mardi14 mars 2006

Un rebelle nommé Boubacar Boris Diop

A 57 ans, le Sénégalais Boubacar Boris Diop s’est imposé comme un des écrivains majeurs de l’Afrique francophone contemporaine. Discret, grand lecteur et esprit curieux, ce Sénégalais est présent sur tous les fronts lorsqu’il s’agit de défendre les cultures africaines, de trouver un juste milieu entre la langue française et les langues africaines. Il est bien placé pour cela : vivant en Afrique, mais souvent présent en France où il publie, il passe sans complexe de l’écriture en langue française à l’écriture en ouolof. Conscient d’employer une langue française qui ne pourrait parfois pas mieux exprimer ce qu’il voudrait dire, il ne la repousse pas pour autant, convaincu que toutes les langues peuvent coexister et que l’écrivain a plutôt intérêt à en maîtriser le plus grand nombre afin d’élargir son univers de création.

Quel est d’ailleurs l’univers de création de Boubacar Boris Diop ? Si ses romans, dont Le cavalier et son ombre et Murambi, le livre des ossements (1997 et 2001, tous deux chez Stock) révèlent une écriture d’ordinaire classique, sèche, c’est un univers complexe, enchâssé, très proche de l’actualité et d’une originalité éclatante.

L’écriture de Boubacar Boris Diop est tranchante, précise et sans fioritures. Pour lui - contrairement à certains romans africains proches de la chronique linéaire des faits - l’intrigue est plus que prépondérante, comme en témoigne le livre qui pourrait à juste titre être considéré comme son chef-d’œuvre, Le Cavalier et son ombre. Un roman proche du conte philosophique et dans lequel « la folie » des personnages, leur perte de mémoire, leur amour et leur passé sont si emmêlés que le lecteur se laisse prendre dans le piège habilement tissé par le narrateur principal.

JPEGLe Cavalier et son ombre - avec sa composition pyramidale, son univers de mystères - rappellerait aussitôt le magistral Pedro Paramo de Juan Rulfo. L’atmosphère est en permanence tendue, et le lecteur s’inquiète, s’angoisse, se demande à la fin s’il pénètre dans un autre monde, s’il vit avec des esprits ou s’il n’est qu’une victime d’une hallucination. En effet, dans cette ville dénommée Lat-Sukabé, le personnage principal du roman de Boubacar Boris Diop attend le Passeur pour traverser le fleuve afin d’aller retrouver sa bien-aimée d’antan et qui est à l’agonie. Les souvenirs vont défiler. Durant les trois jours où le narrateur attend le Passeur, il revit son histoire avec Khadidja qui accepta jadis - mais avait-elle le choix puisque les deux étaient dans la misère - le travail de conteuse. Un travail bien étrange : Khadidja devait s’asseoir devant une porte ouverte et se mettre à parler à un personnage invisible qui était censé l’écouter. Ainsi allait commencer sa folie, sa déviation et sa manie d’inventer des histoires pour le moins étranges les unes des autres...

JPEGReprenant ce thème de la mémoire intérieure, le nouveau roman de Boris Diop, Kaveena (Ed. Philippe Rey), est un écho au Cavalier et son Ombre. Dans Kaveena c’est un colonel, chef de la police, qui est le narrateur principal. Dans une petite maison banale d’une banlieue, le colonel et chef de la police vient de voir mourir le chef de l’Etat en fuite depuis la guerre civile qui faisait rage dans ce pays d’Afrique noire. Tout le monde recherchait le Président qui, en prévision de sa chute avait eu l’idée de construire un bunker sous cette petite maison occupée par la jeune et belle Mumbi Awele, jeune artiste peintre qu’il « rencontrait » quand tombait la nuit. Pour retracer la vérité d’une histoire pour le moins tortueuse, c’est dans ce bunker que le colonel et chef de la police va donc vivre pendant quelques jours tandis que pourrit le corps de l’ancien président et que le lecteur va de découverte en découverte.

Boubacar Boris Diop est aussi connu pour le combat qu’il mène en vue de la valorisation des langues africaines. Pour cela, il n’avait pas hésité publié en 2002 un roman en ouolof, Doomi Golo. Hostile aux dérapages d’une certaine idéologie en France, il a cosigné le livre Négrophobie (Les Arènes, 2005) avec François Xavier Verschave et Odile Tobner, un livre dans lequel il a écrit un texte très remarqué contre les articles et les livres du journaliste Stephen Smith sur l’Afrique, notamment Négrologie, ou comment l’Afrique meurt.

Copyright Alain Mabanckou et la revue "Transfuge"

Article paru dans la revue Transfuge de mars-avril 2006

Commentaires

  1. Posté par Bona, le 14 mars 2006 à 12:55

    C’est PEDRO PARAMO le livre de RULFO, pour être plus précis.
    Cordialement, Bona

  2. Posté par A. Mabanckou, le 14 mars 2006 à 13:37

    Merci mon cher, c’est corrige...

  3. Posté par Mayombe82, le 14 mars 2006 à 14:10

    Pas assez de temps pour placer un commentaire intéressant. alain, Boubacar Boris DIOP, né en 1946, a au moins 59 ans, sinon 60. A mon avis. Cordialement. M82

  4. Posté par D.O.W., le 14 mars 2006 à 15:02

    Une des plus belles plumes de la prose africaine actuelle. Certains sous-entendent qu’écrire dans une langue classique ne traduit guère que de la déférence, et qu’il faudrait absolument se réapproprier le français dans des éclats bien spécifiques. Moi je crois que le talent n’en a cure, et que seul le talent compte. Alain saluait auparavant Sony ; pour moi, le classicisme de B.B. Diop est aussi lumineux que le baroque de Sony Labou-Tansi. La langue irrévérencieuse et perpétuellement réinventée de Raphaël Confiant est aussi sublime que le néologisme élégant et inspiré de Glissant.

    p.s. Je n’ai rien compris au post de Bona. "Pedro Paramo" c’est exactement ce que Alain avait écrit...

  5. Posté par Alain Mabanckou, le 14 mars 2006 à 18:48

    Tu vois Cher Mayombe, le grand frere BBD est tellement jeune que je n’arrive pas a lui donner comme annee de naissance 1946 !
    Je suis reste a trois ans en arriere...

    Merci

  6. Posté par D.O.W., le 14 mars 2006 à 18:55

    ça y est, j’ai compris : j’ai lu "pedro paramo" après correction. mille excuse Bona...

  7. Posté par Mayombe82, le 15 mars 2006 à 08:51

    Boubacar Boris DIOP est ce que j’appelle un géant. Son franc parler m’a toujours impressionné ; à coup sur, ce n’est pas un adepte de la pensée unique ! Le jour où j’avais appris qu’il avait écrit un roman en ouolof (ou Wolof), j’étais scié et je me suis dit : « Voilà un mec qui marche sur les traces du Vieux Chinua ACHEBE

    [je ne sais pas ce qu’il est devenu depuis son agression l’an dernier à son retour au Kenya] ». L’interview qu’il a accordée il y a quelques semaines à l’hebdo JA/I (décidément !) décoiffe, décape. Du brut de chez Brut ! Les dernières lectures j’ai faites de lui sont le fameux Négrophobie dont j’ai déjà parlé sur Congopage dans le Forum Culturama et le Temps des Tamango. Dans le 1er, il donne en compagnie des 2 autres une cinglante et virulente réponse à Stephen SMITH (non, je ne ferai pas le jeu de mots avec ses initiales) qui a toujours refusé un débat public avec feu F.-X. VERSCHAVE, craignant sans doute que sa belle France_à_Fric ne s’effrite encore plus avec tous les combats de Survie, entre autres. Dans le 2ème livre, j’ai plus réfléchi que rigolé. c’est poignant, subtil. Pour ceux qui aiment les lectures rapides, c’est LE livre. Je ne sais pas s’il sera au salon du livre. Au fait, tu y seras quand, cher Alino  ? @+, M82

  8. Posté par Blaise KIBONZI, le 18 mars 2006 à 10:27

    Chers amis, ne sachant pas où le mettre, j’ai choisi ce sujet qui se trouve en pôle position pour le faire. Ah ! qu’est ce que je m’éclate depuis qu’on est rentré dans cette semaine de la FRANCOFOIRE à Paris. Entre ce qu’on lit dans les journaux et ce que l’on voit à la télé. FRANCOFOIRE, le nom ne pouvait pas être mieux trouvé. J’arrête pas de me tordre de rires. Les 2 perles que j’ai relevées la semaine dernière c’est le "QUESTION POUR UN CHAMPION" de Julien LEPERS sur la 3ème chaine de télévision française avec nos frères/soeurs maliens venus participer à l’émission dans le cadre des FRANCOFOIRES. On a encore eu droit à la "mer noire". Et aussi une autre très belle perle avec un des candidats malien qui dans sa réponse à la question avait bel et bien trouvé le début de la bonne réponse, à savoir "le corbeau et ...", mais il avait oublié la suite (à savoir "le renard"). Il s’en souvenait plus. Surveillez bien le zapping de demain sur Canal+ , à moins que la chaine s’auto-censure par peur d’être traitée de racistes. Ha ! si on peut plus rire de ses noirs dans ce bel espace Francophone, où va t-on ? C’est ma fille de 7 ans qui me demanda, "Papa, il a fait exprès ?". Je lui répondrai que non. Et ma fille dira, "Mais pourquoi il rigole alors ?". J’ai répondu à ma fille (en la regardant tendrement) : "toi aussi ma fille, tu sais bien que nous les africains nous sommes comme ça !". Ce rire bambula dont on ne saura jamais s’il exprime une joie de vivre ou masque une souffrance. A la prochaine, chers amis, pour d’autres perles de la FRANCOFOIRE.

    Blaise

  9. Posté par Blaise KIBONZI, le 18 mars 2006 à 10:35

    En voici une autre perle de la FRANCOFOIRE : Un petit encart paru dans le journal gratuit "20 minutes". Ce petit texte portait sur la signification de "GROS MOT" qui n’est pas la même selon qu’on soit en FRANCE ou dans la plupart des pays d’Afrique francophone. En FRANCE "un gros mot" est un vilain mot. Dans la plupart des pays africains francophone, un "gros mot", signifie mot savant. ET C’EST VRAI, je confirme dans le cas du Congo. Rappelez-vous chers amis congolais, au Congo on appellait même "Gromologie", cette tendance des universitaires congolais à parler avec des "gros mots" (pardon) des "mots savants". On disait alors que tel ou tel prof était "fort" en "Gromologie". Ce qui voulait dire qu’il parlait un français savant.

    Blaise

  10. Posté par Boris, le 19 mars 2006 à 05:28

    Chers amies (amis),

    Vous vous souvenez que la semaine derniere Alain nous a parle de la parution d’un article que lui avait commande le Monde a propos de la Francophonie. Je suppose que nombreux sont alles chercher(en vain) ce fameux numero du Monde avec l’article d’Alain.
    Ne l’ayant pas trouve(ni dans les kiosques ni sur le net) comme moi, vous avez du vous dire comme moi(encore) "Eh bien ce Mabanckou il n’a qu’a savoir de quoi il parle..."
    Rassurez-vous les gars, l’article est paru ce week end et je vous en donne lelien : "http://www.lemonde.fr/web/article/0...

    Bonne lecture.

  11. Posté par Venga, le 19 mars 2006 à 12:04

    Pour mon frère Blaise, au Québec aussi un "gros mot" est un vilain mot. Autre chose à ajouter à tes connaissances l’ami (rires).

    Tu dis que le mot FRANCOFOIRE est bien choisi pour ce que se voit à la télé et ce qui se lit dans les journaux.... tu as donné des perles pour la télé mais que ce passe-t-il du côté des jounaux ?? Qu’y lis-tu mon frère pour y voir une "foire" ? tu me laisse sur ma faim !!!

  12. Posté par Binetou Fall, le 19 mars 2006 à 16:16

    Blaise, mon blaise, là, tu frôles la méchanceté. que t’arrive-t-il ? francofoire ou francophonie, on s’en fout, l’essentiel est qu’on voit des gars de cultures différentes échanger, dialoguer et apprendre les uns les autres ce qu’est la différence. quant au malien qui ne savait pas que le corbeau se faisait emmerder par le renard, on s’en fout aussi, il a eu le mérite de citer le corbeau. demande à un français de te citer un conte africain, il ne te dira même pas c’est l’histoire de mamadou et de bineta. alors arrête.

    pour revenir au sujet, je viens de finir kaveena de boubacar boris diop, un livre magnifique traversé de pulsions et de soubresauts des personnages décrits avec une grande lucidité. je le conseille à tous les amateurs de bons livres.

  13. Posté par Blaise KIBONZI, le 19 mars 2006 à 20:19

    J’arrête chère Binetou FALL. Rentre tes griffes et fais moi un gros bisou ! Je présente tout de suite mes excuses à tout le monde pour avoir donné cette connotation péjorative à la Francofffoire (c’est le surnom officielle de ce 26ème salon du livre francophone à Paris). Et bien, femme de mon coeur, figure toi je sors à l’instant même du salon du livre où j’ai pu serrer la pince à notre chef du village adoré le sieur Alain MABANCKOU. ma fille (notre fille de 7 ans) s’est même fait dédicacer de la main d’Alain MABANCKOU le verre cassé en format de poche que je lui ai offert et qu’elle lira quand elle sera en âge de comprendre. Elle en est toute heureuse et a dit qu’elle en parlera demain à "Quoideneuf" l’hebdomadaire de sa classe de CE1 où les élèves écrivent tous les lundis pour dire à la maitresse et à leurs petits camarades de classe ce qu’ils ont fait durant le week end. Papa lui a été comblé par la rencontre avec Emmanuel DONGALA. Nous avons assisté à se présentation et j’ai, nous avons eu le grands privilèges de discuter 2 minutes avec le Grand DONGALA dans les allées du livre. Ensuite nous avons croisé Henri LOPES dans une des allées. On a fait le guet pendant 20 minutes attendant qu’Henri LOPES se libère d’une conversation. Malheureusement pour nous, cette conversation s’éternisait donc on est parti sans échanger avec Henri LOPES. Comme tu l’as dit ma chère et tendre Binetou FALL, ce salon est un grand lieu d’échange. J’ai pu aussi discuter avec une charmante jeune dame noire d’une beauté destabilisante que j’avais déjà eu l’occasion de renconter en d’autres lieux toujours autour du livre. Comme la première fois, je suis resté concentré jusqu’au bout pour ne parler que livres. De toute façon chère Binetou aucune autre femme à me yeux ne sera aussi belle que toi ! sauf ta co-épouse bien sur. J’y ai aussi rencontré un inconnu (tu les attires aurait dit ta co-épouse), un jeune sénégalais venu me demander quelque chose et qui est finalement resté discuter avec moi pendant plusieurs minutes. On est devenu rapidement copain comme si on se connaissait depuis toujours. Sans même savoir que j’étais congolais, il se mit à me parler d’Alain MABANCKOU comme personne ne m’en avait jamais parlé auparavant. Il m’a dit l’avoir vu plusieurs fois dans une émission culturelle à la télé Sénégal. Et sans que je lui ai rien demandé ni rien dit non plus, il se mit également à me parler avec délectation de l’ami Sami TCHACK que je m’arrangerai à voir la prochaine fois. Oui Binetou, ce fût une belle journée. Très enrichissante. Merci de nous avoir livré tes impressions sur ce livre de Boris Aboubacar DIOP.

    Blaise

  14. le 19 mars 2006 à 21:34

    Ah, Blaise, t’as rencontré Mabanckou ! J’espère que tu lui as demandé pourquoi tes posts avaient mystérieusement disparu.Ton compte rendu de ta visite au salon me fait regretter d’être ici, à Dakar.
    Edwige H.

  15. Posté par Blaise KIBONZI, le 20 mars 2006 à 07:14

    Chère Edwige H. on ne parle pas des choses qui fachent. Comme disent mes frères congolais, je cite : "il y a plus de choses qui nous unissent que nous séparent". D’ailleurs ma fille est encore troublée jusqu’à ce matin de sa rencontre avec l’auteur (comme elle le dit elle même) Alain MABANCKOU. Elle n’arrête pas de m’en parler. Elle m’a encore demandé pourquoi l’auteur Alain MABANCKOU (avec toute les difficultés à prononcer MABANCKOU pour la française qu’elle est), avait signé sa décidace en mettant << Tonton Alain >>. "Mais c’est pas mon Tonton", me dit-elle. L’air un peu étonné. "Mais si c’est ton Tonton !" essaies-je de la convaincre depuis hier soir. Ce que Mère Evé aussi avait déjà essayé de faire de son coté à ce que je sache. Car après m’être eclipsé pendant quelques minutes, je retrouvai Mère Evé entrain d’expliquer à Inga (joli prénom de ma 1ere fille) en quoi Alain MABANCKOU était également son "Tonton". Elle reste néanmoins assez perplexe même si elle fait semblant d’avoir compris. Ce matin elle est revenue à la charge, en me disant quelque chose d’extraordinaire. Elle m’a dit : "Papa, l’auteur Alain MABANCKOU ressemble beaucoup au papa de Jade-Anaïs !". Elle a vu vraiment juste ma fille . Je lui ai répondu qu’ "effectivement ils ont les mêmes yeux et le même regard". Ma fille complètera : "la bouche et les dents aussi". En effet quel mec sympathique et charmant le papa de Jade-Anaïs qui est l’un des meilleurs amis de Papa. Ma fille a raison et c’est vraiment elle qui l’a trouvé toute seule, il y a beaucoup de traits de ressemblance entre l’auteur Alain MABANCKOU et le papa de Jade-Anaïs.

    A bientôt chère Edwige H. pour d’autres nouvelles du Salon. On aurait voulu y rester jusqu’au bout de la nuit. Mais ce matin c’est école pour les filles. Il faut que je les emmene à l’école ce matin et si je veux ensuite répondre à mes obligations de père et payer entre autre la cantine ....

    Blaise

  16. Posté par Boris, le 20 mars 2006 à 09:41

    Decidemment le maitre de notre village virtuel est vraiment la star du salon du livre. Jetez un peu un coup d’oeil sur tous ces articles :

    http://fr.news.yahoo.com/18032006/2...
    — 

    http://www.courrierinternational.co...

    Bonne lecture

  17. Posté par Mère Evé de Paris, le 20 mars 2006 à 11:20

    C’était une belle journée pleine de bonnes rencontres au Salon du Livre, chers amis ! A tous ceux qui sont trop loin pour avoir pu s’y rendre, j’espère que vous aurez une occasion vers chez vous de rencontrer tous ces talents réunis pour un fourmillement d’idées autour de notre passion pour la lecture, l’écriture, la culture, les idées !...

    C’est un plaisir de voir se confirmer aussi à quel point notre village est lu, même par de nombreuses personnes qui n’y interviennent pas !

    Enfin, le projet de Rencontres du Livre Vivant à la Bibliothèque de Ouenzé à Brazzaville cet été, “né sous vos yeux” comme le dirait Blaise, avec l’implication de nombre de nos “villageois”, éveille toujours l’intérêt, et ça sent la bénédiction qui nous donnera l’énergie d’en faire une belle œuvre !

    Malgré la fatigue de la journée, j’ai commencé à dévorer hier nuit les Dernières Nouvelles du Colonialisme sorti il y a 3-4 jours, mon apéritif de une heure du mat’ était la nouvelle livrée par Alain, elle avait un petit goût de Verre Cassé, j’espère que mes voisins ne se sont pas réveillés à cause de mes rires à sa description du “colonisé” en Weston à 1470 euros et costume Ungaro sur mesure qui ne se reconnait que dans la glace... Un voyage de souvenirs vers cette époque de ma jeunesse où j’étais ébahie par ces sapeurs poêtes, ces dandys qui faisaient passer l’art de l’élégance devant même le remplissage de leur ventre parfois... La valise remplie de créations de couture étant leur patrimoine le plus précieux ! (Et merci à Francis Le Hérissé, qui m’a lu avec talent le début de la nouvelle, à la vraie heure de l’apéro, devant un Américano, me demandant de deviner l’auteur - ce qui ne m’a pas pris 30 secondes ;-) ).

    Gros bisous ma sœur Binetou, et merci de nous partager ton coup de cœur pour Kaveena, ça ouvre encore l’appétit pour ajouter un livre dans nos bibliothèques, un autre patrimoine !...

  18. Posté par Blaise KIBONZI, le 20 mars 2006 à 13:23

    Cher Boris, Alain MABANCKOU "la" star du Salon du livre. N’exagérons tout de même pas ! Même si c’est vrai qu’il est très présent et ça se voit. Ce type d’article dont tu viens de nous donner le lien et que je viens de lire est justement le type d’aticle que je déteste. Car c’est avec ça qu’on trompe nos jeunes dans les banlieues. Si Alain MABANCKOU est une "sucess history", il faudra en citer aussi les milliers qui comme lui ont fait la même chose (et avant lui). Dites moi qu’Alain MABANCKOU est un écrivain de talent, je serai d’accord avec vous. Mais y a pas besoin d’avoir le talent d’écrivain de MABANCKOU pour enseigner dans une Université américaine. mais ARRETEZ !!!! un Doctorat suffit. Moi j’ai pas écrit de roman moi, mais si j’y vais je serai prof à l’université comme nombreux de mes camarades qui y sont. Voilà la nuance que je veux apporter quand on présente cette belle réussite d’Alain MABANCKOU, ou de tous ces noirs et beurs qui réusissent à l’étranger après avoir quitté la France. Comme c’est le cas de cette nouvelle star, ce jeune beur qui a réussi à la City. Ils auraient été noir ou beur SANS BAC+5, ils auraient pas été acceptés là où ils sont. Or le seul pays au monde qui forme sans discriminer des BAC+5 universitaires c’est bien....LA FRANCE !. C’est ça ce qu’il vous faut comprendre. On va pas relancer ce débat de sourds ici. Mais je dis simplement que quand on jette ce type d’article aux jeunes notamment, il faut bien leur expliquer ce qui se cache derrière. Sinon vous leur mentez. Vous mystifiez. Je le dis, je le répète j’en connais un neerlandais proche de moi qui enseigne de la littérature française dans une Université américaine exactement comme MABANCKOU. Alors quoi de plus facile quand on est d’origine francophone, avec un Doctorat ou DEA (je sais pas exactement dans le cas d’Alain MABANCKOU)et qu’on est écrivain francophone reconnu. J’en ai terminé sinon on va encore me dire que je suis jaloux, ou que je cite le nom d’Alain MABANCKOU dans tous mes messages. Le jeune beur de la City est entrain de tromper son monde, il aurait pas été BAC+5 (acquis en FRANCE) il n’aurait pas eu non plus aussi rapidement ce parcours qui l’a conduit jusqu’à la City. Il lui aurait fallu 20 ans voire même une éternité (c’est-à-dire jamais).

    Blaise KIBONZI

  19. le 20 mars 2006 à 17:16

    ah blaise, qu’aurais-je voulu te rencontrer au salon du livre avec inga ! j’y étais le samedi après-midi, moi aussi j’ai serré la pince à alain mabanckou et à dongala aussi. ce qui m’a plu, c’est le fourmillement des talents dont parle mère évé, c’est vrai que c’est fantastique de voir ces échanges entre divres horizons regroupés autour de l’art du livre. j’ai fait mes achats de l’année et je sens que je vais me délecter de toutes ces oeuvres. boris a à peine exagéré, il est vrai qu’il était difficile d’approcher mabanckou avec tout le monde autour de lui. je l’ai écouté sur rfi, il a excellé au cours du débat.

    une question blaise : pourquoi voulais-tu discuter avec henri lopes ? j’ai cru comprendre que ce n’était pas ta tasse de thé.

    mère évé, émue que tu m’aies appelée ma soeur, ça me va droit au coeur et dommage qu’on ne se soit pas vues au salon. gros bisous à toi aussi.

  20. Posté par Binetou Fall, le 20 mars 2006 à 17:18

    mille pardons, j’ai oublié de signer ci-dessus.

  21. Posté par Mayombe82, le 20 mars 2006 à 17:34

    J’ai eu plus de chance que certains, j’ai pu l’approcher et papoter avec lui ! Il est sympa le bougre ! @+, M82

  22. Posté par Mère Evé de Paris, le 20 mars 2006 à 18:38

    Eh bien, ma sœur Binetou, je l’ai fait spontanément, c’est devenu un réflexe intégré depuis que mon cœur a été “colonisé” de mon plein gré par les cultures congolaises ! :-))) Comme notre hôte qui a dédicacé Verre Cassé à Inga (ta “belle-fille”, n’est-ce pas ??) en signant Tonton Alain...
    Je suis certaine qu’on aura une autre occasion de se rencontrer !...

    Pour rencontrer Alain, il fallait peut-être être au bon endroit au bon moment, mais malgré les sollicitations et avec la patience de son "escorte”, j’ai trouvé qu’il n’était pas si difficile à approcher, au moment des dédicaces par exemple, tout comme les Waberi, Bugul, Dalembert, Raharimanana... nos auteurs plus ou moins familiers du Village... tous agréablement accueillants !

  23. Posté par Boris, le 20 mars 2006 à 19:34

    Blaise Kibonzi, tu es la derniere personne avec laquelle je souhaiterai avoir un debat sur ce blog car je ne trouve rien a dire avec des gens aigris qui ne voient que du negatif en tout et qui par dessus sont imbus de leur personnalite(bien petite j’imagine). Mais cette fois je monte au front comme on dit parce que je commence a trouver que ta jalousie et ton complexe envers A.M depassent les bornes.
    Je me permet de te dire et d’affirmer qu’A.M est la star(certes parmi les stars) du salon parce que non seulement ce salon a pour theme la Francophonie et que notre cher Alain si je ne me trompe pas est le detenteur du prix de la Francophonie. Donc rien que pour cela il a un peu plus d’attention que les autres.
    Ensuite a propos de success story. Tu es tjours la a dire "moi ceci, moi j’aurai pu,moi j’ai bac tant" mais pour l’instant tu n’as meme pas accompli le quart de ce qu’Alain a accompli dans sa vie. Tu es en France depuis des millenaires et tu rases les murs comme nombreux. Pendant que tu vis dans tes chimeres c’est Alain qui est prof aux States, c’est Alain qui est entrain de devenir un ecrivain a succes a travers le monde, c’est Alain qui recoit des mails tous les jours des lecteurs qui lui disent combien son verre casse leur a fait du bien,rire, c’est Alain qui recoit des mails de jeunes de partout qui lui disent combien ils sont fiers de lui et qu’il est un model pour eux. Bref c’est Alain qui passe chez Pivot, dans Campus,chez Franz Oliver Gilbert,et j’en passe. Alors en quoi son histoire, son parcours ne serait pas une success story ? d’autant plus qu’il est entrain de s’imposer dans un pays qui n’est pas le sien.Qu’il est entrain d’ecrire une nouvelle page de la litterature congolaise tout au moins et a failli etre le premier congolais a remporter le Renaudot. Pour toi le success story serait peut-etre tes envoies de livres pour la bibliotheque de Ouenze que nombreux d’anonymes font sans avoir a le crier sur le net ?
    Oui c’est vrai que tu aurais pu etre prof aux States avec tes Bacs plus 100, c’est vrai qu’Alain n’est pas le seul a etre prof aux States et qu’il n’a pas accompli de miracle pour autant mais Alain est le seul prof aux States a avoir ecrit Verre Casse et ses autres romans. Donc pour une fois accepte quand l’autre est entrain de reussir sa vie(litteraire tout au moins car je ne connais pas vie privee), et que la presse internationale le reconnait. Tes neerlandais on s’en tape, il ne represente rien pour nous (comme toi meme d’ailleurs),c’est un parfait inconnu. Peut-etre que le jour ou il deviendra celebre on dira de lui le neerlandais qui a fait ci et qui enseigne la litterature aux States. Pour l’heure cet honneur va a Mabanckou auquel tu aimes te comparer comme si vous aviez un probleme personnel. mais sache que le jour ou Alain sera entrain de rever du prix nobel de litterature, ta fille sera probablement entrain de changer ta enieme couche que le poids de l’age t’aura oblige a porter. Et c’est ca la\difference fondamentale entre Alain et toi (qui vit dans tes chimeres).
    Une derniere chose : ton denigrement permanent de ton pays natal et de tes compatriotes te donnent une image d’un personnage qui a rate sa vie et qui s’en prend aux autres pour rien. Heureusement qu’il y a des Mabanckou pour nous montrer qu’avec ses couilles (desole mesdames et les mineurs)et du travail, tu peux reussir dans la vie, et par la meme occasion etre une fierte pour ton pays et tes compatriotes.Alors fatigue plus le monde avec tes reves alambiques.

  24. Posté par Blaise KIBONZI, le 20 mars 2006 à 21:15

    Hé Boris, ne me cherche pas de problème avec MABANCKOU. J’ai aucun problème avec Alain MABANCKOU, hier on a sympathisé devant témoins. Il a même dédicacé le roman à ma fille. J’ai dit à ma fille garde le soigneusement car tu as affaire à un grand écrivain. Demande à ceux qui étaient présent, j’ai même poussé une jeune fille congolaise membre de NOUVELLE ELITE à aller demander une autographe à Alain MABANCKOU. Elle était toute timide, c’est moi qui la poussait en lui disant tu verras dans 30 tu seras toute contente d’avoir obtenu cette autographe. Parce que j’entrevois une grande carrière à Alain MABANCKOU. Je répète simplement le fait qu’enseigner aux Etats unis c’est rien du tout surtout quand on a un Doctorat. Si de plus c’est pour aller enseigner le français. Mais réféchissez une seconde !!!!!!, réféchissez une seconde !!!!!! Vous êtes aveuglé par le mythe américain qui aveuglent même les français eux-mêmes jusqu’à BHL fraichement rentré des US justement. Les français sont aveuglés par le mythe des Etats Unis comme nous les congolais on est aveuglé par le mythe de la FRANCE. Alors on perd toute capacité de discernement. Chez nous au Congo, enseigner des blancs en FRANCE pour nous ça reste un honneur. Même 40 ans après les indépendance. Quand tu es prof en FRANCE Toute famille à Brazzaville est fière parceque tu enseignes des blancs en FRANCE. Fussent des gamins de 6ème quand on a un Doctorat (et c’est souvent le cas chez les congolais). Et vu du coté des enseignants eux-mêmes, combien de fois n’ai je pas entendu des discussions entre enseignants congolais s’étonnant de rencontrer des petits enfants blancs bêtes. Franchement mes frères, le noir a encore beaucoup de chemin à faire mes frères. IL N’EST PAS AFFRANCHI dans sa tête. Et dans cette interview de Alain MABANCKOU était t-il nécessaire de préciser que 97% des étudiants qu’ils enseignent sont blancs ?. ça veut dire quoi ? C’est ça ce que je ne comprends pas avec Alain MABANCKOU et avec vous ses supporters aveugles. il veut vous emmener où ? Moi, mes bras m’en tombent quand je lis ça. Et vous vous êtes fier de ça !!!! Parceque c’est la "star" (QUEL MOT !!!! beurk !) qui accorde une interview à l’AFP, Parceque c’est un noir qui enseigne aux US. Dis donc qu’est ce que ça serait si c’était le Cheick MODIBO DIARRA. Une sale blague dit "que fait un éthiopien qui ramasse 2 petits pois ?", réponse "Il ouvre un hypermarché". Je comprends mieux alors de la part des congolais. Vous pouvez être fiers mes frères.

    Blaise KIBONZI

  25. Posté par Blaise KIBONZI, le 20 mars 2006 à 21:24

    (suite) Je comprends chaque jour davantage pourquoi vous n’aimez pas Gaston KELMAN (Alain MABANCKOU en tête). Car ce que vous faites vis-à-vis d’Alain MABANCKOU c’est exactement ce que dit Gaston KELMAN dans son livre "Je suis noir et je n’aime pas le manioc" en s’appuyant sur l’exemple de cette hystérie qui gagna les sénégalais jusqu’au chef de l’Etat pour avoir battu la FRANCE lors de la coupe du monde de football 2002. La totalité des joueurs sénégalais jouaient en FRANCE. Ils sont parmis les meilleurs du championnat de FRANCE. Mais quoi de plus normal qu’il puisse rivaliser avec la FRANCE jusqu’à la battre ? Comme le dit Gaston KELMAN, qui sait si le Sénégal n’aurait pas remporté cette coupe du monde ? Or de battre la FRANCE pour eux la compétition était terminée dans leur tête. Alors qu’ils devaient resté concentré jusqu’au bout. battre les champions du monde mettant plutôt la pression sur leur adversaire. Mais arrêtez les gars, Alain MABANCKOU, n’est pas arrivé. Il peut aller plus loin. Il peut entrer dans la cour des grands. Il n’y est pas encore. Et en tant que Grand frère je lui dis, le travail n’est pas terminé tu peux encore aller plus loin. BOSSE, BOSSE, et BOSSE ENCORE, BOSSE !!!!!!!!!!!. Tu n’es pas une star NON ! Tu es un écrivain. Remarquez aussi que dans cette interview Alain MABANCKOU dit qu’en FRANCE il bossait 35 heures aux Etats Unis il ne bosse que 06 heures. Mais non mon cher Alain MABANCKOU !!!! tu as mal compris. Les américains considèrent qu’écrire c’est un travail et il te paye pour ça. Donc désormais quand tu écris il faut considerer que tu bosses et tu es payé pour ça. Tu dois donc bien faire tes 70 heures comme tout le monde aux Etats Unis car il te faut même comptabiliser les heures où tu viens sur le blog. Les américains peuvent même financer ton blog. Voyez-vous si on décortique bien Alain MABANCKOU, a raté son interview. Et vous voulez que je sois fier de quelque chose qui est raté. C’est ça votre patriostisme à vous ? C’est sûr vous et moi n’avons pas la même définition du patritisme. j’espère que je ne serai pas censuré. Lisez, relisez mes 2 textes. Si vous n’avez pas compris c’est que vous ne comprendrez jamais.

    Blaise KIBONZI

  26. Posté par Bakima, le 20 mars 2006 à 21:41

    Je suis ecoeure de lire ce type de salmigondis. Ca me laisse speechless, sans parole...
    Mathieu

  27. Posté par Fridolin Tchekhov, le 20 mars 2006 à 21:51

    Même si physiquement je n’ai pas pu me rendre au salon du livre - faute de tunes peut-être - me direz-vous,mais ce matin,(comme d’habitude sur Europe1 c’est Jacques Pradel que j’écoute) ;et, sur mon lit c’est la voix d’un certain MABANCKOU qui me reveille. Franchement,j’étais pris de panique. Oh,Alain,partout il est présent ! Quel veinard...décidemment cette édition du salon du livre lui est dediée ? Je ne sais pas...
    A mon Chrystom, donne-moi de tes news. Apparemment tu as l’air d’être quelqu’un de proche.

  28. Posté par Blaise KIBONZI, le 20 mars 2006 à 22:16

    Chers amis, j’ai pas envie de congoliser ce blog qui doit sa réussite plutôt par son ouverture à l’international. Je vais réfléchir sur l’attitude à adopter dans les prochains jours. Je crois néanmoins lors de cette dernière semaine avoir apporté dans cette meilleure compréhension de Sony LABOU TANSI notamment pour des choses que peu de gens pouvaient connaître de de l’extérieur. Quand on me renvoie à un blanc pour me faire comprendre du Sony, en me disant ferme ta gueule ! J’en pleure. Je veux être autant contributeur dans la compréhension de l’oeuvre de Sony car il y a des choses que nous seuls pouvons comprendre. Et c’est à nous de l’expliquer aux autres comme eux peuvent nous expliquer ce qui nous échappent. Moi les tournures de la langue de molière ça a jamais été ma tasse de thé. Seul ce qu’ils disent dans le fond m’intéressent. Aussi, je remercie tous ceux congolais, non congolais, blancs, jaunes et noirs qui ont contribué dans ce complément d’enquête sur Sony LABOU TANSI. Merci tout particulièrement à l’ami Samy (décidement - merci infiniment Samy) et au frère Jean-Pierre NKAOULA pour leur grand éclairaissage. Merci également à Mathieu et Mosi d’avoir animé les débats. Pour moi un débat c’est ça ça doit être enrichissant. A la fin on doit apprendre quelque chose car c’est arguments contre arguments. Et non pas m’opposer pour seul contre argument : tu es aigris, tu es jaloux. Ils n’ont que ça comme contre argument les congolais. J’en ai vraiment marre de ce peuple. Je comprends tous ces amis profs de FAC en France qui me disent qu’est ce que tu perds ton temps avec les congolais.

    Blaise

    Blaise

  29. Posté par Mère Evé de Paris, le 20 mars 2006 à 23:18

    Dites les amis, si on quittait toutes ces discussions pour revenir à la Littérature ? C’est d’ailleurs de Boubacar Boris Diop que traite notre ami Alain dans ce sujet. Et comme on parle aussi de Francophonie (on va en parler pendant plusieurs mois encore !) et aussi du fait que Diop a écrit en wolof, j’aimerais apporter à votre connaissance à vous lingalaphones, l’existence d’un romancier en lingala : Bienvenu Sene Mongaba.

    Alain a bien dit que sans la francophonie il n’aurait jamais pu lire Boubacar et inversement si lui Alain avait écrit en Lingala ou Munukutuba, donc vive la francophonie, mais tout de même, je trouve étrange ce français langue officielle au Congo à côté des deux langues locales les plus parlées qui sont simplement langues nationales.

    Dernièrement, j’ai appris qu’une jeune femme "franco-française" (on dit comme ça, maintenant, non ? rires) avait reçu pour instruction d’apprendre une langue rare dans le cadre de ses études et que le lingala était intégré dans cette classification ! Je n’ai pas le temps d’aller chercher des chiffres pour connaitre le nombre de locuteurs, mais tout de même !
    Par contre, en terme de production imprimée, c’est une autre histoire, je crois. Voilà pourquoi, j’ai envie de vousa faire connaitre Bienvenu, qui avait pris la relève de Blaise au forum Lingala de Congopage, et qui a publié quatre romans à compte d’auteur en Belgique, en créant sa propre maison d’édition (Mabiki), mais qu’on peut trouver chez L’Harmattan en distribution.
    Ses deux romans en lingala : Fwa-ku-Mputu (les tribulations d’un jeune homme dont le rêve est de voir l’Europe et mourir) et Bokobandela (les aventures d’un couple qui se bat pour survivre avec "l’article 15" : la débrouille) ; il a aussi écrit en français En cavale dans le gouffre vert , une très belle histoire qui se déroule dans des temps antiques dans la forêt des Batiene, la rencontre d’un homme et une femme accusés respectivement de crimes qu’ils n’ont pas commis, enfin, Pillages à Kin , un recueil de nouvelles autour du thème des pillages de 1991 et 1993 ; dans chaque nouvelle un personnage différent est confronté ou tenté avec une raison ou une autre de s’emparer du bien d’autrui, et est aussi confronté à sa conscience.

    En lingala aussi, Bernard Mayo publie un magazine en BD, Suka-Epoque . Il en est au numéro 3, avec un coup de crayon et des histoires qui raviront les nostalgiques de leur adolescence. La rivalité du jeune et du vieux autour d’une même femme, le type en mal de notoriété qui paie pour faire la Une d’un journal, le pasteur qui "mange" l’argent cotisé pour construire une nouvelle église... Bernard écrit ses dialogues dans un lingala avec les accents des différentes régions, ça ajoute un piment irrésistible. Pour en savoir plus : http://www.suka-epoque.de/

    En outre, sur le site, Bernard a mis en ligne deux dictionnaires de français-lingala, un en lingala "classique" et un en lingala "contemporain", il travaille également à une grammaire, à venir dans les prochains mois.

    Voilà, c’était juste un tout petit contre-poids à la Francophonie, bien belle mais qui ne devrait pas faire oublier la poésie et la richesse des langues africaines, congolaises en l’occurrence.

  30. Posté par Mère Evé de Paris, le 20 mars 2006 à 23:30

    Un petit ajout, le site des éditions Mabiki de Bienvenu :

    http://www.mabiki.centerall.com/index.php

  31. Posté par Blaise KIBONZI, le 21 mars 2006 à 07:13

    Bibi (Binetou FALL bien sûr, qui d’autre ?). Je t’invite demain pour une promenade litteraire au salon du livre. Qu’est ce que tu en penses ? On fera uniquement les rayons livres, romans et poèmes d’Amour. Car je veux que nous parlions d’amour. Envoie moi vite une réponse en privé, que je pose mon RTT pour demain.

    Blaise

  32. Posté par Blaise KIBONZI, le 21 mars 2006 à 08:17

    Chers amis, ça y est j’ai réfléchi, j’arrête aujourd’hui mon "militantisme" sur le forum de MABANCKOU je viendrai vous voir de temps en temps juste pour dire bonjour aux très nombreux amis et de qualité que je me suis fais ici. Je présente solennellement mes excuses à Alain MABANCKOU si il estime que j’ai eu à le froisser ici par moment. Seul son jugement à lui comptera pour moi et non pas ce que d’autres ici pense du mal que je voulais à MABANCKOU. Vous remarquerez que si je suis peut être dur dans mes propos, je n’ai jamais usé de l’insulte envers autrui. Et depuis 6 ans que je suis présent sur les forums Internet congolais, je n’ai jamais usé de l’insulte personnelle. J’AI JAMAIS ETE CENSURE UNE SEULE FOIS POUR PROPOS INJURIEUX. En effet ça ne me ressemble pas même si je sais que l’insulte c’est la nature même du congolais. En 6 ans d’internet dans les mileiux congolais, j’ai accumulé toute sorte de qualificatifs et d’insultes y compris des prétendus amis que j’ai eu sur ces sites. Mais jamais, je dis bien jamais, je n’ai insulté personne nommément sur Internet. la seule chose que je pourrais éventuellement demander à Alain MABANKOU c’est de moderer son blog de façon à ce qu’il ne livre plus en pâture ici des confrères à lui comme Gaston KELMAN qui s’est fait traiter et continue de se faire traiter de tous les noms sur ce blog. Certains allant jusqu’à dire qu’"il fait pitié", qu’"il raconte des inepties". Quand bien même nous sommes nombreux nous des africains qui partageons les analyses de gaston KELMAN. Il ya peut-être 2 écoles aujourd’hui dans les mileiux afriacins. En tout cas je ne suis pas de l’école MABANCKOU je me sens plus proche de l’école Gaston KELMAN. Donc respectons les 2 tendances. Débattons dans le respect des uns et des autres. Et aux adeptes de’alain MABANCKOU, je dis simplement, ne faites pas aux autres ce que vous ne voulez pas qu’on fasse aà votre leader. Et encore je n’ai fais que le 1/1000 ème de ce que vous, vous avez fait et faite à Gaston KELMAN dans son dos. mais moi mes critiques à Alain MABANCKOU, je les ai pas formulé dans son dos, je les ai formulé sur son blog et dans le respect absolu de sa personne, et de son blog.
    Je pars pas, je reste. mais pour moi, j’en ai terminé avec ce blog où je croyais pouvoir apporté ma contribution. mais bon, je vous laisse suivre votre guide éclairé ou Star comme vous voudrez. Autant que j’aille toute de suite sur le blog KIM IL SUNG ou de MADONNA.

    Blaise KIBONZI

  33. Posté par D.O.W., le 21 mars 2006 à 09:57

    Salut à tous. De retour après quelque absence. Au salon du livre, c’est le premier jour qu’on pouvait serrer la pince sans trop de difficulté à notre aimable hôte. Il n’était pas encore très entouré. Ayant suivi sa première conférence, je l’ai même "escorté" en quelque sorte à la seconde, "visions d’Amériques", avec Percival Everett et Eddy Harris. Mais trop timide, je ne lui ai tout de même pas fait la conversation.

    Et pour ce qui nous concerne ici, heureusement que tu relèves le débat Mère Evé ! Il avait quelque peu tendance à perdre en qualité, et à s’enliser on ne sait où. Je peux quand même dire un mot à Blaise et à Boris. Blaise, moi je suis pour le débat, et je n’aime pas trop ce qui est consensuel. Mais tu as quand même une forte tendance à tout déprécier, à dénigrer plus qu’il ne faut. On en fait trop sur Alain en ce moment, tu as raison et j’y reviendrai. Mais de là à sous-entendre que quiconque le veut peut être prof dans une université américaine, c’est un peu rapide. Par ailleurs, on aimerait te voir dire aussi haut et fort ici que la France nous envoyait en Afrique des coopérants ayant à peine le bac pour enseigner jusque dans nos universités ; que dans les entreprises africaines, des titulaires français de D.U.T. sont souvent supérieurs hiérarchiques de nos ingénieurs. Et de cela, la France s’enorgueillit, alors nous pouvons bien nous réjouir d’avoir nos Mabanckou (autrement mieux qualifiés), enseignants chez l’Uncle Sam. Et quand Alain dit qu’il a 97% d’étudiants blancs, comme il l’a très clairement expliqué chez Jacques Pradel (Europe1), c’était pour montrer la vitalité de la sphère francophone, et son attrait pour des publics non directement concernés au premier chef (l’Amérique profonde, et profondément anglophone ; s’il était question de Noirs américains, on pourrait être tenté de croire que c’est un intérêt indirect pour leur lointaine souche africaine). Bref, en gros Blaise, ta tendance à voir les mauvais côtés est quand même très prononcée ;-). Il en va de même d’ailleurs, pour les doux propos que tu adresses souvent ici "aux congolais". Pour moi, ce sont des tares de toutes les sociétés africaines que tu relèves, et elles sont présentes chez une partie de nos concitoyens seulement, les autres brillant de dignité, de lucidité, d’intelligence et de courage. Bref, comme il en est pour tous les peuples du monde. Tu es Congolais mon cher Blaise, en tout cas né au Congo. Que penserais-tu de quelqu’un qui te dirait : "tous ceux qui sont nés au Congo somme comme cela, ou comme ceci" ? Tu t’empresserais de lui dire : "ah, sauf moi mon ami". Donc, fais peut-être toi aussi cet effort, Blaise, de déjà dire "certains Congolais", là où tu te laisses trop facilement aller à dire "les Congolais" dans une généralisation inopportune.

    p.s. Et si tu ne veux pas risquer qu’on ne te prenne plus du tout au sérieux, arrête donc Blaise de te réclamer de Kelman (rires).

  34. Posté par D.O.W., le 21 mars 2006 à 09:57

    Et quant à Boris, mon cher Boris, on peut avoir de l’admiration, et être tout de même critique. Nous avons tous des raisons d’être fier d’Alain Mabanckou, mais il ne faudrait pas que cela nous empêche de lui opposer nos désaccords éventuels. D’ailleurs, ça ne l’aiderait pas beaucoup à progresser, si on ne lui tressait que des louanges sans lui faire voir de temps en temps ses erreurs. Et tout le monde en fait, des erreurs. Ainsi, pour ne prendre qu’un exemple, lorsqu’il dit que sans le français, il ne pourrait pas accéder à l’oeuvre de B.B. Diop et vice versa, ça aussi c’est un peu rapide et pas très pertinent comme argument. D’une part, parce que la traduction et les traducteurs, ça existe, et que c’est bien pour cela que Alain peut lire des auteurs polonais ou turcs sans parler leur langue ; puis d’autre part, d’autres solutions existent. Si au lieu de nous complaire dans la francophonie depuis des années, on avait travaillé à mieux élaborer au moins nos grandes langues africaines, aujourd’hui, le Wolof et le Lingala, langues nationales, seraient des langues à l’écrit parfaitement codé, et il existerait des traducteurs de l’une vers l’autre et vice versa. Il faut que ce soit Mère Evé qui vienne ici nous rappeler cette nécessité-là (merci Mère Evé).

    Enfin, pour terminer, sur le fait qu’Alain ait ces jours-ci des allures de star, le fait en lui-même n’est pas dérangeant. Ce qui est embêtant, c’est que ce soit les médias occidentaux qui décident de qui ils ont envie de faire une star. Alain mérite à coup sûr d’être exposé médiatiquement, ne serait-ce que pour son actualité littéraire et sa double casquette écrivain/enseignant "abroad". Mais on aurait peut-être préféré que l’on vit aussi les autres, qui ont le même talent ; qu’en cette occasion unique, que l’on entende toute la caraïbe ; que l’on voit que l’Afrique a une littérature de plus en plus riche, des auteurs de plus en plus variés, avec des points de vue différents, avec chacun un univers spécifique.

    Donc, pour conclure, les gars, arrêtons de nous chamailler pour des chicanes, et chamaillons-nous pour de plus grandes causes.

    Bien à vous.

  35. Posté par Kitmien, le 21 mars 2006 à 12:15

    Oh que j’ai envie de vous remercier tous pour vos beaux reportages du salon.

    Il m’arrive de rêver comme si j’y étais par vos écrits.

    Surtout dites vous bien que de notre si lointaine Afrique, nous voulons vous témoigner cette reconnaissance d’être nos yeux dans ce bouillonnement de culture...

    Encore merci. Kitmien.

  36. Posté par JEAN-MARCEL BIKOUTA NKAOULOU, le 21 mars 2006 à 13:36

    A mon frère Boris.

    C’est bien d’encourager Alain Mabanckou. Tout artiste a besoin d’encouragement pour s’assurer qu’il ne fait pas fausse route. Mais, attention, l’encouragement est un couteau a double tranchant. Un proverbe Kongo dit : « Tifwiti tia yoka bunkete ti tabukidi mpe » (A trop choyer une statuette, elle finit par se casser). A trop couvrir d’éloges notre écrivain, on risque de le démotiver. Et quand les démotivations s’enchaînement, l’échec n’est plus loin. Tous les grands artiste vous le diront, trop d’éloges démotivent. Il faut être un cas extrêmement rare comme Michael Jackson pour faire une très longue période au sommet sans se démotiver.
    Dans ces conditions, je ne vois pas, franchement, en quoi les critiques même acerbes de notre frère Blaise Kibonzi seraient néfastes pour Mabanckou. Vous ne vous rendez vraiment pas compte de la chance que vous avez dans ce blog d’avoir quelqu’un apparemment embêtant, mais qui joue un rôle très important pour l’avenir littéraire de Mabanckou. Un artiste ne se nourri pas que d’éloges. La critique motive plus que l’éloge. UNE CRITIQUE ACERBE BIEN PLACEE, MOTIVE PLUS QUE MILLE ELOGES. Mon cher Boris, tu ne peux pas vraiment critiquer Alain. Tu peux le conseiller. Et tu le sais très bien que les conseils, souvent, en s’en fou.
    Alors, de grâce, laissons Blaise Kibonzi excellé dans son domaine dont il a seul le secret : la critique acerbe bien placée. Jusqu’à maintenant, il joue bien son rôle de méchant dans le film biographique de Alain Mabanckou.
    Un film ou le protagoniste (personnage principal) n’a pas d’antagoniste (méchant) sera forcement un mauvais film (sauf si c’est une certaine comédie).
    Qui serait Rambo (Sylvester Stallone) sans la contradiction du méchant shérif Will Teasle (Brian Dennehy) dans Rambo 1 réalisé par Ted Kotchef ? Un vulgaire ancien soldat sans importance.
    Que serait devenu Martin Brody (Roy Scheider) dans ‘Jows’ (‘Les dents de la mer’ réalisé par le génial Steven Spielberg) sans le méchant requin ? Un vulgaire officier de police comme on en voit partout.
    Dans ces deux films, Rambo et Brody se sont hisser au prestigieux rang de héros grâce a la férocité de leurs méchants respectifs (le shérif Will Teasle et le méchant requin).
    Même dans le cas de Moise, sans la férocité de Pharaon, nous n’aurions pas pu assister a tant de miracles aussi extraordinaires que légendaires.
    Sans contradiction, critique ou concurrence, c’est très difficile de produire un chef d’œuvre. C’est encore plus difficile d’aligner successivement plusieurs chefs-d’œuvre. Tant que vous le faites, la presse vous suit. Des que vous chutez une fois puis deux fois, elle vous tourne le dos. Et c’est la que ça devient très difficile pour les artistes. Surtout s’ils s’étaient habitués a cette ambiance avec la presse. Quand elle n’est plus la, faute d’avoir maintenu la production des œuvres a succès, beaucoup d’artistes sombrent dans la dépression, la drogue...
    Etre artiste c’est parfois très difficile. Etre un artiste célèbre, c’est encore plus difficile car plusieurs yeux sont braqués sur vous. Certains de ces yeux n’attendent que des faux pas de votre part pour vous sauter dessus. La celebrite est parfois ingrate. Le meilleur refuge contre tous ces dangers qui guettent l’artiste, c’est le travail acharné qui vous assure un minimum de réussite. Et pour rester dans le cercle de la réussite, l’artiste n’a d’autre choix que de s’appuyer sur les motivations toujours plus grandes. Et ces motivations, il les trouvera beaucoup plus dans la critique saine que dans les éloges dithyrambiques. C’est pourquoi je trouve que Blaise Kibonzi est une chance pour nos jeunes écrivains qui fréquentent ce blog (Mabanckou, Sami, Alem...)

    . Ces dernières années, l’Afrique a perdu beaucoup de trop de ses écrivains les plus prolifiques, talentueux et génial (Sony Labou Tansi, Sylvain Ntari Mbemba, Amadou Kourouma, Eza Boto ou Mongo Beti...). Alors, le peu d’écrivains qu’il nous reste...
    De grâce, ne les démotivez pas avec trop d’éloges dithyrambiques. Ne les abîmez pas avec des critiques trop acerbes. Ces deux extrémités sont des couteaux a double tranchant. Malheur a vous si vous appuyez un peu trop fort sur le bouton

    JEAN-MARCEL BIKOUTA NKAOULOU

  37. Posté par Mayombe82, le 21 mars 2006 à 14:01

    Cher D.O.W., comme tu as pu le constater, je ne suis pas entré dans les chicaneries comme tu le dis si bien (rires). Je ne suis doué ni pour les insultes, ni pour les invectives. Je n’en ai surtout pas le temps. Je ne suis partisan ni de l’auto flagellation gratuite, ni de l’idolâtrie béate. Voilà pourquoi je ne réponds pas à certains messages. Alain est évidemment critiquable, comme il le rappelle lui-même ici, on n’est pas à l’Eglise. Même Boris que j’adore et moi on s’est opposé sur l’album Effrakata de Koffi (rires). J’ai été au salon du livre et bien que comme beaucoup, j’ai remarqué que notre hôte a bénéficié d’une énorme attention de la part des médias et d’un certain public, je peux témoigner que d’autres aussi ont eu droit aux feux de la rampe : je citerai seulement le cas de Dany LAFERRIERE qui devant moi répondait à une interview de France Info. Les visiteurs du salon, nombreux, qui se dirigeaient vers les auteurs Africains et Caribéens me donnaient l’impression de savoir ce qu’ils cherchaient. A tout Seigneur tout honneur : je pense que de tous les livres qu’on nous a fait connaître récemment, Verre Cassé est vraiment celui qui a le mieux tiré son épingle du jeu. Cette aura qui rejaillit naturellement sur son auteur et l’une des conséquences c’est que certains ont l’impression de le voir et de l’entendre partout.
    Pour les langues Africaines, on peut évidemment en débattre. J’ai juste un peu de mal car le petit texte que j’acvais préparé sur le sujet pour CP, je l’ai perdu. Mais bon... @+, M82

  38. Posté par Boris, le 21 mars 2006 à 14:20

    Dow,mon cher Dow, merci pour ta contribution et pour tes precieux conseils. Que ceux qui ont des yeux lisent, de la memoire retiennent ,et de l’intelligence comprennent. mais toutefois j’aimerai ajouter ceci mon cher,par les temps qui courent quand on vient du pays (j’assume que tu es congolais)qui est le notre et que nous aimons tous malgre cet espoir qu’on nous vole un peu plus tous les jours,et qu’on a la chance d’avoir des modeles comme les Mabanckou vaut mieux s’aggriper a eux (ne crois-tu pas ?).
    Critiquer ? bien sur qu’il faut le faire,sinon ou irait-on, mais parfois admetons aussi qu’il ne faut pas critiquer pour le simple plaisir d’utiliser ce mot. Et de toute facon a ce que je sache il existe bien deux genres de critique ;car on parle souvent de critique positive et de critique negative(meme si ca peut paraitre repetitif).
    Maintenant pour ce que tu releves a propos du discours d’Alain sur le francais, tu n’as pas tort de le dire.Mais laisse-moi te demander tout betement. Si on ne traduit pas Boris Diop en francais, dans quelle langue toi et moi pourrions le lire ? Ecoute je crois qu’avec des "si" ce monde la serait parfait.L’Afrique ne promouvoit pas du tout ses langues nationales c’est un fait ;resultat,le francais et l’anglais sont devenus des langues de consensus,d’echange,et de communication quand un gars du nord du Congo qui parle lingala et qu’un gars du sud du congo qui parle kituba se rencontrent.C’est ca la realite de l’Afrique aujourd’hui. A mon avis peut-etre meme que si on supprimait toutes ces langues et dialectes qui nous opposent pour ne garder que le francais et l’anglais,peut-etre qu’a ce moment l’Afrique decollera. je sais qu’on me parlera de notre identite culturelle et tout le tralala, mais quand je vois bien cette fameuse identite jusqu’alors ne nous sort que des cobras,des ninjas,des coupeurs de bras au Rwanda, des cannibales dans l’Ituri,des coupeurs de route en C.I.
    Alors peut-etre qu’il y a quelque chose aussi a voir de cote-la, sauf si on me dit que de facon unanime soit le swahili,le wolof,le lingala, ou le zoulou,devienne la seule langue parlee et ecrite en afrique.Mais ca tu sais bien mon cher que ce n’est pas demain que ca risque d’arriver.Donc allez parlons francais et continuons a lire le francais qui apres tout est aussi devenu notre langue a nous.

  39. Posté par JEAN-MARCEL BIKOUTA NKAOULOU, le 21 mars 2006 à 15:27

    Le débat sur les langues est beaucoup plus complexe, mon cher Boris. Je te fais seulement remarquer qu’au Rwanda et au Burundi les gens parlent une seule Langue : LE KIRUNDI. Et pourtant cela n’a pas empêché le génocide des Tsuti.

    JEAN-MARCEL BIKOUTA NKAOULOU

  40. Posté par Blaise KIBONZI, le 21 mars 2006 à 15:28

    D.O.W, je suis vraiment désolé pour tout ce qui arrive et je te présente mes excuses et à tous. Je vais m’en aller D.O.W. Encore une expérience malheureuse avec les congolais. Tu viens de le dire, je te cite : "arrêtons de nous chamailler pour des chicanes, et chamaillons-nous pour de plus grandes causes".
    Je me suis trompé sur la nature de ce ce blog ? Je croyais qu’on pouvait en faire un haut lieu de discussions, d’échange mais aussi et surtout une rampe de lancement de certaines actions ou de certaines idées fortes. Or je découvre qu’il s’agit d’un fan club. il n’y a plus de grands débats ici. on est des pom-pom girls qui doivent agités des machins et levés haut la jambes entre 2 appritions du granbd Maître. Et pourtant dans le passé j’avais particulièrement apprécié la discussion sur l’impasse de Gaston KELMAN où nous avons même été en avance sur les évênements des banlieues en FRANCE. Mais aujourd’hui je suis abasourdi ? Pour moi Le Salon du livre à Paris aurait été l’occasion de donner encore plus de substance, plus de contenu, plus d’envergure à ce blog (qui n’en manque pas). Mais qu’est ce qu’on voit ? on vient nous dire que MABANCKOU est "LA" star du Salon. Sans jamais nous dire, les idées force qu’il porte dans ce salon. A quel débat à t’il participé, qu’est ce qu’il a dit de fort. Certes ça fait toujours plaisir une telle popularité pour un écrivain. Mais en même temps interessons nous à ce qui se dit. Les papiers qu’Alain a écrit ou écrit à cette occasion. Il ne suffit pas de venir nous rapporter qu’Alain MABANCKOU était chez PRADEL à 07h du matin, chez FOUCAULT à 08h chez PIVOT à 09h , chez Patrick POIVRE D’arvor à 10h, chez Claire CHAZAL a 20h etc...et lever les bras au ciel en criant quel STAR, le Congo est honoré. mais il faut aussi s’interessé à ce qu’il dit. C’est quoi le cheval de batialle de l’écrivain Alain MABANCKOU ? Où exprime t’il ces idées ? On nous dit rien de tout cela. Ou alors que le Fan club d’Alain MABANCKOU ferait mieux de nous donner à l’avance le programme de la STAR dans les médias de façon que nous allions tous nous scotcher devant la télé ou l’oreille à la radio, pour écouter ce nouveau Aimé Césaire. Honnêtement en venant ici je n’avais nullement l’intention de faire partie du fan club ou du club d’amis d’Alain MABANCKOU. C’est pas le premier de mes soucis. J’ai d’autres objectifs plus importants dans ma vie. Et pour ceux qui croit (peut être Alain MABANCKOU lui-même en premier) que j’ai utilisé la célébrité de MABANCKOU pour me faire connaitre. C’est mal me connaître. J’étais cependant convaincu qu’avec Alain MABANCKOU et les amis ici présent on pouvait faire des choses. L’opération d’envoi des livres au Congo en est une preuve concrête car elle s’inscrivait dans le prolongement de nos discussions ici. je ferai aussi remarquer que sur ce blog on a beaucoup débattu du contenu de Gaston KELMAN, du contenu de Serge BILE, du Contenu de l’ami Malgache qui a écrit sur le colonialisme, du contenu de Franck TENAILLE, du contenu de Sony LABOU TANSI. Mais on a peu discuté du contenu d’Alain MABANCKOU. C’est jamais aisé de parler de soi-même (sauf pour Blaise KIBONZI) mais le fan club pouvait bien le faire plutôt que de nous bassiner toujours avec le même refrain "Il enseigne aux Etats Unis", c’est une STAR. Bien sûr qu’il a écrit d’excellents romans qui peuvent lui valoir cette notoriété bien mérité et j’applaudis moi-aussi. Mais je ne passerai pas ma vie ici à applaudir tous les faits et gestes d’Alain MABANCKOU. Ni voyez aucune jalousie ni quoi que ce soit. Etre ami de Star n’a jamais fait partie de mes objectifs, j’ai pas besoin de ça pour réaliser ma vie.

    Blaise

  41. Posté par Bakima, le 21 mars 2006 à 15:36

    A Mere Eve de Paris. Tu nous donnes la ou plutot tu me donnes des infos et des liens de qualite sur l’une de mes quatres langues maternelles : le Lingala. Tu m’impressionnes(sourire) ! Je t’aime pour cela, meme si c’est pas comme l’ami Blaise aime Fall de Ndakarou de tout ces deux coeurs(rire) ! Oui, en effet, je peux te confirmer Mere Eve, que le Lingala est de plus en plus present dans les offres d’emplois des ONG et de certains programmes des nations unies. New York, Washington et la baie de San Fransico etant des metropoles a grande concentration de nonprofit organizations, il arrive que l’on trouve dans les medias des annonces ou l’on exige la connaissance de Lingala, non pas seulement pour aller travailler dans les deux Congo, mais aussi pour un projet en Angola, en RCA par exemple. Essaies/essayez de voir ce lien : www.idealist.org. Idealist est une ONG qui facilite les contacts entre chercheurs de jobs dans le Development et l’Humanitaire et les ONG ou les UN organisations. Tu peux y poster ton CV, avec ta connaissance de Lingala comme asset. En juillet et aout dernier, j’avais eu une pige de deux mois(les enseignants n’etant pas payer ici pendant les vacances, il fallait bien...) avec une ONG de San Francisco grace Idealist.
    Mathieu

  42. Posté par Boris, le 21 mars 2006 à 15:38

    Jean Marcel,

    D’abord une correction,l’Afrique regorge beaucoup d’ecrivains de talents mais peu d’ecrivains visibles sur la scene internationale,c’est ca la nuance.Ceux que tu as cite,tous morts, en plus du talent qu’ils avaient jouissaient de la reconnaissance internationale dont semble jouir aujourd’hui notre cher Alain. Et puis entre-nous que veux-tu critiquer quand nous tous qui venons ici, nous tous qui avons lu le dernier roman d’A.M reconnaissons que c’est un livre a part, que la critique francaise que l’on accuse souvent de bouder les ecrivains africains s’accorde a reconnaitre le talent du bonhomme. En tout cas je ne pense pas qu’Alain ait attendu de creer son blog et nos critiques pour savoir que pour acceder a l’excellence et etre le meilleur dans son domaine il faut bosser dur. La preuve quand je lis Verre Casse et Bleu,blanc,rouge je me demande si c’est la meme personne qui a ecrit ces 2 romans tellement son ecriture s’est amelioree. Pourtant Ce premier roman de Mabanckou lui avait valu le grand prix litteraire d’Afrique Noire. Ce qui veut dire qu’il aurait pu dormir sur ses lauriers et se dire que j’ai reussi(justement puisqu’en on parle,pourquoi ne pas critiquer Biyaoula par exemple qui apres deux bons romans a disparu du cercle litteraire).Oui, peut-etre que j’admire trop Mabanckou, d’ailleurs ou est le mal ? mais ce n’est pas ce meme Mabanckou qui avait ecrit sur Mwinda une lettre ouverte au president du congo pour plaider le cas de Youlou malade ? ce n’est pas ce meme type qui a pourtant la double nationalite comme nombreux ici et qui a quitte le Congo depuis pres de 20 ans aujourd’hui qui ne cesse de clamer son amour pour son pays natal roman apres roman ? dans ce cas pourquoi critiquer quelqu’un qui defend des causes justes ? Aujourd’hui pour nous qui trimons loin de nos terres natales, nombreux sont identifies par leurs modeles culturels ou sportifs. Quand quelqu’un dit qu’il est camerounais on lui dit aussitot"ah le pays de Milla et d’Eto’o", quand tu dis que tu es ivoirien on te dit le pays de Drogba ou Kourouma, Ghaneen le pays d’Abedi Pele, senegalais le pays de Senghor et de Bocande, Liberia le pays de Weah. Dans ce cas ne serait ce pas une fierte pour les congolais de voir leur pays se faire identifier par cet aventurier litteraire qu’est Alain Mabanckou au lieu de s’entendre dire :"ah le Congo, le pays des cobras et des ninjas".
    Non Jean Marcel, la critique d’accord, mais la critique denuee de sens je ne pense pas. et puis Ce cher Alain sait qu’il a place la barre haut, que tout le monde l’attend au tournant, qu’il a interet a nous sortir un roman qui vaudra ou depassera verre casse, sinon la critique ne le loupera pas.Et nous qui sommes devenus les enfants de la tele, on ne fait que suivre la vague. Si Pivot passe a la tele et nous dit que le nouveau roman de Mabanckou est nul, eh bien personne ne l’achetera ni ne le lira.
    Mayombe, tu reviens encore a cette affaire d’Effrakata, tu as vraiment une memoire de femme toi (il parait que les femmes n’oublient jamais rien).
    Mais c’est pas grave, je t’adore aussi(attention evitons de trop nous dire ca entre mecx sinon on risque de se retrouver sur une liste d’homo que j’ai lu dans hebdo camerounais.

  43. Posté par Blaise KIBONZI, le 21 mars 2006 à 15:59

    (D.O. W, je termine) : Le dimanche dernier j’avais été à la présentation d’Emmanuel DONGALA (qui lui écrit et vend bien aussi mais ne joue pas les Stars - c’est pas le même âge on va dire). DONGALA qui enseigne aussi aux Etats UNIS (chimie et litterature française) a expliqué clairement à l’assistance (toujours avec sa simplicité et modestie habituelle) ce système de bourse que les américaines accordent (après sévère sélection) à des écrivains afin qu’ils se consacrent à l’écriture de leurs romans. DONGALA devant son public a dit, je cite : "J’avais reçu beaucoup d’argent, en tout cas assez d’argent qui me permettait de pouvoir vivre pendant une année sans avoir besoin de travailler". Et c’est après avoir bénéficié de cette bourse (qui lui permettait de ne pas avoir besoin de travailler), qu’il se mit à écrire "Johnny Chien méchant".

    D.O.W, j’ai été très heureux d’avoir partager avec beaucoup d’entre vous ici. je me suis tissé des amitiés ici. Donc je ne pourrais pas partir comme ça. Je reste parmi vous, mais désormais je ne ferai que vous observer comme je le faisais jadis au Congo devant parfois des bêtises patentes dont l’accumulation nous a emmené où nous sommes. Quand la bêtise était trop grosse, il m’est parfois arrivé au Congo de me lever seul devant l’assistance pour dire : "là, arrêtez vous allez tro loin dans la bétise", je me faisais alors jeter dehors comme un sac de patate. C’est peut-être cela qui explique la liberté de ton que j’ai aujourd’hui. Toute cette catastrophe qui est arrivé au Congo, nous l’avions annoncé. Mais personne n’écoutait.

    Bonne route mes frères et mes soeurs.

    Blaise

  44. Posté par Brice Mossi Miamingui, le 21 mars 2006 à 16:57

    Je vais essayer de convaincre notre ami Blaise de rester parmi nous car ce blog n’est pas un club de fans.
    C’est un forum ou nous venons nous enrichir , je regrette quand même que notre ami Boris ait pu utiliser un langage si impertinent, pour ne pas dire plus.
    Que deviendrait ce blog s’il n’ya plus de debat ou des gens atypiques comme Blaise ?
    C’est vrai qu’il critique parfois trop son pays d’origine, mais parfois ce sont des verite’s , même s’il ya toujours des exceptions.
    Cher Blaise, je connais des gens qui ne reagissent pas ici mais qui apprecient votre capacite’ analytique et qui lisent toujours vos interventions.
    Alors , ne quittez pas bonnement le blog à cause des attaques de Boris !
    Du courage !

  45. Posté par Mayombe82, le 21 mars 2006 à 18:00

    Pas assez de temps, cher Boris pour développer comme toi. Tu avais très bien débuté, d’accord ou pas d’accord avec toi. Mais, à la ligne 21 et colonne 72, j’ai eu du mal à te lire : je ne t’ai pas reconnu du tout ! C’est trop réducteur ce que tu écris ! Certes, ces tares existent, elles sont nôtres et font partie de nous, mais de là à dire, je te cite « mais quand je vois bien cette fameuse identite jusqu’alors ne nous sort que des cobras (...)des coupeurs de route en C.I », cher Boris, je ne te reconnais pas. C’est trop réducteur et ça fait aussi hélas ! partie des généralisations gratuites. Comme je l’ai dit au début, pas assez de temps pour développer, mais notre hôte, n’est-il pas aussi quelque part un fruit parmi tant d’autres de cette identité culturelle (concept que j’avoue avoir du mal à définir comme Dany n’arrivait pas à définir la francophonie [rires]). @+, M82

  46. Posté par Boris, le 21 mars 2006 à 20:28

    Voyez-vous quand je parle de jalousie ou d’aigreur de la part d’un certain Blaise Kibonzi je ne pense pas avoir tort.Car je ne peux pas comprendre que quelqu’un qui pretend avoir deja plus de 40 ans ne sache pas faire preuve de discernement et de maturite. car maintenant lisez ce qu’il ecrit :" Le dimanche dernier j’avais ete a la presentation d’Emmanuel Dongala qui lui ecrit et vend bien aussi mais ne joue pas les stars". Mais depuis quand A.M a t-il joue aux stars ou pretendu l’etre ? C’est moi et uniquement qui l’ai qualifie ainsi dans un papier que je postais ici avec des liens des articles le concernant.Voila maintenant qu’a chaque bout de papier Kibonzi trouve le moyen de coller ce qualificatif a Alain alors que jamais il ne l’a clame,comme si c’est Alain qui l’avait dit, alors que plus haut lui meme kibonzi pretend avoir sympathise avec le gars, alors que tout le monde le reconnait modeste. D’ailleurs n’a t-il pas une fois deja demande a Kibonzi d’intervenir sans avoir a tjours le meler a ses interventions ? (ce qu’il fait de facon constante)En lingala on dit simplement :"eza motema likunia, motema ya ndoki."
    Je ne peux pas comprendre un tel acharnement envers quelqu’un. Sur ce blog jamais notre hote ne parle de lui, il poste des articles et nous intervenons, il fait l’eloge des autres comme c’est le cas avec cet article sur Diop. Si pour Blaise, Alain n’est pas une star eh bien pour d’autres il l’est.Alors quel est son pb qu’on le dise et qu’on le clame ?
    En tout cas je ne sais plus quoi dire.
    Et au fait mon cher Mossi si kibonzi decide de partir, c’est son petard, personne ne l’a chasse. De toute facon on connait ce vieux disque raye qu’on nous joue tous les semestres. T’inquiete.

  47. Posté par Boris, le 21 mars 2006 à 21:09

    Aux membres du village,laissez-moi vous transmettreun autre lien pour vous donner des raisons d’etre fier de notre chef du village :http://www.lefigaro.fr/magazine/200....
    Decouvrez ce classement(meme s’il n’est que subjectif) des meilleurs ecrivains de langue francaise et vous comprendrez que le train de l’histoire litteraire de notre Congo est en marche avec Mabanckou aux commandes.Il a ete retarde l’an dernier a la gare Renaudot, mais maintenant qu’il a repris sa vitesse de croisiere pourra t-on l’empecher d’arriver au terminus ?
    Soyons fiers mes amis de notre compatriote, il eleve notre pays,il est entrain de parvenir a la sueur de son front et aux douleurs de sa main(pour ecrire toute la nuit bien sur).
    Que ceux qui ne veulent pas voir passer le train de Mabanckou, sortent de la gare. Demain ne venez pas dire qu’on ne vous avait pas prevenu.

    A bon entendeur...

    PS : Peut-etre qu’il faut que j’ajoute un copyright pour preciser que ces ecrits sont de moi et n’engagent que moi, afin que certains esprits malins ne les attribuent a d’autres.

  48. Posté par Le Tourniquet, le 22 mars 2006 à 00:04

    Un peu de lecture pour les anti-M et les Fans ; peut-être une base sérieuse pour ceux qui veulent faire une critique de fond ...

    « Avec des personnages outranciers en guise de portraits de l’Afrique, A. Mabanckou souhaite s’inscrire dans les annales de la littérature quitte à s’en gorger.

    Une fois n’est pas coutume, c’est à partir d’un autre texte que celui dont il est ici question que la lecture de Verre cassé peut véritablement se révéler pour ce qu’elle produit. Et autant laisser à Pierre Michon exprimer tout de go notre sentiment : " Qu’il n’y ait pas de bonne littérature, qu’on déduirait par opposition à une autre, mauvaise, c’est suggéré dans Madame Bovary. Homais affirme en effet qu’il existe de la mauvaise littérature, et on sait que tout ce que dit Homais relève de l’opinion, de la bêtise, de ce qui doit être. Voici : "Certainement, continuait Homais, il y a la mauvaise littérature comme il y a la mauvaise pharmacie." D’où peut-être on peut tirer cet axiome : quiconque postule qu’il y a de la mauvaise littérature, et aime cette idée, n’écrira jamais de bonne littérature. " (Corps du roi)

    Or la littérature est le grand sujet de Verre cassé.
    Reconnaissons-le de suite : l’ouvrage se lit vite sans conteste. À la fin des deux cents pages, surgit pourtant un état de confusion et de perplexité. L’un après l’autre, des personnages caricaturaux, pêchés par le narrateur de l’improbable bar d’un quartier qui ne peut que se conjuguer sur le registre des déshérités de Brazzaville, s’alignent pour tenter de nous faire croire que le monde est là, la vie s’exprime, à force de misère et de mésaventures. De l’honorable père de famille embastillé sans procès à la suite de l’accusation mensongère de pédophilie par sa femme, condamné à se faire défoncer le fondement par ses partenaires de cellule jusqu’à porter des couches à sa sortie et affublé par l’auteur du sobriquet de " type aux Pampers " , à Robinette, dont l’apanage principal consiste à savoir uriner plus longtemps que n’importe lequel des buveurs du lieu, l’anecdote se déroule sans autre résultat que de se narrer elle-même. Car ces personnages, qui se veulent " hauts en couleur ", pour reprendre une expression participant du même niveau que celui qui nous est ici donné, fournissent de pâles images d’une humanité vidée de sa substance par un écrivain le narrateur, simulacre âgé d’un auteur très présent par ses constantes références académiques en charge de pourfendre le monde littéraire, politique et économique. Pour ce faire, rien n’est aussi peu efficace que la langue familière truffée de références romanesques, politiques, cinématographiques, voire de proverbes, mis bout à bout, en guise de voix : " je crois que c’est ma dernière journée dans cet établissement même si je n’en suis pas convaincu moi-même, mais je suis persuadé que c’est la dernière journée, il faut apprendre à finir, je me dis ça pendant que je sors du bar avec mes illusions perdues, et je traverse l’avenue de l’Indépendance, y a Mama Mfoa qui vend des brochettes de viande juste en face du Crédit a voyagé, elle est chauve et chante de temps à autre pour nous amuser, c’est pour cela qu’on l’appelle affectueusement La Cantatrice chauve... "

    L’hommage se dilue, passe de Victor Hugo à San Antonio, Conrad, J.K.Toole, Pasternak, Baudelaire, Chateaubriand, abouche les titres de romans. À se perdre dans les méandres des citations déguisées, à vouloir en construire un style, on pourrait penser une technique d’écriture, Alain Mabanckou tente page à page de nous convaincre qu’il fait de la littérature bonne, évidemment, puisque révoltée, truculente, ironique (voire sarcastique) qui se veut transgressive (de quoi se demande-t-on à la lecture des allusions à Bukowski et à l’apologie gratuite de l’ivrognerie comme panacée de l’écriture ). Par cet effort même, il pratique surtout une forme de recyclage et cesse de nous relier au monde, pour mieux chercher à nous entraîner dans un charivari d’érudit auquel la poésie n’a jamais parlé. Allons, relisons Michon, Manchette, et Bukowski, allons à la source ».

    Lucie Clair
    Article paru dans Le Matricule des Anges Numéro 060 - Février 2005

  49. Posté par Mère Evé de Paris, le 22 mars 2006 à 00:45

    Merci pour le site idealist, ndeko Bakima ! Et merci aussi pour tes compliments ! Mais bon, je ne peux tout de même prétendre parler un lingala courant comme nombre des locuteurs natifs ! Et comme on y est toujours, voilà le constat d’un des méfaits de la Francophonie, les Congolais du Congo Brazza n’ont pour la plupart jamais appris leur langue à l’école et ne savent pas l’écrire ! Les deux auteurs dont je vous ai parlé plus haut sont Congolais de RDC, où le lingala est naturellement pratiqué à l’écrit. Tous mes échanges épistolaires avec Kin ont toujours été en lingala, la culture des colons belges et la politique de Mobutu ont certainement quelque chose à voir là-dedans, les fait que les écrivains en français soient plus nombreux du côté Brazza et les artistes-musiciens du côté Kin illustre aussi cela !

    Pour en terminer avec cette petite note, voici à nouveau un article, très intéressant, sur notre petite ou grande Francophonie, dans le Nouvel Obs, évidement, c’est incontournable qu’Alain y soit cité... (Comme Dalembert, Laferrière, Dongala, Alem, Tadjo... la liste est longue !) En tout cas, comme il le confiait à Congopage dans une interview en août passé, et après ce coup de gueule multiple dans le Nouvel Obs, j’attends que dans la foulée des traductions en anglais et autres langues occidentales, on trouve Les Petits-fils nègres, African Psycho, Verre Cassé... en lingala et munukutuba !...

    http://www.nouvelobs.com/articles/p2158/a297423.html

  50. Posté par D.O.W., le 22 mars 2006 à 01:40

    J’y suis retourné au salon du livre, et cette fois, j’ai eu mon verre cassé dédicacé ;-)

    Et de retour ici, qu’est-ce que vous êtes bavards les gars ! Pour tout lire, me faudra toute la nuit (rires).

    Mayombe : tu écris : "le petit texte que j’acvais préparé sur le sujet pour CP". Juste pour pas mourir idiot, c’est quoi CP.. ?

    Blaise : tu n’as vraiment pas à t’excuser mon cher Blaise. Au nom de quoi tu nous présentes tes excuses ? Tu as tes arguments et tu les défends ! Seulement, Blaise, très honnêtement, ce n’est que mon avis très humble, mais je trouve que tu étais plus intéressant sur de vrais sujets. Là, même pour moi qui ai le regard neutre du non-congolais, je trouve que plus ça va, plus ça ressemble un peu à de l’acharnement contre Alain. Trouve des choses précises à lui reprocher à Alain : dis-lui tu as fait telle déclaration et je ne suis pas d’accord ; dis-lui ton style a ceci qui ne me plaît pas ; dis-lui tu es un écrivain de la diaspora comme disait Edwige, bref Blaise, si ta critique est précise, je serai le premier à te défendre. Mais là, on a franchement du mal à saisir ce que tu lui reproches à Alain. Mais peut-être que c’est pour moi que ce n’est pas clair. En tout cas, moi, Blaise, je n’ai aucune envie, je te cite : de te "jeter dehors comme un sac de patate" (rires). Moi je suis heureux d’échanger avec tous ici.

    Boris : non Boris, je ne suis pas Congolais. Mais rassure-toi, je n’ai rien contre les Congolais ;-) Je suis d’accord avec toi sur le fait que dans la situation actuelle de l’Afrique, c’est bien pratique pour tout le monde, d’avoir le français et l’anglais comme langues d’échange. Mais là où le désaccord est total entre nous, c’est sur le point de supprimer nos langues et de ne garder que le français. Ciel ! mon cher Boris, tu imagines la tête de nos ancêtres apprenant cela dans leurs tombes ? Particulièrement ceux qui sont morts pour l’indépendance. Ce serait les tuer une deuxième fois ! (rires). Comme tu dis mon cher Boris, avec des "si" on construit surtout des chimères. Mais beaucoup de rêves se sont également réalisés. Moi je crois qu’il faudra travailler sur une, deux, ou trois langues fortes en Afrique, que l’on intègrerait parmi les langues d’échange à grande échelle. Mais comme tu dis, Boris, "ce n’est pas demain que ça risque d’arriver". Enfin, on peut toujours commencer...

  51. Posté par Blaise KIBONZI, le 22 mars 2006 à 07:10

    Brice Mossi Miamingui. J’avais tenté de te répondre par le mail que tu avais mentionné sur ton message que tu m’avais envoyé sur le site de NOUVELLE ELITE mais le mail m’étais revenu pour adresse inexistante. Pourrais-tu si tu le veux bien m’écrire directement par blaise.kibonzi@wanadoo.fr . Ce que tu me disais petit frère Brice est bien vrai. Mais difficile d’être au four et au moulin. Je m’y emploie cependant avec les amis de Nouvelle Elite.

    Quelques bonnes nouvelles aussi de Brazzaville grâce à des amis qui nous lisent ici, sur ce blog et qui me soutiennent dans ce que je dis et ce que je tente de faire sur Brazza et qui marchera, si les congolais ne viennent pas casser une fois de plus et tomber dans l’éternel recommencement dont parlait l’ami BAKIMA. Cela fait 4 ans que je suis tous les jours en contact avec Brazzaville pour asseoir cette association dont je dis que j’ai mis 15 ans à la penser. Cette association apportera énormément au Congo, si les congolais le veulent bien. [b]Je n’ai rien à y gagner. Sauf la satisfaction intellectuelle de l’avoir penser et aussi l’avoir conduit jusqu’au bout avec l’aide des rares qui ont cru ou y croient, me font confiance et me suivent. me soutienne [/b]. Je répète si les congolais ne cassent pas, ça marchera. Et ça sera mon cadeau à ce pays en reconnaissance de m’avoir fait grandir malgré tout. [b]Mon retour d’ascensseur comme on dit[/b].

    Brice vient donner un coup de main à cette association. Ecris-moi directement sur blaise.kibonzi@wanadoo.fr

    Frangin Mathieu BAKIMA, je t’écrirai tout à l’heure en privé pour te partager cette étonnante nouvelle de Brazza.

    Si mon immolation ici sur la place publique commence à donner de tel résultat. Je ne regretterai rien !

    Blaise KIBONZI

  52. Posté par Blaise KIBONZI, le 22 mars 2006 à 07:42

    Monsieur LE TOURNIQUET, merci infiniment pour cet article. Voilà ce que j’attends d’un tel blog d’un calibre de la trompe d’Alain MABANCKOU. Et non pas venir se mettre au milieu des pom-pom girls locales ici à agiter des machins, et lever haut la jambe à chaque apparition de la Star. J’ai passé l’âge de jouer à ce genre de choses. De plus, je suis BAC+10 moi. Il y a un niveau en dessous duquel même si je le voulais, mon cerveau ne pourra pas descendre. Bien que j’adore la déconnade. Merci Monsieur LE TOURNIQUET, enfin on apprend quelque chose ici sur l’écrivain MABANCKOU mise à part le fait qu’il est prof de littérature africaine à l’université de MICHIGAN aux Etats Unis et Star du Salon du livre avec des foules qui le suivent derrière. Ce que tu viens de nous rapporter c’est ça qui m’interesse. Sony LABOU TANSI n’était pas une STAR mais il restera certainement pour longtemps l’un des plus grands. Boris, y a donc pas besoin d’être STAR pour être bon. Et toutes les STAR ne sont pas des bons. A moins que tu me dises qu’Alain MABANCKOU est le futur Bernard Henri LEVY Africain. Pour en terminer définitivement avec toi cher Boris (et t’ignorer à vie comme je te propose de m’ignorer à vie. De toute façon on se connait pas). Moi tu sais où me trouver je m’appelle Blaise KIBONZI. Tous ceux qui ont voulu me rencontrer en vrai m’ont rencontré. Boris, je ne peux pas être jaloux d’Alain MABANCKOU car je ne saurai jamais faire ce que lui sait faire, et lui ne saura jamais faire ce que je sais faire. On joue pas sur le même terrain tous les deux pourquoi veux-tu que je sois jaloux. En général, les gens ne se jalousent que lorsqu’il joue dans la même cour. Alain MABANCKOU par exemple était jaloux du succès des ventes de KELMAN plus de 200 000 exemplaires avec je suis noirs et je n’aime pas le manioc. Un record que peu d’auteur noir sont près d’égaler. Quand tu imagines que d’autres plafonnent à 2 000 exemplaires. D’où l’allusion d’Alain MABANCKOU au Compte bancaire de Gaston KELMAN t’en souviens tu ? Ici même alain MABANCKOU l’a écrit. Et l’omni présence de Gaston KELMAN dans les médias que critiquait à demi-mot Alain MABANCKOU ici même t’en souviens-tu ? Et que fait Alain MABANCKOU aujourd’hui ? Tu quelle base l’appludissez-vous ? Ah nous les noirs !!!!!! ON NE CHANGERA JAMAIS.

    J’étais tout seul à l’époque (avec Eddie KOUBA FILA ?) à défendre Gaston KELMAN ici.

    Blaise KIBONZI

  53. Posté par Mbuta Muntu, le 22 mars 2006 à 08:10

    Blaise, ça pue de la jalousie contre Alain...

  54. Posté par Blaise KIBONZI, le 22 mars 2006 à 08:24

    Ci-dessus, lire : "sur quelle base l’applaudissez-vous ?"

    ps : je crois avoir confondu aussi Eddie KOUBA FILA à TIMBA BEMA. Je sais plus cet autre energumène qui était à mes cotés ici pour défendre Gaston KELMAN jeté en pâture par Alain MABANCKOU sur ce blog. Sur les motifs dont lui même se jouent aujourd’hui sous les acclamations du fan club. On est pour la visibilité des noirs, mais à condition que ce soit MOI. C’et celle le noir !!!!!! Voilà pourquoi la communauté noire n’avancera JAMAIS !

    J’en ai terminé avec toi Boris. Et avec Alain MABACNKOU aussi s’il veut censurer ces derniers messages. Allez-y trouvez- vous des pirouettes pour vous en sortir comme d’habitude, mais la vérité est là. Et je rappele et LE RAPPELERAI TOUJOURS, je ne me serai JAMAIS venu sur ce blog car les histoires des congolais je connais. Mais j’ai dû malgré moi m’inscrire ici quand j’ai vu Alain MABANCKOU jeter en pâture Gaston KELMAN ici à des minettes et à des caissières de chez Mammouth qui lui pissaient et chiaient dessus. Je m’étais dit comment Alain MABANCKOU (pour qui j’avais une certaine estime en effet) pouvait-il faire une chose pareille ? J’étais ahuri ! alors comme je l’avais fait pour l’écrivain et grand frère Sony LABOU TANSI en lui envoyant une lettre, je me suis inscrit sur ce blog pour dire les yeux dans les yeux à l’écrivain et petit frère Alain MABANCKOU que ce que tu fais n’est pas bien. Voilà, dans ma soi-disant "jalousie" envers Alain MABANCKOU n’oubliez jamais CETTE DONNE. Tout à commencer là. Et ça se poursuit donc car Alain MABANCKOU aujourd’hui profite exactement de ce qu’il reprochait à Gaston KELMAN. Succès de vente, omni-présence dans les médias. Donc je ne fais que le lui rappeler. D’autre part adepte de l’application en FRANCE de la "Discrimination positive" à l’américaine (même s’il ne le crie pas fort), je demande à alain MABANCKOU de dire la vérité aux jeunes sur sa soi-disant réussite aux Etats Unis. Pas besoin de mystifier. Il n’y rien de plus facile que de se faire recruter dans une équipe de soccer aux Etats Unis quand on a été meilleur joueur de 3ème division du championnat de football français. Faut pas mentir le peuple.

    Voilà, terminé, Alain MABANCKOU n’a qu’à bloquer les adresses IP de mes ordinateurs.

    Blaise KIBONZI

  55. Posté par NEZGROS de BAKASSA, le 22 mars 2006 à 08:52

    Très chers ainés qui intervenez sur ce blog, je vous dit merci. Que chacun le reçoive de manière personnelle. Je lis vos posts avec plaisir et admiration. Je pense que la différence fais le charme de la societé et des idées. Si tous nous devons voir ou percevoir les événements de notre quotidien de la même manière, cela n’engendrerai rien de créatif et de productif pour les différentes communautés qui font notre société. Vous le savez bien, quand on assume des rôles qui nous placent au devant de la scène, on se retrouve presque automatiquement à la merci des critiques pour nous ou contre nous.
    Seul l’acteur sait quelle image il veut donner à son rôle. Nous autres, nous serons des jours avec lui, et d’autres jours sans lui ou totalement contre lui. Mais tout au fond de nous et même de l’acteur se cache la vérité qui finira par se dévoiler.
    Je vous prie d’une seule chose, intéressez vous à la jeunesse, aux enfants en Afrique. Nous perdons nos repères chaque jour.Venez travailler sur le terrain, utilisez vos doubles nationalités, vos prix, vos relations, et j’en passe, et venez créer des talents de demain. Vos blogs, vos livres, vos débats ne nous parviennent pas. Moi l’enfant de 5ans, je n’ai pas de parents qui viennent passer des temps de lecture avec moi. Si c’était possible d’avoir près de moi un adulte qui me lira un texte pour quelques minutes.Je lui dirai merci. Ce sera le merci d’un enfant qui ne sait pas quel homme,quel précurseur, quel organisateur, quel fondateur, quel acteur important de notre scène publique il a près de lui.
    Merci infiniment et bonheur à vous tous.

  56. Posté par Mbuta Muntu, le 22 mars 2006 à 09:11

    Blaise, retrouve tes esprits ! Quelle bassesse t’a pris ? Ce forum est aussi à toi !

  57. Posté par Blaise KIBONZI, le 22 mars 2006 à 09:48

    Chers amis, le pape Jean-Paul II a dit, je cite : "N’AYEZ PAS PEUR !".
    Je suis très content que l’opinion internationale toute entière (pardon) les nombresuses personnes qui nous lisent ici, assistent en direct à ce qui est entrain de se passer ici au moment où la meute congolaise s’apprête à me tomber dessus. Mais ne vous en faites pas, je m’en sortirai. Car les congolais je connais. J’ai appris à me sortir de leur piège. Chers amis de la communauté internationale, je suis ravi que tout ceci se passe devant vos yeux car vous comprendrez peut-être enfin ce qui m’oppose aux congolais. Voyiez déjà combien je suis esseulé ici face à a la meute qui est entrain de m’encercler. Et au Congo c’était ça mon quotidien. On n’a pas droit de critiquer. Dès que tu critiques on te traite de jaloux et tu as toute la meutte sur ton dos. On te prend on te jete dehors avec toutes insultes possibles et inimaginables et tout ceci sous les applaudissements des autres congolais. Résulat PLUS PERSONNE NE CRITIQUAIT au Congo. Voilà pourquoi le Congo est tombé aussi bas que nous le sommes aujourd’hui. Avant dernier pays d’Afrique juste avant le LIBERIA avec des écrivains de renommés servant le régime responsable de cette misère du peuple. Là aussi faut pas critiquer. Comment oserions-nous ? Henri LOPES est ambassadeur du Congo à paris, alaos si on veut avoir son passeport ou son Visa pour se rendre au Congo en tant que français (malgré sa double nationalité franco-congolaise). VAUT MIEUX FERMER SA GEUEULE et au contraire faire la courbette à Henri LOPES, criez "Oyé, Oyé , Soutien". C’est ça la réalité congolaise. On me dira peut-être aussi que je suis Jaloux d’Henri LOPES et de TATI LOUTARD ? Arrêtez BON SANG !!!! Grandissez congolais. VOUS ETES DES ENFANTS. Voilà comment nous avons laisser s’installer la bêtise, la médiocrité au Congo. On a commencer à tolérer des bêtises les plus grossières que ne ferait même pas un gamin de 5 ans à la tête d’un Etat ou d’une entreprise d’Etat, Administration, il ne fallait surtout pas critiquer. Sinon on te dit que tu es jaloux, tu manques de patriotisme, etc...Le patriotisme chez les congolais c’est dire "Oyé, Oyé, Soutien !" en toute circonstances. Même quand ton chef, ton grand frère, ton petit frère, ton leader etc.. à tort.

    C’est bien congolais de défendre MABANCKOU mais j’aurais voulu aussi vous voir lui dire que ce qu’il a fait à Gaston KELMAN ici n’était pas digne. C’EST CE QUE J’ATTENDS MOI DES CONGOLAIS ! j’ai assisté à la chasse aux zaïrois à Brazzaville, j’ai assisté à la chasse au Ouest africains au Congo. Ce que je ne comprenais pas et ce que je n’ai jamais compris, c’est que j’ai pas vu d’autres congolais s’élever pour dire à ces sauvageons de frères d’arrêter. Prendre le parti des Ouest africains qui étaient humilié publiquement, volés, spoliés sous les applaudissements du public sans qu’une autre voix congolais s’élève pour dire NON ! j’avais 16 ans, j’essayais de m’opposer. Et je me faisais marcher dessus. Je me souviens néanmoins du Grand Divy vendeur zaïrois au marché de BAMAKRO à qui j’avais pu sauvé la vie grâce à mes amis yankees. Ces derniers étant les seuls capables d’arrêter la folie meurtrière des congolais, car les congolais avaient peur des yankees. Quand j’avais fait appel à mes amis Yankees pour protéger le Grand Divy, toute la meutte des congolais qui s’en prenait aux zaïrois s’était arrêtée net et avait rebroussé chemin. Je ne pouvais malheureusement pas à moi tout seul ce jour là, protéger tous les zaïrois. Je vous laisse imaginer le supplice qu’ils ont subi ce jour là, par lapidation et coup de baton. On est dans Brazzaville en 1978-1979. Il fallait être fou pour aller défendre un zaîrois face à la meute des congolais lancé à ses trousses. Et là ce n’était pas des voleurs zaïrois. Mais des paisibles zaïrois qui gagnaient péniblement leur vie en traversant le fleuve pour venir tous les jours vendre au marché de BAMAKRO situé à 300 mètres de mon domicile familiale à TALAS vers le quartie de TEXAS (que tout Brazzavilois connait). Les yankees avaient fait ce jour là à mes cotés, ce que j’ai toujours attendu et que j’ai jamais vu venir de la part de mes frères et soeur congolais. Et c’est ce que j’ai retrouvé ici et qui m’a fait entrer dans ce blog, je ne voyais aucun congolais dire à Alain MABANCKOU que ce qu’il était entrain de faire à son frère et confrère à Gaston KELMAN n’était pas bien. C’est ça qui me distingue de vous les congolais. Et ce depuis ma naissance. Voilà pourquoi je dis toujours que je suis né au mauvais endroit car vous ne pouvez pas me comprendre. Et moi je ne vous comprendrai jamais non plus. Chez vous le patriotisme c’est soutenir son compatriote même dans le crime, la bétise et la médiocrité. C’est pas ma définition du patriotisme.

    Blaise KIBONZI

  58. Posté par Blaise KIBONZI, le 22 mars 2006 à 09:53

    Mbuta Muntu, vos méthodes congolaises je les connais, vous me donnez une belle opportuinité pour vous démasquer. prends 36 masques comme vous le faites d’habitude. Moi je vous affronte sous la même identité depuis 5 ans. On et pas au congo ici. Il n’ ya que des congolais et des corses pour donner du crédit à des gens encagoulées qui donnent des leçons à ceux qui disent des choses à visages décourvert.

    Blaise

  59. le 22 mars 2006 à 12:44

    Blaise Kibonzi est jaloux d’Alain Mabanckou ! Mon Dieu ! Quelle bassesse ! J’en suis écoeurée. Chez nous, en Côte d’Ivoire, ça s’appelle " comportement de Sicobois" ( bidonvilles ou de pauvres bigres se soupçonnent et s’accusent, à longueur de journée, de jalousie.) Comment une personne, qui n’est pas écrivain, peut être jalouse du succès d’un écrivain ? Alors là Boris, tu exagères et tu me choques. On peut être très critique à l’égard d’un homme publique. C’est ce que Blaise fait à l’égard de Mabanckou. Mais d’ici à parler de "jalousie", il faut descendre très bas pour le faire. Je " critique" toujours Senghor en essayant de démontrer que son oeuvre littéraire est méconnue, hermétique etc. Serais je donc jalouse de Senghor. J’ai trouvé que " Le ventre de l’atlantique de Fatou Diome n’es pas extra. Serais je jalouse de Fatou Diome ?
    J’espère que tu me comprends, je trouve très vil le mot jalousie que tu as utilisé pour qualifier l’attitude de Kibonzi envers Mabanckou. Il est critique, c’est tout. Et, il faut le lire avec un oeil neutre pour voir que c’est pas du tout méchant. Comme lui ( et comme d’habitude), je crois que enseigner aux Etas unis ne fait pas du parcours d’un écrivain africain, une success-story. La success story, pour un écrivain, je crois, c’est vendre des milliers et des milliers d’exemplaire, c’est être sollicité par tous et partout comme l’est Alain Mabanckou en ce moment. C’est en cela que réside sa success story et non dans le fait qu’il enseigne " une majorité de balncs" aux états unis. Dongala le fait, Sow Fall le fait de temps en temps ( puisqu’elle a réfusé de le faire à plein temps). Pourquoi ne parle t on pas dans leur cas de success story ?
    Mabanckou est partou aujourd’hui. Et moi, de Dakar, grâce au cable, lorsque je le vois à la télé, je me la joue en disant" tiens, je le connais !") Mais la sagesse élementaire est de reconnaître que les média français font , avec Mabanckou, ce qu’ils ont fait il y a quelques années avec Beyala et tout recemment avec Diome ou Kelman. Et ça passera. Est ce de la "jalousie" ? Non, pas du tout.On veut bien que ça continue pour lui mais il faut qu’on comprenne que ça finira.
    Et aussi, il faudrait qu’on aprrenne à accepterla différence, les critiques, la divergence des points de vue sur ce blog afin qu’il ne deviennent pas réellement un fan club Mabanckou ( que je te vois bien diriger)
    Edwige H.

  60. Posté par MAyombe82, le 22 mars 2006 à 13:11

    Chère Edwige H, tu as écrit : «  Je " critique" toujours Senghor en essayant de démontrer que son oeuvre littéraire est méconnue, hermétique etc.  » Tout est dit : TU CRITIQUES L’ŒUVRE DE SENGHOR ! C’est ce qu’un auteur cherche quelque part aussi ! Et c’est ce que Dany LAFFERRIERE a dit lors d’une discussion le 18/03 à ce salon du livre où je l’ai entendu demander à Rachid ARHAB de parler de leurs livres (à lui, à Alain, à Laurent GAUDE, et à Raphaël CONFIANT !). Que je sache, Alain n’a jamais porté le fait d’enseigner aux USA comme un drapeau ou un bandana sur sa tête. On l’interroge sur la question, il répond. Il n’est ni le 1er (il n’a que 40 ans), ni le dernier (heureusement, ce serait grave). Ce que font les médias Français avec Alain actuellement ne me choque ni de près ni de loin : son travail paie, c’est normal qu’ils s’intéressent à lui ! C’est injuste pour d’autres qui ont peut-être autant de talent sinon plus que lui (c’est quoi le talent ?). Ca passera en effet. L’homme n’a rien d’un vantard, il est modeste. Si certains d’entre nous le portent aux nues, ce n’est que normal. Ça peut être de l’amour, de l’admiration, mais nullement de la vénération. Un exemple tout simple, autant j’ai adoré Verre cassé et African Psycho , autant j’ai eu du mal à finir les Petits fils Nègres de Vercingétorix . Voilà ! Ma soeur, avant de te quitter, dis-moi un peu, combien de critiques de l’oeuvre d’Alain as-tu lu sur ce blog ? @+, M82

  61. Posté par Mayombe82, le 22 mars 2006 à 13:17

    Mon cher D.O.W., juste pour répondre à ta question : CP c’est simplement le site sur lequel est hébergé notre chef du village : www.congopage.com Si t’as un moment, n’hésite pas à venir visiter nos forums, et comme tu as l’air d’être un féru de livres, tu pourras toujours nous faire part de tes coups de cœur sur le forum Culturama et j’ai fait un compte-rendu un peu (trop ?) détaillé de ma visite au salon du livre. Ta critique sera toujours la bienvenu car j’ai bien vu que tu n’es pas un homme de consensus, mais tu le pratiques dans le respect de l’art et des personnes à qui tu t’adresses. Je t’y invite du fond du coeur, frère D.O.W. Bon, le devoir m’appelle ! @+, M82

  62. Posté par Mère Evé de Paris, le 22 mars 2006 à 13:53

    Bizarre oh bizarre, j’avais posté un message ce matin, il n’est pas là... Mystères des couloirs virtuels... Je ne trouverai plus les mêmes mots, mais je disais à l’ami D.O.W. que le frangin Mayombe82 avait enfin posté sur CP (qui veut dire Congopage, ce même espace qui accueille le blog de notre hôte) dans les forums où nous sommes collègues M82 et moi avec quelques autres qui n’interviennent pas ici mais ne se privent pas de lire pour autant. Il nous a partagé avec son talent habituel sa visite au Salon du Livre, à lire ici.

    Parlant de success-story, comme Edwige le fait ci-dessus, je crois qu’on ne verra qu’avec le temps qui laissera dans gravé dans la pierre une trace de son talent littéraire. Pourrons-nous savoir si nos arrière-petits-enfants étudieront Alain à l’école ? Non ! Par contre, Kelman (et je mets de côté mon opinion sur sa production), je suis convaincue que non, tout simplement parce que l’essai qui s’inscrit à un moment M a rarement vocation à la postérité, Discours sur le Colonialisme de Césaire excepté, bien sûr, tout comme certaines œuvres dont le sujet traverse le temps et nous permettent de comprendre l’Histoire.

  63. Posté par Blaise KIBONZI, le 22 mars 2006 à 13:54

    DERNIER MESSAGE ! - sauf interpellation expresse. Je voudrais une fois pour toute lever toutes ces accusations dignement congolaises de ma "jalousie envers Alain MABANCKOU". je vais couper l’herbe sous les pieds de ceux là en prenons cette fois l’exemple d’Henri LOPES. M’accusera t’on aussi de jalousie envers Henri LOPES. C’est risqué ce que je vais faire. Je risque même ma vie. Juste pour bien vous montrer que j’ai rien d’autres contre Alain MABANCKOU que les reproches que je lui ai fait ci-haut. Je rappelle quand dans le passé, je me suis déjà aussi adressé à d’autres écrivains congolais dont MAKOUTA MBOUKOU dont je condamne l’extrêmisme et le terme de "génocide Kongo". Et que je m’étais aussi adressé de son vivant à Sony LABOU TANSI pour déplorer son engagement politiqueque je jugeais partisan (ce point a été longuement débattu dans le sujet consacré à Sony). Venons en à Henri LOPES. Je prendrai d’abord les précautions d’usage en disant que j’ai beaucoup de respect pour ce Grand frère et ce conformément à notre culture africaine. Mais comme je ne suis pas un congolais comme les autres et que JE HAIS les coutumes africaines du mensonge et du non-dit, je me permets de dire mes 4 vérités à ce Grand frère Henri LOPES. Même si ce que je vais dire et qui n’a absolument rien de méchant, sinon qu’une évidence, peut et va certainement - dans le contexte congolais - me coûter le refus à vie du visa à l’ambassade du Congo à Paris car comme nous le savons tous, Monsieur l’écrivain Henri LOPES est ambassadeur du Congo à Paris. Et si jamais je voulais me rendre au Congo, j’utiliserai mon passeport français comme le font 99,99% des congolais titulaires de la double nationalité (allez y comprendre pourquoi ?), pour des gens qui se rendent pourtant sur la « terre sacrée de leurs ancêtres » (comme ils le disent souvent) et dont ils sont si "fiers". L’utilisation de l’autre passeport et notamment du passeport français par le bi-nationaux congolais pour se rendre au Congo, ça aussi, c’est une réalité que les congolais vous cacheront et pourtant tout congolais le sait, tout congolais (à 1% d’exception près, le fait mais on le dira jamais en public). un congolais qui se rend au Congo fera donc le choix de payer 110 euros pour avoir le Visa sur son passeport français. Les congolais disent que c’est plus prudent. A toi qui ne le fera pas, ils te diront "Tu es fou ?". D’ailleurs la consigne qui est donné entre congolais c’est d’aller aussitôt se signaler à l’Ambassade de FRANCE quand tu arrives au Congo. Je parle des majeurs congolais. Des papas de 40-55 ans et non pas des mineures maliennes qu’on punit en envoyant au pays. Et ce sont ces congolais là qui viennent vous chanter les vertus du Congo tout en condamnant le soi-disant "martyre" qu’ils subissent en France. Allez y comprendre. J’en ai vraiment marre des noirs. ça fait partie du fameux "paradoxe du congolais" que je décris si souvent. Bref ! Rentrons dans le vif du sujet : Je suis le seul ici, et le frère Jean-Pierre NKAOULA est le seul à sembler me comprendre parmi tous les congolais ici présent. En effet, je me suis publiquement interrogé ici sur les participations de nos illustres écrivains Henri LOPES et Jean-Baptiste TATI LOUTARD au pouvoir totalitaire du Général SASSOU NGUESSO, au vu (je dis bien AU VU - ne déformez surtout pas mes propos sinon je serai condamné à mort par contumace au Congo), au vu disais-je de la façon que ce régime est arrivé au pouvoir au Congo c’est-à-dire, en marchant sur 300 000 cadavres de congolais (bilan global de SASSOU, LISSOUBA, KOLELAS). Et aussi, de la façon que ce groupe de putschistes qui s’est accaparé du pouvoir en 1997 règne et gère le pays. S’auto-prolongeant à volonté leur mandat à coup de mascarade d’élections. Situation qui bien entendu ne fait que plonger chaque jour davantage le peuple congolais dans une misère insupportable. Sans parler du bafouement par ce pouvoir des droits les plus élémentaires du peuple. NOUS SOUFFRONS ! LE PEUPLE CONGOLAIS SOUFFRE !!!! Et quand vous voyez que des intellectuels et des écrivains respectés tels que Henri LOPES et Jean-Baptiste TATI LOUTARD se rangent derrière ce pouvoir, A T’ON LE DROIT DE S’INTERROGER sans être accusés de jaloux et d’aigris ? (j’ai bien dit qu’on changeait de terrain, je parle plus de MABANCKOU). Le peuple congolais est maso ou quoi ? Doit on continuer à crier "Oyé, Oyé, Soutien !", à Jean-Baptiste TATI LOUTARD et à Henri LOPES sous prétexte qu’ils honorent la litterature congolaise, et que le congolais Henri LOPES joue un grand rôle au Salon du livre à Paris, sans jamais leur poser la moindre question ni critiquer leur participation à ce pouvoir qui affame et abruti le peuple à un degré qu’on a jamais vu de toute l’histoire du Congo ?
    Oui je prends des risques en disant cela que même des politiciesn congolais n’osent pas prendre de peur qu’Henri LOPES leur refuse le VISA le jour qu’ils iront rampé à ses pieds. Vaut mieux dire qu’on est ami d’Henri LOPES, et surtout pas se griller comme le fait Blaise. "Sachons garder les bonnes relations". Et avec ça on veut que le pays s’en sorte. Le comble dans tout cela mes frères et soeurs c’est qu’on a les "pétoches" pour le dire à des écrivains par peur de représailles de leur part vu le pouvoir politique qu’ils détiennent en même temps. L’écrivain qui habituellement dénoncent les dictatures contre les peuples opprimés. Moi ça me rend malade. Le Congo est maudit !

    Blaise

  64. Posté par Mère Evé de Paris, le 22 mars 2006 à 13:57

    Et voilà, les grands esprits se rencontrent, mon cher M82, nous postions en même temps !

  65. Posté par Blaise KIBONZI, le 22 mars 2006 à 15:52

    Edwige, on postait en même temps également et je t’en remercie. Je serais véritablement l’homme le plus malheureux de la terre s’il n’était peuplé que de congolais. De toute façon je me serai déjà suicidé. Quand tu réalises que ce pays est aujourd’hui l’avant dernière d’Afrique juste devant le LIBERIA, il faudra plus dire "methode coué" mais "méthode congolaise". Plus tu t’enfonces plus tu dis que je suis fier. T’inquiète Edwige, ça passera comme tu l’as dit. Et on verra à ce moment là combien de gens seront encore autour de MABANCKOU (le congolais je connais). C’est bien le défilé actuel des congolais au Salon du livre pour aller serrer la main à la STAR qui fait la fierté du pays. Aujourd’hui à part MABANCKOU il n’ont rien d’autres pour s’accrocher. C’est un qui l’a dit ici. c’est te dire l’état de désespérance d’un peuple. C’est comme le Libéria qui s’accrochait à George WEAH quand il jouait au PSG puis à l’Inter de MILAN. Bref ! Personnellement j’attends pas que quelqu’un devienne STAR pour lui serrer la main, c’est même le contraire. Au Salon du livre je fus le dernier à serrer la main à MABANCKOU. Auparavant on l’avait croisé. J’ai dit à la personne qui était à mes coté, "regarde MABANCKOU" on est passé à 50 cm. Il m’a dit mais appelle le. J’ai répondu "laisse le bosser". En principe nous on avait pas à venir ici pour le rencontrer. Ici il doit faire des rencontres utiles pour son boulot. Donc ne le dérangeaons pas. Je pourrais donner ici le nom de la personne à qui j’ai dit cela. Donc je courais pas derrière MABANCKOU au salon. Cependant en 2002, alors qu’il n’était pas encore STAR, j’avais couru jusqu’à VELIZY, traversant tout Paris dans des embouteillages pas possible pour aller assister à la semaine de la littérature congolaise. nous n’étions que 3 noirs ce jours là parmi les auditeurs, le reste de la faible auditoire était blanche. Chère Edwidge, je ne suis pas un passionné de littérature mais ce jour là je n’avais travaillé que le matin et j’avais pris une après midi sans solde (car chez moi je peux décider que demain je ne travaille pas sauf que je ne suis pas payé bine entendu). Donc je suis parti dans l’après midi pour être présent et faire nombre parmi les noirs, et les congolais en particulier. Car je savais à l’avance que mes frères congolais n’y seront pas. Ne se bousculerons pas. Ils se bousculent que quand le succès est là (car tout le monde veut se dire ami de la STAR)ou quand c’est KOFFI OLOMIDE qui exhibent "des filles en position de tir". Je me souviens qu’à VELIZY, Mère Evé était aussi présente ce jour là. on s’était donné rendez-vous là-bas. Avec la fidèle des fidèles Swazz. Coté congolais nous étions Francis et Charme. Les autres c’était tous des écrivains ou des congolais du milieu. Alain MABANCKOU n’était pas encore STAR, le chef de file semblait être DONGALA. il ya vait aussi CONGO-BEMBA, Henri LOPES, qui intervenait ce jour là. Alain MABANCKOU était le plus jeune. je l’avais trouvé sympa. Il était habillé cool, il avait l’envie. Il avait la pêche et le dynamisme de la jeunesse. J’avais serré sa main ce jour là, et lui souhaitait de gravir encore d’autres marches. il l’a fait. Bravo ! Il ya 4 ans, j’avais dans la poussière de Brazzaville serré la main d’un autre jeune congolais. pas STAR non plus. Il s’agit du jeune poète Hugues ETA que personne ne connait encore sauf moi qui en parle sur tous les forums internets congolais. Et qui vend son 1er recueil de poèmes à des amis. Mère Evé en a acheté d’ailleurs, Francis LE HERISSE, aussi, Charme aussi, Swazz (décidement) aussi. J’ai même démarché l’Harmattan pour laisser en dépot vente quelques exemplaires de ce 1er recueil de poèmes du jeune congolais Hugues ETA préfacé par le congolais RDC MUKALA KADIMA NZUZI. Voilà ma chère Edwige, le "portrait robot" du jaloux congolais. Quand je te dis que les congolais sont des gens qui marchent la tête en bas les pieds en l’air. Et quand ils te voient venir en position normale, ils te disent "hé regarde c’est comme ça !". Et quand tu leurs dis que c’est pas comme ça, ils te disent "Mais regarde on avance !". Sans même se rendre compte qu’ils iraient plus vite, et s’économiserait s’ils se mettaient simplement à l’endroit pour avancer.

    Blaise

  66. Posté par Blaise KIBONZI, le 22 mars 2006 à 16:22

    Cher MAYOMBE82, relis toi et vois toutes les insultes que toi tu as proféré à l’encontre de Gaston KELMAN ici. Nous, personne n’insulte MABANCKOU. On critique ! Pas le succès non plus. Alain MABANCKOU a droit de savourer son succès, sauf qu’il vous a livré Gaston KELMAN ici exactement pour les mêmes motifs que vous êtes entrain de l’applaudir : record de vente (allusion au Compte bancaire), omi présence à la télé de Gaston KELMAN. C’est Alain MABANCKOU qui vous distilait tout cela ici. Quant à la success hystory à l’américaine, Edwige t’a bien répondu. Non Alain MABANCKOU ne s’en est jamais vanté. Mais vous êtes nombreux à le mettre en avant ici (même dans le débat sur "l’impasse", qui faut l’un des débat les plus passionnant ici). La presse aussi s’y met. cela veut dire que vous n’avez rien compris de comment marche le système américain à e niveau là. On peut vous l’expliquer si vous voulez. ne faites pas de la mystification la dessus. Que diraient donc les maliens avec MODIBO DIARRA qui a envoyé et téléguidé un Robot sur Mars avec l’un des plus gros budget de l’hitoire de la recherche. MODIBO avait un Doctorat soutenu en FRANCE, il trouvais pas du boulot en FRANCE, il est allé aux Etats Unis il a trouvé un boulot. Prenez même une vache collez-lui une étiquette Doctorat sur le dos, elle va se faire embaucher par les américains jusqu’à ce qu’ils s’en aperçoivent par le fait que la vache ne peut s’asseoir sur la chaise de son bureau. C’est ça qu’il faut expliquer aux jeunes noirs des banlieues françaises, à qui on dit que les gros diplômes ça sert plus à rien. On leur ment. Dites leur plutôt passez vos diplômes et si on veut pas de vous en FRANCE, allez aux Etats Unis, au CANADA, ils n’attendent que ça. C’est compliqué de dire la vérité aux gens ?

    Blaise

  67. Posté par Mère Evé de Paris, le 22 mars 2006 à 17:16

    Ah non, Blaise, ta mémoire te joue des tours ! Il y avait peut-être bien eu des embouteillages pour arriver à Vélizy, mais je n’étais pas de la visite, à mon grand regret d’ailleurs ! J’avais lu le compte-rendu sur Congopage à l’époque...
    Pour ce qui est de la fréquentation des salons littéraires, je crois qu’il faut redonner aux choses leur juste mesure. Le Salon du Livre avec pour thème la Francophonie, c’est un événement unique et il est naturel qu’il attire tant de monde... Mais j’ai croisé bien des Congolais aux Salon du Livre de l’Outre-Mer à l’automne dernier, ou encore au Salon du Livre Africain à l’UNESCO en avril il y a un an... Comment comparer ces rencontres avec un événement en semaine dans une FNAC de banlieue ?...

    Et puis, un petit mot, Blaise, je ne veux pas entrer dans des débats stériles, mais tu parles d’insultes de la part de M82 à l’égard de Kelman. J’aimerais bien voir parce que c’est un garçon d’une courtoisie infinie. Ensuite, tu peux admirer et te trouver en accord avec les idées de qui tu veux, mais ce serait bien aussi que tu admettes la réciproque à l’égard des autres. Tiens, le premier accrochage qu’il y ait eu avec Kelman sur ce blog, c’est moi qui l’avais eu avec le concerné, quand il est venu médire sur Odile Tobner et lui attribuer une "larmoyance injurieuse à l’égard des Noirs", propos sur lesquels il avait ensuite maladroitement présenté des excuses, dans le fil sur l’essai Négrophobie. Mais tout de même, même quand on est opposé sur les idées, doit-on aller dans les déclarations avec une telle violence et virulence ? Dans les attaques personnelles ? Reprenons-nous les amis ! Ce qui nous réunit ici est plus grand que les désaccords qui nous divisent, Ah ! ego, quand tu nous tiens... Mais non, on n’est pas dans le débat de la Star Academy où on se divise pour une chanteuse de variété à trois sous ! A défaut d’être tous Bac + X, nous sommes tous férus de culture et de réflexion sur notre monde, n’est-ce pas ?

  68. Posté par Timba Bema, le 22 mars 2006 à 17:54

    Chers amis, si vous me permettez, arrêtez les vitupérations de ménagères et les charivari de laudateurs. Critiquez plutôt l’oeuvre de A.Mabanckou. Merci de votre compréhension.

  69. Posté par Bakima, le 22 mars 2006 à 17:56

    Quelle brillance ma chere Mere Eve de Paris ! Oui ce qui nous reunit est plus fort que nos desaccords, nos ego. A Blaise je dis et repete que t’as une capacite d’analyse au dessu de la moyenne, mais de grace, essaies d’inclure le CONTEXTE dans tes analyses ou tes critques. Je ne pense pas que tu sois jaloux de notre hote. Pour quelles raisons devrais tu l’etre ? Mais a la lecture de tes postes d’hier, tirant par exemple la comparaison avec Dongala, je me suis dis, qu’est ce qui arrive a l’ami Blaise ? Enfin Boris, Alain est suffisament adulte pour se defendre, meme si je reconnais que tu es tout aussi libre de le defendre.
    Je vous aime toutes et tous.
    Mathieu

  70. Posté par Blaise KIBONZI, le 22 mars 2006 à 18:21

    Mes excuses Mère Evé , tu n’étais pas à VELIZY. Swazz y était c’est sûre, elle s’était fait dédicacer du DONGALA, et Charme avait obtenu une dédicace d’Henri LOPES pour Eliane sur le "Lys et le flamboyant". Excuse moi Mère, j’ai mélangé avec certaines images du samedi dernier. L’évênement d’il ya 4 ans à VELIZY avait lieu en semaine, tu l’as dit Mère Evé. Hé oui, j’avais pris une après midi sans solde et chez un gros client donc manque à gagner énorme pour ma petite poche avec laquelle je nourris mes fille et ce pour aller voir et encourager ceux dont on me dit aujourd’hui que je suis jaloux. Vous voyez comment sont les congolais ? Alain MABANCKOU n’était pas encore une STAR. "Les petits enfants nègres" venait de sortir. Nous étions 3 congolais dans l’assistance ce jour là. Non Mère Evé, la culture c’est pas ma passion. Ma vraie passion à moi c’est le foot et mon Dieu s’appelait Diégo Armando MARADONA "El Pibe del Oro". Mais même au foot les congolais sont aujourd’hui les derniers de la classe. Il n’y a que le LIBERIA qu’on arrive à battre encore. J’ai perdu définitivement une amitié avec un ami congolais devenu chef au pays car, en visite en FRANCE je lui avais dit que "le football congolais était dans le coma depuis 26 ans". Il n’a pas apprécié ses propos anti-patriotiques. Et depuis il ne m’adresse plus la parole. Je vais les perdre tous. mais en même temps ça me permet de savoir qui sont les vrais amis. Il s’attendait peut-être à ce que je lui dise "Oyé, Oyé, Soutien !". après qu’il m’est annoncé que le Congo avait perdu 1 but à 0 seulement. D’ailleurs depuis qu’on est faché, lui aussi m’accuse de jalousie car il est chef au pays. Il m’a même dit "Le jour que tu viendras à Brazza, je te prends, je t’heberge, je te nourris, je te paye tout". Ce qui chez nous correspond à une insulte. pour me dire que je suis rien devant lui. Le pire c’est qu’ilest capable de le faire. Il le fait d’ailleurs avec d’autres amis qui vont au pays. Et avec lesquels il est pas faché pour bien montrer à Blaise ce qu’il perd. Lui qui ne fait que critiquer. Alors qu’eux ont réussi à redresser un pays qui a été totalement détruit par la guerre. "J’aimerais bien voir ce qui a été redressé", là ça a été pire. J’ai cru qu’il allait sortir un fingue. Un véritable dialogue de sourds. Qui se conlut comme toujours par "Blaise est jaloux" de la réussite des autres. Instaurez une vraie démocratie, libéralisez au congo et on verra qui est qui. On se connait de toute façon les gars.

    Blaise

  71. Posté par Boris, le 22 mars 2006 à 18:23

    Mayombe,
    J’ai lu avec delectation ton beau papier sur ton passage au salon.Merci c’etait rafraichissant et surtout enrichissant.

    Edwige H bois de l’eau et sois calme ma chere.Que ca te plaise ou pas, la success story d’Alain M (dont je ne suis pas l’auteur)inclu bien aussi le fait qu’il enseigne aux USA. Pourtant c’est vrai qu’il n’est pas le seul,qu’il n’est pas le premier mais chacun son parcours dans la vie.
    Et puis pourquoi souhaiter ou predire deja que ca finira un jour alors que ca ne fait que commencer ? arrete de jouer aux oiseaux de mauvaise augure. Chacun son etoile dans la vie, le talent n’est pas tout.
    Je ne comprends cette capacite a vouloir reduire le travail des autres ou encore a l’admirer avec des "oui mais". quand on admire une femme on dit juste :"elle est belle", on ne dit pas :"elle est belle mais elle pete trop". Alors arretons ca. Si c’est pour une critique de fond, allons-y, mais si c’est pour analyser et critiquer les avis et opinions d’individus ca ne sert a rien. Car voyez-vous l’autre qui se met maintenant a accuser le pauvre Mayombe gratuitement,n’est ce pas pathetique.
    Edwige H, moi je defends A.M parce qu’il fait de la belle litterature qui commence a etre reconnue. Ce n’est pas parce qu’on partage des petits fours ensemble.J’aime ses romans et c’est tout. Comme le magazine Forbes publie chaque annee la liste des plus riches du monde et le Times celui des personnalites les plus influentes du monde, AFrique Magazine publie depuis quelques annees celui des gens qui ont marque l’annee ecoulee. Et parmi les 15 personnalites citees l’an dernier figurait Alain Mabanckou. Oui, je serai pret a diriger un fan club Mabanckou,parce ce mec c’est mon modele, il est entrain de reussir et il reussira car l’oeil attentif de sa mere veille sur lui la-haut.
    Mere Eve, tika na yo, noki bakoloba yo pe...
    Et comme tu le dis si bien ma soeur, nous ne sommes pas des bac machin mais la culture c’est notre dada,alors qu’on ne nous trompe pas.
    Je termine en reaffirmant que le train Mabanckou est en marche et personne ne le fera derailler tant qu’il n’arrivera pas au terminus.

  72. Posté par Boris, le 22 mars 2006 à 18:36

    Bakima, ne me fache surtout pas mon frere. Tu crois qu’Alain a le temps de se meler a nos bassesses ou a la "jalousie" mal placee de quelques negres qui s’attardent sur des details futiles alors qu’ils n’ont rien a dire sur le fond ? J’ai le droit de defendre Mabanckou parce que c’est un personnage public, comme il y a des gens qui defendent la musique de Johnny, le prouesses de Zidane, ou encore la rumba d’Olomide.
    alors ne me dit pas de ne pas le defendre. Et puis je ne le defend pas en disant qu’il est beau,je le defend en disant qu’il ecrit des beaux livres alors arrete,please !

  73. Posté par Blaise KIBONZI, le 22 mars 2006 à 18:40

    Tiens à propos de Jalousie. Regardez ce livre :

    Blaise TCHIKAYA : "Que sais-je : Droits international des télécommunications". Editions PUF.

    Ce Monsieur là, enseigne le Droit dans une Universitaire Française et est en même temps Avocat au Barrot de Paris. C’est notre génération on a tous étudié au Congo fait des doctorat en FRANCE. Mais c’est vrai ce genre de personne ne fréquentent que rarement le milieu congolais car dans les milieux congolais tu ne peux pas avancer, tu ne peux que regresser. Tous me disent "Mais Blaise qu’est ce que tu fous encore là-dedans". Demandez même à ceux qui étaient avec moi à Poitiers, il y en a un (congolais) qui tient un labo de biologie aux Etats unis depuis les années 89. N’est ce pas mes amis de POITIERS ? Donc sur le cul quand je vois des congolais s’émerveiller encore en plein 2006 devant un poste aux Etats Unis. Ceci dit les ETATS UNIS restent la mecque, le temple de la recherche scientifique. Je dis bien recherche scientifique. Faut pas confondre ni faire de l’amalgame. Tout chercheur scientifique (je dis bien scientifique) rêve des Etats Unis. C’est comme pour un joueur de football allez jouer au REAL MADRID en Espagne. Ronaldhinio ne joue pas au Chicago. Même pour tout l’or du monde il ira pas. Sauf Pele à la retraite accepta de jouer au Cosmos pour une montagne d’argent. Avez-vous compris ou vous voulez que j’explique en lingala ? Rien à voir avec la jalousie, on vous explique les choses pour que vous compreniez. ça fait partie des devoirs d’un BAC+10.

    Le "Que sais-je" de Blaise TCHIKAYA repondait à un appel d’offre fait par l’éditeur. Il y avait eu plusieurs concurrents dans le monde et c’est son manuscrit à lui qui a été retenu pour édition et publication. C’est un petit frère en âge.

    Blaise TCHIKAYA ne me dira jamais que je suis jaloux de lui parce qu’il a écrit un livre qui s’est bien vendu. Quoi ? pardon ! il passe pas à la Télé et n’accorde pas d’Interview dans le monde. Ha ! d’accord, son livre restera néanmoins dans la postérité car il est l’un des tout premier à avoir abordé le sujet à l’aube de l’explosion du WEB.

    Quoi ? Pardon ! ici on parle des romans. Excusez-moi. Bonne continuation les amis.

    Merci BAKIMA. Merci TIMA BEMA : "parlez de l’Oeuvre" dis-tu ? N’est ce pas ce que je demandais aux pom-pom girls de MABANCKOU ?

    Je passerai vous lire....sur l’oeuvre.

    Blaise

  74. Posté par Blaise KIBONZI, le 22 mars 2006 à 19:56

    Mon frère BAKIMA , je veux partir d’ici proprement c’est pour cela que j’explique exemple à l’appui ma pensée. Ce que tu dis sur le fait que j’ai évoqué DONGALA montre que tu m’as pas compris mon frère . Je t’explique : J’ai assisté à la présentation de DONGALA et malgré qu’on nous chassait presque déjà de la salle car d’autres intervenants allaient prendre la place, il y a eu 2 questions dans la salle dont la mienne. Il y a des témoins ici présents qui pourront vous le confirmer. J’ai posé à DONGALA une question qui me trotte dans la tête depuis que j’ai lu "Johnny chien méchant". J’étais curieux de savoir comment son roman a été perçu coté congolais d’une part et coté non congolais de l’autre (question que j’avais déjà posé il y a 2 ans sur le forum CULTURAMA de Congopage sans recevoir aucune réponse). DONGALA m’a répondu sur le témoignagne qu’il avait reçu de 2 lecteurs non congolais (européens). Il m’a pas répondu sur les lecteurs congolais (ou Africains en général). Tout de suite j’ai regretté auprès de la personne qui était à coté de moi (et qui nous lis ici) le fait qu’Emmanuel DONGALA n’ait pas répondu sur la perception africaine du roman. SURPRISE !!!! au moment de sortir de la salle, j’ai été interpellé par une jeune dame noire qui était à l’autre bout de la salle. Elle m’a dit "Monsieur attendez-moi, j’ai bien compris le sens de votre question et j’aimerais en discuter avec vous".
    SWAZZ nous lis ici, elle pourra en témoigner. Alors chemin faisant dans les allées du salon (tu vas encore dire que j’ai le moselebende - rires), cette charmante jeune dame qui me déclinera sa nationalité gabonnaise me dira ce qu’elle avait ressenti après la lecture de "Johnny chen méchant". Elle me dira ensuite qu’elle n’aurait jamais cru qu’une telle horreur ce soit passée dans ce pays voisin qu’est le Congo. Mais j’avais en tête les images du LIBERIA donc j’ai cru au roman de Monsieur DONGALA en le prenant comme un documentaire. Les mots sont de cette jeune dame gabonnaise. Tu comprends BAKIMA ? Plus tard après sa séance de dédicaces, on croisera DONGALA dans les allées du Salon. Il était tout seul (c’est vrai que lui c’est pas une comete qui traine une longue queue derrière). Je l’interpellai en lui disant Monsieur DONGALA vous n’avez pas répondu au 2ème volet de ma question (Mère Evé était présente à ce moment là). Et c’est là qu’enfin DONGALA me donna une réponse. Visiblement il n’avait pas de feedback des lecteurs congolais mais il nous dira. Que voulez-vous, par rapport à ce qu’a été la réalité, les congolais diront que ce qu’il y a dans mon roman "c’est rien". "Alors que chez les occidentaux ils ont du mal à croire que cela s’est passé réellement au Congo". "Dire que j’avais enlevé plein de choses horribles. J’ai pas tout dis" . Cette réponse de la bouche de DONGALA lui-même m’avait satisfait car c’est exactement le sentiment que j’avais eu à la fin de ma lecture de ce roman il y a quelques années. Et j’embatais déjà même Swazz à l’époque pour lui arracher ses impressions. cher frère BAKIMA, mon souci à moi depuis que j’ai lu ce "roman" extraordinaire a toujours été de savoir comment emmené la lecture de "Johnny chien méchant" auprès des jeunes lecteurs congolais et leur faire comprendre les leçons que nous devons en tirer. N’oubliez pas que dans le cadre de l’opération d’envoie des livres au Congo que j’ai déclenché ici (pardon) que nous avons organisé ici, sur le blog de MABANCKOU, on a envoyé aussi du "Johnny chien méchant". Tu vois mon frère, mes intentions sont autres que ce que tu penses. Tu vas pas toi aussi commencer à me dire que je veux opposer MABANCKOU à DONGALA. Mais arrêtez bon sang !!!!!

    Blaise

  75. Posté par Blaise KIBONZI, le 22 mars 2006 à 20:19

    T’as vu BAKIMA ? C’est tes camarades du fan-club qui sont dans des futilités. Moi je suis dans les profondeurs de la question. Mais un congolais ne peut pas comprendre ma démarche.
    Or si on pouvait faire cette démarche pour chacune des oeuvres des auteurs dont nous apprécions les oeuvres ce serait interessant. Avec ça nous accompagnerons les lectures au Congo. Car pour moi l’Opération livres des auteurs africains pour le Congo ne s’est pas terminé avec l’envoi des livres. Nous devons accompagner ce travail sur le terrain. Pour éduquer nos frères et soeurs. Nous auto-éduquer nous mêmes. Que nous voyons ce mal que nous nous faisons à nous mêmes. Sinon pourquoi les DONGALA, les MABANCKOU auraient-ils écrit sur ce theme des geurres qui ont secoué le Congo (par exemple) ? Les enfants soldats ("Petits fils nègres de Vergentorix ?"). Est ce à but thérapeutique personelle ? ou pour témoigner simplement auprès des blancs qui les lisent et empocher quelques euros au passage et être vu à la télé française ? faire signes aux pom-pom girls qui secouent des machins et lèvent les jambes en l’air ? Voilà les seules vraies questions qui m’interessent ici. Voilà pourquoi je me suis battu avec vous pour qu’ensemble nous envoyions ces livres au Congo. Voilà pourquoi nous continuons à nous battre pour accompagner la lecture de ces livres au Congo. Alain MABANCKOU a participé avec nous dans cette opération à même hauteur que toi BAKIMA. Mère Evé aussi à participer comme quelques autres ici présents. Tu as la liste complète BAKIMA. Blaise KIBONZI ne vient pas ici pour se faire aimer (sauf de Binetou FALL bien sûr et j’y tiens), ou enquiquiner des gens. Mais je viens pour chercher des idées, des solutions des moyens pour faire avancer certaines petites choses dont nous congolais sommes incapables de faire. Et je veux aussi que le congolais change. Si le congolais n’étaient pas aussi minables, et aussi médiocres on en serait pas là. Chez nous envoyer 150 livres à Brazza relève de l’exploit. Je vous ai dit qu’en pourrait envoyer des livres en flot continue au Congo. je ne recherche aucune gloire à ça, sauf que JE VOIS QUE PERSONNE NE LE FAIS (coté congolais) et on passe le temps à se plaindre à discuter. Depuis 20 ans que je suis en FRANCE j’entends les mêmes choses chez les congolais. Voilà pourquoi j’ai pensé cette association qui m’a pris 10 ans de réflexion. Et j’avais demandé au congolais de m’accorder 5 ans pour implanter cette association au Congo. Je rentre dans ma 5ème. J’ai 36 000 idées que je pourrai exploiter pour vous, pour faire arriver des tas de livres au Congo en flot continue, des ordinateurs etc.... Mais envoyez des livres, des ordinateurs au Congo pour en faire quoi ? Sur le site de NOUVELLE ELITE notre ami Ndoi a posté une information parlant d’une rencontre entre DONGALA et des élèves d’un collège ayant lu un de ses livres en classe. Pourquoi on ferait donc pas la même chose pour le Congo ? pas seulement pour lire du "johnny chien méchant" mais aussi "les petits enfants naissent des étoiles", du "Verre cassé", etc.... L’auteur n’est même pas obligé d’y allé. On peut travailler avec lui sur ce qu’il veut transmettre aux lecteurs là-bas. C’est ça qu’on peut faire avec MABANCKOU, quand on a la chance d’avoir un écrivain de talent comme lui et si communicatif pour transmettre sa passion. C’est dans cette optique aussi que Francis LE HERISSE a crée à Brazza les clubs lycéens. DONGALA nous a promis d’ouvrir le lien avec NOUVELLE ELITE, quand il mettra en ligne son site Web. Les auteurs ne seront pas en concurrence (ho ! mon Dieu ) . Le but ne sera pas de décerner des Awards. Gaston KELMAN m’avait dit aussi qu’il reste ouvert. Et c’est surtout pas notre ami Sami TCHACK qui me fermera sa porte. On s’enguelera quand il s’agira boulot, défense des idées car je suis et je reste très exigeant dans le travail. Mais une fois que le travail est terminé, tous vous diront que Blaise c’est le mec le plus sympa de la terre. Ici je bosse. Et quand je bosse je fais pas de cadeau.

    Blaise

  76. Posté par Binetou Fall, le 22 mars 2006 à 21:58

    je voudrais juste te dire, à toi, blaise, toi avec ton bac +10 ou 20, avec la bibliothèque tu as créée à ouenzi, calme-toi. tu étales ta jalousie, il vaut mieux que tu pondes une oeuvre digne d’être débattue ici ou ailleurs et que tu laisses ceux qui ont fait leurs preuves jouir de la reconnaissance légitime (puisque à force de travail ils y sont arrivés) qu’on leur reconnaît. qu’as-tu contre alain mabanckou ? pas un seul post où tu n’essaies de le dénigrer ! te rends-tu compte du nombre de fois où tu le cites dans tes posts ? ça devient de l’acharnement. j’ai honte de répéter qu’à chaque qu’un africain sort du lot, il y en a d’autres qui font tout pour lui enfoncer à nouveau la tête dans la bouse, c’est connu ça. calme-toi, blaise, réjouis-toi du succès de ton compatriote et arrête d’être négatif en ce qui concerne mabanckou. je ne suis pas congolaise, cela ne m’empêche pas d’être fière de mabanckou, un africain qui désormais, représente tout un continent.

    edwide h, te trouves-tu drôle ou un tant soit peu intelligente ?

    arrêtons les commérages et les jalousies, c’est ensemble que nous y arriverons. si j’avais un enfant, je lui mettrais dans sa chambre une photo de mabanckou pour lui prouver que tout est possible dès l’instant où on se donne la peine de travailler et de persévérer. c’est ce que mabanckou a fait. aux jaloux et aux aigris, je dis : faites comme lui et on en reparlera.

  77. Posté par Binetou Fall, le 22 mars 2006 à 22:05

    A vrai dire, tu fais chier, blaise, pour une fois qu’on a un auteur excellent ! j’ai lu verre cassé et je n’ai jamais rien lu d’aussi bon depuis plus de 10 ans. mabanckou est un auteur excellent, que ça te plaise ou non. maintenant, arrête de le dénigrer, à côté, kelman ne pèse pas le poids d’une cacahuète.

  78. Posté par Bakima, le 22 mars 2006 à 22:20

    A Boris et a Blaise. Boris c’est a croire que tu es dechaine a tel point que tu ne prend plus la peine de bien lire les posts des autres. T’ai-je interdit de defendre notre hote ? Non, relis-moi s’il te plait, ndeko. Ce que je ne souhaite pas pour toi, c’est l’etiquette deplacee du president de fan club que certains semble de coller deja, alors que dans le fond ta demonstration est juste. Boris, je ne sais plus quel homme politique francais(VGD ?) disait qu’il fallait laisser les petites choses mourir de leur propre poison. Entre la reputation sans cesse grandissante(suscitee et entrenue par les critiques litteraires) de Mambanckou et les critiques de salons virtuels des bac+100 que nous sommes, les quelles va t-on prendre au serieux ? Franchement... Ce que les non Congolais ne comprennent pas a ce type de critique , c’est que le Congolais n’accepte pas aisement les prouesses de l’autre. Il cherchera et trouvera ce qui ne marche pas chez l’autre. C’est le cas avec l’ecrivain Sony. On debat sur l’oeuvre et l’engagement politique de l’auteur, au lieu de rester sur l’ecriture et la politique, on nous montre comment l’auteur est mort dans les bras d’un charlatan. Et non dans un hopital. Surtout qu’un ecrivain americain avait vainement tente de le sortir de la ! C’est une facon de montrer aux non natifs du Congo, que meme le plus grand ecrivain du pays etait inconsequent devant la maladie, devant la mort. A plus forte raison la plebe que nous sommes ? En d’autres termes, rien de bon n’est jamais venu du Congo, rien ne vient jamais du Congo, et enfin jamais rien ne viendra jamais venu du Congo... C’est cela le Congolais. Surtout que tes amis congolais, profs d’universites qui ne frequentent pas les mileux congolais se demandent pourquoi tu perds ton temps avec ce peuple, le dernier du continent !
    Blaise mon frere, je comprend que peut-etre ta formation de scientifique te garde dans une logique rigide, certainement. Mais crois-moi, un simple commentaire de ton texte d’hier donnera a un ecolier de CM1 de penser la meme chose que moi. Voci un bout de ton texte que je me propose de faire un commentaire. Mathieu

  79. Posté par Bakima, le 22 mars 2006 à 22:21

    (suite et fin)" D.O. W, je termine) : Le dimanche dernier j’avais été à la présentation d’Emmanuel DONGALA (qui lui écrit et vend bien aussi mais ne joue pas les Stars - c’est pas le même âge on va dire). DONGALA qui enseigne aussi aux Etats UNIS (chimie et litterature française) a expliqué clairement à l’assistance (toujours avec sa simplicité et modestie habituelle) " Voici de facon lapidaire le commentaire de ton texte. Ecrit et vend bien aussi, enseigne aussi aux Etats Unis, avec sa simplicite et modestie habituelle. A mon avis, tous les qualificatifs et les adjectifs que tu as utilises montre bien que tu compares Mambanckou a Dongala. Si tu avais verse dans la comparaison de leurs oeuvres respectives ou leurs styles, je t’aurais probablement suivi. Mais la, c’est sous entendu la simplicite et la modestie de l’un et le non dit de l’absence de ces qualites chez l’autre. Un qui lui écrit et vend bien aussi mais ne joue pas les Stars en oppositiona l’autre, etc. Blaise tu aimes dire qu’en tant que geologue, tu savais ou les violences du Congo allaient sortir. Tu as raison, moi et bien d’autres congolais qui avions cru en la democratie ne le savions pas. Eh bien, pour faire comme toi, mes etudes de Lettres m’ont aide a comprendre l’exercice du commentaire de texte. Et celui de ton post d’hier m’a amene a faire le constat que j’ai fais. Y a t-il ici un prof de francais non congolais pour nous aider ? Peut-etre que je me trompe. Je peux continuer a trouver des exemples sur tes posts. Mais cela ne servira a rien. Maintenant, si tu veux quitter le village, c’est ton probleme Blaise, meme si tu manqueras il est vrai au village. Pour ma part, je souhaite que tu restes. Ta critque est utile au conseil du village. Pour ma part, je suis venu dans ce village par le conseil d’un villageoi. Le jour ou je ne me sens plus bien parmi vous, eh bien je hisserai les voiles. Enfin, a propos des violences qui font la trame de Johnny Chien Mechant d’Emmanuel Dongala, je vais simplement te dire que elles ont ramene le Congo quarante ans en arriere. Cela prendra su temps au Congo de se relever de cette barbarie. Mais est-ce le Congo est le seul pays avoir connu la guerre civile ? Ou sont nos freres Ivoiriens ? Par ou sont passes les Liberiens et les Sierra leonnais ? Avant ces pays bien d’autre pays sur le continent comme le Nigeria ou le Cameroun sont passes par les memes experiences. Mathieu

  80. Posté par Boris, le 22 mars 2006 à 22:31

    Oups,ça lui est retombée dessus !!!
    Sans commentaire, il parait que c’est une affaire de couple.

    Bakima ça ne me dérangerait pas ni me generait pas d’etre le président du fan club Mabanckou.Alors te soucie pas pour moi.

  81. Posté par D.O.W., le 22 mars 2006 à 22:52

    Un merci tout spécial à Mère Evé pour la réponse à ma question, pour les infos sur le forum et pour avoir même pris le soin de me mettre un lien vers ledit forum. Le même merci, tout aussi chaleureux, va à Mayombe. Merci pour tes bons mots mon cher Mayombe. Je courrai lire ton compte rendu sur le salon du livre, ainsi que vos coups de coeur. Mais je crains de manquer de temps pour souvent mettre les miens. Enfin, on verra bien...

    Merci enfin à vous deux de résister chaque fois qu’ici on tire le débat vers d’ennuyeuses futilités.

    Bien à vous.

  82. le 22 mars 2006 à 23:02

    Boris,je n’apprécie pas ton " bois de l’eau et sois calme" Respectons nous stp et évitons de nous comporter comme des "gens de sicobois". Je n’ai jamais lu quelqu’un sur ce blog qui n’a pas aimé " verre cassé" ou qui a soutenu que Alain n’était pas un bon écrivain. Alain écrit très bien. Là tout le monde est d’accord.Moi, Blaise, Bakima etc. Y a que des esprits tordus qui se croient ou se veulent, pour des raisons qu’eux seuls savent, seuls admirateur d’Alain Mabanckou. Tu peux te déclarer defenseur d’Alain Mabanckou devant l’éternel mais je n’ai jamais été et ne serai jamais son pôurfendeur. Ce qui m’amuse, c’est qu’ici, le ccf de Dakar à quio je demande depuis un an déjà d’inviter Mabanckou croit que j’ai un intérêt particulier à ce qu’il vienne à Dakar. A peine si les bibliothécaires ne m’appellent pas madame Mabanckou. Et voilà qu’on m’accuse d’en vouloir au Monsieur. C’est drôle.Je reaffirme ce que j’ai dit dans mon poste précédent concernant la success story et le succès médiatique.
    Edwige H.

  83. Posté par Blaise KIBONZI , le 22 mars 2006 à 23:13

    Binetou FALL, on dit exactement la même chose. Tu dis ceci : "j’ai honte de répéter qu’à chaque qu’un africain sort du lot, il y en a d’autres qui font tout pour lui enfoncer à nouveau la tête dans la bouse, c’est connu ça. " N’est ce pas ce que vous avez fait vous même à Gaston KELMAN ?
    Binetou FALL, tu dis que tu as lu "Verre casssé" et que (je te cite) : "à côté, kelman ne pèse pas le poids d’une cacahuète". Tu vois bien chère Binetou FALL que toi-même aussi tu dénigres Gaston KELMAN. C’est cela que je ne supporte pas. D’où ma question est ce que ce blog de MABANCKOU est un fan club où l’on encense MABANCKOU et ceux des ses amis et on doit broyer du sucre dans le dos des autres sans que quelqu’un ne prenne la défense de ceux-ci ?

    Blaise

  84. Posté par Boris, le 22 mars 2006 à 23:28

    Il ya des gens qui me font rire. Edwige H est la première à me traiter de président du fan club de Mabanckou sans que je ne sois vexé, mais il suffit que je lui dise de boire de l’eau et d’etre calme qu’elle veut se facher. Mais voyons ma chere Edwige H un peu de tolérance. Je reprend ce que tu as écris :"Mais la sagesse élémentaire est de reconnaitre que les médias français font avec Mabanckou, ce qu’ils ont fait il y a quelques années avec Beyala et tout récemment Diome et Kelman. Et ça PASSERA."
    Edwige H, pourquoi attends-tu si ardemment que ça finisse ? chacun son étoile dans la vie. Mabanckou ce n’est pas Beyala, ni Kelman. Chacun son parcours. C’est cet afro-pessimisme qui nous tue. Déja tu t’attends a ce qu’alain tombe un jour alors qu’il ne fait que s’installer. Laissons ça.
    Bon puisque tu n’aimes pas l’eau, bois donc du Bissap et sois calme...

  85. Posté par swazz, le 22 mars 2006 à 23:33

    Je suis allée lire les trois articles dont Boris nous a donné les liens. Le premier (celui sur Yahoo qui a lancé la pagaille ) est vraiment dénué d’intérêt. Quel écrivain n’a pas eu besoin de travailler pour vivre ? Cela dit Dongala aussi enseigne la littérature aux States, alors qu’il est prof de chimie ! C’est balot ! et il nous a expliqué ( au salon du livre) comment on est allé le chercher pour cela à sa grande surprise... la conception de l’enseignement là-bas n’est clairement pas celle de la France, même si on peut trouver dommage !
    Mais les lecteurs de ces auteurs congolais qui sont ils ?
    des américains, des congolais ou des Français ????Qui ?
    Dans le papier au Monde, Mabanckou écrit : "Etre un écrivain francophone, c’est surtout apporter sa touche dans un grand ensemble, cette touche qui brise les fontières, efface les races...pour ne plus établir que la fraternité par la langue et l’univers"

    C’est aussi ma conception d’un bon écrivain de littérature ou de poésie, c’est justement celui qui peut être lu par n’importe qui sur n’importe quel point de la planète, et que ce n’importe qui va y trouver quelque chose qui fera echo en lui, va être touché !
    Et je pense que le succès de "verre cassé" est bien là.

    Qu’aux States on traite Mabanckou d’auteur Français ne m’étonne pas (vu de là-bas !)Mais moi j’aimerais savoir comment toi Alain Mabanckou tu te présentes,comment tu préfères et pourquoi ? écrivain Francophone ?, écrivain congolais ? Français ? Noir ? africain ? écrivain tout court ?!

    par contre dans l’article de "courrier international", je ne comprends pas ce que Kelman vient faire parmis les auteurs de littérature à la question de savoir si les auteurs africains n’écrivent pas pour plaire au public français.
    si la littérature , la poésie, la musique peuvent prétendre à l’universalité , est ce que l’objectif d’un essayiste est le même ???
    Maintenant la vraie question en réalité pour moi est de savoir comment faire pour amener les africains à lire la littérature écrite par des africains,
    Comment faire pour que les lecteurs de la bibli de Ouenze par exemple, viennent relever les débats ici et interroger les différentes lectures de tel ou tel...
    Désolée,
    Ma fille n’aura pas la photo de Mabanckou dans sa chambre, je préfère lui apprendre à lire dans ses textes et dans ceux de Dongala, elle y apprendra ainsi en partie l’histoire du Congo .Une photo ça ne dit rien.

    Comme le disait Bakima je crois quelque part, tout ce que dit Blaise est à 99% vrai, même si c’est pas la peine qu’il le dise parce que tout le monde le sait !
    En ce qui concerne les visites à Vélisy ou au salon du livre, c’est à 100% vrai. Je ne suis pas fan de ce qu’il dit, je trouve cela tellement navrant, le problème c’est que ça se vérifie !

  86. Posté par Blaise KIBONZI , le 22 mars 2006 à 23:40

    Binetou FALL (suite) : J’ai lu le "verre cassé" de MABANCKOU (j’y ai pris du plaisir), j’ai lu "je suis noir et je n’aime pas le manioc", j’ai appris beaucoup de choses. Ce sont deux oeuvres qui ne jouent pas dans le même registre.
    TU NE PEUX PAS COMPARER LES DEUX Binetou, toi aussi. Réfléchis un peu. ça m’étonne de toi. mais il faut qu’on vous explique ça, sinon c’est la cacophonie complète comme on voit ici depuis un moment. L’un est dans le roman, l’autre est un essai (d’une clairvoyance qui vous a néanmoins échappé). Comparer "verre cassé" et "Je suis noir et je n’aime pas le manioc", c’est comme si tu comparais "verre cassé" à "Noir dans les camps nazi". JUSTEMENT Binetou, faut pas les comparer. Les 3 sont utiles dans la communauté noire. C’est ce que vous ne comprenez pas. Alain MABANCKOU est un romancier, il écrit par passion et pour son plaisir (et aussi pour notre plaisir) il le dit lui-même. Il ne me contredira pas. Mais je ne crois pas que Serge BILE ait écrit "Noir dans les camps nazis" pour le plaisir. Ni Gaston KELMAN pour "je suis noir et je n’aime pas le manioc". Au contraire, eux ont écris pour nous éclairer. Tu me comprends Binetou ?

    Blaise

  87. Posté par D.O.W., le 23 mars 2006 à 00:01

    Mayombe, j’ai lu vos textes sur Culturama. Hautement savoureuses, tes péripéties au salon du livre ! Quelle aventure ! Et quant à l’ami avec qui Confiant a commis un ouvrage, je crois me souvenir que c’est Chamoiseau et pas Glissant. à vérifier...

  88. Posté par Blaise KIBONZI , le 23 mars 2006 à 00:40

    Binetou FALL (suite) : Je crois qu’il suffirait d’instaurer une règle simple dans ce blog pour que les choses fonctionnent mieux pour tout le monde à l’avenir. Sincèrement je m’excuse d’avoir troublé la quiétude de ce fan club. On était un village avec toutes les petites disputes qui peuvent arriver aux membres d’un même village. Mais donner l’impression qu’il y a des clans dans un même village ne serait pas sain. En tout cas, j’aimerais pas donner l’impression d’y participer. Jalousie, machin....Que voulez vous que je fasse encore sur le blog de quelqu’un dont je serais jaloux ? Le problème est que l’Africain n’est toujours pas prêt à la critique. On est comme nos chefs d’Etat. De toute façon quoi d’étonnant, ils sont du même moule que nous. le moule africain. C’est culturel. Il y a cependant quelqu’un que j’ai beaucoup aimé ici c’est Samy TCHACK. Voilà la nouvelle race d’Africain qu’il faut créer. Samy c’est quelqu’un de très ouvert à la discussion, qui ne prend pas les choses pour des attaques personnelles, qui éclaire sur ce qu’il sait et de plus avec beaucoup de pédagogie. Vous m’avez demandé de mettre de l’eau dans mon vin, mais s’il ait une chose que je peux me permettre vous demander à tous (déjà pour avancer). C’est simplement de bannir définitivement l’insulte. Vous pouvez critiquer n’importe quelle personne ici mais évitez simplement les insultes (surtout pour des personnes qui ne sont pas là). Vous, votre MABANCKOU est là présent, quand nous le critiquons. On le critique en face. Mais apprenez que vous de votre coté s’il vous arrive de critiquer des personnes qui ne viennent pas tous ici et ne sont pas obligés de venir ici. Et quand cela se passe avec le silence complice de votre Maître ça devient très gênant. Car ça se passe dans leur dos. C’est pas élégant. Ici c’est un club d’amis et non pas le site d’un critique litteraire. Essayez simplement d’évitez l’insulte. De dénigrer les autres. ce que vous ressentez vous quand on dénigre Alain MABANCKOU (si tant est qu’on le dénigre) les autres ressentent exactement la même chose que vous dénigrez ceux que nous nous apprécions. Alain MABANCKOU n’est pas meilleur en tout et je peux vous le démontrer. C’est pas parce qu’il aimera telle chose et detestera telle autre que ce qu’il n’aime pas est mauvais et que ce qu’il aime est bon. Et c’est pas parce qu’il donnera tel ou tel avis dans LE MONDE, que tout le monde doit gobber. Sous prétexte qu’on doit être fier d’un africain qui publie dans LE MONDE. Sachez laisser la place à la critique. Si on fuit nos dictatures en Afrique c’est bien parceque la critique est interdite. cependant on peut débattre et critiquer sans insulter ni rabaisser. Je sais que c’est trop demander à des africains. Mais Samy est là en modèle. Inspirez vous de lui.

    Blaise

  89. Posté par Bakima, le 23 mars 2006 à 06:08

    A mon frere Blaise. Avec le decalage horaire et tes longs posts, je me perd quelques fois. C’est tard dans la nuit que je suis tombe sur un texte ou tu me mets dans un fan club. Depuis quand suis-je membre d’un fan club ? Tu ecris : T’as vu BAKIMA ? C’est tes camarades du fan-club qui sont dans des futilités...Ecoutes mon cher frere Blaise, je ne suis pas dans un fan club. Je suis une personne qui est au dessu des chapeles. Pour moi, monsieur Mambanckou fait aujourd’hui honneur aux lettres d’Afrique, du Congo son pays, le notre aussi. Dis-moi que mon commentaire de ton texte d’hier n’est pas objectif, ou que ce j’ai ecrit n’etait pas fonder, je te ferai mon mea culpa. Mais la c’est fort de ta part de me mettre dans un fan club. Mais bon, tu as tes raisons. Portes toi bien. Mathieu

  90. Posté par Blaise KIBONZI, le 23 mars 2006 à 07:19

    Tu me rassures mon frère BAKIMA et je te retire de la liste du fan club et autres pom-pom girls du spectacle MABANCKOU. Mon frère BAKIMA, il faudra un jour sortir de cette culture typiquement africain car c’est excatement ça qui nous empêche d’évoluer. Le problème avec l’Africain c’est qu’on aime quelqu’un tu dois tout aimer de lui et ne jamais rien critiquer de lui. Quand tu détestes quelqu’un, tu dois tout détester de lui même quand il fait des bonnes choses. Toi qui est dans la presse tu dois savoir que les militants politiques congolais se comportent exactement de la même façon avec leur leader politique. Et c’est excatement le scénario que vous êtes entrain de vouloir nous imposer ici. Blaise KIBONZI ne marche pas comme ça, c’est pour cela que tu ne verras JAMAIS MON NOM dans aucune liste de militant politique au Congo. Même pas au MNP (Mouvement National des Pionniers) et JAMAIS une seule fois à l’UJSC (Union de la Jeuanse socialistes Congolaise) et pourtant mon frère, MOI qui te parle, j’ai été de tous les combats ou presque de la jeunesse au Congo. Les FAN clubs c’est bien, mais il faut aussi avoir des gens au dessus de la melée. Mon frère BAKIMA, je te rappelle qu’un des débats les plus passionnant que nous avons eu ici fut le débat sur l’"IMPASSE". Qu’est ce que l’IMPASSE. Ce débat sur l’impasse fut introduit par le chef du village sur une interview accordée par Gaston KELMAN dans un grand journal américain et où il disait qu’en FRANCE nous étions dans l’"IMPASSE". Vous connaissez tous ma sympathie pour la vision KELMIENNE de la FRANCE. Je fais partie de ces noirs i_diots de FRANCE qui a approuvé 99% de ce que Gaston KELMAN dit dans "Je suis noir et je n’aime pas le manioc", devenu mon livre de chevet comme tu me l’avais dit (ou Fabien). Je t’aivais répondu "Tu parles d’un livre de chevet ? LA BIBLE !". Et pourtant mon frère BAKIMA qui déclenche le débat sur l’IMPASSE ??? c’est une fois de plus (j’allais dire), MOI Blaise KIBONZI (désolé pour le MOI). je monte au créneau pour dire QUE JE NE SUIS PAS D’ACCORD AVEC Gaston KELMAN sur ce point. Et c’est là que le débat se déclenche véritablement. Vous, vous êtiez plutôt coté KELMAN en disant qu’il commence à commence à soi-disant comprendre donc il rejoignait le point de vue général des noirs. Moi je vous disais que j’étais très étonné par ces propos de Gaston KELMAN. J’ai même été jusqu’à me demander s’il ne les avait pas prononcés juste pour faire plaisir aux noirs de FRANCE vu les attaques qu’il subies quand il dit le contraire. J’étais le seul à dire ici que la FRANCE n’était pas dans l’IMPASSE et que bien au contraire de nombreuses voies s’ouvraient à elle. Laquelle allait t’elle prendre. Toute la question était là. Et je disais nous NOIRS de France pouvions peser sur ce choix si LA COMMUNAUTE NOIRE DE FRANCE était organisée et savait réellement ce qu’elle voulait. Or les noirs de FRANCE ne savent pas ce qu’ils veulent faute de véritable éclaireur. Alors on nous dit passez là, on va omme des moutons. Revenez là, on revient comme des moutons. NOUS NE SOMMES PAS ACTEURS en France, alors qu’on aurait pu. la communauté magrhébine, elle est en ce moment entrain de peser sur les orientation de la FRANCE et bine souvent c’est elle qui parlent même en cnotre noms. Les noirs musulmans suivant plutôt dans cette direction là-bas. Cet exemple du débat sur l’IMPASSE pour te dire que c’est pas parceque je suis d’accord à 99% avec gaston sur "Je suis noir et je n’aime pas le manioc", comme d’ailleurs mon ami malgache BAC+5 de sont Etat qui me conseilla fortement la lecture de ce livre que j’ai pas droit d’apporter la contradiction à Gaston KELMAN sur d’autres sujets. Et je le ferai même devant lui. Voilà pourquoi les congolais me trouve soi-disant contradictoire, versatile. Parce qu’ils s’attendant à ce que je suive bêtement comme eux une fois que j’ai trouvé mon berger. En 1992, quand je débarquais au Congo, mon propre père fut le premier surpris de me voir ouvertement critiquer LISSOUBA. Alaosr qu’il tenait une Antenne de l’UPADS à la maison. Ce que je faisais déjà en 1990 ici en FRANCE. Je peux l’écrire librement car tout le monde le sait. On m’avait même collé l’étiquette de Pro-SASSOU tout le monde le sait. parce que je m’étais leve dans la salle ici en France en 90 pour dire : "Si c’est ça l’alternance alors gardons seulement SASSOU". Oui j’avais prononcé publiquement cette phrase, alors que le régime de SASSOU était entrain de tomber. les congolais m’ont hué dessus en disant Blaise on l’a démasqué c’était bel et bien un SASSOUISTE d’ailleurs ce bembé qui parle lingala on aurait dû s’en douter. Voilà, la logique congolaise aurait voulu à ce moment là que je soutienne inconditionnellement LISSOUBA ou les courants anti-SASSOU. mais Blaise ne raisonne pas comme un congolais. Le pire c’est qu’un forumier de congopage alla demander à un de ces jeunes hommes politique congolais ce qu’il pensait de Blaise KIBONZI, ce jeune homme politique congolais qui me connaissait bien de nos discussion "politique" en France et qui a occupé et occupe de haute responsabilité au Congo, répondit : "Un cancre !". Venant de la bouche d’un congolais, pour moi c’est un honneur.

    Blaise

  91. Posté par Blaise KIBONZI, le 23 mars 2006 à 07:39

    Zut ! encore un post-à-la-Blaise-Kibonzi. RESUMONS : "Mon frère BAKIMA, il faudra un jour sortir de cette culture typiquement africaine car c’est exactement ça qui nous empêche d’évoluer. Le problème avec l’Africain c’est que quand on aime quelqu’un tu dois tout aimer de lui et ne jamais rien critiquer de lui. Quand tu détestes quelqu’un, tu dois tout détester de lui même quand il fait des bonnes choses. Toi qui est dans la presse tu dois savoir que les militants politiques congolais se comportent exactement de la même façon avec leur leader politique. Et c’est exactement le scénario que vous êtes entrain de vouloir nous imposer ici. Blaise KIBONZI ne marche pas comme ça.". "Les Fans clubs c’est bien, mais il faut aussi avoir des gens capable de se mettre au dessus de la melée".

    Blaise

  92. Posté par Blaise KIBONZI, le 23 mars 2006 à 08:22

    BAKIMA, si tu me permets, à propos d’e DONGALA. Après le bref échange que j’ai eu avec lui dans une des allées du salon. Il a conclu en disant "Merci de m’avoir lu". ça m’a beaucoup ému. Je crois que je n’oublierai jamais cette phrase. Ce moment. Je le revois encore, il était tout seul et partait vers un autre stand où on l’attendait sûrement. Je me suis permis de lui rappeler que nous étions voisins à la Faculté des Sciences à Brazzaville. Lui prof de chimie et moi étudiant en Géologie. Emmanuel DONGALA BOUNDZEKI.

    Blaise

  93. Posté par Francis Le Hérissé, le 23 mars 2006 à 09:30

    Nous sommes rentrés du Salon mardi soir à Rennes avec mon frère Valère ETEKA, Président fondateur de la MJC Brazza qui a donc rouvert la Bibliothèque de Ouenzé et juste avant de partir, nous venions de quitter Henri Lopès, Alain Mabanckou et cet autre jeune homme Boniface Mongo Mboussa qui nous encourage avec Alain depuis le début. (NB : j’ai l’âge de Henri Lopès).
    Et ce matin, je rentre au Village où je trouve le temps de lire - un peu en diagonale - les échanges autour et à propos du chef. Amusante, cette pratique - fort congolaise, me disent ceux-là même qui y excellent - de la palabre un peu cabale mais je ne m’y joindrais pas n’ayant pas la plume assez alerte et percutante pour ces jeux-là. Et surtout je suis un qui apprend tout ce dont vous parlez et je ne saurais prendre position sans me fourvoyer à mauvais escient.

    Je me contenterai d’apporter un témoignage sur la cohérence d’un homme, de ses écrits et de ses propos car, au Salon, j’ai rencontré plusieurs fois le stakhanoviste Alain que tout le monde a fait bosser comme un nègre (tiens, j’ai pas fait exprès !) et il ne m’a pas déçu quant à ce qui nous réunit et que nous défendons ensemble au Village.

    Exemple : samedi, il partageait avec Tahar Ben Jelloun et Bernard Pivot l’amour et l’intérêt de la langue française, mais il regrettait, comme il l’a blogué ici, ce statut de francophonie dont on affuble les écrivains issus (comme les gamins de banlieue, sans doute) de l’émigration, de la colonisation ou d’ailleurs...pas de la métropole quoi ! pour reprendre un singulier lapsus entendu dans la bouche d’un éminent animateur de débat. De même il défendait l’importance de parler et d’écrire les langues maternelles comme le lingala. Et mardi, il était également présent au stand ADPF de la francofffonie quand se posait la question « quels livres pour quelles bibliothèques ? » en Afrique et qu’une Béninoise et un Malien contestaient l’envoi massif et coûteux de nos « dons en désherbages » alors qu’on ne répondait pas aux besoins et à la demande des lecteurs africains de livres en langues locales. Comme à Brazza, lorsque la Commission « Livre » de la MJC décidait de rouvrir la Bibliothèque de Ouenzé, et se donnait comme objectif d’y développer un fonds d’écrivains africains en langue française (ou traduit en français pour les « anglophones » (tiens ! ça ne se dit pas des écrivains en langue anglaise !) mais aussi en langues nationales ou simplement locales (lingala, kikongo, kitouba, lari, vili).

    J’ai aussi vu Alain dialoguer longuement avec l’un des fils du Professeur Dzokanga, enseignant à Langues O’ décédé en 1998 et dont ils poursuivent l’oeuvre dans le site fort riche que voici « http://lingalaenligne.ifrance.com/ ».Et comme Mère Evé avait bien raison de nous ramener à la littérature en nous présentant le site de Bienvenu Sene Mongaba et ses ouvrages en lingala.J’y reviendrai plus tard mais il y aura des ateliers en langues nationales aux « RENCONTRES DU LIVRE VIVANT » que la MJC Brazza prépare pour cet été et où elle annonce déjà la participation de Alain Mabanckou et Boniface Mongo Mboussa.

    Pendant que nous étions au Salon, la MJC Brazza-Bibliothèque de Ouenzé présentait à la Mairie Centrale de Brazza dans le cadre de la francophonie l’expo Senghor de l’ADPF et un arbre dont les fruits étaient 40 photos d’écrivains africains + un stand présentant des livres. Et j’y voyais dans les photos qu’ils m’ont envoyées le « calendrier Mbochi » de Jean OBA BOUYA édité chez Hemar. Dans ces livres, je voyais aussi « Tchicaya notre ami » excellent travail collectif dirigé par Nino Chiappano où j’ai découvert la filiation (Tchicaya U) Tamsi et (Sony Labou) Tansi dans le chapitre Portraits Croisés sur les ambiguïtés et les paradoxes de leur relation.

    Pour clore ce long « post », Nemrod sur France Culture hier matin et Moussa Konaté à France Inter dans l’aprème ne disaient pas autre chose qu’Alain sur le fait qu’écrire en français n’était que naturel pour eux et que cela ne les empêchait en rien de connaître et de témoigner leur identité africaine et leur culture propre.

    D’où, en conclusion, cette impression que je retire de la présence d’Alain au Salon, non pas d’une star encore que si son mérite y a été reconnu on ne peut que s’en réjouir, mais d’un talentueux défenseur de la culture universelle dont la française et l’africaine et sans exclusive des autres...C’est pas ça qui nous réunit aussi ici ?

    NB : vous ai-je dit que j’étais un breton altermondialiste de langue française passant quelques mois de 2006 à Brazzaville ?

    2ème NB : j’ai rencontré plein de gens du Village au Salon dont Blaise et Mère Evé mais je découvre ici que j’en ai raté beaucoup. Hélas 3 x hélas.

    3ème NB : lundi soir, j’ai fait le tour de la Sorbonne encerclée par les « Forces de l’ordre » (sic)
    et j’en ressens une grande tristesse mais j’en garde une égale détermination pour que la justice l’emporte sur le vrai désordre du libéralisme mondialisé - dont l’Afrique est la principale victime.

  94. Posté par Mbuta Muntu, le 23 mars 2006 à 09:39

    Enfin, Blaise Kibonzi, tu te calmes ! C’est bien, mon gars...ça alors !tu as le talent de provoquer les débâts et les passions !!! Olukaka makambo èèè, okozuaààà ! Vanda tranquille, solola bien. Eza biloko ya biso bana mboka.

  95. Posté par Francis Le Hérissé, le 23 mars 2006 à 10:28

    Blaise mon ami,
    une idée que j’ai depuis longtemps et qu’elle est bonne ! Pourqoi tu n’irais pas chercher dans les archives du Village les citations en langues nationales ou locales dont tu as été d’ailleurs un grand pourvoyeur ? Tu en ferais une compil pour les ateliers des RENCONTRES DU LIVRE VIVANT de Brazza cet été. Evidemment, c’est du boulot mais t’es un vrai bosseur comme tu le prouves sur le blog et avec Nouvelle Elite. Et les délais sont confortables jusqu’au début juillet et même que le travail pourrait être partagé avec quelqu’un d’autre...Est-ce que tu suis mon regard, Mère Evé ?
    Je vous embrasse, Francis

  96. Posté par Mère Evé de Paris, le 23 mars 2006 à 11:09

    Bien sûr que oui, Ya Francis ! Je lance aussi des lignes de mon côté et j’ai une bonne nouvelle : l’ami Bernard Mayo m’a donné des nouvelles après que je lui ai parlé des projets pour Brazza cet été, il a promis des exemplaires de ses BD à mettre dans les valises !
    Blaise le connait aussi, notre auteur de BD, et des débats virulents (hélas disparus des archives du Forum Lingala de Congopage) avaient eu lieu entre les deux avant que les centres d’intérêts communs fassent que les divergences se dépassent pour aller dans le sens de la construction, heureusement que pour agir Blaise fait partie des faiseurs comme pour parler il fait partie des parleurs.

    Ne te fache pas, Blaise, c’est avec un clin d’œil que je vous livre le portrait concocté par notre ami Mayo à cette époque, Blaise égal à lui-même ! :-D

  97. Posté par Blaise KIBONZI, le 23 mars 2006 à 15:16

    Mère Evé, comme tu le sais bien, j’ai beaucoup de sens d’humour. En effet, je me souviens de cette épisode où je m’étais pris la tête avec l’ami Bench (congolais RDC) avant qu’on se découvre chez chacun une réelle passion pour lingala au terme de ces échanges houleux qui secoua tout Congopage, entre d’une part les "puristes" du lingala et d’autre part les promotteurs du "frangala".

    Oui l’ami Bench est un faiseur et je souhaite bonne chance à SUKA EPOQUE, même si je suis et resterais plutôt fan du lingala "pur" dont je sais très bien que l’ami Bench a meilleure maîtrise que moi, même si lui préfère vulgariser le frangala. Donc si jamais il me lit lit je lui dis ceci : MASTA NA PESI YO BONJOUR MPE NA FELICITER BINO NA MARQUE YA TRAVAIL OYO BO ZALI KO SALA. BA RESULTATS EZALI KO SE VOIR. NA SOUHAITER BINO BONNE CHANCE MPE YA ZALI PERSUADER KE TO KO SE RECONTRER UN JOUR !

    Francis je prends le temps de te lire et te dis à bientôt.

    Blaise

  98. Posté par Mbuta Muntu Zenga MAMBU, le 23 mars 2006 à 15:50

    Mise au point aux participants de ce blog et de ce site

    Le forumeur Mbuta Muntu qui intervient dans ce file en interpellant Blaise K. est différent de Mbuta Muntu Zenga MAMBU. Je voulais que cela soit clair aux yeux de tous.
    Mbuta Muntu est bien différent de Mbuta Muntu Zenga MAMBU

  99. Posté par Blaise KIBONZI, le 23 mars 2006 à 17:26

    Bonjour Mbuta Muntu. Si tel est le cas, alors je prends en compte tes remarques. En espérant que tu es un vrai mbuta Muntu (vieux sage ? n’est pas ça ce que ça veut dire en langue kongo ?).

    Blaise

  100. Posté par Blaise KIBONZI, le 23 mars 2006 à 18:19

    Cher Francis, j’ai lu ton appel. Le travail que tu demandes, j’ai toujours rêvé de le faire. Mais le pardoxe serait quand même que ce travail se fasse au pied de la tour Eiffel pour être ensuite transporté vers le Congo le vivier même du lingala. C’est un peu paradoxal. Aussi je suis contre ce type de démarche. Moi ce que j’ai toujours voulu faire, c’est la démarche inverse.

    Tu ne me croiras malheureusement pas cher Francis. Il y a 4 ans j’avais lancé un appel à la Faculté des langues de l’Université de Brazzaville afin qu’on me trouve un linguiste qui lui devait faire ce travail sur le terrain. Je le payais en plus. Comme toujours, impossible au congo de trouver quelqu’un de sérieux qui puisse s’engager avec toi dans un tel travail.

    Donc pour ta demande cher Francis, l’idéal serait de lancer un appel au Congo afin qu’on nous trouve quelqu’un qui pourrait faire ce travail. Quitte à ce que je le paye. Ce que je proposais déjà aux congolais il y a 4 ans.

    Blaise

  101. Posté par swazz, le 23 mars 2006 à 22:08

    Bonsoir Francis,
    Dommage que nous ne nous soyons que juste croisés, j’en ai oublié de te dire que nous avions une cassette du "culture et dépendance" sur la francophonie, il ne reste qu’à la dupliquer et elle sera à ta dispo.

  102. Posté par Francis Le Hérissé, le 24 mars 2006 à 07:27

    chacun sa logique, mon cher Blaise et je peux te rassurer : les jeunes des Clubs de lecture lycéens et les adhérents de la Bibliothèque vont être sollicités pour l’atelier lingala et autres langues et le travail se fera bien entre la rue MBochi et le Centre Culturel Sony Lanou Tansi. D’ailleurs ces jeunes hommes et femmes viennent de prouver leur efficacité en montant en moins de 15 jours une expo Senghor et un arbre aux fruits littéraires. Comme quoi la démarche à la MJC n’est pas qu’intellectuelle et on y joue "la tête et les jambes" pour de vrai. C’est bon pour l’Afrique, ça, non ?

    Ce que je te proposais ainsi qu’à Marie Evé, c’était de préparer le chantier au Village à partir des textes par vous "blogués" et pour moi le Village n’est pas seulement sous la Tour Eiffel mais - je crois bien - aux States, au Canada, au Sénégal, en Bretagne et à Brazza même. Ce qui confère à vos citations en lingala une écoute mondialisée donc universelle. C’est pas beau ça pour une langue traitée de "vernaculaire" ? Le seul problème bien concret était d’aller à la pêche dans les archives et c’est plus facile quand on a des penthium X+ et de l’ADSL plein la bécane qu’au pays où on surfe au ralenti dans des cybers à 1000 Fcfa/l’heure.Mais t’en fais pas, on y arrivera...ici et/ou là.

    Bisou Swazz et merci pour la cassette.
    Francis

  103. le 24 mars 2006 à 16:43

    Desolée de revenir sur le débat sur le succès de Mabanackou.J’ai été interpellée plusieurs fois et il faut que je réponde. D’abord à Binetou Fall.
    Merci de penser sans l’oser écrire que je suis bête. Moi, l’injure facile, c’est pas mon verre d’ataya. Tu en as l’habitude et c’est ce que Blaise nous demande d’arrêter sur ce blog.Pour peu qu’une personne n’est pas le même point de vue que toi. Tiens , elle est bête.J’aime bien cette strophe de Don Juan ( de Tristo de Molina) que je soumets à ta reflexion. C’est plus beau en espagnol mais je te la donne en français " dans ce monde de traitre, rien n’est mensonge ni vérité, tout dépend de la couleur du verre à travers lequel on regarde" Voilà, c’est ta méditation pour le week end. Et j’espère qu’à l’avenir, tu cesseras de dire des gens qui ont des points de vue différents des tiens qu’ils sont bêtes.
    Maintenant mon cher Boris.
    J’ai dis, je crois,"Mais la sagesse élémentaire est de reconnaitre que les médias français font avec Mabanckou, ce qu’ils ont fait il y a quelques années avec Beyala et tout récemment Diome et Kelman. Et ça passera." Et tu as compris " Edwige H. attends ardemment que ça passe" Je ne sais pas si "dire " est synonyme de "attendre ardemment". Cette distorsion de mes propos, si ce n’est de l’alchimie, c’est de la sorcellerie.Méchanceté gratuite. Attribuer publiquement à quelqu’un des propos qu’il n’a jamais tenus, juste pour le plaisir de l’affronter.C’est méchant Boris. Par ailleurs, qu’est ce que l’afro pessimisme vient faire dans cette histoire. Ce que j’ai dit relève de l’observation banale, de la sagesse élémentaire et de la philosophie primaire. Observation banale:puisque tu n’aimmes pas les exemples des camerounais, prenons Coelho. Il fut un temps ou il était au sommet. Y avait que lui partout. ça a duré 2 ou 3 ans, et c’est fini. N’empêche, il écrit toujours ses livres philosophiques et n’en demeure pas moins un bon et célèbre écrivain qui signe encore des autographes dans la rue ; même s’il n’est plus autant présent dans les médias. Hier c’était Houellebecq. Aujourd’hui il est sur la pente descendante, n’empêche, il s’est fait ses lecteurs et tout le monde reconnait son talent. C’est ça les média, les journalistes. Toujours à la recherche de l’inédit. ça dure 2, 3 ans et ça passe. Dans un autre domaine par exemple. L’été dernier, on a vu Momo, l’enfant qui avait eu le bac à 14 ans partout. Aujourd’hui, plus personne n’en parle. En octobre, c’était Sofia Otokoré depuis deux mois, c’est Rougui Dia, la noire de chez Petrossian.Demain, ce sera quelqu’un d’autre mais Rougui Dian elle, sera toujours chez Petrossian. C’est comme àa les média. Ou est l’afro pessimisme la dedans ? Et puis la sagesse primaire et la philosophie élémentaire ont assez abordé le thême de l’ascencion, la montagne qu’on gravit, le sommet de la montagne. Je ne vais pas encore m’étaler la dessus : lis Conficius, Lao tseu, Martin Gray, Paulo Coelho, Khali Gibran, Thierno Bokar ( de Hampaté Ba). Tu comprendras ce que je veux dire et ça te fera du bien. Parce que là, je vois que nous ne sommes pas du tout dans la même dimension.Il y a un phénomène qui se passe en ce moment, le phénoméne Mabanckou et j’ai choisi de le regarder avec un oeil qui se veut philosophe, c’est tout. Pour toi, le regard que j’ai revèle mon afropessimisme ; pour Binetou Fall, c’est de la bêtise.Que voulez vous que je dise. ceci dit, ne me dis pas que t’as pas apprécié" le décret de ta nomination au rang de président de fan club Mabanckou" Allez, dis moi que ça ne te plait pas, toi le défenseur unique, attitré, officiel, professionel et autoproclamé de Alain Mab.Je te vois avec ton épée de Don Quichotte dans une main et ton gourdin de Cheikh Ibra Fall dans l’autre, les yeux balladeurs, prêts à t’attaquer à tout les bourgeons d’un anti mabanckouisme ; ou ce qui y ressemble.Mais Boris, tu te bats et te battra toujours comme des moulins à vent. Tu as besoin d’adversaires qui te diront" Verre cassé est un livre nul, Mabanckou n’a aucun mérite etc" Et des gens comme ça, t’en trouveras pas. Alors, tu t’en prends à tout et à n’importe quoi et à des riens.Tu entendras un jour que parlant d’Alain, j’ai écrit " sa voix faussement timide" que ce sera sujet de débat. Tu m’entendras parler de la chemise de gaou qu’il avait porté le jour ou je l’ai vu que tu m’egorgeras. Voilà ou tu en es. Tu es un fanatique. Et moi pas. Pour toi c’est suffisant pour que tu t’en prennes à moi.
    Edwige H.

  104. le 24 mars 2006 à 16:46

    Suite
    tu l’as dit, tu es défenseur d’Alain Mabanckou. C’est toi qui est sur la défensive, donc tendu. C’est donc à toi de te calmer, de boire le verre d’eau ou de bissap.
    Edwige H.

  105. Posté par Boris, le 24 mars 2006 à 20:00

    Ah je t’ai eu ma chere Edwige. Et c’est toi qui vient de sortir le mot la premiere :"Mabanckouisme". Oui peut-etre qu’une ecole comme ca est entrain de naitre qui sait. seul l’avenir nous le dira. Bon je ne veux pas trop revenir sur tes propos.Peut-etre que Bakima (l’expert) pourrait faire un commentaire de texte de ta phrase et tu comprendras que ca plongeait dans l’afro-pessimisme. Mais comme tu le dis ce n’est pas ce que tu voulais exprimer comme idee et je te crois.
    Laisse-moi seulement te rappeler que tes exemples ne s’appliquent pas a tous. Bien sur tu t’appuies sur ceux qui ont eu un succes relatif mais je peux aussi faire le contraire et te dire par exemple Garcia Marquez n’est jamais passe, Ben Jelloun n’est jamais passe,Amelie Nothomb, tout le monde attend toujours les sorties de ses livres avec ferveur, Coetzee, Nadine Gordimer. Par exemple tu as vu comment a ete accueilli Weyergans qui n’a pas publie un livre depuis l’age de la pierre taillee ? Mais attention je ne classe pas Mabanckou dans la meme categorie que tous ceux que je viens de citer. C’est juste un exemple pour te montrer que tous les parcours ne sont pas forcemment pareils. Au foot par exemple Eto’o peut marquer autant de but qu’il veut et etre la coqueluche de Barcelone mais cela ne veut pas dire que le jour ou Milla marche dans la rue avec lui que ce soit lui Eto’o qu’on sollicite.
    Edwige H je peux ajouter a cette liste les Kourouma, les d’Ormesson, les Camara Laye... C’est aussi pour dire que ceux qui se focalisent a construire une oeuvre purement litteraire ont toujours les faveurs du public et de la critique que ceux qui basent leurs oeuvres sur des themes comme l’immigration, le racisme, la dictature qui sont forcemment appelees a passer. Dans quelques annees Le ventre de l’Atlantique de Diome sera demode, la plantation de Beyala le sera aussi, l’interieur de la nuit de Miano aussi (desole de ne citer que des femmes) parce que les themes qu’ils traitent le seront. Mais je ne pense pas que Verre casse le sera parce qu’il privilegie le travail de la langue sans s’appuyer sur des themes specifiques. Voila a mon avis la difference. Demain si Mabanckou nous produit des navets(il n’a pas interet de toute facon)eh bien au moins il sait que Verre casse est un livre indemodable. D’ailleurs je me souviens qu’a l’epoque, juste avant la parution de Verre Casse,Nimrod avait fait un papier sur Africultures allant dans ce sens. Mais le pauvre c’est a peine si on n’a pas lance une fatwa contre lui. Mais heureusement que l’histoire lui donne raison.
    Bref ma chere loin de moi le desir de vouloir m’approprier Mabanckou, il nous appartient a nous tous, son oeuvre atteind l’universel de la creation et c’est que l’on demande aux ecrivains africains particulierement de faire au lieu de nous reecrire tout le temps "En attendant le vote des betes sauvages" que Kourouma et Sony ont deja fait avec brio.
    Bon pour le bissap, je crois qu’il faut que je vienne a Dakar et que tu m’emmennes dans l’endroit ou l’on vend le meilleur afin que nous puissions discuter de tout ca a tete reposee. Et t’inquiete, j’emmenerai aussi ta fiche d’adhesion au fan club car meme si tu n’oses pas le dire en public(peut-etre pour ne pas decevoir Blaise) tu as seulement envie d’adherer,avoue Ko.
    Tu sais l’essentiel dans tout ca est comme tu l’as dit qu’Alain se constitue une base solide de lecteurs et qu’il puisse bien vendre ses livres,quant au reste, eh bien l’eau continuera toujours a couler sous les ponts et des phenomenes et des stars, il y en aura toujours a chaque saison. Allez Shalai sista !!!

  106. Posté par JEAN-MARCEL BIKOUTA NKAOULOU, le 24 mars 2006 à 21:26

    Mon frère Boris, J’ai l’impression que tu n’a pas bien lu mon texte. Je te cite :

    « Jean Marcel,
    D’abord une correction,l’Afrique regorge beaucoup d’ecrivains de talents mais peu d’écrivains visibles sur la scène internationale,c’est ca la nuance.Ceux que tu as cite,tous morts, en plus du talent qu’ils avaient jouissaient de la reconnaissance internationale dont semble jouir aujourd’hui notre cher Alain. »

    Cette correction n’a pas sa raison d’être parce que je ne pense pas avoir dit le contraire de ce que tu dis. Et puis, c’est justement parce qu’ils sont morts que j’ai cité ces écrivains.
    Voilà comment j’avais cité ces écrivains.

    « Ces dernières années, l’Afrique a perdu beaucoup trop de ses écrivains les plus prolifiques, talentueux et génial (Sony Labou Tansi, Sylvain Ntari Mbemba, Amadou Kourouma, Eza Boto ou Mongo Beti...). Alors, le peu d’écrivains qu’il nous reste... De grâce, ne les démotivez pas avec trop d’éloges dithyrambiques. Ne les abîmez pas avec des critiques trop acerbes. Ces deux extrémités sont des couteaux à double tranchant. Malheur à vous si vous appuyez un peu trop fort sur le bouton. »

    JEAN-MARCEL BIKOUTA NKAOULOU

  107. Posté par JEAN-MARCEL BIKOUTA NKAOULOU, le 24 mars 2006 à 21:39

    Lire tu n’as pas (et non tu n’a...)

  108. Posté par Binetou Fall, le 24 mars 2006 à 22:14

    edwide h, réfléchis un peu au lieu de jouer la victime. ce qui est navrant avec ton post qui m’a fait réagir, c’est que tu prédis une fin à mabanckou alors qu’il s’installe à peine. et en plus tu donnes en exemple beyala et kelman, mais ces gens-là ne sont pas finis, ils sont encore là. je ne les aime pas c’est sûr mais ce n’est pas pour ça que je vais leur prédire une fin tout de même ! j’ai même envie qu’ils avancent dans leur domaine (je n’ose pas dire dans leurs c..., je me ferais censurer). et toi tu vas plus loin, tu fais comme si beyala et kelman étaient rangés au fond d’un tiroir et qu’on les avait oubliés, figure-toi que c’est faux, ils sont là. tu les verrais en ouvrant les yeux. et même s’ils l’étaient, en quoi cela concernerait mabanckou ?

    edwidge h, j’ose, pas dire que tu es bête mais que tu es négative et pessimiste, tu es comme tous ceux qui croient qu’un africain ne peut avoir qu’une existence éphémère et moi, je m’insurge contre ce genre d’attitude qui ne nous fait pas avancer. j’ai envie que mabanckou continue à exceller dans son art comme d’autres excelleront dans le leur, comme toi-même tu excelleras dans ton damaine (je ne sais pas ce que c’est mais je te le souhaite) et on finira bien par se tailler une bonne place en tout.

    mon blaise,
    il ne s’agit pas du tout de gober tout ce qui vient de mabanckou. s’il disait des conneries, je serais la première à le ranger dans le rang des kelman et autres mais ce n’est pas le cas. aujourd’hui, je suis une pompom girl de lui et j’en suis fière, je l’ai été de toi avec la bibliothèque de ouenzé, j’en étais fière aussi, je le serai demain pour quelqu’un d’autre qui aura accompli une oeuvre qui me plaît.
    à tous ceux qui restent positifs quant au succès d’un africain bosseur, bravo, si vous avez besoin d’une pompom girl, je suis diponible.

  109. le 24 mars 2006 à 22:54

    Bon,Boris,on commenceunpeu à secomprendre.Quant à Binetou fall,beugue na wakh Ouolof waye moumouma.Donc,j’essaierai de le faire en français. Ce que j’ai voulu dire, c’est que dans 2 ou 3 ans, il n’y aura pas autant de journalistes qui courrrons après Mabanckou. Je n’ai jamais prédit la fin de Mabanckou ni dit que Kelman ou Mabanckou étaient fini. Je dis seulement qu’on les voyait moins dans les media.Et la Borism’a compris, cette absence dans les media ne reduit pas le nombre des lecteurs ou n’entrave pas la qualité de leurs écrits. Binetou Fall, relis moi. J’ai donné les exemples de Paulo Coelho et de Houellebec. Je ne parle pas des africains ni même de Mabanckou. Je parle du fonctionnement des medias, des journalistes qui se passionnent tous un moment pour une personne et après ça passe.C’est l’engouement des medias et des journalistes qui passe. Pas la personne dont il est question. J’ai dit ça finira.Et non il finira C’est le phénomène, c’est l’engouement des médias qui finira et non Mabanckou qui finira. Pour reprendre la belle illustration deBorisavec Eto’o et Milla, voilà : Milla peut être plus sollicité dans la rue que Eto’o mais aujourd’hui, les journalistes ont plus envie d’écrire sur Eto’o que sur Mila. si aujourd’hui, aitv ou je ne sais qui veut faire un reportage sur la success story d’un joueur, ce ne sera pas Mila.Parce qu’ils ont assez parlé de Mila et que Mila ne les interesse plus.N’empêche, ilpeut avoir gardé la même place dans le coeur des sportifs, Eto’o ne pourra jamais égaler ses exploits mais aujourd’hui c’est de Eto’o qu’on parle.Voilà. J’espère que cette fois ci je me suis fait comprendre.
    Edwige H.

  110. Posté par Binetou Fall, le 24 mars 2006 à 23:16

    edwige h, ma la meun, ndax, wolof laa ! réjouis-toi du succès de tes semblables et toi-même, tu sears heureuse. diam ak diam, ma soeur, je t’aime.

  111. Posté par D.O.W., le 25 mars 2006 à 00:08

    Ah, j’aime mieux cette Afrique qui se réconcilie. Finalement, entre Binetou, Boris et Edwige, je sens que ça va se terminer dans un bar quelque part entre le Sénégal, la France et la côte est des Etats-Unis (rires).

  112. Posté par JEAN-MARCEL BIKOUTA NKAOULOU, le 25 mars 2006 à 01:09

    Ah ! Incomprehension, quand tu nous prends ! Heureusement que la reconciliation n’est jamais loin.
    Bravo Binetou et Edwige.

    JEAN-MARCEL BIKOUTA NKAOULOU

  113. Posté par Mère Evé de Paris, le 25 mars 2006 à 01:24

    Oh que je vous envie ces échanges en wolof ! Son rythme et sa musique sonnent si bien aux oreilles ! Ça me donne envie de l’apprendre à chaque fois que je l’entends, et même en le lisant !

  114. Posté par Boris, le 25 mars 2006 à 01:25

    Jean Marcel, merci pour ton explication,desole si je t’ai mal compris.Eh oui c’est pour ca que c’est un village ici, parce qu’on peut se crier dessus, s’insulter,se cracher dessus, mais a la fin l’harmonie finit toujours par gagner le village. Parce qu’a la fin tout le monde est humble. Tu as raison Binetou, moi aussi je serai pret a etre pom pom boy de tout africain qui gagne, qui honore l’afrique. Comme je le suis pour mon compatriote Passi,pour le malien Modibo Diarra (aujourd’hui directeur Afrique de Microsoft),pour le phenomene Drogba, pour la fleche Eto’o,bref pour tous ces africains qui s’illustrent par le travail.
    Edwige puisqu’on se comprend de mieux en mieux ca veut dire que le verre de Bissap est de plus en plus envisageable au pays de la teranga.

  115. Posté par Bakima, le 25 mars 2006 à 04:43

    Binetou Fall, Edwige H et Boris. Kimia ezongui na mboka. Na sepeli mingui. Nkolo azala na bino ! Qu’un villageois traduise pour Fall et Edwige !!!
    Mathieu

  116. Posté par Francis Le Hérissé, le 25 mars 2006 à 08:23

    mbote nayo,

    sur le fait de savoir, mon cher Blaise, d’où viennent les moyens à utiliser en Afrique, je poursuivrai ce débat à l’interne sur le site de Nouvelle Elite après avoir précisé quand même 2 choses :

    1 . L’expo Senghor comme la collection "Notre librairie" sont des produits de l’ADPF qui viennent donc tous les deux de Paris.Pour moi, la question importante, urgente, sine que non est d’abord d’avoir des outils, du matériel - de quoi travailler. Et quand on peut - comme ce sera le cas pour le travail de mémoire que nous allons entreprendre en avril à Ouenzé - on essaie de produire. Mais là aussi le pb restera : les outils, le matériel, l’argent. D’où la nécessité de la solidarité et de son bon usage !

    2 . La République du Congo n’a pas pris le câble optique lorsqu’il est passé en Afrique et notamment à Kinshasa. Mais les Congolais de Brazza surfent qud même sur le Net - simplement c’est lent et cher...et comme, ils n’ont pas d’ordi à la maison pour rédiger les messages à l’avance et se contenter de copier-coller au cyber, c’est pas si facile de bloguer là-bas qu’ici.Mais à la MJC Brazza, nous allons répondre au XXIV appel du fonds francophone des inforoutes qui nous offre la possibilité d’une subvention très importante pour un accès par satellite.

    Et de fait, la logique de chacun de nous - au-delà des déclarations de principe - reste soumise aux contraintes de la dure réalité contre lesquelles il nous appartient de lutter.

    Quant au débat congo-congolais "à propos" d’Alain, il participe tout à fait de l’engouement des médias à son endroit. Pour ma part, je m’en tiens à l’oeuvre que je n’avais pas découverte avec Verre Cassé comme Bernard Pivot en février dernier mais à Brazza l’année précédente avec "Quand le coq annoncera l’aube d’un autre jour" dont nous avions lu quelques poèmes en public avec d’autres de Jean-Baptiste Tati Loutard et Jean-Blaise Bilombo Samba. Et quand à l’homme, sa participation active et critique à la francofffonie a conforté - s’il en était besoin - les motivations de tous ceux et celles qui se battent solidairement pour et avec les africains. Qu’il en soit remercié dans son Village où il n’a besoin d’être ni prophète, ni gourou mais un ami dont l’un des mérites, rappelons-le, est d’avoir initié cet espace où nous échangeons parfois un peu vivement.
    Francis

  117. Posté par Blaise KIBONZI, le 25 mars 2006 à 16:32

    Merci Francis, je t’ai bien lu. Il y aurait beaucoup à dire mais je te répondrai ailleurs. Binetou FALL je t’ai lu aussi. Amitiés à Edwidge H.

    Blaise

  118. le 25 mars 2006 à 18:12

    Ok , prési ( Boris). Vu que je ne suis pas sénégalaise, il faudrait qu’on prenne un bissap authentiquement sénégalais. Tu veux qu’on le prenne chez qui ? Aminata Sow Fall ou Cheikh Ahmidou Kane ? Dans tous les cas, si on prend le bissap chez l’un, on mangera le Tiebou jen chez l’autre. Et après, je t’accompagnerai chez Ousmane Sow. On y prendra l’attaya ( le thé) dans son jardin, au milieu de ses sculptures. Le soir, on ira discuter un peu avec ton
    homo, Boris Diop ( j’espère qu’il sera à Dakar !). Ensuite, le Thiossane la boite de Youssou Ndour. Le lendemain on ira saluer Sembène Ousmane (à son bureau). Après, cap sur Joal, sur les traces de Senghor.Je te montrerai Niodor ( le village d’oû est partie Fatou Diome)... Tu vois ? Y a plein de choses à faire...
    Binetou, ça ne te dirais pas d’être de la partie ? Au moins on nous soupçonnera pas, Boris et moi d’avoir fait autre chose que ce qui est prévu dans le programme communiqué ici à tout le village.
    Ah mon cher Blaise, tu pourrais me traduire ce qu’a dit Matthieu ?
    Edwige H.

  119. Posté par Mayombe82, le 25 mars 2006 à 20:00

    Comme je l’ai déjà dit tantôt, les insultes et les généralisations grossières et gratuites, ce n’est pas ma tasse de thé. Même quand les Congolais (donc moi, ma famille, mes compatriotes qui lisent ce blog et dégouttés s’en vont voir ailleurs si l’herbe est plus verte) sont traités ici pire que la merde, je passe. Même quand les Nègres sont mis dans le même sac et jetés dan le ventre de l’Atlantique, je vais à l’essentiel. Tout ce qui est excessif étant insignifiant par définition ! Merci à Boris, D.O.W. pour vos messages concernant mes périples au salon du livre. Merci Mère Evé pour avoir remis les pendules à l’heure concernant mes insultes imaginaires à KELMAN jeté(sic !) ou livré(sic) en pâture par le pauvre Alain qui se retrouve aujourd’hui au milieu d’un pugilat qu’il n’a pas demandé. Chacun sa route, chacun son chemin. Concernant la comparaison ETO’O-MILLA, je pense d’emblée que le foot et les autres arts (littérature, musique etc.) sont à des années lumière les uns des autres. On peut écrire à 18/19 ans comme Françoise SAGAN et son Bonjour Tristesse, et continuer jusqu’à ce que Dame Nature (ou Dieu pour ceux qui y croient). Dans le foot (ma 1ère passion), le jour où on arrête, même en pleine gloire, on n’existe plus pour les foules des stades, donc pour les médias (ils doivent vendre, il faut les comprendre). Tout au moins comme avant. Place aux jeunes, alors qu’un Jean d’ORMESSON qui a commis son 1er roman en 1956 avec l’amour est un plaisir , est toujours sous les feux de la rampe 50 ans après avec son magistrale une fête en larmes (2005) . C’est le talent qui parle. Mathieu a écrit le 22/03 : écrit et vend bien aussi, enseigne aussi aux Etats Unis, avec sa simplicite et modestie habituelle. A mon avis, tous les qualificatifs et les adjectifs que tu as utilises montre bien que tu compares Mambanckou a Dongala. Si tu avais verse dans la comparaison de leurs oeuvres respectives ou leurs styles, je t’aurais probablement suivi. Rien à redire à cela ! @+, M82

  120. Posté par Boris., le 26 mars 2006 à 00:26

    Edwige,
    T’inquiete pas pour les sous-entendus des gens. meme quand on ne fait rien les gens sous-entendent toujours. Tiens laisse-moi te raconter une pub qui passe en ce moment ici et qui m’amuse beaucoup. C’est dans un avion. Les lumieres sont eteintes et tous les passagers dorment. La dame assise a la place du hublot a envie d’aller au petit coin. Elle essaie de passer sans deranger son voisin (un homme)qui dort. elle ne se rend pas compte que sa blouse est accrochee a son siege.Quand elle arrive entre les jambes de son voisin sa blouse se dechire et elle lui tombe dessus, ne se retrouvant qu’avec son soutien.Au meme moment on rallume les lumieres et tout le monde se reveille en ayant ce beau spectacle sous les yeux.question a 1$:qu’est ce que les autres pensaient qu’ils faisaient ?
    C’est pour te dire qu’avec les gens fais gaffe. Donc Binetou ou pas on peut toujours la faire cette belle excursion que tu me proposes. Et apres s’il nous prend des envies de roucouler, eh bien on dira qu’on aura bu trop bu de Bissap. Dis donc on ne va pas devenir le second couple de ce blog.

  121. Posté par Blaise KIBONZI, le 26 mars 2006 à 06:28

    Très chère Edwige H., puisque tu me le demandes nommément, je vais pas bouder le plaisir. Mathieu a dit : "Kimia ezongui na mboka. Na sepeli mingui. Nkolo azala na bino !", la traduction en français de cette phrase lingala est = "La paix est revenue au village. Je suis très content. Que le seigneur soit avec vous".

    Blaise

  122. Posté par demba, le 28 mars 2006 à 21:20

    Un rebelle nommé Boris Diop Ainsi l’écrivain Alain Mabanckou intitule son article en introduction à ce blog.
    ayant lu la plus part des romans de Boris Diop, surtout les derniers et un certain nombre de ses articles et interviews, c’est vrai que au regard du paysage intellectuel dit francophone bien formaté, on peut considérer que Boris Diop passe en effet pour un rebelle. Mais j’avoue que j’étais choqué par le ton léger, et un peu superficiel que dégagent les lignes de cet article, en plus le titre laisse entrevoir une certaine connotation« folklorique ».
    Certaines réactions d’intervenants dans ce blog laissent un peu perplexe particulièrement ceux qui tirent une certaine fierté d’expériences d’inetellectuels africains en occident au point d’y voir des symboles pour les autres.Quoi de plus normal qu’une personne compétente quelle que soit son origine réussisse où qu’elle soit ? Pour moi ce genre d’attitude traduit un profond complexe (difficile et long à expliquer).

    Quand on fait référence à quelqu’un comme BBD (son œuvre, ses prises de position à l’intérieur comme à l’extérieur de son pays, ses opinions, ...), on n’a pas le droit de le « folkloriser » par des expressions comme : un rebelle nommé.... Aussi sincères soient les propos d’Alain Mabanckou.
    Ce qui est gênant dans ce titre (même s’il plait à BBD) c’est qu’il dénote une certaine ambiguité. Comme s’il est destiné aux fast readers que constitue la grande partie de la société française particulièrement, et même une grande partie des lecteurs africains . Ce sont justement ces attitudes de nos intellectuels que Boris Diop fustige dans ses interventions et dans ses textes.
    D’autre part, à aucun moment, sinon très timidement, Alain Mabanckou, n’a démontré ce que dans la vie intellectuelle ou politique de BBD lui fait dire que c’est un rebelle. Et d’abord rebelle par rapport à quoi, à qui et pourquoi ???? .
    Je n’ai relevé que des expressions qui relèvent du politiquement correct comme : « défendre les cultures africaines, trouver un juste milieu entre les langues....., valorisation des langues africaines....
    En plus considérer que « le cavalier et son ombre » (une très belle œuvre, j’en conviens) est le chef d’œuvre de BBD, il y a de quoi se poser des questions ? après avoir lu tous les romans de BBD et de l’avis de lecteurs avertis, Morambi, kaveena, doomi golo (pour moi c’est kaveena) c’est d’une autre étoffe !!!
    Tirer une fierté du fait qu’un écrivain africain soit reçu dans une émission de Pivot et le considérer comme le modèle,n’oublions pas que ce même Bernard Pivot a fait partie d’un jury qui a récompensé (prix essai France Télévision 2004) Stephan Smith pour avoir écrit : négrologie . c’est grave.
    Comment peut-on tirer une fierté du fait qu’un enseignant noir ait dans sa classe une majorité d’élèves blancs ? où va-t-on ? c’est insensé

    Beaucoup de jeunes et moins jeunes commencent maintenant à se regarder autrement. et ceci non pas grace à des textes du style politiquement correct. Mais à des prises de position et des textes d’intellectuels comme ceux de BBD, de Waberi, de Edward Said et d’autres qui nous aident à nous reconstruire et prendre notre destin en main.

    Demba (fidèle visiteur de ce blog mais j’avoue que je n’ai pas lu toutes les réactions sur ce blog)

  123. Posté par Alain Mabanckou, le 29 mars 2006 à 02:02

    Demba,

    J’ignore pourquoi vous deployez autant d’agressivite dans votre ton et des proces de sorcellerie la ou il s’agit de faire passer les idees. Detendez-vous, ceci n’est qu’un Blog, un village d’echanges...

    La lecture que vous faites de ce papier dont une version est publiee dans le bimensuel Transfuge n’engage que vous, et vous avez le droit de dire ce que vous pensez, c’est le but ici. Mais de grace ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit...
    Par exemple, lorsque je parle de chef-d’oeuvre quant au livre de Boris "Le cavalier et son ombre", je le dis aui conditionnel, relisez, s’il vous plait, mes mots : "...en témoigne le livre qui pourrait à juste titre être considéré comme son chef-d’œuvre, Le Cavalier et son ombre". Cela n’engage que moi, Boris Diop le sait, je le lui ai dit et redit depuis la parution de ce livre magistral dans la construction et sublime dans la trame. Vient ensuite dans mon esprit son autre roman, Les Traces de la meute, paru chez l’Harmattan...

    Pour moi, Voyage au bout de la nuit n’est pas le chef-d’oeuvre de Celine. Je prefere son deuxieme livre, Mort a credit. De meme, je considere que L’Automne du patriarche de Gabriel Garcia Marquez est plus fort que son celebre roman Cent ans de Solitude. Voyez-vous, cher ami, c’est une question de sensibilite...

    Pour le reste, comme vous le soulignez plus haut de facon categorique, je suis parfois leger, folklorique, souvent tres leger. Sans doute ai-je trop lu et "bu" Bukowski, Hrabal et les autres "plaisantains" qui polluent mon existence... Or a la fin, Cher Demba, c’est souvent la legerete qui finit par faire passer les idees les plus serieuses... la ou d’autres choisissent d’aboyer sans etre vraiment des canides !

    Bien a vous

  124. Posté par A. Mab, le 29 mars 2006 à 09:47

    Oups, l’habitude de me gaver de plantains me fait ecrire ci-dessus "plaisantains" au lieu de plaisantins... Et voila !

  125. Posté par JFK, le 6 avril 2006 à 15:29

    En ce moment je suis entrain de lire Kaveena, c’est mon troisième livre de Boubacar Boris Diop que je lis aprés Le Temps de Tamango et Négrophobie en collaboration avec François-Xavier Verschave et Odile Tobner-Biyidi. Kaveena est un roman militant, à travers le portrait de Casteneda on trouve tous le cynisme qu’on les politiciens français qui sont aux coeur de la Françafrique envers les africains. En plus, à travers le roman Boubacar Boris Diop à plus de chance de toucher le lecteur et de lui expliquer les rouages de la politique africaine de la France.

  126. Posté par tarik, le 11 avril 2006 à 17:24

    aprés avoir parcouru les ractions au texte de Mabanckou sur Boubacar Boris Diop, je trouve que c’est positif de la part d’un jeune écrivain de parler en termes positifs d’un autre écrivain africain, c’est louable. car avouons le, souvnt les écrivains se lancent des flèches quand leurs regards arrivent à se croiser sinon c’est le mutisme total, le mépris silencieux etc.... mais d’un autre coté,je partage le point de vue de demba meme si ses propos jugés agressifs par mabanckou. je trouve que le ton de Mabanckou sur Diop est d’un suffisant mal placé.le titre peut faire penser à une annonce d’un film western !!! d’autre part je trouve trés maladroit de la part d’Alain Mabanckou de mettre en exergue par l’image et parle texte, un roman "le cavalier et son ombre" qu’on ne trouve plus sur le marché (merci de me dire où je pourrai l’acheter) et qui, me semble t-il ne reflète pas tout à fait la démarche actuelle de Boris diop si je crois ses propos lui meme et ceux des critiques littéraires.ce que je trouve maladroit aussi c’est qu’au moment où le nouveau roman de BorisDiop "kaveena" sort sur le marché , Alain Mabanckou fait "la promotion" d’un autre roman à savoir le cavalier et son ombre". est ce une maladresse ou une manipulation !!! n’ayant pas encore lu le cavalier et son ombre, je ne peux pas en dire plus.
    tarik

  127. Posté par BP09, le 7 février 2007 à 15:39

    J’aime bien le choc des idées et j’ai pu tirer profit de certaines confrontations qui ont eu cours sur le blog d’Alain.C’est cela,je pense,le plus important quand on suit ce genre de discussions.Sans vouloir revenir sur certaines idées qui ont déjà été developpées dans cet espace,j’aimerais pour ma part dire à Alain combien je suis interessé par la production littéraire de Boris Diop,mais aussi par l’oeuvre de Sony et de lui-même Alain. Je regrette simplement le fait de n’avoir jamais pu échanger avec lui,et ce,malgré ses quelques passages sur Pointe-Noire ou Brazza, où d’ailleurs je vis.Alors je suis entrain de me demander s’il est possible que nous puissions(hormis le blog) échanger sur certaines questions bien spécifiques en rapport avec les trois auteurs que j’ai susmentionnés.

    BP09 Doctorant en littératures francophones à l’Université Marien Ngouabi(Congo-Brazzaville).Domaine de recherche:Boubacar Boris Diop,Sony Labou Tansi et Alain Mabanckou.
    P/S:quelqu’un pourrait-il me donner quelques indications sur B.Mongo-Mboussa qui fait,je trouve,un travail remarquable en matière de critique littéraire ?

  128. Posté par Kagatama, le 21 octobre 2008 à 10:17

    Impossible d’y échapper. Jean d’Ormesson vient de sortir un livre, il est inévitable dans les médias français : Le Grand Journal (Canal +), Salut les Terriens (Canal +), On n’est pas couché (France 2), Vivement Dimanche (France 2), Le fou du roi (France Inter)... Dominique Bona a écrit dans Le Figaro du 09 octobre 2008 « Lire chaque soir une page de Jean d’Ormesson : dans ce temps de crise, c’est le seul remède. Les médecins devraient le prescrire aux Français qui n’ont plus le moral. Les banquiers déprimés, les patrons anxieux et les boursicoteurs mélancoliques retrouveraient leur bonne humeur. L’effet en est immédiat. On est aussitôt requinqué, tonifié et prêt à chanter avec lui que « la vie est belle » - l’une de ses phrases préférées, mais aussi le titre d’un des plus beaux chapitres de son nouveau livre. »

    Pourtant, chaque fois que je tombe sur lui, je me sens mal, et je n’ai pas envie de chanter que « la vie est belle ». Un jour un ami surpris me demanda pourquoi je ne le supportais pas, pour lui il n’était qu’un inoffensif vieil homme cabotin et narcissique. Peu de Français le savent mais Jean d’Ormesson est plus que cela. Il est un pionnier. A l’heure où les premiers touristes de l’espace cherchent des sponsors pour se payer leur rêve, Jean d’Ormesson a été il y a quatorze ans, le premier touriste à aller voir un génocide de ses propres yeux. C’est sponsorisé par Le Figaro qu’il est parti au Rwanda en juillet 1994, escorté de sa « nounou », le lieutenant-colonel Bolelli [1] afin de ne pas manquer le dernier génocide du XXème siècle : l’extermination des Tutsi du Rwanda. Personne ne saura comment cet écrivain a pu convaincre Le Figaro de rejoindre au Rwanda comme « envoyé spécial » les trois grands reporters chevronnés, Patrick de St Exupéry, François Luizet et Renaud Girard que le journal avait déjà sur place.

    A 69 ans Jean d’Ormesson découvrait le Rwanda. Il en a rapporté trois articles publiés les 19, 20 et 21 juillet 1994 dans Le Figaro. Jean d’Ormesson de l’académie française n’épargne pas ses lecteurs de toutes les inepties sur les Rwandais et sur le Rwanda que vraisemblablement le service d’information de l’armée française (SIRPA) lui a gentiment fourni :

    « les Tutsis parlent anglais et swahili. Les Tutsis seraient grands, élégants, rapides, organisés. Les Hutus seraient petits et moins bien physiquement. Il n’est pas impossible que les Tutsis aient des origines nilotiques. Ils rappellent à certains égards le type égyptien. On a pu dire que les Tutsis jouaient le rôle des Israéliens et les Hutus, celui des Palestiniens. On a même avancé, avec un peu trop de subtilité, que les Hutus ne veulent pas tuer - mais qu’ils tuent ; et que les Tutsis veulent tuer - mais qu’ils se contrôlent.

    « Un pas de plus et on passe à la conviction que le FPR, mélange de fascisme, de marxisme et de Khmers rouges, est tout simplement l’ennemi. »

    « S’il faut tirer une leçon du Rwanda, c’est que les hommes sont tous coupables et qu’ils sont tous innocents. »

    Malheureusement Jean d’Ormesson ne s’est pas arrêté au ridicule de ces lignes. L’insupportable a suivi. Lorsque je détourne mon regard de cet écrivain, c’est parce que je n’oublie pas les miens exterminés au Rwanda et que, Jean d’Ormesson de l’académie française, apparemment tout excité par son expérience de premier touriste du génocide, les a gravement insultés en écrivant ceci :
    « Sortez vos mouchoirs :il va y avoir des larmes. Ames sensibles s’abstenir : le sang va couler à flot sous les coups de machette. »

    « Partout, dans les villes,dans les villages, dans les collines, dans la forêt et dans les vallées, le long des rives ravissantes du lac Kivu, le sang a coulé à flots - et coule sans doute encore. Ce sont des massacres grandioses dans des paysages sublimes. »

    Des massacres grandioses dans des paysages sublimes... le touriste Jean d’Ormesson a été comblé. Et en plus il a eu beau temps.


    Les trois articles de Jean d’Ormesson :
    J’ai vu le malheur en marche. Le Figaro, 19 juillet 1994.
    La drôle d’odeur de l’église de Kibuye. Le Figaro, 20 juillet 1994.
    Partir, c’est mourir beaucoup ... Le Figaro, 21 juillet 1994.

    Lire également l’article « Ah oui ! Les Tutsi du Rwanda ! Ces gens qui utilisent le génocide pour justifier leur propre cruauté » de Boubacar Boris Diop paru dans le Quotidien de Dakar et repris par Courrier International le 9 avril 2004.

    [1] Ma nounou est colonel. Avec une efficacité, une patience, une amitié merveilleuse, le lieutenant-colonel Bolelli ne s’est pas contenté de me couvrir de chandails et de parkas, car il fait froid la nuit sous l’équateur à 1500 mètres d’altitude. Jean d’Ormesson, Le Figaro, 21 juillet 1994.

    Nota : La « nounou » de Jean d’Ormesson est une figure des services de renseignement français. Le lieutenant-colonel Didier Bolelli est aujourd’hui général de division, il fut le responsable des opérations de la DGSE (Direction Générale de la Sécurité Extérieure) . Depuis le 18 juin 2008 il est directeur de la DPSD (Direction de la protection et de la sécurité de la défense), l’ ancienne sécurité militaire.

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