William TCHIVONGO « Huit cent puissances », le jeune guitariste-solo des Bantous aux doigts d’or, possède ses gammes au bout des doigts.

William TCHIVONGO, le jeune virtuose congolais des Bantous de la capitale, est un adepte de Gerry Gérard qui a remis les sons du grand groupe au niveau où l’avait le maître Biyéla avant sa disparition.

Aujourd’hui, il est l’un des rares guitaristes-solo à jouir aussi rapidement d’une popularité nationale, une aura qu’il a conquise à la force du poignet, avec un talent fou, beaucoup de charisme et surtout une bonne étoile. Une étoile aux couleurs de « Bakolo mboka ».

Il a surtout visité les gammes pentatoniques mineures et majeures que le maitre Gérard Biyéla exploitait dans son jeu. Les modes n’ont plus de secret pour William. Il les fait sonner comme Gerry dans le redoutable morceau mythique Masuwa.
On l’a entendu dans l’hommage rendu à Ganga Edo à l’Institut français. Un total zéro faute. On aurait dit que c’était lui-même le maître qui était sur scène.
Le jeune prodige a visité Django Reinhardt.

Avec William TCHIVONGO « Huit cent puissances » la révélation congolaise de la guitare solo de l’année 2020, l’orchestre « Les Bantous de la capitale » tient à développer à nouveau sa culture musicale.

Mais, qui est William TCHIVONGO « Huit cent puissances » ?

Inconnu il y a moins de deux ans, il a appris à jouer la guitare auprès des grands maîtres MAWA Saint Petro et René KOUMOU. Il est rentré dans le métier comme d’autres rentrent dans la religion. Sur scène, la gravité qui se répand si souvent sur son visage est celle d’un artiste pour qui la musique est, avant tout, une chose sérieuse. Ce caractère attachant est ennemi des compromis (qui deviennent des compromissions selon son entendement) et il ne fait pas bon lui livrer un assaut intransigeant.

Comment s’étonner dès lors que sa carrière puisse se résumer par une ligne plus ou moins droite tracée avec force ?

William TCHIVONGO a effectivement tracé sa voie en faisant successivement partie des orchestres « BANA ZONE », « TOP MUSICA », « YOUNG KING’S », « WATIKANYA » avant d’intégrer « LES BANTOUS DE LA CAPITALE ».

William TCHIVONGO pour une élaboration « Gerry Gérard rafraichissante » .
Ne se contentant pas de faire les choses à moitié, le talent de la révélation congolaise du rythme William TCHIVONGO est un répertoire emballant. Rumba, Salsa, Zouk, Afrobeat hypnotique, débauche d’énergie et grooves jazz pour une élaboration « Gerry Gérard » rafraîchissante.

Le jeune guitariste des Bantous William TCHIVONGO, est devenu un phénomène. Il a connu ces derniers temps un énorme succès, non seulement à Brazzaville, mais aussi à Kinshasa , devenant ainsi l’un des guitaristes solo les plus en vue depuis la disparition de Gerry Gérard Biyela.

Il a même propagé son unique bien plus loin, incluant une vaste énumération avec des concerts remarqués à l’Institut Français du Congo à Brazzaville et à Pointe-Noire, ainsi que la participation à Kinshasa aux festivités des 86 ans du doyen chanteur Jeannot Bobenga.

Précisément le thème développé dans Masuwa est un cas d’école que Dédé (soliste des Bantous) exécutait avec religion en reconnaissant que c’est l’une des meilleures compositions du maître. C’est pour cette raison que le virtuose kinois Pépé Felly cite Gerry Gérard comme une référence. Rien de surprenant que William Tchivongo fasse sursauter les impressionnants guitaristes de la rive gauche du fleuve Congo.

William TCHIVONGO a également attiré l’attention des plus grands médias audio-visuels de la RDC, dans des gestes inhabituels, faire le témoin de la performance du successeur de l’inoubliable Biyela « Gerry Gérard »

Fort de ce succès, William TCHIVONGO est devenu l’une des clés du succès des Bantous de la capitale. La section rythmique percutante de trois guitaristes, un bassiste, créent la caisse de résonance de la plus impressionnante section rythmique de la scène congolaise.

Cette instrumentation, des Bantous qui au premier abord semble un peu étrange, se fond harmonieusement, créant la marque de fabrique du doyen Passy Mermans.

Avec le répertoire actuel de plus d’une vingtaine de titres, William TCHIVONGO et Les Bantous de la capitale ont encore une fois sorti le lapin du chapeau.

Clément OSSINONDE