Le paludisme est l’une des premières causes de mortalité au Congo. A cet effet, L’Association Congolaise de la Côte d’Azur (ACCA) organise un dîner caritatif ce samedi 20 juin 2009 à Nice. Les bénéfices seront consacrés à l’envoi de moustiquaires imprégnées aux villages du Congo gagnés par l’épidémie palustre. Autant dire que cette entreprise est à encourager même si elle ressemble à un coup d’épée dans l’eau. C’est que, aux grands maux, de grands moyens. Et, l’éradication du paludisme, cela va sans dire, relève non seulement de la puissance publique mais de l’interaction des Etats concernés. Ironie du sort, Brazzaville qui abrite le siège de l’ONU brille par son impuissance face au fléau.

Déroulement de la soirée caritative

Lieu : Grand café des Arts, parvis du Théâtre, Place Yves Klein à Nice.

Au programme : Conférence sur la propagation de la malaria au Congo.
Récital, démonstration de percussions africaines, danseuses brésilienne, soirée dansante.

Participation : 38 €

Réservations : 0659018811 & 0663328826

Etat des lieux

Le paludisme prolifère dans les zones marécageuses et dans les zones urbaines abritant des plans d’eau stagnants terrain idéal pour l’anophèle qui y dépose des millions d’oeufs. Comment ne pas piquer une colère quand on sait que les larves peuvent être éliminées quand on assainit marécages, marigots et caniveaux ! Le climat tropical congolais est caractérisé par une forte pluviométrie. A Brazzaville et dans nombre de villes congolaises, aucun réseau d’égout ne capture les eaux de pluie. Résultat : les mares d’eau (autant de gîtes larvaires), offrent une belle opportunité à l’agent vecteur du paludisme dont la reproduction est qualifiée statistiquement d’exponentielle. Chaque génération de moustiques éphémères donne une nouvelle colonie n fois plus importante que la précédente. De ce point de vue, le combat contre le paludisme est perdu d’avance si on ne vient pas à bout des niches de reproduction du moustique responsable de cette pathologie. Une urbanisation raisonnable pourrait faire reculer ce mal du siècle. En attendant d’accélérer les municipalisations des villes congolaises, le seul remède jusqu’ici recommandé est la moustiquaire. La moustiquaire imprégnée de K-Otrine, (un insecticide normalisé par l’OMS) est réputée efficace. Des dons de cet accessoire prophylactique seront faits au dîner charitable de ce samedi 20 juin 2009 à Nice.

Affiche de l’évènement

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Lutte contre la malaria au Congo