15 novembre 1884 - 25 février 1885, les grandes puissances mondiales se partagent l’Afrique et décident de son destin. Les Africains étaient absents à cette grande réunion qui avait eu lieu à Berlin, en Allemagne. On a décidé de leur sort « par défaut »

2020 des présumés «  grands de ce monde » remplacent les grandes puissances mondiales et veulent, eux aussi, créer un Nouvel Ordre pour dominer les Nations et les Peuples comme au temps des seigneurs féodaux. Laissés pour compte, les Africains sont encore absents dans les officines qui préparent l’avènement de ce Nouveau Monde. Même les chefs religieux font les sourds, les muets et les aveugles. Ils n’osent pas débattre du sujet alors qu’il s’agit, parait-il, de l’avènement de la bête tel qu’il est annoncé dans le Livre de la Révélation. Les Africains sont divertis par un autre débat : les troisièmes mandats des dictateurs nègres. Motus et bouche cousue des penseurs Noirs. Mais, le silence des grands intellectuels africains peut aussi se justifier à partir du devoir de réserve que leur imposent les loges maçonniques. Et dire qu’en Europe la maçonnerie fut à l’origine de la prise de La Bastille !

Un télégramme à Marine Le Pen pour promouvoir le Nationalisme dans le monde ?

« Serge est fou et est devenu dangereux pour toute l’humanité ! » diront sans doute ceux qui ne savent pas encore lire les signes des temps et ne découvrent le Nationalisme qu’à travers la propagande de la Gauche ou de la Droite et le discours des Le Pen et leur parti, le Front National, en France. Pas si vite.

En effet, devant l’échec des politiques d’uniformisation des civilisations, des cultures, des races, des religions, des politiques, des pensées… tentées par les puissances occidentales, et la « mort  » programmée des Nations ainsi que celle des institutions internationales qui ont précipité l’humanité toute entière dans le chaos ; l’échec d’une mondialisation mal conçue et qui se vit ou s’impose comme un alignement de tous les Etats et de tous les Peuples du monde, seul le Nationalisme peut sauver l’humanité.

Mais, il faudra avant tout redéfinir et imposer le concept de Nationalisme comme étant un mode de vie qui se transfert à l’ensemble d’une communauté partageant le même territoire. Cette communauté, univoque, doit, à son tour, s’intégrer dans des institutions sous-régionales, régionales, continentales et mondiales composées d’identités respectives.

Comme les eaux des affluents qui gardent leurs identités et donnent à la rivière qu’elles forment un débit plus important, les Nations doivent donner de la puissance à la Mondialisation. D’où la nécessité de créer un nouveau discours sur le cours du Nationalisme.

Un amour enfoui dans la haine est donc une prose littéraire dans laquelle nous saluons le courage et la franchise des Le Pen et de leur parti politique, et trouvons dans les filigranes de leur discours politique, même s’il parait xénophobe, un brin d’amour.

Dialectique de l’amour et de la haine

Car, celui qui te dit qu’il ne t’aime pas, te dit qu’il t’aime, en réalité, parce qu’il veut t’épargner de beaucoup de choses : illusion, chimère, rêve et utopie. Non pas « Je t’aime moi non plus » mais « Je t’aime plus que tout. » Bref, il souhaite ton indépendance totale.

Tandis que celui qui te dit qu’il t’aime, ne t’aime pas en réalité, parce qu’il te maintient dans l’illusion, la chimère, le rêve et la dépendance totale. Il t’haime.

Ainsi, caricaturons-nous, dans ce livre, les relations politiques entre la France et l’Afrique, et tous les discours politiques français sur l’Afrique qui sont tenus par la Gauche et la Droite.

Des discours qui, pourtant, ont trompé et ridiculisé les Africains, depuis les temps des explorations coloniales jusqu’à ceux d’après les indépendances, à commencer par l’esclavage, la traite négrière.

N’a-t-on pas dit aux Africains que les explorateurs étaient des humanistes ou des philanthropes venus à leur rencontre pour les sauver ?
Le cas du Congo où l’on a construit un mausolée pour honorer la mémoire d’un explorateur, Pierre Savorgnan de Brazza, témoigne bien cette croyance. Or, ce sont les explorateurs qui avaient ouvert les voies de la traite négrière et de la colonisation.
N’a-t-on pas dit aux Africains que la colonisation leur apportait la civilisation (les aspects positifs de la colonisation) ? Or le colon est venu piller les richesses naturelles et détruire l’ordre politique, social et économique qui existait dans ce continent et qui était établi par les empires et les royaumes. Cependant, dans nombre de villes africaines, les administrateurs coloniaux sont encore honorés comme des mythes à travers les noms des ruelles.

En ces temps modernes et contemporains, chaque Président français dit à la suite de l’autre : Afrique, je t’aime. En réalité ils la jalousent et la méprisent. Pour preuve ils la maintiennent dans l’illusion, la chimère, le rêve, l’utopie et la dépendance totale en lui faisant croire que la démocratie est un luxe pour les Africains, c’est-à-dire qu’ils ne peuvent pas se la payer parce que trop pauvres d’esprit.

Et, même s’ils l’aiment, ce sont ses matières premières qu’ils aiment et non ses habitants. Cas du pétrole, du bois, de l’or, de l’uranium, de la bauxite, du cacao, du café, de la noix de palme...

Les nationalistes français posent des mauvaises questions et donnent de bonnes réponses. Laurent Fabius disait l’inverse. Pour rendre compréhensible le discours des Le Pen et de leur parti politique, le Front National, et prouver la nécessité de redéfinir le concept Nationalisme, nous avons divisé notre ouvrage en quatre parties.

Dans la première partie sous forme de prose, nous publions quelques poèmes à travers lesquels nous montons le décor et installons les meubles pour faire asseoir confortablement les lecteurs de ce télégramme, avant de les inviter à assister à la chirurgie du discours politique des Le Pen et leur parti.

Un discours qui, à notre avis, est résumé dans les propos de Marine Le Pen recueillis par Laurence Caramel, le 11 avril 2017, alors qu’elle était candidate du Front National pour l’élection présidentielle, et répondait aux huit questions posées par le site d’information, Le Monde Afrique, aux cinq principaux candidats de cette élection. (Le texte est publié dans l’ouvrage)

Dans la seconde partie, nous pratiquons la dissection de ce discours politique. Nous faisons des incisions pour tenter de le débarrasser des velléités qui ne sont pas du Nationalisme et qui le rendent non pas seulement incompréhensif mais aussi indigeste et font de lui, un discours dépassé. Or le Nationalisme doit inspirer le discours des Temps Nouveaux et être une étape incontournable dans la construction des Nations appelées à s’intégrer dans des institutions sous-régionales ou régionales ou encore continentales avant d’être des grands affluents de la Mondialisation.

Mais, nous faisons aussi des sutures pour sauver ce qui peut l’être dans ce discours politique et qui ne doit pas aller au crematorium.

Dans la troisième partie, nous publions la liste des Présidents nationalistes africains qui ont été tués par la France ou avec la complicité de la France, pour ressortir l’ambigüité entretenue par les politiques sur le Nationalisme, et l’injustice patente de la France qui juge le Nationalisme français et le Nationalisme africain avec partialité et selon des règles différentes.

En France, le Front National prospère et participe à toutes les élections nationales et européennes tandis que cette même France tue et persécute les Nationalistes africains.

Dans la quatrième partie qui est la conclusion de ce télégramme, nous tentons de valoriser le Nationalisme dans le processus de la Mondialisation, et disons que la Mondialisation ne peut réussir sans le succès du Nationalisme.
Parce que telle qu’elle est vécue, la Mondialisation n’est pas une étape supérieure de l’intégration des Nations mais un alignement des Etats derrière d’autres qui sont plus puissants ; une domination des Peuples par d’autres qui se disent supérieurs et qui veulent dépoussiérer l’idéologie du XIXe siècle et la première moitié du XXe siècle qui avait été utilisée pour justifier l’expansion coloniale des Etats européens ou celle de quelques hommes qui sont matériellement riches et qui veulent être des seigneurs et faire de tous les habitants de la terre leurs sujets, comme aux temps féodaux.
Comme aussi, elle est un projet de création d’une humanité unicolore, uniforme, monoraciale, unireligieuse et intra-culturelle.

L’autre projet que lance « un amour enfoui dans la haine » est celui de la création de la Great African Nation (Grande Nation Africaine) qui sera un grand espace de vie de tous les Africains et les Afro descendants, pour revaloriser l’Homme noir quel que soit le lieu où il se trouve. Ainsi voulons-nous déclasser et qualifier de révolu le principe de la libre circulation des personnes et des biens sur lequel se fondent encore les chefs d’Etat africains pour poser les fondations des Etats-Unis d’Afrique. Il faudra désormais parler d’un Espace de Vie des Africains et Afro descendants. Nous avons, par exemple, la corporation pour nous aider dans la construction de cette grande Nation.

Provocateur et fou ?

Oui, nous le sommes et l’avons voulu être parce que ce sont surtout les personnes qui ont perdu la raison qui bougent les lignes.

Là où des personnes normales qui sont équilibrées et bien vêtues, passent inaperçues. sont des champions du statu quo.

Oui, nous sommes dingues parce que pour affronter les mondialistes et leur proposer une définition de la Mondialisation, il faut être audacieux comme un fou.

Serge Armand Zanzala, journaliste et écrivain