo de Waberi. Franchement j’ai meme cru au depart qu’il s’agissait de la celebre photo d’Einstein.Mais bon Waberi on l’aime pour ses bouquins et puis une photo,bof, si elle n’est pas reussie c’est plutot la faute au photographe,non ?
    Comme vous j’ai eu le privilege de me faire envoyer par le Seuil les dernieres elucubrations du sieur Mabanckou a savoir Memoires de Porc Epic(Et rassurez-vous ce n’est pas en ma qualite de president auto-proclame d’un certain fan club). Vu que je suis entrain de le lire je ne peux pas encore faire de commentaires. Je verrai si votre Blaise a raison dans ses observations.
    Et au passage, Binetou, je ne pense pas que notre Comtesse accuse Alain de plagiat, elle dit juste que son Blaise lui a dit que le dernier livre de Mabanckou ressemble a tel autre livre, mais bon...passons.
    Que les moins privilegies(pour une fois que je le suis permettez-moi de m’en vanter) qui ne ce sont pas fait envoyer le roman avant la date officielle de parution, patience, le Porc Epic sera dans les bacs de la Fnac et autres a la fin du mois d’Aout. Entre temps vous pourrez soulager votre impatience en lisant quelques extraits comme l’a dit Laure dans le dernier numero de lire, car, et oui, notre Porc Epic figure parmi les 14 ou 15 romans les plus attendus de la rentree(selon lire bien entendu)litteraire.
    Edwige t’es ou ???? as-tu recu ton exemplaire autographe ????
    Pour les inities et les lingalophones :" Etumba ebandi,mbala oyo match eza ya 3 points_".

  9. Posté par jean-michel, le 29 juin 2006 à 22:56

    Merci à Waberi d’avoir cité Walter Benjamin. Je viens justement de me procurer son oeuvre complète. Merci encore pour ton excellent bouquin Aux états-unis d’Afrique. Une belle utopie dont on a grandement besoin pour faire encore un peu plus humain au creux de nos différences. Je suis furieux, car tu n’as pas dédicacé mon livre lors de ton passage à Besançon. tu étais tellement hapé par les bisontines que tu as oublié ton frère. La prochaine fois quand tu viendras tu seras mis en quarantaine ! Je demanderais aux filles de se tenir éloignées de toi !
    Tête de beau gosse va !!!

  10. Posté par jean-michel, le 29 juin 2006 à 22:58

    Alain,
    de grâce la prochaine fois si tu veux une belle photo d’Abdourahamane fait le moi savoir et je te l’envoie j’en ai des belles s’il te plaît !

  11. le 30 juin 2006 à 00:18

    Tiens, tiens, ça fait "bois sacré" maintenant par ici. Il y a des choses qu’on écrit que pour les initiés !!!
    Ah, cher Boris !Tu me cherches, me voici ! J’avoue que depuis l’interview de Assouline à laquelle j’ai eu peur de réagir, je n’ai plus eu envie d’être membre actif du fan club... Bon, je te le dis aujourd’hui. Franchement, j’ai trouvé l’interview de Assouline hyper nulle...Et j’en suis encore à me demander comment et pourquoi il a tenu à la publier...Je n’ai pas voulu réagir...Peur sans doute, d’être traitée de tout ce que je ne suis pas. Voilà ou on en est. Encore qu’il y a des prétendue contesse qui peuvent venir dire ouvertement ce qu’elles pensent. Bon, je ne suis ni "contesse", encore moins comtesse et quand je ne suis pas d’accord, je préfère me taire.
    Bon, j’attends que tu me fasse suivre mon exemplaire...A Paris ou à Dakar, qu’importe !
    Ceci dit, j’espère qu’Alain aura compris qu’il doit changer cette photo de Mabanckou... Je ne sais pas de combien d’années elle est vieille mais le gars qui a fabrique ces lunettes doit même plus se souvenir de ce modèle...

    Edwige H.

  12. le 30 juin 2006 à 00:23

    Ah, je viens de constater qu’il n’y a plus de censure... Bon point ! Espérons que la Contesse de ségur n’aille pas aussi loi que Obiang.
    Edwige

  13. Posté par Laure (qui attend toujours), le 30 juin 2006 à 00:25

    Bigre, en me connectant je me disais que j’allais avoir les éclaircissements de Monsieur Waberi sur son passage à France 3. Mais c’est le silence. J’attends toujours... J’attends aussi la réponse de notre hôte !

    C’est fou comme on se lance dans des disputes avant même que "Mémoires de porc-épic" ne soit dans "les bacs de la Fnac" comme dit un des intervenants ! Je crois que c’est Boris ? J’ai fait ce qu’il ne fallait pas faire : j’ai ramené de notre bibliothèque le petit livre de poche qui accompagne le magazine Lire, et voici le commentaire de Lire qui précède les extraits du nouveau livre de notre hôte Mabanckou :

    « Le porc-épic est le meilleur ami de l’homme... et son double protecteur. Il y a les doubles pacifiques, tout en attention, et les doubles nuisibles et agités. Dans un monologue baroque et enjoué, le double qui accompagne Kibandi depuis sa naissance raconte se tribulations, commente son existence et observe d’un œil implacable le monde des humains. Il sacrifie sa vie familiale de porc-épic pour se vouer tout entier à la protection de son maître. Jusqu’à ce vendredi de malheur où tout bascule... On surprend derrière ces confessions bavardes à son Baobab, un discours philosophique en filigrane d’un récit loufoque et surprenant. »

    Il y a dans ce petit livret d’autres auteurs comme Christine Angot, Michel Braudeau, Florian Zeller, Laurent Gaudé, Amélie Nothomb ou encore Olivier et Patrick Poivre d’Arvor.

    Sinon, demain croisons les doigts pour que la France gagne contre le Brésil comme en 1998.))) :: :

  14. Posté par A. Mabanckou, le 30 juin 2006 à 09:33

    Chère Laure,

    La patience finit par payer. Je suis persuadé que Waberi vous répondra. Je n’ai pas vu l’émission dont vous parlez. Pour les extraits, deux raisons principales me permettent de ne pas vous infliger un tel nombrilisme :

    1. Dès le départ je me suis donné une ligne éditoriale pour ce Blog : faire connaître les écrivains que j’aime. Discuter de presque tout sur presque rien, comme dirait d’Ormesson...

    2. Les extraits d’un roman à venir - en tout cas pour mon éditeur Le Seuil - relèvent de la gestion de la maison d’édition qui les vend aux journaux ou magazines qui les demandent. N’oublions pas que l’éditeur est cessionnaire des droits de gestion d’une oeuvre - et donc de sa diffusion, de sa promotion ; et c’est à lui de juger les moyens les meilleurs dans le respect des intérêts de l’auteur et de la maison.

    J’espère avoir répondu comme vous le souhaitiez...

    Bien à vous.

  15. Posté par Bossanga Yves-Noël, le 30 juin 2006 à 11:07

    Moi, je me méfie de tous ces écrivains noirs "Normands" qui rêvent de l’académie française comme un autre illustre aliéné francophile Léopold Sédar Senghor ! Il est mort et aucun FRançais (politique) ne s’est déplacé à ses funérailles ! Quand on pense qu’il a défendu de son vivant la langue française...
    Oui, ce Waberi-là, Français de la Normandie, nous a deçu dans cette émission "cultures et dépendances" sur France3.

  16. Posté par Eddie KOUBA-FILA, le 30 juin 2006 à 12:10

    A l’attention de Laure,

    J’ai vu moi aussi Wabéri sur Fr3. En effet, je suis d’accord avec toi sur la nullité de sa prestation !!!! Mais je n’ai personnellement pas été surpris. Au risque de déplaire à tout le monde ici (mais c’est vraiment le cadet de mes soucis), j’ai rarement vu des prestations gratifiantes des écrivains et cinéastes africains à la télévision française. Wole Soyinka, Hamadou Kourouma, le Cinéaste Youssef Chahine et Gaston Kelman, pour ne citer que ceux-là ont eu des passages ahurissantes à la télévision française ; j’ai même vu Kelman lever le doigt pour prendre la parole comme à l’école à l’émission « Vol de nuit » de PPDA. Wabéri n’a pas échappé à la règle avec cette mine d’élève contraint d’abonder dans le sens du maître ! Il m’est même arrivé de me poser la question de savoir si certains de nos écrivains étaient vraiment les auteurs des livres qui les avaient fait connaître, sinon, ils doivent alors être inconscients des choses qu’ils écrivent ! Et, c’est peut-être cette inconscience qui justifie le manque d’affirmation et d’engagement dans les différents combats du siècle de la plupart de nos écrivains qui nous donnent l’impression que l’écriture n’est qu’un hobby et non un outil d’engagement pour eux. Vraiment dommage ! Finalement, ne donnons-nous pas plus d’importance et de sens philosophique aux œuvres des auteurs qui eux-mêmes nous donnent l’impression d’une inconscience absolue de la pertinence de leur texte. Un écrivain européen était un jour surpris par le sens philosophique que donnait un journaliste de radio à son œuvre. La réponse de l’auteur fut cinglante : « je ne vois pas ce que vous me dite, moi j’ai écrit un livre et c’est tout !!!! » Déstabilisant, n’est-ce pas et s’il en était ainsi pour la plupart de nos écrivains ?????

  17. Posté par lpd, le 30 juin 2006 à 12:23

    wab,

    vu que tu es plongé dans l’oeuvre de walter benjamin, je te conseille de lire "dernière frontière", éditions liana levi, 2002, de mon ami bruno arpaia. on peut le trouver en piccolo, le poche de liana levi. le roman, paru en italie en 2001 (prix selezione campiello), raconte les derniers jours, pendant la deuxième guerre mondiale, du philosophe berlinois à la frontière franco-espagnole.

  18. Posté par Mayombe82, le 30 juin 2006 à 12:27

    Salut Eddie K-F, avais-tu suivi l’émission Cultures et Dépendances avec notre hôte, Tierno Monemembo, Calixte Beyala, Gaston Kelman, etc. Si oui, qu’as-tu pensé de la prestation de Mabanckou, du doyen Monemembo, et de Beyala ? @+, M82

  19. Posté par Alain Brezault, le 30 juin 2006 à 14:37

    La dernière émission de "Cultures et dépendances" était un vrai piège (à cons) où le seul vrai écrivain présent sur le plateau était Wabéri qui devait se demander ce qu’il foutait là, entre
    deux pisse-copies de droite (Druon) et de gauche (?) (Max Gallo), un politicien roublard qui vendait sa salade en vue des prochaines présidentielles et un journaliste animateur qui lui servait la soupe... Entre deux roupillons, on a réveillé Wab trois ou quatre fois, non pas pour discuter littérature, mais simplement pour lui demander s’il était d’accord avec les propos loghorréiques de ceux qui tenaient le crachoir ! Que vouliez-vous qu’il réponde dans cette galère ? Il s’en est tiré comme il a pu, quitte à frustrer tous ceux qui attendaient qu’il réagisse comme le "nègre de service", dans un contexte où l’on avait mis, dès le départ, la littérature au placard...

  20. Posté par MwaneBwale, le 30 juin 2006 à 15:10

    Je me marre, je me marre, les amis, assis, là, derrière ma bécane, à vous observer distribuer vos brevets de blackitude à tel et les refuser à tel autre.

    Après nous avoir chanté sur tous les tons que Kelman était un Oncle Tom comme on n’en fait plus, on veut à présent nous convaincre de la couardise de Wabéri.

    Dieu qu’elles sont nulles à chier nos chamailleries !

    Wabéri est grand, par l’âge, par le talent et par l’intelligence. Il viendra se défendre lui-même s’il le souhaite. Mais je veux dire que je ne participerai pas à la curée qui se prépare contre lui. Et qui sent tellement mauvais, de la mauvaise odeur de vaines et dangereuses querelles.

    Quelle infamie a t-il donc commise, l’ami Wabéri ? De n’avoir pas insulté Sarkozy, Gallo et Druon, on voudrait l’envoyer à la potence ? De n’avoir marqué que trop subtilement ses points de désaccord avec eux, on voudrait le vouer aux gémonies ?

    Y aurait-il qu’une seule façon d’être noir, c’est-à-dire dans la démagogie, la vocifération et les déclarations à l’emporte-pièce ?

    Faut se calmer là, les gars, oh !

    L’un d’entre nous s’en prend même à Soyinka. S’en prendre à Soyinka ! Rien que l’idée ! Non, mais, ça va ?

    Je rappelle ces deux déclarations de Soyinka.

    1. La première, en réponse à qui vous savez : "Le tigre ne déclare pas sa tigritude à sa proie, il bondit sur elle et la dévore".

    2. La deuxième, en réponse à Jacques Chirac, qui, à la fin des années 80, estimait l’Afrique pas encore mûre pour la démocratie : "Mais quand a t-elle donc été mûre pour la dictature ?"

    S’il y a dans la masse des anonymes qui viennent ici une personne, une seule, qui ait dit des trucs aussi puissants et intelligents sur les Noirs et l’Afrique, et qui ait payé dans sa chair le prix du courage et de l’engagement, eh bien qu’il se fasse connaitre !

    Non, mais !

  21. Posté par Jacques le Fataliste, le 30 juin 2006 à 21:54

    Les consignes de confidentialité du porc-épic ont été scrupuleusement respectées à la virgule près.
    Monsieur Mabanckou a donc reçu son lot de compliments et d’impressions le 23 de ce mois, ainsi qu’un gentil merci.
    Monsieur Wabéri sait tout le bien que l’on pense de lui pour sa courtoisie, son tact, sa sensibilité d’âme ainsi que son sens de l’humour.
    Ces deux personnes savent donc très bien que la contesse un peu farfelue aime un peu plaisanter et jouer avec les mots, comme le suppose Boris avec justesse.
    Si l’on y regarde de plus près son texte est une mini-parodie renversée du livre de Monsieur Wabéri, elle raconte que la contesse (vieille europe)reçoit des manuscrits de jeunes auteurs africains qui temporellement n’existent pas encore, donc comme elle est un peu énervée et jalouse (Jane Austen vient d’avoir plusieurs pages dans le magazine Lire du mois dernier),
    avec le vieux fond paternaliste qui sied à sa position et son grand âge, elle les donne à lire à son valet, ses personnages, qui font ce qu’ils peuvent pour la satisfaire.
    En effet le pauvre Blaise du haut de ses onze ans donne son avis qui vaut ce qu’il vaut avec son référentiel.
    Le Général Dourakine a fait un effort en farfouillant dans la bibliothèque virtuelle de la contesse qui est plus Pop Up qu’on ne le croit.
    Bien sûr en tant que vieille dame coquette mais cultivée, elle s’imagine un peu superficiellement que Laferrière au vu des titres de ses livres est une espèce de play-boy.
    Comme j’étais de passage chez elle, elle me reçoit toujours gentiment quand j’en ai marre de mon boulot,(mon maître en ce moment est insupportable).
    Nous avons discuté de botanique et je lui ai conseillé de lever le pied puisque manifestement sa petite pointe ironique ne passe pas bien dans le cadre d’un blog.
    J’ai essayé de lui faire prendre conscience qu’elle avait mieux à faire de son temps que de faire des farces sur un blog et lui ai conseillé de prendre des vacances avec son auteur russe préféré Andréï Makine, à son âge il ne faut pas fréquenter les jeunôts sous peine de friser le ridicule.

  22. Posté par donatien, le 30 juin 2006 à 22:00

    assistons-nous au réveil de tous les écrivains frustrés ? sortez vos manuscrits de vos placards ! et rentrez vos rancoeurs ! les hommes de talent dansent sur vos têtes chenues...

  23. le 30 juin 2006 à 22:33

    Jacques le fataliste/Madame la Contesse, vous avez beaucoup d’humour !

  24. Posté par Le petit Zizou, le 1er juillet 2006 à 13:22

    On retiens le souffle, mes gars. Aujourd’hui, c’est le grand jour pour les francophiles et les cocoricos. Notre belle France va péter la gueule aux Ronaldo, Ronaldinho,etc. Score final 4 buts à 1. Victoire de la France, bien sûr.
    Le petit Zizou de Marseille.

  25. Posté par Solomos, le 1er juillet 2006 à 13:35

    petit extrait de mon dernier ouvrage Dialogue du Poète et du lettré pédant
    Soumet-toi à la langue du peuple, et si tu es assez fort, conquiers-là !

  26. Posté par Myriam, le 1er juillet 2006 à 15:09

    Scrogneugneu, laissez tomber la fnac si vous voulez défendre la littérature, quelle soit francophone ou non d’ailleurs... Les mémoires de Porc-épic sont déjà en vente dans les bonnes libraires depuis une semaine.

  27. Posté par Prosper, le 1er juillet 2006 à 16:22

    Myriam,
    Dans quelle bonne librairie pourrai-je me procurer ce roman ? J’ai cherché en vain, on me répond toujours que ce livre n’existe pas. L’auteur lui-même peut-il nous éclairer ?

  28. Posté par A. Mabanckou, le 1er juillet 2006 à 20:47

    Cher Prosper,

    La rentrée littéraire des éditions du Seuil se fait le 24 août. Par conséquent il n’y a aucun livre de la rentrée actuellement en librairie. Toutefois quelques titres choisis de cette rentrée sont en effet en pré-commande sur le site de la fnac.com, mais livrables à partir du 24 août.

    Bien à vous.

  29. Posté par karo’kin, le 2 juillet 2006 à 01:34

    alors que la folie gagne les français cette nuit après cette victoire sur la seleçao, j’ai croisé laferrière (que j’ai interpellé) parmi les klaxons...
    mon librair n’a plus les états unis d’afrique... je cours ailleurs.

  30. Posté par Mary, le 3 juillet 2006 à 03:59

    A Alain Mabanckou,

    En surfant sur les sites littéraires africains, je suis arrivée par hasard
    jusqu’à vous... et j’en suis bien heureuse. Un vrai bonheur ce blog ! Je
    vais pouvoir étancher tout à loisir ma soif d’apprendre en matière de
    littérature africaine.

    Mes derniers coups de coeur : Khadi HANE (Le collier de paille) ; Libar
    FOFANA (Le fils de l’arbre - Nkoro) ; Eugène EBODE (La transmission) ; Angèle KINGUE (Pour que ton ombre murmure encore).

    J’ai rencontré ces
    auteurs (sauf FOFANA) par hasard à un salon du livre en France, une
    révélation.

    Première bonne résolution : vous lire (votre dernier livre est "libre" à
    la médiathèque) et découvrir d’autres auteurs dont Dany Laferrière que je
    ne connais pas..

    Merci pour ce blog que je vais continuer à explorer pour mon plus grand
    plaisir.

  31. Posté par Abdourahman A. Waberi, le 3 juillet 2006 à 10:00

    Cher Alain et chers bloggeurs dont certains sont des amis...

    Il se trouve que j’étais en Italie pour suivre mes quatre livres traduits et pour rencontrer les lecteurs et n’ai pas pu accéder au forum planétaire et mabanckouien à la fois. Je viens non pas me défendre (quelle offense aurais-je commis ??) mais plutôt pour vous remercier tous de l’intérêt que vous semblez porter à mon travail, le cas échéant à mes sorties médiatiques. Le sujet qui a attiré votre attention étant ma participation à l’émission de "Cultures & Dépendances" en compagnie de Nicolas Sarkozy, Max Gallo et Maurice Druon. Donc je tiens à remercier sincerement ceux qui m’ont envoyé des compliments comme ceux qui ont été franchement décus. Inutile de revenir sur le contexte difficile de l’exercice, sur le côté factice de l’univers télévisuel qui a plus à voir avec le cirque qu’avec la maieutique de Socrate. si je respecte toutes les opinions, je ne pense pas à avoir à rougir de ma (modeste) prestation. Le meilleur lieu pour juger un écrivain, c’est finalement l’espace de la page et non le nombre de pixels accumulés. A Laure enfin ce petit mot : je vais tenter de faire encore mieux la prochaine fois.
    Bien amicalement à tous et bonnes lectures estivales.

    Abdourahman A. Waberi

  32. Posté par A. Mabanckou, le 4 juillet 2006 à 16:20

    Monofila,

    Votre réaction a été mise en ligne comme sujet du jour.

    Bien à vous.

  33. Posté par Laure, le 5 juillet 2006 à 07:29

    M. Waberi merci pour votre réponse. Mais vous n’êtes pas obligé de vous laisser mater comme ça sous prétexte que la télé c’est autre chose ! N’oubliez pas qu’on retient de vous ce que vous dites, ce que vous faites et surtout votre comportement puisque vous êtes au devant de la scène et parlez pour nous autres qui ne pouvons pas être là. Vous auriez pu être de temps en temps en désaccord avec ces gens, mais vous avez préféré être pratiquement le nègre de service ce soir-là. Excusez-mon franc-parler... mais ça m’est resté là dans la gorge !

  34. Posté par Myriam, le 5 juillet 2006 à 10:28

    Désolée pour la fausse info, lorsque ma collègue m’a tendu les Mémoires de Porc-Epic pour que je les lise, je n’avais pas vu que c’était un service de presse et qu’il n’était pas encore en vente comme je le pensais. Mes plus plates excuses Prosper, les autres, et surtout Alain !

  35. Posté par Abdourahman A. Waberi, le 5 juillet 2006 à 11:23

    Chère Laure

    Quelle véhémence !!! Je ne suis le Nègre de personne. Je ne me suis pas, encore une fois, "fait maté" comme vous dites... J’ai pu dire (maladroitement ?) ce que j’avais à dire dans un cadre très difficile... D’ailleurs, je ne suis pas votre representant. Vous, qui ? quel peuple ? quelle engeance ? quelle race ? quel groupe ? Je suis un ecrivain, une voix singulière si possible.
    bien à vous

  36. Posté par Sami, le 5 juillet 2006 à 21:58

    En Italie, Aux Etats-Unis d’Afrique fait déjà beaucoup de bruit alors qu’il n’est pas encore sorti. Le passage de Waberi à Rome a eu d’énormes échos. Je suppose que c’est parce qu’il était là dans son élément, il parlait de littérature.

  37. Posté par Abdourahman A. Waberi, le 5 juillet 2006 à 23:02

    Je vois que Sami est au courant de tout.

    on ne peut rien te cacher.

    bien amicalement

  38. Posté par jean-michel, le 5 juillet 2006 à 23:04

    Je déplore un peu la mésaventure de Waberi. La littérature est son terrain de prédilection. Il faut qu’il se tienne à ce terrain où il a encore beaucoup de belles choses à nous apporter. Les bambara disent que quand le mouton est là on ne bêle pas à sa place.

  39. Posté par jean-michel, le 5 juillet 2006 à 23:07

    Salut Sami,
    je te passe un coup de fil ce week-end. Et désolé pour le silence, j’étais en formation pendant quatre mois.
    Bien à toi
    Amicalement.
    Jean-michel

  40. Posté par jean-michel, le 5 juillet 2006 à 23:10

    Au fait Weberi,
    pourquoi avoir voulu bêler à la place des politiques qui étaient sur le plateau télé ?
    Je n’ai pas bien compris pourquoi tu étais dans cette émission piège ?

    Bien amicalement.
    Jean-michel

  41. Posté par Sami, le 6 juillet 2006 à 09:04

    Merci, Jean-Michel. Je serai chez toi en septembre au salon du livre. Tu as suivi l’émission de Waberi donc ? Mais ce qu’il a dit sur ce plateau, c’est ce qu’il avait déjà dit dans ta ville, au cours de la table ronde que tu avais organisée avec le vieux Gaby et c’est ce qu’il a toujours dit. Je pense qu’au-delà de tout, il y a encore un problème : on refuse à chacun d’être un individu avec sa façon à lui de voir les choses, de se situer par rapport à la réalité générale. Il y a cette terrible, mais terrible chose : croire que chaque Noir qui s’exprime doit être un porte-parole des Noirs. Moi, à aucun moment je n’ai souhaité, en suivant l’émission, que Waberi parle pour moi, ni pour ma femme, ni pour mes enfants. Ce qui m’importait, c’était comment lui en tant qu’individu se situait par rapport aux questions qui étaient soulevées et aux discours des trois autres invités donnant des leçons pratiques pour aimer la France ou la quitter si on ne s’y sentait pas heureux. Qu’il ait été alors "brillant" ou pas dans l’expression de son rapport personnel avec la France était pour moi secondaire.

  42. Posté par jean-michel, le 6 juillet 2006 à 09:42

    Salut Sami,
    Tu as bien pointé où se situe la confusion. Je crois que le rôle de l’écrivain est tellement brouillé dans nos esprits. Tout le monde veut qu’il parle à son nom. Chouette, nous allons faire la fête en septembre.

  43. Posté par jean-michel, le 6 juillet 2006 à 10:14

    Sami,

    Je viens d’avoir le vieux Gabi à l’instant même. Nous allons organiser, si tu es d’accord, une rencontre avec les amoureux du livre et de la culture au Savana. Nous nous occupons de tout. C’est un espace très convivial. Ensuite tu pourras retrouver tes habitudes au 1802.
    Au fait, ce que je voulais dire en parlant de l’intervention de Waberi : le propos ne m’a pas posé problème, puisque je l’ai déjà entendu. C’est le lieu qui m’est apparu en décalage ainsi que les co-invités. Max Gallo et l’Autre ne sont pas ce que l’on fait de mieux en matière de tolérance en ce moment. il n’y a qu’à écouter ce que Max Gallo a dit dans certaines émissions à propos des étrangers pour s’en convaincre. Il donne des leçons de francité à tout va. J’aurais aimé qu’il donna ces leçons à nos grands parents qui sont morts en 40 dans Somme ou encore dans le carré mortuaire de Saint-Claude dans le Jura. Ou mieux encore ceux morts à défendre Ronpchamp à l’endroit même où Lecorbusier à construit son chef d’oeuvre d’un blanc qui rappelle les os de nos morts. Comme dirait l’Autre, il y a des karshers qui se perdent !

    Bien à toi

    Amicalement
    Jean-Michel

  44. Posté par jean-michel, le 6 juillet 2006 à 10:18

    Monsieur Drouot,
    je suis désolé pour la préposition "à" qui apparaît avant construit. Il fallait lire : "a construit".
    Je sollicite votre indulgence académique.

  45. Posté par Linda, le 6 juillet 2006 à 10:24

    Je pense que chacun à certainement le droit de penser ce qu’il veut mais vous pouvez comprendre que les noirs de france qui n’ont pas souvent droit la parole apprécient que quelqu’un qui comprend la réalité dans laquelle ils vivent ou sinon la partage dénonce ce qui ne va pas quand il a la parole dans les médias.Ceci dit ce qui dérange Laure n’est peut etre pas ce qui dérange Waberi.

    Linda

  46. Posté par Sami, le 6 juillet 2006 à 10:54

    OK Jean-Michel.

  47. Posté par Timba Bema, le 6 juillet 2006 à 13:47

    Le titre de l’émission “Culture et Dépendances” du 21 Juin à laquelle a été invité A.Wabéri était “Les français face à leur Histoire”. Il me semble qu’il a été invité à cette émission pour deux motifs :

    - Il est un citoyen français d’origine djiboutienne.

    - Il vient de publier un livre(Aux Etats-unis d’Afrique) dans lequel il inverse l’ordre moral du monde.

    Ce n’est donc pas uniquement dans sa posture d’écrivain qu’il a été invité-sinon le propos de l’émission se serait circonscrit à son oeuvre-mais c’est aussi et surtout en tant que citoyen français d’origine djiboutienne afin qu’il donne son opinion sur le débat brulant du traitement de l’histoire française.

    Il aurait pu refusé l’invitation mais il l’a accepté. Cela veut donc dire que en plus de son discours sur son oeuvre il a jugé qu’il était apte à discourir sur la problématique du traitement de l’histoire de France. Vu sous cet angle, il est possible d’évaluer sa contribution à ce débat et c’est uniquement dans ce sens qu’elle doit être appréciée.

  48. Posté par D.O.W., le 6 juillet 2006 à 16:11

    Salut à tout le peuple mabanckouien !
    Je voulais dire également un mot sur le passage de Wab chez Giesbert. Pour commencer, je trouve que Laure est vraiment, vraiment trop dure, et surtout, qu’il faudrait souvent s’imaginer à la place de celui qu’on juge. ça évite quelquefois d’être injuste. Cela dit, Timba (comment vas-tu mon cher ?) rappelle très bien qu’étant donné le thème de l’émission, et moi je rajoute étant donné ce que j’appelle l’engagement de Waberi (c’est un de ceux que je préfère, non pas seulement parce que j’aime son écriture, mais aussi parce que j’ai cru souvent déceler de l’insoumission dans le ton, mais je peux me tromper), bref, étant donné tout cela, il est clair que notre wab n’allait pas là-bas seulement en écrivain. Et si en effet, nul n’a le droit de lui demander de représenter qui que ce soit, tout de même. On aurait pu penser qu’il y affirmerait certaine vérité. On a bien compris que moi aussi j’ai été un poil déçu par le discours de Wab, car sur ce sujet-là, il y avait quand même beaucoup à dire. Mais par ailleurs, on sait en effet que l’exercice n’est pas facile. Notre hôte, sur le même plateau, était "bien entouré" comme on se souvient. Je crois que Wab dans le même contexte, aurait été moins timide. Enfin, un mot par rapport à ce que disait Sami (un salut à toi notre Sami national) qui écrivait : "on refuse à chacun d’être un individu avec sa façon à lui de voir les choses". Non Sami, on ne le refuse à personne. Mais quand on est comme vous, homme public, les gens croient alors pouvoir donner un avis sur votre "façon de voir les choses". Est-ce bien ainsi ou non ? ça c’est à chacun de le dire... ;-)

    Bien à vous.

  49. Posté par Timba Bema, le 6 juillet 2006 à 17:06

    Ceci dit Dow(Je me porte comme un livre de cuisine trituré par une ménagère qui veut faire une tarte exotique à son mari pour le dessert du dîner), il me semble qu’il serait aussi intéressant d’apprécier les contributions des autres intervenants à ce débat : De Sarko la girouette à Druon le dernier gaulliste( qui n’a pas fait que parler de son dernier livre et pourtant il est aussi écrivain quoique ancien politique) en passant par Gallo l’alter-ayatolliste.

  50. Posté par Mayombe82, le 8 juillet 2006 à 08:54

    Salut la famille, un petit crochet pour vous saluer ! En attendant plus. A l’issue d’un match de football (encore !) au pays, un journaliste interrogea un footballeur des Diables-Noirs (une des équipes les plus populaires du pays) et juste après, c’est son coéquipier qui est interrogé. Et ce dernier de dire : « Ce que X a dit, moi aussi j’ai dit ! » D.O.W. a dit : « Non Sami, on ne le refuse à personne. Mais quand on est comme vous, homme public, les gens croient alors pouvoir donner un avis sur votre "façon de voir les choses". Est-ce bien ainsi ou non ? ça c’est à chacun de le dire... ;-)
    Bien à vous.
     » Voilà. Tout est dit. Ou presque. @+, M82

  51. Posté par D.O.W., le 10 juillet 2006 à 16:34

    Salut à tous,
    merci Mayombe. Tu vas finir par me faire rougir...allez, réadaptons la langue, disons brunir ;-)
    Timba, tu as raison, il y aurait tellement à dire sur la prestation des personnalités que tu cites, et auxquelles tu dessines exactement le profil qui convient. Mais vois-tu, ce sont des gens dont je connais trop bien soit la médiocrité, soit l’opportunisme, soit le manque de profondeur, pour n’attendre plus rien d’eux. Je préfère vraiment qu’on discute avec Waberi, c’est tout de même autre chose...
    Bien à vous.

  52. Posté par Abdourahman A. Waberi, le 10 juillet 2006 à 22:55

    cher DOW

    je ne suis pas très fan des initiales. il est vrai que des gens camouflés derrière des initiales ou des noms d’emprunt m’interpelent sur telle ou telle question. sachez que je suis prêt à discuter très amicalement avec tout le monde - dans la mesure du possible - bien au contraire.
    amicalement

    abdourahman

  53. Posté par Birama, le 14 juillet 2006 à 17:43

    C’est Sodome qui règne ! Vous l’ignorez ? Les jeunes gribouilles qui parlent le font au nom de leurs fesses (ou au nom de celles de leurs putes de mamans. Tout est affaire d’atavisme !)

  54. Posté par Edith Auriale, le 14 juillet 2006 à 18:45

    Monsieur Birama,

    C’est sur de tels propos que des footeurs de merde prennent des coups de boule sur les stades. Je dois dire que si vous étiez face à moi en cet instant, l’appendice qui vous sert de nez se retrouverait du côté de votre nuque.

    Vous traiter de porc serait une insulte pour ces pauvres bêtes.

  55. le 17 juillet 2006 à 13:00

    Cher A. Waberi,

    pardon pour le temps mis pour vous répondre, mais je n’étais pas revenu sur ce blog (et en particulier sur ce sujet) depuis quelques jours. Je vous ai dit l’admiration que j’ai pour l’écrivain que vous êtes, mais aussi pour le penseur. Et ce d’autant plus que j’ai déjà assisté à quelque conférence que vous teniez, où j’avais pu échanger quelques mots avec vous, qui m’avaient permis de me faire une idée de l’homme derrière l’écrivain. Et c’est cela d’ailleurs qui m’a autorisé plus haut à parler de votre engagement. Et c’est sur cette même base que je disais tantôt que je préfère qu’il soit question de discuter avec vous, ou de vous, plutôt que de ceux dont Timba me proposait de parler, à savoir les autres co-invités de l’émission de F.O. Giesbert.

    Sur cela, j’espère qu’il n’y a pas eu de malentendu entre vous et moi. Ensuite, je me suis permis de dire (comme d’autres) quel était mon sentiment concernant l’émission même. J’espère que vous ne m’en tiendrez pas rigueur, et c’est vrai qu’il est plus facile, à notre place de juger. Concernant maintenant l’utilisation d’un pseudonyme (qui plus est fait d’initiales), que dire ? L’on nous a permis sur ce blog (et il me semble d’ailleurs que c’est à peu près la régle prédominante sur tous les autres blogs) on nous a permis disais-je, de pouvoir utiliser un pseudo et c’est ce que je fais. En quoi suis-je blâmable ? Je me le demande. On a chacun mille raisons de vouloir apparaître sous sa véritable identité, ou au contraire, de ne pas vouloir la révéler. L’essentiel, me semble-t-il, est de rester honnête intellectuellement, et je me suis toujours efforcé de l’être.

    Bien à vous, et au plaisir d’un prochain échange avec vous, bien réel et moins anonyme. Amicalement.

  56. Posté par D.O.W., le 17 juillet 2006 à 13:01

    J’ai oublié de signer le post précédent. Et bien évidemment je ne l’ai pas fait exprès ;-) Mille excuses.

  57. Posté par Abdourahman A Waberi, le 18 juillet 2006 à 19:36

    Cher D.O.W

    il n’y a pas de problème. Tout va bien, je ne m’inquiétais pas du reste. Au plaisir de vous rencontrer et de discuter avec vous un de ces jours.
    bien à vous

    Abdourahman A. Waberi

  58. Posté par D.O.W., le 19 juillet 2006 à 10:49

    Rendez-vous pris ! ;-)

    Bien à vous.

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