samedi4 août 2007

L’Afrique de Nicolas Sarkozy, par Achille Mbembe

Lors de sa récente visite de travail en Afrique sub-saharienne, le président de la République française, Nicolas Sarkozy, a prononcé à Dakar un discours adressé à « l’élite de la jeunesse africaine ». Ce discours a profondément choqué une grande partie de ceux à qui il était destiné, ainsi que les milieux professionnels et l’intelligentsia africaine francophone. Viendrait-il à être traduit en anglais qu’il ne manquerait pas de causer des controverses bien plus soutenues compte tenu des traditions de nationalisme, de panafricanisme et d’afrocentrisme plus ancrées chez les Africains anglophones que chez les francophones. Achille Mbembe en fait, ici, une critique argumentée.

En auraient-ils eu l’opportunité, la majorité des Africains francophones aurait sans doute voté contre Nicolas Sarkozy lors des dernières élections présidentielles françaises.

Ce n’est pas que son concurrent d’alors, et encore moins le parti socialiste, aient quoi que ce soit de convaincant à dire au sujet de l’Afrique, ou que leurs pratiques passées témoignent de quelque volonté que ce soit de refonte radicale des relations entre la France et ses ex-colonies. Le nouveau président français aurait tout simplement payé cher son traitement de l’immigration lorsqu’il était le ministre de l’intérieur de Jacques Chirac, sa collusion supposée avec l’extrême droite raciste et son rôle dans le déclenchement des émeutes de 2005 dans les banlieues de France.

Du viol par le langage

Pour sa première tournée en Afrique au sud du Sahara, il a donc atterri à Dakar précédé d’une très mauvaise réputation - celle d’un homme politique agité et dangereux, cynique et brutal, assoiffé de pouvoir, qui n’écoute point, dit tout et le double de tout, ne lésine pas sur les moyens et n’a, à l’égard de l’Afrique et des Africains, que condescendance et mépris.

Mais ce n’était pas tout. Beaucoup étaient également prêts à l’écouter, intrigués sinon par l’intelligence politicienne, du moins la redoutable efficacité avec laquelle il gère sa victoire depuis son élection. Surpris par la nomination d’une Rachida Dati ou d’une Rama Yade au gouvernement (même si à l’époque coloniale il y avait plus de ministres d’origine africaine dans les cabinets de la république et les assemblées qu’aujourd’hui), ils voulaient savoir si, derrière la manœuvre, se profilait quelque grand dessein – une véritable reconnaissance, par la France, du caractère multiracial et cosmopolite de sa société.

Il était donc attendu. Dire qu’il a déçu est une litote. Certes, le cartel des satrapes (d’Omar Bongo, Paul Biya et Sassou Nguesso à Idris Déby, Eyadéma Fils et les autres) se félicite de ce qui apparaît clairement comme le choix de la continuité dans la gestion de la « Françafrique » - ce système de corruption réciproque qui, depuis la fin de l’occupation coloniale, lie la France à ses affidés africains.

Mais si l’on en juge par les réactions enregistrées ici et là, les éditoriaux, les courriers dans la presse, les interventions sur les chaînes de radios privées et les débats électroniques, une très grande partie de l’Afrique francophone – à commencer par la jeunesse à laquelle il s’est adressé – a trouvé ses propos sinon franchement choquants, du moins parfaitement invraisemblables. Et pour cause. Dans tous les rapports où l’une des parties n’est pas assez libre ni égale, le viol souvent commence par le langage – un langage qui, sous prétexte de n’exposer que les convictions intimes de celui qui les profère, s’exempte de tout, refuse d’exposer ses raisons et s’auto-immunise tout en faisant porter tout le poids de la violence au plus faible.

Régression

Mais pour qui n’attend rien de la France, les propos tenus à l’université de Dakar sont fort révélateurs. En effet, le discours rédigé par Henri Guaino (conseiller spécial) et prononcé par Nicolas Sarkozy dans la capitale sénégalaise offre un excellent éclairage sur le pouvoir de nuisance – conscient ou inconscient, passif ou actif – qui, dans les dix prochaines années, pourrait découler du regard paternaliste et éculé que continuent de porter certaines des nouvelles élites dirigeantes françaises (de gauche comme de droite) sur un continent qui n’a pourtant cessé de faire l’expérience de radicales mutations au cours de la dernière moitié du XXe siècle notamment.

Dans sa « franchise » et sa « sincérité », Nicolas Sarkozy révèle au grand jour ce qui, jusqu’à présent, relevait du non-dit, à savoir qu’aussi bien dans la forme que dans le fond, l’armature intellectuelle qui sous-tend la politique africaine de la France date littéralement de la fin du XIXe siècle. Voici donc une politique qui, pour sa mise en cohérence, dépend d’un héritage intellectuel obsolète, vieux de près d’un siècle, malgré les rafistolages. Le discours du nouveau président français montre comment, enfermé dans une vision frivole et exotique du continent, les nouvelles élites dirigeantes françaises prétendent jeter un éclairage sur des réalités dont elles ont fait leur hantise et leur fantasme (la race), mais dont, à la vérité, elles ignorent tout. Ainsi, pour s’adresser à « l’élite de la jeunesse africaine », Henri Guaino se contente de reprendre, presque mot à mot, des passages du chapitre consacré par Hegel à l’Afrique dans son ouvrage La raison dans l’histoire – et dont j’ai fait, récemment encore et après bien d’autres, une longue critique dans mon livre De la postcolonie (pp. 221-230). Selon Hegel en effet, l’Afrique est le pays de la substance immobile et du désordre éblouissant, joyeux et tragique de la création. Les nègres, tels nous les voyons aujourd’hui, tels ils ont toujours été. Dans l’immense énergie de l’arbitraire naturel qui les domine, ni le moment moral, ni les idées de liberté, de justice et de progrès n’ont aucune place ni statut particulier. Celui qui veut connaître les manifestations les plus épouvantables de la nature humaine peut les trouver en Afrique. Cette partie du monde n’a, à proprement parler, pas d’histoire. Ce que nous comprenons en somme sous le nom d’Afrique, c’est un monde anhistorique non développé, entièrement prisonnier de l’esprit naturel et dont la place se trouve encore au seuil de l’histoire universelle.

Les nouvelles élites françaises ne sont pas convaincues d’autre chose. Elles partagent ce préjugé hégélien. Contrairement à la génération des « Papa-Commandant » (de Gaulle, Pompidou, Giscard d’Estaing, Mitterrand ou Chirac) qui épousait tacitement le même préjugé tout en évitant de heurter de front leurs interlocuteurs, les « nouvelles élites » de France estiment désormais qu’à des sociétés aussi plongées dans la nuit de l’enfance, l’on ne peut s’adresser qu’en s’exprimant sans frein, dans une sorte de vierge énergie. Et c’est bien ce qu’elles ont à l’idée lorsque, désormais, elles défendent tout haut l’idée d’une nation « décomplexée » par rapport à son histoire coloniale.

À leurs yeux, on ne peut parler de l’Afrique et aux Africains qu’en suivant, en sens inverse, le chemin du sens et de la raison. Peu importe que cela se fasse dans un cadre où chaque mot prononcé l’est dans un contexte d’ignorance. Il suffit de saturer les mots, de recourir à une sorte de pléthore verbale, de procéder par la suffocation des images – toutes choses qui octroient au discours de Nicolas Sarkozy à Dakar son caractère heurté, bégayant et abrupt.

J’ai en effet beau faire la part des choses. Dans le long monologue de Dakar, je ne trouve d’invitation à l’échange et au dialogue que rhétorique. Derrière les mots se profilent surtout des injonctions, des prescriptions, des appels au silence, voire à la censure, des provocations gratuites, l’insulte par-devers l’inutile flatterie - une insupportable suffisance dont, je l’imagine, on ne peut faire preuve qu’à Dakar, Yaoundé et Libreville, et certainement pas à Pretoria ou à Luanda.

Le président ethnophilosophe

À côté de Hegel existe un deuxième fonds que recyclent sans complexe les « nouvelles élites françaises ». Il s’agit d’une somme de lieux communs formalisés par l’ethnologie coloniale vers la fin du XIXe siècle. C’est au prisme de cette ethnologie que se nourrit une grande partie du discours sur l’Afrique, voire une partie de l’exotisme et de la frivolité qui constituent les figures privilégiées du racisme à la française.

Cet amas de préjugés, Lévy Brühl tenta d’en faire un système dans ses considérations sur « la mentalité primitive » ou encore « prélogique ». Dans un ensemble d’essais concernant les « sociétés inférieures » (Les fonctions mentales en 1910 ; puis La mentalité primitive en 1921), il s’acharnera à donner une caution pseudo-scientifique à la distinction entre « l’homme occidental » doué de raison et les peuples et races non-occidentaux enfermés dans le cycle de la répétition et du temps mythico-cyclique.

Se présentant – coutume bien rodée – comme « l’ami » des Africains, Leo Frobenius (que dénonce avec virulence le romancier Yambo Ouologuem dans Le devoir de violence) contribua largement à diffuser une partie des ruminations de Lévy Brühl en mettant en avant le concept de « vitalisme » africain. Certes, considérait-il que la « culture africaine » n’est pas le simple prélude à la logique et à la rationalité. Toujours est-il qu’à ses yeux, l’homme noir était, après tout, un enfant. Comme son contemporain Ludwig Klages (auteur, entre autres, de L’éros cosmogonique, L’homme et la terre, L’esprit comme ennemi de l’âme), il estimait que l’homme occidental avait payé d’une dévitalisation génératrice de comportements impersonnels la démesure dans l’usage de la volonté – le formalisme auquel il doit sa puissance sur la nature. De son côté, le missionnaire belge Placide Tempels dissertait sur « la philosophie bantoue » dont l’un des principes était, selon lui, la symbiose entre « l’homme africain » et la nature. De l’avis du bon père, la « force vitale » constitue l’être de l’homme bantu. Celle-ci se déploie du degré proche de zéro (la mort) jusqu’au niveau ultime de celui qui s’avère un « chef ».

Telles sont d’ailleurs, en plus de Pierre Teilhard de Chardin, les sources principales de la pensée de Senghor qu’Henri Guaino se fait fort de mobiliser dans l’espoir de donner aux propos présidentiels une caution autochtone. Ignore-t-il donc l’inestimable dette que, dans sa formulation du concept de la négritude ou dans la formulation de ses notions de culture, de civilisation, voire de métissage, le poète sénégalais doit aux théories les plus racistes, les plus essentialistes et les plus biologisantes de son époque ?

Mais il n’y a pas que l’ethnologie coloniale, cette pseudoscience des conquérants et autres fabricants d’une Afrique imaginaire dont ils inventent volontiers la différence afin de révéler, dans leur splendide isolement, la présence chez autrui de formes exotiques et inaltérées, témoins d’une humanité d’une autre essence. Ainsi de Maurice Delafosse (L’âme nègre, 1921), de Robert Delavignette (Les paysans noirs, 1931) et des autres démiurges de l’ « âme africaine » - cette notion idiote à laquelle les élites françaises tiennent tant. Il y a aussi le legs des expositions coloniales, la tradition des zoos humains analysée par Pascal Blanchard et ses collègues, et celle des récits de voyage les uns toujours plus fantastiques que les autres – des explorations de Du Chaillu dans les massifs du Gabon jusqu’au Dakar-Djibouti de Marcel Griaule et Michel Leiris (L’Afrique fantôme), sans compter les « découvreurs » d’art nègre, Pablo Picasso en tête.

C’est tout cela qui nourrit à son tour un habitus raciste, souvent inconscient, qui est ensuite repris par la culture de masse à travers les films, la publicité, les bandes dessinées, la peinture, la photographie, et, conséquence logique, la politique « Y’a bon banania » et « Mon z’ami toi quoi y’en a ». Dans ces produits de la culture de masse, on s’efforce de créer des attitudes qui, loin de favoriser un véritable travail de reconnaissance de l’Autre, font plutôt de ce dernier un objet substitutif dont l’attrait réside précisément dans sa capacité à libérer toutes sortes de fantasmes et de pulsions.

Le conseiller spécial du chef d’état français reprend à son compte cette logorrhée aussi bien que l’essentiel des thèses (qu’il prétend par ailleurs réfuter) des pontifes de l’ontologie africaine. Pour faire de Nicolas Sarkozy le président ethnophilosophe qu’il aspire peut-être à devenir, c’est dans cette bibliothèque coloniale et raciste qu’il va puiser ses motifs-clés. Puis il procède comme si l’idée d’une « essence nègre », d’une « âme africaine » dont « l’homme africain » serait la manifestation vivante – comme si cette idée boueuse et somme toute farfelue n’avait pas fait l’objet d’une critique radicale par les meilleurs des philosophes africains, à commencer par Fabien Éboussi Boulaga dont l’ouvrage, La crise du Muntu, est à cet égard un classique.

Dès lors, comment s’étonner qu’au bout du compte, sa définition du continent et de ses gens soit une définition purement négative ? En effet, « l’homme africain » de notre président ethnophilosophe est surtout reconnaissable soit par ce qu’il n’a pas, ce qu’il n’est pas ou ce qu’il n’est jamais parvenu à accomplir (la dialectique du manque et de l’inachèvement), soit par son opposition à « l’homme moderne » (sous-entendu « l’homme blanc ») – opposition qui résulterait de son attachement irrationnel au royaume de l’enfance, au monde de la nuit, aux bonheurs simples et à un âge d’or qui n’a jamais existé.

Pour le reste, l’Afrique des nouvelles élites dirigeantes françaises est essentiellement une Afrique rurale, féérique et fantôme, mi-bucolique et mi-cauchemardesque, peuplée de paysans, faite d’une communauté de souffrants qui n’ont rien en commun sauf leur commune position à la lisière de l’histoire, prostrés qu’ils sont dans un hors-monde - celui des sorciers et des griots, des êtres fabuleux qui gardent les fontaines, chantent dans les rivières et se cachent dans les arbres, des morts du village et des ancêtres dont on entend les voix, des masques et des forêts pleines de symboles, des poncifs que sont la prétendue « solidarité africaine », « l’esprit communautaire » , « la chaleur » et le respect des aînés et des chefs.

La politique de l’ignorance

Le discours se déroule donc dans une béatifique volonté d’ignorance de son objet, comme si, au cours de la deuxième moitié du XXe siècle, l’on n’avait pas assisté à un développement spectaculaire des connaissances sur les mutations, sur la longue durée, du monde africain.

Je laisse de coté l’inestimable contribution des chercheurs africains eux-mêmes à la connaissance de leurs sociétés et à la critique interne de leurs cultures – critique à laquelle certains d’entre nous ont largement contribué, parfois avec sévérité, mais toujours avec humanité. Je parle des milliards de son propre trésor que le gouvernement français a commis dans cette grande œuvre et ne m’explique guère comment, au terme d’un tel investissement, on peut encore, aujourd’hui, tenir au sujet du continent des propos aussi peu intelligibles.

Que cache donc cette politique de l’ignorance volontaire et assumée ?

Comment peut-on se présenter à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar au début du XXIe siècle et s’adresser à l’élite intellectuelle comme si l’Afrique n’avait pas de tradition critique propre et comme si Senghor et Camara Laye, chantres respectifs de l’émotion nègre et du royaume de l’enfance, n’avaient pas fait l’objet de vigoureuses réfutations internes ?

Quelle crédibilité peut-on accorder à des propos misérabilistes qui font des Africains des êtres fondamentalement traumatisés et incapables d’agir pour leur propre compte, en fonction de leurs intérêts bien compris ? Quelle est cette historicité supposée du continent qui passe totalement sous silence la longue tradition des résistances y compris contre le colonialisme français, tout autant que les luttes en cours pour la démocratie dont aucune ne bénéficie d’un soutien franc de la part d’un pays qui a activement pris, depuis longtemps, le parti des satrapies locales ? Comment peut-on venir nous promettre une Eurafrique chimérique sans dire un mot sur les efforts internes de construction d’un cadre économique unitaire africain ? Par ailleurs, où sont donc passées les connaissances accumulées au cours des cinquante dernières années par l’Institut de Recherche sur le Développement, les laboratoires du Centre National de la Recherche Scientifique, les nombreux appels d’offres thématiques réunissant chercheurs africains et français qui ont tant servi à renouveler notre connaissance du continent – initiatives souvent généreuses auxquelles il m’est d’ailleurs arrivé, plus d’une fois, d’être associé ? Comment peut-on faire comme si, en France même, Georges Balandier n’avait pas montré, dès les années cinquante, la profonde modernité des sociétés africaines ; comme si Claude Meillassoux, Jean Copans, Emmanuel Terray, Pierre Bonafé et beaucoup d’autres n’en avaient pas démonté les dynamiques internes de production des inégalités ; comme si Catherine Coquery-Vidrovitch, Jean-Suret Canale, Almeida Topor et plusieurs autres n’avaient pas mis en évidence et la cruauté des compagnies concessionnaires, et les ambigüités des politiques économiques coloniales ; comme si Jean-François Bayart et la revue Politique africaine n’avaient pas tordu le cou à l’illusion selon laquelle le sous-développement de l’Afrique s’explique par son « désengagement du monde » ; comme si Jean-Pierre Chrétien et de nombreux géographes n’avaient pas administré la preuve de l’inventivité des techniques agraires sur la longue durée ; comme si Alain Dubresson, Annick Osmont et d’autres n’avaient pas décrit, patiemment, l’incroyable métissage des villes africaines ; comme si Alain Marie et les autres n’avaient pas montré les ressorts de l’individualisme ; comme si Jean-Pierre Warnier n’avait pas décrit la vitalité des mécanismes d’accumulation dans l’Ouest-Cameroun et ainsi de suite.

Déni de responsabilité

Quant à l’antienne sur la colonisation et le refus de la « repentance », voilà qui sort tout droit des spéculations de Pascal Bruckner, Alain Finkielkraut et autres Daniel Lefeuvre. Mais à qui fera-t-on croire qu’il n’existe pas de responsabilité morale pour des actes perpétrés par un État au long de son histoire ? À qui fera-t-on croire que pour créer un monde humain, il faut évacuer la morale et l’éthique par la fenêtre puisque dans ce monde, il n’existe ni justice des plaintes, ni justice des causes ?

Afin de dédouaner un système inique, la tentation est aujourd’hui de réécrire l’histoire de la France et de son empire en en faisant une histoire de la « pacification », de « la mise en valeur de territoires vacants et sans maîtres », de la « diffusion de l’enseignement », de la « fondation d’une médecine moderne », de la mise en place d’infrastructures routières et ferroviaires. Cet argument repose sur le vieux mensonge selon lequel la colonisation fut une entreprise humanitaire et qu’elle contribua à la modernisation de vieilles sociétés primitives et agonisantes qui, abandonnées à elles-mêmes, auraient peut-être fini par se suicider.

En traitant ainsi de la colonisation, on prétend s’autoriser, comme dans le discours de Dakar, d’une sincérité intime, d’une authenticité de départ afin de mieux trouver des alibis - auxquels on est les seuls à croire – à une entreprise passablement cruelle, abjecte et infâme. L’on prétend que les guerres de conquête, les massacres, les déportations, les razzias, les travaux forcés, la discrimination raciale institutionnelle – tout cela ne fut que « la corruption d’une grande idée » ou, comme l’explique Alexis de Tocqueville, « des nécessités fâcheuses ».

Demander que la France reconnaisse, à la manière du même Tocqueville, que le gouvernement colonial fut un « gouvernement dur, violent, arbitraire et grossier », ou encore lui demander de cesser de soutenir des dictatures corrompues en Afrique, ce n’est ni la dénigrer, ni la haïr. C’est lui demander d’assumer ses responsabilités et de pratiquer ce qu’elle dit être sa vocation universelle. Cette demande est absolument nécessaire dans les conditions actuelles. Et en matière de passé colonial français en particulier, la politique de l’irresponsabilité illimitée doit faire l’objet d’une critique ferme, intelligente et soutenue.

D’autre part, il faut être cohérent et cesser de tenir à propos de la colonisation des propos à géométrie variable – certains pour la consommation interne et d’autres pour l’exportation. Qui convaincra-t-on en effet de sa bonne foi si, en sous-main des proclamations de sincérité telles que celles de Dakar, l’on cherche à dédouaner le système colonial en cherchant à nommer, à titre posthume comme maréchal, des figures aussi sinistres que Raoul Salan ou en cherchant à construire un mémorial à des tueurs comme Bastien Thiry, Roger Degueldre, Albert Dovecar et autres Claude Piegts ?

Conclusion

La majorité des Africains ne vit ni en France, ni dans les anciennes colonies françaises. Elle ne cherche pas à émigrer dans l’Hexagone. Dans l’exercice quotidien de leur métier, des millions d’Africains ne dépendent d’aucun réseau français d’assistance. Pour leur survie, ils ne doivent strictement rien à la France et la France ne leur doit strictement rien. Et c’est bien ainsi.

Ceci dit, un profond rapport intellectuel et culturel lie certains d’entre nous à ce vieux pays où, d’ailleurs, nous avons été formés en partie. Une forte minorité de citoyens français d’origine africaine, descendants d’esclaves et d’ex-colonisés y vivent, dont le sort est loin de nous être indifférent, tout comme celui des immigrés illégaux qui, malgré le fait d’avoir enfreint la loi, ont néanmoins droit à un traitement humain.

Depuis Fanon, nous savons que c’est tout le passé du monde que nous avons à reprendre ; que nous ne pouvons pas chanter le passé aux dépens de notre présent et de notre avenir ; que « l’âme nègre » est une invention de blanc ; que le nègre n’est pas, pas plus que le blanc ; et que nous sommes notre propre fondement.

Aujourd’hui, y compris parmi les Africains francophones dont la servilité à l’égard de la France est particulièrement accusée et qui sont séduits par les sirènes du nativisme et de la condition victimaire, beaucoup d’esprits savent pertinemment que le sort du continent, ou encore son avenir, ne dépend pas de la France. Après un demi-siècle de décolonisation formelle, les jeunes générations ont appris que de la France, tout comme des autres puissances mondiales, il ne faut pas attendre grand-chose. Les Africains se sauveront eux-mêmes ou ils périront.

Elles savent aussi que jugées à l’aune de l’émancipation africaine, certaines de ces puissances sont plus nuisibles que d’autres. Et que compte tenu de notre vulnérabilité passée et actuelle, le moins que nous puissions faire est de limiter ce pouvoir de nuisance. Une telle attitude n’a rien à voir avec la haine de qui que ce soit. Au contraire, elle est le préalable à une politique de l’égalité sans laquelle il ne saurait y avoir un monde commun.

Si donc la France veut jouer un rôle positif dans l’avènement de ce monde commun, il faut qu’elle renonce à ses préjugés. Il faut que ses nouvelles élites opèrent le difficile travail intellectuel sans lequel les proclamations politiciennes d’amitié n’auront aucun sens. On ne peut pas, comme à Dakar, parler à l’ami sans s’adresser à lui. Etre capable d’amitié, c’est, comme le soulignait Jacques Derrida, savoir honorer en son ami l’ennemi qu’il peut être.

Aujourd’hui, le prisme culturel et intellectuel à partir duquel les nouvelles élites dirigeantes françaises regardent l’Afrique, la jugent ou lui administrent des leçons n’est pas seulement obsolète. Il ne fait aucune place à des rapports d’amitié qui seraient un signe de liberté parce que coextensifs à des rapports de justice et de respect. Pour l’heure, et s’agissant de l’Afrique, il manque tout simplement à la France le crédit moral qui lui permettrait de parler avec certitude et autorité.

Voilà pourquoi le discours de Nicolas Sarkozy à Dakar ne sera, ni écouté, encore moins pris au sérieux par ceux à qui il était supposé s’adresser.

Achille Mbembe

Commentaires

  1. Posté par Nietzsche_junior, le 4 août 2007 à 13:09

    " Afin de dédouaner un système inique, la tentation est aujourd’hui de réécrire l’histoire de la France et de son empire en en faisant une histoire de la « pacification », de « la mise en valeur de territoires vacants et sans maîtres », de la « diffusion de l’enseignement "

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    ca c est faux , la tentation aujourd dans l Hexagone hui n est pas de Récrire l Histoire de France mais de continuer a l ecrire de travers , .. c est une nuance de taille , car il n y a pas de rupture entre Ferry et Sarko , et dire cela sous entend qu az une époque l Histoire de France fut ecrite correctement , ce qui n a jamais été le cas ! par contre la tentation de réécrire l Histoire elle est surtout chez les anciens colonisé ... <<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<

    je trouve que l article ne fait pas de distinction entre l Etat Francais et la société Civils francaise , ce qui dit et fait l etat n est pas ce que pense et espere le peuple de France <<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<< "La majorité des Africains ne vit ni en France, ni dans les anciennes colonies françaises. Elle ne cherche pas à émigrer dans l’Hexagone. Dans l’exercice quotidien de leur métier, des millions d’Africains ne dépendent d’aucun réseau français d’assistance. Pour leur survie, ils ne doivent strictement rien à la France et la France ne leur doit strictement rien. Et c’est bien ainsi."

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    mais ca c est completement faux , c est occulter la puissance industrile Francaise et ses Réseau financier intimment lierr justement a l Etat .. beaucoup de pays d Afrique sont lié a la france de facon Economique et de facon indirect la France influe sur la vie de beaucoup d africain bien plus qu on imagine ! .. certe beaucoup en afrique et aileur ne doivent rien a la culture Francaise , mais la France ne se réduit pas a sa culture , c est l un des pays les plus riche et les plus influent au monde .. et l influence n est pas verbale mais bien militaro economique ... et les Vacances de Mr Sarko a l oçrée de la villa de Bush sont le signe que dorenavant il ne fo plus la france comme au 19eme siecle, c est a dire un empire en concurrence avec d autre Capital d Europe , mais la France moderne , celle qui s allie avec ses anciens ennemis avec lesquel elle mela sont sang ! cet ennemi anglais ou allemand qu elle respectait aujoud hui , ce qu elle ne fera jamais avec les africains ! pour la simple et bonne raison que de l Afrique seul la matiere premiere est necessaire ! .. ;

    <<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<< naif article , qui cherche chez hegel ou Brul les fondement de cette distinction entre Civilisé et Barabres alors que dans le meme temps elle venere la Littérature monde dans la langue de moliere qui est a vrai dire le fondement de cette distinction ! ... c est dans et par la langue que l on trace la frontiere entre barabres mystique d orient ou sauvage d afrique ou des caraibes et les prouesse Verbal prémisse du progres et du déploiement de l etre , apres Brhul y a lévinas ! ...

  2. Posté par Nietzsche_junior, le 4 août 2007 à 13:20

    ! .. c est pas tant que Senghor et autre se sont trompés , ils ont fait beaucoup avec le peu qu ils avaient , contrairement aux spécialiste d aujoud hui qui font peu avec beaucoup ... ! c est encore plus valable pour les sociologue et romancier qui malgré l explosion des moyen de communication et des outils sont incapable d atteindre le niveau d une Germaine tillion ou d une par exemple ...ce que Lévy-Bruhl a fait c est de chercher les prémisse non pas la psychatrie de départ pris non dans la psychiatrie l’histoire de la philosophie , ou la philosophie de l histoire , parfois c est kifkik

  3. Posté par Nietzsche_junior, le 4 août 2007 à 13:25

    tiens je part en sucette j oublie des lettre , des mots , des noms , je repete des lieux commun , y a un bug dans la matrice ! .. processus d autodestruction enclanché !

  4. Posté par Nietzsche_junior, le 4 août 2007 à 13:33

    quand on compose une music on ne connait pas la fin avant d y etre arrivée ! .. les sociologue aujoud hui font l inverse , ils connaissent l etat final , leur present et l analyse avec un souci de la rationalité et des tentacule de plus en plus grande mais toujours aussi peu nombreuses ! .. il pose comme cela un enchainemeent hasardeux dont il tire la logique d un préjugé qu ils ontt pour but justement de combattre ... en accréditant par exemple cela .. je cite Mambe ..."tout comme celui des immigrés illégaux qui, malgré le fait d’avoir enfreint la loi, ont néanmoins droit à un traitement humain" ............... ;; ; qu apprend ton de A.Membe si ce n est qu il est implictement d accorde que les nommé "immigré illégaux" sont hors la loi , tout juste leur accorde t il des Droit .. , NON ils ne sont pas Hors la Loi ! il n ont rien enfreint du tout ! .. ha si.. une chose ! .. la certitude sensible que la terre est une proprité privé de droit ........ Article dont les reference servent d illusion ! ...

  5. Posté par Nietzsche_junior, le 4 août 2007 à 13:35

    a qui le tour de trouver le chemin exact entre Babel et l ONU ?? qui va nous inventer une nlle théorie pour expliquer se désordre mental qui fait de l homme une sommes d Etres qui sont censé communkié les uns contre les autres ! ! ...

  6. Posté par TEM, le 4 août 2007 à 14:01

    Les jeunes générations ont appris, savent qu’il ne faut rien attendre de la France, voilà ce qu’il faut retenir en plus de connaitre la vraie nature de ce pays qui prétend être le pays des droits de l’Homme mais pourtant qui depuis des siècles asservit de différentes manières le continent Africain.

    Et ça continue, voyez donc ce M Sarkozy qui se pointe à l’université Anta Diop-excusez du peu-et qui débite ses "verités historiques" sur l’Afrique, ça s’est toujours passé comme ça en fait. L’Africain est un animal étrange au yeux de certains et on fait tout pour expliqur son étrangeté ! Comme l’a dit le professeur Bwemba Bong, si M Sarkozy s’est permis d’aller raconter ses sottises en Afrique c’est parce que les Africains sont faibles ! S’ils étaient forts et avaient la tête fièrement posée sur leurs épaules, Sarkozy aurait reçu un accueil très houleux et se serait enfui la queue entre les jambes ; au lieu de cela, on a des jeunes sénégalais qui s’en repartent en murmurant contre le président Français qui veut nous faire la leçon, quelle honte vraiment.

    Ce même M Sarkozy va nous proposer son concept d’EurAfrique, est-ce qu’il est qu’il est allé proposer quelque chose de semblable aux Asiatiques ou aux Américains ? On ne parle de cette manière qu’aux Afros parce qu’ils sont faibles, ils ne décident même pas pour eux mêmes !

    Et ne vous méprenez pas, M Sarkozy ou d’autres personnages politiques Français vont récidiver, vu qu’ils savent qu’ils peuvent dire ce qu’ils veulent sur l’Afrique, il y aura du brouhaha et puis tout cela se taira hein, et puis de toutes façons on verra encore par une kyrielle de chefs d’Etat Africains aller chercher de l’argent à l’Elysée ou ailleurs en Europe, alors quoi ?!!

    Ah Kadhafi, ah Kadhafi, voila au moins un homme qui devant l’occident ne se laisse pas marcher sur les pieds, il arrive même-par erreur certes-à poser en photo avec Sarkozy devant un monument représentant un poing écrasant un avion Américain, c’est vous dire la dimension du personnage.

  7. Posté par Nietzsche_junior, le 4 août 2007 à 14:33

    "Ce même M Sarkozy va nous proposer son concept d’EurAfrique, est-ce qu’il est qu’il est allé proposer quelque chose de semblable aux Asiatiques ou aux Américains ? "

    <<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<< ben oui , il l a meme proposé aux eeuropéens , une new version de l UE *.. ce que vous avez pas compris de ce Discours de Sarko en Afrique , c est qu il ne s adressait pas au Africains ! ... vous etes aveugle ou koi ?. il s adressait a l opinion publique Européenne en particulier ! ... c est le projet de Sarko pour l Afrique et non pour les Africain ! .. Signée la grande Horloge et c est l heure de la grande Cat-art-6 , expurgeons cet infamie de ce lieu , brulons les enfants Mystik , incendiée moi !!! je suis victime du syndrome Bruckner !!! ...

  8. Posté par Nietzsche_junior, le 4 août 2007 à 14:42

    on ne continue pas a ecrire l Histoire de Francee sous le mode de la science fiction pour faire chiez les Africain et leur faire accepter le colonialisme , ont sait tres bien que les blessure sont figé pour encore lontgtemps et dans la chair de nos parent et dans l esprit de nos enfants ! ..... ;; cette histoire de France s adresse au Francais ! .. c est une fiction utile et necessaire et meme vital pour que la France fasse la paix avec elle meme ... il faut conitnuez de versez des larmes pour ce que nos parent et grand parents on du subir , mais on construit pas une identité national sur un génocide mais sur une mystification , on a besoin de masque , d inutile , de superflue et d un Art qui a vrai dire peut etre consider comme stéril pour la raison mais prodigeusement fertile pour l emotion ! .. l instinct .... la Reine Des nouille qui tire sa révérence !au grand soulagement d une censure qui epargne la colombe et c est contenté des corbeaux ( spécial dedica pour DOw ) ...

  9. Posté par Mère Evé de Paris, le 4 août 2007 à 14:44

    “Pas de médecine moderne”, mais Monsanto va bien piller les connaissances des tradi-praticiens pour les breveter… tous comme les plantes et êtres vivants…

    Mardi dernier, le professeur Théophile Obenga présentait au CAPE son dernier ouvrage “Appel à la Jeunesse africaine" (éditions Ccinia Communication). Avec son humour habituel, commentant cette “usurpation” de titre de Sarkozy dans le titre du discours, le Professeur a suggéré de prendre le président français au mot, et de solliciter un budget à l’Elysée pour organiser un grand colloque de réflexion sur le thème de la jeunesse africaine, pour réfléchir vraiment à un avenir pour ces 450 millions de personnes qui sont la première ressource du continent mais auxquelles on pense trop pour en faire des soldats et pas grand chose d’autre… Ce serait de bonne guerre, et suite à ce discours il s’est mis dans une posture où un refus serait malvenu, vous ne trouvez pas ?

  10. Posté par Vigilant, le 4 août 2007 à 15:23

    Ô, mon Dieu ! Sarkozy qui nous parle lyriquement de l’enfant noir de Camara Laye. Walaï ! Camarade ” lies ” !!!

  11. Posté par Ngnagna, le 4 août 2007 à 16:17

    « Ce discours a profondément choqué une grande partie de ceux à qui il était destiné, ainsi que les milieux professionnels et l’intelligentsia africaine francophone » Ah bon ! ils ont fait quoi ?

    « n’a, à l’égard de l’Afrique et des Africains, que condescendance et mépris. » Wade,Bongo et Sassou lui donnent l’autorisation

    « Beaucoup étaient prêts à l’écouter, intrigués par l’intelligence politicienne, la redoutable efficacité avec laquelle il gère sa victoire » C’est la promesse de visa qui était attendue. As tu vu l’allegresse au Gabon ?

    « les propos tenus à l’université de Dakar sont fort révélateurs » ça oui ! les autorités sénégalaises se sont arrangées pour que les étudiants assistent par vidéo-conférence dans une autre salle. Sarko avait une salle acquise de fait par les bons soins de Wade. Sénégal pays avancé en matière de démocratie c’est du marketting politique.

    « Quelle crédibilité peut-on accorder à des propos misérabilistes qui font des Africains des êtres fondamentalement traumatisés et incapables d’agir pour leur propre compte, en fonction de leurs intérêts bien compris ? » ils sont incapable de comprendre qu’avec leur pétrole, uranium, cobalt, cuivre etc l’Occident n’a pas le choix à moins d’aller sur mars.

  12. Posté par Ngnagna, le 4 août 2007 à 16:43

    « Comment peut-on venir nous promettre une Eurafrique chimérique sans dire un mot sur les efforts internes de construction d’un cadre économique unitaire africain ? » le projet de monnaie commune, et de marché commun sont encore loin. Approche gradualiste oblige !

    « diffusion de l’enseignement » il n’y pas une réplique de la Sorbonne, ni de l’hôpital la Pitié Salpetriere « fondation d’une médecine moderne » c’est épuisant à la fin.

    « les Africains francophones dont la servilité à l’égard de la France est particulièrement accusée » le CAMES, le Franc CFA etc Le Rwanda auparavant francophone est aujourd’hui bilingue. Le multilinguisme est l’avenir des pays africains. Majoritaire à la Francophonie et au Commonwealth l’Afrique aura le poids des votes et se fera écouter.

    « Les Africains se sauveront eux-mêmes ou ils périront. » ils ne peuvent pas traquer l’argent qui sort du continent jusqu’au paradis fiscaux sans aide occidentale

    « notre vulnérabilité passée et actuelle, le moins que nous puissions faire est de limiter ce pouvoir de nuisance. » par le bilinguisme, l’abandon du Franc CFA etcIl faut le crier bon sang !

    A. Mbembe la place des théories racistes est à la poubelle Sarko a osé parlé de dictateurs africains aucun de ces foutus journalistes ou intellos africains n’a démandé à savoir de qui il parlait trop occupés par la colonisation.

  13. Posté par Ngnagna, le 4 août 2007 à 17:05

    NJ tu es l’oeil du blog dans tes moments de lucidité « la France influe sur la vie de beaucoup d africain bien plus qu on imagine » dans l’armée, l’éducation, le cinéma, le sport, le commerce, l’administration, le Franc CFA etc.

    « c est pas tant que Senghor et autre se sont trompés , ils ont fait beaucoup avec le peu qu ils avaient » Quoi ? la Communauté française d’Afrique ? la francophonie ? le franc CFA ? la négritude ? le CAMES ? la copie tronquée de la Constitution française

    « contrairement aux spécialiste d aujoud hui qui font peu avec beaucoup. » les ennemis ont changé et certains "spécialistes" ne se sont pas adaptés. Ce n’est plus le colon, mais ses dérivés FMI, Banque mondiale, OMC, multinationales et paradis fiscaux et ses representants locaux Bongo, Wade, Sassou.

    « qu apprend ton de A.Membe si ce n est qu il est implictement d accorde que les nommé "immigré illégaux" sont hors la loi , NON ils ne sont pas Hors la Loi ! il n ont rien enfreint du tout ! » La loi c’est la loi, elle est dure.Ils ont des droits certes, la pitié ne doit pas être à géométrie variable.

    Des milliers d’immigrés "africains" illégaux sont expulsés de Libye, du Nigéria, du Gabon, d’Afrique du Sud, Algérie dans des conditions effroyables et dans le silence complet.

  14. Posté par Ngnagna, le 4 août 2007 à 17:34

    « Les jeunes générations ont appris, savent qu’il ne faut rien attendre de la France » mais de l’Europe. Il suffit de voir à quel point la jeunesse veut quitter le continent par pirogue. Ils sont nombreux qui prefereraient mourir que de rester en Afrique.

    « on a des jeunes sénégalais qui s’en repartent en murmurant contre le président Français qui veut nous faire la leçon, » les étudiants sénégalais ont été mis exprès dans une autre salle. Ce sont les groupies de Wade qui suivaient l’intervention de Sarko.

    « le Professeur a ...solliciter un budget à l’Elysée pour organiser un grand colloque de réflexion sur le thème de la jeunesse africaine » il se trompe de personne c’est face to face avec Wade, Bongo, Sassou, Yar’Adua, Boni Yayi etc

    Ce dernier avec A.Mbembe, A.Mabanckou, M Diarra et compagnie devraient aller à l’UA pas à l’Elysée dire que la fuite de cerveaux n’est pas un problème comparé à l’argent qui sort de l’Afrique par le biais des gouvernants et des multinationales ; dire que le multilinguisme est indispensable pour abolir la division francophone et anglophone ; libre circulation pour étudiants et enseignants ; expulsion ou sanctions financières record des entrepises européennes impliquées dans la corruption et autres au nom de la « bonne gouvernance » etc.

    Sarko peut aider en par la promotion de la transparence des entreprises françaises opérant en Afrique, la restitution des biens volés, le départ des troupes françaises, l’effacement total de la dette etc

  15. Posté par Ngnagna, le 4 août 2007 à 23:00

    « Il faut que ses nouvelles élites opèrent le difficile travail intellectuel » les souhaits et supplications ne servent à rien, il faut un minimum de réciprocité pour qu’elles changent.

    Pas de job pour un européen en Afrique sauf si absence de ressource humaine sur le continent ou dans la diaspora, attributions des marchés aux entreprises européennes si transfert de technologie, relevement à au moins 50% la part des bénéfices dans l’exploitation des ressources minières etc

  16. le 5 août 2007 à 01:52

    Cher ACHILLE MBEMBE, merci et encore merci ; à nous jeunes intellectuels africains, pour l’exemple que tu es ; et je dis que tu es, en ce siècle débutant, avec Théophile OBENGA,nos plus grands intellectuels ! c’est si juste, mais, comme le dit Obenga, Anta DIOP a eu le courage de remettre en cause l’histoire africaine née des spéculations de Hegel. Ah, les félons !!!!

  17. Posté par Lotfya, le 5 août 2007 à 12:50

    avoir le courage de remettre en doute des spécualtion du 19eme siecle c est supposer une profondeur dans une flaque d eau trouble , Hegel est un Génie tant pis pour vous les Africains si vous etes incapable de comprendre vers quoi sont systeme total tendait , Diop ne fait que repeter ce que beaucoup dise de Hegel depuis longtemps , il ouvre des portes ouverte depuis au moins Schopenhauoer sont grand rival ! <<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<

    Selon Hegel en effet, l’Afrique est le pays de la substance immobile et du désordre éblouissant, joyeux et tragique de la création. Les nègres, tels nous les voyons aujourd’hui, tels ils ont toujours été. Dans l’immense énergie de l’arbitraire naturel qui les domine, ni le moment moral, ni les idées de liberté, de justice et de progrès n’ont aucune place ni statut particulier. <<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<< sur ce point il a raison Hegel ...il a posé l Afrique comme Civilisation idéal , celle du joyeux et tragique de la création , ces meme mot qui définiront chez Nietzsche la nature humaine idéal , celle des Maitres ! .... , celle qui n a pas séparé la raison de l emotion , , il a Définit l Afrique comme le continent de l Art ... et si vous connaissiez un peu mieux hegel cet Adorateur d Hoderlin vous serez que pour lui c est un compliment et une vertus !! , Hegel fut celui pour qui rien ne se fait sans passion plutot que l Adorateur de la Raison pure Kantienne ! ... c est Kant le Raciste pas Hegel ! ..................................

    <<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<< voir des universitaire avec les outils mis a leur dispositon et ce précieux temps consacré a l Etude produire autant de constat stéril et dépasser a vrai dire ne peut que renforcer les Sarkosite dans leur souci de faire des Africain des gens plus betes qu ils ne sont deja

    <<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<

    seul un Ane peut prendre les exemple Historique d Hegel au pied de la Lettre , ils sont pas fait pour cela , quand il fait de la Grece Antique et de la Rome impérial une et meme période dans sa trilogie on se doute bien que ddu poibnt de vue historique c est débile mais , son but n etait pas de posé un constat d Historien critique mais une philosophie spéculative dont le but n est pas de hiérarchiser les civilisation mais de mettre a jour une structure humaine ...

    <<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<< que les Africain lisent et comprennent mieux Hegel , qu il le venere meme ! ... c est pas Hegel qui fut utiliser pour faire des Africain des enfants nanalphabete comme leur pied mais les Africains eux meme ! , et apparemment vu la prodigieuse pensée de vos Intello c est pas pret de changer , la preuve , c est meme de pire en pire ! , vous etiez plus heureux et fiere de vous au temps d Hegel ! ....... en réalité beaucoup d Africain et d Africaines Revent d etre ou de vivre parmis les Blanc ! ne basculer pas dans la rechercher d un passé glorieux commes ces nations débile d Europe qui chaque jour nous rapproche toujours un peu plus de l Apocalypse !

  18. Posté par Lotfya, le 5 août 2007 à 13:01

    les Vrai ennemis des Africain sont en soutanes ! ... c est le Vatican qui a produit et financer la plupart des These Raciste ! et ce furent les missionnaires du Vatican qui furent les plus ardent defenseur du colonialisme Républicain et ont pu maintenir en France par exemple un role dans l etat en 1905 , exclus de france mais de précieux allié pour l etat et l armée dans la conquete colonial .... ! ... les protestant et anglican eux ont refuser l alternative de la rédomption des ames barabres ou déviante ! l extermination fut complete ! ( a noté que les allemand sont majoritairement protestant ) ... pour les catholique qui furent majoritaire en Afirque et amérique du sud on peut constater que la convertion a pris place a l extermination meme si les conquistador furent impitoyable il n en reste pas moins que le mot indiens veut encore dire quelque chose dans les zone du colonialisme catholique ! ... .... <<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<< bon je vé pas dévoillez pas toute ma théorie sinon on va me tuer ! ... signée celle qui a fait tombé le Mask

  19. Posté par Lotfya, le 5 août 2007 à 13:30

    ce que Mr Mabanckou a fait avec ce blog c est déployer les Theme du porcépique ... l avatar pour dire du mal ou en faire a notre place , nous sommes des alchimiste qui faisont naitre des zombie dans nos tete pour regler leur different dans un lieu virtuel comme d autre présage des combat entre force du mal et du bien dans les cieux les nuit d orage ! .. a-thor ! ... il faudra signaler a Diop et ses comparse que Hegel contrairement a bien d autre a soutenue les Révolutionnaire d Haiti ! ... bon allé je fé rendre Hommage aux dieu Ra et m etendre dans les rue d une capital ou je ne manquerai pas de croiser des statues et autres idoles de platres

  20. Posté par Lotfya , le 5 août 2007 à 13:45

    Le discours de Sarko en Afrik est le discours d un Missonaire ! .. c est sous cet angle qu il faut l aborder .. la philosophie comme le disait Novalis c est l hopital de la Poésie ! ... avec Sarko la religion celui de la politique ! ...

  21. Posté par Lotfya, le 5 août 2007 à 13:51

    « C’est une chose terrible qu’avec les femmes il n’y ait jamais moyen de placer un mot. » Hegel ..

  22. Posté par Lotfya, le 5 août 2007 à 13:52

    bon allé go ... ! clap ! cé la bonne prise

  23. Posté par D.O.W., le 5 août 2007 à 14:21

    C’est marrant Lotfya, mais ta euh... votre plume m’en rappelle une autre ! (rires) Une autre au meilleur de sa forme ;-)) (Même si ici, sur le fond, le désaccord est souvent total entre nous ;-)

  24. le 5 août 2007 à 14:35

    Ce LOTFYA, N°17 et suivant est un raciste négrophobe : de quoi se mêle-t-il des affaires d’africains libres ; allez...FICHT

  25. Posté par Yves-Noël Bossanga, le 5 août 2007 à 15:14

    Nous n’étions pas nombreux à crier et dire que Nicolas Sarkozy n’était pas et ne sera jamais un ami de l’Afrique. Cela n’a pas tarder de se savoir pour ceux qui refusaient de le voir. Le pire en est que notre ex-soeur Rama Yade qui était là, assistant impuissante aux insultes et dénigrements du président français n’a pas eu le courage qu’elle croit se caractériser pour s’en indigner. Elle était là à Dakar, souriante, flattée d’avoir ramener ’son’ président en terre africaine pour dire à ses ’sauvages-ignares’ que leur continent ne vaut plus un clou et qu’il est temps de dire à tous les intellectuels et autres jeunes qui auront remplis les conditions de cette émigration choisie de foutre le camp illico, avant que le bateau ivre Afrique ne sombre avec tous ces meilleurs cadres que la France a et aura toujours besoin ! Quant au Gabon et ce qu’il a dit là-bas, laissons notre ami Mabanckou de faire la traduction de ses deux discours en anglais, pour nos frères d’outre-atlantique.

  26. Posté par Robin des bois, le 5 août 2007 à 16:19

    Grand nettoyage de printemps du blog...début août, il n’est jamais trop tard pour bien faire. Il y avait vraiment besoin d’un bon coup de balai.On y voit plus clair, on respire à nouveau, on a presqu’envie d’y reprendre la parole.Allez pour l’occasion, et pour les Anciens nostalgiques, je reviens...mais sous un nouveau pseudo, l’ai déniché aux Galeries La Faillette, à moins 50%, une affaire ! Il ne reste plus qu’ à se débarasser des traces de pattes de mouches qui fourmillent sur certains posts entre deux tranches d’arguments, ces espèces de frises de ponctuations pénibles qui freinent la lecture et donc le reflux jusqu’au cerveau... Allez je me recentre sur le sujet mis en ligne, nouvelle méthode, nouveau discours, n’en déplaise aux cartésiens et aux anti-cartésiens.Chacun balayera devant la porte de sa case son "Kant à soi", y inscrira le nom de son philosophe chéri, en veillant à rester "Hégal" à soi même et surtout aux autres.Philosophies de l’Histoire ? Pour la petite histoire, celle de Sarko fait du vélo-pédalé en Afrique, je partage complètement le point de vue d’Achille sur "la philosophie du langage". Son" talen "n’a pas fléchi l’analyse.

    "DU VIOL PAR LE LANGAGE : le viol commence souvent par du langage-un langage qui, sous prétexte de n’exposer que les convictions intimes de celui qui les profère, s’exempte de tout, refuse d’exposer ses raisons et s’auto-immunise tout en faisant porter le poids de la violence au plus faible."

    "REGRESSION : derrière les mots se profilent surtout des injonctions, des prescriptions, des appels au silence, voire à la censure..."

    "LA POLITIQUE DE L’IGNORANCE ET LE DENI DE RESPONSABILITE", s’opèrent effectivement par la corruption de grandes idées. OUI, A. MBEMBE pose le doigt là où ça fait mal, là où même le plus beau résille blesse. Ce n’est pas une question uniquement de philosophie de l’Histoire...Cet aspect a été déjà longuement commenté sur les posts précédents, je le laisse à ceux qui aiment à s’en régaler."Kant à moi", je me méfie des pures abstractions, qui paradoxalement à vouloir tout analyser et révéler un fil rouge (vous savez, celui qui sert à couper le beurre), finissent par noyer le poisson. Méfions-nous aussi ici de ne pas enfermer nos pseudos-analyses dans des filets de mots, genre "prêt-à-penser" même sous des allures très "grunges", collection printemps-hiver des grands philosophes. De façon pragmatique, je me suis toujours demandé, pourquoi ces derniers ne figurent pas dans les pages jaunes de l’annuaire, comme les kyné, les plombiers, les mécaniciens etc. Parce que les réponses sont déjà téléphonées d’avance ? Si Voltaire avait à ce jour son propre blog, je suis certain qu’il se fendrait bien la poire en lisant certains commentaires...mais il irait au charbon, en cas de pépin. On s’offusque de l’immobilisme de la France dans son incapacité à revisiter son histoire coloniale qu’elle continue à perdurer..Et on le dénonce en ne convoquant que des philosophes du 19è ? Et les gars, on peut se renouveler ou se passer de citer toujours les mêmes références occidentales, de réduire cela à l’affaire d’un cartel de "grands" hommes qui ont fait ou défait l’Histoire. Pourquoi toujours cette vision étatique, déshumanisée du temps qui passe ? Parce que ça nous arrange sans doute..."C’est pas moi, c’est les autres". On sait que Sarko aime le pouvoir, qu’avec le vélo, c’est son passe-temps et sa source de jouissance favorite. Y en a d’autres. Regardez autour de vous, ici même d’ailleurs. Même quand ça pédale dans la semoule, on entend parfois à travers les écrans les rugissemnts de plaisir des unes et des autres à prendre le pouvoir, à rester campé sur ses positions et sur un trône de fortune. Pouvoir et rapport de forces de pacotille, mais qui tient tout de même à son petit effet. "Vous voulez en venir où ? Vous vous écartez du sujet" pourrait écrire le correcteur..."Soyez plus méthodique". Ok, j’y viens, on est en plein dedans. Commencons par observer notre propre comportement, agissons concrètement. L’actualité de 2OH, le vélo de Sarko, c’est pas de la fiction historique qu’on regarde, qu’on blâme, le cul coincé dans sa chaise...en ignorant son voisin, sa grande tante souffrante, la femme qui fait la manche dans la rue. Je suppose qu’il y a ici beaucoup de silencieux qui agissent, je suis de ceux-là, même si je suis trop bavard aujourd’hui. Désolé (pourquoi d’ailleurs ?Ca c’est qu’on appelle en langage "une formule"), mais j’exprime ma méfiance et mon inhabituel scepticisme aux simples diseurs qui se préoccupent plus de leur prose et de leur image virtuelle."VIol" et corruption du langage. Le danger est là pour chacun et je n’y échappe pas, voyez comme à mon tour je tombe facilement dans le piège des longueurs. Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire et c’est pour cela qu’on les passe volontairement par les points de ponctuation du langage=le silence. Il y a les silencieux qui agissent efficacement dans l’ombre, et puis il y a des gouailleurs de service...

    J’ai joué le jeu : du discours, avec ou sans méthode, sauce au choix. Je sais que ce texte déplaira sans doute à bon nombre ici.Genre sermon du dimanche. Il fait beau (qui peut-être coincé sur ce blog à cette heure, il y a tant à faire dehors ?), je retourne me frotter à la réalité, en silence. Je vais passer dire un petit bonjour à mon voisin, prendre de ses nouvelles, il est souffrant. Restons humains. Bonne journée à toutes et à tous !

    "Bien à vous" comme dit la formule consacrée.

  27. Posté par Ngnagna, le 5 août 2007 à 16:38

    « Les nègres, tels nous les voyons aujourd’hui, tels ils ont toujours été. » tu conviens avec moi que ce point ne tient plus la route.

    « c est pas Hegel qui fut utiliser pour faire des Africain des enfants nanalphabete mais les Africains eux meme » je ne sais pas si tu fais allusion à la colonisation ou à la situation actuelle. Dans le dernier cas tu n’as pas tout à fait tort, mais dans le premier tu te trompes.

    « son but n etait pas de posé un constat d Historien critique mais une philosophie spéculative dont le but n est pas de hiérarchiser les civilisation mais de mettre a jour une structure humaine » je vais finir par lire Hegel.

    « les Vrai ennemis des Africain sont en soutanes ! » étaient en soutane. De vrais espions et pacificateurs à l’époque. L’Eglise a un rôle modeste dans la vie politique actuelle en Afrique notamment au Cameroun, et Afrique du Sud. Je ne vois pas l’interêt de refaire l’histoire de la colonisation. Les ennemis actuels de l’Afrique ont changé de tenue, ils sont en Occident comme en Afrique.

    Lotfya est ton nouveau pseudo NJ ?

    Quel est interêt de ressasser sans cesse des vieilles théories racistes et de se comporter en éternelles victimes ?

    Le pire en est que « notre ex-soeur Rama Yade » elle n’a jamais été ma soeur.

    impuissante aux insultes et dénigrements du président français n’a pas eu le courage C’est encore à la France de défendre l’Afrique !

    Personne n’a s’en prendre à Rama Yade. Bongo, Sassou, Wade ont dit quoi ? c’est à ces derniers qu’il faut se prendre

  28. Posté par Robin des bois, le 5 août 2007 à 16:39

    ...Comme les longs discours, comme certains silences trop appuyés, ont tendance à noyer le poisson..Le post précédent visait à travailler le fond et la forme. A participer à ce grand nettoyage récent du village. Ma petite contribution au ménage( une tâche collective, à partager ?) Un dernier petit coup de chiffon. N’ayez crainte, vos posts n’en brilleront que plus dans ce précieux écrin.

    Toujours "Bien à vous"

  29. Posté par La môme, le 5 août 2007 à 18:03

    Cette nuit ai vu ( je n’avais rien d’autre à faire à cette heure tardive et obscure) un excellent docu sur la révolution espagnole. Un vrai mouvement, élan poulaire, inclassable par les historiens et les philosophes...une adhésion collective à une "utopie humaine" non instrumentée. On y voyait des témoins de l’époque exilés aux States, en France. Des vieux sages qui racontaient, concrètement, sincèrement, ce qi’ils avaient vécu et ressenti à l’époque. Des historiens américains ( la plupart des archives se trouve à NY) travaillent sur le sujet...Des livres interessants et référencés en perspective...mais qui ne reproduiront certainement pas la ferveur des acteurs et témoins de l’époque. Ils sont, pour certains, encore en vie.J’ai aimé le bon sens de l’une d’entre elle filmée à Toulouse où elle vit depuis 60 ans, continuant à refuser toute inscription au Consulat, en déclarant " j’ai quitté une République populaire...pourquoi irai-je m’inscrire dans le consulat d’ une monarchie etc ;" Jusquauboutiste qui n’ a rien perdu de ses convictions, qui ne se réclame d’aucune obédience intellectuelle. Trop de jeunes pseudos anarchistes fantasment et récupèrent cet "épisode historique". Inutile de vouloir historiquement ou philosophiquement y coller une étiquette.Lorsque le bon sens, l’humanisme ( sans l’ isme intello) sont là et qu’une conjoncture ouvre une brêche des possibles, le pouvoir politique peut réellement devenir une affaire, une initiative citoyenne, où chacun a son rôle à jouer. J’ai aimé les visages de ces anciens, leurs yeux encore pétillants, leurs rides...les beaux sillons creusés par le temps qui passe, mais n’oublie pas. Nous avons souvent l’arrogance de penser que rien n’ a été vraiment tenté, pensé avant nous. Ce documentaire rend humble et fait croire en l’arbre des possibles humains, il transcende les querelles nationales et ne limite pas le cours de l’Histoire à une brochette de personnalités.

  30. Posté par Atangana, le 5 août 2007 à 18:12

    Quand les francophones d’Afrique auront compris que Sarkoky est le president de LA France, elu pour regler les problemes de LA France, peut-etre s’interesseront-ils a leurs problemes d’africains et aux propos de leurs propres chefs d’etat. Bientot un milliard d’africains et nos intellos en sont encore a chercher la reconnaisance (ou l’absolution) a travers la critique du discours d’un homme politique etranger ?

    Passe tranquillement ton chemin, dit le sage, le chien est enchaine !

  31. Posté par La lectrice zappée de tout à l’heure, le 5 août 2007 à 18:35

    Mon post est passé par l’aspirateur du modérateur. Je ne m’en offusque pas, c’est bien. Je vous en félicite.Cela veut dire qu’il y a désormais une réelle envie de ne heurter personne sur ce blog. L’auteur du post25 a fourni un long effort en nous communiquant cette longue série de références. Le village dispose maintenant grâce à lui d’une vidéothèque fournie. Comme aurait pu le dire l’inspecteur Maigret " Arrêtez vos sarcasmes" et allez donc consulter ces documents. Toutes mes excuses donc à l’auteur du 25, mon humour était décalé, il faisait trop beau dehors, j’ai manqué de courage.

    A moins que l’objet du délit ne concerne mon allusion aux vacances de Sarko et de son vélo.. ?Personnellement je ne lui pas encore taillé de short, le prêt -à-porter comme le prêt-à-penser peuvent lui en fournir beaucoup plus que moi, à un prix défiant toute concurence. Comme Achille Mbembe cite ce monsieur, j’ai pensé ne pas faire du hors sujet en écrivant ces lignes. Mes propos auraient-ils heurté sa bicyclette ? Je m’excuse auprès de son vélo, si tel est le cas et peux lui assurer que je ne roule pour personne. Il est actuellement garé sur l’avenue de l’Indépendance. Il fait encore trop chaud à cette heure pour l’enfourcher et se remettre en mouvement.

    Respectueusement.

  32. Posté par D.O.W., le 5 août 2007 à 19:06

    Ok, je sais mon cher A.M., que tu n’affectionnes pas les posts trop longs. Mais ce qu’on a à dire est proportionnel à la longueur de l’article ;-)

    J’ai du mal à suivre Achille Mbembe sur cette affaire. C’est décidément un sujet complexe et inextricable, que celui de la triple problématisation 1)de la place de l’Afrique dans la civilisation humaine, 2)de ses mérites, de sa condition et de ses capacités, 3)de son rapport au monde enfin. Personne ne parle de ce sujet avec les justes nuances, même pas Achille Mbembe. Car si en effet le discours de Nicolas Sarkozy peut horripiler et blesser, d’une part il ne saurait surprendre. Puis d’autre part, il ne peut amener, a contrario, à tenir pour avérée, toute son antithèse. Si le discours de ce très populiste chef de l’Etat, je cite A. Mbembe, révélait "au grand jour ce qui, jusqu’à présent, relevait du non-dit" (comme je l’avais moi-même brillamment souligné ici ;-), un tel discours n’avait donc plus matière à surprendre. Ce discours, A. Mbembe le voit "enfermé dans une vision frivole et exotique du continent". Tout de même, cette vision que l’on a de notre continent, nous y sommes aussi pour quelque chose quand même. C’est un tantinet manquer d’autocritique, que de continuer à prétendre qu’une telle vision tient toute entière des schémas hérités de l’ethnologie coloniale du XIXème siècle. Achille Mbembe souligne avec ironie que l’on ne veut voir de "l’homme africain", que son "attachement irrationnel au royaume de l’enfance, au monde de la nuit, aux bonheurs simples". Mais c’est le même A. M. qui il y a un certain temps, dans un article, fustigeait en Afrique, "l’assujettissement généralisé aux fétiches". Il ironise également sur les élites et les gens de chez nous, assimilés - par le regard de l’Autre - à une "communauté de souffrants". Malheureusement, cette image, d’une communautés de souffrants, est bien réelle. Dans les populations les plus diverses. Dans les élites. Il est peu, de dire que les populations d’étudiants sur les campus, forment une vaste communauté de souffrants. Achille Mbembe moque le regard paternaliste porté "sur un continent qui n’a pourtant cessé de faire l’expérience de radicales mutations au cours de la dernière moitié du XXe siècle notamment". ça par exemple ! Mais quelles sont donc ces mutations qui ont échappé à mon regard acéré de fin observateur ? Que l’on me dise, pour que je sois bien sûr que nous appelons "mutations" le même type d’événements ou d’évolutions. Les propos de N. Sarkozy feraient des Africains "des êtres fondamentalement traumatisés et incapables d’agir pour leur propre compte, en fonction de leurs intérêts bien compris". Ceux qui dirigent nos nations - et qui, par ricochet, nous forgent une image en tant qu’être communautaire -, quand donc a-t-on eu l’impression qu’ils agissaient en fonction de leurs intérêts bien compris ?

  33. Posté par D.O.W., le 5 août 2007 à 19:06

    En réalité, les insuffisances de l’Afrique sont criantes, ses carences sont des gouffres. Et il y a plus dangereux peut-être, que ceux qui nous dessinent une image de peuples anhistoriques et en incapacité : ce sont ceux qui voudraient nous faire oublier nos carences. Grand Dieu, bien évidemment je ne range pas Achille Mbembe au nombre de ceux-là. Mais (et que ceux qui ne sont pas habitués à mes positions iconoclastes s’accrochent, ça va décoiffer) il faut bien répondre à A. Mbembe qui écrit : "Comment peut-on faire comme si, en France même, Georges Balandier n’avait pas montré, dès les années cinquante, la profonde modernité des sociétés africaines", il faut lui répondre qu’avec tout le respect qu’on doità G. Balandier, il n’a rien montré de tel. Il a assumé un parti-pris idéologique, autour duquel il a brodé avec un talent certes peu commun. Dans la sphère des sciences sociales, il est fort commode de mettre la modernité où l’on voudrait la trouver, et d’autant mieux que l’on appelle modernité à peu près ce que l’on veut. Même sentence à propos de l’oeuvre de J.-F. Bayart (puisque Mbembe écrit : "comme si Jean-François Bayart et la revue Politique africaine n’avaient pas tordu le cou à l’illusion selon laquelle le sous-développement de l’Afrique s’explique par son « désengagement du monde »") : suffit-il aux africanistes de se choisir une belle thèse (principalement en fonction d’objectifs académiques), de l’illustrer abondamment de maints discours savants, pour que cette thèse-là soit avérée ? N’est-il pas possible de s’inscrire dans cette matrice même des sciences sociales, et d’établir, selon toutes les règles de "la discipline", ledit désangagement, dans le même temps que le lien ici réfuté avec le sous-développement ? Sur 300 pages, je promets d’effectuer brillamment cet exercice si on me le demande. Je pourrais colliger dans un recueil, nombre d’analyses de J.-F. Bayart (notamment dans son fameux "L’Etat en Afrique, La politique du ventre") qui, examinées de plus près, révèlent la chimère fantaisiste qui les sous-tend.

  34. Posté par D.O.W., le 5 août 2007 à 19:07

    Non vraiment, pour revenir au fameux discours en terre sénégalaise du président français, les offuscations que de telles proclamations - attendues - provoquent, ne manquent jamais de m’étonner. Moi, les échos d’un tel discours, me causent moins de peine finalement, que les actes (ou les non-actes) honteux que posent en notre nom, nos simplets souverains absolus. Nos carences et nos médiocrités me blessent plus profondément à l’âme, que les hérités avatars de la colonialité. N’en déplaise à A. Mbembe et à G. Balandier, l’Afrique est par exemple à peu près la seule région du monde à ne pas s’être réapproprié de façon irréversible, une seule des modalités vertueuses de la modernité. A propos de travaux sur l’Afrique, A. Mbembe a mentionné surtout ici des intellectuels, des auteurs, des chercheurs étrangers. Il est tout à fait significatif que peu d’Africains soient cités. La "profonde modernité" des sociétés africaines, adviendra seulement peut-être quand c’est une majorité d’Africains qui entreprendront de l’établir. Que si peu d’Africains apparaissent comme les références dans ces matières, commence de faire la preuve que nos sociétés ne sont certainement pas "profondément modernes". Valentin Mudimbe, Achille Mbembe, Fabien Eboussi Boulaga, nous ont certes fait franchir une étape décisive. Mais ils sont encore trop peu nombreux. Trop peu nombreux en tout cas, pour que l’on parle de "mutation" (si mutation s’entend à l’échelle collective).

    A. Mbembe écrit : "Comment peut-on se présenter à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar au début du XXIe siècle et s’adresser à l’élite intellectuelle comme si l’Afrique n’avait pas de tradition critique propre et comme si Senghor et Camara Laye, chantres respectifs de l’émotion nègre et du royaume de l’enfance, n’avaient pas fait l’objet de vigoureuses réfutations internes ?". A quoi il faut répondre : "de l’incontournable nécessité du politique !". C’est une évidence, qu’il y a partout dans le monde des Africains brillants, et que l’intelligence et le génie sont dans la même proportion chez l’Africain que chez les autres. Mais ce ne sont pas les Africains, pris individuellement qui font l’"image de l’Afrique". Ce sont les coordonnateurs, les régisseurs du destin national, c’est-à-dire les politiques (les exécutifs). Nous ne pouvons pas continuellement blâmer la terre entière, et lui reprocher de se faire de nous l’image que lui en donnent les façonniers de notre vitrine collective. C’est à ces derniers qu’il nous faut en permanence demander des comptes. Il nous faut d’abord être soucieux de la fabrication de notre reflet, de notre figure collective, avant que de nous soucier de la manière dont elle est reçue. Et on a bien compris qu’il s’agit de nous, avant qu’il soit question d’incriminer l’autre, ou de lui faire recommandation. A. Mbembe déplore que dans les produits de la culture de masse en Occident, on s’efforce de créer des attitudes qui ne favorisent pas "un véritable travail de reconnaissance de l’Autre". Mais c’est surtout nous-mêmes, qui, en étant soucieux de l’image que nous donnons au monde, en promouvant chez nous ce que A.Mbembe lui-même a appelé "une politique de la vie", c’est nous-mêmes qui, en nous forgeant une éthique du bon orgueil et de la saine ambition, pourrons le plus efficacement travailler à cette reconnaissance. Mbembe exhorte la France à renoncer à ses préjugés. Très bien, mais il est peut-être autant nécessaire que nous renoncions au sang qui coule sans cesse, aux guerres absurdes, aux famines organisées, à tout ce qui ravale l’humain chez nous, à nos faiblesses anachroniques, à nos déficiences chroniques, etc. Achille Mbembe note très justement que "beaucoup d’esprits savent pertinemment que le sort du continent, ou encore son avenir, ne dépend pas de la France", et encore que "Les Africains se sauveront eux-mêmes ou ils périront". Exactement ! Et ce sont eux, qui occasionneront que change le regard porté sur eux. Ou alors ce regard ne changera pas.

  35. Posté par catharsis, le 5 août 2007 à 19:14

    "...Ignore-t-il donc l’inestimable dette que, dans sa formulation du concept de la négritude ou dans la formulation de ses notions de culture, de civilisation, voire de métissage, le poète sénégalais doit aux théories les plus racistes, les plus essentialistes et les plus biologisantes de son époque ?..."

    C’est exactement çà Chichil, ils (Sarko et Guaino) sont completement mé ou mal connaissant de l’africain. C’est de l’ignorance.

  36. Posté par catharsis, le 5 août 2007 à 20:26

    "...C’est tout cela qui nourrit à son tour un habitus raciste,...s’efforce de créer des attitudes qui, loin de favoriser un véritable travail de reconnaissance de l’Autre, font plutôt de ce dernier un objet substitutif dont l’attrait réside précisément dans sa capacité à libérer toutes sortes de fantasmes et de pulsions." paragraphe interessant...oui mais non Chichil. On fait comment pour avancer ? La reconnaissance va passer par la connaissance de l’autre non ? Au début. Bien sûr ce fut historiquement svent mal assimilé, cette connaissance s’est faite au travers du prisme de prejugés racistes. Moi aussi je me suis fait piegé, et me suis fait passer un savon ici ds ce village a propos de ces clichés que vehicule l’histoire, et le monde qui m’entoure. J’en ai même brulé sur un bucher.

    C’est petit à petit que la connaissance, par des echanges, bijectionnels, fera éclater brique par brique cette digue d’ignorance, de présupposés, cimentées par la connerie humaine. C’est d’abord conscients, puis plus tard inconscient. Un peu comme apprendre à marcher, on s’casse lag au debut.

    Fo laisser le temps, à l’occidental. Comprend vite, mais faut expliquer longtemps !

    Mais il faut que l’ignare accepte d’ouvrir son esprit à la connaissance.... C’est ce que doit faire cette nouvelle elite française. Sous peine de vivre dans un univers erroné.

  37. Posté par La môme, le 5 août 2007 à 20:26

    Non DOW, ne t’inquiète-pas tu n’as pas fait trop long. Ton commentaire est effectivement dans sa longueur proportionnel à l’article mis en ligne. Chapitré, cela passe comme une lettre à la poste. C’est bon de remettre les pendules à l’heure, de sortir du schéma habituel et confortable de la victimisation à outrance. Il y a du boulot sur la planche pour dynamiter, sur chaque continent, les thèses et litanies pratiques mais pénibles et obsolètes. Besoin de 300 pages ?... si j’étais éditrice, je te dirais volontiers "chiche !". AM a dit qu’il avait un contrat chez Fayard en qualité d’essayiste...tu peux toujours "essayer" et rêver. J’espère qu’il te lira. Non, inutile de rêver..là on touche de trop prés des intérêts perso...sans parler des intêrêts économiques,nationaux, ethniques ...Sauf si, on commence par renoncer à ce que tu appelles "nos déficiences chroniques". Balayer chacun devant notre vitrine. Merci d’être venu donner un coup de main au ménage.

  38. Posté par Robin des bois, le 5 août 2007 à 20:53

    Catharsis, on voit que tu as fait du ménage... "Mais il faut que l’ignare accepte d’ouvrir son esprit à la connaissance...C’est ce que doit faire cette nouvelle élite française" Pas franchement "bijectionnelle" ta conclusion. Je crois que les élites, européennes et africaines, s’entendent et se comprennent souvent très bien. Elles partagent les mêmes centres d’intérêt et les mêmes privilèges.Les mecs fument les mêmes cigares et les femmes aiment les mêmes grandes marques de parfum...pour faire court et simpliste. Un jour quand j’aurais plus de temps, je te raconterais une petite histoire qui en dit long sur ces connivences. Mais inutile, tu en connais sans doute des tas toi même. Un exp, qui risque d’être censuré : AM au FESPAM à Brazza se dit choqué, dans un journal, qu’on lui réclame sa carte de crédit à la réception de l’hôtel...c’est ce qui se passe toujours quand on est un quidam, même dans un 3 étoiles à Paris (oui, j’ai eu cette chance une fois)...en revanche pas ou peu d’écho sur les conditions d’accueil des artistes au campement près du zoo. C’est cela l’élitisme, tu sais le singe qui se bouche les oreilles et se cache les yeux quand l’odeur de la réalité le dérange.

  39. Posté par catharsis, le 5 août 2007 à 21:10

    ...les étudiants sénégalais ont été mis exprès dans une autre salle. Ce sont les groupies de Wade qui suivaient l’intervention de Sarko... C’est decourageant de vous lire ici.

    Tout n’est qu’arrangement, manipulation, mise en scène.

    La politique est un vaste théâtre. Relayé par de bons comédiens. Helas aux consequences, pour nous bien reelles, malheureusement.

  40. Posté par Ngnagna, le 5 août 2007 à 21:20

    « intellos en sont encore a chercher la reconnaisance (ou l’absolution) a travers la critique du discours d’un homme politique etranger ? » des journalistes qui reprennent de la chanson Chirac l’africain, des présidents qui demandaient encore hier à Chirac de défendre le coton africain.

    « Mbembe le voit "enfermé dans une vision frivole et exotique du continent". Tout de même, cette vision que l’on a de notre continent, nous y sommes aussi pour quelque chose quand même. » Une part insignifiante il suffit de jetter un coup d’oeil dans les médias, et sur le comportement des touristes en Afrique. C’est l’Afrique à « l’état original » qu’ils veulent. Les préjugés sont encore très forts.même le président africain n’y échappe pas. Il ne lui vient pas à l’esprit que le comportement « stéréotypé » du paysan africain découle du manque de subventions à l’agriculture en Afrique.

  41. Posté par Ngnagna, le 5 août 2007 à 21:32

    « La reconnaissance va passer par la connaissance de l’autre non ? » le travail de l’enseignant, du médecin, du chercheur,du maçon africain doit être reconnu par ses pairs, le reste c’est à voir.

    Au lieu de chercher la reconnaisssance de l’Occident vaut mieux s’appliquer à bien faire ce pourquoi on a été formé.

  42. Posté par Ngnagna, le 5 août 2007 à 21:43

    « C’est decourageant de vous lire ici. » la vérité est trop laide on ne l’aime pas Catharsis.

    « Il est tout à fait significatif que peu d’Africains soient cités. » les chantiers sont nombreux, les études sur l’Afrique d’aujourd’hui font défaut dans des domaines variés comme l’éducation, la santé, les systèmes politiques etc au détriment de la restauration d’une image écornée de l’Afrique ou alors l’autoflagellation.

  43. Posté par D.O.W., le 5 août 2007 à 21:52

    Oh, Robin des bois, la censure te guette ! ;-))

    Merci à toi La môme ! Tu as raison, ne touchons pas aux intérêts perso ;-)

    Pour ce qui est de "remettre les pendules à l’heure", en fait, c’est très légitimement qu’on peut se sentir agacé, insulté par les propos de Sarko. Et c’est vrai que ces propos, et les sources où ils s’inspiraient (bien mises en évidence par A. Mbembe), étaient majoritairement mensongers. Hegel dénie à l’Afrique un passé et une histoire. Quelle patente ignorance ! Au temps médiéval de la scolastique, l’Afrique intellectuelle n’avait rien à envier au reste du monde. J’ai fait ici même un petit billet pour dire combien l’impensé du discours de N. Sarkozy sur l’Afrique, les Noirs, les Arabes, recelait des relents de la plus dangereuse dérive réactionnaire. Mais nous passons plus de temps finalement, à nous offusquer de la parole insensée, qu’à saisir en quoi nous pourrions travailler à l’anesthésier. C’est cela que je voulais dire, la grossièreté de nos interlocuteurs, à laquelle nous sommes familiers depuis quand même quelques décennies, continue d’occasionner comme un happening chaque fois qu’elle surgit. Un peu comme si nous guettions le moindre prétexte qui pourrait nous servir de cache-misère.

    And it’s quite unfortunate...

  44. Posté par Ngnagna, le 5 août 2007 à 21:56

    Dans les pays d’Afrique francophone les gouverneurs sont nommés. Chez les anglophones ils sont élus. Doit-on les nommer ou les élire pour une décentralisation réussie ? Voilà un exemple de chantier que doit investir la pensée en Afrique.

    Et pour en finir avec la colonisation, je pense qu’il faut créer un musée de l’horrreur "coloniale". Personne ne pourra plus nier la barberie humaine à but philantropique.

  45. Posté par Ngnagna, le 5 août 2007 à 22:08

    « c’est très légitimement qu’on peut se sentir agacé, insulté par les propos de Sarko. » et du silence qui accompagne l’expulsion des africains étrangers au Gabon ou Algerie, de l’insécurité des africains non nationaux dans certains pays africains, etc...

  46. Posté par Lotfya , le 5 août 2007 à 22:16

    Humm .. hummm

    .. Mais au final n est ce pas essentielement les Artiste , romancier en particulier qui ont véhiculer en Europe ces préjugé colonial transformant l impérialisme Européens en un geste d Humanisme par la necessité et le besoin manifeste d une^tutelle pour sortir ces Sauvages de leur indolence et leur sens de la jouissance materiel et immédiat ? .... oui on sait la vision hegélienne a fait de l Orient et de l Afrique des zones statique peuplé de despotes et dont l influence sur l histoire mondial est en somme assez réduite ..., oui ont sait MArx Engels ont tout aussi constaté que les Arabes ont un sens moral tres bas , oui on sait Kipling , stuart mil , James , tous on jugé necessaire la tutelle britannique en inde et que sans ce "peuple" risquait le sous developpement ...... .. est ce Faux ?? qu est ce qu etait l Afrique au 19eme siecle ? qu est ce qu etait l inde ? le moyen orient , ?? .. vous croyez quoi que nos ancetre ont inventez la pénicilines les Avions , les sous marin , les voitures , le telephone , le train , le telegraphe , des moyens de transport , la radio thérapie , les scanner ..., tout ce que manque actuellement l afrique au final lol .. oué je suis raciste cé kler , contre les intellos negre qui pensent chercher dans leur propre excrement un etalon mesure pour enfin ce sentir l egal des Occidentaux ! .. faites comme les japonais , vous cassez pas le cul , commencer votre Histoire au 19eme siecle et oubliez le reste lol , ca vous eviterz de perdre votre temps a chercher le fondement Culturel du Racisme chez les occidentaux alors qu il est deja au plus profond de vous au quotidien et depuis des millénaire et cé pas le Rwanda qui nous dira le contraire , car dans ce genre de Drame on se demande a quoi peut servir les ptit cercle d Hegle a part pour que frere Jean nous fasse des ronds des l eau tel l idiot du village ! .. !

  47. Posté par Kili Kili Té, le 5 août 2007 à 22:20

    Ko zanga ko yeba eza liwa ya ndambo...

  48. Posté par Ngnagna, le 5 août 2007 à 22:46

    « Afrique des zones statique peuplé de despotes ce sont les "sbires" de l’Europe. » Le commanditaire n’est pas mieux que l’executant. Tu fais quoi du remboursement de l’odieuse dette africaine qui annule les efforts des plus vertueux etc.

    « et dont l influence sur l histoire mondial est en somme assez réduite » L’Afrique représente 2% du commerce mondial parce que les bénéfices des multinationales et les magouilles de ces dernières sont passées sous silence.

    « vous croyez quoi que nos ancetre ont inventez la pénicilines les Avions , les sous marin , les voitures , le telephone , le train , le telegraphe , des moyens de transport , la radio thérapie , les scanner ..., tout ce que manque actuellement l’Afrique » Ce sont les choses du blanc, cela n’a rien à voir avec les cultures africaines lol.

    Lors de son sejour en Afrique Wade a fait offrir un boubou à Sarkozy. Si c’est un bazin riche, il y a des chances que le tissu provienne d’Allemagne. Une célébration sans doute de l’amitié franco-allemande dans une ambiance culturelle sénégalaise.

    Fait-on des bazins au Sénégal ?

  49. Posté par D.O.W., le 5 août 2007 à 23:03

    Vous pouvez, très chère Lotfya, avoir le jugement que vous voulez, sur l’Afrique et sur les Africains. En revanche, si vous voulez évoquer la vérité historique, là il vaut mieux la connaître. Et manifestement, ce qu’étaient l’Afrique, la Chine, ou l’Arabie dans le Haut Moyen-Âge, ou au 15ème siècle, vous semblez l’ignorer. Dans ces cas, il est plus sage de ne pas en parler, au risque de faire seulement de l’idéologie.

    Et puis, "la pénicilines les Avions , les sous marin , les voitures , le telephone , le train , le telegraphe , des moyens de transport , la radio thérapie , les scanner, ...", d’une part, supposons que l’on doive cela à une seule aire géographique. Vous en déduisez quoi ? Que sur cette aire géographique les hommes sont plus intelligents ? En fait, il me faut une centaine de pages pour expliquer très précisément pourquoi tout cela est apparu à ces endroits précis, et pourquoi cela ne traduit en rien une supériorité intellectuelle. Et d’autre part, je vais vous étonner : sans la Chine ancienne, la majorité de ces inventions n’aurait jamais existé. Sans la science arabe, jamais il n’y eut de science en Occident. Les vrais historiens des sciences, tiennent cela pour une évidence. Les vrais historiens des sciences, savent qu’il n’y a pas de paternité de la science, ni des technologies, qui ne soit, d’une façon ou d’une autre, une paternité mensongère. Seule l’hypothèse d’une multipaternité, y compris directe, résiste aux preuves historiques.

    De l’humilité donc ;-)

  50. Posté par Ngnagna, le 5 août 2007 à 23:22

    « il me faut une centaine de pages pour expliquer très précisément pourquoi tout cela est apparu à ces endroits précis, et pourquoi cela ne traduit en rien une supériorité intellectuelle. » Ce n’est pas la peine de tomber dans le piège de l’autre fille là ! Mieux vaut faire et laissez dire.

    « ce qu’étaient l’Afrique, la Chine, ou l’Arabie dans le Haut Moyen-Âge, ou au 15ème siècle, vous semblez l’ignorer. » Au risque de me tromper il ne s’agit pas de l’ignorer, mais de se préoccuper du présent, de ne plus penser à ce que les africains ont ou aurait fait.

    L’africain ne doit passer son existence à prouver quoi que ce soit.

    « sans la Chine ancienne, la majorité de ces inventions n’aurait jamais existé. Sans la science arabe, jamais il n’y eut de science en Occident. » de plus la science n’appartient à personne. C’est une erreur qui a été commise par des dirigeants africains, encouragée par les occidentaux défenseurs de l’authenticité africaine. L’addition est aujourd’hui salée. La connection ultralente en Afrique coûte plus cher que l’ultrarapide en Europe.

  51. Posté par Lotfya , le 5 août 2007 à 23:27

    "d’une part, supposons que l’on doive cela à une seule aire géographique. Vous en déduisez quoi ? Que sur cette aire géographique les hommes sont plus intelligents ? En fait, il me faut une centaine de pages pour expliquer très précisément pourquoi tout cela est apparu à ces endroits précis, et pourquoi cela ne traduit en rien une supériorité intellectuelle."

    <<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<< c est exactement ce que je voulais je vous assure DOW ... remplir des blanc par centaine de page n enleve la Vérité De Fait , quand vous dite remplir cela veut dire tenté de monter une fiction pour expliquer naivement que cela aurait pu se produire partout mais qu obliger de constater que cela n est c est produit qu a un seul endroit ! ... tirez en ce que vous voulez comme conclusion rationnel ou imaginaire mais les Faits sont là .. et au lieu de chercher soit a dénigrer l apport de l occident ou inversement a chercher chez les colonisé une puissance equivalente contentez de vous de comprendre le mecanisme et de l appliquer a vous meme .. car si le bon sens et l intelligence sont uniformement répartie la réalité nous oblige a constater que c est raremment en meme temps ... ! la civilisation Occidental est supérieure a l Afrique que ca vous plaise ou non c est comme ca .. et ca me fait bien rire de voir des blackos utlisier toute les technologie issus de cette occident pour justement dire que eux auraient pu en faire autant mais qu a cause de la faute a pas de chance zon pas pu lol ..................... ;; ce qui caratérise l occident c est qu elle a pas perdue sont temps a tenter de dissimuiler ses plagiat .. elle a pris aux autres a améliorer , rationaliser et apres c est permis de definir cette accumulation de richesse venue d horizon diverse comme etant siennes ... contentez de vous d en faire autant .. construiser votre tour de babel et apres vous pourrez si vous le souhaitez créer une fiction Historique pour vous réappproriez votre honneur apparemment perdus ! .. et t inquiete je connaise suffisement la chine ou le moyen orient du 15 eme siecle . ; et franchement a part pour les Aristocrate et les elits intello c etais la misere total ! cé pas etonnant que les intello black tente de définir cela comme un Age d or lol ... moi je pense au peuple .. et le peuple a Faim et aspire a jouir des trouvaille et des methode de l occident pour améliorez le sort de tous ! c est comme ca et pas autrement le reste ce que du blabla d académicien !

  52. Posté par Robin des bois, le 5 août 2007 à 23:32

    Dow, merci de n’avoir pas laissé traîner les âneries lues sur le post 46...L’aspirateur du modérateur s’en serait peut-être chargé, mais comme moi aussi je risque de terminer dans le sac de l’aspi ( je vais voir si la fameuse phrase d’Audiard se vérifie ici), autant que ce soit en bonne compagnie. Tu réclames 1OO pages pour faire une petite synthèse sur l’Histoire des sciences ? Nombreux, en effet, ceux qui devraient s’y plonger ou s’y replonger. On y gagnerait beaucoup en humilité...Les artistes et les intellectuels contemporains y compris. Les grands découvreurs et chercheurs étaient avant tout fondamentalement de grands rêveurs et porteurs d’utopies.., de nouvelles visions du monde, les 1ers poètes. La littérature a souvent tendance à l’oublier.

  53. Posté par Tu rigoles l’ami !, le 5 août 2007 à 23:34

    Ma Parole, DOW, tu rigoles j’espere quand tu dis ceci :

    [A propos de travaux sur l’Afrique, A. Mbembe a mentionné surtout ici des intellectuels, des auteurs, des chercheurs étrangers. Il est tout à fait significatif que peu d’Africains soient cités. La "profonde modernité" des sociétés africaines, adviendra seulement peut-être quand c’est une majorité d’Africains qui entreprendront de l’établir. Que si peu d’Africains apparaissent comme les références dans ces matières, commence de faire la preuve que nos sociétés ne sont certainement pas "profondément modernes". Valentin Mudimbe, Achille Mbembe, Fabien Eboussi Boulaga, nous ont certes fait franchir une étape décisive.]

    Pour moi, la secheresse en references Africaines est d’abord le choix de Mbembe. Il y a des dizaines d’Africains que l’on peut citer dans ce registre. Joseph Ki Zerbo a ecrit des choses pertinentes que Mbembe aurait trouve interessantes. Et puis il y a Obenga, Elikia M’BOKOLO, HOGBE NLEND, Adigun Ade ABIODUN, etc Si Mbembe ne cite pas d’Africains, la question devrait revenir a Mbembe, c’est a lui d’expliquer pourquoi les Africains que j’ai cite ne figurent pas sur sa liste referentielle.

  54. Posté par Ngnagna, le 5 août 2007 à 23:35

    Les africains doivent s’efforcer d’avoir un point de vue sur une multitude de choses en Afrique et même dans le monde.

    C’est paradoxal d’entendre des spécialiste africains qui n’ont aucune connaissance du terrain sur les ondes.

    Des énormités du genre il y a plus de médecins béninois en France qu’au Bénin existent du fait de l’ignorance.

  55. Posté par Lotfya , le 5 août 2007 à 23:38

    "sans la Chine ancienne, la majorité de ces inventions n’aurait jamais existé. Sans la science arabe, jamais il n’y eut de science en Occident." <<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<

    oui mais la fusion nucléaire la découvert des pulsar , la comprehension de la matiere moléculaire , les equation differentiel ,la relativité , la psychatrie , les premeire greffe de coeur etc etc , c est en occident que cela c est produit alors je vois pas a quoi sa sert d aller chercher la decouverte de la fabrication des pétard en chine pour tenter de se sentir l inventeur du canon a electron ! tsss n importenawak .. inventez la roue c est bien . fabriquer un avion c est autre chose quand meme fo arretez vos délire de mendiant ! .. accepter sa defait et la comprendre voila l enjeu et pas tenter de réduire les succes de son ennemis ! c est comme cela qu on evolue , ^pas en restant dans l eternel tu me tient je te tiens par la barbichette ! ..

  56. Posté par Lotfya , le 5 août 2007 à 23:46

    dis donc tu rigole l ami tu serais pas un peu paranoiak par hasard ?? on censure les insulte pas les idées stérile , rassure toi , tu risque pas d etre censuré un jour lol

  57. Posté par Lotfya , le 5 août 2007 à 23:50

    ha ben non cé pour Ropin des Bois le pote a frere jean ! .. ... bon allé on va cuvé le vin avec frere jean ! ;; tu viens kopin vé t expliquer cé koi un canon a electron ....

  58. Posté par Tu rigoles l’ami !, le 5 août 2007 à 23:50

    Lotfya, la premiere greffe du coeur fut realisee en Afrique du Sud, par un noir. Mais c’est le "grand professeur Blanc" qui recu les lauriers pour cause d’apartheid.

    http://news.bbc.co.uk/2/hi/africa/3011105.stm

  59. Posté par Ngnagna, le 5 août 2007 à 23:51

    « les premeire greffe de coeur etc etc , c est en occident » plutôt Afrique du Sud. Tu

  60. le 5 août 2007 à 23:54

    Ai fini dans le sac de l’aspirateur aujourd’hui pour une allusion ironique à une fastidieuse bibliographie ou au vélo de sarko en vacances aux States ( je n’ai pas saisi la raison)...Je n’ose plus dire que je suis médusée ( d’où mon anonymat), même si c’est mon sentiment à l’instant en lisant les propos des posts 46 et 51. La petite frise me rappelle un papier peint déjà vu ici. On a fait le ménage, repeint certaines devantures, ça fait du bien, certes, de changer de décor...Mais si les frises à points-points, les insultes à peines maquillées se remettent à fuser, je ne comprendrais vraiment pas pourquoi mon post de tout a l’heure a été censuré. Deux poids, deux mesures ? Le degré zéro de l’écriture ? A ce train là, je ne serais pas la seule à être médusée...Il nous faudra un radeau, pour éviter le nauffrage dans le sac de l’aspi.

  61. Posté par D.O.W., le 5 août 2007 à 23:54

    D’abord une rectification : "Sans la science arabe, jamais il n’y eut de science en Occident". Non, soyons précis : Sans la science arabe, jamais il n’y eut de science moderne en Occident. Et la science arabe était elle-même redevable à Archimède et aux Grecs anciens, qui eux, étaient redevables aux Phéniciens notamment. La science est indivise, et n’a pas de paternité localisée - mais qui veut le comprendre ça ?

    Ensuite, chère Lotfya (donnons-nous donc du "vous", c’est chic ;-) sur le fond, vous avez tout à fait raison : relisez ce que je disais dans les posts 32, 33, et 34 : aujourd’hui l’Afrique est une civilisation infertile. Et le reste du monde a en effet sur elle une avance considérable. Elle se trouve releguée de façon honteuse. Je ne le nie pas. Mais vouloir faire de la vérité du présent, la mesure du passé, c’est de l’idéologie. Et puis franchement ma chère, oser dire de "la chine ou le moyen orient du 15 eme siecle", que c’étaient "la misere totale" ! Quel témérité ! Allez, parce que c’est vous, je vous donne une seule référence, mais attention, c’est un classique : Joseph Needham : "La tradition scientifique chinoise", Hermann éditions, 1974. Ou encore Robert K. G. Temple : "Quand la Chine nous précédait – 3000 ans de découvertes et d’inventions chinoises", Bordas, 1987. Dans ce dernier livre, on peut lire par exemple ceci : "Jusqu’il y a deux siècles, l’Occident était tellement arriéré du point de vue agricole qu’à côté de la Chine il faisait figure de monde sous-développé". A méditer...De façon générale, il ne faut pas tenir pour vrai ce qu’on croit, mais ce qui est établi.

    Je fais juste remarquer que je ne déprécie aucun mérite, en tout cas pas celui de l’Occident : il est immense. Je pourfends en revanche la manie qu’a l’Occident de déprécier le mérite chez tous les autres, se proclamant seul géniteur de la rationalité. Et pour répondre sur le reste, va vraiment me falloir mes 100 pages ;-)

  62. Posté par Lotfya , le 5 août 2007 à 23:56

    "Les grands découvreurs et chercheurs étaient avant tout fondamentalement de grands rêveurs et porteurs d’utopies.., "

    zété surtout orgueilleux ! ...ce sentiement d etre les premier a foulé le sol d une terre vierge , ce sentiment de decouvrir de nouvelle richesse ! de nouvelle conquete ! pov robin des bois tu navigue en plein délire , té un pov romatik completement has been , la courtoisie cé un truc du moyen age lol .. aller je te laisse a tes dragon et autres chimere ! va planter ta fleche dans le cul d un blanc et tu verra que la merde c est partout la meme ... mais au meme moment lol ...

  63. Posté par D.O.W., le 6 août 2007 à 00:02

    A Tu rigoles (post 53) : le problème avec l’Afrique, c’est que vous érigez le moindre de vos universitaires en génie. Je parle des références mondiales ! Tous les intellectuels africains ne peuvent pas s’y classer seulement parce qu’ils seraient africains ! (rires). Dans ma liste à moi, comme Mbembe, je ne citerais presqu’aucun de ceux que tu as cités. Pardonnes-moi, mais chacun ses références ;-)

  64. Posté par Lotfya , le 6 août 2007 à 00:05

    garde tes reference DOW .. la chine au 15eme siecle etait un pays comme tous les autres , seul les riche vivaient biens pour les autres c est a dire la majorité c etais la misere et MAo l a tres bien compris ... pour bien comprendre la chine il faut réaliser ce que fut l exploit de MAo , s agissait pas de faire la révolution sur une ile .... vous divaguez sur les splendeur d antant qui etait a l image de vallé des roi un charnier ou des milliers d esclave sont mort pour la gloire de Monarque ! ... les seul a avoir réussi un progres sont les grecs puis les romain , les arabes et enfin le monde latin en Europe ! .. on va pas refaire l histoire pour redonner une part equitable a chacun lol <<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<< bien sur que les biologiste vont chercher chez des chaman des principe actif , mais la plante ne suffit pas .. l important dans les science ce n est pas ce qu il y avait av car generalement le but des science et de démontrer que la vision precedent etait fausse ... keske vous aller comparer les astronome des mandarin avec les théorie du Hubble ou d Einstein ??? zete malade ou koi .. c est pas avicenne qui a inventez la pasteurisation .. l occident a apportez un plus indéniable dans la methode .. et c est de ca qu il s agit , l approche scientifique !! .. c est pas la découverte en elle meme qui importe .. les arabes on decouvert le 0 .. et ?? ca leur donne le droit de renvendiquer le premier pas sur la lune ??? pffff ! ..

  65. Posté par catharsis, le 6 août 2007 à 00:07

    Ce que l’hom n’a pas pigé encore, c’est que, Science, n’est pas le seul enfant d’Intelligence.

  66. Posté par Lotfya, le 6 août 2007 à 00:10

    d accord cat mais sans la science tu pourrais pas etre la a nous le dire .. et c est surtout cela qui est important .. véhiculer la pensée a travers les uns et les autres se sentir tous dans le meme panier .. et la l intelligence sert a savoir vire ensemble car potentiellement on se sent proche de tous !

  67. Posté par Tu rigoles l’ami !, le 6 août 2007 à 00:12

    Tiens, tiens, a chacun ses references ? Tu admets donc la subjectivite des criteres de choix ! Vu. Donc tu ne devrais pas t’offusquer du manque d’Africains de haut niveau, vu que tes criteres soit assez peu translucides. Pourquoi Mbembe merite citation a tes yeux et pas Obenga ? en quelques lignes STP !

  68. Posté par Ngnagna, le 6 août 2007 à 00:12

    « accepter sa defaite et la comprendre » la fierté de la filiation, l’absence de remise en question sont compriment fortement le cerveau.

    « pas en restant dans l’eternel tu me tient je te tiens par la barbichette ! » Il suffit de regarder l’Asie, qui a aujourd’hui des meilleurs informaticiens, electronicien, médecins etc. Les ministères de la culture devraient être supprimées pour accroître les budgets de l’éducation.

    Et l’enseignement supérieur doit être revu et corrigé. Y’en a marre de ses Pr qui tuent le génie.

    D.O.W. ce que Lotfya essaie de dire avec ironie c’est que l’Afrique ne fabrique les hommes dont elle a besoin. La dernière fois je montrais le cas du paradoxe du coton à Pierre Baya. Voilà un autre exemple de la bétise des "griots" qui vantent la richesse de l’Afrique : la Malaisie est aujourd’hui le premier producteur mondial d’huile de palme grâce au Cameroun qui lui a fournit les plants.

    Le discours de Sarko sur les paysans africains s’adressait probablement aux dirigeants africains comme Wade qui prone le Retour Vers l’Agriculture =REVA oui du rêve

  69. Posté par Lotfya, le 6 août 2007 à 00:14

    ce qu’a fait l occident c est poursuivre le reve de tous les Grand Despote de l histoire que ce soit alexandre , darius , le grand negus , césar , Amon ra ... lier toute les partie du tout .. et c est la ou on en est aujoud hui .. a la mondialisation et pour la premier fois l humanité se sent une mais hélas pas encore indivisible .. et ca c est peut etre la que les Africain peuvent nous aider !

  70. Posté par Robin des bois, le 6 août 2007 à 00:19

    Lotf..faut que je m’habitue à ton nouveau pseudo. On n’a jamais gardé les cochons ensemble, évite les familiarités vulgaires. Je n’ai aucune envie d’aller boire un verre avec toi pour t’écouter me raconter le canon à électron . En physique moléculaire, je dispose déjà de qqs notions amplement suffisantes pour ne pas supporter d’entendre trop d’âneries. En ce qui concerne la censure, tu ne peux pas comprendre. Il aurait fallu prendre le temps de lire les posts précédents. Mais tu es là pour répandre ta prose et ta vérité, je te laisse donc retourner à ta besogne. Pense, néanmoins, à faire le ménage avec la syntaxe, l’orthographe et ces affreuses frises qui jalonnent tes blablablas. Le maître des lieux souhaite, comme nous autres, qu’on recentre nos commentaires sur les sujets mis en ligne.Merci jeune fille..

  71. Posté par Lotfya, le 6 août 2007 à 00:25

    DOw est drole il va chercher en chine ou au 15eme siecle des scientifique Indigenes alors qu aujoud hui les université d occident en sont pleine ! ... probleme d espace temps dans l argumentation .. c est aujoud hui qu il faut dire que l intelligence est uniformement répartie car c est aujourd hui qu on voit des meteque rivalisant avec des européens pur souche ! .. et pour aller plus loins , ce sont les structure qui permette l emergence des science qu il faut saisir , l inteligence c est comme l amour , necessairement un phenomene de société ! ..

    PS .. ropin des pois ecoute va cuvé ton vin avec frere jean et je te coz comme j ai envie de cozé okay mon lapin , ?? bon aller degage now&nb