Relancer le football de base, résoudre les profonds problèmes qui minent le football congolais et rendre le football aux jeunes en les mobilisant autour de cette activité afin de rendre au sport-roi ses lettres de noblesse au Congo. Tel est le devoir primordial que s’est assigné pour une durée de 4 ans le nouveau président de la Fécofoot, M. Antoine Ibovi, le treizième de son histoire.

La voie qui a conduit à l’assemblée générale élective du président de la Fédération congolaise de football (Fécofoot) ce 10 janvier 2006 à Brazzaville a été très longue et jonchée de beaucoup d’obstacles.

La refonte des statuts du corps électoral a été la principale pomme de discorde entre l’Association des présidents des clubs de football du Congo (APCF) et le bureau exécutif sortant de la Fécofoot. Cette bataille a duré près de 9 mois et n’a connu une issue conciliante que grâce à l’arbitrage de la Fédération internationale de football et associations (FIFA) en fin 2005.

C’est alors que tous les jalons ont été mis en place pour orienter la tenue de l’assemblée générale élective du président de la Fécofoot. La nouvelle équipe dirigeante aura pour tâche entre autres l’encadrement et l’organisation du football congolais jusqu’en 2010.

Annoncé au départ au cinéma Vog de Brazzaville dans la matinée, ce scrutin qui s’est tenu à huis clos a été organisé dans l’après midi du 10 janvier à la Tour Nambémba sous une escorte policière peu ordinaire. Ceci a provoqué une indignation de la presse sportive locale qui tenait à tout prix à assister à cette séance dont le déroulement avait tant fait couler d’encre que de salive ces derniers mois chez les chroniqueurs de football à Brazzaville.

Les désistements des MM. Henry Eléndé et Eric Manteau ont été plutôt de nature à faciliter le choix des 46 électeurs sur les 3 candidats restés en lice. M. Antoine Ibovi, président de Patronage Saine Anne, a recueilli 29 voies du suffrage direct exprimé, contre 16 pour Jacques Gambou et 1 pour l’ancienne gloire du football congolais dans les années 70, Jean Michel Mbono dit le Sorcier. M. Sylvestre Bongo, lequel a dirigé cette instance sportive pendant plus de 20 ans, n’a pas voulu succéder à sa propre candidature pour usure estiment ses détracteurs.

Les délégués de la FIFA et de la CAF qui étaient attendus à Brazzaville pour superviser cette élection n’ont pas honoré à leur engagement.