Personne ne peut prétendre connaître les Congolais.
Surtout pas vous papa l’étranger. C’est impossible parce que les Congolais sont impénétrables. Si hors de chez eux, on les appelle par ce nom-là,mais au bercail, ils sont Mbochi, Téké, Vili,Kongo,Lari, Kamba, Bomitaba et lalali, lalala...ils sont cachottiers Vous comprenez ?

Ouvrez donc la tête d’un congolais. ah ! c’est une boite de tribalisme. Le mécanisme de la logique est foutu. Rouillé : et les pensées sont provisoires, toutes. C’est le gîte de l’improvisation. Voilà pourquoi sa vie a toujours été vécue à l’à-peu-près.
Bien sur chez le congolais tout entreprise n’est qu’éternel recommencement. Mais... trêve de divagation, passons donc aux choses concrètes. Voici les congolais vus par les loupes con-golaises.

- LES BATEKES :
Réputés sales. Ils n’aiment pas se laver et fuient les points d’eau. Pour cette raison ils sont partis de l’actuelle région de Brazzaville pour les plateaux de Mbé et de Mboulankio, le site était trop humide.
Les Batékés sont impulsifs et adorent bouder les
ordres, même les plus raisonnables. Pourtant ce sont de grands peureux.
Ils adorent les fétiches et c’est le plus grand traditionaliste Congolais. Dans le vestimentaire, les Batékés aiment les couleurs vives, surtout le rouge. Par Exemple une cravate n’est bonne pour un Batéké que si elle est très colorée. Un Batéké préfère les safaris et les vestes à fente unique.
Très tribal, le Batéké est un personnage hermétique. Là où se trouve un homme balafré, cherchez autour et vous découvrirez un ou deux autres visages tailladés de cicatrices
d’estafilades.
Généralement le teint Batéké est d’un noir foncé,et il aime les favoris ainsi que les moustaches. Hormis les balafres, on reconnaît un vieux Batéké par sa barbiche. Le domaine professionnel préféré du Batéké c’est le syndicat et la mairie.

- LE VILI :
Type très arrogant, hâbleur, fanfaron. Sa phrase préférée : « Minu...vili tchibamb ». Oui, lui qui a vu le blanc le premier au Congo, et lui-même se dit blanc. Civilisé quoi.
On dit que le vili aime le vin rouge, mais il ne laisse pas passer une bière. Et puis ils ont le taux de fumeurs le plus fort du pays. Un vili est facile à remarquer : il est bavard, bruyant et paresseux. A force de boire et de fumer il a des lèvres rouges.
Le type Vili englobe aussi le Bayombé et le Cabinda, tous adorant le provisoire, petite plantation, juste de quoi ne pas crever de faim : dans la mer il ne pêche pas gros et jamais au large, sa cabane est en planche. Le vili est bon aux
affaires étrangères.

- LES BAPOUNOUS :
Le type Bapounou englobe aussi les Kongui, les Bakamba, et les Tsangui. Ils aiment manger lourd : le mbouata a. ils ont
un caractère versatile et dépensier : la femme est de moralité très légère. En politique ils sont très ambitieux, ce sont de gros incitateur au désordre public.
Les Bapounou n’aiment pas voyager en camion : ils ont trop peur, leur moyen de locomotion préféré est le train.

- LE MBOCHI :
Il n’est pas voleur. Mais là où se trouve un Mbochi, garder l’argent le plus loin possible. C’est un personnage particulier qui aime la jouissance. Mikolo nionso féti na féti. L’argent lui provoque des picotements. Et il veut le dépenser vite dans la boisson et surtout les femmes.
Son slogan à la mode est « lé dza lé nua »
Le Mbochi est un gros adultère. Il est fétichiste et ignore Dieu. Ce n’est qu’à Brazzaville qu’on apprend à prier Dieu. (à part les Mbochi de Boundji).
Le Mbochi qui n’est pas né à Brazzaville est très renfermé et tribal. Celui qui a grandi à Brazzaville est très sociable et épanoui.
La femme Mbochi est la plus tendre. Les Mbochi se partagent les femmes entre frères et amis.
Le Kouyou est un homme très chaud. Les hommes de la cuvette occidentale sont assez intelligent, mais agressifs. Le Makoua est sournois et anzimbiste.
Les Mbochis aiment la chefferie : ils sont bons pour la sécurité.

- LES BABEMBES :
- Il peut dormir parmi les cochons, les cabris et les poules sans s’en faire : et il n’en sera pas malade.
- Les Babembés ne sont pas maladifs, mais ils ont une épidémie : ils sont chicards.
- Le type Babembé est robuste, costaud et puissant.Ils sont facilement manipulables, surtout en politique. Les Babembés sont des excellents cultivateurs. Pour les chaussures, il ne faut pas se méprendre : si vous voulez lui en offrir, choisissez toujours la pointure 45 et plus.

- LES LARI - KONGO :
Ils sont têtus et médisants. Pingres, mais bons gestionnaires. Ils adorent manger les chenilles, les grillons, les fourmis-aillées et les légumes amers. Mais leur plat préféré, c’est le nguri-yaka au piment avec un peu de poisson salé brûlé.
Laborieux, on les appelle « agip recherche ». Bon planificateur, bon organisateur. Il a des bonnes initiatives. _ Leur jeunesse est très orgueilleuse.
C’est parmi eux que l’on trouve les sapeurs. Filles et garçons se maquillent à outrance.
Les hommes Lari-Kongo peuvent épouser une femme de n’importe qu’elle tribu, mais à la fin il retourne toujours chez lui pour épouser une femme de sa tribu.
La femme Lari-Kongo est très jalouse. Elle est très convoitée par les hommes des autres tribus qui voient en elle une bonne épouse.
Le Kongo est particulièrement sorcier.
A Boko et à Mindouli on trouve les déterreurs.
Le Lari dit toujours le contraire de ce qu’il pense.

- LE BOMITABA :
Le type Bomitaba est grand, de teint clair. Ils sont racistes vis à vis des pygmées qu’ils ont soumis à l’assujettissement.
Le type Bomitaba a la manie du sexe, surtout coté femme. Ce sont de bons sportifs au caractère franc.
Leurs défauts : n’aiment pas travailler, sinon pêcher et picoler

- LE YAKA :
- C’est un homme très intelligent. Adore manger l’igname, la banane et la viande de chasse.
- Teint clair (jaunâtre, ils sont paresseux et de surcroît très timides. Le Yaka aime le loisir à outrance.

Ce Kaléidoscope est incomplet, mais chacun est libre de l’enrichir.
Démocratie oblige :
Nous n’avons voulu blesser personne. Passez rire avec moi sans me casser la gueule.


Par : DesTom