ADDIS ABEBA (AFP) - Au moins 639 personnes ont été tuées dans des inondations qui ont frappé depuis le 6 août plusieurs régions d’Ethiopie, selon un nouveau bilan annoncé par les autorités éthiopiennes, qui ont lancé vendredi un appel à 60 millions de dollars pour aider les sinistrés.

« Nous avons désormais un bilan total de 639 (morts) dont 256 à Dire Dawa (est), 364 dans la région d’Omo sud et 19 autres » récemment découverts dans les régions de Tigray, Amahara et Afar (est), ainsi que dans celles de Wolita (sud) et Gambella (ouest), a annoncé vendredi Simon Mechale, responsable à l’Agence gouvernementale éthiopienne de prévention des catastrophes.

Un précédent bilan, qui incluait déjà les deux personnes décédées à Gambella, faisait état d’au moins 628 morts, 250 disparus, environ 118.000 personnes affectées et d’importants dégâts matériels, selon l’Onu et les équipes de secours.

« Les inondations actuelles sont les pires enregistrées depuis des générations. C’est un cauchemar, avec un nombre record de pertes en vies humaines (...) et des dégâts sur les infrastructures et les biens de ces populations déjà pauvres », a souligné Simon Mechale lors d’une conférence de presse à Addis Abeba.

L’Ethiopie a lancé vendredi un appel de fonds de 60,9 millions de dollars (47,6 millions d’euros) pour venir en aide aux milliers de déplacés.

« Compte tenu des dégâts déjà enregistrés, et de la possibilité d’autres inondations, plus de 500.000 personnes sont considérées comme vulnérables après cette catastrophe (...) Parmi elles, environ 200.000 ont besoin d’une assistance humanitaire dès août », a ajouté M. Simon en lançant cet appel de fonds.

Le sud et l’est de l’Ethiopie ont subi plusieurs fois ces dernières années des inondations catastrophiques pendant la saison des pluies, qui dure de juin à septembre dans ce pays de la Corne de l’Afrique.