Longtemps à la recherche de son identité footballistique ternie ces derniers temps par la succession de mauvais résultats au niveau international, le Congo semble, avoir trouvé avec le choix de Noël Tosi comme sélectionneur national, l’élément d’optimisation qui manquait à un pays aux potentiels foot innés et souvent mal canalisés faute d’organisation. Le bilan(que nous n’avons pas la prétention de faire ici) de cet entraîneur est très prometteur en considération des conditions dans lesquelles il travaille. Ce Monsieur est providentiel pour le Congo. A nous de profiter au maximum des atouts que nous apporte Noël car nous avons la chance de l’avoir avec nous.

Comme dans tous les domaines du développement, la gestion du football en général et celui de l’Afrique en particulier est devenue très exigeante. Désormais nul ne peut réussir dans cette discipline s’il ne tient compte des méthodes scientifiques d’organisation impliquant les évolutions et innovations ayant intervenues ces dernières années. C’est ce qui justifie le recourt aux techniciens étrangers en général et européens en particulier par les responsables du football africain. Mais la présence d’un expatrié n’est toujours pas un gage de réussite car il y a beaucoup de paramètres à tenir en compte entre la politique et la culture du pays hôte.

En ce qui concerne le Congo, notre pays, plusieurs techniciens étrangers (européens) ont défilé à la tête des Diables rouges notre équipe nationale avec les résultats que l’on sait. Nous pouvons citer Goujon,Létard(France)Goran(Yougoslavie),Manfred et Fiker(Allemagne) et un suisse dont le nom nous échappe. Tergiverser aujourd’hui sur la responsabilité des uns et des autres dans les échecs ou les victoires passés du Congo n’a pas d’importance,car les techniciens congolais ne sont pas exempts . Nous savons tout de même que nos résultats ne sont pas les meilleurs. Ce qui nous préoccupe aujourd’hui, c’est notre futur à court, moyen et long terme.
Les nouvelles instances de la fédération ont choisi Noël Tosi que beaucoup d’entre nous ne connaissaient pas avant. Ce Monsieur s’est mis au travail en plongeant tout de suite dans les éliminatoires de la CAN 2008.

Qelle équipe avions-nous au départ ?... Comme un tisserand, il s’est mis à bâtir avec des joueurs pour la plupart inconnus y compris de nous-mêmes les congolais. Allant jusqu’à tester des joueurs sans club ou évoluant dans les plus petites divisions du football français (D.H ;CFA2 ;CFA )lorsqu’ils ne font pas partie des équipes réserves des clubs de L1 ou L2. Avec quelques deux ou trois joueurs titulaires en L2 et un seul en L1 en France, un en L1 en Roumanie et un autre en L1 en Allemagne. Il était irréaliste de former une équipe compétitive, avec un tel effectif et avec le temps qui lui restait pour affronter l’Afrique du sud. Pire pendant le stage du Havre (son tout premier) il s’est retrouvé avec 36 joueurs à observer en quatre jours pour n’en retenir que quatorze auxquels il fallait ajouter trois évoluant au Congo et un au Gabon. Avec cette équipe de joueurs qui ne se connaissaient mêmes pas entre eux, le Congo tient l’Afrique du sud en échec à Johannesburg et enchaîne avec une victoire contre le Tchad à domicile. Ces résultats ne sont ni négligeables ni hasardeux.

Ce qui impressionne avec Tosi c’est surtout son lobbying. Il a de relations très fortes dans les milieux du football que ce soit avec la presse aussi bien qu’avec les gens qui travaillent pour et dans le foot. Pour ceux qui suivent le foot congolais, ils savent que ce n’est pas souvent qu’on parle du Congo dans les médias en France. TPS FOOT a fait passer la totalité de la rencontre Afrique du sud-Congo en rediffusion le lendemain du match. Il a obtenu un match amical contre le PSG (que certains ont essayé de faire passer à tord pour l’équipe de CFA parce que le Congo avait gagné le match. Ceux qui regardent les matches amicaux que le Congo livre en France et particulièrement le dernier en date contre le Mali, ont dû constater le nombre impressionnant de managers présents dans les stades. Ce sont les relations de Noël Tosi qui mobilisent tout ce monde. C’est pendant ces moments que les recruteurs observent les joueurs pour les placer dans les clubs professionnels, passage obligé pour les rendre compétitifs et par ricochet apporter de bons services à l’équipe nationale. Car aujourd’hui, on ne peut plus se passer de cette dimension professionnelle du foot.
Apportons à ce Monsieur, le soutien nécessaire pour qu’il nous aide à placer notre foot au firmament.

Si aujourd’hui, on a des raisons d’être moins inquiet du travail défensif il apparaît clairement que l’équipe est à la recherche d’efficacité offensive faute de meneur de jeu. Au football pour ne pas perdre un match, il ne faut pas prendre de but. Mais pour gagner un match, il faut marquer.

Nous souhaitons que la fédération donne à Noël Tosi les moyens de sa politique sur la base d’un programme précis. En tirant les leçons du passé, Monsieur le Président Antoine Ibovi doit s’inspirer de ce qui se passe dans les autres pays même d’Afrique. Tout en sachant que contrairement aux autres, notre onze national ne suscite pas encore beaucoup d’intérêt. Nous sommes encore obligés de vendre l’image de notre foot que beaucoup méconnaissent encore. Pour ce travail, on a justement besoin de techniciens comme Noël Tosi qui peut nous permettre de franchir certains paliers sur le terrain et en dehors.

Pour terminer, ne lâchons pas le travail de motivation des jeunes qui hésitent encore à jouer pour le Congo. Que les parents qui ont des enfants qui jouent au foot leur parlent en bien du Congo pour les inciter à jouer pour les Diables rouges. Mention spéciale aux parents de Christopher Samba qui l’ont motivé à s’engager pour les Diables rouges et aujourd’hui soutiennent leur fils lorsqu’il joue en vert jaune rouge. Certains enfants de parents congolais résidents en Europe manquent d’information sur le pays qu’ils appellent : « le pays de leurs parents ». Il y a donc du travail pour tous.

Bonne continuation à Noël Tosi et plein succès à la fédération congolaise de football !...

Fait à Paris le 21/11/2006 Salomon BAMBENDZE
Président “COTEFOOT”
16 rue sainte colombe
94240 l’Hay les roses


Congo Terre de Foot « COTEFOOT »
Association loi du 1er juillet 1901
n° W943001080 Journal officiel français Page 4560
C/o M.BAMBENDZE 16, rue Sainte Colombe - 94240 L’Hay les roses.
Tel : 06.62.41.26.89.
Émail :[email protected]


Par : [email protected]