Georges Frêche (Photo Sipa), le président du Languedoc-Roussillon, vient d’en étonner plus d’un avec ses dernières déclarations. Il aurait estimé qu’il y avait trop de "blacks" dans l’équipe de France. Ces déclarations ont soulevé le tollé dans le milieu politique français et dans la constellation des associations luttant contre le racisme et la xénophobie ainsi que nous le rappelle le site du Nouvel Observateur :
Des réactions indignées ont fait suite jeudi 16 novembre à la publication dans le quotidien Midi Libre de propos qu’aurait tenus le président socialiste de la région Languedoc-Roussilllon Georges Frêche sur l’équipe de France de football. Le patron du PS François Hollande a notamment "condamné" jeudi des déclarations "inacceptables" et Jacques Chirac a rappelé que "la République garantit l’égalité des citoyens".

Selon Midi Libre publié jeudi, Georges Frêche aurait tenu les propos suivants lors de la séance du conseil de Montpellier Agglomération mardi, au sujet de l’équipe de France de foot : "Dans cette équipe, il y a neuf blacks sur onze. La normalité serait qu’il y en ait trois ou quatre. Ce serait le reflet de la société. Mais, là, s’il y en a autant, c’est parce que les blancs sont nuls. J’ai honte pour ce pays. Bientôt, il y aura onze blacks. Quand je vois certaines équipes de foot, ça me fait de la peine."
Contacté par l’Associated Press, le directeur de la communication de Montpellier Agglomération Laurent Blondiau n’a pas démenti ces propos de Georges Frêche. "Ce n’est ni ce qu’il croit ni ce qu’il pense", a toutefois ajouté Laurent Blondiau. Depuis le 28 février dernier, il est suspendu pour deux ans de ses délégations internes au PS pour les propos qu’il avait tenus contre les harkis, qu’il avait qualifiés de "sous-hommes".