Les Congolais ne veulent pas entendre parler du ticket Denis/Christel (Sassou contre Sassou) Pas même dans leurs rêves les plus fous. Pour tous les crimes du clan au pouvoir, le peuple attend un châtiment exemplaire ; une vendetta qui frappera jusqu’à la douzième génération.

Selon le calendrier politique de Denis Sassou Nguesso, Président autoproclamé à l’issue de l’élection présidentielle anticipée de mars 2016, la prochaine élection présidentielle aura lieu en 2021. Mais pour les Congolais, la candidature de Denis Sassou Nguesso à sa propre succession et celle de son fils, Christel Denis Sassou Nguesso, seront vécues comme des déclarations d’une guerre généralisée. Les Congolais vont, cette fois-ci, se défendre et sauver leur pays.

Prophète de notre temps

Dans nos ouvrages : « L’Inforoman suivi de quand la rue s’en mêle » publié en ligne à la Fondation littéraire Fleur de lys, et « La France, ni marâtre ni mère-patrie  » paru en avril dernier, aux Editions Edilivre, nous avons dit que nous sommes chrétien, journaliste et écrivain, donc nous sommes « prophète de notre temps  ».

Le mot prophète ne devant pas être seulement compris comme une personne qui tient d’une inspiration que l’on croit être divine ou encore qui a la connaissance d’événements à venir et qui les annonce ; mais aussi comme celle qui parle à un peuple et qui lui dit la vérité. Chrétien, journaliste et écrivain, nous avons donc pris l’engagement de jouer pleinement ce rôle. Nous ne pouvons donc pas nous taire ! « Ba fwa ba fwa ! Ba sala ba sala ! » pour dire nous nous remettons à Dieu pour nous protéger des conséquences catastrophiques des candidatures de Sassou et fils.

Cependant, dans un autre livre : « You are mum ! You are dad ! », publié aussi en avril 2019, aux Editions Edilivre, nous annonçons la chronique d’une guerre annoncée. Mais dans notre roman, nous parlons de la guerre contre les puissances étrangères qui pillent l’Afrique. Or, les prémisses de cette guerre sont déjà visibles au Congo. Et, c’est dans ce pays que cette guerre va bientôt commencer. Les causes de cette guerre sont les mêmes que celles de la guerre contre les grandes puissances étrangères. Les Congolais découvrent qu’ils ont «  tout perdu de ce qu’ils ont de cher : leur pays, leurs vies et leurs honneurs »

Les Congolais n’ont plus de pays

C’est l’ancien chef de la Sécurité d’Etat et directeur des Services des renseignements congolais, mais aussi vice-président du Parti pour l’alternance démocratique, le général de brigade Emmanuel Ngouélondélé-Mongo, qui, dans une interview réalisée par Asie Dominique de Marseille, était le premier à avoir lu les signes des temps et tiré la sonnette d’alarme. Ngouélondélé le fit alors qu’il était opposant. En effet, Emmanuel Ngouélondélé-Mongo avait, au cours de cette interview, posé ces deux questions au journaliste : Asie ! Est-ce que toi, tu as un pays ? As-tu encore un pays, toi ? Que voyons-nous aujourd’hui, plusieurs années après ? Combien de Congolais sont, aujourd’hui, en exil à l’étranger ? Combien de Congolais sont devenus des étrangers dans leur propre pays ?
Leur pays étant devenu une propriété privée d’un seul homme : Sassou Nguesso. Et, le Congo n’est-il pas, à cause des dettes contractées par Sassou Nguesso et les membres de son clan, le Congo n’est-il pas vendu à ses créanciers, notamment la Chine qui va bientôt s’accaparer de toutes ses richesses ? Asie demeura sans réponse.

A en croire ces informations sur la restructuration de la dette du Congo envers la Chine qu’un consultant anonyme du FMI aurait divulguées dans les réseaux sociaux, et les commentaires qu’il en fait.

« 1839 600 000 000 FCA = dette congolaise envers la Chine. Accord chinois de restructuration de cette dette : 1- paiement par le Congo de 33% soit : 607 068 000 000 FCFA que le Congo doit verser immédiatement si le parlement congolais valide cet accord, soit 202 356 000 000 FCFA chaque an pendant 3 ans donc jusqu’à 2022 (Premier acte). 2- Reste donc 67% qui constituent le rééchelonnement de cette dette, soit 1232 532 000 000 FCFA de dette à maturité résiduelle de 15 ans. Donc en 2034, le Congo doit rembourser cette somme à la Chine (2eme acte).
Commentaires : Tout d’abord le rééchelonnement est une opération qui consiste à repousser dans le futur les échéances d’un prêt. La dette congolaise a donc été repoussée en 2034.
Conséquences : 1- Le Congo va devoir payer plus d’intérêts pour le report de sa dette. Le gouvernement devrait également être transparent sur le taux d’intérêt de ce report. 2- Pour la Chine, il court le risque le non remboursement de sa créance. Mais, connaissant les pratiques chinoises dans ce domaine, il y a forcément des garanties dans ce rééchelonnement. Le gouvernement congolais devrait également communiquer sur les garanties accordées à la Chine.

La question première est donc celle-ci : Avec quoi le Congo va payer les 33% de cet accord de rééchelonnement ? 1- Les liquidités ? Impossible car les ressources de trésorerie du Congo en 2019 sont de 118 000 000 0000 FCFA. Donc cela ne suffira pas. Or, pour équilibrer son budget, le pays a besoin d’un financement extérieur de 520 524 000 000 FCFA. Autrement dit, si le Congo obtient ce financement extérieur, il va rembourser 33% de la dette chinoise par une nouvelle dette. 2- Le gage du pétrole ? Les concessions minières, forestières ? La terre agricole ? Le gouvernement congolais devrait là aussi être transparent. »

Les Congolais ne vivent plus

Les salaires des fonctionnaires, les pensions des retraités, les bourses des étudiants qui sont au pays ou à l’étranger ne sont plus payés régulièrement. Les Congolais éprouvent d’énormes difficultés pour assurer leurs repas quotidiens. Pour se faire soigner, ils sont obligés d’aller dans les cabinets médicaux de fortune ouverts dans les quartiers. Même s’ils ne leur prescrivent que des faux médicaments. Les grands hôpitaux sont devenus des mouroirs. L’école n’existe plus. Tous les secteurs de la vie nationale sont au baromètre 0. Pourtant, c’est bien ce moment que le gouvernement choisit pour créer beaucoup de taxes. Comme s’il voulait asphyxier les Congolais ou les pousser à se suicider de la même manière que les gouvernements africains poussent les jeunesses de leurs pays à aller se noyer dans la Méditerranée. Pire, c’est aussi à ce moment que Sassou Nguesso se permet d’acheter un appartement dans la luxueuse Trump Tour, aux Etats-Unis, pour bien les narguer ; et des armes et munitions de guerre en Russie, pour continuer à les massacrer. Comme si le nombre de morts des précédentes guerres, des empoisonnements, et les tortures dans les prisons n’était pas assez. Mais, Sassou Nguesso a aussi réhabilité Ntumi avec qui il a un deal dans les guerres récurrentes du Pool, histoire de terroriser les populations locales. Sassou est convaincu que la révolte viendra de ce département ou des quartiers sud de Brazzaville peuplés en majorité par les originaires du Pool. Ce qui est pourtant faux !

Les Congolais ont perdu leur honneur

Devant la crise multidimensionnelle que connait leur pays, et l’incapacité de son président et de toute la racaille politique qui l’entoure et l’accompagne dans sa mauvaise gouvernance, face à une racaille politique qui est incapable de définir une bonne politique de développement et d’assurer le bien-être de quelque 4.000.000 d’habitants, les Congolais sont devenus la risée de tous les autres peuples. L’expression « Congo Zoba » collera mondialement à la peau des Congolais. C’est le cas en Afrique de l’Ouest où beaucoup d’hommes d’affaires ont fait fortune au Congo.

Des actions urgentes à mener

Devant ce tableau sombre et lugubre, nous, prophète de notre temps, demandons à tous les Congolais de sortir de leur peur et de s’armer de courage ; aux démocrates congolais encore dans les rangs du pouvoir de publier les documents sur l’achat des armes de guerre que Sassou Nguesso va faire bientôt en Russie, lors de son prochain voyage, le 22 mai 2019. Car, c’est avec ces documents que les Congolais devront prouver la programmation de cette énième guerre par le pouvoir de Brazzaville. « Ba fwa ba fwa, ba sala ba sala  ». Comme aussi c’est avec ces mêmes documents qu’ils doivent commencer, dès sa publication, une grande campagne d’information au sein du pays et à l’étranger ; aux militaires qui étaient passés sous le drapeau et qui s’étaient engagés à défendre la Nation et le Peuple congolais d’avoir un sursaut national et un esprit patriotique ; aux Eglises chrétiennes membres de l’œcuménisme de s’apprêter à organiser des rencontres avec les responsables de toutes les institutions constitutionnelles du Congo, des marches pacifiques à travers le pays pour dire non à la guerre, et d’envoyer des messages aux conférences épiscopales sœurs, notamment celles des pays dans lesquels Denis Sassou Nguesso recrute ses mercenaires.

Surtout celle de la France où il a encore des lobbies qui le soutiennent. Les temps sont durs et les Congolais ne doivent pas être tués comme des mouches. Ils ont le droit à la vie. C’est pour cela que nous appelons tous les Congolais du nord, du sud, de l’est et de l’ouest, à se lever et à dénoncer cette guerre qui s’annonce. Nous invitons toutes les diasporas congolaises qui sont partout dans le monde de repérer et de signaler dans les réseaux sociaux les pays, les villes voire les villages où les dignitaires du pouvoir ont mis à l’abri leurs familles. Car, si eux-mêmes ne payent pas leurs crimes de sang, de démocratie et économiques, leurs fils, petits-fils et arrières-petits-fils doivent les payer à leur place car La Bible dit de punir jusqu’à la douzième génération. Ces descendants sont les héritiers de leurs biens meubles et immeubles qui ont été achetés avec l’argent des Congolais. Ils doivent assumer. En plus, cette énième guerre devra se généraliser pour mettre définitivement fin à cette dictature qui semble être très difficile à dessoucher. Aussi, elle ne devra pas seulement se faire contre Sassou Nguesso et son clan ; mais contre tous ceux qui continuent à le soutenir. Même les parlementaires de la majorité et de l’opposition qui ont validé l’accord sur la restructuration de la dette du Congo envers la Chine et qui ont voté les lois qui l’accompagnent, moyennant 5.000.000 de Francs CFA, chacun, devront payer pour leur traitrise et corruption. Tous auront leur part de châtiment.

La dernière chance de Sassou Nguesso

La seule et dernière chance que les Congolais accordent à Denis Sassou Nguesso est celle d’organiser un vrai dialogue national à l’issue duquel, il annoncera solennellement son retrait de la scène politique, et rassurera les Congolais que son fils ne sera pas candidat à la prochaine élection présidentielle. Car, sa propre candidature ou celle de son fils seront prises pour des déclarations d’une guerre généralisée au Congo et dans les diasporas. Que tous ceux qui aujourd’hui les poussent à être des candidats le comprennent et prennent leur responsabilité devant l’histoire.

Pour terminer, nous disons que si les Indignés 242 ont eu l’original du passeport diplomatique de Denis Sassou Nguesso qui, pourtant, est un document personnel, il faut donc comprendre que Sassou Nguesso est sous la loupe et que le peuple est déjà dans sa maison. Aussi, nous voulons le prévenir que les Congolais n’auront pas besoin, cette fois-ci, de l’appel d’un leader politique pour entrer en action. Leur mouvement sera spontané et généralisé. Ils attendent que Sassou commence la guerre, et il s’en mordra les doigts ! 1997 et 2016 ne ressembleront pas à 2021. Les Congolais auront tout compris sur l’homme et sur sa politique, son talon d’Achille.

Serge Armand Zanzala, journaliste et écrivain