Comme nous l’avons relaté, les Diables Rouges à l’issue une mise en jambe de 5 jours à Evry, en France, ont vaincu, 1-0, le PSG en match amical. On pourrait supposer que l’équipe se trouvant en stage tous les espoirs sont permis. Ce serait là méconnaître les vautours de l’administration sportive du Congo. Notre fière équipe nationale, en dépit d’un contrat signé avec l’équipementier Airness, ne dispose d’aucune tenue officielle, c’est d’ailleurs affublés de maillots au nom de l’Hôtel Léonard de Vinci où ils étaient logés que les congolais se sont présentés face au PSG. (cf. site PSG).

Depuis lors les Diables Rouges se sont envolés pour l’Afrique du sud avec leur équipement de piètre qualité fourni, dit-on, par Mr Thomas, représentant d’Airness. Ce même monsieur Thomas est en charge des contrats publicitaire de l’équipe nationale. On peut se poser très sérieusement la question du choix de cette personne lorsqu’on constate son inefficacité.

Un malheur ne vient jamais seul, dit-on. Pour les joueurs congolais l’adage se plait à se vérifier, mal chaussés, mal vêtus, mal primés et mal remboursés, comment s’étonner de l’absence de plusieurs sélectionnés ? Dans le cas d’Evry, aucun joueur n’a reçu la moindre prime. Aucun dirigeant du foot congolais, à l’exception de Mr Jacques Ngambou, président de la ligue de football de Brazzaville, ne leur a rendu visite pour leur remonter le moral (doit on attribuer à cet isolement les raisons de leur succès ?).

Ce jour 2 septembre 2006, 0h 18 minutes heure a laquelle nous venons de joindre l’équipe en Afrique du sud, aucun des joueurs congolais n’a reçu la moindre prime. Un vent de fronde règne et personne ne dort alors que le match qui doit les opposer aux Bafana-Bafana est programmé pour 15h en attendant l’arrivée hypothétique d’une délégation ministérielle qui ne pourrait se déplacer en raison du manque de visas pour ses membres, les responsables s’étant occupés de ce détail beaucoup trop tard.

Aucun dirigeant n’est donc sur place, pas de médecin, pas de kiné. Seul le vaillant coach Tosi qui essaye tant bien que mal de satisfaire aux doléances de ses poulains (pour combien de temps encore ?). Le ministre Okemba était-il sorcier ? En son temps le Congo était fier de son équipe nationale et les joueurs se vantaient d’en porter les couleurs.

Monsieur Bongo a été limogé de son poste de président de la FECOFOOT sous le prétexte qu’il orchestrait le désordre dans le sport congolais. De quoi son successeur, Monsieur Ibovi peut-il se vanter ? Nous pensons que le fait d’avoir truqué et politisé les élections lors de la mise en place de la nouvelle instance dirigeante de la fédération n’a fait que creuser la tombe de notre football.

Nous savons que la génération des vieux vautours à sacrifié celle des espoirs de la nation pour préserver ses seuls privilèges, la jeune classe devra elle attendre l’extinction complète de cette gérontocratie démagogue pour qu’enfin un sang neuf vienne animer tous les secteurs d’activité du pays ?