Accrochés au pouvoir comme un chien a son os ou un héroïnomane à sa seringue, la quasi-totalité des hommes d’état ne rêvent que de garder leur charge quel que soit leur bilan. Tant bien même leur échec est patent, tant bien même plus personne ne les soutient, ils sont là et bien là prêts à jouer presque jusqu’à leur vie pour rester vissés à leur trône.

Quel est donc ce mal insidieux qui ronge Grands de ce monde ? Quelque soit leur pays, leur origine sociale, leur éducation, la manière avec laquelle ils sont parvenus à leur charge, leur bilan, leur impopularité et le bord politique auquel ils appartiennent, presque tous sont intoxiqués.

Ils persistent dans leurs erreurs ou font des virages politiques à 180°, changent les constitutions en fonction de leurs intérêts, bourrent les urnes, trichent à qui mieux mieux, mentent, tuent, exproprient, spolient, intriguent, inventent des guerres, tout ça pour garder une charge dans laquelle ils prouvent tous les jours leur incompétence et leur diabolisme.

Saddam et Milosevic sont en prison, Aristide, vient d’abdiquer, mais combien sont-ils encore ancrés dans l’absurdité de leur raisonnement ?
Mugabé, le populiste ; Castro, le marxiste ; Bush, le belliqueux ; Kim-Il-Sung, le sanguinaire ; Chirac, le démagogue ; Chavez, le castriste ; Bongo, l’obsédé ; Blair, le menteur ; Benali, l’affameur ; Sharon, l’hégémoniste ; Assad, l’héréditaire ; Vojtyla, le parkinsonien et tant d’autres prêts à toutes les bassesses pour ne pas quitter la cour des "grands" et mourir de leur belle mort en pétant dans la soie de la magistrature suprême.

Tous sont milliardaires et a l’abri de tout besoin. Tous se plaignent du travail énorme que supportent leurs épaules, alors quoi ? Sont-ils vraiment persuadés de détenir la vérité absolue ? Et quand ils ont perdu ce pouvoir auquel ils tenaient tant, ils ne rêvent que de le reconquérir par tous les moyens y compris les plus ignobles, tout comme Gollum voulait récupérer son précieux anneau [1] .

Pour ma part je ne vois qu’une seule explication c’est que le pouvoir est la plus dure des drogues dures, à inscrire en tête au tableau des substances prohibées.

[1J.R.R. Tolkien, (Le seigneur des Anneaux)