Alors que l’entreprise adjudicataire des travaux de réfection des voiries de la ville de Dolisie en 2002 à failli à ses engagements, elle a été reconduite en 2003 et n’est pas apparue dans la ville

En 2002 l’entreprise MIAMBANZILA obtenait le marché de la première tranche de la réhabilitation des voiries de la ville pour un montant de l’ordre de 600 millions de francs CFA. Après avoir touché une avance de 247 millions de francs CFA.

L’entreprise MIAMBANZILA (faisant fi de l’avis des experts qui affirmaient qu’il était essentiel, pour à la fois conserver aux voies leur qualité intrinsèque et en diminuer les coûts de réalisation, de conserver les couches de constitution existantes qui bien que datant

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de la colonie, gardaient toujours une excellente tenue) commençait les travaux en défonçant l’avenue de la République qui mène du centre ville à l’aéroport. Aux couches de cailloux compactés étaient substitués des matériaux latéritique de bien piètre qualité.

Prétextant des retards de règlement, l’entreprise quittait la ville en laissant l’avenue de la République dans l’état montré par notre photo, et la population de Dolisie dans un état de mécontentement bien compréhensible. A noter également qu’elle emportait dans ses bagages une vingtaine de tonnes de bitume appartenant à la mairie et "gracieusement" offertes à l’entreprise MIAMBANZILA par l’administrateur-maire sortant Jocelyn Mouytis Madingou.
En 2003, le budget prévoyant une enveloppe de 2 400 millions de francs CFA pour la deuxième tranche et le rattrapage des errements de la première, les entreprises ASTALDI et AFRICAINE DE TRAVAUX PUBLICS, firent connaître leur candidature à l’obtention du marché.

A la surprise générale, et contre l’avis des élus, celui-ci fut attribué juste avant le début de la saison sèche, par la Cellule Grands Travaux de la Présidence de la République dirigée par Jean-Jacques Bouya, à l’entreprise MIAMBANZILA qui recevait une avance de 900 millions de francs CFA.
Au retour de la saison des pluies, l’entreprise MIAMBANZILA n’est pas encore revenue à Dolisie et les travaux n’ont pas commencé.

Le maire élu, Jean-Michel Mavongou-Ngot, gros travailleur, ex premier adjoint de l’équipe sortante qui se lave les mains des décisions antérieures, voudrait réhabiliter artisanalement, aux frais de la mairie les voiries les moins touchées. Il semblerait cependant que ses conseillers ne l’aident guère dans cette voie, préférant attendre l’hypothétique arrivée de l’entreprise.
Trois graves questions demeurent :
Quid des 2,4 milliards ?
Où sont passés Mr Miambanzila et les 900 millions ?
Est-on en présence d’un scandale banal dans le Congo d’aujourd’hui ou d’une opération politique visant à punir un peu plus la ville de Dolisie d’avoir été le soutien de Lissouba ?